Interpretation Sismique Refraction
Interpretation Sismique Refraction
ation de
la
sismique
ré'f racti 0
n
I
Interprétation de la sismsique réfraction j
Janvier 1999
WGeoSoft Geological & Geophysical Software
1 INTRODUCTION_____________________________________ 4
1.1 Acquisition des données 4
1.2 Géométrie des dispositifs de sismique réfraction 6
2. INTERPRETA TION 7
2.1 Généralités 7
2.2 Pointage des "films" 7
2.3 Assemblage d'une dromochronique 8
2.4 Visualisation, correction d'une dromochronique 8
2.5 Calcul des vitesses et intercept times 9
2.6 Détermination de la vitesse vraie 10
2.7 Traces fantômes 12
2.8 Intercept times aux géophones ou méthode des délais. 13
2.9 Calcul de profondeur sous les géophones 16
2.10 Calcul des épaisseurs 17
2.11 Tracé du profil sismique 21
3 CONCLUSIONS 22
Annexe 1 Vitesse sismique et ripabilité 23
Annexe 2 Mesures de profondeur 24
Annexe 3 Vitesses sismiques et propriétés de la matière 25
Annexe 4 Interprétation en fonction du nombre de tirs 27
INTRODUCTION
Le principe de la sismique réfraction est l'étude des ondes de compression P,
qui arrivent les premières et sont réfractées par les interfaces des terrains en
profondeur. La loi de Snell explique la direction des rayons
5 4
Premières arrivées
2. INTERPRETATION
2.1 Généralités
Le fichier dromochronique créé est imprimé ou tracé sur plotter afin de vérifier
la dromochronique. Les erreurs de pointage qui apparaissent sont alors
corrigées en vérifiant les enregistrements de terrains.
80
70
60
C
050
0
U)
u,
'îE 40
C
a)
U)30
CL
E
cl)
i— 20
10
0 20 40 60 80 100 120
LJ.I,i*LIIJIT
Distance en m
Z1 X - Z 1 Tan ci - Z D Tan ci + ZD
TD1= +
V1 Cosa V2 Cosa
2X
(TDI - TD2)= constante + —
V2
Temps total Tt
TDI
........................
....
/ L
;IIIt
1/VI
o
H1
Temps d'arrivée de SPi
Temps d'arrivée de SP2
7
J
Distance ...
S
4 - X
Z2
Il est souvent très utile de pouvoir superposer deux tirs, pour vérifier la
correspondance entre deux parties de dromochroniques. Le cas le plus usuel
est de faire coïncider aussi bien que possible la partie distale du tir offset sur
le tir en bout pour déterminer quelle portion du tir en bout peut correspondre
au substratum.
Le temps total (Tt) est le temps que met l'onde P pour aller d'une extrémité à
l'autre d'un dispositif sismique. Il se détermine facilement sur la
dromochronique ainsi tracée. Le temps total du tir normal doit théoriquement
être le même que celui du tir inverse (Trajet ABFG = GFBA).
TCD CD'
D _V V2
Sin 2a
TD=Z_1
(VI * Cos a — * Gos
Z* Cos (Sin
*Cos a = V2
étant donné que Sin2 a+Cos2a=1, TD= Z
VI VI
il devient z TD VI
CosSin
V2 )
Pour trouver le temps de délai, lorsque Z est inconnu, considérons d'une part
le temps de trajet DCBA et DEFG d'autre part
Temps DCBA = —+
DC GB
—+ BA
---
VI V2 VI
• AD
- + TA + TD
équivalent au temps ---
V2
TA = temps de délai en A
TD = temps de délai en D
TG = temps de délai en G
Temps DEFG= DE
—+ EF
---+ FG
----
V1 V2 f
équivalent à 9--+TD+TG
V2
DG
Faisons la somme des temps DCBA + DEFG + + TA + TG + 2TD
V2 V
On obtient =--+TA+TG+2TD
AG
I —+TA+TG+2TD -I--+TA+TG) = 2TD Temps d'intercept
V2
Après avoir déterminé les Delay times, on peut calculer la profondeur sous
chaque géophone pour un, deux, ou trois terrains plus le substratum. Pour
cela, il faut connaître la vitesse des différents terrains et les intercept times
(IT) pour chaque géophone.
ZD= TD*Vi
Cos (Sin-1 V i I V)
Les épaisseurs (Z= Z1+Z2) sous un géophone sont calculées à l'aide des
intercept time et avec les formules utilisées pour le calcul des épaisseurs aux
points de tir (cf. Pages suivantes):
Pour calculer les épaisseurs avec la méthode des intercept times, il faut
connaître le nombre de terrains, la profondeur du tir si l'on enterre les charges
explosives, puis, les vitesses Amont / Aval en mètres/seconde et enfin les
Intercept times en millisecondes, les formules utilisées figurent ci-après:
La formule utilisée pour le calcul d'épaisseur (Z) avec les distances critiques
(di)
Cette dernière méthode est valable seulement pour des couches horizontales.
Sinct = VI VI
Sinfi V2 Sina = -
V2
AB=CD=
Cos cx
T= AB+CD BC
+-
V, V2
2 * Z + X_(2*Z*Tana)
V1 * Coscx V2
1 Sina X
T=2*z
VI * Cos a - V2 * Cos a) V 2
+—
X
V1 *V2 * Cos a j V2
(1
-Sinal
T=2*Z*V1*I Sjna
I X
1+ -
vi *v 2 * Cos aJ V 2
[
TJ 2*Z*C os 2 a X
+-
V 2 * Sina * Cosa) y,
Ti, *V1
2 * Cosa J
Z=
2 * Cos( Sin
V 2
Les formules simplifiées (valables pour des contrastes de vitesses importants)
permettent de calculer les épaisseurs des seconds (Z2) et troisièmes terrains (Z3) si
on connaît les différences de temps entre les intercept times I et 2 (zT12) et. les
intercept times 2 et 3 (AT23).
AT 2 *V 2 =
r Ti 3
V3
Z2= Z3
[2 * Cos(Sin 2 * Cos( Sin'
y 3 )) V4 ) )J
Z1»' _ V1 1 VI
i12 S'
-- in + Sin
2 * Cos i12 J V2 aval 2 V2 amont
(2 - T 3 )*V 2
2=
2 * Cos '2,3 J
Z3 - 2*Cosi34
'' 3J
4J
Z4
- '2*Cos
' j4,5 '
Vi
1jk = Sin'
V
z
Tik = __L* 2 * Cos 1k•••
J
V J
J
P
Z1 = ( Z' 1 + -) (majorer l'épaisseur du premier terrain seulement).
Après avoir calculé l'épaisseur pour tous les tirs (offsets exceptés bien
évidemment), on représente le résultat en deux dimensions à l'écran ou sur
papier. Des arcs de cercles de rayons proportionnels aux profondeurs des
divers terrains sont tracés tout d'abord avec les vitesses correspondantes. Si
l'on connaît l'altitude des tirs et/ou des géophones, le relief peut être restitué.
L'interprétateur doit alors relier les arcs de cercles, selon des critères
géométriques et géologiques. Il ne faut jamais oublier que la profondeur
calculée est la distance la plus courte à un terrain, et non la distance verticale.
Ceci est particulièrement important dans les Alpes où les pentes peuvent être
fortes (cf. annexe 2)
120m
Tir
Surface topographique
3 CONCLUSIONS
• Dans une vallée très encaissée, l'onde peut arriver par les flancs de la
vallée plutôt que par le fond de celle-ci, si la profondeur est plus
importante que la plus courte distance à un flanc (Fig. 3.1). Dans ce cas, la
profondeur sera obtenue par défaut.
Subslr;ilum roclicux
Chaque profil fait l'objet d'une coupe interprétative sur laquelle les différents
terrains sont caractérisés par la vitesse de propagation de l'onde sismique.
Les ondes les plus rapides, arrivant les premières aux capteurs, sont utilisées
pour l'interprétation. Ceci implique que ces ondes aient parcouru le chemin le
plus court entre le point d'émission (point de tir) et les différents capteurs.
TC8/9
34S0
Fig A2.1
ir 330 m/s
J
Terrain de surface aérés
Eboulis
Alluvions humides
Moraine j
Molasse T
Calcaire
Gneiss, quartzite
Granite
Roches métamorph-ique-
rL
-
= &J E(1-a)
VP
+ a)(1-2o)
E
1d x2(1+a)
On voit sur ces formules que la vitesse est liée aux caractéristiques
mécaniques de la roche, en particulier à son état de compacité ou de
fracturation en place. Ces formules sont valables en milieu isotrope et
parfaitement élastique.
du sol en milieu alluvionnaire. Dans les autres cas, de loin les plus fréquents, il peut
conduire à des erreurs d'interprétation très importantes.
Ce dispositif comporte
un tir à chaque
extrémité des "flûtes".
Dans les cas
favorables, il est
possible de calculer les
vitesses par
conjugaison des tirs
amont et aval ainsi que
les intercept times aux
géophones dans la
partie centrale, tout
comme la vitesse vraie
du substratum par conjugaison.
Une interprétation en trois terrains a pu être effectuée, les vitesses et les intercept
times connus, le calcul des épaisseurs est possible. Les temps des intercepts aux
géophones sont en contradiction avec les intercepts aux points de tir et cela
démontre que les conditions d'application de la méthode ne sont pas remplies.
Sismique refraction.doc 27 28/01/2009
I
Interprétation de la sismsique réfraction
Ce dispositif classique
donne de bons
résultats lorsque les
couches varient
lentement et
régulièrement en
vitesse ou/et en
épaisseur. Par
translation des offsets,
on détermine les
temps d'intercept aux
points de tir et sous
tous les géophones,
ceci permettant de calculer la profondeur du )ed rock sous chaque géophone. Selon
l'interprétation, la profondeur du substratum peut varier du simple au double, en
particulier si on n'avait pas le tir au centre pour nous indiquer la présence d'un
second terrain épais et à 750 m/s.
Avec ces 5 tirs, l'interprétation devient plus élaborée par rapport aux interprétations
précédentes. On peut mettre en évidence ainsi la présence d'un bed rock
hétérogène, avec une zone lente au centre du dispositif.