MINISTERE DES ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DE BURKINA FASO
L’INNOVATION ET *******
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DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Unité-Progrès
Progrès-Justice
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C.U.P DE FADA N’GOURMA
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UNITE DE FORMATION ET DE RECHERCHE EN SCIENCE HUMAINE
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DEPARTEMENT D’HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE
ANNEE ACADEMIQUE : 2021-2022
EXPOSE SUR :
Anthropologie générale
THEME :
Description des rites funéraires, la fréquence, les conditions
de réalisation et l’importance sur le plan sociale et culturel de
manière générale et en particulier pour les jeunes dans la
société moaga.
LICENCE 2 ; SEMESTRE 3
GROUPE : 14 ENSEIGNANT
73-42-94-75 Dr . OUEDRAOGO
THEME : Description des rites funéraires, la fréquence, les
conditions de réalisation et l’importance sur le plan sociale et culturel de
manière générale et en particulier pour les jeunes dans la société moaga.
Les membres du groupe 14
N° NOM Prénom
01 YAMBRE Abdoul-Moumine
02 YAMEOGO Wendinmanegdé
03 YARBANGA Lassané
04 WAONGO Jean-Baptiste
05 YAMEOGO Antoenwendé Aimé
06 YONI Zambendé Stephane
07 YAHO Charlotte
08 TRAORE Batogoma Karidia
09 TOUGMA Mathieu
10 YARBANGA Moustapha
11 WONGO Pascal
12 YONI Boinyidwendé
13 WAONGO Evelyne
14 YAMWEMBA Thassirou
15 WALI Paramanga
16 YONI Aϊssa
Plan du Travail
Introduction
I/ Définition et description
1- Définition
2- Description
II/ Fréquence et les conditions de réalisation
1- La fréquence
2- Les conditions de réalisation
III- L’importance des rites funéraires sur le
plan sociale et culturel de manière générale
et en particulier pour les jeunes
1- Sur le plan social
2- sur le plan culturel.
Conclusion
INTRODUCTION
Depuis la genèse humaine, l’homme a su dompté la nature en mettant en
place une culture dans le but d’améliorer ses conditions de vie et ses rapports avec
les autres. Chaque peuple et spécifique sur le plan culturelle d’où la notion du rite.
Plusieurs rites sont misent en évidence en illustration les rites funéraires dans les
sociétés mooga. Quelle définition pouvons-nous donner à ce rite funéraire ? Quelles
sont les fréquences et les conditions de réalisation de ces rites funéraires ? Quelle est
son importance sur le plan socioculturel de manière générale et en particulier pour
les jeunes. Dans une suite succincte, la réponse à ces interrogations fera l’objet de
notre exposé.
I. Définition et description
1)- Définition
Un rite funéraire est un ensemble de gestes, de rites, de paroles et danse
pratiqués pour accompagner la mort d’un être humain afin de lui rendre le plus bel
hommage lors d’une cérémonie. Les rituels funéraires seraient un des fondements du
passage à la civilisation selon les anthropologues. La nature du rituels varie selon
l’époque, le statut social du défunt, les croyances d’une société, les conditions du
décès et parfois selon la volonté du défunt.
2-Description
Face à u cas de mort violente, on enterre le défunt sobrement sur les lieux
même de sa disparition. Par exemple au bord de la route ou du champ de la brousse.
Une fois le corps inhumé, chacun rendre chez soi en silence. Si ce type de décès est
advenu sur le territoire villageois, ou si le corps du défunt y est ramené (après un
décès à l’hôpital par exemple) il est conduit après les dernières habitations en
direction de la brousse pour y être mise en terre : c’est le Kum miidu.
Les rites effectuées en l’honneur d’un mort de vieillesse ou de maladie sont
plus longs et complexe, ils donnent lieu à de nombreuses funéraire lors de la mise en
terre, mais lors du second funéraire organisé plusieurs fois, voir plusieurs années
après. [Les cérémonies concernant l’inhumation dans ce cas nommé ’’Kuuré’’ dans la
souffrance ’ ’ku-toogo’’, dans l’ouest comme dans la plupart des régions moosé. Elles
ont immédiatement lieu après un décès. L’organisation de la suite des rituels est dans
les faits tributaires des moyens de la famille. Le ‘’Kuuré de réjouissance’’ à tout
d’abord pour objet de préparer le défunt à rejoint ses pères. Les esprits de mort noir
‘’Kum sablse’’, qui ceux des morts des maladies ou de vieillesse, sont distingués des
esprits de mort rouge ‘’Kum miidu’’, qui sont pour part considéré comme étant un
spectre de personne décédé des suites d’une mort violente, prématuré ou hors du
village. Les premières auront accès au statut d’ancêtres à l’issu des rites funéraire,
dès l’instant ou leurs descendants, les honoreront à travers du culte consacré aux
moines, tandis que les second sont condamnés à errer, comme prisonnier d’un état
intermédiaire entre les monde des vivant et des mort. Durant la période s’étendant
entre le « Kuure dans la souffrance » et les rituels suivant, un « esprit de mort noirs »
Kum Sablga erre aux alentour de sa cour : il s’agit de le mettre sur le chemin de
l’[Link]à grâce au « Kuure de réjouissance ». Pour ce faire, on lui offre des animaux,
que l’on sacrifie « pour qu’ils achète de l’eau en route ». L’abondance, la grandeur de
ces offrandes et des festivités rituelles, qui s’ensuivent, permettent de signifier par la
même occasion aux ancêtres combien celui qui va les rejoindre est important.
Selon l’un de nos principaux interlocuteurs, remplaçant du maitre de la terre décédé
au moment de nos enquêtes et ancien « fossoyeuse» Laagba, les différentes manières
de célébrer les rites funéraires tout en marquant la différence entre les sexes et
surtout entre les défunts constituent un message destinés aux ancêtres.
Le nombre de veillées est déterminé par le rythme ternaire masculin ou
binaire féminin commun à de nombreuses sociétés de cette région de l’Afrique
Occidental. Elles durent ainsi quatre soirs après l’inhumation d’un homme et trois
s’étendent entre son «kuuré de réjouissance» et la «sortie de kuure». Les premières
ne s’étendent pas nécessairement jusqu’au petit matin, elles peuvent seulement
s’achever tard dans la nuit. Mais la veillée d’avant le jour de la «sortie de kuure»
(pour un homme) ou du kuure (pour une femme) doit durer jusqu’à ce que le lever
du soleil soit suffisamment prononce. « Les femmes et les enfants » du défunt bi-
pagba, s’installent pour chanter au centre de la cour ou se déroule les rituelles, l’une
prenant les solos des chants, une seconde l’accompagnant par des vocalises et les
autres reprenant en chœur les refrains lancés par le soliste. Elles se tiennent debout,
formant un demi-cercle au centre duquel quatre ou cinq d’entres elles sont installées
avec un ou deux tambours à dos» appelé kolibri et des «demi calebasses» wamde
retournée et posée sur des couvertures, qu’elles frappent du plat de la main ou avec
les poings. Autour des chanteuses et des musiciennes des jeunes hommes et des
femmes de tout âge dansent en fil indienne. Les femmes des enfants du du mort sont
généralement relayées au cours de la nuit par d’autres chanteurs ou chanteuses et , si
les funérailles sont importantes de nombreuse formation musicales peuvent
s’installer autour de la cour du défunt. Les corpus de veillées sont majoritairement
composée de chants appelant à pleurer le défunt et abordant la question de la mort.
Ils côtoient des sanctions en apparence plus légères, traitant des problèmes rationnels
quotidiens (jalousie et polygamie) et suscitant les rires de l’assistance.
D’autres parlent du mort, ou encore des lignages composant le village et
rappellent l’histoire locale ou les valeurs communautaires. Les chants sont
essentiellement composés de refrains et fixés par la tradition, lancés par les solistes et
répétés par les chœurs. Au début des veillées quelques chanteurs ou chanteuses se
hasardent à introduire des parties en solo, qui deviennent de plus en plus longue et
riche au fur et à mesure ou la nuit avance.
II. La fréquence et les conditions de réalisation
1- La fréquence
Dans l’ethnie Moaga, les rites funéraires se déroulent en deux temps.
D’une part, les rites funéraires se passent juste après trois ou quatre jours du décès et
d’autre part, les célébrations qui suivent se tiennent uniquement au cours de la
saison sèche durant des mois appelés ‘vides’ Kiuu faoogo, qui correspond à une
période s’étendant approximativement de Janvier à Avril, soit avant que les travaux
des champs ne reprennent avec l’arrivée des première pluies. Aucune autre activité
rituelle importante n’a lieu durant cette période, et les villageois pour la plupart des
cultivateurs ne sont pas pris pour les travaux champêtres. La période intermédiaire
entre la fin du Kuuré dans la souffrance et ces nouveaux rites n’a pas de durée fixe.
Si certain avance des théories selon lesquelles on doit attendre après l’enterrement,
trois mois ou trois ans pour un homme ou quatre mois pour une femme.
2-les conditions de réalisation
L’âge d’un défunt et sa situation sociale constituent en effet des éléments
essentiels, permettant de définir si sa mort est bonne ou mauvaise, pour reprendre la
terminologie anthropologue (Thomas, 1975-1992). Dans la région d’enquête, un décès
connoté positivement concerne des personnes (homme ou femme) ayant succombé à
la vieillesse ou à la maladie : il intervient à un âge avancé, lorsqu’elles ont « fait leurs
vies » ou quand on peut dire qu’elles ont « long nez », le nez où entre et d’où sort le
souffle, étant considéré comme l’organe vital par excellence. Ces défunts doivent
également avoir une descendance, ce qui constitue l’une des conditions obligatoire
pour devenir un ancêtres, statut auquel permettent d’accéder les rites funéraires
moosé, ils sont célébrés dans leurs intégralité : catégorisation de la mort en espace,
l’examen des circonstances dans lesquelles un décès advient s’avère tout aussi
décisif, l’espace jouant un rôle essentiel quant à son assimilation ou non à une bonne
mort. Une mort jugée « mauvaise » en plus d’être prématurée est généralement
violente et à lieu en dehors du village : accident de la route, mort dans la brousse,
blessure mortelle lors d’une chasse ou morsure de serpent… une caractéristique
supplémentaire de la bonne mort est en effet qu’elle doit avoir lieu dans le village ou
être associée à cet espace.
III- L’importance des rites funéraires sur le plan social et culturelle de manière
générale et pour les jeunes et particulier
1-Importance sur le plan social
Dans la société Moaga les rites funéraires ont une importance sociale de
façon générale d’une part et en particulier pour les jeunes d’autre part.
De manière générale, les gestes et les comportements, le respect de certains code
sociaux nous enseigne à affronter la mort et nous aident à gérer l’absence.
En plus, il est évident que le deuil soit un passage douloureux et difficile,
il est néanmoins important de prendre du temps de s’arrêter pour vivre ce moment.
Les rites funéraires sont ainsi mis au service de ceux qui restent pour vivre les
différentes émotions qui les traversent, trouvé un réconfort auprès de notre société
pour nous permettre de bien vivre notre deuil, de pleurer la personne disparue et de
célébrer son existence. Bien qu’ont ait jamais en vie de souffrir, les rites funéraires
sont là pour nous permettre de vivre nos émotions afin d’éviter que cette mort et les
sentiments qui l’entourent ne reviennent nous frapper plus tard. Ils sont aussi là pour
accepter la mort. En envoyant la personne décédée dans son cercueil avant la
disposition, la famille et les proche réalisent non seulement le départ du défunt, mais
débutent aussi leurs processus de deuil. Ce rite comme bien d’autre est donc les plus
importants pour la suite des choses. Les rites funéraires permettent aussi de trouver
un certain sens à l’existence de la personne décédée.
Enfin, les rites funéraires sont instaurés pour ceux qui doivent constituer
après votre départ. Ainsi il est impératif de penser à eux dans vos réarrangements
funéraires et pas uniquement à vos volontés.
Il faut leur laisser du temps pour pleurer votre mort, recevoir la visite d’amis et de
proche et atténuer leur souffrance pour mieux poursuivre leur chemin par la suite.
Quant aux jeunes, les rites funéraires permettent de renforcer la cohésion sociale
entre eux. En effet, lors des funérailles, les jeunes venant des différentes localités se
rencontrent et se familiarisent pour discuter des différents sujets de la vie.
2- Sur le plan culturel
De façon générale, les ries funéraires ont permit d’éclater les valeurs traditionnels et
ont changé les mentalités notamment en ce qui concerne la mort. Ils permettent
également de conserver votre culture. En effet, les rites sont des facteurs permettant à
des personnes qui sont ignorant d’organisation. En plus, les rites funéraires
permettent de vulgariser la culture de l’ethnie.
Ainsi, à travers les funérailles, les personnes venus des différentes ethnies
découvrent les rites de l’ethnie Moaga.
En outre, les rites nous permettent de connaitre notre origine. A partir des différentes
organisations des rites, l’on arrive à découvrir de quelle ethnie ou appartient.
Pour les jeunes, les rites funéraires permettent d’approfondir les connaissances sur
leur culture. En guise, à travers les manifestations des rites, certains jeunes qui n’ont
pas fréquenté le village, profitent des cérémonies funéraires pour avoir quelque
notion sur leur propre culture. En plus, les rites funéraires, permettent aux jeunes de
respecter certaines pratiques. Ainsi, il y’a des interdits lors des funérailles que les
jeunes doivent respecter pour mettre en valeur la culture.
Conclusion
En définitive, les rites funéraires se définissent comme un ensemble de geste, de
danse pratiqués pour accompagner la mort d’un être humain. Ils se décrivent à
travers des veillées qui sont déterminées par les rythmes ternaires. La fréquence qui
s’y déroule se structure en deux temps : la période de trois ou quatre jours après le
décès et la période des ‘’mois vides’’ appelés Kiuu Faogo. Ils se réalisent dans de
différentes conditions. Par ailleurs, les rites funéraires jouent un rôle important sur le
plan social, culturel dans la société Moaga.
Source
Funérailles et rites des morts chez les mossé :( les coutumes de Manga)
Responsabilités Titinga Fréderic Pacéré Imprimer : Ouagadougou : Edition
Fondation Pacéré,[198]
Description physique
82P ; 24 cm
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