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Géométrie Analytique Simplifiée

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3.

RAPPELS DE GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE




Dans tout ce chapitre, le repère (cartésien) (O,~ı, ~, k ) est supposé orthonormé ;
d
dans le plan, on suppose de plus que l'angle (~
ı, ~) est positif.

1 Préliminaires.
Les propriétés géométriques classiques des gures du plan et de l'espace (telles que
les théorèmes de Thalès et de Pythagore, ou le fait que les médiatrices d'un triangle
se coupent en un même point) seront rappelées (et parfois redémontrées) à partir du
chapitre 21. Ici, nous allons seulement nous intéresser aux outils de calcul permettant
d'obtenir ces résultats en pratique, dans le but de pouvoir rapidement traiter, par
exemple, les propriétés géométriques du plan complexe, ou encore en vue des applica-
tions à la physique et à la technologie. Nous supposons acquises les notions de vecteur,
de repère (cartésien), et de coordonnées (une approche rigoureuse de ces notions sera
faite à partir du chapitre 16), et nous conviendrons,
 d'une part, de représenter (dans
x


l'espace) le vecteur v = x~ı + y~ + z k par v =  y , et d'autre part le point M de
z  
xM
−−→ −→
coordonnées (xM , yM , zM ) (c'est-à-dire que OM = xM~ı + yM ~ + zM k =  yM )
zM
¯ µ ¶
¯ xM
¯ x
par la notation M ¯ yM . Bien entendu, dans le plan, nous noterons seulement v =
¯ y
zM
¯
¯x
et M ¯ M , mais il nous arrivera souvent, dans les formules qui suivent, de convenir
yM
qu'un point ou un vecteur du plan est en fait un objet de l'espace dont la troisième
µ ¶
x
coordonnée est nulle, autrement dit d'identier, par exemple, les deux vecteurs
  y
x
et  y .
0
L'objectif principal des méthodes de la géométrie analytique est alors de remplacer
la résolution d'un problème de géométrie par la résolution de systèmes d'équations
codant ce problème (un exemple sera traité en 4. 3). Cela suppose qu'on sache
représenter les objets les plus courants (points, droites, plans ; cercles, sphères, etc.).
Il y a essentiellement deux manières d'y parvenir : décrire l'ensemble des points d'une
droite, par exemple, par des formules donnant leurs coordonnées en fonction d'un
paramètre (on peut se les représenter comme donnant la description d'un mouvement
(c'est l'interprétation cinématique), mais ce n'est½nullement obligatoire) ; on parle alors
x = 2t + 1
de système d'équations paramétriques, tel que . L'autre représentation
y = 3t − 2
consiste à donner une condition entre les coordonnées (telle que xy = 1), telle que cette
condition est vériée si et seulement si le point appartient à la courbe; on parle alors
d'équation cartésienne (de la courbe). Nous ne traiterons d'abord que les cas des droites
et des cercles du plan, pour lesquels n'apparaissent pas de dicultés particulières, mais
on verra dans le dernier paragraphe, ainsi qu'aux chapitres 21 et 23, que la description
des courbes et des surfaces de l'espace est plus délicate.
Rappels de géométrie analytique p. 2

Nous aurons également besoin de quelques outils de calcul à partir des coordonnées,
par exemple de formules donnant l'angle de deux droites, ou la distance de deux
points; il s'avère que le moyen le plus ecace de les obtenir consiste à introduire le
produit scalaire (dont nous justierons rigoureusement les propriétés au chapitre 21) ;
un autre outil de calcul plus spécialisé, le produit vectoriel (qui sera lui aussi introduit
en technologie), demanderait à ce stade que l'on admette trop de choses, aussi nous
ne le construirons et ne justierons ses propriétés qu'au chapitre 21.

2 Coordonnées, points et vecteurs.


¯ ¯  
¯ xM ¯ xP xP − xM
¯ ¯ −−→
Tout d'abord, rappelons que si M = ¯ yM et P = ¯ yP , on a M P =  yP − yM 
¯ ¯
zM zP zP − zM
(extrémité moins origine), ce qui se démontre en revenant à la dénition des coor-
−→ −−→ −−→
données, et en utilisant la relation  deChasles
 0 : OP = OM + M P, ainsi,
 bien
 sûr,

x x x + x0 x kx
que les règles du calcul vectoriel :  y  +  y 0  =  y + y 0  et k  y  =  ky .
z z0 z + z0 z kz
Un raisonnement analogue permet d'obtenir l'importante formule de changement
de repère (ou plus précisément de changement d'origine ; le cas général, où l'on change
¯
¯ xM
¯
également les vecteurs du repère, ne sera abordé qu'au chapitre 23) : si M = ¯ yM dans
¯
zM
−→ 0 0 0
le repère R = (O,~ı, ~, k ), les nouvelles coordonnées (xM , yM , zM ) du même point M
¯ x0
−→ ¯ M
dans le repère R = (C,~ı, ~, k ) (ce que l'on notera M = ¯¯ yM
0 0
) sont données par les
¯ z0
M
R0
 0
 xM = xM − xC
0
formules yM = yM − yC (où les xC , etc. sont les coordonnées du point C dans le
 0
zM = zM − zC
repère R, évidemment).

Les propriétés du calcul vectoriel permettent déjà d'obtenir quelques formules et


−→ −→
résultats utiles ; ainsi, si M est le milieu du segment [AB], on sait que OA + OB =
−−→
2OM ; on en déduit donc que
¯
¯ (xA + xB )/2
¯
M = ¯ (yA + yB )/2 .
¯
(zA + zB )/2

−→
De même, (AB) et (CD) sont parallèles (ou confondues) si les deux vecteurs AB et
−→ −→ −→
CD sont colinéaires, c'est-à-dire que AB = k CD (protons-en pour rappeler que v =
k u n'autorise nullement à écrire k = v/u : il n'existe pas de division vectorielle).
−−→ −→
En particulier, M appartient à la droite (AB) si, et seulement si, AM = k AB ; on
en déduit la représentation paramétrique
 canonique de la droite (AB) : les points
¯
¯ xM  xM = xA + k(xB − xA ) = (1 − k)xA + kxB
¯
M ¯ yM de cette droite sont donnés par yM = yA + k(yB − yA ) = (1 − k)yA + kyB ,
¯ 
zM zM = zA + k(zB − zA ) = (1 − k)zA + kzB
Rappels de géométrie analytique p. 3

où k est un paramètre parcourant R, et dont la valeur indique la position de M sur


(AB), par exemple, M est entre A et B si et seulement si 0 < k < 1 (nous verrons
un exemple d'application de ces formules au chapitre 10, en étudiant la notion de
convexité; il s'agit d'ailleurs en fait, comme nous le montrerons au chapitre 21, de cas
particuliers de l'importante notion de barycentre).

3 Le produit scalaire.

3. 1 Rappels de trigonométrie.
On va seulement ici rappeler la dénition des fonctions trigonométriques usuelles
et quelques formules utiles ; nous verrons au prochain chapitre comment utiliser les
nombres complexes pour obtenir des résultats plus élaborés.

y↑

...............
.................... ......... ..............................
.......... .........
......... .... .......
....... ..
M .
. .....
.... ... .......
......

.. ... ..•
.
...
.. .......
.
.. ... ...
.
....................................................................
sin α.
.
.
.
.
......
.....
.....
.....
.
.... . .... . .....
.
.. .
... .
.
...
. ...
... .
.
.
....
...
.
.. ... ... .
. ...
..
. ... . .
. ...
.
. . ... .
. ...
.
.. .
... ... .
.
...
...
.
. ..
.
...
....
...
....
~ α
.
.
.
.
.
.
...
...
...
.. .
. ... .
. ...
... .... . . ...
....
.......................... ...
.. . ............. .
. ......
. ...
... . .....
.... ..... ... ... ....
.
...
... .... .... .
. .... ...
.. .... .. .
. ... ...
... ... ... . ...
.. . . ...
.. ... .. . .
. ... .......................................................................................................................
....
...
. ...
...
.
.. .. →
...
... cos α O
...
... ~ı ..
...
x
... ...
... ...
... ...
. .
....
... ...
... ... ...
... ... ...
... ...
.. .
....
... ... .
... ... ...
... ... ...
...
...
...
... .....
... ... ..
..... ... ...
..... ... ....
..... ...
........
...
.....
..... ... .........
.
...... .......
......
....... ............ .....
........ ....... ...
......... ... ...
............ ......... ...
......................................................... ...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
..
tan α

La dénition historique de sin, cos et tan part des rapports de côtés de triangles rec-
tangles, dont le théorème de Thalès montrre qu'ils ne dépendent que de l'angle consi-
déré (cos  : côté adjacent à A/hypoténuse, sin  : côté opposé/hypoténuse, tan  :
côté opposé/côté adjacent); cela permet déjà d'obtenir les valeurs remarquables
des sinus, cosinus et tangentes des angles de π/6, π/4 et π/3, comme on le retrouvera
en classe. Une analyse élémentaire montre alors que le point M du cercle trigonomé-
d
trique (le cercle de centre O et de rayon 1) tel que (Ox, OM ) = α (si α est un angle aigu
positif) a pour coordonnées cos α et sin α, ce qui permet de dénir ainsi cos et sin pour
tout α (et tan par tan α = sin α/ cos α, quand α 6= π/2 + kπ ; le point d'intersection de
la droite (OM ) et de la droite d'équation [X = 1] a pour ordonnée tan α); l'étude de la
notion d'arc (algébrique) permet enn de généraliser à tout α réel : on dénit d'abord
dv) par l'arc AB_
la mesure de l'angle (orienté) (u, découpé sur le cercle trigonométrique
Rappels de géométrie analytique p. 4

−→ −→
par les deux vecteurs OA = u/kuk et OB = v/kvk, et on dénit une unité d'angle,
_
dv) = AB
le radian, telle que si les angles sont exprimés en radians, on a (u, (si on mesu-
dv) 180 _
rait en degrés, par exemple, on obtiendrait (u, degrés = π AB ). Remarquant alors
que, réciproquerment, l'angle de mesure α est le même que l'angle de mesure α + 2π ,
on obtient des fonctions trigonométriques dénies sur R tout entier, et qui sont de
période 2π (nous les étudierons plus précisément au chapitre 5).

Protons-en pour remarquer l'importante relation de Chasles pour les angles du


dv) + (v,
plan : (u, d w)=(u, d w) (à 2π près); elle est presque évidente si l'on utilise les
arcs; attention toutefois : elle est complètement fausse dans l'espace, comme on s'en


convaincra aisément en essayant de l'appliquer aux trois vecteurs ~ı, ~ et k .

On déduit facilement de l'étude de la représentation graphique des fonctions tri-


gonométriques (et du théorème de Pythagore) que cos2 α + sin2 α = 1, ainsi que
les formules de parité cos(−α) = cos α et sin(−α) = − sin α ; un raisonnement de
symétrie autour de la première bissectrice permet d'obtenir de même l'utile formule
sin(π/2 − α) = cos α. Mais ces formules ne sont en fait que des cas particuliers des
formules d'addition des angles, que nous verrons au prochain chapitre.

d −−→
On peut enn montrer aisément que si u est un vecteur unitaire, si α = (u, OM ),
et si H est le projeté orthogonal de M sur l'axe (O, u), on a (formule de projection
sur un axe) OH = OM. cos α.

3. 2 Dénition et propriétés du produit scalaire.


   0
x x
Si u =  y  et si v =  y 0 , on appelle produit scalaire de u et v, et l'on
z z0
note u.v, le nombre réel xx0 + yy 0 + zz 0 . Le produit scalaire se comporte un peu
comme la multiplication usuelle, c'est-à-dire qu'on a u.v = v.u (commutativité),
(k u).v = k(u.v), et u.(v+w) = u.v+u.w (distributivité), mais les autres formules
usuelles, soit ne veulent rien dire (u.(v.w) n'a pas de sens, puisque v.w n'est pas un
vecteur) soit sont fausses : u.v = 0 peut parfaitement se produire alors que ni u ni v
ne sont nuls, et en fait :

u.v = 0 ⇐⇒ u et v sont orthogonaux.

On note u.u = u2 (carré scalaire), et on dénit la norme du vecteur u (notée


kuk)
√ x
par kuk = u2 (on remarquera l'analogie avec la valeur absolue) ; si u =  y ,
z
p
2 2 2 d
on aura donc kuk = x + y + z ; on démontre alors que si (u, v) = α, on a u.v =
kuk × kvk × cos α, et, appliquant la formule de projection sur un axe (O, u), que si H
−−→
est le projeté (orthogonal) de M sur cet axe, on a [Link] = OH × kuk.

Bien entendu, et on peut le redémontrer en partant du théorème de Pythagore,


−→
la norme correspond à la longueur du vecteur, c'est-à-dire que kABk = AB , et
donc que p
AB = (xB − xA )2 + (yB − yA )2 + (zB − zA )2 .
Rappels de géométrie analytique p. 5

On appelle vecteur unitaire un vecteur u tel que kuk = 1 ; on peut remarquer que quel
que soit v non nul, v/kvk et −v/kvk sont unitaires (et ce sont les deux seuls vecteurs
unitaires colinéaires à v).
À partir de ces formules, on voit qu'il est possible de calculer l'angle de deux
u.v
vecteurs dont on connaît les coordonnées (puisque cos α = ), si du moins on
[Link]
peut retrouver α connaissant cos α, ce qui est facile en théorie grâce à la fonction
arc cos que nous verrons au chapitre 5. . . et en pratique grâce aux calculettes, tant
qu'on ne se préoccupe pas de questions de signes, puisque cos(−α) = cos α. Cette
dernière diculté ne sera levée qu'au prochain chapitre; en pratique (et sans aucuneµ ¶
d x
justication pour le moment), il nous sura de retenir que si (u, v) = α, et u = ,
µ 0¶ y
x
v= , α est du signe de xy 0 −yx0 (le déterminant de (u, v), que nous apprendrons
y0 ¯ ¯
¯ x x0 ¯
à noter (au chapitre 20) ¯¯ ¯ ; certains auront peut-être aussi reconnu là un certain
y y0 ¯
produit vectoriel. . . ).
Concluons ce paragraphe par un exemple élégant de démonstration géométrique
utilisant le produit scalaire (mais bien d'autres méthodes sont possibles) : soit [AB]
le diamètre d'un cercle de centre O (milieu de [AB], donc) et M un point du cercle.
−−→ −−→ −→ −−→ −−→ −→ −−→ −−→
On a AM .M B = (AO + OM ).(M O + OB), donc (posant M O = −OM = −u et
−→ −→ −−→ −−→
AO = OB = v), AM .M B = (v − u).(v + u) = v2 − u2 = OB 2 − OM 2 = 0 (en
utilisant la distributivité du produit scalaire). On en déduit donc que le triangle AM B
est rectangle en M (les triangles incrits dans des demi-cercles sont rectangles),
propriété que nous utiliserons à plusieurs reprises.

4 Équations de droites et de cercles.

4. 1 Vecteurs directeurs, équations cartésiennes des droites.



→ −

On appelle vecteur directeur d'une droite ∆ tout vecteur d nonµnul¶tel que d =
−→ c
AB , où A et B sont des points de ∆. Dans le plan, soit u = un vecteur
d
¯ ¯
¯x ¯x
directeur d'une droite passant par A¯ A . Si M ¯ est un point quelconque de cette
yA y
−−→
droite, c'est donc que AM = ku ; le calcul montre alors que −dx + cy = −dxA + dyA .
Une analyse plus précise permet d'en déduire que toute droite ∆ du plan possède une
équation cartésienne de la forme ax + by = c, avec a et b non tous deux nuls (et que
les autres
µ équations
¶ cartésiennes de ce type sont kax + kby = kc), qu'alors le vecteur

→ −b
d = est directeur (et les autres vecteurs directeurs de ∆ lui sont évidemment
a

→ − →
proportionnels,
µ √ ¶en particulier les utiles vecteurs directeurs unitaires u = d /k d k =
−b/√ a2 + b2
et −u).
a/ a2 + b2
µ ¶ µ ¶ µ ¶
a −b −
→ a
Remarquant que . = −ab + ab = 0, on voit que le vecteur n =
b a b

→ −

est orthogonal à d , et donc à ∆ ; n s'appelle un vecteur normal de ∆ (et les autres
vecteurs normaux sont donc de la forme k − →
n , avec k non nul).
Rappels de géométrie analytique p. 6

En particulier, si on choisit de mettre l'équation de ∆ sous la forme µ normalisée


√ ¶
a b c a/ a 2 + b2
√ x+ √ y=√ , le nouveau vecteur normal − →0 =
n √
a2 + b2 a2 + b2 a2 + b2 µ ¶ b/ a2 + b2
est unitaire, et on voit aisément que si α = (~ı,d−
n →0 = cos α , et donc qu'une
→0 ), on a −
n
sin α
équation de ∆ peut s'écrit sous la forme (cos α)x + (sin α)y = C .
µ ¶

→ cos α
La droite d'équation sin αx − cos αy = 0 a pour vecteur directeur d = =
sin α

→0 ; elle est donc orthogonale à ∆, et son intersection avec ∆, P , est le projeté ortho-
n ½
(cos α)x + (sin α)y = C
gonal de O sur ∆. Résolvant le système , on en déduit que
sin αx − cos αy = 0
¯
¯ C cos α
P =¯ , et on voit que OP = |C| ; revenant aux équations initiales, on obtient
C sin α
nalement que la √ distance de O à la droite ∆ d'équation ax + by = c (notée d(O, ∆))
est d(O, ∆) = |c|/ a2 + b2 .

On rencontre souvent des équations de droites de la forme y = ax + b, dans le


cadre d'études de fonctions (x 7→ ax + b est une fonction ane, et son graphe est la
droite ayant l'équation y = ax + b). Lesµrésultats
¶ précédents montrent qu'un vecteur

→ 1 d∆), a, le coecient
directeur d'une telle droite ∆ est d = , et que si α = (Ox,
a
directeur (ou pente) de ∆, vérie a = tan α.

4. 2 Équations paramétriques et cartésiennes des cercles.


¯ ¯
¯x ¯a
Si M ¯ appartient au cercle de centre C ¯ et de rayon R, c'est que CM = R,
y b
−−→ −−→2
et donc que kCM k = R, ou encore que CM = (x − a)2 + (y − b)2 = R2 ; cette
dernière relation est donc une équation cartésienne du cercle C(C, R) ; en particulier,
le cercle trigonométrique (ou cercle unité) a donc pour équation x2 + y 2 = 1. On
¯
¯a
¯
voit de même aisément que la sphère de centre C ¯ b et de rayon R a pour équation
¯
c
cartésienne (x − a)2 + (y − b)2 + (z − c)2 = R2 .

Réciproquement, soit une équation cartésienne de la forme x2 +y 2 +ax+by +c = 0.


L'utilisation de la méthode vue au chapitre précédent pour obtenir la forme canonique
des trinômes permet de la réécrire (x+a/2)2 +(y+b/2)2 = k (avec k = −c+(a2 +b2 )/4),
ce
√ qui montre qu'il s'agit de l'équation d'un cercle (de centre C(−a/2, −b/2) et de rayon
k ) si k > 0 (et l'ensemble correspondant est vide si k < 0, et réduit au point C si
k = 0).

Représenter un cercle sous forme paramétrique n'a pas de solution aussi naturelle
que pour les droites. On retiendra½ la représentation trigonométrique standard du
x = a + R cos t
cercle C(C, R) étudié ci-dessus : , mais on verra aussi au prochain
y = b + R sin t
chapitre, par exemple, une
 représentation inattendue du cercle unité (ou presque :
2
 1 − t
x =
il en manque un point) : 1 + t2 .
 y = 2t

1 + t2
Rappels de géométrie analytique p. 7

4. 3 Application : détermination des formules d'une symétrie.


0
¯Cherchons, par exemple, à déterminer les coordonnées du point M , symétrique
¯ 0 de
¯x ¯ x
M ¯ par rapport à la droite ∆ d'équation Y = 2X + 1. Posant M 0 = ¯ 0 , on sait
y y
¯ 0
¯ (x + x )/2
que cela revient à dire que le milieu de [M M 0], P ¯ doit appartenir à ∆,
µ 0 ¶ (y + y 0 )/2
−−−→ x −x
et que le vecteur M M 0 = doit être orthogonal à ∆. On est donc amené à
y0 − y
résoudre le système de deux équations (ayant pour inconnues x0 et y 0 )

 y + y0
 = x + x0 + 1 (P appartient à ∆)
2 µ ¶ ,
 −−−→0 1
 x − x + 2(y − y) = 0 ((M M ) ⊥ ∆, donc M M .
0 0 0
= 0)
2
dont la résolution est laissée au lecteur (on doit obtenir x0 = (−3x + 4y − 4)/5 et
y 0 = (4x + 3y + 2)/5).

5 Quelques questions de géométrie dans l'espace.


Les mêmes méthodes s'appliquent nettement moins aisément dans l'espace. Tout
d'abord,
 on a vu que la droite (AB) admettait le système d'équations paramétriques
 Mx = x A + k(xB − xA )
yM = yA + k(yB − yA ) ; si on essaie d'éliminer k de ces équations, on n'obtient

zM = zA + k(zB − zA )
plus une mais deux relations entre xM , yM et zM (ce résultat est lié à des questions
de nombre de degrés de liberté, qui seront exposées en Mécanique, et que nous
retrouverons à partir du chapitre 16 en étudiant le rang des systèmes d'équations).
Il en résulte qu'une droite de l'espace n'a pas d'équation cartésienne, et que des
équations telles que x + 2y − 3z = 4 décrivent des plans (ou plus généralement des
surfaces); c'est une source d'erreurs fréquentes chez les débutants. . .
En admettant la notion de plan  orthogonal
 (perpendiculaire) à une direction
a


(c'est-à-dire à un vecteur) δ =  b , on voit que dire que M appartient à un tel
c
−−→ −→
plan passant par A est équivalent à ce que AM . δ = 0, donc à l'équation cartésienne
a(xM − xA ) + b(yM − yA ) + c(zM − zA ) = 0, de la forme ax + by + cz + d = 0 ;
on démontre que réciproquement, toute équation de cetteforme  correspond à un plan,
a
de vecteur normal (c'est-à-dire orthogonal au plan) n =  b . Ces vecteurs donnent
c
des réponses à beaucoup de questions d'angles dans l'espace, ainsi, l'angle d'une droite
−→
d
(AB) et d'un plan (de vecteur normal n) est le complémentaire de l'angle α = (AB, n)
−→
AB.n
(que l'on obtient, bien sûr, en calculant son cosinus, donné par cos α = .)
[Link]
Une autre utilisation importante du vecteur normal est le calcul de la distance d'un
point à un plan ; il sera fait en classe, et on obtient, pour un point M de coordonnées
(xM , yM , zM ) et un plan P d'équation [ax + by + cz + d = 0], la formule
|axM + byM + czM + d|
d(M, P) = √ .
a2 + b2 + c2
Rappels de géométrie analytique p. 8

Exercices

1 Trigonométrie.

1 (?) Soit un triangle isocèle ABC (AB = AC) de hauteurs BH = CH 0 = 1,


et de base BC = 2. Déterminer la longueur AB

2 (??) On suppose la terre sphérique, de rayon R = 6400km. Déterminer la distance


de l'horizon, vu du haut de la tour Eiel (hauteur 300 m) et l'angle avec l'horizontale
de la ligne de visée de l'horizon

3 (??) Déterminer le côté d'un polygone régulier (à n côtés) inscrit dans un cercle
de rayon 1 ; vérier en particulier qu'on retrouve bien les valeurs remarquables des
sinus pour n ∈ {3, 4, 6}.

4 (???) Généralisant l'exercice précédent, soit OAM un triangle inscrit dans le cercle
d
unité, avec A = (1, 0) et (OA, OM ) = 2α. Calculer AM , puis, par deux méthodes
diérentes, l'aire du triangle OAM . En déduire que sin 2α = 2 sin α cos α (on
pensera à discuter selon α).

2 Produit scalaire.

5 (?) Calquant la démonstration du cours sur les triangles rectangles inscrits dans
les demi-cercles, montrer que les diagonales d'un losange sont perpendiculaires.
−→ −→ −→ −→
6 (???) Soit 4 points quelconques A, B , C et D. Montrer que [Link] + [Link] +
−→ −→
[Link] = 0. Prenant pour D l'intersection de deux des hauteurs du triangle ABC ,
en déduire que les trois hauteurs d'un triangle sont concourantes.
¯ ¯
13 ¯ 21 −→d −→
7 (??) Soit A¯¯ , B ¯ . Calculer (à la calculatrice) l'angle (OA, OB). Pourquoi ne
21 34
peut-on pas se servir d'une gure pour trouver son signe ? Comment le déterminer
si on ne connait pas le truc du produit vectoriel ?

3 Équations cartésiennes.
¯ µ ¶
¯a −
→ cos α
8 (?) Soit ∆ la droite passant par A¯ , et orthogonale au vecteur n = ;
b sin α
¯
¯x −−→ →
Si M ¯ est un point quelconque de ∆, monter qu'en écrivant que AM .− n = 0,
y
d ∆) ?
on retrouve une équation cartésienne de ∆. Que vaut l'angle α = ((Ox),
Rappels de géométrie analytique p. 9

9 (??) Soit ∆ la droite d'équation x + 2y = 3, A le point de ∆ de coordonnées (1, 1).


Déterminer une équation cartésienne de ∆0 , la perpendiculaire à ∆ en A ; calculer
d1 = d(O, ∆) et d2 = d(O, ∆0 ). Vérier que d21 + d22 = OA2 ; ce résultat était-il
prévisible géométriquement ?

T 3 Montrer analytiquement que les trois médiatrices d'un triangle sont concourantes.

10 (???) Soit A et B deux points xés du plan. Déterminer l'ensemble des points M
tels que M A = 2M B . Comment ce résultat se généralise-t-il dans l'espace ?

11 (???) Soit P le plan d'équation [z = 0] et Q le plan d'équation [x + 2y − z = 1].


Déterminer leur intersection. Montrer par le calcul que l'ensemble des points M
équidistants de P et de Q (donc tels que d(M, P) = d(M, Q)) est la réunion de
deux plans orthogonaux (contenant cette intersection). Quelle est l'interprétation
géométrique de ce résultat ?
3. RAPPELS DE GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE

Plan

1 Préliminaires. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 1

2 Coordonnées, points et vecteurs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 2

3 Le produit scalaire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 3

3.1 Rappels de trigonométrie.

3.2 Dénition et propriétés du produit scalaire.

4 Équations de droites et de cercles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 5

4.1 Vecteurs directeurs, équations cartésiennes des droites.

4.2 Équations paramétriques et cartésiennes des cercles.

4.3 Application : détermination des formules d'une symétrie.

5 Quelques questions de géométrie dans l'espace. . . . . . . . . . . . . . . . . p. 7

Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 8
3. RAPPELS DE GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE
(Formulaire)

Dans tout ce formulaire, le repère (cartésien) est supposé orthonormal.

1 Équations de droites et de cercles.

1. 1. Toute droite admet une équation cartésienne de la forme [ax + by + c = 0] (avec


(a, b) 6= (0, 0)), unique à une constante près ([ax + by + c = 0] et [kax + kby + kc = 0]
représentent la même droite).
¯d cos α
1. 2. La droite [x cos α + y sin α = d] passe par le point A¯¯ , et est orthogonale
d sin α
à OA.
µ ¶
−b
1. 3. La droite (D):[ax + by + c = 0] admet pour vecteur directeur v = ,
µ ¶ a
a
et pour vecteur normal (c'est-à-dire orthogonal à v) le vecteur n = ; la distance
b
|c|
de O à (D) est √ .
a2 + b2

1. 4. La droite ∆ : [y = ax+b] (quiµest¶aussi le graphe de la fonction ane x 7→ ax+b)


1
admet pour vecteur directeur v = ; a (le coecient directeur) est égal à tan α,
a
d∆).
où α est l'angle (Ox,
¯xA
1. 5. Un système d'équations paramétriques de la droite passant par A¯¯ et de
µ ¶ ½ yA
c x = xA + ct
vecteur directeur v = est , où t parcourt R. Dans l'espace, on a
d y = yA + dt
( x = x + ct
A
de même y = yA + dt , mais les droites n'admettent pas d'équation cartésienne.
z = zA + et
¯a
1. 6. Le cercle de centre C ¯¯ et de rayon R admet l'équation cartésienne
b
[(x − a)2 + (y − b)2 = R2] ; en particulier, le cercle trigonométrique (ou cercle unité)
a pour équation [x2 + y 2 = 1].

2 Vecteurs et produit scalaire.

Les résultats qui suivent sont valables en dimension 2 et 3 (il sut pour revenir au
plan de remplacer la troisième coordonnée par 0).
Géométrie plane élémentaire : formulaire p. 2

¯ ¯
¯ xP ¯ xQ
2. 1. Si P et Q sont des points de coordonnées P = ¯¯ yP et Q = ¯¯ yQ , on a
¯ ¯
  zP zQ
xQ − xP
−→  −→ −→ −→
P Q = yQ − yP . La relation de Chasles, dans ce cas, est P Q + QR = P R.
zQ − zP
¯ xP + xQ
¯
¯ 2
¯
y + yQ
2. 2. Le milieu M des points P et Q précédents a pour coordonnées M = ¯¯ P .
¯ 2
¯ zP + zQ
¯
2
   0
x x
2. 3. On dénit le produit scalaire de u =  y  et v =  y 0  par la formule
z z0
0 0 0
u.v = xx + yy + zz .

2. 4. On note u.u = x2 + y√
2
+ z2 p
par l'écriture u2 (carré scalaire), et on appelle
norme de u le nombre kuk = u = x2 + y 2 + z 2 .
2

2. 5. On a alors
dv) = kuk × OH,
u.v = xx0 + yy 0 + zz 0 = kuk × kvk × cos (u,

où OH est la mesure algébrique de la projection de v sur un axe (O, u).

2. 6. u.v = 0 ⇐⇒ u = −
→ −→
0 ou v = 0 ou u ⊥ v (u et v sont dits orthogonaux).
−→ p
2. 7. On a P Q = kP Qk = (xQ − xP )2 + (yQ − yP )2 + (zQ − zP )2 (avec les nota-
tions de 2. 1).

2. 8. L'équation cartésienne [ax + by + + d = 0] dénit un plan, de vecteur normal


cz
a
(c'est-à-dire orthogonal au plan) n =  b .
c
¯
¯ xM
2. 9. La distance du point M ¯¯ yM au plan P d'équation [ax + by + cz + d = 0] est
¯
zM
donnée par la formule
|axM + byM + czM + d|
d(M, P) = √ .
a2 + b2 + c2

3 Angles.

_
dv) par l'arc AB
3. 1. On mesure l'angle (orienté) (u, découpé sur le cercle trigo-
−→ −→
nométrique par les deux vecteurs OA = u/kuk et OB = v/kvk. Quand les angles
Géométrie plane élémentaire : formulaire p. 3

_
dv) = AB
sont exprimés en radians, on a (u, (si on mesure en degrés, par exemple,
dv) 180 _
on obtient (u, degrés = π AB ).

dv),
3. 2. En réalité, le nombre déni en 3. 1 est la mesure principale de l'angle (u,
dv)) (en
et on devrait, en toute rigueur, utiliser une notation telle que α = m((u,
radians); on appelle mesure de l'angle (u,dv) tout réel β tel que (β − α)/2π ∈ Z :
on dit que les (mesures des) angles sont dénies à 2π près.

dv) + (v,
3. 3. On a la relation de Chasles (u, d d
w) = (u, w), à 2π près.

3. 4. Tout triangle inscrit dans un demi-cercle (autrement dit tout triangle (ABC)
tel que OB = OA, où O est le milieu de AC ), est rectangle en B .

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