Les Résultats de L'enquête Agricole Dans La Vallee Du Fleuve Sénégal
Les Résultats de L'enquête Agricole Dans La Vallee Du Fleuve Sénégal
Une enquête par questionnaire a été réalisée en janvier 2005, pour 220 producteurs de riz
dans 11 villages situés dans la vallée du fleuve Sénégal, avec pour objectif principal de
cerner la situation actuelle de la pratique de la culture du riz.
Les 11 villages de l’enquête sont cités ci-dessous, avec leur emplacement sur la carte.
N’Douloumadji Founébé
DÉPARTEMENT
DÉPARTEMENT DE
DE DAGANA
DAGANA DÉPARTEMENT
DÉPARTEMENT DE
DE PODOR
PODOR
Bow
Boundoum Barrage Ganguel Soulé
Pont Gendarme
Lampsar
REGION
REGION DE
DE MATAM
MATAM
DÉPARTEMENT
DÉPARTEMENT DE
DE BAKEL
BAKEL
Les villages ont été choisis en tenant compte de la diversité des conditions de culture de riz
en termes d'échelle, de tradition de culture du riz, de distribution spatiale, d'accessibilité, de
coopération des donateurs, etc. Dans chaque village, 20 ménages d’agriculteurs ont été
interviewés. Un questionnaire a été préparé à cette fin. Les résultats de l'enquête ont été
codifiés dans un ordinateur pour l'analyse.
Il est important de noter que l'enquête a été réalisée en proche collaboration avec la DRDR
de Saint-Louis et la Délégation de Matam, SAED.
Les résultats sont présentés dans les tableaux et le résumé de l'analyse est décrit
ci-dessous :
A.6- 1
1. Sur les familles d’agriculteurs interviewés (se référer au Tableaux 1-1 et 1-2)
La taille moyenne des familles des 220 agriculteurs interviewés est de 14.7 allant de 4 à 40.
La taille des familles a tendance à s’agrandir dans les villages situés au centre et vers les
zones en amont. La taille moyenne des familles à Ganguel soulé est la plus grande parmi
les 11 villages de l’enquête à 20.8, suivi de Guédé à 17.5 et de N'Douloumadji founébé à
16.9.
Tous les agriculteurs interviewés cultivent le riz paddy à une échelle moyenne de 1.5ha,
allant de 0.1ha à 10.0ha. La taille moyenne des rizières les plus grandes est de 4.1ha à
debi-tiguet, suivi par 3.3ha à Boundoum Barrage, 1.7ha à Pont Gendarme. D'autre part,
les agriculteurs de Aéré Lao ont les champs de riz les plus petits, avec 0.5ha en moyenne.
Le riz paddy est cultivé surtout pendant la saison des pluies. A Lampsar, huit agriculteurs,
sur les 20 interviewés, pratiquent la culture du riz pendant la saison sèche. A Boundoum
Barrage 14 agriculteurs, sur les 20 interviewés, pratiquent la double culture du riz.
D'autres espèces cultivées incluent le mil, le sorgho, le maïs, le niébé et des légumes. A
Ganguel soulé de Matam, 16 agriculteurs sur 20 cultivent du maïs avec une superficie
moyen de 0.7 ha. Des espèces céréalières autres que le riz paddy sont cultivées
principalement dans la région de Matam.
L’élevage est une pratique commune dans la plupart des villages de l’enquête. Environ
70% des agriculteurs interviewés élèvent des moutons ou des chèvres, avec 10 têtes en
moyenne ; 65% ont des chevaux ou des ânes/mules qui constituent d’importants moyens de
transport avec la charrette, 40% ont 6 bovins en moyenne et 32% pratiquent l’aviculture.
Les autres animaux élevés incluent les canards et les pigeons.
En général, plus d'animaux sont élevés vers le centre et les zones en amont du Fleuve
Sénégal : Podor et Matam.
Plus de 50% des agriculteurs interviewés possèdent une charrette comme moyens de
transport.
A.6- 2
tels que les pesticides. Les pulvérisateurs sont rares à Matam où l'utilisation de produits
chimiques n'est pas commune.
Beaucoup d’agriculteurs à Podor et Matam possèdent une houe. Particulièrement tous les
agriculteurs de Guédé interviewés ont au moins une houe, avec 3.3 en moyenne. Par contre,
presque tous les agriculteurs (sauf un) interviewés à Dagana n'ont pas de houe.
Les équipements électriques tels que les batteuses, les décortiqueuses et les motopompes
sont utilisés par les agriculteurs principalement dans les grands aménagements
hydro-agricoles comme Débi-tiguette, Boundoum Barrage et Pont Gendarme.
Il est important de noter que beaucoup d’agriculteurs interviewés à Guédé possèdent plus
d’une houe et d'autres outils agricoles tels que des pelles, des râteaux, etc.
Les agriculteurs interviewés cultivent le riz paddy avec les systèmes d'irrigation. Les types
d'irrigation diffèrent de village en village. Les agriculteurs de Lampsar, Débi-tiguette, Gaé,
Boundoum Barrage, Pont Gendarme et Aéré Lao bénéficient d’un système d'irrigation de
haute qualité (Grands Aménagements et Aménagements intermédiaires) construit par le
Gouvernement avec lourd investissement. Par contre, ceux dans Guédé, Bow et Ganguel
Soulé ont un prétendu système d'irrigation villageois (PIV), qui, bien que construit sur
initiative du Gouvernement, est moins développé en terme de qualité avec moins
d'investissement.
Tous les agriculteurs interviewés emploient le service des machines à herse pour la
préparation des sols. Le service coûte entre 17,000 FCFA et 21,875 FCFA par hectare,
selon l'emplacement. Neuf sur 20 agriculteurs interviewés à Boundoum Barrage emploient
le service pour aménager des diguettes au prix de 35,000 FCFA par hectare et quatre
agriculteurs emploient le service pour le nivellement à 35,000 FCFA par hectare.
6. Les variétés de paddy cultivés (se référer aux Tableaux 1-9 à 1-11)
La variété la plus populaire de paddy est la Sahel 202. Les agriculteurs de dix villages sur
les 11 villages de l’enquête cultivent cette variété et la surface cultivée pour cette variété
est de 133 ha soit 41 % du total de la surface cultivée (323 ha) par les agriculteurs
interviewés. Les agriculteurs de Guia et N'Douloumadji founébé utilisent uniquement la
Sahel 202.
La deuxième variété la plus populaire est la Sahel 201 avec 92 ha, soit 28 % du total des
interviewés. En fait, cette variété semble plus populaire dans la zone de Dagana et est plus
largement plantée que la Sahel 202 à Débi-tiguette et à Pont Gendarme.
A.6- 3
La troisième variété est la Sahel 108 avec 57 ha soit 18 % du total des interviewés. Tous les
agriculteurs interviewés à Guédé cultivent cette variété.
Tandis que les variétés cultivées sont diversifiées à Saint-Louis et à Dagana, les
agriculteurs de Podor et Matam cultivent une ou deux variétés.
Bien que les raisons pour le choix des variétés soient diverses pour les agriculteurs, les
critères les plus importants portent sur le haut rendement, indépendamment de la variété.
Cependant pour la Sahel 108, sa particularité physiologique de court cycle de croissance
constitue le critère de choix le plus important.
Notons que les agriculteurs de Gaé peuvent avoir des difficultés à obtenir leurs variétés
préférées du fait qu'ils choisissent les variétés en fonction de la disponibilité de semences.
Aussi, à Guia et N'Douloumadji founébé, les semences proviennent de la moisson
précédente, ce qui laisse croire qu'ils n’ont aucun autre choix pour choisir la variété.
La semis directe en culture submergée dans la rizière est une pratique commune dans la
plupart des villages de l’enquête. A Aéré Lao, la semis se fait sous condition de champs
humides.
La semis sur planche de pépinière pour la transplantation est aussi pratiqué à Guédé,
N'Douloumadji founébé et Bow. A Bow, la moitié des agriculteurs interviewés pratiquent la
semis directe et la moitié restante pratique la transplantation.
L’application d'engrais est une pratique très commune parmi les agriculteurs interviewés.
Des 220 agriculteurs interviewés 219 appliquent l'urée et 194 appliquent le DAP
(phosphate dibasique d'ammonium). Cependant, le dosage varie beaucoup. La quantité
moyenne de DAP appliquée est de 121 kg / ha allant de 20 à 700 kg / ha et celle de l'urée
est de 231 kg / ha allant de 50 à 476 kg / ha. Cette grande variation de dosage d'engrais
peut être en partie due à la contrainte financière des agriculteurs par rapport au crédit
(CNCAS) et à la disponibilité des engrais, tous les deux étant des causes de la difficulté
d'obtention d'engrais exposée par les agriculteurs.
La quantité d'engrais appliquée est légèrement plus faible dans les zones où la
transplantation est pratiquée (Guédé et N'Douloumadji Founébé).
A.6- 4
La période d’application d'engrais varie aussi beaucoup. En cas de semis directe, le DAP
est appliqué en 16 jours après la semis en moyenne, allant de 30 jours avant la semis à 80
jours après la semis. Dans les champs où la transplantation est pratiquée, il est appliqué en
17 jours après la transplantation en moyenne, allant d'un jour avant la transplantation à 30
jours après la transplantation.
L’application fractionnée d'urée est une pratique commune sauf à Podor. La première
application d'urée se fait 23 jours après la semis pour la semis directe et 26 jours après la
transplantation pour ceux qui pratiquent la transplantation. La deuxième application se fait
42 jours après la semis ou 54 jours après la transplantation.
En considérant une durée en pépinière de presque un mois, comparé à ceux qui pratiquent
la semis directe, les agriculteurs qui pratiquent la transplantation appliquent l'engrais à
l'étape postérieure de la croissance du paddy.
Les conditions d'alimentation en eau d'irrigation sont généralement bonnes du point de vue
des agriculteurs. Sur le total des agriculteurs interviewés 73 % soit 160 agriculteurs sont
satisfaits de l'irrigation. Le niveau de satisfaction est plus élevé dans les villages de Podor ;
il est plus faible dans les villages de Matam, du fait de la quantité insuffisante
d'alimentation en eau d'irrigation causée par la siltation du canal ou le problème de pompe
diesel qui mène à des coûts d'irrigation élevés.
Les frais d'eau d'irrigation payés par les agriculteurs varient selon les aménagements allant
de 40,000 FCFA à 95 000 FCFA par hectare pour la saison des pluies. Les frais d'eau
d'irrigation sont généralement plus élevés dans les PIV où une pompe diesel est installée.
10. Contrôle des maladies/parasites, des mauvaises herbes et des oiseaux (se référer
au Tableaux 1-24 à 1-28)
Environ 63% des agriculteurs interviewés ont un problème avec les maladies et les
parasites. Le problème des insectes prévaut particulièrement du centre vers les zones en
amont: Podor et Matam, tandis que les maladies sévères concernent debi-tiguet. Parmi les
agriculteurs ayant un problème avec les insectes, 78% emploient des produits
agrochimiques pour les contrôler.
Le désherbage est surtout effectué avec l'utilisation d'herbicides. Environ 68% des
agriculteurs interviewés utilisent des herbicides. L'utilisation d'herbicides est plus
commune du centre vers les zones en aval (Podor, Dagana et Saint-Louis). A Matam, la
majorité des agriculteurs désherbent manuellement. En général les agriculteurs qui utilisent
des herbicides font le désherbage manuel une fois par saison à l'exception des agriculteurs
A.6- 5
de Lampsar et de debi-tiguet, où ils font le désherbage deux fois ou plus. Les agriculteurs
de Matam, où l’utilisation d’herbicides n’est pas commune, aussi désherbent plus d’une
fois par saison.
Les oiseaux constituent une autre menace pour les agriculteurs, particulièrement après la
floraison. Les agriculteurs font principalement face à ce problème en patrouillant dans la
rizière ou en mettant des épouvantails permanents. Les agriculteurs de Guédé ont répondu
qu'ils choisissent une variété (Sahel 108) dont le paddy a une arête.
Sur le total de 220 agriculteurs, seulement 10 % soit 22 agriculteurs dans trois villages
(Débi-tiguette, Boundoum Barrage et Aéré Lao) utilisent la moissonneuse-batteuse pour
récolter le paddy. Le reste des agriculteurs récolte le paddy manuellement soit en
engageant de la main d’œuvre soit en utilisant la main d’œuvre familiale. L'utilisation de
main d’œuvre contractuelle est plus commune dans les zones en aval où l'agriculture à
grande échelle est pratiquée.
Le rendement moyen de paddy de tous les agriculteurs interviewés est de 5.2 tons/ha, allant
de 1.0 ton/ha à 9.4 tons/ha. Le rendement moyen de paddy par village va de 4.0 tons/ha à
N’Douloumadji Founébé à 6.0 tons/ha à Ganguel soulé. Le rendement maximum pour
chaque village ne diffère pas beaucoup, allant de 7.4 tons/ha à 9.4 tons/ha, sauf pour
N’Douloumadji Founébé où il est plutôt bas avec 5.6 tons/ha.
D'autre part, les rendements les plus bas dans chaque village diffèrent beaucoup allant de
1.0 ton/ha à Guédé à 3.8 tons/ha à Bow et Guangel soulé.
Du fait que seulement trois agriculteurs parmi les 20 interviewés à Aéré Lao ont obtenu le
crédit, la part du remboursement du crédit en terme d’utilisation du paddy est aussi faible
que 12 %. On voit exceptionnellement une faible part de consommation de riz destiné au
A.6- 6
remboursement du crédit (moins de 1 %) à N’Douloumadji Founébé.
Tous les agriculteurs interviewés perçoivent le riz comme l'aliment de base le plus
important principalement du fait de sa disponibilité. Environ 70 % des agriculteurs
interviewés mangent du riz deux fois par jour, 20 % une fois par jour et 10 % trois fois.
15. Le crédit obtenu de la CNCAS (se référer aux Tableaux 1-36 et 1-37)
Sur le total des 220 agriculteurs interviewés, 197 ont obtenu le crédit de la CNCAS. Le
montant total du crédit est de 62.7 millions FCFA. La somme moyenne du crédit par
hectare est de 215,000 FCFA, allant de 64,812 FCFA à Lampsar à 269,000 FCFA à
debi-tiguet.
Comme la surface cultivée est plus grande dans les zones en aval (Dagana), le montant du
crédit obtenu y est beaucoup plus élevé. En fait, le montant total du crédit des 77
interviewés au niveau des quatre villages de Dagana est de 45,402,782 FCFA, représentant
72 % du montant total du crédit des 220 interviewés.
Beaucoup d’entre les agriculteurs interviewés ont des plaintes contre la CNCAS. Les taux
d'intérêt sont élevés (en réalité non!), la procédure compliquée, les remboursements
retardés, l'endettement, l’indisponibilité du crédit, l'obligation de garantie, etc.
Plus de 90 % des agriculteurs interviewés ont acquis le savoir-faire sur la culture du riz
auprès des conseillers agricoles de la SAED. D'autres sources d'information incluent des
agriculteurs voisins et le CERP (Centre d’extension rurale polyvalente).
Sur les connaissances techniques acquises, les plus utiles sont l’application d'engrais, le
choix des semences, la gestion de l'eau, la lutte contre les maladies, la période de moisson,
etc.
17. Les problèmes rencontrés par agriculteurs (se référer au Tableau 1-41)
Parmi les problèmes identifiés par les agriculteurs interviewés, les principaux problèmes
incluent le coût élevé de production, les maladies/parasites/oiseaux, le marketing, le
manque de tracteurs, l’indisponibilité du crédit, le faible rendement, le manque de
semences certifiées, la disponibilité des engrais, etc.
Il est important de noter qu’il y a seulement quelques agriculteurs qui ont soulevé le
problème de la mauvaise qualité du riz.
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Tableaux en Annexe 1
Tableau 1-2 Nombre des membres de la famille qui sont économiquement actifs
unité: personne
St. Louis Dagana Podor Matam
Débit-
Boundoum Pont Aéré Guéd Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Tiguett Gaé Guia Bow Moyenne
barrage gendarme lao é soulé founébé
e
Moyenne 6.8 5.5 5.0 5.7 5.5 4.8 7.8 6.2 6.8 9.2 5.7 6.2
Maximum 21 12 14 16 17 8 20 15 11 18 12 21.0
Minimum 1 2 1 1 2 2 3 2 2 3 2 1.0
Source: Enquête par questionnaire réalisée par l'Equipe d'Etude de la JICA, 2005
A.6- 8
Tableau 1-3 Superficie cultivée par type de culture
unité: ha/ménage
St. Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Débit- Boundoun Pont Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Aéré lao Guia Guédé Bow Totale
Tiguette barrage gendarm soulé founébé
Paddy (saison séche)
Nombre 8 0 0 14 0 0 0 0 0 0 0 22
Total 7.3 30.4 37.7
Moyenn 0.9 2.2 1.7
Max. 2.0 7.0 7.0
Min. 0.4 0.4 0.4
Mil
Nombre 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2 2
Total 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 2.0 2.0
Moyenne 1.0 1.0
Max. 1.0 1.0
Min. 1.0 1.0
Sorgho
Nombre 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3 2 5
Total 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 6.9 2.0 8.9
Moyenne 2.3 1.0 1.8
Max. 4.0 1.0 4.0
Min. 0.4 1.0 0.4
Maïs
Nombre 0 0 0 1 0 1 0 0 9 16 2 29
Total 0.0 0.0 0.0 1.0 0.0 0.1 0.0 0.0 1.1 11.8 1.0 15.0
Moyenne 1.0 0.1 0.1 0.7 0.5 0.5
Max. 1.0 0.1 0.2 2.0 0.5 2.0
Min. 1.0 0.1 0.1 0.3 0.5 0.1
Niébé
Nombre 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 2
Total 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.5 0.3 0.8
Moyenne 0.5 0.3 0.4
Max. 0.5 0.3 0.5
Min. 0.5 0.3 0.3
Autres
Nombre 0 0 0 5 0 0 0 0 0 2 0 7
Total 0.0 0.0 0.0 3.5 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 1.5 0.0 5.0
Moyenne 0.7 0.8 0.7
Max. 1.0 1.0 1.0
Min. 0.4 0.5 0.4
Source: Enquête par questionnaire réalisée par l'Equipe d'Etude de la JICA, 2005
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Tableau 1-4 Animaux Elevés
unité: tête de bétail
St. Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Débit- Boundoun Pont Aéré Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Guia Guédé Bow Totale
Tiguette barrage gendarme lao soulé founébé
Bovins
Nombre 3 13 5 7 5 19 5 13 1 13 13 97
Total 9 85 6 40 52 119 13 58 1 156 64 603
Moy. 3.0 6.5 1.2 5.7 10.4 6.3 2.6 4.5 1.0 12.0 4.9 6.2
Max. 5.0 17.0 2.0 18.0 30.0 18.0 7.0 24.0 1.0 50.0 10.0 50.0
Min. 1.0 2.0 1.0 1.0 1.0 2.0 1.0 1.0 1.0 3.0 2.0 1.0
Cheval
Nombre 0 11 7 5 2 18 11 10 2 15 19 100
Total 0 15 10 7 2 19 12 11 2 16 21 115
Moy. 1.4 1.4 1.4 1.0 1.1 1.1 1.1 1.0 1.1 1.1 1.2
Max. 3.0 3.0 2.0 1.0 2.0 2.0 2.0 1.0 2.0 2.0 3.0
Min. 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0
Ane/mule
Nombre 4 4 5 12 5 15 1 3 2 6 2 59
Total 6 10 10 25 6 32 2 4 3 9 2 109
Moy. 1.5 2.5 2.0 2.1 1.2 2.1 2.0 1.3 1.5 1.5 1.0 1.8
Max. 2.0 7.0 3.0 5.0 2.0 3.0 2.0 2.0 2.0 3.0 1.0 7.0
Min. 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 2.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0
Chameau
Nombre 2 1 0 5 0 0 0 0 0 0 0 8
Total 25 4 0 23 0 0 0 0 0 0 0 52
Moy. 12.5 4.0 4.6 6.5
Max. 14.0 4.0 10.0 14.0
Min. 11.0 4.0 3.0 3.0
Mouton/chèvre
Nombre 7 11 15 10 8 20 17 17 9 18 19 151
Total 37 48 49 93 109 179 214 83 47 487 196 1,542
Moy. 5.3 4.4 3.3 9.3 13.6 9.0 12.6 4.9 5.2 27.1 10.3 10.2
Max. 10.0 10.0 10.0 35.0 68.0 16.0 42.0 17.0 13.0 180.0 50.0 180.0
Min. 2.0 1.0 1.0 1.0 1.0 4.0 5.0 1.0 2.0 2.0 3.0 1.0
Poules
Nombre 13 7 6 3 3 14 3 1 2 8 11 71
Total 129 45 36 29 45 43 16 2 23 65 62 495
Moy. 9.9 6.4 6.0 9.7 15.0 3.1 5.3 2.0 11.5 8.1 5.6 7.0
Max. 30.0 15.0 10.0 15.0 30.0 4.0 10.0 2.0 15.0 30.0 10.0 30.0
Min. 1.0 4.0 2.0 6.0 4.0 2.0 3.0 2.0 8.0 1.0 2.0 1.0
Autres
Nombre 4 2 0 2 2 0 0 4 0 1 0 15
Total 18 12 0 57 6 0 0 15 0 40 0 148
Moy. 4.5 6.0 28.5 3.0 3.8 40.0 9.9
Max. 10.0 8.0 50.0 5.0 5.0 40.0 50.0
Min. 1.0 4.0 7.0 1.0 2.0 40.0 1.0
cannard cannard pigeon pigeons
cannard
Source: Enquête par questionnaire réalisée par l'Equipe d'Etude de la JICA, 2005
A.6- 10
Tableau 1-5 Matériel/Outils Agricoles
unité: pièce, unité
St. Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Débit- Boundoum Pont Aéré Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Guia Guédé Bow Totale
Tiguette barrage gendarm lao soulé founébé
Houe
Nombre 0 0 0 0 1 11 17 20 5 7 15 76
Total 0 0 0 0 1 11 17 65 5 7 22 128
Moy. 1.0 1.0 1.0 3.3 1.0 1.0 1.5 1.7
Max. 1.0 1.0 1.0 8.0 1.0 1.0 4.0 8.0
Min. 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0
Charrue
Nombre 0 2 0 1 0 0 0 1 0 0 6 10
Total 0 5 0 3 0 0 0 1 0 0 7 16
Moy. 2.5 3.0 1.0 1.2 1.6
Max. 4.0 3.0 1.0 2.0 4.0
Min. 1.0 3.0 1.0 1.0 1.0
Pulvérisateur
Nombre 4 18 15 16 5 13 3 14 0 1 1 90
Total 5 34 18 29 5 14 4 23 0 1 1 134
Moy. 1.3 1.9 1.2 1.8 1.0 1.1 1.3 1.6 1.0 1.0 1.5
Max. 2.0 5.0 2.0 6.0 1.0 2.0 2.0 3.0 1.0 1.0 6.0
Min. 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0
Batteuse
Nombre 0 2 0 4 0 0 0 0 0 0 0 6
Total 0 2 0 6 0 0 0 0 0 0 0 8
Moy. 1.0 1.5 1.3
Max. 1.0 2.0 2.0
Min. 1.0 1.0 1.0
Motopompe
Nombre 3 2 0 4 2 0 1 0 0 1 0 13
Total 3 2 0 5 2 0 1 0 0 1 0 14
Moy. 1.0 1.0 1.3 1.0 1.0 1.0 1.1
Max. 1.0 1.0 2.0 1.0 1.0 1.0 2.0
Min. 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0
Charrette
Nombre 3 15 13 11 5 20 8 10 7 12 20 124
Total 3 14 15 13 5 20 8 10 7 12 21 128
Moy. 1.0 0.9 1.2 1.2 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.1 1.0
Max. 1.0 1.0 2.0 2.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 2.0 2.0
Min. 1.0 0.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 0.0
Décortiqueuse
Nombre 0 2 0 2 0 0 0 1 1 0 2 8
Total 0 1 0 1 0 0 0 1 1 0 2 6
Moy. 0.5 0.5 1.0 1.0 1.0 0.8
Max. 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0
Min. 0.0 0.0 1.0 1.0 1.0 0.0
Autres
Nombre 5 0 0 5 4 1 7 17 1 0 1 41
Total 15 0 0 12 7 1 7 55 1 0 1 99
Moy. 3.0 2.4 1.8 1.0 1.0 3.2 1.0 1.0 2.4
Max. 8.0 6.0 4.0 1.0 1.0 6.0 1.0 1.0 8.0
Min. 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0
pelle pelle pelle pelle
pulvérisateur
Source: Enquête par questionnaire réalisée par l'Equipe d'Etude de la JICA, 2005
A.6- 11
Tableau 1-6 Zones d'irrigation
PIV
St. Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Débit- Boundoum Pont Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Aéré lao Guia Guédé Bow Totale
Tiguette barrage gendarme soulé founébé
Superficie (ha)
Nombre 0 0 0 20 0 0 0 20 20 20 6 86
Total 0 0 0 59 0 0 0 20 19 18 5 120
Moy. 3.0 1.0 0.9 0.9 0.8 1.4
Max. 10.0 3.1 2.5 2.3 1.6 10.0
Min. 0.8 0.1 0.6 0.3 0.3 0.1
Nombre de parcelles (PIV)
Nombre 0 0 0 20 0 0 0 20 20 20 6 86
Total 0 0 0 71 0 0 0 20 81 74 7 253
Moy. 3.6 1.0 4.1 3.7 1.2 2.9
Max. 8.0 1.0 10.0 11.0 2.0 11.0
Min. 1.0 1.0 3.0 1.0 1.0 1.0
PIP
St. Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Débit- Boundoum Pont Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Aéré lao Guia Guédé Bow Totale
Tiguette barrage gendarme soulé founébé
Superficie (ha)
Nombre 0 0 0 17 1 0 20 0 0 0 0 38
Total 0 0 0 39 4 0 21 0 0 0 0 64
Moy. 2.3 3.6 1.0 1.7
Max. 7.0 3.6 1.4 7.0
Min. 0.4 3.6 0.8 0.4
Nombre de parcelles (PIP)
Nombre 0 0 0 17 1 0 20 0 0 0 0 38
Total 0 0 0 51 1 0 20 0 0 0 0 72
Moy. 3.0 1.0 1.0 1.9
Max. 12.0 1.0 1.0 12.0
Min. 1.0 1.0 1.0 1.0
Source: Enquête par questionnaire réalisée par l'Equipe d'Etude de la JICA, 2005
A.6- 12
Tableau 1-7 Utilisation de machines agricoles
unité: nombre d'enquêtés
St. Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Type de Débit- Boundoum Pont Aéré Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Guia Guédé Bow Totale
services Tiguett barrage gendarme lao soulé founébé
Charrue 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Herse 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 220
Diguette 0 0 0 9 1 0 0 0 0 0 0 10
Piétinage 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Nivelleme 0 0 0 4 0 0 0 0 0 0 0 4
Tableau 1-8 Coûts des services par hectare et par type de service
unité: FCFA/ha
St. Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Type de Débit- Boundoum Pont Aéré Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Guia Guédé Bow Totale
services Tiguett barrage gendarme lao soulé founébé
Charrue
Herse 17,875 17,500 18,000 18,000 18,000 17,000 20,000 18,000 20,068 20,070 21,875
Diguette 35,000 25,000
Piétinage
Nivellement 35,000
Source: Enquête par questionnaire réalisée par l'Equipe d'Etude de la JICA, 2005
Tableau 1-9 Variétés de riz paddy cultivées par zone et par zones d'irrigation
unité: ha
St. Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Débit- Boundoum Pont Aéré Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Guia Guédé Bow Totale
Tiguett barrage gendarme lao soulé founébé
IR1529 0.00 18.19 1.00 3.77 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 22.96
Sahel 201 0.50 39.59 3.98 24.80 23.02 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 91.89
Sahel 202 9.52 19.35 4.40 23.42 1.95 8.14 20.70 0.00 15.30 12.85 17.60 133.23
Sahel 108 8.81 3.95 2.50 16.55 0.50 0.00 0.00 19.94 0.30 4.01 0.00 56.56
Jaya 0.00 0.00 6.70 0.00 0.00 0.92 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 7.62
TCS-10 0.00 0.00 1.10 0.00 8.88 0.00 0.00 0.00 0.00 0.55 0.00 10.53
Total 18.83 81.08 19.68 68.54 34.35 9.06 20.70 19.94 15.60 17.41 17.60 322.79
Source: Enquête par questionnaire réalisée par l'Equipe d'Etude de la JICA, 2005
A.6- 13
Tableau 1-11 Critères de sélection
IR1529
Saint-Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Débi- Boundoun Pont Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Aéré Lao Guia Guédé Bow Totale
Tiguette Barrage Gendarme soulé Founébé
Bon goût 2 2
Facile à écouler 7 7
Haut rendement 9 3 12
Cycle court 0
Disponibilité des semences 1 1
Autres 1 1
Total 0 19 1 3 0 23
Sahel 201
Saint Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Débi- Boundoun Pont Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Aéré Lao Guia Guédé Bow Totale
Tiguette Barrage Gendarme soulé Founébé
Bon goût 1 1 2
Facile à écouler 3 0 3
Haut rendement 1 8 12 11 32
Cycle court 2 2 4
Disponibilité des semences 1 4 1 6
Autres 12 0 12
Total 1 25 6 12 15 59
Sahel 202
Saint Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Débi- Boundoun Pont Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Aéré Lao Guia Guédé Bow Totale
Tiguette Barrage Gendarme soulé Founébé
Bon goût 3 1 3 15 22
Facile à écouler 4 0 4
Haut rendement 8 8 1 7 2 12 20 15 16 15 104
Cycle court 2 0 2
Disponibilité des semences 2 4 0 5 8 2 4 25
Autres 1 0 13 4 18
Total 10 18 5 7 3 17 20 0 36 116
proposé pfacile à transformer en cous-cous
Sahel 108
Saint Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Débi- Boundoun Pont Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Aéré Lao Guia Guédé Bow Totale
Tiguette Barrage Gendarme soulé Founébé
Bon goût 0 2 2
Facile à écouler 0 1 1
Haut rendement 1 0 18 19
Cycle court 8 2 2 12 1 1 4 30
Disponibilité des semences 1 2 0 3
Autres 0 0
Total 9 3 4 12 1 0 0 20 49
Jaya
Saint Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Débi- Boundoun Pont Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Aéré Lao Guia Guédé Bow Totale
Tiguette Barrage Gendarme soulé Founébé
Bon goût 0
Facile à écouler 0
Haut rendement 3 3
Cycle court 0
Disponibilité des semences 1 4 5
Autres 0
Total 0 0 4 0 0 4
TCS-10
Saint Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Débi- Boundoun Pont Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Aéré Lao Guia Guédé Bow Totale
Tiguette Barrage Gendarme soulé Founébé
Bon goût 0 1 1
Facile à écouler 2 2
Haut rendement 5 5
Cycle court 5 1 6
Disponibilité des semences 1 0 1
Autres 0 0
Total 0 0 1 0 12 13
Source: Enquête par questionnaire réalisée par l'Equipe d'Etude de la JICA, 2005
A.6 - 14
Tableau 1-12 Méthode de Semis
unité: nombre d'enquêtés
St. Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Débit- Boundoum Pont Aéré Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Guia Guédé Bow Totale
Tiguett barrage gendarme lao soulé founébé
Semis Direct 20 20 20 20 20 20 20 0 10 20 0 170
Transplantatio 0 0 0 0 0 0 0 20 10 0 20 50
Total 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 220
Source: Enquête par questionnaire réalisée par l'Equipe d'Etude de la JICA, 2005
A.6 - 15
Tableau 1-15 Dosage d'engrais (kg/ha)
St. Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Débit- Boundoum Pont Aéré Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Guia Guédé Bow Totale
Tiguett barrage gendarme lao soulé founébé
DS* DS DS DS DS DS DS TR* DS/TR DS TR DS/TR
DAP (18-46-0)
Nombre 14 20 20 20 20 17 18 5 10/10 20 20 159/35
Moy. 96 106 205 140 144 92 143 96 96/97 105 78 128/86
Max. 150 150 700 200 350 100 200 200 100/100 160 100 700/200
Min. 42 50 50 100 50 20 100 50 60/71 90 50 20/50
UREE (46-0-0)
Nombre 20 20 20 20 20 19 20 20 10/10 20 20 169/50
Moy. 226 295 234 275 216 216 210 171 247/243 248 208 241/200
Max. 476 300 450 300 350 250 250 300 250/284 266 250 476/300
Min. 65 200 100 200 50 50 200 50 220/150 200 200 50/50
Remarques: * DS [Direct Sowing] : Semis Direct; TR [Transplanting] : Transplantation
A.6 - 16
Tableau 1-17 Source d'Achats d'Engrais
unité: nombre d'enquêtés
St. Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Débit- Boundoum Pont Aéré Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Guia Guédé Bow Totale
Tiguett barrage gendarme lao soulé founébé
Marchand 1 3 4 1 1 10
Distributeur 19 20 19 4 17 10 19 19 20 1 19 167
Autres 1 16 5 1 19 42
Total 20 20 20 20 20 19 20 20 20 20 20 219
Union GIE GIE
Source: Enquête par questionnaire réalisée par l'Equipe d'Etude de la JICA, 2005
A.6 - 17
Tableau 1-20 Cout d'Irrigation (Saison hivernage)
unité: FCFA/ha/culture
St. Louis Dagana Podor Matam
Débit- Boundoum Pont Aéré Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Guia Guédé Bow Total
Tiguette barrage gendarme lao soulé founébé
Moyenne 41,178 62,500 60,000 70,250 65,000 75,000 57,250 80,000 92,665 61,951 43,575
Max. 43,750 62,500 60,000 85,000 65,000 75,000 60,000 80,000 95,000 61,951 43,575
Min. 40,000 62,500 60,000 67,500 65,000 75,000 55,000 80,000 91,300 61,951 43,575
Source: Enquête par questionnaire réalisée par l'Equipe d'Etude de la JICA, 2005
A.6 - 18
Tableau 1-24 Problèmes de Maladies/Parasites
unité: nombre d'enquêtés
St. Louis Dagana Podor Matam Moyenne
Débit- Boundoun Pont Aéré Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Guia Guédé Bow Totale
Tiguette barrage gendarme lao soulé founébé
Problèmes 8 15 16 7 0 17 0 19 18 18 20 138
Pas de Problè 12 5 4 13 20 3 20 1 2 2 0 82
Total 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 220
Source: Enquête par questionnaire réalisée par l'Equipe d'Etude de la JICA, 2005
A.6 - 19
Tableau 1-29 Méthode de Récote
unité: nombre d'enquêtés
St. Louis Dagana Podor Matam
Débit- Boundoum Pont Aéré Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Guia Guédé Bow Total
Tiguette barrage gendarme lao soulé founébé
Moissonneuse 0 6 0 4 0 12 0 0 0 0 0 22
Main d'œuvre 7 12 11 16 9 2 1 2 1 0 20 81
Main d'œuvre 13 14 10 0 16 6 19 18 19 20 19 154
Total 20 32 21 20 25 20 20 20 20 20 39 257
A.6 - 20
Tableau 1-33 Fréquence de la consommation journalière de riz
unité: nombre d'enquêtés
St. Louis Dagana Podor Matam
Débit- Boundoum Pont Aéré Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Guia Guédé Bow Total
Tiguett barrage gendarme lao soulé founébé
Une fois 0 0 0 16 0 12 2 2 0 11 0 43
Deux fois 20 14 8 0 20 8 16 18 19 7 19 149
Trois fois 0 6 12 0 0 0 0 0 0 2 0 20
Total 20 20 20 16 20 20 18 20 19 20 19 212
Tableau 1-35 Critère de sélection du riz comme aliment de base le plus important
St. Louis Dagana Podor Matam
Débit- Boundoum Pont Aéré Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Guia Guédé Bow Total
Tiguett barrage gendarme lao soulé founébé
Goût 1 0 0 0 0 7 0 4 2 3 2 19
Disponibilité 19 20 20 20 20 17 4 16 20 20 18 194
Facile à prép 0 0 0 0 0 8 16 0 0 0 19 43
Economic en ter 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1
Autres 0 0 0 0 0 0 0 0 5 0 0 5
Total 20 20 20 20 20 32 20 20 27 24 39 262
Source: Enquête par questionnaire réalisée par l'Equipe d'Etude de la JICA, 2005
A.6 - 21
Tableau 1-36 Montant du crétit de la CNCAS pour l'année 2003/2004
unité: FCFA/ménage
St. Louis Dagana Podor Matam
Débit- Boundoun Pont Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Aéré lao Guia Guédé Bow Total
Tiguette barrage gendarme soulé founébé
1 85,190 1,710,000 378,280 289,000 154,000 272,928 170,000 260,000 84,130
2 95,990 691,200 90,000 1,488,678 246,500 140,000 1,025,000 103,000 74,000 132,180
3 75,000 630,000 30,000 737,790 170,000 203,000 70,000 129,750 85,000 139,205
4 22,845 1,100,000 204,000 415,050 246,500 238,000 186,000 100,656 96,095 145,240
5 61,175 798,675 270,000 322,420 170,000 231,000 77,400 102,000 185,000 147,500
6 86,436 1,869,200 72,000 433,000 127,000 154,000 193,750 88,500 97,200 120,450
7 25,760 318,420 90,000 810,000 646,000 98,000 228,000 119,000 205,000 122,125
8 176,960 1,287,000 156,000 213,167 739,500 133,000 75,000 68,000 98,000 100,255
9 32,555 1,314,000 48,000 1,450,000 289,000 119,000 290,000 170,000 200,000 147,370
10 40,950 600,000 114,000 1,190,000 133,000 60,000 85,000 90,000 100,125
11 48,390 790,000 150,000 1,025,000 221,000 195,000 175,000 315,000 10,500 100,000 147,205
12 48,390 400,000 108,000 887,400 306,000 105,000 150,000 175,000 185,000 147,250
13 65,095 1,500,000 36,000 1,101,600 1,139,000 77,000 95,000 238,000 250,000
14 54,430 2,000,000 132,000 367,200 331,500 185,000 119,000 288,000 136,000 450,000
15 53,950 1,828,322 72,000 339,500 91,000 180,000 153,000 232,500 147,540
16 59,975 678,500 210,000 246,500 175,000 45,350 136,000 228,790 107,800
17 24,300 562,500 300,000 749,700 348,500 185,000 126,000 45,000 131,250 165,000 147,350
18 115,255 2,070,000 600,000 642,000 561,000 126,000 35,000 171,500 99,000 127,250
19 50,330 1,050,000 240,000 633,600 340,000 224,000 37,500 112,000 222,500 147,250
20 26,825 696,330 72,000 573,250 340,000 126,000 110,000 96,000 560,000 147,250
Nombre 20 20 19 17 20 3 20 20 20 20 18 197
Total 1,249,801 21,894,147 2,994,000 12,228,135 8,286,500 565,000 2,947,000 3,778,928 2,495,156 3,883,085 2,357,475 62,679,227
Moy. 62,490 1,094,707 157,579 719,302 414,325 188,333 147,350 188,946 124,758 194,154 130,971 318,169
ha 0.96 4.07 1.01 3.43 1.72 0.79 1.04 1.00 0.81 0.88 0.89 1.48
Moy./ha 64,812 269,168 156,100 209,673 241,237 238,397 142,367 189,610 154,022 219,632 147,342 214,986
Source: Enquête par questionnaire réalisée par l'Equipe d'Etude de la JICA, 2005
A.6 - 22
Tableau 1-38 Source d'accés à la technologie
unité: nombre d'enquêtés
St. Louis Dagana Podor Matam
Débit- Boundoum Pont Aéré Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Guia Guédé Bow Total
Tiguette barrage gendarme lao soulé founébé
ANCAR 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Agriculteurs voisins 11 0 0 0 0 5 0 0 0 1 0 17
SAED 15 20 19 19 20 15 20 20 19 19 20 206
Agriculteurs formés 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
Texte ou manuel 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Autres 1 0 0 5 0 0 0 0 3 2 0 11
Total 29 20 20 24 20 20 20 20 22 22 20 237
Autres Lampsar: mesures de prévention contre les mau Aere lao: vulgarisation
transplantion partielle Bow: tous les aspects culturales
pré-germination des semences Ganguel soule: 3 respect du calendrier culturale
respect du calendrier culturale
Mboudoum barrage: 7 technique culturale
Pont gerndarme: méthode et date de semis
A.6 - 23
Tableau 1-41 Problemes que recontrent les agriculteurs
unité: nombre d'enquêtés
St. Louis Dagana Podor Matam
Débit- Boundoum Pont Aéré Ganguel N'Douloumadji
Lampsar Gaé Guia Guédé Bow Total
Tiguett barrage gendarme lao soulé founébé
Faible rentabilité 0 1 1 5 3 1 15 26
Problèmes de commer 6 17 8 8 1 14 1 1 2 2 60
Faible rendement 1 3 2 1 7 1 9 4 3 16 47
Coûts de production él 14 8 6 16 1 15 3 14 8 10 18 113
Maladies /insectes /ois 3 16 9 3 20 8 6 6 9 13 93
Manque de tracteurs 9 1 1 8 2 12 2 4 0 16 55
Riz de qualité inférieur 0 1 0 3 4
Crédit indisponible 7 6 10 3 2 14 8 2 0 3 55
Salinisation des sols 0 1 1 2 3 0 7
Disponibilité de l'eau 3 2 4 2 5 9 9 34
Manque de semences 1 1 9 16 1 3 3 6 40
Difficile d'obtenir des s 1 9 5 1 6 11 6 1 40
Autres 14 6 9 14 15 5 3 11 12 5 94
Moyenne 59 65 52 60 36 61 60 58 55 55 107 668
Source: Enquête par questionnaire réalisée par l'Equipe d'Etude de la JICA, 2005
A.6 - 24
No.
A.6- 25
No.
Semis
12. Quel type de semis faites-vous? (1. semis direct, 2. repiquage)
Si 1, allez aux questions 13 à 16, si 2, allez à 17
13. Dans quel état du sol faites-vous les semis? (1.à sec; [Link] sol mouillé; [Link] une lame d’eau)
14. Comment semez-vous? (1.à la volée; [Link] manuel; [Link] motorisé)
15. Utilisez-vous de la main d’oeuvre ([Link], [Link]) Si oui, combien leur payez-vous?
externe pour faire les semis? ([Link]èces; [Link]; [Link]èces et repas) Nombre__________;
Jours______; Superficie______ha; Espece:F.______/personne
16. Quelle quantité de semences utilisez-vous? _______kg/ha
17. Quelle est la superficie de la pépinière? _________m2 pour _________ha
18. Quelle quantité utilisez-vous en pépinière? _______kg par pépinière
19. Pendant combien de temps faites vous la pépinière? ______jours du semis au repiquage
20. Est-ce que vous mettez des engrais pour la pépinière? ([Link], [Link]) Si oui, allez à 21, si non à 23.
21. Quel type d’engrais et quelle quantité utilisez- [Link] [Link] [Link] [Link]
vous pour la pépinière? ______kg ______kg _______kg ______kg
22. Est-ce que vous utilisez de la main ([Link], [Link]) Si oui, combien payez-vous?
d’oeuvre externe pour le repiquage? ([Link]èces; [Link]; [Link]èces et repas) Nombre__________;
Jours______; Superficie______ha; Espece:F.______/personne
Fertilisation
23. Est-ce que ([Link], 2. Non) si oui, répondez aux questions suivantes?
vous utilisez Engrais Dosage (kg/ha) Date d’application (les jours après les semis ou repiquage) Prix (F./sac)
des engrais
DAP F.________
chimiques?
Urée F.________
F.________
F.________
24. Où trouvez vous les engrais? ([Link]çant; 2. distributeur; 3. autre______________)
25. Trouvez-vous toujours de l’engrais en ([Link], [Link]) Si non, pourquoi ? ([Link]édit non disponible; [Link]
temps opportun? non disponible à temps; [Link] raison______________________)
26. Utilisez-vous du fumier pour la ([Link], [Link]) si oui, quel type de fumier utilisez-vous?
culture de riz? ([Link]éments d’animaux; 2.résidus de culture; [Link]; 4.autre________)
27. Où trouvez-vous ce fumier? (1.à partir de votre champ; 2. à partir des voisins;
3. en l’achetant (si c’est le cas FCFA_______); 4.autre__________)
28. Quand appliquez-vous le fumier? ([Link] la préparation du sol; 2. après la récolte; 3.autre_________)
29. Quelle quantité de fumier appliquez vous? _______kg par _______ha
Protection des cultures
30. Avez-vous des problèmes avec les insectes ou ([Link], [Link]) Si oui, allez de 31 à 34, si non, allez à 35
les maladies?
31. Quels sont ces problèmes? ([Link] causés par les insectes; [Link] fongiques/bactérioses; [Link] 2;
4. autre_____________________)
32. Quelles sont les mesures que vous avez prises? (cherchez la colonne appropriée et mettez le prix)
Insectes/maladies Sauteriaux Diptères lépidoptères Foreur de tiges Marbrure Pyriculariose Autre
Méthode
Quantité (kg/ha)
Espèce (F/ha)
Méthode: [Link] chimiques; [Link] biologique; [Link]èvement de plantes; [Link] n’est fait; 5.autre______
33. Où trouvez-vous les produits chimiques? ([Link]çant; [Link]; 3.autre______)
34. Est-ce que vous utilisez de la main ([Link], [Link]) Si oui, combien payez-vous?
d’oeuvre extérieure pour faire les ([Link]èces; [Link]; [Link]èces et repas) Nombre______; Jours_______;
traitements chimiques? Superficie______ha; Espece:F.______/personne
A.6- 26
No.
35. Comment traitez-vous les mauvaises herbes? ([Link]; 2.désherbage; [Link] n’est fait; 4.
autre_________) Si 1, allez à 36,si 2, à 38, si non à 40
36. Quels sont les herbicides que Herbicides propanyl weedone rondox autre
vous utilisez et comment Total quantité _____l/ha _____l/ha ______kg/ha
utilisez-vous ces herbicides?
Espece (F/ha)
37. Combien de fois désherbez-vous par saison de culture? ([Link] fois; 2.2 fois; 3.3 fois; [Link] de 3 fois)
38. Utilisez-vous de la main d’oeuvre non ([Link], [Link]) Si oui, combien payez-vous?
familiale pour désherber? ([Link] espèces; [Link]; [Link]èces et repas) Nombre______;
Jours_______; Superficie______ha; Espece:F.______/personne
39. Comment luttez-vous contre les oiseaux? ([Link]; 2.épouvantails; 3. filet; 4. utilisation de certaines
variétés ; 5. autre _____________)
40. Utilisez-vous de la main d’oeuvre non ([Link], [Link]) Si oui, combien payez-vous par saison?
familiale pour chasser les oiseaux? ([Link] espèces; [Link]; [Link]èces et repas) Nombre______;
Jours_______; Superficie______ha; Espece:F.______/personne
Gestion de l’eau
41. Avez-vous le contrôle de l’eau ([Link], [Link]) Si oui, comment vous la gérez, ?
que vous utilisez? ([Link] les jours par vous même; [Link] le calendrier de distribution
déterminé par le projet ou l’union 3. autre ___________________)
42. Est-ce que vous payez des ([Link], [Link]) Si oui, combien payez-vous?
frais pour le coût hydraulique? FCFA__________/ha/saison hivernale
43. Etes-vous satisfaits de la ([Link], [Link]) si non , quels sont les problèmes?
distribution de l’eau? ([Link]é; [Link]é; [Link]é; [Link] èlevés; 5.autre_____________)
44. Votre champ draine-t-il ([Link], [Link]) si non, quel problème rencontrez-vous avec le drainage ?
facilement l’eau? ([Link] sol est trop difficile à travailler; [Link] un problème de salinisation
du sol; [Link] l’enherbement; 4.autre_______________)
Récolte et battage
45. Comment récoltez- ([Link] de moissonneuse; [Link] d’oeuvre non familiale; [Link] d’œuvre
vous le riz? familiale; 4.autre________) Si 1 ou 2; combien payez-vous?([Link] espèces
FCFA______; [Link]; [Link]èces et repas 4.paddy_______; 5.autre__________)
46. Avez-vous récolté le ([Link], [Link]) si non , pourquoi? ([Link] moissonneuse n’est pas arrivée à temps; 2.
riz à temps l’année difficile de trouver une moissonneuse à louer; [Link] de drainer l’eau; [Link]é
derniere? à trouver de la main d’œuvre à employer; 5.autre_______________)
47. Etes-vous satisfait de la ([Link], [Link]) Si non, Quel est le problème?
moissonneuse? ([Link] de pertes; [Link] toujours en retard; 3.autre________________)
48. Comment faites-vous le battage [Link] (location); [Link] (propre); [Link]; 4.autre______)
du riz? Comment payez-vous? (1.FCFA________/ha; [Link] _____% de recolte)
49. Est-ce que vous utisez de la main ([Link], [Link]) si oui, comment payez-vous?
d’oeuvre non familiale pour le ([Link] espèces; [Link]; 3. espèces et repas 4.paddy_______kg;
battage et mettre le riz en sacs? 5.autre______________) Nombre______; Jours_______;
Superficie______ha; Espece:F.______/personne
50. Combien de sacs neufs avez- (_____sacs) Combien payez-vous? (F.______/sac)
vous acheté l’année dernière ? Combien de fois achetez-vous de nouveaux sacs? (chaque ___ année(s))
51. Quelle quantité de paddy avez- _________sacs pour un champ de ________ha ; poids moyen _____kg/sac
vous récolté l’année dernière ? (y compris le montant que vous payez en nature)
52. Comment a été la récolte de l’année dernière ? ([Link]ès bonne ; [Link] ; [Link] ; [Link] ; [Link]ès
mauvaise)
Transport, Consommation et commercialisation
53. Comment transportez-vous la ([Link] ; [Link] ; [Link] ______________)
récolte du champ au dépôt ? Comment payez-vous ? (1. FCFA________; [Link] ______sacs)
54. Quelle est la distance entre le champ et le dépôt ? _______km
A.6- 27
No.
le Casamance
1. Méthodologie
Les sols en basse Casamance sont ferralitiques halomorphes pendant qu’en moyenne et
basse Casamance, ils sont principalement hydromorphes lessivés. Arrosée par des pluies
abondantes, la Casamance est adaptée à une agriculture diversifiée. La culture du riz y est
pratiquée traditionnellement, en particulier, dans les bas-fonds.
A.7 - 1
2. Résultat
La culture de riz dans la région de Kolda peut être classée en deux catégories. La
première étant la culture du riz pluvial pour les besoins d’autoconsommation qui est
faite par les femmes utilisant des outils traditionnels. Elle se pratique dans les
bas-fonds appelés ‘Faro’ et le long du fleuve. La seconde catégorie étant la culture
irriguée de riz qui est pratiquée dans un cadre commercial le long du bassin de
l’Anambé où la SODAGRI a aménagé des périmètres irrigués. Aussi, la culture du riz
y est principalement réalisée par les hommes qui utilisent des technologies modernes
de mécanisation. Sur la base des résultats de l’enquête-interview menée auprès de
100 paysans (se référer au Tableaux en l’Annexe 1), les caractéristiques de ces deux
types de culture de riz sont décrites ci-après.
Pour l’élevage, en moyenne, 70% des paysans enquêtés élèvent 15 volailles, 60% ont
12 petits ruminants et 40% ont 3 bovins.
La plupart des variétés utilisées sont locales. Seuls 4 paysans sur 35 utilisent la
variété améliorée de riz Sahel 108 en même temps que les variétés locales. Les
résultats de l’enquête ont révélé qu’au moins 19 variétés locales sont utilisées. Les
huit les plus utilisées sont :
La préparation du sol avant semi est principalement faite par la force humaine et
partiellement par celle animale. La location de l’animal varie entre 4000 et 5000
FCFA par hectare.
Le semi direct est la pratique la plus courante, toutefois, tous les enquêtés du village
de Saré Keita disent effectuer du repiquage. Ceux qui font des semis directs utilisent
quelque 60 kg de semences par hectare. Les paysans de Saré Keita n’utilisent pas
d’engrais chimique. 70% des autres paysans utilisent de l’engrais composé NPK et de
l’urée à hauteur de 77 kg par hectare. La période d’épandage se situe entre la
préparation du sol et 40 jours après semis pour l’engrais composé ; pour l’urée, elle
est entre la préparation du sol et 45 jours après les semis.
A.7 - 2
Même si les paysans reconnaissent avoir des pertes causées par les maladies et les
parasites, très peu d’entre eux utilisent de pesticides chimiques. Aussi, le désherbage
est fait manuellement.
La récolte est surtout faite par la main d’œuvre familiale féminine, mais dans certain
cas les travaux d’entraide de groupe sont effectués. Les produits sont
autoconsommés.
Pour cette frange de la population, le riz n’est pas en fait l’aliment de base. Sur 20
réponses, 14 affirment manger du riz tous les jours, seul quatre considèrent que le riz
est l’aliment de base. Même en ajoutant les sept ayant positionné le riz à égalité
avec le mil, moins de 50% des paysans considèrent le riz comme aliment de base.
Les problèmes de la culture du riz identifiés par les paysans sont : la salinisation
des terres, la faiblesse des rendements, les pertes causées par les insectes, les
maladies et les oiseaux, le manque de matériels agricoles, l’insuffisance de l’eau et le
manque de semences. Il est intéressant de noter que même si l’objectif principal de la
culture de riz est l’autoconsommation, environ 20% des paysans disent avoir des
difficultés à trouver un marché du riz.
La taille moyenne des ménages des paysans enquêtés est identique à celle des
paysans en riz pluvial, environ 15 personnes. Par contre le nombre d’actifs est
inférieur et estimé à 5 en moyenne.
Le profil des agriculteurs est comme suit : Environ 90% des paysans possédant des
parcelles de riz irrigué cultive 1,4 ha de maïs, 80% emblavent de l’arachide sur
1,1 ha, 70% pratiquent des cultures de contre saison de riz irrigué sur 2,2 ha et 48%
de culture de riz en saison des pluies sur 4 ha en moyenne, 41% exploitent 1,3 ha
de sorgho et 85% emblavent en moyenne 1,9 ha d’autres cultures comme le coton.
Ces paysans ont de parcelles de cultures plus grandes et diversifient davantage leur
culture.
Pour les animaux domestiques : 90% des paysans en irrigué possèdent en moyenne
11 têtes de petits ruminants, 85% ont 15 individus de volaille, 65% élèvent 26 têtes
de bovins et 75% ont des chevaux ou des ânes destinés au transport.
Ils utilisent principalement des variétés améliorées de riz, celle Sahel 108 est la plus
utilisée ; puisque 75% des réponses soient 32 utilisent la variété Sahel 108, suivie de
la TCS-10 (11 paysans) IR1529 (4 paysans), etc. Seul 4 paysans utilisent les variétés
locales. Le critère cycle court est déterminant pour le choix variétal.
La préparation du sol est faite mécaniquement, les services sont loués entre 20 000 et
30.000 FCFA par hectares.
Le semi direct est pratiqué, avec une valeur culturale élevée de 200 kg par hectare. La
fertilisation est généralisée tant pour les engrais composés que pour l’urée. Les doses
A.7 - 3
appliquées sont respectivement de 200 kg/ha pour le NPK et 180 kg/ha pour l’urée en
moyenne. L’épandage se fait 18 jours après semis pour l’engrais composé et 35 jours
après semis pour l’urée. L’épandage de l’urée en plusieurs étapes de l’urée n’est pas
communément pratiqué.
La majorité des paysans payent 34.000 FCFA/ha de taxes d’irrigation alors que
certains payent 60.000 FCFA/ha. Près de 73% des paysans sont satisfaits de l’eau
d’irrigation. Les raisons d’insatisfaction sont : le coût élevé, l’insuffisance de l’eau
d’irrigation et le nivellement inadéquat. Environ, le même nombre de personnes est
satisfait du drainage. Les paysans insatisfaits évoquent le nivellement inadéquat,
l’envasement des drains et l’eau stagnante, etc.
Près de 60% des paysans utilisent des moissonneuses-batteuse alors que le reste
récolte manuellement avec de la main d’œuvre familiale ou employés. La
moissonneuse et batteuse coûte entre 50.000 et 54.000 FCFA/ha ; tandis que la
récolte manuelle revient entre à 25.000 FCFA/ha en moyenne. Le battage manuel est
fréquent pour ceux qui récoltent à la main. Certains paysans utilisent de la main
d’œuvre venant de la Gambie pour lesquels le coût revient à 20.000 FCFA.
En moyenne, près de 62% du riz récolté est autoconsommé, 24% vendu, 9% donné et
2 à 3% remboursé en espèce.
Près de la moitié des paysans enquêtés mangent du riz tous les jours mais la majorité
considère le mil et le maïs comme aliment de base. Ceux qui considèrent le riz
comme aliment de base sont 3 sur 39 réponses.
Les problèmes les plus importants identifiés par les riziculteurs en irrigués sont :
difficulté de trouver des débouchés, manque de matériels agricoles, non accès au
crédit, coût élevé de production, pertes causées par les insectes, les maladies et les
oiseaux, etc.
Dans les pages qui suivent, seront résumées les caractéristiques de la riziculture, à
partir des données d’enquête effectuée sur le terrain.
La plupart des producteurs (96% des interviewés) cultivent le riz pendant la saison
des pluies, contre seulement 16 % en saison sèche. En ce qui concerne les autres
A.7 - 4
cultures, les pourcentages sont les suivantes: le mil, 40%, le maïs, 28%, l’arachide
21% et le niébé, 13%.
D’autre part, on constate une nette division du travail selon le sexe de l’individu.
C’est ainsi que les travaux de préparation du sol des rizières sont laissés aux hommes
tandis que les opérations allant du repiquage à la récolte sont assurées par les
femmes.
Le sol est préparé manuellement ou à la traction animal. Dans le premier cas, c’est le
« Kajandou », sorte de socle en métal muni d’une longue tige en bois qui est le plus
utilisé. La préparation des diguettes est aussi faite manuellement.
Environ 70% des producteurs pratique le repiquage. Les engrais sont très faiblement
utilisés. Les parcelles sont engraissées par le fumier du bétail, en échange des résidus
de la récolte qui leur sert de fourrage.
Le désherbage est aussi fait manuellement. Quant à la lutte contre les maladies, elle
est presque inexistante, sauf dans quelque rares cas extrêmes.
Quand le riz arrive en maturité, les épis sont coupés au couteau. Sous cette forme, ils
seront conservés à la maison pour être ultérieurement utilisés pour la consommation
domestique.
A.7 - 5
(1) Région de Kolda
Tableau 2-2 Nombre des membres de la famille qui sont économiquement actifs
unité: nombre de personne
Basin Anambé hors de Anambé
Total Total
Dialakegni Soutoure Mbalocounda Fass Pathe Anambe S. Kareba S. Keita S. Brasso Diereng Goudomp
Total 64 52 46 51 40 54 307 50 136 41 51 278
Nombre 10 10 10 10 10 10 60 9 10 8 10 37
Moyenne 6 5 5 5 4 5 5.1 6 14 5 5 7.5
maximum 20 10 11 11 8 18 20 8 34 10 18 34
minimum 1 2 1 2 1 1 1 3 4 2 1 1
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 6
Tableau 2-3 Surface cultivee par type de culture
unité: ha/ménage
Basin Anambé hors de Anambé
Total Total
Dialakegni Soutoure MbalocoundaFass Pathe Anambe S. Kareba S. Keita S. Brasso Diereng Goudomp
Paddy(season séche)
Total 13.4 26.7 12.5 2 20.85 15 90.45 0 0 0 0 0
Nombre 7 10 6 1 10 8 42 0 0 0 0 0
Moyenne 1.9 2.7 2.1 2.0 2.1 1.9 2.2
maximum 4.1 8.0 3.0 2.0 5.0 3.0 8.0 0 0 0 0 0
minimum 1.0 1.0 1.0 2.0 1.0 1.0 1.0 0 0 0 0 0
Paddy(season hyvernage)
Total 0.5 35.5 11 0 27.75 45 119.75 10.75 10.31 23.5 11.755 56.315
Nombre 1 6 4 0 8 10 29 9 9 8 9 35
Moyenne 1 6 3 3 5 4.1 1 1 3 1 1.6
maximum 0.5 25 3 0 10 15 25.0 3 4 5 2 5
minimum 0.5 1 2 0 1.3 1 0.0 0.25 0.01 0.5 0.005 0.005
Mil
Total 5 1 2.75 0.5 1.5 2.5 13.25 2.25 3.15 9.5 2.25 17.15
Nombre 3 1 2 1 2 3 12 2 6 6 3 17
Moyenne 2 1 1 1 1 1 1.1 1 1 2 1 1.0
maximum 2 1 1.5 0.5 1 1 2.0 2 1 3 1.5 3
minimum 1 1 1.25 0.5 0.5 0.5 0.5 0.25 0.2 0.5 0.25 0.2
Sorgho
Total 9.75 4.25 9.75 0.5 3 4.75 32 1 2.7 2.5 0 6.2
Nombre 7 4 7 1 2 4 25 1 5 3 0 9
Moyenne 1 1 1 1 2 1 1.3 1 1 1 0.7
maximum 2 2 3 0.5 2 3 3.0 1 1 1 0 1
minimum 0.75 0.25 0.75 0.5 1 0.25 0.3 1 0.2 0.5 0 0
Maïz
Total 15.25 12.5 14.75 16.5 13.2 10.25 82.45 4.5 2.75 9 1.5 17.75
Nombre 9 10 10 10 10 8 57 5 3 5 2 15
Moyenne 2 1 1 2 1 1 1.4 1 1 2 1 1.2
maximum 4 4 2 3 3 4 4.0 2 2.25 3 1 3
minimum 0.75 0.5 1 1 0.25 0.5 0.3 0.25 0.25 0.5 0.5 0.25
Niébé
Total 2 0 0 0 0 0 2 0.25 0 0 0 0.25
Nombre 3 0 0 0 0 0 3 1 0 0 0 1
Moyenne 1 0.7 0 0.3
maximum 1 0 0 0 0 0 1.0 0.25 0 0 0 0
minimum 0.5 0 0 0 0 0 0.0 0.25 0 0 0 0
Arachide
Total 14.5 5.25 11.25 6.75 6.75 6 50.5 1.5 6.25 10.5 0 18.25
Nombre 10 7 10 8 6 7 48 3 5 6 0 14
Moyenne 1 1 1 1 1 1 1.1 1 1 2 1.3
maximum 3 1 2.5 2 3 1.5 3.0 1 4 3 0 4
minimum 0.25 0.25 0.5 0.25 0.25 0.25 0.3 0.25 0.25 0.5 0 0
Autres
Total 25.75 11.25 18.75 23.7 11.25 6.5 97.2 0 0.75 0 0.25 1
Nombre 10 10 10 9 7 5 51 0 2 0 1 3
Moyenne 3 1 2 3 2 1 1.9 0 0 0.3
maximum 7.5 2 3 5 5 3 7.5 0 0.5 0 0.25 1
minimum 0.75 0.25 1 1 0.25 0.5 0.3 0 0.25 0 0.25 0
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 7
Tableau 2-4 Animaux Elevés
unité: tête de bétail/ménage
Basin Anambé hors de Anambé
Total Total
Dialakegni Soutoure Mbalocounda Fass Pathe Anambe S. Kareba S. Keita S. Brasso Diereng Goudomp
Bovins
Total 349 125 233 197 46 60 1,010 10 195 19 4 228
Nombre 7 8 9 8 6 1 39 4 3 6 2 15
Moyenne 50 16 26 25 8 60 26 3 65 3 2 15
maximum 115 60 60 60 15 60 115 5 185 5 2 185
minimum 5 1 4 7 4 60 1 1 4 2 2 1
Cheval
Total 10 5 7 2 2 0 26 0 0 0 0 0
Nombre 5 3 5 1 2 0 16 0 0 0 0 0
Moyenne 2 2 1 2 1 2
maximum 4 2 2 2 1 0 4 0 0 0 0 0
minimum 1 1 1 2 1 0 0 0 0 0 0 0
Ane/mule
Total 16 21 11 6 11 7 72 10 8 6 0 24
Nombre 8 9 7 5 7 5 41 5 2 4 0 11
Moyenne 2 2 2 1 2 1 2 2 4 2 2
maximum 3 6 3 2 3 3 6 3 4 2 0 4
minimum 1 1 1 1 1 1 1 1 4 1 0 0
Muton/chèvre
Total 129 42 133 196 71 39 610 36 171 66 10 283
Nombre 9 8 10 10 10 8 55 7 5 8 3 23
Moyenne 14 5 13 20 7 5 11 5 34 8 3 12
maximum 30 20 34 40 29 8 40 12 118 15 5 118
minimum 3 1 3 5 1 1 1 2 1 2 1 1
Poules
Total 139 136 154 66 125 120 740 98 97 117 137 449
Nombre 8 9 9 8 9 8 51 7 6 8 8 29
Moyenne 17 15 17 8 14 15 15 14 16 15 17 15
maximum 50 50 30 20 30 30 50 30 31 30 40 40
minimum 2 2 7 1 4 5 1 1 7 2 4 1
Autres
Total 0 20 0 0 0 0 20 0 20 0 75 95
Nombre 0 1 0 0 0 0 1 0 1 0 4 5
Moyenne 20 20 20 19 19
maximum 0 20 0 0 0 0 20 0 20 0 26 26
minimum 0 20 0 0 0 0 0 0 20 0 12 0
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 8
Tableau 2-5 Variétés de Riz Paddy Cultivées par Village Enquete
unité: ha
Basin Anambé hors de Anambé
Total Total
Dialakegni Soutoure Mbalocounda Fass Pathe Anambe S. Kareba S. Keita S. Brasso Diereng Goudomp
IR1529
Total 0 0 0 0 0 9 9 0 0 0 0 0
Nombre 0 0 0 0 0 4 4 0 0 0 0 0
Moyenne 2 2.3
maximum 3 3
minimum 2 2
Sahel 202
Total 0 0 0 0 0 3 3 0 0 0 0 0
Nombre 0 0 0 0 0 1 1 0 0 0 0 0
Moyenne 3 3.0
maximum 3 3
minimum 3 3
Sahel 108
Total 7.7 42.2 2.5 1.3 17.4 9 80.1 0 1.25 0 1 2.25
Nombre 5 9 2 1 9 6 32 0 2 0 1 3
Moyenne 2 5 1 1 2 2 2.5 1 1 0.8
maximum 3 25 1.5 1.3 5 2 25 0.75 1 1
minimum 1 1 1 1.3 1 1 1 0.5 1 0.5
Jaya
Total 0 0 0 0 0 1 1 0 0 0 0 0
Nombre 0 0 0 0 0 1 1 0 0 0 0 0
Moyenne 1 1.0
maximum 1 1
minimum 1 1
TCS-10
Total 7.35 4 0 0 14.8 3 29.15 0 0 0 0 0
Nombre 3 2 0 0 4 2 11 0 0 0 0 0
Moyenne 2 2 4 2 2.7
maximum 4 3 10 2 10
minimum 1.35 1 1 1 1
Other
Total 0.5 0 0 0 0 4 4.5 14 8.6 18 8.7505 49.3505
Nombre 1 0 0 0 0 2 3 10 8 6 7 31
Moyenne 1 2 1.5 1.3 1.1 3.0 1.3 1.6
maximum 0.5 3 3 3 4 5 2 5
minimum 0.5 1 0.5 0.25 0.1 1 0.0005 0.0005
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 9
Tableau 2-6 Critères de la Sélection de Variétés
unité: nombre d'enquetés répondus
Basin Anambé hors de Anambé
Total Total
Dialakegni Soutoure Mbalocounda Fass Pathe Anambe S. Kareba S. Keita S. Brasso Diereng Goudomp
IR1529
Nombre 0 0 0 0 0 3 3 0 0 0 0 0
Bon goût 0 0
Facile à écouler 1 1 0
Haut rendement 2 2 0
Cycle court 0 0
Disponibilité 0 0
Sahel 202
Nombre 0 0 0 0 0 1 1 0 0 0 0 0
Bon goût 1 1 0
Facile à écouler 1 1 0
Haut rendement 1 1 0
Cycle court 1 1 0
Disponibilité 1 1 0
Sahel 108
Nombre 5 9 2 1 9 5 31 0 2 2 0 4
Bon goût 1 4 1 6 1 2 3
Facile à écouler 1 1 0
Haut rendement 2 2 2 6 1 1 2
Cycle court 4 6 2 1 5 3 21 2 2 4
Disponibilité 4 2 1 1 8 1 1 2
Jaya
Nombre 0 0 0 0 0 1 1 0 0 0 0 0
Bon goût 0 0
Facile à écouler 0 0
Haut rendement 0 0
Cycle court 0 0
Disponibilité 0 0
TCS-10
Nombre 3 2 0 0 4 2 11 0 0 0 0 0
Bon goût 1 1 2 0
Facile à écouler 2 2 0
Haut rendement 1 1 2 1 5 0
Cycle court 1 2 1 4 0
Disponibilité 2 1 3 0
Other
Nombre 0 0 0 0 0 1 1 9 5 1 5 20
Bon goût 0 1 1 2 4
Facile à écouler 0 0
Haut rendement 0 3 1 1 1 6
Cycle court 0 5 4 1 4 14
Disponibilité 0 2 4 4 10
1
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 10
Tableau 2-7 Moyen de la Preparation de sol
unité: nombre d'enquetés répondus
Basin Anambé hors de Anambé
Total Total
Dialakegni Soutoure MbalocoundaFass Pathe Anambe S. Kareba S. Keita S. Brasso Diereng Goudomp
Labour
Count 4 2 1 0 2 8 17 9 10 9 10 38
Tracteur 4 2 1 2 8 17 0
Animal loue 0 2 4 6
Animal personnel 0 4 1 2 1 8
Main d'oeuvre externe 0 2 2
Main d'oeuvre familiale 1 1 5 9 9 10 33
Offsetage
Count 6 8 1 0 8 2 25 2 7 8 8 25
Tracteur 5 8 1 8 2 24 0
Animal loue 0 1 2 3
Animal per 1 1 2 1 3
Main d'oeuvre externe 0 4 4
Main d'oeuvre familiale 0 1 7 8 8 24
Boue
Count 0 0 0 0 0 0 0 0 8 4 5 17
Tracteur 0 0
Animal loue 0 1 1
Animal personnel 0 1 1
Main d'oeuvre externe 0 1 1
Main d'oeuvre familiale 0 8 4 5 17
Planage
Count 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1
Tracteur 0 0
Animal loue 0 0
Animal personnel 0 0
Main d'oeuvre externe 0 0
Main d'oeuvre familiale 0 1 1
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
Tableau 2-8 Coût des Services par hectare et par type de Service
unite: FCFA/ha
Basin Anambé hors de Anambé
Total Total
Dialakegni Soutoure Mbalocounda Fass Pathe Anambe S. Kareba S. Keita S. Brasso Diereng Goudomp
Labour
Total 81,000 50,000 25,000 0 45,000 225,000 426,000 5,000 13,000 0 0 18,000
Nombre 3 2 1 0 2 8 16 2 3 0 0 5
Moyenne 27,000 25,000 25,000 22,500 28,125 26,625 2,500 4,333 3,600
maximum 27,000 25,000 25,000 25,000 45,000 45,000 3,000 5,000 5,000
minimum 27,000 25,000 25,000 20,000 15,000 15,000 2,000 3,000 3,000
Offsetage
Total 106,200 190,000 25,000 0 195,000 40,000 0 13,500 0 0 13,500
Nombre 5 8 1 0 8 2 0 3 0 0 3
Moyenne 21,240 23,750 25,000 24,375 20,000 4,500 4,500
maximum 27,000 25,000 25,000 25,000 25,000 5,000 5,000
minimum 0 20,000 25,000 20,000 15,000 4,000 4,000
Boue
Total 0 0 0 0 0 0 0 4,000 0 0 4,000
Nombre 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1
Moyenne 4,000 4,000
maximum 4,000 4,000
minimum 4,000 4,000
Planage
Total 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Nombre 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Moyenne
maximum
minimum
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 11
Tableau 2-9 Dosage de Semences
Basin Anambé hors de Anambé
Total Total
Dialakegni SoutourebalocoundaFass Pathe Anambe S. Kareba S. Keita S. Brasso Diereng Goudomp
Dosage (kg/ha)
Total 1700 1620 0 0 2155 1800 7275 198 635 105 25 963
Nombre 9 10 0 0 10 8 37 4 8 3 1 16
Moyenne 189 162 216 225 197 50 79 35 25 60
maximum 250 250 250 250 250 100 150 50 150
minimum 50 60 175 150 50 3 10 20 3
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
Urée
Total 1350 2100 100 0 1900 1300 6750 0 400 660 550 1610
Nombre 8 10 1 0 10 8 37 0 6 9 6 21
Moyenne 169 210 100 190 163 182 67 73 92 77
maximum 200 250 100 0 200 250 250 150 100 100 150
minimum 100 150 100 0 150 50 0 50 50 50 50
Urea
Total 217 339 7 0 400 318 1281 0 42 153 42 237
Nombre 8 10 1 10 8 37 0 5 5 6 16
Moyenne 27 34 7 40 40 35 8 31 7 15
maximum 30 45 7 50 56 56 21 45 21 45
minimum 15 25 7 15 25 7 0 21 0 0
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 12
Tableau 2-13 Satisfaction par repport à la distribution de l'eau d'irrigation
unité: nombre d'enquetés répondus
Basin Anambé
Total
Dialakegni Soutoure Mbalocounda Fass Pathe Anambe S. Kareba
Nombre 8 10 1 10 8 37
Satisfait 5 6 1 8 7 27
Pas satisfait 3 4 0 2 1 10
raisons de Coût elévé 1 quantité 2 quantité
l'insatisfactionPlanage 3 Coût elévé
Manque de gestion de l'eau
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 13
Tableau 2-17 Destination du Riz Paddy Récolté
unite: %
A.7 - 14
Tableau 2-21 Problèms que recontrent les agriculteurs
unité: nombre d'enquetés répondus
Basin Anambé hors de Anambé
Total Total
Dialakegni SoutoureMbalocounda Fass Pathe Anambe S. Kareba S. Keita S. Brasso Diereng Goudomp
Problem
Faible rentabilité 1 1 0
Problèmes de commercialisat 7 9 1 4 5 5 31 3 1 5 9
Faible rendement 1 1 3 4 6 1 14
Coûts de production élevés 4 2 2 3 4 15 2 1 1 4
Maladies /insectes /oiseaux 2 3 1 1 4 3 14 5 1 6 1 13
Manque de tracteurs 4 5 2 4 4 19 6 1 1 3 11
Riz de qualité inférieur 0 1 1
Crédit indisponible 3 3 1 3 6 16 3 2 2 7
Salinisation des sols 0 6 7 8 21
Disponibilité de l'eau 1 1 2 1 1 6 5 3 1 2 11
Manque de semences certifié 1 1 2 2 6 1 3 2 4 10
Difficile d'obtenir des semences 3 3 1 2 1 4
Autres 3 2 1 5 1 12 2 2
Total 25 25 11 15 25 23 124 23 29 27 28 107
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 15
(2) Region de Ziguinchor
Tableau 2-23 Nombre des Membres de la Famille qui sont Economiquement Actifs
Coubalan Cabrousse Diouloulou Tendouck Mlomp Loudia wolof Niaguis Niassia Sindian Tenghory Total
Total 76 68 67 77 40 98 33 46 165 75 745
number 10 10 10 9 10 10 10 10 10 10 99
average 8 7 7 9 4 10 3 5 17 8 7.5
maximum 14 11 16 15 7 20 5 8 23 10 23
minimum 3 2 2 4 2 3 2 2 10 2 2
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 16
Tableau 2-24 Surface Cultivée par Type de Culture
Coubalan Cabrousse Diouloulou Tendouck Mlomp Loudia wolof Niaguis Niassia Sindian Tenghory Total
Paddy(season hyvernage)
Total 24.7 14.25 23.5 15.75 58 13.5 0 8.5 1 12 171.2
Nombre 10 10 10 9 9 10 0 9 2 10 79
Moyenne 2 1 2 2 6 1 1 1 1 2.2
maximum 6 4.5 6 6.75 10 4 1 0.5 2 10
minimum 1 0.25 0.5 1 3 0.5 0.5 0.5 0.5 0.25
Mil
Total 8.7 0 14 3.5 0 1 0 0 2 8.5 37.7
Nombre 8 0 10 5 0 1 0 0 1 9 34
Moyenne 1 1 1 1 2 1 1.1
maximum 2 2.5 1 1 2 2 3
minimum 0.5 0.5 0.5 1 2 0.5 0.5
Sorgho
Total 0 0 0 1 0 0 0 0 1 1 3
Nombre 0 0 0 2 0 0 0 0 1 2 5
Moyenne 1 1 1 0.6
maximum 0 0 0.5 1 0.5 1
minimum 0 0 0.5 1 0.5 0
Maiz
Total 4.5 0 2 1.75 0 8 0 0 0.5 4 20.75
Nombre 5 0 3 3 0 10 0 0 1 6 28
Moyenne 1 1 1 1 1 1 0.7
maximum 1 1 0.75 1 0.5 1 1
minimum 0.5 0.5 0.5 0.5 0.5 0.5 0.5
Niébé
Total 0 0 1.5 0.5 0 8 0 0 0 0.5 10.5
Nombre 0 0 3 1 0 10 0 0 0 1 15
Moyenne 1 1 1 1 0.7
maximum 0.5 0.5 1.5 0.5 2
minimum 0.5 0.5 0.5 0.5 0.5
Arachide
Total 1.5 0 0.5 2.1 0 14.5 0 0 0 7 25.6
Nombre 2 0 1 4 0 10 0 0 0 4 21
Moyenne 1 1 1 1 2 1.2
maximum 1 0.5 0.75 2.5 2 3
minimum 0.5 0.5 0.1 1 1 0.1
Autres
Total 0 1 7 1.85 0 0.5 0 0 0 0.5 10.85
Nombre 0 1 5 3 0 1 0 0 0 1 11
Moyenne 1 1 1 1 1 1.0
maximum 1 3 1 0 0.5 0.5 3
minimum 1 1 0.25 0 0.5 0.5 0
Total
Total 39.4 15.25 48.5 26.45 58 45.5 0 8.5 4.5 33.5 279.6
Nombre 10 10 10 10 9 10 9 2 10 80
Moyenne 4 2 5 3 6 5 1 2 3 3.5
maximum 9 5 8 7 10 8 1 4 7 10
minimum 2 0.3 2 1 3 3 1 1 1 0.3
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 17
Tableau 2-25 Animaux Elevés
Coubalan Cabrousse Diouloulou Tendouck Mlomp Loudia wolof Niaguis Niassia Sindian Tenghory Total
Bovins
Total 35 26 16 31 14 47 0 0 23 28 220
Nombre 6 8 3 5 2 7 0 0 9 7 47
Moyenne 6 3 5 6 7 7 3 4 5
maximum 10 5 8 14 8 12 5 15 15
minimum 2 1 3 2 6 2 1 2 1
Cheval
Total 0 0 0 0 0 0 0 0 6 0 6
Nombre 0 0 0 0 0 0 0 0 2 0 2
Moyenne 3 3
maximum 3 3
minimum 3 3
Ane/mule
Total 1 0 0 0 0 0 0 0 0 4 5
Nombre 1 0 0 0 0 0 0 0 0 2 3
Moyenne 1 2 2
maximum 1 3 3
minimum 1 1 1
Muton/chèvre
Total 40 23 57 60 29 78 14 2 13 44 360
Nombre 7 7 8 9 3 10 4 1 3 10 62
Moyenne 6 3 7 7 10 8 4 2 4 4 6
maximum 10 10 24 11 12 17 4 2 6 10 24
minimum 1 1 1 2 7 3 2 2 3 1 1
Poule
Total 15 43 154 121 110 181 104 101 55 35 919
Nombre 1 8 9 10 10 9 9 10 9 5 80
Moyenne 15 5 17 12 11 20 12 10 6 7 11
maximum 15 12 40 16 21 36 20 16 12 10 40
minimum 15 1 3 7 5 10 4 2 2 4 1
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 18
Tableau 2-26 Variétés de Riz Paddy Cultivées par Village Enqueté
Coubalan Cabrousse Diouloulou Tendouck Mlomp Loudia wolof Niaguis Niassia Sindian Tenghory Total
Total 9 10 10 9 10 10 10 10 7 9 94
IR1529 2 2
Sahel 201 1 1 2
Sahel 202 0
Sahel 108 1 1
Jaya 0
TCS-10 1 1
Autres 8 10 9 6 10 10 10 10 7 8 88
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 19
Tableau 2-28 Moyen de la Preparation de Sol
Coubalan Cabrousse Diouloulou Tendouck Mlomp Loudia wolof Niaguis Niassia Sindian Tenghory Total
Labour
Count 9 2 10 5 3 4 1 0 8 4 46
Tracteur 1 1 2
Animal loue 0
Animal personnel 2 1 3
Main d'oeuv 9 2 6 1 4 1 2 2 27
Main d'oeuvre familiale 4 2 3 6 15
Other 0
Offsetage
Count 9 2 6 3 0 4 1 0 2 3 30
Tracteur 0
Animal loue 0
Animal personnel 0
Main d'oeuvre externe 0
Main d'oeuv 9 2 6 3 4 1 2 3 30
Other 0
Boue
Count 6 4 3 9 9 9 0 10 6 0 56
Tracteur 0
Animal loue 1 1
Animal personnel 1 1 2
Main d'oeuv 6 4 2 2 8 22
Main d'oeuvre familiale 3 5 7 10 4 29
Other 2 2
Planage
Count 5 0 0 2 0 0 0 0 6 5 18
Tracteur 0
Animal loue 0
Animal personnel 2 2
Main d'oeuv 5 2 7
Main d'oeuvre familiale 6 3 9
Other 0
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 20
Tableau 2-29 Coût des Services par hectare et par Type de Service
Coubalan Cabrousse Diouloulou Tendouck Mlomp Loudia wolof Niaguis Niassia Sindian Tenghory Total
Labour
Total 51,000 0 0 0 0 0 0 0 8,000 44,500 103,500
Nombre 5 0 0 0 0 0 0 0 2 4 11
Moyenne 10,200 4,000 11,125 9,409
maximum 30,000 4,000 12,500 30,000
minimum 3,000 4,000 10,000 3,000
0
Offsetage
Total 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Nombre 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Moyenne
maximum
minimum
Boue
Total 41000 275000 0 10000 0 29500 0 0 0 0 355,500
Nombre 3 9 0 2 0 3 0 0 0 0 17
Moyenne 13,667 30,556 5,000 9,833 20,912
maximum 30000 150000 5000 12000 150,000
minimum 1000 10000 5000 7500 1,000
0
Planage
Total 25000 0 0 0 0 0 0 0 0 23000 48,000
Nombre 2 0 0 0 0 0 0 0 0 2 4
Moyenne 12,500 11,500 12,000
maximum 15000 12000 15,000
minimum 10000 11000 10,000
0
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 21
Tableau 2-30 Méthode de Semis
Coubalan CabrousseDiouloulou Tendouck MlompLoudia wolof Niaguis Niassia Sindian Tenghory Total
Total 9 10 20 14 18 20 16 17 8 16
Count 8 10 10 10 9 10 8 10 8 9 92
Semis direct 7 10 6 3 8 2 36
Transplantatio 1 10 4 9 10 10 7 7 58
Note: The villlages with bolded letter are those where transplanting is widely practiced.
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 22
Tableau 2-37 Problèmes de Maladies/Parasites
Coubalan Cabrousse Diouloulou Tendouck Mlomp Loudia wolof Niaguis Niassia Sindian Tenghory Total
Count 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 100
Problèmes 6 4 7 4 7 3 6 0 2 7 46
Pas problè 4 6 3 6 3 7 4 10 8 3 54
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 23
Tableau 2-44 Méthode de Récolte
Coubalan Cabrousse Diouloulou Tendouck Mlomp Loudia wolof Niaguis Niassia Sindian Tenghory Total
Count 9 10 10 6 9 9 7 10 2 7 79
Moissonneuse 3 3
Main d'oeuv 6 4 8 2 6 5 4 35
Main d'oeuv 9 9 8 6 9 9 7 10 2 3 72
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
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Tableau 2-51 Destination du Riz Paddy Récolté
Coubalan Cabrousse Diouloulou Tendouck Mlomp Loudia wolof Niaguis Niassia Sindian Tenghory Total
Auto-consomation
Total 760 59 13 1088 0 0 820 1190 0 2 3,932
number 3 9 2 9 0 0 3 9 0 1 36
average 253 7 7 121 273 132 2 109
maximum 600 10 8 300 500 200 2 600
minimum 10 2 5 9 150 100 2 2
Vente
Total 0 0 0 28 0 0 0 0 0 0 28
number 0 0 0 2 0 0 0 0 0 0 2
average 14 14
maximum 20 20
minimum 8 8
Don
Total 70 0 0 471 0 0 60 0 0 0 601
number 2 0 0 7 0 0 1 0 0 0 10
average 35 67 60 60
maximum 50 400 60 400
minimum 20 1 60 1
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
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Tableau 2-52 Fréquence de la Consommation de Riz
Coubalan Cabrousse Diouloulou Tendouck Mlomp Loudia wolof Niaguis Niassia Sindian Tenghory Total
Count 6 6 9 9 9 0 8 10 1 7 65
Tous les jo 5 5 4 9 9 8 10 1 6 57
Pas de tou 1 1 5 0 0 0 0 0 1 8
Tableau 2-58 Critère de Sélection du Riz com Aliment de Base le Plus Important
Coubalan Cabrousse Diouloulou Tendouck Mlomp Loudia wolof Niaguis Niassia Sindian Tenghory Total
Count 7 9 9 9 8 0 9 10 4 8 73
Goût 6 9 7 9 5 0 9 0 4 8 57
Disponibilit 7 0 6 3 7 0 9 0 0 2 34
Facile à pr 0 2 3 5 0 0 0 0 3 6 19
Economic e 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Autre 0 0 1 0 0 0 0 10 0 0 11
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 26
Tableau 2-59 Source d'accés à la technologie
Coubalan Cabrousse Diouloulou Tendouck Mlomp Loudia wolof Niaguis Niassia Sindian Tenghory Total
Count 3 0 5 9 6 8 9 10 8 10 68
ANCAR 8 8
Agriculteurs formés 3 1 1 5
Texte ou manuel 1 1 2
Autre 3 4 5 6 8 8 10 9 53
A.7 - 27
Tableau 2-63 Credit Obtenu
Coubalan Cabrousse Diouloulou Tendouck Mlomp Loudia wolof Niaguis Niassia Sindian Tenghory Total
number 4 6 10 9 0 0 8 10 7 9 63
Oui 3 2 3 8
Non 4 6 7 9 6 10 7 6 55
Source: L'Equipe d'Etude de la JICA sur la base de l'Etude par GERAD, febrier 2005
A.7 - 28
Annexe 8
Les conditions réelles de la riziculture et des sols des rizières de la basse Casamance seront
décrites sur la base de l’expérience acquise en séjournant et en travaillant dans les zones
rurales de Ziguinchor.
D’autre part, le riz pluvial se cultive traditionnellement en utilisant les eaux d’inondation sur
les pentes douces de la vallée du fleuve Casamance et de ses affluents grâce aux abondantes
précipitations annuelles dont la moyenne est de 1500mm. Cependant, le risque généralisé de
salinisation ainsi que les problèmes d’acidité des mangroves marécageuses se posent avec
acuité à cause de la diminution drastique des précipitations au cours des dernières décennies
qui a entraîné la pénétration de l’eau de mer jusqu’à 200 km à l'intérieur des terres. Les
rizières abandonnées se trouvent très souvent dans les mangroves marécageuses. C’est à
cause de la détérioration susmentionnée des sols que les agriculteurs font d’énormes efforts
chaque année pour préparer la terre et transplanter le riz en vain sur les basses terres ou sur
les versants ascendants qui semblent inappropriées à la culture.
En basse Casamance, la stratification du sable qui est resté du fait de l’avancée et du recul de
la mer au cours de l’âge géologique se reflète fortement sur le profil du sol. Prés du littoral en
particulier, comme c’est le cas dans le village de Loudia-Ouolof situé à Oussouye, se forme
un dépôt de sable de couleur blanche grise dont l’épaisseur est supérieure à 1m et la taille des
particules unifiée. De même, de grandes rizières ont été aménagées sur des sols sablonneux
de Mlomp jusqu’à la Pointe-St. George d’Oussouye. Il existe aussi d’autres rizières
sablonneuses à faible productivité dans la zone côtière de Kabrousse. Des sols à teneur de
sable relativement élevée sont aussi vues dans des rizières situées sur les parties les plus
élevées des affluents comme à Nyassia.
D’autre part, les rizières en haute altitude à l’intérieur de Bignona semblent être
principalement constituées de sols gris bruns des basses terres contenant beaucoup de
d’argile. Dans les basses terres situées le long du fleuve Casamance, existent des sols
alluviaux argileux lourds de couleur variant entre le gris brun et le noir brun. La présence des
sols sulfatés acides est notée partout dans les basses terres des marigots ou eaux mortes. Les
sols potentiellement sulfatés acides s’étendent sur plus de 2.500 km2, de l’entrée de la rivière
jusqu’en amont des zones situées le long du principal cours d’eau et de ses affluents.
A.8 - 1
Quant aux hautes terres, elles sont dominées par des sols rouges bruns foncés. Des
affleurements de minerais de fer sont souvent vus à l'intérieur des terres situées le long des
routes nationales. L’observation du profil du sol s’est faite dans le village de Kolomba du
département de Bignona situé relativement plus en hauteur. Les sols de surface épais de 15
cm sont sablo argileux de couleur rougeâtre et jaune foncée de 40 cm d’épaisseur. Les sols
argileux rouges bruns sont 60cm et 180cm de profondeur et au delà de ce niveau se trouvent
des couches ressemblant à de fines sections carbonisées. On observe des sols dont la couleur
varie du jaune brun claire au gris dans les zones ayant de meilleures conditions hydrauliques.
L’étude du profil des sols menée dans le village de Diourou situé à Bignona montre que les
couches arables sont composées d’un sol sablo argileux dont les 12cm de surface sont gris
clairs suivis d'un sol de couleur beige jusqu'à 140cm de profondeur. A partir de 140cm de
profondeur, se trouve un terreau brunâtre avec quelques points rouges bruns suivi d’un
terreau d’argile limon avec des points rouges bruns à partir de 240cm de profondeur. Entre
315 et 385cm de profondeur se trouve de l’argile blanchâtre beige avec plus de tâches rouges
brunes.
Comme déjà décrit, les sols de paddy de la basse Casamance, ceux des basses terres situées
le long des affluents à proximité de la côte en particulier, sont dans bien des cas sablo
argileux et/ou sablonneux. Les sols argileux de paddy des basses terres ne sont présents que
sur une surface limitée à l’intérieur des terres situées le long du fleuve Casamance et de ses
affluents.
La toposéquence de la zone rizicole de la basse Casamance se présente comme suit. Les sols
rouges et blancs des hautes terres sont couverts de forêts et des palmiers sont plantés en
bordure des celles-ci jusqu’aux versants ascendants où des sols dont la couleur varie du
rouge brun au jaune clair et brun se développent. Les versants ascendants où se développent
des sols gris sont utilisés pour la riziculture pluviale et/où les pépinières1. Les sols versants
ascendants sont relativement hydromorphes et ont utilisés pour la riziculture pluviale qui
dépend de l’eau souterraine. Cependant, la croissance du paddy est instable à cause de la
baisse du niveau d’eau résultant de la baisse des précipitations. Au milieu des versants se
trouve la meilleure zone de riziculture car l’eau y est habituellement disponible en quantité
suffisante et aucun risque de salinité ou de toxicité n’y est détecté. La teneur en sel augmente
rapidement à proximité de la source d’eau; ce qui entraîne la mort des plantes après leur
transplantation. Mais étant donné que le sol est très fertile le rendement le plus élevé est
attendu lorsque les précipitations sont suffisantes2. Les sols « tanne » dont le pH est très
faible et la salinité très élevée se trouvent au delà de cette zone de terre marécageuse. Les
« tanne » en particulier ont la teneur en sel la plus forte; il s’y forme quelques fois même une
1
La riziculture pluviale se pratique plus dans la zone côtière où le rendement de paddy est plus faible. Le
rendement du paddy y est faible et sans doute inférieur à 1 tonne/ha.
2
Une partie de cette zone située le long du fleuve Casamance contient de l’argile lourde.
A.8 - 2
croûte de sel pendant la saison sèche. 3 . De jeunes alluvions et beaucoup de matières
organiques se déposent dans la mangrove où le pH est en hausse. Dans certaines zones, les
rizières à proximité du cours d’eau sont adjacentes aux marigots qui sont de petits ruisseaux
des extrémités des affluents ou des eaux mortes.
La préparation de la terre par les hommes Diola se fait à l’aide du “kajandou”, un outil
traditionnel en forme de stapule muni d’une longue manche en bois. Ils font des sillons de 40
à 60 cm de large et 30 cm de haut sur lesquels les plants sont transférés. En fait, ils retournent
les sillions des années précédentes sur les deux côtés pour faire de nouveaux autres entre les
anciens. Les mauvaises herbes sont enterrées dans le processus. L’arrachage des plants et la
transplantation qui s’en suit sont effectués par les femmes.
D’autre part, la riziculture pratiquée par les Mandingues commence par la préparation de la
terre par les femmes au début de la submersion des rizières. Elles cultivent avec la houe
traditionnelle (‘ebara’ ou ‘daba’ en langues locales) et éliminent les mauvaises herbes en
même temps afin de procéder à la transplantation. Elles ne font pas de sillons. A l’instar des
Diolas, tous les travaux, de la transplantation à la récolte, se font par les femmes. La taille de
chaque parcelle de rizière varie principalement en fonction des conditions topographiques.
Dans les basses terres situées à proximité du cours d'eau, les parcelles sont en générales plus
grandes; leurs tailles varient de 380 à 2.600m2, alors que celles des versants adjacents sont
plus petites et varient de 10 à 200m2. Cependant, on peut voir de très petites parcelles et
quelques fois des parcelles divisées de manière très irrégulière même dans les terres plates.
Cela est peut être dû aux droits de propriété et/ou aux coutumes.
Les plants sont déjà grands au moment de la transplantation et sont transférés de la pépinière
à la rizière en parcourant une longue distance; ce qui affecte négativement le repiquage. La
densité de repiquage est habituellement de 20 à 35 touffes par mètre carré bien qu’elle varie
en fonction des groupes ethniques et des zones. Une densité de repiquage de 50 à 70 touffes
par mètre carré est observée, dans de rares cas lorsque le semis direct se fait sur les sillons et
en dehors des rizières. Aucune gestion spéciale n’est faite après le repiquage à part le fait de
3
Y compris des sols sablonneux de couleur rouge claire et jaune brune le long de la route départementale
entre Nyassia et Oussouye dans le bassin du fleuve du Kmobeul.
A.8 - 3
chasser les oiseaux à l’aide de frondes pendant la période de maturité. Le désherbage et le
repiquage complémentaire se font dans les rizières à sol sablonneux et à faible rendement.
La phase d’initiation des panicules se déroule de la fin du mois de septembre jusqu’au début
du mois d’octobre suivie par l’épiage un mois plus tard. Pendant cette étape, le nombre
effectif de talles par touffe pour les variétés locales cultivées sans engrais avec des méthodes
culturales traditionnelles est de deux à cinq et le nombre de panicules par mètre carré varie
respectivement de 70 à 120 pour les sols sablonneux de la zone costale et de 100 à 160 pour
les sols argileux ou riches en terreau situés à l’intérieur des terres. La phase de maturité
s’étend du début à la mi-novembre. Mais la récolte, la coupe des panicules effectuée
collectivement par les femmes ne se fait pas nécessairement à temps en partie à cause des
autres obligations auxquelles les femmes doivent faire face et se prolonge parfois jusqu’en
mi-décembre. Les panicules coupées sont attachées en bottes, placées sur les crêtes et
séchées au soleil pendant une semaine environ. Aucune mesure de protection n’est prise
pendant la période de séchage. Les panicules séchées sont stockées dans les maisons ou
conservées en bottes. Chaque fois que les habitants ont besoin de riz, la quantité
correspondante est prélevée et battue est sur une natte ou pilée puis vannée. Les rendements
de paddy obtenus grâce aux pratiques culturales traditionnelles sont divers. Le rendement
varie de 1,4 tonnes/ha à 2,8 tonnes/ha à l’intérieur des basses terres argileuses situées le long
du fleuve Casamance. Sur les sables limoneux du département de Nyassia, il varie de 1,4
tonnes/ha à 1,9 tonnes/ha. Dans les sols sablonneux de la zone marécageuse de la mangrove
située près de la côte, il varie de 0,7 tonne/ha à 1,6 tonnes/ha. Les rizières billonnées dans
lesquelles se fait le semis direct obtiennent presque 3 tonnes/ha.
3) Les variétés
Il semble que le riz africain (Oryza glaberrima) était cultivé à l'origine, mais à présent, le riz
A.8 - 4
domestiqué indica (Oryza sativa) importé d’Asie du 16ième au 17ième siècle par les européens,
incluant l'Ebandioulaye, le Barafita, le Seni cory, etc., est le principal type de riz cultivé. Les
variétés locales réagissent bien à l’azote appliqué, pendant la croissance végétative en
particulier et beaucoup de variétés voient leur rapport paddy-paille diminuer lorsque
l’application de l’azote dépasse 50 kgN/ha. Bien que de nouvelles variétés comme les IR,
des variétés chinoises à grand rendement, de nouvelles variétés adaptées au faible pH aient
été introduites, elles n’ont pas été nécessairement acceptées étant donné que les agriculteurs
n’ont pas les compétences requises pour l’application de l’engrais, qu’il sont moins disposés
à acheter des engrais chimiques et que ces variétés de petite taille ne sont pas préférées
malgré leur grand rendement car leur récolte nécessite beaucoup d’efforts. Quant à la durée
de croissance, les variétés dont la croissance nécessite 120 à 130 ont été plantées dans les
basses terres près de l’eau où la période de submersion est plus longue alors que les variétés
nécessitant 110 jours sont plantées sur les versants adjacents. Le tableau suivant indique
certaines variétés figurant sur la liste des variétés recommandées par la station expérimentale
locale.
A.8 - 5
Tableau des variétés de riz recommandées en Casamance
Variétés Origine Durée de la Taille de la Rendement Remarques
croissance plante (cm) potentiel (t/ha)
(jour)
IRAT 10 Cote d’Ivoire 110 100 5,5 (pluviale) Pour les hautes
terres
I Kong Pao Taiwan 110 85 5,5 (pluviale)
DJ 346D ISRA (Sénégal) 115 105 6,5 (irriguée) Adaptée au pH
faible
DJ 684D ISRA 120 100 6,5 (irriguée) Adaptée au pH
faible
JAYA Indonésie 120 80-90 8 (irriguée)
IR8 IRRI (Philippines) 125 95 7 (irriguée)
IR422 IRRI 125 115 4,5 (pluviale)
IR1529 IRRI 130 100 10 (irriguée)
ROK 5 Sierra Leone 130 Riz flottant 5 (irriguée)
La bouse de vache se répand sur les rizières pendant le temps de pâturage après les récoltes;
le fumier mélangé au sol de l’enclos des animaux est répandu dans toutes les rizières avant
les grandes pluies. Quant aux engrais chimiques, l’agent local de vulgarisation semble les
avoir une fois distribués gratuitement. Il a aussi montré comment les utiliser. Donc, les
agriculteurs connaissaient l'efficacité de son application dans une certaine mesure et certains
d’entre-eux appliquent l'urée (appelée sel) en disant que la couleur des feuilles devient saine.
Cependant, les agriculteurs moyens ne sont pas encore assez agressifs pour s’investir dans
les engrais, étant donné qu’aucune vulgarisation des méthodes d’application des engrais n’a
été faite auprès d’eux et qu’ils ne se sont pas encore rendu compte de la rentabilité et de la
fiabilité des engrais. A mon avis, le coût des engrais est trop élevé pour eux comparé aux
dépenses consacrées à leurs cérémonies traditionnelles. Si on pouvait faire des
démonstrations dans les champs des agriculteurs pour leur montrer, avec des chiffres à
l’appui, les hausses de rendements et les profits qu’ils peuvent tirer de leurs champs et en
leur enseignant la physiologie et la nutrition des plantes de riz ainsi que la technique
d’application des engrais, ils exprimeraient un grand désir de l’essayer.
Les expériences effectuées dans plusieurs endroits indiquent que le taux optimum
d’application de l’azote est de 50kgN/ha au total et doit se faire en deux temps : Au début de
la phase de croissance et pendant la phase d’initiation des panicules en utilisant l’urée et/ou
le diphosphate d'ammonium (DPA). Le traitement en surface pendant la phase d’épiage ne
doit se faire que sur un sol argileux. Le volume optimum de phosphore à appliquer devrait
être de 30 à 50 kgP2O5/ha. Tenant compte du fardeau que représente le transport, les engrais
riches en phosphore tel que le superphosphate triple et le DPA devraient être utilisés. On
rapporte aussi que les produits locaux du « Phosphate de Taïba » sont efficaces. À cet effet,
le dosage des trois principales substances nutritives (N, P et K) recommandé pour les rizières
par la station expérimentale locale est respectivement de 103 kg/ha pour N, 20 kg/ha pour le
A.8 - 6
P2O5 et 40 kg/ha pour le K2O, par l’usage combiné de l’urée et de ses composés (N: P2O5:
K2O =[Link])4. D’autre part, la recommandation de l’agent de vulgarisation (PIDAC) est
d’utiliser respectivement les mêmes engrais, 33kgN/ha, 5kg P2O5/ha et10kg K2O/ha.
Le rapport de R. Bertrand et al., souligne que l’eau souterraine de cette zone contient une
quantité significative d’azote et que sa concentration varie de 150 à 600 mg/l ; le niveau
d'azote est souvent mesuré à la fin de la saison des pluies. On a aussi observé dans certains
endroits que les plantes de riz sont devenues vigoureuses à la fin de leur phase de croissance
après une longue période de croissance stagnante qui a débuté au moment du repiquage. Cela
s’est passé au cours des saisons où les précipitations ont été bonnes. On a présumé que cela
est dû à l’apport d'azote fourni par l’eau souterraine qui a infiltrée la nappe phréatique à
travers les sols de la forêt au sommet de la pente de la ligne d'eau.
La qualité de l’eau du fleuve Casamance (le principal fleuve) a été analysée pendant l’été
1988. À Niaguis, localité située à quelques 65km de l’embouchure, la valeur du pH varie
entre 6,5 et 8. La conductivité électrique (CE) était de 110mS/cm donc très élevée jusqu’en
4
Ce dosage pourrait être pour les variétés modernes.
A.8 - 7
début août; elle a ensuite baissé rapidement jusqu’à 35mS/cm à partir de la fin du mois
d’août jusqu’en début septembre lorsque les pluies se sont intensifiées. Elle a ensuite
augmenté à partir de la mi-septembre lorsque les précipitations ont semblé s'arrêter dans la
partie supérieure de la zone de captage et s’est stabilisée entre 60 et 70 mS/cm jusqu’en
début décembre. D’autre part, dans un marigot du village de Loudia-Ouolof (situé à 17km de
l’embouchure du fleuve Casamance) dans le département d’Oussouye, le pH des eaux
stagnantes a beaucoup varié entre 4,1 et 7,7 indiquant ainsi la tendance à la hausse qui mène
à la saison sèche En outre, la CE varie beaucoup pendant la période où s’effectuent les
mesures. Elle a progressivement baissé de 90 mS/cm en début juillet à 10 mS/cm à la fin du
mois d’août et s'est maintenue à ce niveau jusqu’en octobre lorsque sa valeur a encore
augmenté en passant à 70 puis à 90 mS/cm jusqu’en décembre. L’effet de dilution par les
précipitations est plus significatif dans les marigots que dans les ruisseaux du fleuve et la
durée de la période durant laquelle la CE est faible est plus longue dans les marigots.
Tableau des valeurs de la CE de l’eau du fleuve à Nyassia (de juillet 1967 à oct. 1968)
Les profondeurs indiquées par le tableau d’eau et la qualité de l’eau souterraine ont été
mesurées dans les rizières des basses pentes au cours de la période de croissance du paddy.
Les mesures ont été effectuées dans deux sites : Le premier est une rizière au sol est très
argileux du village de Niaguis, département de Niaguis, situé le long de l’artère maîtresse du
fleuve Casamance; le second site est la rizière au sol sablonneux de la mangrove du village
de Loudia-Ouolof dans le département d’Oussouye situé à proximité de la côte. Trois
piézomètres ont été installés à 200m du bord de l’eau dans chaque site. Le niveau et la
qualité de l’eau souterraine ont fait l’objet d’un suivi. La profondeur à laquelle les
piézomètres sont enterrés varie un peu en fonction de l’aptitude au façonnage des sites.
À Loudia-Ouolof, le podzol tel que les sols sablonneux gris clair se dépose à plus d’un mètre
et une couche grise bleu foncée apparaît à 70 cm de profondeur en mi-juin au début de la
saison des pluies. Le risque salin devient de plus en plus grand à mesure qu’on s’approche du
A.8 - 8
fond de la vallée. Les zones les plus proches de la mangrove (piézomètre N°.1) ne sont pas
propices à la croissance du riz bien qu'elles soient cultivées chaque année par les agriculteurs.
Les valeurs du pH et de la CE des eaux souterraines situées entre 60 et 70 cm de profondeur
dans les zones des piézomètres N°1 et 2 de Loudia-Ouolof fluctuent presque parallèlement à
celles de l’eau de surface pendant la saison des pluies. Par contre, l’analyse de la qualité de
l’eau souterraine située à 117cm de profondeur au niveau du piézomètre N° 3 a révélé une
forte teneur d’acide et une valeur de pH d’environ 3 tout au long des cinq mois de la période
de mesures. Elle a aussi révélé un niveau plus élevé de sel avec moins de fluctuations que
l’eau de surface et la présence d’une couche supérieure d’eau souterraine dont la CE est de
30 à 90mS/cm. En outre, lorsque les pluies s’arrêtent en début octobre et que les eaux qui
inondent les rizières disparaissent, le niveau de l’eau souterraine baisse rapidement
entraînant la détérioration de la qualité de l’eau de la rhizosphère. Le paddy de cette rizière
meurt par endroits vers la fin du mois d’octobre de chaque année. On suppose que l’eau
souterraine fortement acide et salée, qui est refoulée par l’eau douce de la pluie jusqu'à l'arrêt
des précipitations, remonte en surface avant la période de maturité du riz. La réduction de la
longueur de la saison des pluies et du volume des précipitations accélère la disparition de
l'eau qui submerge les rizières et entraîne la mort des plants de paddy à la fin de la phase de
croissance avant leur maturité. La culture du paddy se fait tout juste sur des bancs de sable
flottant sur une eau de très mauvaise qualité.
Dans les basses terres du village de Niaguis le long du courant dominant du fleuve
Casamance s’étendent des sols de surface très argileux dont la couleur varie entre le gris
brun et le noir brun avec des parties rouges brunes par endroits. La croissance du paddy à
proximité du cours d’eau (piézomètre N° 1) varie d’un endroit à un autre et d’une année à
cause des dommages causés par le sel. L’eau acide stagne dans certaines parties des rizières
contiguës (piézomètres N° 2). D’autre part, la qualité de l’eau souterraine en termes de pH et
de CE demeure en dessous du niveau critique pour la croissance du paddy même à une
profondeur de 98cm à 115cm au point du piézomètre N° 3 situé à quelques 200m du cours du
fleuve. La baisse du niveau d’eau souterraine se produit, comme c’est le cas des rizières aux
sols sablonneux, avec une semaine de retard environ et par conséquent, la détérioration de la
qualité de l’eau (accroissement de la valeur de la CE) des rizières à proximité du cours d’eau
et de la zone contiguë contenant l’eau acide commence tardivement et avance lentement.
C’est pour cela que la durée de la croissance du paddy dans un environnement approprié
s’est naturellement allongée, ce qui combiné à la fertilité avantageuse du sol pourrait
partiellement expliquer le meilleur rendement qu’enregistre cette zone.
Ce qui suit peut s’expliquer compte tenu des différents comportements susmentionnés de
A.8 - 9
l’eau souterraine dans les sols sablonneux côtiers et les sols très argileux de l'intérieur des
terres ainsi que de la répartition des nombreuses méthodes de culture du paddy dans la zone.
La culture du paddy sur de hauts billons par les Diolas se voit principalement dans les
rizières sablonneuses de la côte où la menace de l'eau fortement salée est permanente. Dans
ces rizières, la salinité des sols se produit quelque peu pendant la saison sèche; mais une
certaine quantité de pluie peut rapidement extraire le sel de la surface des sols grâce à leur
texture sablonneuse et l’eau souterraine fortement acide et hautement salée contenue dans la
rhizosphère est progressivement poussée vers le bas. Cette méthode veut que le repiquage se
fasse au sommet des billons débarrassés du sel par la pluie en début de saison et les racines
s'allongent en fonction de la désalinisation du sous-sol. Cette méthode permet, à la fois,
d’éviter les dégâts causés par le sel à l’étape initiale de la croissance et de faire très tôt les
semailles ainsi que le repiquage dans une certaine mesure. Cela allonge la durée de
croissance du paddy dans les champs et par conséquent stabilise et augment le rendement.
Surtout maintenant que les précipitations ont diminué, on considère que cette méthode peut
aider à réduire les dégâts provoqués par la montée de l‘eau souterraine en fin octobre en
avançant la période de maturité. Lorsque le niveau d'eau atteignait la taille des agriculteurs,
les billons élevés permettaient aux plants de ne pas être submergées.
D’autre part, la riziculture sur les surfaces plates se voit souvent dans les zones de sols
argileux situés à l'intérieur des terres où l'intrusion de l'eau de mer ne peut se faire. Une
submersion plus longue et une meilleure fertilité du sol pourraient ne pas engendrer la
crainte de la salinité qui réduit le rendement. Il ne sera donc pas nécessaire de recourir aux
hauts billons qui nécessitent un dur labeur.
(6) Situation réelle des contre-mesures relatives à la salinité et aux toxicités acides
Pour ce concerne les contre-mesures de la salinité et des problèmes d’acidité sur les plants de
paddy en Casamance, plusieurs recherches incluant l’assistance technique que fournit
l’Allemagne depuis 1962 ont été menées. En outre, l'accélération de l’élimination des sels et
des sulfates par le biais de l’augmentation des fossés de drainage, la construction de petites
digues, etc. ont été proposées. Cependant, en dépit des nombreux efforts fournis comme la
mise en valeur de nouvelles terres, la construction de digues et de barrières, etc., il apparaît
que le problème n’est toujours pas résolu pour plusieurs raisons que sont l’échec de la
lixiviation du sel par une forte acidification, le manque de main-d’œuvre dû à l’émigration,
les technologies inadéquates de génie civil, les problèmes financiers, etc.
Pour l’heure, il s’avère raisonnable de limiter les activités de développement aux zones
propices à la riziculture et d'y concentrer l'investissement destiné à l'utilisation de l'engrais.
Etant donné que le rendement actuel est assez faible, il est relativement facile de l’augmenter
et d’augmenter le profit en améliorant l’environnement de la riziculture par le biais d’une
gestion agricole rigoureuse. Dans les nombreuses parcelles de démonstration, le rendement
du paddy a augmenté de 150 à 250%, en passant de 0,6- 2,0 tonnes/ha à 2,0– 3,8 tonnes/ha,
grâce à l’utilisation de 50 à 70kg de P2O5/ha comme le superphosphate triple ou le DPA sous
A.8 - 10
les billons et 40 à 50kg de N/ha comme urée une seule fois ou en deux étapes. La conversion
de cette hausse de rendement en prix de riz usiné générera un bénéfice net d’au moins 250 à
450% de l’investissement réalisé sur les engrais. Il faudra d’abord que les techniciens locaux
prouvent aux agriculteurs l'efficacité de la technique d'utilisation de l'engrais et leur
montrent les bénéfices escomptés par le biais de démonstrations sur le terrain pour que cette
technique puisse être vulgarisée. Chaque village devrait être équipé d’un ruban métrique et
d’une balance pour calculer et peser les quantités nécessaires d’engrais en mesurant la
surface des parcelles. Tous les agriculteurs devraient connaître les quantités requises
d’engrais pour chaque parcelle et savoir utiliser les outils localement disponibles telles que
les boîtes vides comme unités de mesure. À cet effet, la formation des formateurs est
nécessaire pour former les leaders qui pourraient concevoir les plans d’utilisation des
engrais et guider les autres agriculteurs.
La toxicité acide sans problème de salinité a été observée dans les rizières sablonneuses du
versant adjacent à proximité des affluents relativement grands. Dans le cas des rizières
attenant à la palmeraie du village de Karongue situé dans le département de Diouloulou, la
valeur du pH des sols de paddy était de 3,6 à 4,0 jusqu’à 50 cm de profondeur. Le sol est
sablo argileux et gris en surface; il est composé de sable blanchâtre au delà de 30cm de
profondeur. Il s’est avéré que le problème n’est pas dû à la salinité comme le pensaient les
agriculteurs mais à une forte acidité qui s’est infiltrée horizontalement à partir des basses
terres situées à proximité du cours d’eau en passant par la nappe phréatique. La croissance
du paddy s’est améliorée lorsque le carbonate de calcium a été appliqué au taux de 1,5 à 3,0
tonnes/ha aux sols de surface entre 10 et 20cm de profondeur et le pH du sol a été mesuré à
4,6 à 5,1 après la saison des pluies; en janvier de l’année suivante. Les agriculteurs qui n’ont
pas pu utiliser des intrants agricoles étaient pressés de préparer leur application en brûlant
des coquillages d’huîtres.
A.8 - 11
Annexe 9
Brochure SENRIZ et
Affiche SENRIZ
MARKETING PROMOTION AKNOWLEDGEMENT MARKETING PROMOTION
SENRIZ is now on sale at DAPS and JICA appreciate the collaboration of all the OF
SCORE
Fraîchement following partners for successful performance of SENEGALESE RICE
On-the-Run usiné Marketing Promotion of Senegalese Rice.
Have you ever heard that one Senegalese Quality control by appropriate practices Use of Modern Rice Mill
consumes about 80 kg of white rice a year?
Your answer may be “Yes”. Senegal is one of
the largest rice consumers in Africa on per-capita
consumption basis. Then, do you know that 80%
of rice you consume is imported from other
countries?
harvested by leading rice farmers in the Senegal Timely topdressing and water control Cleaning dry paddy
river valley and processed by new modern rice Quality control by timely harvesting Removing husks and bran thoroughly
mill. Separating milled rice by length into head
rice, large broken, fine broken and mixed
SENRIZ is produced from local rice varieties,
namely SAHEL series, which have been
carefully selected to meet Senegalese taste,
Fraîchement
usiné
★
Un produit du programme de transfert de technologies exécuté dans le cadre du Plan
Directeur de l’Etude sur la Réorganisation de la Production de riz au Sénégal
Direction de l’Analyse, de la Prévision et des Statistiques (DAPS),
Ministère de l’Agriculture et de l’Hydraulique, Sénégal
Appuyé par
L’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA)
Contact: DAPS 8646413 / SAED 9611380
A.9 - 3
Annexe 10
le lancement de SENRIZ
SOLEIL
Une étude sur le riz est en cours dans le cadre de la coopération japonaise. Elle est confiée à
un bureau d’étude japonais qui travaille en collaboration avec la Direction de l’analyse, de la
prévision et des statistiques (Daps), chargée de la coordination, et d’un Comité directeur
élargi aux autres acteurs de la filière. La durée de cette étude, qui couvre l’ensemble du
territoire national, est de 24 mois (novembre 2004- octobre 2006).
« Afin de rendre le riz sénégalais plus compétitif par rapport au riz importé, des recherches
bibliographiques, des ateliers, des enquêtes, des tests aux champs ont été exécutés. Il ressort
de ces investigations que des efforts doivent être fournis à tous les niveaux de la filière pour
atteindre cet objectif ». C’est ce que nous a révélai M. Cheikh Thioune, le chargé de la filière
à la DAPS.
A cet effet, une expérience test, qui va de la production du paddy, sa transformation dans une
rizerie spécialement importée du Japon, à son conditionnement et à sa commercialisation, a
été menée dans la vallée du fleuve Sénégal. La DAPS et la Mission japonaise de l’Etude
aimeraient porter à la connaissance du public les résultats obtenus, dont notamment les
différents lots de riz blanc ». Ce sera à partir d’aujourd’hui, à la place de l’Indépendance.
[Link]
A.10 - 1
LE QUOTIDIEN
Les Sénégalais, grands consommateurs de riz, pourront bientôt acheter la production locale
dans les grandes surfaces, en sachet de deux kilos. La production nationale de riz tourne.
autour de 100 mille tonnes dans la vallée du fleuve Sénégal. Cependant, la consommation
annuelle sénégalaise est de 600 mille tonnes. Et chaque Sénégalais consomme environ 80 kg
de riz par an. Il y a là un marché porteur pour les producteurs de riz local, qui entendent
relever le niveau de la production et la qualité du riz. Mais pour cela, il faut surtout que l’Etat
limite les importations. C’est là certain des raisons de l’organisation de la journée de
promotion du riz local. Elle a été rendue possible grâce au programme triennal de recherche
exhaustive sur la filière riz, en cours depuis 2004, et dont l’achèvement est prévu pour 2006.
A.10 - 2
disposé à œuvrer aux côtés des autorités sénégalaises pour la réussite de l’expansion du riz
sénégalais. Nous serons ravis de mettre toute notre technologie et notre savoir-faire au service
des intervenants sénégalais afin de donner à votre pays toutes les chances d’atteindre une
production qui lui permette de s’auto-satisfaire pour la consommation de riz», a conclu M.
Nakajima.
Safiètou KANE -
A.10 - 3
Wal Fadjri
Senriz. C'est à travers ce produit que les riziculteurs de la vallée du fleuve Sénégal entendent
assurer la promotion du riz local. Ils ont profité de la "Journée de promotion du riz sénégalais"
organisée, hier, pour lancer leur produit. Le riz est blanchi et provient du paddy sec.
Sa transformation est effectuée par des rizeries neuves et modernes. Et puis, les promoteurs de
Senriz renseignent, à travers les emballages du riz, sur les données du contrôle de la qualité.
Une démarche qui, de l'avis du secrétaire général du ministère de l'Agriculteur, Oumar Top,
permettra au riz local d'être plus compétitif et de pouvoir concurrencer le riz exporté. Cela
d'autant que "la nouvelle production des riziculteurs de la Vallée a la qualité qui peut
satisfaire les exigences des consommateurs, en matière de qualité".
Cela est rendu possible, souligne M. Top, grâce à l'appui de l'Agence japonaise de
coopération internationale (JICA) qui, avec la Direction de l'analyse, de la prévention et des
statistiques du ministère de l'Agriculture, a permis la réalisation du plan directeur de l'étude
sur la réorganisation de la production de riz au Sénégal. Des études qui ont permis, avance-t-il,
de comprendre qu'il faut faire le lien entre la production et la consommation. Un pari gagné.
Car, rappelle-t-il, "il y a des années où, de manière récurrente, dans la vallée du fleuve
Sénégal, à la fin de la campagne des productions, on avait d'énormes problèmes pour
l'écoulement de ces productions". Ce qui, du reste, n'est qu'un vieux souvenir, soutient-il. A
l'en croire, "depuis quelque temps, le problème de l'écoulement ne se pose plus" par le seul
fait que "le riz local est devenu plus compétitif".
Pour l'heure, Senriz n'est disponible que dans certaines grandes surfaces. Toujours est-il que
les promoteurs nourrissent l'ambition de couvrir tout le pays de ce riz "bien de chez nous".
24 Décembre 2005
Publié sur le Web le 28 Décembre 2005
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