0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
507 vues152 pages

NOUHAILA

Transféré par

Fatima
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
507 vues152 pages

NOUHAILA

Transféré par

Fatima
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

2022 - 2023

ETUDE STRUCTURELLE, TECHNICO-ECONOMIQUE ET


ENERGETIQUE DE LA ZONE 14 DU CENTRE COMMERCIAL
« MOROCCO MALL MARRAKECH »

EL MOUHIB FI ALLAH Nouhaila

Mr BOUCHEHMA Abdeltif

12/09/2023
Dédicace

Avec une profonde gratitude, je dédie humblement ce travail à ceux envers


qui, peu importent les termes choisis, je ne pourrai jamais exprimer
pleinement mon amour sincère :

À celle qui n'a jamais refusé mes demandes et qui a consacré tous ses efforts
pour mon bonheur : ma chère mère, un exemple inégalé d'amour et de
dévouement.

À l'homme qui incarne la précieuse bénédiction divine, celui à qui je dois


ma vie, ma réussite et tout mon respect : mon cher père, source de force et
de guidance.

À ma chère sœur et à mes chers frères, qui n'ont cessé de me prodiguer


leurs conseils, leurs encouragements et leur soutien tout au long de mes
études. Puissent-ils être protégés par Dieu et comblés de chance et de
bonheur.

À mes enseignants et à mes amis.

À tous ceux qui ont été à mes côtés, soutenant mon parcours universitaire de
bout en bout.

Du fond du cœur, MERCI INFINIMENT.


Remerciements

Je souhaite exprimer ma plus profonde gratitude envers toutes les


personnes qui ont joué un rôle essentiel dans le succès de cette
période de stage, ainsi que celles qui m'ont apporté leur soutien
durant l'élaboration de ce rapport.

Je désire adresser mes remerciements sincères à l'équipe pédagogique


de l'EMSI Marrakech, qui a veillé sur moi tout au long de ces cinq
années enrichissantes. Ce moment marque le début d'un voyage qui
s'annonce long et passionnant à vos côtés. J'aimerais spécialement
exprimer ma reconnaissance envers les individus suivants :

Tout d'abord, Monsieur KCHAKECH Badr-Eddine, dont la


contribution significative, l'assistance et les encouragements ont
profondément nourri mes réflexions et ont contribué à la réalisation de
ce stage.

Un remerciement particulier également à Monsieur BOUCHEHMA


Abdelatif, dont les explications, l'encadrement et les conseils précieux
ont été d'une grande utilité. J'apprécie énormément sa disponibilité et
sa patience.

J’adresse par la même occasion mes remerciements à mon encadrante


externe de l’entreprise Madame CHEMIAR Halima pour les conseils
prestigieux qu’il nous a prodigués et son encadrement spécial, Ainsi
que toute l’équipe du bureau ARJITEC pour leur aide et leur
disponibilité permanente.

Mille mercis à vous tous !


Résume

L'objectif de ce projet de fin d'études est d'analyser techniquement, économiquement et sur le


plan énergétique le centre commercial "Morocco Mall Marrakech". Plus spécifiquement, notre étude
s'est concentrée sur la zone numéro 14 de ce centre, qui abritera une résidence hôtelière. Cette section
sera érigée sur trois niveaux (R+2) avec un sous-sol.

Notre étude a été entreprise en appliquant une analyse comparative entre divers systèmes de planchers,
en prenant en compte des considérations techniques et économiques. L'objectif était de déterminer les
avantages et les inconvénients de chaque type de plancher, ainsi que leur comportement face aux
séismes, pour aboutir à la variante la plus optimale.

Notre mémoire est divisé en trois volets distincts :

Le premier volet débute par une contextualisation générale, en présentant l’organisme


d’accueil et le projet lui-même. Une étude bibliographique détaillée est également réalisée, mettant en
avant les normes et les hypothèses utilisées dans notre travail.

Le deuxième volet est dédié à l'étude technique et au prédimensionnement des éléments


structuraux, en prenant en compte les contraintes à la fois architecturales et structurelles. Nous
examinerons également trois variantes de plancher : la première variante est un plancher en dalle
pleine, la deuxième est un plancher en post-tension, et enfin la troisième est un plancher collaborant.

Le troisième volet se penche sur une analyse comparative des trois systèmes de plancher. Cette
analyse nous a permis de conclure que la variante avec un plancher en post-tension est la plus adaptée
à notre projet en termes de respect des exigences imposées. De plus, une évaluation énergétique est
effectuée à l'aide du logiciel "Binayate performancielle", l'objectif de cette évaluation est de calculer
les besoins énergétiques pour le chauffage et la climatisation afin de vérifier la conformité de notre
projet avec le Règlement Thermique de Construction au Maroc (RTCM).
Abstract
The objective of this end-of-studies project is to analyze the Morocco Mall Marrakech
shopping center from a technical, economic, and energy standpoint. Specifically, our study focused on
Zone 14 of this center, which will house a hotel residence. This section will be constructed over three
levels (R+2) with a basement.

Our study was undertaken by applying a comparative analysis among various floor systems,
considering technical and economic considerations. The aim was to determine the advantages and
disadvantages of each type of flooring, as well as their behavior during seismic events, in order to
arrive at the most optimal variant.

Our report is divided into three distinct sections :

The first section begins with a general context, introducing the host organization and the
project itself. A detailed bibliographic study is also conducted, highlighting the standards and
assumptions used in our work.

The second section is dedicated to the technical study and pre-dimensioning of structural
elements, taking into account both architectural and structural constraints. We will also examine three
floor variants : the first variant is a solid slab floor, the second is a post-tensioned slab floor, and
finally, the third is a composite floor.

The third section delves into a comparative analysis of the three floor systems. This analysis
led us to conclude that the variant with a post-tensioned floor is the most suitable for our project in
terms of meeting imposed requirements. Furthermore, an energy evaluation is carried out using the
"Binayate performancielle" software. The goal of this evaluation is to calculate the energy needs for
heating and cooling in order to verify our project's compliance with the Thermal Regulation of
Construction in Morocco (RTCM).
Liste des acronymes

ELU : Etat Limite Ultime

ELS : Etat limite de service

PP : Poids propre

RDC : Rez-de-chaussée

DTU : Document Technique Unifié

BAEL : Béton Armé aux Etats Limites

BPEL : Béton précontraint aux Etats Limites

EC : Eurocode

NF : Norme Française

RPS 2011 : Règlement de construction Parasismique 2011

G : Charge permanente

Q : Charge d’exploitation

RTCM : Règlement thermique de construction au Maroc

CBS : Concrète Building Structure

RSA : Robot Structural Analysis

FPP : Fissuration peu préjudiciable

AMEE : Agence marocaine des efficacités énergétiques

CVC : Chauffage Ventilation et climatisation


Liste de figures
Figure 1: Implantation du bureau d'étude ARJITEC................................................................................4
Figure 2 : Organigramme d'ARJITEC......................................................................................................4
Figure 3 : Hotel Banyan Tree Tamouda Bay Resort................................................................................6
Figure 4 : Résidence privées Four Seasons..............................................................................................6
Figure 5 : Hôtel Particulier Saint Honoré Paris........................................................................................7
Figure 6 : Communauté De Golf Du Bouregreg......................................................................................7
Figure 7: Maquette 3D du projet "Morocco Mall Marrakech".................................................................7
Figure 8 : Répartition des 14 zones..........................................................................................................8
Figure 9 : Vue aérienne sur le terrain du projet "Morocco Mall Marrakech"..........................................8
Figure 10 : Plan architectural du RDC de la zone 14.............................................................................10
Figure 11 : Plan architectural du 2eme étage de la zone 14...................................................................11
Figure 12 : Logiciel AUTOCAD............................................................................................................17
Figure 13 : Logiciel CBS........................................................................................................................17
Figure 14 : Logiciel ROBOT..................................................................................................................17
Figure 15 : Logiciel ADAPT BUILDER................................................................................................17
Figure 16 : Logiciel BINAYATE...........................................................................................................18
Figure 17: Prédimensionnement des poutres..........................................................................................20
Figure 18 : Forme de la structure............................................................................................................22
Figure 19 : Partie saillante du bloc intermédiaire...................................................................................23
Figure 20 : Partie saillante du bloc intérieur...........................................................................................24
Figure 21: Modélisation de la structure sur RSA...................................................................................25
Figure 22 : Modélisation de la structure.................................................................................................29
Figure 23 : Etude du poteau P1...............................................................................................................33
Figure 24 : Ferraillage du poteau P1......................................................................................................39
Figure 25 : Ferraillage de la semelle S1.................................................................................................42
Figure 26 : Poutre objet de l'étude..........................................................................................................43
Figure 27 : Diagramme des moments.....................................................................................................46
Figure 28 : Ferraillage de la poutre N3...................................................................................................47
Figure 29: Schéma des contraintes.........................................................................................................61
Figure 30 : Schéma des contraintes après modification.........................................................................62
Figure 31 : Vue 3D du sous-sol de la zone étudiée................................................................................63
Figure 32 : Tracé du câble......................................................................................................................63
Figure 33 : la flèche obtenue à partir du logiciel....................................................................................64
Figure 34 : Profile HI BOND 55.800.....................................................................................................66
Figure 35 : Espacement entre les solives................................................................................................67
Figure 36 : Modélisation du plancher collaborant sur ROBOT.............................................................72
Figure 37 : Assemblage pied de poteau..................................................................................................75
Figure 38 : Assemblage Poutre Solive....................................................................................................75
Figure 39 : Estimation des prix...............................................................................................................82
Figure 40: Carte du zonage climatique du Maroc..................................................................................86
Figure 41 : Modélisation 3D de la zone 14 (par le logiciel Binayate 3D)..............................................87
Figure 42 : Zone climatique et usage de bâtiment..................................................................................88
Figure 43 : fiche technique.....................................................................................................................90
Figure 44: Composition du plancher terrasse.........................................................................................91
Figure 45 : Composition du mur extérieur.............................................................................................91
Figure 46 : fenêtre a double vitrage........................................................................................................92
Figure 47: fiche technique......................................................................................................................93
Figure 48 : sous-sol de la zone 14..........................................................................................................97
Figure 49 : 1er étage de la zone 14.........................................................................................................98
Figure 50 : Terrasse de la zone 14..........................................................................................................99
Figure 51: Zonage sismique en vitesse pour des probabilités de 10% en 50 ans.................................102
Figure 52 : Zonage sismique en accélération pour des probabilités de 10% en 50..............................102
Figure 53: Plancher à bac acier.............................................................................................................113
Figure 54: Plancher mixte bois-béton...................................................................................................114
Figure 55 : Plancher mixte bois-béton..................................................................................................114
Figure 56 : Assemblage poteau-poutre.................................................................................................121
Figure 57 : Assemblage poutre poutre..................................................................................................121
Liste de tableaux
Tableau 1 : domaine d'activité d’Arjitec...................................................................................................5
Tableau 2: Type de fissuration...............................................................................................................13
Tableau 3 : Charges permanentes G.......................................................................................................14
Tableau 4 : Charges d'exploitation.........................................................................................................14
Tableau 5 : Combinaisons accidentelles.................................................................................................15
Tableau 6 : Coefficient de masses partielles ψ suivant RSP2000..........................................................15
Tableau 7 : Données sismiques..............................................................................................................16
Tableau 8 : charges appliquées sur la piscine.........................................................................................24
Tableau 9: Tableau modal......................................................................................................................25
Tableau 10 : Déplacements latéraux globaux.........................................................................................26
Tableau 11 : Déplacements inter étages.................................................................................................27
Tableau 12 : Stabilité au renversement selon l'axe X.............................................................................28
Tableau 13 : Stabilité au renversement selon l'axe Y.............................................................................28
Tableau 14: Résultat de l'analyse modale...............................................................................................30
Tableau 15 : Déplacements latéraux globaux.........................................................................................31
Tableau 16 : Déplacements inter étages.................................................................................................31
Tableau 17 : Stabilité au renversement selon l'axe X.............................................................................32
Tableau 18 : Stabilité au renversement selon l'axe Y.............................................................................32
Tableau 19 : Descente de charges...........................................................................................................36
Tableau 20 : Résultats du ferraillage du poteau étudié P1......................................................................39
Tableau 21 : Résultats du ferraillage de la semelle étudiée....................................................................42
Tableau 22 : Résultats du ferraillage de la poutre..................................................................................48
Tableau 23 : Données générales.............................................................................................................50
Tableau 24 : Prédimensionnement des dalles précontraintes.................................................................50
Tableau 25 : Valeurs Cmin, dur (en mm) en fonction de la classe d’exposition.........................................51
Tableau 26 : Moment des travées à vide et en charge............................................................................52
Tableau 27: Valeurs du coefficient μ pour les armatures de post-tension..............................................54
Tableau 28 : Valeur de 𝑘ℎ......................................................................................................................57
Tableau 29 : Valeurs de 𝛼𝑑𝑠1 et de 𝛼𝑑𝑠2..................................................................................................................................................57
Tableau 30 : Charges permanentes du RDC/étages courants.................................................................65
Tableau 31 : Charges permanentes du plancher terrasse........................................................................65
Tableau 32 : Caractéristique des profilés IPE330...................................................................................67
Tableau 33 : descente de charge pour le plancher collaborant...............................................................70
Tableau 34 : Vérification du flambement...............................................................................................70
Tableau 35 : Vérification du flambement pour HEA 340......................................................................71
Tableau 36 : Action du vent et de séisme...............................................................................................73
Tableau 37: Récapitulation des résultats manuels et sur RSA...............................................................73
Tableau 38 : Tableau modal des trois variantes......................................................................................79
Tableau 39 : Déplacement global des trois variantes.............................................................................80
Tableau 40: Prix des matériaux de construction.....................................................................................80
Tableau 41 : Coût estimatif du plancher dalle pleine.............................................................................81
Tableau 42 : Coût estimatif du plancher en post-tension.......................................................................81
Tableau 43 : Coût estimatif des éléments en béton armé du plancher collaborant.................................81
Tableau 44 : Coût estimatif des profilés du plancher collaborant..........................................................82
Tableau 45 : Coût estimatif total pour le plancher collaborant..............................................................82
Tableau 46 : Classement des variantes selon les critères de choix.........................................................83
Tableau 47 : Besoins spécifiques thermiques annuels maximaux de chauffage et de climatisation dans
le secteur tertiaire en kWh/m2
................................................................................................................................................................
87
Tableau 48 : Besoin d'énergie thermique................................................................................................89
Tableau 49: Besoins d’énergie................................................................................................................92
Tableau 50 : Besoin d’énergie................................................................................................................94
Tableau 51 : gain d’énergie....................................................................................................................94
Tableau 52 : Classification des bâtiments selon leur usage..................................................................100
Tableau 53 : Coefficient d'importance selon la classe de constructions...............................................100
Tableau 54 : Ductilité et classes de bâtiments......................................................................................100
Tableau 55 : Facteur de comportement K.............................................................................................101
Tableau 56 : Coefficient de vitesse (Probabilité 10% en 50 ans).........................................................103
Tableau 57: Coefficient de site.............................................................................................................103
Tableau 58 : Facteur d'amplification D................................................................................................103
Tableau 59 : Moment des travées à vide et en charge..........................................................................109
Tableau 60 : Résultat de l'analyse modale du plancher post tension....................................................111
Tableau 61: Valeur de la flèche maximale...........................................................................................116
Tableau 62 : Stabilité au flambement...................................................................................................116
Tableau 63 : Dimensionnement des profilés sur RSA..........................................................................116
Tableau 64 : Résultat de l'analyse modale du plancher collaborant.....................................................120
Table de matière
Introduction générale.............................................................................................................................1
Chapitre 1 : Présentation de l’organisme d’acceuil et du projet............................................................2
Introduction.............................................................................................................................................3
I. L’organisme d’accueil.....................................................................................................................3
1. Présentation du bureau d’étude ARJITEC....................................................................................3
2. Fiche technique..............................................................................................................................3
3. Organigramme...............................................................................................................................4
4. Domaine d’activité........................................................................................................................4
5. Grands projets d’Arjitec................................................................................................................6
II. Présentation du projet.....................................................................................................................7
1. Description du projet.....................................................................................................................7
2. Description du site.........................................................................................................................8
3. Les intervenants du projet.............................................................................................................9
4. Les plans architecturaux................................................................................................................9
III. Etudes bibliographiques et hypothèses de calcul........................................................................12
1. Normes et règlement utilisés.......................................................................................................12
2. Hypothèses de calcul...................................................................................................................12
3. Combinaison des charges............................................................................................................13
4. Données sismiques......................................................................................................................16
5. Joints sismiques...........................................................................................................................16
6. Présentation des logiciels utilisés pour l’étude statique et dynamique........................................17
Conclusion.............................................................................................................................................18
Chapitre 2 : Etude comparative entre les systemes de plancher.........................................................19
Introduction...........................................................................................................................................20
I. Hypothèses de prédimensionnement...........................................................................................20
1. Prédimensionnement des poteaux...............................................................................................20
2. Prédimensionnement des poutres................................................................................................20
3. Prédimensionnement des planchers.............................................................................................21
4. Prédimensionnement des voiles..................................................................................................21
II. Choix de la méthode de calcul sismique......................................................................................21
1. Conditions à vérifier....................................................................................................................21
2. Conclusion...................................................................................................................................24
III. Etude dynamique et sismique du bloc intermédiaire.................................................................24
1. Modélisation de la structure........................................................................................................24
2. L’analyse modale........................................................................................................................25
3. Vérification de la structure..........................................................................................................26
IV. Etude comparative entre les systèmes de plancher....................................................................29
Partie 1 : Plancher dalle pleine............................................................................................................ 29
Introduction...........................................................................................................................................29
I. Etude sismique et dynamique.......................................................................................................29
1. Analyse modale...........................................................................................................................29
2. Vérification de la structure..........................................................................................................30
II. Dimensionnement et ferraillage des éléments structuraux........................................................32
1. Etude d’un poteau P1..................................................................................................................33
2. Etude de la semelle isolée sous le poteau P1...............................................................................39
3. Etude d’une poutre......................................................................................................................42
Partie 2 : plancher post-tension............................................................................................................49
Introduction...........................................................................................................................................49
I. Choix de la variante......................................................................................................................49
1. Justification de la variante post-tension......................................................................................49
2. Avantages et Inconvénients de la dalle précontrainte.................................................................49
II. Prédimensionnement et calcul de la précontrainte....................................................................50
1. Données générales.......................................................................................................................50
2. Prédimensionnement de la dalle..................................................................................................50
3. Calcul de l’enrobage....................................................................................................................50
4. Calcul de la précontrainte............................................................................................................52
5. Calcul des pertes instantanées et différées de précontrainte.......................................................53
6. Calcul de la force de précontrainte effective...............................................................................60
7. Calcul des contraintes..................................................................................................................60
8. Redimensionnement de la dalle...................................................................................................62
III. Modélisation de la structure sur le logiciel ADAPT-Builder....................................................62
1. Exemple de modélisation sur ADAPT-Builder...........................................................................62
2. Tracé du câble.............................................................................................................................63
3. Vérification de la flèche..............................................................................................................63
Partie 3 : Plancher collaborant.............................................................................................................65
Introduction...........................................................................................................................................65
I. Le prédimensionnement des éléments.........................................................................................65
1. Hypothèses de prédimensionnement...........................................................................................65
2. Dimensionnement des solives.....................................................................................................66
3. Dimensionnement des poutres.....................................................................................................68
4. Dimensionnement des poteaux....................................................................................................69
II. Modélisation sur le logiciel RSA..................................................................................................71
1. Introduction.................................................................................................................................71
2. Pression dynamique de base........................................................................................................72
3. Vérification et redimensionnement des familles.........................................................................72
III. Etude d’assemblage.......................................................................................................................73
1. Introduction.................................................................................................................................73
2. Mode d’assemblage.....................................................................................................................73
3. Exemple d’assemblage................................................................................................................74
Conclusion.............................................................................................................................................75
Chapitre 3 : Etude technico-économique et etude énergétique.......................................................... 76
Introduction...........................................................................................................................................77
Partie 1 : Etude technico-éconimique..................................................................................................77
Introduction...........................................................................................................................................77
I. Le respect des contraintes architecturales..................................................................................77
II. Calcul dynamique et sismique......................................................................................................78
III. Estimation du coût.........................................................................................................................80
Récapitulatif..........................................................................................................................................82
Partie 2......................................................................................................................................84
Introduction...........................................................................................................................................84
I. Généralités.....................................................................................................................................84
1. Objectif d’une étude énergétique................................................................................................84
2. Règlement thermique de construction au Maroc : RTCM..........................................................85
3. Présentation du logiciel Binayate................................................................................................85
II. Etude de cas...................................................................................................................................87
1. Modélisation sur Binayate 3D.....................................................................................................87
2. Etude de variantes.......................................................................................................................88
3. Gain apporté par la variante........................................................................................................94
Conclusion.............................................................................................................................................94
Conclusions générales...........................................................................................................................95
Référence...............................................................................................................................................96
ANNEXES.............................................................................................................................................97
Annexe 1................................................................................................................................................98
Annexe 2..............................................................................................................................................105
Annexe 3..............................................................................................................................................109
Annexe 4..............................................................................................................................................113
Introduction générale

Depuis les débuts de l'humanité, les êtres humains ont toujours dû se déplacer pour trouver de
la nourriture, ce qui les a également poussés à construire leurs premiers abris pour se protéger des
intempéries et du froid.

À notre époque, l'industrie de la construction a connu une croissance exceptionnelle dans


toutes ses facettes. En effet, les types de bâtiments évoluent en parallèle avec les évolutions des
besoins et des attentes de la société. Cette évolution s'accompagne de changements dans les techniques
de construction, les exigences en matière de construction et la complexité croissante des défis, que ce
soit au stade de la conception ou de la réalisation. Il devient donc essentiel de fournir des efforts
constants pour s'adapter à des situations nouvelles et de plus en plus exigeantes.

Lorsqu'on envisage la conception ou la rénovation de bâtiments, le processus de sélection du


système de plancher revêt une importance cruciale, il existe une gamme variée de systèmes de
planchers, ce qui peut complexifier la tâche des ingénieurs et des constructeurs lors du choix. Pour
répondre à cette complexité, nous avons entrepris une étude comparative approfondie portant sur trois
systèmes de planchers. L'objectif était de mettre en lumière les avantages et les inconvénients de
chaque système, en mettant en avant les aspects essentiels tels que la performance structurelle, la
conformité aux contraintes architecturales et le coût.

L'intégration de l'analyse énergétique avec la conception et le dimensionnement représente un


progrès significatif dans le domaine du génie civil. Cette approche offre non seulement la capacité de
concevoir des infrastructures fonctionnelles et sécurisées, mais elle joue également un rôle essentiel
dans la transition vers une société plus durable. En réduisant la consommation énergétique élevée et en
minimisant l'impact environnemental des bâtiments, cette approche contribue de manière significative
à la durabilité globale.

Le but principal de mon projet de fin d'études résidait dans la conception et le


dimensionnement d'une structure rigide, économique et caractérisée par son efficacité énergétique et
sa rentabilité, afin de satisfaire les exigences fixées. Pour parvenir à cet objectif, une méthodologie de
recherche approfondie a été adoptée, incluant les chapitres suivants :

Le premier volet est destiné à la présentation générale de l’organisme d’accueil et du projet lui-
même ainsi que l’études bibliographiques et hypothèses de calcul.

Dans le deuxième volet, l'objectif est d'entreprendre une analyse structurale et dynamique des
trois variantes et d'évaluer la réaction de la structure face aux sollicitations sismiques. Cette évaluation
a été menée en utilisant le logiciel Robot, conformément à la réglementation RPS2011.

Le troisième volet est voué pour faire l’étude comparative entre les trois variantes de plancher,
avec un avant-métré pour estimer les coûts de chaque variante et faire une comparaison économique et
technique, En parallèle, une analyse énergétique a été conduite pour évaluer l'efficacité énergétique de
ces options.

1
Chapitre 1

Présentation de l’organisme d’accueil


et du projet

2
Introduction
Dans ce chapitre, nous entreprendrons une introduction de l'entité d'accueil, exposerons le
projet central de notre rapport de PFE, et présenterons une étude bibliographique.
Nous débuterons par une présentation du bureau d'études "Arjitec" ainsi que de son champ d'activité.
Ensuite, nous aborderons le contexte du projet, dévoilant son emplacement, ses dimensions et ses
intervenants
En outre, nous examinerons les éléments essentiels relatifs aux caractéristiques des matériaux
employés, à savoir le béton et l'acier, et nous mettrons en avant les hypothèses de calcul et de charges
prises en compte, notamment les normes appliquées.

I. L’organisme d’accueil
1. Présentation du bureau d’étude ARJITEC
L’entreprise ARJITEC fondée en 1979, est spécialisée dans le domaine d’architecture,
d’urbanisme et d’ingénieries basées à Marrakech.

Depuis plus de 40 ans, ARJITEC conçoit et construit des projets au Maroc et à l'étranger, dans tous
les secteurs (infrastructures, justice, santé, éducation, tourisme, résidence privée). Il est spécialisé dans
tous les niveaux d'intervention (urbanisme, architecture, ingénierie, maîtrise d'ouvrage) tout au long du
projet (lotissement, conception, études de détail, consultation, supervision et réception des travaux,
permis administratifs).

Il est un groupe multidisciplinaire composé d'une équipe d'architectes, d'ingénieurs et de designers


expérimentés à l'international dont les projets de construction vont du développement industriel au
résidentiel design et hospitalité.

Il est installé depuis 1979 à Marrakech, il propose les services de ses architectes et ingénieurs pour
la réalisation d’études dans le domaine du bâtiment et des infrastructures. Le fer de lance du cabinet
est la possibilité de proposer une offre exhaustive regroupant l’ensemble des études nécessaires à
l’accomplissement d’un projet de construction réussi intégrant un interlocuteur unique.

ARJITEC intervient dans les ressorts touristiques, les projets de santé et d’éducation, les projets
résidentiels et commerciaux. L’offre technique couvre les infrastructures urbaines (stades, malls…)
mais aussi les routes, ponts et ouvrages d’arts. L’équipe ARJITEC est multidisciplinaire, polyglotte et
sait concilier savoir-faire local er normes internationales.

2. Fiche technique
o Directeur Général : M. Hassan ARJI
o Activité : tenant un bureau d'études techniques, entreprise de travaux divers ou construction
o Forme juridique : Société à Responsabilité Limitée à Associé Unique
o Tél : 05-24-43-44-61
o Fax : 05-24-44-99-03

3
o E-mail : [email protected]
o Site Web: www.arjitec.com
o Capital: 2 010 000 DHS
o Adresse : N 5 Av Yacoub El Marini Appt 6 Gueliz – Marrakech

Figure 1: Implantation du bureau d'étude ARJITEC

3. Organigramme
La figure ci-dessous illustre l’organigramme général de la société ARJITEC.

Département Département Département Voiries Gestion des Aménagement Département Département


Fluide Electricité Structure Réseaux Opérations Paysage Architecture Décoration
Divers

Figure 2 : Organigramme d'ARJITEC

4. Domaine d’activité
Les activités principales du bureau Arjitec sont :

4
Tableau 1 : domaine d'activité d’Arjitec

ECONOMIE DE LA
La promesse de réussite d’un projet passe par sa

CONSTRUCTION
viabilité financière. Bénéficiez de l'expérience de notre
équipe d'économistes pour une définition technique et
économique pointue de votre projet immobilier.

SUPERSTRUCTURE DES Spécialisé dans la conception et réalisation de bâtiments


ETUDE DE LA

et ouvrages en béton armé. Notre palette d’actions est


BATIMENTS

large, allant de l’assistance technique lors de la


conception de votre projet à l’étude d’exécution en
passant par le diagnostic sur site.
L’ ASSAINISSEMENT,

Notre savoir-faire et nos compétences nous permettent


ETUDE DE

VRD

d'intervenir sur tout programme d'aménagement pour des


travaux de VRD (Voirie Réseaux Divers).
SUIVI DES TRAVAUX DE
COORDINATION ET

Avec notre regard d’expert, nous sommes présents durant


REALISATION

les phases de conception, réalisation et réception d’un


ouvrage pour répondre aux nombreuses exigences
réglementaires en matière de sécurité incendie.

Notre bureau est spécialisé dans le domaine de génie civil


ETUDE DE LA

METALLIQUE

mais également dans les travaux de charpente métallique.


CHARPENTE

ARJITEC met à votre service toutes ses compétences


pour réaliser les calculs et les études de vos structures
métalliques dès la conception à la réalisation.

5
ARJITEC vous garantit des calculs fluides qui vont vous

RÉSEAUX DES FLUIDES


POUR BÂTIMENTS À
permettre d’optimiser les performances de vos bâtiments,

TOUS USAGES
de s’assurer de leur conformité au regard de la
réglementation, de dimensionner les installations de
chauffage, d’eau chaude sanitaire etc…

Le génie électrique est au cœur du fonctionnement d’un


D’ ELECTRICITE
CFO / CFA bâtiment et est la pierre angulaire de la performance
RÉSEAUX

énergétique. ARJITEC conçoit et optimise les


installations électriques (courants forts et courants
faibles) de vos bâtiments, quelle que soit leur utilisation.

5. Grands projets d’Arjitec


Les projets d’ARJITEC de construction vont du développement industriel au résidentiel design et
hospitalité.

Parmi les projets réalisés :

o Banyan Tree Tamouda Bay Resort

Situé sur le bassin méditerranéen avec


vue sur la rivière et la mer et accès direct
à la plage, Le Banyan Tree Tamouda Bay
Resort est l’un des destinations de luxe
du nord du Maroc.

Figure 3 : Hotel Banyan Tree Tamouda Bay Resort

o Résidence Privées Four Seasons

Les Résidence Privées Four Seasons sont


situées dans le four Seasons Ressort Marrakech,
un sanctuaire de jardins mauresques de 16
hectares offrant une vue imprenable sur les
montages de l’Atlas et la ville ensoleillée de
Marrakech situé entre la légendaire ville rouge.

Figure 4 : Résidence privées Four Seasons

6
o Hôtel Particulier Saint Honoré Paris

Construit en 2017, ce superbe hôtel


particulier réunit toute l’expertise de la firme
en matière de décoration intérieure, tant dans
le design que dans le choix des artisans, des
matériaux et des pièces décoratives.

Figure 5 : Hôtel Particulier Saint Honoré Paris


o Communauté De Golf Du
Bouregreg

La Communauté De Golf Du Bouregreg est un

projet majeur se développement touristique


situé sur les pentes de Bouregreg, dans la
continuité du développement global de la
vallée.

Figure 6 : Communauté De Golf Du Bouregreg

II. Présentation du projet


1. Description du projet
Le "Morocco Mall Marrakech" s’étalera sur une superficie de 130.000 m² avec plusieurs espaces
pensées pour offrir aux visiteurs une expérience agréable à savoir espaces de loisirs, des restaurants.

Ce nouveau Mall, dont les travaux ont déjà démarré, sera l’un des quatre Morocco Mall du
royaume, après celui de Casablanca inauguré en 2011 doté dans la catégorie du meilleur centre
commercial sur le plan architectural, et celui du Rabat et Agadir dont les travaux seront lancés dans les
prochaines semaines.

Figure 7: Maquette 3D du projet "Morocco Mall Marrakech"

7
Le projet Morocco Mall s'étend sur quatorze zones distinctes. Dans le cadre de ce projet de fin
d'études, notre choix s'est porté sur l'étude de la quatorzième zone, laquelle est dédiée à un hôtel.
Cette structure hôtelière est agencée sur plusieurs niveaux, comprenant un sous-sol, un rez-de-
chaussée ainsi que deux étages supplémentaires. Le premier étage est spécifiquement réservé à
l'implantation d'un centre médical, tandis que le deuxième étage accueille les chambres d'hôtel,
complétées par une piscine aménagée en terrasse.

La zone objet de notre étude

Figure 8 : Répartition des 14 zones

2. Description du site
Le projet "Morocco Mall Marrakech" est situé dans la Wilaya de Marrakech précisément à la
commune de Tassoultante, sur la route d’Ourika, Avenue Mohamed 6.

Figure 9 : Vue aérienne sur le terrain du projet "Morocco Mall Marrakech"

8
3. Les intervenants du projet
L’étude du projet de construction a été confiée à :

o Maitre d’ouvrage : AMAZZIN SA Filiale du groupe AKSAL


o Chef du projet : ARTELIA MAROC
o Architect Consultant: DPA Design Partnership Architected
o Maitre d’œuvre : OMAR ALAOUI ARCHITECTES
o Maitrise d’œuvre : HANDIS
o Entreprise : générale Société générale des travaux du Maroc SGTM
o Bureau d’études : ASTING INVEST (pour la zone 14 le BET chargé d’étude est ARJITEC)
o Bureau d’études interne : ARJITEC
o Laboratoire géotechnique : L.P.E.E Laboratoire public d’essais et d’études
o Laboratoire contrôleur : L3E laboratoire d’expertises, d’essais et d’études
o Bureau du contrôle technique : SOCOTEC
o Paysagiste : CAREY DUNCAN
o Sécurité incendie : CASAVIGILANCE
o Topographe : SOBENTOP

4. Les plans architecturaux


Parmi les plans architecturaux fournis par l'architecte, on trouve les suivants :
Les autres seront présentés en annexe.

9
Figure 10 : Plan architectural du RDC de la zone 14

10
Figure 11 : Plan architectural du 2eme étage de la zone 14

11
III. Etudes bibliographiques et hypothèses de calcul
Le projet de notre mémoire de fin d'études, intitulé "Morocco Mall Marrakech", exige la stricte
conformité à divers règlements, notamment les normes de conception parasismique, impliquant
l'utilisation de plusieurs logiciels de simulation.

1. Normes et règlement utilisés


Notre étude sera menée en respectant les prescriptions exigées par les règlements suivants :

o Règlement du béton armé BAEL 91 révisé 99


Un recueil des règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et constructions en béton
armé suivant la méthode des états limites.

o Règlement du béton précontraint BPEL 91


Un recueil des règles techniques de conception des ouvrages et constructions en béton précontraint
suivant la méthode des états limites.

o Eurocode
Les euro-codes sont les normes européennes de dimensionnement et de justification des structures de
bâtiment et de génie civil.

o Règlement de construction parasismique (R.P.S 2011)


Un règlement officiel qui il a pour objectifs de définir l’action sismique sur un bâtiment ordinaire et de
présenter un ensemble des exigences minimales de conception et de calcul ainsi que des dispositions
constructives à adopter pour permettre aux bâtiments ordinaires de résister convenablement aux
secousses sismiques

o NF P 06-004
La norme NF P 06-004 concerne les charges permanentes dans le domaine de la construction et des
travaux. Elle spécifie les règles et les méthodes de calcul pour déterminer les charges permanentes à
prendre en compte lors de la conception des structures de bâtiments.

o NF P 06-001
La norme qui spécifie les charges d'exploitation à prendre en compte lors du calcul et de la conception
des structures des bâtiments.

o Règlement thermique de construction au Maroc (RTCM)


Règlement thermique de construction au Maroc a pour objet de fixer les caractéristiques thermiques
que doivent respecter les bâtiments par zone climatique, afin de réduire les besoins en
chauffage et climatisation, améliorer le confort thermique, participer à la baisse de la facture
énergétique.

2. Hypothèses de calcul

o Sol
Le Laboratoire L.P.E.E a procédé à l’étude géotechnique relative à ce projet et cette étude comprend 4
12
sondages manuels in-situ à ciel ouverte avec une profondeur moyenne de -4.20 m par rapport au
niveau de terrain naturel. Voilà les informations nécessaires tiré de cette étude :
Contrainte de sol : 2.5 bars.
Types de fondations : Semelles isolées et semelles filantes sous voiles.

o Béton
Le béton est un matériau constitué par mélange hétérogène de matériaux inertes appelés granulats
(sable et gravier) avec du ciment et de l’eau. Il est caractérisé de point de vue, par sa résistance
mécanique à la compression à 28 jours, sa valeur est : 𝑓𝑐28 = 30 MPa et un facteur de sécurité 𝛾𝑏= 1,5.
A L’ELU, le comportement réel du béton est modélisé par la loi parabole-rectangle sur un diagramme
0.85.𝑓𝑐28
contraintes-déformations. La valeur limite de la résistance du béton à la compression est : Ϭb =
𝛾𝑏

o Acier
C’est un alliage du fer et du carbone avec faible pourcentage pour ce dernier. L’acier du béton armé
est sous forme de barre circulaire d’une longueur très considérable par rapport à son diamètre.
D’après les nouvelles dispositions en vigueur, l’acier exigé est un acier haut adhérence (HA) de type
Fe500 et un facteur de sécurité 𝛾𝑠= 1,15.
Le module d’élasticité longitudinale E est égal à : E=200 000 MPA.
𝐹𝑒
A l’ELU, la contrainte de l’acier est calculée par la formule suivante : 𝑓𝑠𝑢 =
𝛾𝑠
A l’ELS, on suppose que les aciers travaillent dans le domaine élastique.
Pour ce qui concerne les fissurations on sait qu’il existe 3 types de fissurations détaillé dans le
tableau ci-dessous :
Tableau 2: Type de fissuration

Type de fissuration Relation Description


Ouvrages dans les zones non
Fissuration peu 𝜎̅st = humides ou le problème de
préjudiciable 𝒇𝒆 corrosion des aciers ne se pose pas
Eléments exposés aux intempéries
2
Fissuration 𝜎̅st = 𝐦𝐢𝐧 ( 𝒇𝒆; 110 √η. 𝑓𝑡28 ) ou à des condensations, ou peuvent
préjudiciable 3 être alternativement noyés et
émergés en eau douce.
1
Fissuration très 𝜎̅st = 𝐦𝐢𝐧 ( 𝒇𝒆; 90 √η. 𝑓𝑡28 ) Pour les éléments B.A exposés à un
2 milieu agressif et pour les éléments
préjudiciable
assurant l’étanchéité.

Pour notre cas, le projet est situé à Marrakech donc on a décidé de considérer la fissuration comme peu
préjudiciable (FPP).

3. Combinaison des charges


Pour l’obtention d’une bonne résistance et d’une bonne stabilité de l’ouvrage il est nécessaire
d’uniformiser la distribution des charges au niveau de tous les éléments porteurs de charges des
planchers.

13
o Charges permanentes : G

On entend par charges permanentes les actions susceptibles d’agir tout au long de la vie d’un ouvrage.
Ces charges permanentes sont donc composées :
- Du poids propre des éléments porteurs et secondaires
- Des poids des équipements et installations susceptibles de demeurer durant toute la vie de l’ouvrage

Tableau 3 : Charges permanentes G

Etage courant
Enduit sous plafond 0,3 KN/m2
Revêtement 1,4 KN/m2
Cloison intérieure 0,8 KN/m2
Total G = 2,5 KN/m2
Terrasse
Enduit sous plafond 0,3 KN/m2
Forme de pente 2,2 KN/m2
Protection de l’étanchéité 0,8 KN/m2
L’étanchéité 0,2 KN/m2
Total G = 3,5 KN/m2

o Charges d’exploitations : Q

On entend par charges d’exploitations les charges résultant de l’usage des locaux.
Les charges normales d'exploitation sont relatives :
- Aux surcharges d'occupation humaine sur surfaces horizontales (planchers), aux garde-corps
- Aux surcharges d'entretien : sur-couvertures de charpentes, terrasses.
Les charges d'exploitation dans les bâtiments sont, au minimum, conformes aux valeurs fixées par la
norme NFP 06-001 de Juin 1986.

Tableau 4 : Charges d'exploitation

Charges d’exploitation
Chambres, salles de repos 1,5 KN/m2
Hébergements collectifs 2,5 KN/m2
Hall d’accueil 2,5 KN/m2
Circulation et escalier 2,5 KN/m2
Lot technique 2,5 KN/m2
Centre médical 5 KN/m2
Terrasse accessible 1,5 KN/m2
Terrasse inaccessible 1 KN/m2
Parking 2,5 KN/m2

o Combinaison d’action

- Combinaisons statiques

14
Les charges retenues pour le prédimensionnement (charges climatiques négligées) sont les suivantes
: G : Charges permanentes de longues durées,
P : Charges du poids propre des éléments porteurs,
Q : Charges d’exploitation,

 Les combinaisons statiques à étudier sont alors :


ELS : G + P + Q
ELU : 1,35(G+P) + 1,5Q

- Combinaisons accidentelles
Pour l’étude sismique, les cas de charges suivants sont retenus :
G : Charges permanentes de longues durées,
P : Charges du poids propre des éléments porteurs,
Q : Charges d’exploitation,
Ei : Action du séisme,

Afin de prendre en compte les dysmétries en plan horizontal, deux directions principales de séisme
sont à envisager (2 horizontales), dont les résultantes d’action à considérer seront obtenues suivant les
combinaisons de Newmark :
Tableau 5 : Combinaisons accidentelles

Séisme X : Séisme Y :
G+𝜓Q+Fx+0,3Fy G+𝜓Q+0,3Fy - Fx
G+𝜓Q+Fx - 0,3Fy G+𝜓Q+0,3Fy +Fx
G+𝜓Q - Fx+0,3Fy G+𝜓Q - 0,3Fy +Fx
G+𝜓Q - Fx - 0,3Fy G+𝜓Q - 0,3Fy - Fx

Avec : G : Charge permanente.


Q : Charge d’exploitation.
F : La force sismique suivant les deux directions x et y.
Ψ : Coefficients de masse partielle :
Pour le poids propre et les charges permanente ψ= 1.
Pour les charges d’exploitation, ψ varie en fonction de la nature des charges.

Tableau 6 : Coefficient de masses partielles ψ suivant RSP2000

Nature des charges Coefficient ψ


Bâtiments à usage d’habitation et administratif 0,20
Bâtiments d’utilisation périodique par le public
0,30
telles que salles d’exposition, salles de fêtes…
Bâtiments d’utilisation tels que restaurants,
0,40
salles de classe
Bâtiments dont la charge d’exploitation est de
longue durée tels que entrepôts, bibliothèques et 1,00
réservoirs

Dans notre projet la valeur de ψ pour les charges d’exploitation est : ψ = 0,2.

15
4. Données sismiques

Selon le règlement parasismique RPS 2011 (Annexe 1) et le rapport géotechnique, les données
nécessaires pour le calcul dynamique du projet sont regroupées dans le tableau suivant :

Tableau 7 : Données sismiques

Données sismiques Valeurs


Classe du bâtiments Classe II
Coefficient d'accélération A A = 10 %g
Coefficient de vitesse v V = 10cm/s
Niveau de ductilité ND1
Coefficient de priorité I I = 1,20
Amortissement (structure en béton arme) 5%
Type de site Site S2
Coefficient du sol S S2 = 1,20
Coefficient de 𝝍 ψ = 0,2
Mixte
Type de contreventement
Par voiles
Coefficient de comportement k K=2

5. Joints sismiques
Un joint de dilatation est un intervalle structurel conçu pour s'adapter au mouvement d'un bâtiment de
façon contrôlée. Les joints de dilatation passent dans toute la structure du bâtiment, de l'étage inférieur
à l'étage supérieur et de la façade à l'arrière. Sans joint de dilatation, le mouvement du bâtiment
endommagerait ce dernier et compromettrait sa sécurité.
On trouve qu’il y a 2 types de joints : le joint de rupture et le joint de dilatation qui se caractérisent par
une largeur moyenne comprise entre 5 et 20 mm, voire 30mm.

o Un joint de rupture
Le joint de rupture est majoritairement posé sur des bâtiments de grande taille. Il prend naissance
depuis le sol et permet de diviser un bâtiment en deux entités distinctes. En effet un joint de rupture ou
de fractionnement permet de contrôler l’état de fissures d’une construction et il est indispensable car
toute fissuration met en danger la stabilité d'un édifice.

o Joint de dilatation
Le joint de dilatation est une séparation à mi-structure conçue pour soulager les contraintes sur les
matériaux de construction causées par le mouvement du bâtiment. En effet, le joint de dilatation est
celui qui va offrir au béton sa liberté de mouvement naturel, sans risquer d’endommager la structure
de l’édifice. Grâce au joint de dilatation, les différentes parties d’un bâtiment peuvent se mouvoir
indépendamment les unes des autres.

16
6. Présentation des logiciels utilisés pour l’étude statique et dynamique
L’ensemble des logiciels utilisés lors de la modélisation et l’étude du projet sont :

o Logiciel AUTOCAD
AutoCAD est utilisé pour la conception de plans en 2D et 3D.
Il est développé et commercialisé par Autodesk. C’est un logiciel
de dessin assisté par ordinateur, utilisé pour créer des plans en
architecture, dessin industriel, construction des ponts ou les
circuits d'ordinateur, entre autres.
Figure 12 : Logiciel AUTOCAD

o Logiciel CBS

Le logiciel Autodesk Concrete Building Structures permet de pré-


dimensionner des ouvrages en béton armé tout en étant connecté aux
logiciels Revit et Robot Structural Analysis.

Figure 13 : Logiciel
CBS

o Logiciel ROBOT
Robot Structural Analysis Professional est capable de calculer les
modèles les plus complexes, grâce à un maillage automatique par
éléments finis d’une puissance exceptionnelle, des algorithmes non
linéaires, ainsi qu’un jeu complet de normes de conception, le tout pour
des résultats quasiment instantanés.

Figure 14 : Logiciel ROBOT


o Logiciel ADAPT BUILDER

Le logiciel ADAPT-Builder est la plateforme de modélisation


d’analyses et de conception 3D qui comprend l’analyse globale des
bâtiments en béton. Permet aussi de contrôler tous les aspects de
conception par exemple la fissuration et la déviation à long terme et le
poinçonnement garantissant des résultats précis et complets.

Figure 15 : Logiciel ADAPT


BUILDER

17
o Logiciel BINAYATE

Binayate est un logiciel de contrôle de la conformité à Figure 16 : Logiciel BINAYATE


la réglementation thermique des constructions au Maroc
RTCM, il permettra aux entreprises, aux architectes et aux
ingénieurs de calculer officiellement leurs projets
conformément au règlement thermique du Maroc.

Conclusion
En résumé de ce chapitre, nous avons fourni une analyse approfondie de l'entité d'accueil et du
projet qui fait l'objet de notre étude. De plus, nous avons minutieusement examiné les références
bibliographiques, nous avons également présenté les logiciels utilisés au cours de cette étude.

Ces éléments d'information cruciaux ont grandement enrichi notre compréhension globale et
ont placé notre projet dans son contexte propre. Cette préparation nous positionne de manière efficace
pour aborder les prochaines sections de notre rapport, en construisant sur cette base solide que nous
avons établie.

18
Chapitre 2

ETUDE COMPARATIVE ENTRE


DIFFÉRENTS
SYSTÈMES DE PLANCHER

19
Introduction
Le projet est structuré en trois blocs distincts : un bloc supérieur et un bloc inférieur identiques,
ainsi qu'un bloc intermédiaire caractérisé par une piscine située au niveau de la terrasse.
Dans ce chapitre, nous aborderons en premier lieu le choix de la méthode de calcul et le
prédimensionnement des éléments structuraux. Ensuite, nous nous pencherons sur l'étude dynamique
du bloc intermédiaire, suivie d'une analyse comparative du bloc inférieur mettant en contraste trois
variantes de planchers : dalle pleine, plancher collaborant et plancher précontraint. L'objectif de cette
enquête est de déterminer la solution la plus économiquement efficiente, en prenant en considération à
la fois les exigences du maître d’ouvrage et les contraintes d'ordre architectural.

I. Hypothèses de prédimensionnement
Le Prédimensionnement est une étape nécessaire dans une étude d’un projet en béton armé, elle a pour
but de déterminer les dimensions provisoires et approximatives des éléments de la structure (poteaux,
poutres, dalles, voiles) pour estimer leur poids propre tout en respectant les règles du béton armé
(BAEL91mod 99) et du règlement parasismiques (RPS2000, mod2011).

Cette étape représente le point de départ et la base de la justification à la résistance, la stabilité et la


durabilité de l’ouvrage. Pour ce faire, nous commençons le prédimensionnement du sommet vert la base:
- Les poteaux - Les planchers
- Les poutres - Les voiles

1. Prédimensionnement des poteaux


Nous allons opter pour les dimensions minimales requises par les normes R.P.S 2011 en ce qui
concerne les poteaux. Dans un premier temps, nous choisirons une section commune pour tous les
poteaux, à savoir (25*25) cm². Par la suite, nous examinerons un exemple concret de
prédimensionnement des poteaux dans la section consacrée au calcul manuel.

2. Prédimensionnement des poutres


Selon BAEL 91, le Pré dimensionnement des poutres consiste à évaluer la hauteur de chaque
poutre tout en se basant sur la portée de chacune de ces poutres, il existe trois cas envisageables, ils
sont récapitulés dans la figure ci-dessous :

Figure 17: Prédimensionnement des poutres


20
Avec :
h : la hauteur de la poutre
b : largeur de la poutre
L : la portée de la poutre dans le sens considère entre nu d’appuis

3. Prédimensionnement des planchers


Pour des dalle corps creux, l’épaisseur du plancher est déterminée à partir de la condition :
𝐿
ℎ≥
22
Avec :
h : l’épaisseur totale du plancher
L : la portée maximale entre nus d’appuis

Pour les dalles pleine, l’épaisseur h est choisie en fonction de son type.
On s’intéresse au rapport des portées :
lmin
α= ≤1
lmax

Pour les dalles portant dans un seul sens, ou reposant sur 2 appuis (α < 0,40) :
lmin
ℎ≥
25
Pour les dalles portant dans deux sens, ou reposant sur 4 appuis (α ≥ 0,40) :
lmin
ℎ≥
33

4. Prédimensionnement des voiles


Les voiles sont des éléments rigides en béton armé coulés sur place. Ils sont destinés d’une part à
reprendre une partie des charges verticales et d’autre part à assurer la stabilité de l’ouvrage sous l’effet
des chargements horizontaux.

Selon le RPS2000, l’épaisseur du voile à considérer est fonction de la hauteur nette h de l’étage. Soit :
emin = max (15 cm, h/20) pour un voile non rigidifié à ses deux extrémités.
emin = max (15 cm, h/22) pour un voile rigidifié à une extrémité.
emin = max (15 cm, h/25) pour un voile rigidifié à ses deux extrémités.

II. Choix de la méthode de calcul sismique


Le calcul des actions sismiques peut être mené par deux approches distinctes : une approche dite
statique équivalente et une approche dynamique.
Le choix de la méthode d’analyse sismique dépend de la régularité en plan et en élévation, de la
structure (RPS 2011. Article 6.2.1.2,).

1. Conditions à vérifier
L’ensemble des conditions à vérifier sont les suivants :

21
o Hauteur :
La hauteur totale du bâtiment ne doit pas excéder 60 m :
Bloc inter : H = 17,49 m < 60 m => Condition vérifiée
Bloc inf : H = 20,24 m < 60 m => Condition vérifiée

o Période :
La période fondamentale doit ne pas dépasser 2 s et puisque nous avons une structure à ossature mixte
On utilise la formule suivante :
𝐻
𝑇 = 0.09 0.5
𝐿
Bloc inter
: 𝐻
𝑇𝑥 = 0.09
= 0.09 6,820.5 = 0,6 s < 2 s => 𝐂𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐯é𝐫𝐢𝐟𝐢é𝐞
17.49
𝐿𝑥0.5

Bloc inf :
𝐻 20,24
𝑇𝑥 = 0.09 = 0.09 = 0,7 s < 2 s => 𝐂𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐯é𝐫𝐢𝐟𝐢é𝐞
𝐿𝑥0.5 6,30.5
𝐻 20,24
𝑇𝑦 = 0.09 = 0.09 = 0,5 s < 2 s => 𝐂𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐯é𝐫𝐢𝐟𝐢é𝐞
𝐿𝑦0.5 9,70.5

o La régularité de la structure en plan :


- Forme de la structure :

La structure ne présente pas une forme en plan simple, tel que rectangle ou carré.
Cette condition est non vérifiée

Figure 18 : Forme de la structure

22
- Vérification de l’Elancement :

Sachant que l’élancement ne doit pas dépasser la valeur 3.5 :


𝐿
λ=
𝐵
Avec L ∶ Grand côté
B ∶ Petit côté

Bloc inter :
𝐿 39
λ= = = 1.05 => λ ≤ 3.5 => 𝐂𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐯é𝐫𝐢𝐟𝐢é𝐞.
𝐵 37
Bloc inf :
𝐿 39
λ= = 1.44 => λ ≤ 3.5 => 𝐂𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐯é𝐫𝐢𝐟𝐢é𝐞.
27
=
𝐵

o La régularité de la structure en élévation :


- La partie saillante :

Dans le cas d’un rétrécissement graduel en élévation, la saillie à chaque niveau ne doit pas dépasser
15% de la dimension en plan du niveau précédent sans que le retrait global ne dépasse 25% de la
dimension en plan au niveau du sol, or ce n’est pas le cas dans notre projet.

Bloc inter :

Figure 19 : Partie saillante du bloc intermédiaire

Pour le bloc inférieur, la partie saillante représente de 37 % => Condition non vérifiée

23
Bloc inf :

Figure 20 : Partie saillante du bloc intérieur

Pour le bloc inférieur, la partie saillante représente de 24% => Condition non vérifiée

2. Conclusion

Étant donné que la disposition de la structure ne satisfait pas des conditions de régularité en plan
et en élévation prescrites par le RPS 2011, il est évident que la configuration de la structure est de
nature irrégulière. En conséquence, l'utilisation de la méthode statique équivalente pour l'évaluation
dynamique de la structure n'est pas permise. Par conséquent, nous allons maintenant nous tourner
vers la seconde approche, à savoir l'approche dynamique, afin de mener l'analyse de l'action
sismique.

III. Etude dynamique et sismique du bloc intermédiaire


1. Modélisation de la structure
Le but de cette section est d'examiner la réaction de la structure face aux sollicitations sismiques en
employant divers types d'analyses. Ce bloc intermédiaire comprend un rez-de-chaussée ainsi qu'un
sous- sol, et s'étend sur deux niveaux, accueillant également une piscine (S=182,5m2) au deuxième
étage.

On a procédé à la modélisation de cette variante à l'aide du logiciel CBS. Par la suite, cette
modélisation a été exportée vers le logiciel Robot pour une analyse plus détaillée.

o Evaluation des charges appliquées sur la piscine


Tableau 8 : charges appliquées sur la piscine

Charges permanentes
Etanchéité Ge = 4,5 KN/m2
Revêtement Gr = 2,5 KN/m2
Action hydrostatique sur les parois et le fond du bassin Gpe = H.10 KN/m3 = 20 KN/m2
Charges d’exploitation
24
Exploitation de la piscine par les baigneurs Q = 2,5 KN/m2

25
Figure 21: Modélisation de la structure sur RSA

2. L’analyse modale
L’analyse modale permet de déterminer l’effet et le taux de participation des masses vis-à-vis les
vibrations de la structure dues au séisme. En effet nous devons avoir dans cette analyse les conditions
suivantes :
- Les deux premiers modes, les plus prépondérants, sont des modes de translation pure.
C’est à dire pour chacun des modes, plus de 50 % de la masse participe dans une direction et dans
l’autre c’est négligeable ;
- Le 3ème mode est un mode de torsion qui présente un certain couplage des deux directions
avec une participation modale très faible ;
- Le taux de participation des masses dans les deux directions doit dépasser 90 % de la masse
totale et la fréquence ne doit excéder 33 Hz

Le tableau suivant illustre les résultats détaillés de l’analyse modale.

Tableau 9: Tableau modal

Masses Masses Masses Masses


Fréquence Période
Mode cumulées cumulées UY modales modales
(Hz) (sec)
UX (%) (%) UX (%) UY (%)
1 0,71 1,42 0,00 88,23 0,00 88,23
2 0,93 1,07 85,12 88,23 85,12 0,00
3 1,03 0,97 85,15 92,71 0,03 4,48
4 2,36 0,42 85,15 97,23 0,00 4,51
5 3,14 0,32 95,85 97,23 10,70 0,00
6 3,57 0,28 95,85 98,22 0,00 0,99
7 3,83 0,26 95,85 98,51 0,00 0,28

26
Comme montré dans le tableau 9, le pourcentage de la masse réglementaire a été atteint en 5ème mode
selon les deux directions, avec une fréquence inférieure à 33Hz.
Donc, l’analyse modale est vérifiée.
-Le premier mode est un mode de translation selon l’axe Y avec 88,23 % de participation de masse
modale.

- Le deuxième mode est un mode de translation selon l’axe X avec 85,15 % de participation de masse
modale.

- Le troisième mode est un mode de torsion pure.

3. Vérification de la structure
L’objectif de cette partie est de vérifier que la structure évolue dans le domaine de ses propriétés
prises en compte dans le calcul et contenir les dommages structuraux dans des limites acceptables
conformément aux exigences de RPS 2011.

o Déplacements latéraux globaux

Selon RPS2011 le déplacement latéral total du bâtiment Δ𝑔 doit être limité a :


Δ𝑔=0.004 𝐻
Avec : H la hauteur totale de la structure (𝐻=17.49𝑚).

Le tableau 10 résume les déplacements latéraux totaux Ux et Uy suivant les deux sens sismiques X et
Y.

Tableau 10 : Déplacements latéraux globaux

Déplacement latéral Déplacement latéral max limite


Déplacement Vérification
max (ROBOT BAT) (RPS 2011) (cm)

Sismique Ux 5,8 7 ,00 Vérifiée


suivant X Uy 0,2 7,00 Vérifiée
Sismique Ux 2,7 7,00 Vérifiée
suivant Y Uy 6,7 7,00 Vérifiée

Le déplacement latéral maximal du bâtiment selon les deux directions X et Y est inférieur aux
limites imposées par le RPS2011.

o Déplacements inter étages

Selon RPS2011 les déplacements inter-étages dus au séisme ne doivent pas dépasser des valeurs limites
normatives.
Le RPS 2011 limite le déplacement relatif pour les bâtiments de classe I et II comme est suit :

P𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝐵â𝑡𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑙𝑎𝑠𝑠𝑒 𝐼


0,007h
Δel ≤
K
27
P𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝐵â𝑡𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑙𝑎𝑠𝑠𝑒 𝐼𝐼
0,007h
Δel ≤
K

Avec : h : la hauteur de l’étage considéré.


K : le coefficient de
comportement.

Les déplacements inter-étages (entre les planchers bas et hauts de l’étage) sont donnés pour toute la
structure dans le tableau 11 :

Tableau 11 : Déplacements inter étages

Séisme suivant X Séisme Suivant Y


Déplacement
Hauteur (cm) (cm)
Niveau limite (cm) Vérification
(m)
UX UY UX UY (RPS 2011)

PH RDC 4.37 2 0,1 0,7 3,5 6.12 Vérifiée


PH R+1 4.37 0,75 0 0,4 1,05 6.12 Vérifiée
PH R+2 3.15 0,55 0 0,3 0,55 6.12 Vérifiée

En se référant au tableau précédent, il est évident que les déplacements entre les étages respectent la
condition prévue par les directives du RPS 2011.

o Stabilité au glissement

D’après le RPS 2000 version 2011, les constructions doivent être vérifié à la stabilité au
glissement par toute méthode scientifique confirmé par l’expérience lorsqu’elles sont en pentes. Le
bâtiment doit être dimensionné pour résister à une poussé de glissement au moins 1.5 fois supérieur
aux charges agissant sur le bâtiment.

D’après le rapport géotechnique, le terrain destiné à recevoir la construction est plat, donc la
vérification au glissement n’est pas requise.

o Stabilité au renversement

La structure doit être dimensionnée pour résister aux effets de renversement dû aux
combinaisons des actions de calcul. Un ancrage est exigé si l’effet des charges de calcul tendant à
provoquer ce phénomène est supérieur à l’effet de stabilisation.

Pour vérifier la stabilité au renversement, nous allons calculer l’indice de stabilité θs pour chaque niveau.
𝐾. 𝑊. Δel
θs =
𝐹. 𝐻

a) La stabilité est considérée satisfaite si : 𝜽𝒔 ≤ 𝟎. 𝟏


b) L’effet du second ordre est à prendre en compte dans le calcul pour 𝟎. 𝟏 ≤ 𝜽𝒔 ≤ 𝟎. 𝟐
28
c) La stabilité est considérée non satisfaite si : 𝜽𝒔 ≥ 𝟎. 𝟐

29
Avec
: K : Coefficient de comportement.
𝜃𝑠 : Indice de stabilité.
W : Poids au-dessus de l’étage
considéré. F : Action sismique au niveau
considéré. H : Hauteur d’étage.
Δ𝑒𝑙 : Déplacement relatif au niveau considéré.

Les résultats obtenus sont donnés dans les tableaux suivants (Tableau 9 et 10) :
SEISME X

Tableau 12 : Stabilité au renversement selon l'axe X

Etages K W (kN) Δ𝑒𝑙 (cm) Fx (kN) H 𝜃𝑠 Vérification


PH RDC 2 34004,19 2 7169,25 437 0,043 Vérifiée
PH R+1 2 31193,18 0,75 5355,27 437 0,020 Vérifiée
PH R+2 2 19809,69 0,55 3094,39 315 0,022 Vérifiée

SEISME Y
Tableau 13 : Stabilité au renversement selon l'axe Y

Etages K W (kN) Δ𝑒𝑙 (cm) Fy (kN) H 𝜃𝑠 Vérification


PH RDC 2 34004,19 3,5 5935,61 437 0,092 Vérifiée
PH R+1 2 31193,18 1,05 4139,55 437 0,036 Vérifiée
PH R+2 2 19809,69 0,55 2024,74 315 0,034 Vérifiée

Il est notable que, pour chaque niveau, la valeur de θs reste en-dessous de 0,1, éliminant ainsi tout
risque de renversement.
En conséquence, l'effet du second ordre ne sera pas considéré dans les calculs

Récapitulatif
À la lumière de ces observations, nous parvenons à la conclusion que notre bloc intermédiaire satisfait
aux impératifs de vérification établis par le règlement parasismique RPS 2011, où nous constatons ce
qui suit :
- La stabilité par rapport aux déplacements globaux a été adéquatement établie pour ce bloc.
- La stabilité en ce qui concerne les déplacements inter-étages
- La stabilité par rapport au renversement a été rigoureusement validée.
En fin de compte, la structure a été jugée stable face aux sollicitations sismiques.

30
IV. Etude comparative entre les systèmes de plancher

Dans cette partie du chapitre, nous mettrons en évidence une étude comparative de la structure (bloc
inferieur) en considérant trois variantes : dalle pleine, plancher collaborant et plancher précontraint.

Partie 1 : variante plancher dalle pleine


Introduction
La première variante que nous avons examinée est celle du plancher en dalle pleine. Nous avons
appliqué les mêmes hypothèses de calcul que celles présentées dans la partie précédente avec une
épaisseur de la dalle de 30cm, puis procédé à la modélisation de cette variante à l'aide du logiciel CBS.
Par la suite, cette modélisation a été exportée vers le logiciel Robot pour une analyse plus détaillée.

Figure 22 : Modélisation de la structure

I. Etude sismique et dynamique

1. Analyse modale
L'analyse modale englobe l'examen des caractéristiques dynamiques des structures linéaires, en
s'appuyant sur l'approche des éléments finis pour l'analyse.
L'objectif de cette étude est d'identifier les fréquences intrinsèques de vibration, ainsi que les modes de
déformation associés, qui reflètent le comportement de la structure lorsqu'elle est soumise à une
vibration libre.

31
Tableau 14: Résultat de l'analyse modale

Masses Masses Masses Masses


Fréquence Période
Mode cumulées cumulées UY modales modales
(Hz) (sec)
UX (%) (%) UX (%) UY (%)
1 1,24 0,81 0,36 75,84 0,36 75,84
2 1,44 0,69 72,36 77,75 72,20 1,91
3 3,22 0,31 84,00 82,13 0,88 0,20
4 4,80 0,21 85,51 93,59 1,50 11,46
5 5,51 0,18 89,39 95,68 10,88 2,09
6 6,30 0,16 96,73 95,76 0,34 0,08
7 7,29 0,14 96,80 95,89 0,07 0,13

Comme montré dans le tableau 14, le pourcentage de la masse réglementaire a été atteint en 6ème
mode selon les deux directions, avec une fréquence inférieure à 33Hz.
Donc, l’analyse modale est vérifiée.
-Le premier mode est un mode de translation selon l’axe Y avec 75,84 % de participation de masse
modale.

- Le deuxième mode est un mode de translation selon l’axe X avec 72,20 % de participation de masse
modale.

- Le troisième mode est un mode de torsion pure.

2. Vérification de la structure
Le but de cette partie est de vérifier que la structure évolue dans le domaine de ses propriétés
prises en compte dans le calcul et contenir les dommages structuraux dans des limites acceptables
conformément aux exigences de RPS 2011.

o Déplacements latéraux globaux

Selon RPS2011 le déplacement latéral total du bâtiment Δ𝑔 doit être limité a :

Δ𝑔=0.004 𝐻
Avec
H la hauteur totale de la structure (𝐻=20.24𝑚).

Le tableau 11 résume les déplacements latéraux totaux Ux et Uy suivant les deux sens sismiques X et
Y.

32
Tableau 15 : Déplacements latéraux globaux

Déplacement latéral Déplacement latéral max


Déplacement Vérification
max (ROBOT BAT) limite (RPS 2011) (cm)
Sismique Ux 4,2 12 Vérifiée
suivant X Uy 4 12 Vérifiée
Sismique Ux 2,3 12 Vérifiée
suivant Y Uy 5,8 12 Vérifiée

Le déplacement latéral maximal du bâtiment selon les deux directions X et Y est largement
inférieur aux limites imposées par le RPS2011.

o Déplacements inter étages

Selon RPS2011 les déplacements inter-étages dus au séisme ne doivent pas dépasser des valeurs limites
normatives.
0,007h
P𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝐵â𝑡𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑙𝑎𝑠𝑠𝑒 𝐼𝐼 Δel ≤
K

Avec : h : la hauteur de l’étage considéré.


K : le coefficient de
comportement.

Les déplacements inter-étages sont donnés pour toute la structure dans le tableau 13 :

Tableau 16 : Déplacements inter étages

Séisme suivant X Séisme Suivant Y


Déplacement
Hauteur (cm) (cm)
Niveau limite (cm) Vérification
(m)
UX UY UX UY (RPS 2011)

PH RDC 4.37 1,1 1,15 0,65 1,65 1,53 Vérifiée


PH R+1 4.37 0,6 0,6 0,25 0,8 1,53 Vérifiée
PH R+2 3.15 0,4 0,3 0,1 0,4 1,10 Vérifiée
TOITURE 2.75 -0,15 -1 -0,5 -0,4 0,96 Vérifiée

D’après le tableau ci-dessus, on trouve que les déplacements inter-étages vérifient la condition
préconisée dans le RPS2011.

o Stabilité au renversement

Pour vérifier la stabilité au renversement, nous allons calculer l’indice de stabilité θs pour chaque
niveau.

θs = 𝐾. 𝑊. Δel
𝐹. 𝐻
33
Avec
: K : Coefficient de comportement.
𝜃𝑠 : Indice de stabilité.
W : Poids au-dessus de l’étage
considéré. F : Action sismique au niveau
considéré. H : Hauteur d’étage.
Δ𝑒𝑙 : Déplacement relatif au niveau considéré.

a) La stabilité est considérée satisfaite si : 𝜽𝒔 ≤ 𝟎. 𝟏


b) L’effet du second ordre est à prendre en compte dans le calcul pour 𝟎. 𝟏 ≤ 𝜽𝒔 ≤ 𝟎. 𝟐
c) La stabilité est considérée non satisfaite si : 𝜽𝒔 ≥ 𝟎. 𝟐

Les résultats obtenus sont donnés dans les tableaux suivants (Tableau 14 et 15) :

SEISME X

Tableau 17 : Stabilité au renversement selon l'axe X

Etages K W (kN) Δ𝑒𝑙 (cm) Fx (kN) H 𝜃𝑠 Vérification


PH RDC 2 13078,60 1,05 3545,23 437 0,018 Vérifiée
PH R+1 2 12755,46 0,65 2827,23 437 0,013 Vérifiée
PH R+2 2 10951,19 0,4 1724,57 315 0,016 Vérifiée
Toiture 2 771,17 -0,1 118,24 275 -0,005 Vérifiée

SEISME Y

Tableau 18 : Stabilité au renversement selon l'axe Y

Etages K W (kN) Δ𝑒𝑙 (cm) Fy (kN) H 𝜃𝑠 Vérification


PH RDC 2 13078,60 1,45 3318,98 437 0,026 Vérifiée
PH R+1 2 12755,46 1,1 2664,15 437 0,024 Vérifiée
PH R+2 2 10951,19 0,45 1712,23 315 0,018 Vérifiée
TOITURE 2 771,17 -0,4 115,71 275 -0,019 Vérifiée

On remarque que, pour chaque niveau, θs est inférieur à 0,1


Donc il n’y a pas de risque de renversement.
Ainsi, l’effet du second ordre ne sera pas pris en compte dans les calculs.

II. Dimensionnement et ferraillage des éléments structuraux


Dans cette partie, nous entreprendrons le processus de dimensionnement et de ferraillage des
éléments porteurs, à la fois manuellement et à l'aide du logiciel ROBOT.

34
1. Etude d’un poteau P1
Dans ce paragraphe, on s’intéresse à l’étude à un poteau P dans la structure au niveau du RDC, le
calcul sera similaire pour les autres niveaux. L’ensemble des poteaux seront calculés en supposant
qu’ils sont
sollicités en compression simple.
Poteau étudié

Figure 23 : Etude du poteau P1

o Descente de charge au niveau du RDC

La surface d’influence brute : S=35,24 m2


La surface d’influence nette : S’=32,63 m2

 Charges permanentes

Poids propre du poteau P1 :


𝑮𝟏 = 𝐺𝑝𝑜𝑡𝑒𝑎𝑢 = 𝑙 × 𝐿 × 𝐻𝑒𝑡𝑎𝑔𝑒 × 25 = 0.25 × 0.25 × 5,6 × 25=𝟖,𝟕𝟓 𝐤𝐍

Poids du plancher :

𝑮𝟐 𝑘𝑁
= 𝑆′ × 𝑒 × 25 = 32,63 × 0,2 ×25=𝟏𝟔𝟑,𝟏𝟓 𝒌𝑵
𝑚3

Poids du revêtement :
𝑮𝟑 = 𝑆 × 𝐺𝑒 = 35,24 × 2,5=𝟖𝟖,𝟏 𝒌𝑵

Poids propre des poutres :


Poutre (20 x 80) 𝐺𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒 = 𝑙 × 𝐿 × ℎ × 25 = 0,20 × 0,80 × 3,51 × 25 = 𝟏𝟒, 𝟎𝟒 𝒌𝑵
Poutre (25 x 80) 𝐺𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒 = 𝑙 × 𝐿 × ℎ × 25 = 0,25 × 0,80 × 3,90 × 25 = 𝟏𝟗, 𝟓 𝒌𝑵
Poutre (25 x 85) 𝐺𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒 = 𝑙 × 𝐿 × ℎ × 25 = 0,25 × 0,85 × 3,71 × 25 = 𝟏𝟗, 𝟕𝟏 𝒌𝑵

35
𝑮𝟒=∑𝐺𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒 = 53,25 𝒌𝑵

36
𝑮𝑻 = ∑𝐺𝑖 = 𝑮𝟏 + 𝑮𝟐 + 𝑮𝟑 + 𝑮𝟒= 313,25 𝒌𝑵

 Charges exploitations
𝑸𝑻 = 𝑄𝑒 × 𝑆 = 5 × 35,24 = 𝟏𝟕𝟔, 𝟐 𝐤𝐍

Résultat final

𝑵𝒖(𝑹𝑫𝑪) = 1,35 × 313,25 + 1,5 × 176,2 = 𝟔𝟖𝟕, 𝟏𝟗 𝒌𝑵


𝑵𝒔(𝑹𝑫𝑪) = 313,25 + 176,2 = 𝟒𝟖𝟗, 𝟒𝟓 𝒌𝑵

o Descente de charge au niveau des étages courants

La surface d’influence brute : S=50,35 m2


La surface d’influence nette : S’=47,75 m2

 Charges permanentes

Poids propre du poteau P1 :


𝑮𝟏 = 𝐺𝑝𝑜𝑡𝑒𝑎𝑢 = 𝑙 × 𝐿 × 𝐻𝑒𝑡𝑎𝑔𝑒 × 25 = 0.25 × 0.25 × 4.37 × 25 = 𝟔, 𝟖𝟑 𝐤𝐍

Poids du plancher :
𝑘𝑁
𝑮𝟐 = 𝑆 × 𝑒 × 25

= 32,63 × 0,2 × 25 = 𝟏𝟔𝟑, 𝟏𝟓 𝒌𝑵
𝑚3

Poids du revêtement :
𝑮𝟑𝟏 = 𝑆 × 𝐺𝑒 = 29,63 × 2,50 = 𝟕𝟒, 𝟎𝟕 𝒌𝑵
𝑮𝟑𝟐 = 𝑆 × 𝐺𝑒 = 20,72 × 3,50 = 𝟕𝟐, 𝟓𝟐 𝒌𝑵

𝑮𝟑=∑𝐺𝑟𝑒𝑣𝑒𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 = 146,59 kN

Poids propre des poutres :


Poutre (20 x 80) 𝐺𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒 = 𝑙 × 𝐿 × ℎ × 25 = 0,20 × 0,80 × 3,51 × 25 = 𝟏𝟒, 𝟎𝟒 𝒌𝑵
Poutre (25 x 80) 𝐺𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒 = 𝑙 × 𝐿 × ℎ × 25 = 0,25 × 0,80 × 3,90 × 25 = 𝟏𝟗, 𝟓 𝒌𝑵
Poutre (25 x 85) 𝐺𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒 = 𝑙 × 𝐿 × ℎ × 25 = 0,25 × 0,85 × 3,71 × 25 = 𝟏𝟗, 𝟕𝟏 𝒌𝑵
𝑮𝟒=∑𝐺𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒 = 53,25 𝒌𝑵

𝑮𝑻 = ∑𝐺𝑖 = 𝑮𝟏 + 𝑮𝟐 + 𝑮𝟑 + 𝑮𝟒= 369,82 𝒌𝑵


 Charges exploitations

𝑸𝑻 = 𝑄𝑡 × 𝑆 = 3.5 × 50,35 = 𝟏𝟕𝟔, 𝟐𝟐 𝐤𝐍


Résultat final
37
𝑵𝒖(Etages courants ) = 1,35 × 369,82 + 1,5 × 176,22 = 𝟕𝟔𝟑, 𝟓𝟖 𝒌𝑵

𝑵𝒔(Etages courants) = 369,82 + 176,22 = 𝟓𝟒𝟔, 𝟎𝟒 𝒌𝑵

o Descente de charge au niveau de la terrasse

La surface d’influence brute : S=50,35 m2


La surface d’influence nette : S’=47,75 m2

 Charges permanentes

Poids propre du poteau P1 :


𝑮𝟏 = 𝐺𝑝𝑜𝑡𝑒𝑎𝑢 = 𝑙 × 𝐿 × 𝐻𝑒𝑡𝑎𝑔𝑒 × 25 = 0.25 × 0.25 × 3.15 × 25 = 𝟓 𝐤𝐍

Poids du plancher :
𝑘𝑁
𝑮𝟐 = 𝑆 × 𝑒 × 25

= 32,63 × 0,2 × 25 = 𝟏𝟔𝟑, 𝟏𝟓 𝒌𝑵
𝑚3

Poids du revêtement :
𝑮𝟑 = 𝑆 × 𝐺𝑒 = 50,35 × 3,50 = 𝟏𝟕𝟔, 𝟐𝟐 𝒌𝑵

Poids propre des poutres :


Poutre (20 x 80) 𝐺𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒 = 𝑙 × 𝐿 × ℎ × 25 = 0,20 × 0,80 × 3,51 × 25 = 𝟏𝟒, 𝟎𝟒 𝒌𝑵
Poutre (25 x 80) 𝐺𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒 = 𝑙 × 𝐿 × ℎ × 25 = 0,25 × 0,80 × 3,90 × 25 = 𝟏𝟗, 𝟓 𝒌𝑵
Poutre (25 x 85) 𝐺𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒 = 𝑙 × 𝐿 × ℎ × 25 = 0,25 × 0,85 × 3,71 × 25 = 𝟏𝟗, 𝟕𝟏 𝒌𝑵
𝑮𝟒=∑𝐺𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒 = 53,25 kN

𝑮𝑻 = ∑𝐺𝑖 = 𝑮𝟏 + 𝑮𝟐 + 𝑮𝟑 + 𝑮𝟒= 397,6 kN


 Charges exploitations

𝑸𝑻 = 𝑄𝑡 × 𝑆 = 3.5 × 50,35 = 𝟏𝟕𝟔, 𝟐𝟐 𝐤𝐍


Résultat final

𝑵𝒖(Etages courants ) = 1,35 × 397,6 + 1,5 × 176,22 = 𝟖𝟎𝟏, 𝟎𝟗 𝒌𝑵

𝑵𝒔(Etages courants) = 397,6 + 176,22 = 𝟓𝟕𝟑, 𝟖𝟐 𝒌𝑵

38
Tableau 19 : Descente de charges

Pu (KN) ∑Pu (KN) Ps (KN) ∑Ps (KN)


RDC 687,19 687,19 489,45 489,45
R+1 763,58 1450,77 546,04 1035,49
R+2 763,58 2214,35 546,04 1581,53
TERRASEE 801,09 3015,44 576,82 2158,35

o Ferraillage manuel du poteau

La section de poteau est calculée à partir d’une descente de charge approximative en utilisant la
formule de pré dimensionnement des poteaux rectangulaire ci-dessous :

- Aciers HA FeE500
- 𝛾𝑠 = 1,15 coefficient de sécurité des aciers dans la situation courante
- 𝛾𝑏= 1,5coefficient de sécurité du béton
- 𝑓𝑐28 = 30 MPa, résistance caractéristique à la compression du béton après 28 jours de
durcissement
- 𝜌 = 25 𝐾𝑁⁄𝑚 , poids volumique du béton armé
3

- Fissuration peu préjudiciable

- Armatures longitudinales

On suppose que 𝑎 = 45𝑐𝑚

 La longueur du flambement Lf

Comme le poteau est encastré dans un massif de fondation donc sa longueur de flambement

vaut Lf = 1 x L0 de rive
Avec :
L0: étant la longueur libre
Lf = L0 = 5,6 m

 L’élancement

L𝐹
= 4,37 2√3 = 43,1
a 2√ 3 = 0,45
Puisque  < 50
0.85
On a α=
1+0,2×( )2 0.85 = 0,652
35
= 1+0,2×( 43,1) 2
35

Puisque des charges sont appliquées avant 90 jours.

39
On divise 𝛼 par 1,1
α
α′ = = 0.592
1,1

 Calcul de b

* 30.(a−0,02)+ 0,02
Nu 0,9γb
b= α′

3,015 0,9 X + 0,02


b=
1.5 *
0,592 30.(0,45−0,02)

b = 0,55 m
a = 45cm
Soit la section du poteau P {
b = 55 cm

 La section réduite

Br = (a − 0,02) × (b − 0,02) = (0,45 − 0,02) × (0,55 − 0,02) = 0,228m2

 La section des aciers théorique

Br × fc28 γs
Ath ≥ ( Nu− )
α 0,9 × γb fe
Avec
: 𝑁𝑢: Effort normal ultime en MN.
𝐵𝑟: Section réduite de béton en m².
𝛼’: Coefficient de
flambage. Ath : Section
d’acier en m².
𝑓𝑐28 et Fe en MPa.

3,015 0.228×30 1,15


A ≥( − )
th 0,592 0,9×1.5 500

𝐴𝑡ℎ = 6,035. 10−5𝑚2 = 0,6035 𝑐𝑚2

 La section d’aciers minimale

𝐴𝑚𝑖𝑛 ≥ 𝑀𝑎𝑥 (4𝑢 ; 0,2%)


Avec
: 𝑢 : Périmètre du poteau en m.
B : Section du poteau en cm²
B
La section A (0,2%) : A(0,2%) = 0,2 ×
= 0,2
100 55 ×
45 X = 4,95 cm2
100

40
La section A(4u) : A(4u) = 4 × 2(0,45 + 0,55) = 8 cm2

41
A =
max 4,95 cm2
min {
8 cm2

Amin= 8 cm2

 La section d’aciers maximale

𝐴𝑚𝑎𝑥 = 5% × 𝐵 = 5% × 45 x 55 = 123,75 𝑐𝑚2

La section à prendre c’est : Asc = Max (Amin; Ath) = 8 cm2


Donc, d’après le tableau (Annexe 2)

 Le choix

6 HA 14 (A = 9,24 cm2)

- Armatures transversales

 Diamètre minimal
∅l 14
∅t = = 4,66mm
3
=3
On prend : ∅𝑡 = 6𝑚𝑚
 L’espacement
𝑆𝑡 ≤ 𝑀𝑖𝑛(15∅𝑙𝑚𝑖𝑛 ; 40 𝑐𝑚 ; 𝑎 + 10 𝑐𝑚)

𝑆𝑡 ≤ 𝑀𝑖𝑛(18 𝑐𝑚 ; 40 𝑐𝑚 ; 55 𝑐𝑚)

Donc on prend : 𝑆𝑡 = 18 𝑐𝑚

o Ferraillage du poteau par le logiciel ROBOT

Le ferraillage obtenu à l’aide du logiciel ROBOT est 10 HA 14

42
Figure 24 : Ferraillage du poteau P1

o Récapitulatif des
résultats
Le tableau suivant regroupe les résultats obtenus manuellement et par le logiciel.

Tableau 20 : Résultats du ferraillage du poteau étudié P1

Calcul manuel Calcul par logiciel


Ferraillage 6 HA 14 10 HA 14

La section de ferraillage obtenue par le logiciel RSA est plus grande que celui du calcul manuel, cette
différence revient au fait que le logiciel prend en considération les efforts sismiques.

2. Etude de la semelle isolée sous le poteau P1


La semelle étudier est celle sous le poteau P déjà étudier en première partie.
Les semelles sont des pièces massives, calculées selon la méthode des bielles comprimées tout en
supposant une répartition des contraintes uniforme sous la semelle.

o Dimensionnement de la semelle sous le poteau

 Conditions de portances
b Ps
B ≥ √ ∗ 55 2,158 → B ≥ 3,28 m
a σ̅ → B ≥ √ 45 ∗ 0,25

Soit B = 3,5 m

43
a Ps
A ≥ √ ∗ 45 2,158 → A ≥ 2,68 m
b σ̅ → A ≥ √ 55 ∗ 0,25

Soit A = 3,00 m

 Conditions de rigidité

A−a
da ≥ → 300−45
4 = 4 = 65 cm
da

B−b
db ≥ → db 350−55
4 = 4 = 75 cm

ℎ𝑡 = max ( da, db + 5cm)

Avec 𝑑a = 65 𝑐𝑚 et 𝑑𝑏 = 75 𝑐𝑚

Donc ℎ𝑡 = 80 cm

 Vérification des dimensions de la semelle


- Calcul du poids propre de la semelle

Vérification de la condition de portance en tenant compte du poids propre de la semelle.


Soit 𝑃𝑝 le poids propre approximatif de la semelle :

𝑃𝑝 = 𝐵.𝐴. ℎ𝑡. 𝜌 = 3,5 × 3 × 0,80 × 25 = 210 𝐾𝑁 = 0,21 𝑀𝑁


𝑃𝑠 ′ et 𝑃𝑢 ′ les charges verticales en tenant compte du poids propre de la semelle à l’E.L.S. et à l’E.L.U.
respectivement.

𝑃𝑠 ′ = 2,158 + 0,21 = 2,368 𝑀𝑁


𝑃𝑢 ′ = 3,015 + 1,35 × 0,21 = 3,298 𝑀N

- Vérification des dimensions de la

semelle On vérifie les dimensions comme suit :

b Ps′ 55 2,368 = 3,40 m


B ≥ √a ∗ σ̅ = √ 45 ∗ 0,25

B = 3,5 m;
a 45
A≥ ∗B = ∗ 3,5 = 2,86 m
b 55

A=3m;

44
Ainsi, les dimensions choisies vérifient les conditions de portance :

45
B = 350 cm
A = 300 cm
ht = 80 cm
db = 75 cm

o Ferraillage de la semelle sous le poteau par la méthode des bielles

 Calcul des sections d’acier


Le calcul de ferraillage de la semelle se fera dans les deux directions.

* La section d’acier correspond aux aciers parallèles au côté de longueur A est


Pu′ ∗ (A − a) 3,298 ∗ (3 − 0,45)
Asa = = 2
500 = 0.003719 m = 37,19 cm
2

8 ∗ da ∗ σ s 8 ∗ 0.65 ∗
1,15

* La section d’acier correspond aux aciers parallèles au côté de longueur B est

Pu′ ∗ (B − b) 3,298 ∗ (3,5 − 0,55)


Asb = = 500 = 0,003729 m2 = 37,29 cm2
8 ∗ db ∗ σ s 8 ∗ 0,75 ∗
1,15

 Le choix :

𝐴𝑠||𝐴 = 12 𝐻𝐴 20 - Asa = 37,7 𝑐𝑚2


𝐴𝑠||𝐵 = 12 𝐻𝐴 20 - Asb =37,7 𝑐𝑚2

 Mode d’ancrage 𝑙𝑠 (scellement)


L’ancrage 𝑙𝑠 des barres vaut :
fc28 = 30 MPa
{
Aciers FeE500

𝑙𝑠𝑎 = 𝑙𝑠𝑏 = 50. ϕa = 50 x 2 = 100 cm


Toutes les barres doivent être prolongées jusqu’aux extrémités, avec des crochets.

 La fiche
e ≥ 𝑀𝑎𝑥 (15 𝑐𝑚 ; 12 𝜙 + 6 𝑐𝑚 )
e ≥ 𝑀𝑎𝑥 (15 𝑐𝑚 ; 12 × 2 + 6 = 30 𝑐𝑚 )
Soit e= 30 𝑐𝑚

o Ferraillage de la semelle S1 par le logiciel ROBOT

Le ferraillage obtenu à l’aide du logiciel ROBOT est 29 HA 20

46
Figure 25 : Ferraillage de la semelle S1

o Récapitulatif des résultats

Le tableau suivant regroupe les résultats obtenus manuellement et par le logiciel

Tableau 21 : Résultats du ferraillage de la semelle étudiée

Ferraillage de la semelle sous le poteau P1


Calcul manuel Calcul par logiciel
//A : 12HA 20 //A : 12 HA 20
//B : 12HA 20 //B : 15 HA 20

On remarque que le ferraillage trouvé par logiciel est plus grand par rapport à celle trouvé
manuellement, cette différence revient au fait que le logiciel prend en considération la charge verticale
et les efforts sismiques ainsi que la différence au niveau de l’espacement.

3. Etude d’une poutre


Les poutres sont des éléments porteurs sollicitées par des moments de flexion et des efforts tranchants
dues aux charges gravitaires, le calcul se fera alors en flexion simple selon les combinaisons
fondamentales ELU et ELS en considérant la fissuration peu préjudiciable.

Dans ce paragraphe, on s’intéresse à l’étude d’une poutre dans la structure au niveau du RDC, le
calcul sera similaire pour les autres niveaux.

47
Figure 26 : Poutre objet de l'étude

o Descente de charges

 Travée AB et BC
- Les charges permanentes

* Poids du plancher :
𝐾𝑁 𝐾𝑁
𝑮𝟏 = 𝑆 × 𝑒 × 25 = (3,84 + 1) × 0,2 × 25 = 𝟐𝟒, 𝟐
𝑚3 𝑚𝑙

* Poids du revêtement :

𝑮𝟐 = 𝑆 × 𝐺𝑒 = 2,50 × (3,84 + 0,2 + 1) = 𝟏𝟐, 𝟔


𝐾𝑁

𝑚𝑙

* Poids propre de la poutre :

Poutre (20 x 80) 𝑮𝟑 = 𝑙 × ℎ × 25 = 0,20 × 0,80 × 25 = 𝐾𝑁

𝟒 𝑚𝑙

𝐾𝑁
𝑮𝑻 = 40,8
𝑚𝑙
- Les charges d’exploitation 𝐾𝑁
𝑸𝑻 = 𝑆 × 𝑄𝑒 = 1,50 × 3,84 + 5 × 1,2 = 𝟏𝟏,
𝑚𝑙
𝟕𝟔
Résultat final

𝐾𝑁
𝑵𝒖 = 1,35 × 40,8 + 1,5 × 11,76 = 𝟕𝟑
𝑚𝑙

 Travée CD
- Les charges permanentes

* Poids du plancher :
𝐾𝑁 𝐾𝑁
𝑮𝟏 = 𝑆 × 𝑒 × 25 = (3,84 + 3,9) × 0,2 × 25 = 𝟑𝟖, 𝟕
𝑚2 𝑚𝑙

* Poids du revêtement :

48
𝑮𝟐 = 𝑆 × 𝐺𝑒 = 2,50 × (3,84 + 0,2 + 3,9) = 𝟏𝟗, 𝟖𝟓
𝐾𝑁

𝑚𝑙

49
* Poids propre de la poutre :

Poutre (20 x 80) 𝑮𝟑 = 𝑙 × ℎ × 25 = 0,20 × 0,80 × 25 = 𝐾𝑁


𝑚𝑙
𝟒
𝐾𝑁
𝑮𝑻 = 62,55
𝑚𝑙
- Les charges d’exploitation 𝐾𝑁
𝑸𝑻 = 𝑆 × 𝑄𝑒 = 5 × (3,84 + 0,2 + 3,9) = 𝟑𝟗,
𝑚𝑙
𝟕
Résultat final

𝐾𝑁
𝑵𝒖 = 1,35 × 62,55 + 1,5 × 39,7 = 𝟏𝟒𝟒
𝑚𝑙

o Choix de la méthode

 La méthode forfaitaire
La méthode forfaitaire est une méthode simplifiée utilisée pour déterminer les éléments de réduction
(moments fléchissant et efforts tranchants), suivant l’article B.6.2.2 DU B.A.E.L pour les planchers et
poutres.

Quatre conditions doivent être réunies :


 Q ≤ (2G ; 500 KN)
m2

Q =93,7 kN
2G = 2 x 62,55 = 125,1 kN
Condition vérifiée

 Le rapport des portées successives est compris entre 0,8 et 1,25. 0,8 ≤ li / li+1 ≤ 1,25
Li 7,52 7,8
0.8 ≤ = = 0,97 ; = 1 ≤ 1.25
Li+1 7,8 7,8
Condition vérifiée

 Fissuration peu préjudiciable

Condition vérifiée
 Les différentes travées ont la même section (le moment quadratique I est constant sur toute la
poutre).
Condition vérifiée

Puisque toutes les conditions sont vérifiées, donc on utilise la méthode forfaitaire.

 Les moments isostatiques

𝑃 X 𝐿2 73 X 7.8
2
 Travée AB et BC 𝑴𝒖 = = = 555 𝐾𝑁. 𝑚
8 8

50
2
 Travée CD 𝑴𝒖 = P x L =
144 x 7.8
2
= 1095 KN. m
8 8

 Les moments continus sur travée


Q
 Travée AB 𝑎 = Q+
G 11,76 = 0,126
= 11,76+81,6
1,2+0.3𝑎 1,2 +0,3 x 0,126
(Travée de rive) 𝑴t ≥ x Mo = x 555 = 345 KN. m
2 2

 Travée BC 𝑎 = 0,126 ; 𝑴t = 288 KN. m


(Travée intermédiaire)

 Travée CD 𝑎 = 0,428 ; 𝑴t = 728 KN. m

 Les moments continus sur appuis

A B C D

𝐌𝐀 = 𝐌𝐃 = 0
𝐌𝐁 = 𝐌𝐂 = 0,5 x Mo = 0,5 x 1095 = 547,5

 Vérification

 T ravée AB Mt Mw+Mⅇ
+ ≥ max (1,05M 0 ; (1 + 0,3α)M0)
2

1,05M0 = 1,05 × 555 = 583 KN. m


{ (1 + 0,3α)M0 = (1 + 0,3 x 0,126)555 = 576 KN. m

Donc max =583 KN.m

547,5
Mt ≥ 583 − = 309,25
2
Mt = max (345 ; 309,25)

Mt AB = 345 𝐾𝑁. 𝑚

 Travée BC
Mt BC = 288 𝐾𝑁. 𝑚

 Travée CD
Mt CD = 876,25 𝐾𝑁. 𝑚

51
Figure 27 : Diagramme des moments

 L’effort tranchant au niveau des travées


 Travée AB et BC

𝐾𝑁
𝑵𝒖 = 1,35 × 40,8 + 1,5 × 11,76 = 𝟕𝟑
𝑚𝑙
𝑃x𝐿 73 x 7,8
𝑽= = = 284,7 𝐾𝑁
2 2
 Travée
CD 𝐾𝑁
𝑵𝒖 = 1,35 × 62,55 + 1,5 × 39,7 = 𝟏𝟒𝟒
𝑚𝑙
𝑽 = 𝑃 x 𝐿 = 144 x 7,8 = 561,6 𝐾𝑁
2 2

 L’effort tranchant au niveau des appuis


 Appuis A 𝑽𝟎𝑨 = 284,7 KN

 𝟏, 𝟏𝟎𝑽𝑨𝑩 = 𝟑𝟏𝟑, 𝟏𝟕 KN
Appuis B { 𝟏, 𝟏𝟎𝑽𝑩𝑪 = 𝟑𝟏𝟑, 𝟏𝟕 KN

 𝟏, 𝟏𝟎𝑽𝑩𝑪 = 313,17 KN
Appuis C {𝟏, 𝟏𝟎𝑽𝑪𝑫 = 617,76 KN

 Appuis D 𝑽𝑪𝑫 = 561,6 KN

o Ferraillage de la poutre N3

 Travée AB

𝑀u
μ = 𝑏𝑑2𝜎𝑏𝑐 = 0,2 ×(345 ×10⁻³ = 0,195 < 0,372
0,9 ×0,8)2 ×17

Armature simple

μ = 0,195 ≥ 0,104
 Calcul de 𝜑
𝜑 = 1,25 × (1 − √ (1 − 2𝜇))
𝜑 = 1,25 × (1 − √ (1 − 2 × 0, 195))
52
𝜑 = 0,273

53
 Calcul de Z
𝑍 = 𝑑 (1 − 0,4𝜑)
𝑍 = 0.72 (1 − 0,4× 0,)
𝑍 = 0,664 m

 Calcul de la section
Mu
A= 345 × 10⁻³
500 = 11,95 cm²
= 𝑍. 𝑓
0,664 × 1,15

 Le choix
6 HA 16 (A=12,06 cm²)

o Ferraillage de la poutre N3 par le logiciel ROBOT

Le ferraillage obtenu à l’aide du logiciel ROBOT est

Figure 28 : Ferraillage de la poutre N3

o Récapitulatif des résultats

Le tableau suivant regroupe les résultats obtenus manuellement et par le logiciel

54
Tableau 22 : Résultats du ferraillage de la poutre N3

Ferraillage de la poutre
Calcul manuel Calcul par logiciel
6 HA 16 6 HA 16

Selon les données présentées dans le tableau ci-dessous, il est évident que le ferraillage manuel et celui
effectué par logiciel donnent des résultats identiques.

55
Partie 2 : variante plancher béton précontraint
Introduction
Le concept fondamental de la précontrainte vise à garantir que le béton demeure constamment
en compression ou subisse des contraintes de traction minimes en imposant une force de compression
axiale aux éléments. En substance, la précontrainte englobe la mise en compression durable du béton
avant l'application des charges, généralement conjointement avec le poids propre. Cette compression
du béton a pour effet d'éliminer les contraintes de traction susceptibles de survenir en service. En
réalité, il existe deux méthodes distinctes de précontrainte : la pré-tension et la post-tension.

Dans l'approche de pré-tension, les câbles de précontrainte sont étirés entre deux points
d'ancrage solides avant que le béton ne soit coulé.

En ce qui concerne la post-tension, cette technique consiste à insérer les câbles de


précontrainte dans des gaines intégrées dans le béton. Après que le béton ait pris sa prise, les câbles
sont tendus à l'aide de vérins pour comprimer la structure en position de repos.

I. Choix de la variante
1. Justification de la variante post-tension :
Les études de l’impact de la construction d’un bâtiment sur l’environnement montrent que c’est la
réduction des quantités de matériaux mis en œuvre (béton, acier…) qui est la principale source de
diminution de l’impact CO2 et des économies d’énergie.
L’énergie utilisée pour la production des torons à haute limite élastique est largement compensée par
des performances trois fois plus élevées. De ce point de vue, l’utilisation de la post-tension se révèle
particulièrement respectueuse de l’environnement.

2. Avantages et Inconvénients de la dalle précontrainte :

o Avantages :
L’utilisation de la précontrainte permet en particulier :
- La suppression des retombées des poutres, un nombre de poteaux ou piliers réduits grâce à de
plus grandes portées ; ces deux possibilités permettent une augmentation de l’espace disponible
et facilitent grandement le passage des réseaux …
- La réduction ou la suppression des joints de dilatation.
- Il augmente la durée de vie moyenne des éléments en béton.

o Inconvénients :
- Les calculs de conception des éléments en béton précontraint par post-tension sont plus
complexes et plus coûteux que les calculs traditionnellement utilisés pour concevoir des
éléments en béton armé.
- Les pièces structurelles en béton précontraint par post-tension sont sensibles à la corrosion.
- Le système de construction en béton précontraint par post-tension a un coût élevé, du fait que
les ancrages sont irrécupérables et de la mise en place exigeante des armatures à l’intérieur des
conduits.
56
II. Prédimensionnement et calcul de la précontrainte
Le prédimensionnement et les calculs sont effectués selon le règlement de BPEL.

1. Données générales
Les caractéristiques du béton et des câbles sont résumées dans le tableau ci-contre.

Tableau 23 : Données générales

Béton Résistance en compression du béton 𝑓𝑐28 =35MPa


Armature Limite élastique caractéristique Fe 500 MPa
passive Module d’élasticité Ep = 200 000 MPa
Classe de résistance en traction FpK = 1860 MPa
Armature de Limite d’élasticité conventionnelle Fp = 1580 MPa
la précontrainte Module d’élasticité Ep = 200000 MPa
T15S Diamètre D = 15,7 mm
Section de chaque toron S = 150 mm2

2. Prédimensionnement de la dalle
Le premier stade du processus de calcul implique une présélection de l'épaisseur de la dalle. Pour un
plancher conventionnel dans une structure, le rapport entre la portée et l'épaisseur de la dalle (appelé
élancement) peut être évalué en se référant au tableau fourni ci-dessous. Ces valeurs sont applicables
pour un béton dont la résistance caractéristique est comprise entre 25 et 35 MPa.

Tableau 24 : Prédimensionnement des dalles précontraintes

Type de dalle Nature de la charge Rapport portée/épaisseur


Légère 40-48
Pleine Normal 35-45
Lourd 28-36
Normal 26-32
Gaufrée
Lourd 20-28

Avec une dalle précontrainte, on peut aller jusqu’à des portées de 11m. L’épaisseur de la dalle est égale
𝐿
𝐿 <ℎ<
à 45 35

Dans notre cas, on a une portée maximale L = 7,80 m dans les deux directions.
Donc h = 22 m.

3. Calcul de l’enrobage
L’enrobage doit satisfaire en particulier les exigences de transmissions des forces d’adhérences et

57
assurer une protection des aciers contre la corrosion.
D’après les règles de l’Eurocode 2, le calcul de l’enrobage est assuré par la relation suivante :
Cmin,b
C = max {Cmin,dur + 𝛥𝐶dur − 𝛥𝐶dur,st − 𝛥𝐶dur,add
10 mm

Avec :
Cmin, b : Enrobage minimal vis-à-vis des exigences d’adhérence.
Cmin, dur : Enrobage minimal vis-à-vis des conditions d’environnement.
∆Cdur : Marge de sécurité.
∆Cdur, st : Réduction de l’enrobage minimal dans le cas d’acier inoxydable.
∆Cdur, add : Réduction de l’enrobage minimal dans le cas de protection supplémentaire.

 Conditions sur les exigences d’adhérence Cmin, b

Les valeurs de Cmin, b recommandées pour les gaines de précontrainte par post- tension sont : la plus
petite dimension ou la moitié de la plus grande dimension, si celle-ci est supérieure.
Dans le cas de notre dalle, la gaine disposée est rectangulaire de largeur 65 mm et de hauteur 20mm.
On considère donc la valeur : Cmin, b = 20 mm

 Exigence de durabilité Cmin, dur vis-à-vis de la durabilité

Les valeurs de Cmin, dur (en mm) requis vis-à-vis de la durabilité sont données en fonction de la classe
d’exposition et de la classe structurale.

Les bâtiments et les ouvrages de génie civil courants correspondent à la classe structurale S4. Ils sont
dimensionnés pour une durée d'utilisation de projet de 50 ans.
La classe d’exposition est XC1

Tableau 25 : Valeurs Cmin, dur (en mm) en fonction de la classe d’exposition

L’Eurocode 2 et son annexe nationale recommande les valeurs suivantes :


∆Cdur = 0
∆Cdur, st = 0
∆Cdur, add = 0

On considère donc la valeur : Cmin, dur = 15 mm


58
Donc tout calcul fait :
20 mm
C = max {15 mm
10 mm
 C = Cmin,b + 𝛥𝐶dⅇv = 30 mm

Avec : 𝛥𝐶dⅇv = 10 est une valeur annexe nationale.

4. Calcul de la précontrainte
Le tableau ci-dessous regroupe les moments aux niveaux des appuis et des travées à vide et en charge

Tableau 26 : Moment des travées à vide et en charge

T1 T2 T3
Longueur 7,52 7,8 7,8
A vide
M0 (KN) 183,99 197,94 197,94
Mt minimal (KN) 128,79 118,77 118,77
Mt maximal (KN) 171,30 138,56 188,05
En charge
M0 (KN) 322,15 346,58 346,58
Mt minimal (KN) 225,50 207,95 207,95
Mt maximal (KN) 299,93 242,61 329,25

 Rendement géométrique de la section

𝐼 0,0008873
𝜌= = = 0,333
𝐵. 𝑉. 𝑉′ 1𝑥 0,22𝑥 0,11 𝑥 0,11

 Contraintes limites dans le béton (𝒇𝒄𝟐𝟖 = 35 MPa)


̅𝜎̅̅̅′ = 𝜎̅̅̅ = 0,6. 𝑓 = 0,6 𝑥 35 = 21 𝑀𝑃𝑎
1 2 𝑐28
̅𝜎̅′ = 𝜎̅̅ = −𝑓
= −(0,6 + 0,06 𝑥 35) = −2,7 𝑀𝑃𝑎
2 1 𝑐28

 Calcul P1
𝛥𝑀 = 𝑀𝑀 − 𝑀𝑚 = 141,2 𝐾𝑁
𝐼 𝐼
𝛥𝑀 + . ̅𝜎̅′ + . ̅𝜎̅
𝑃= 𝑉′ 2
𝑉 1
1
ℎ. 𝜌
0,0008873 0,0008873
0,141 + 𝑥(−2,7) + 𝑥(−2,7)
𝑃1 = 0,11 0,11
0,22 𝑥 0,333 = 1,33 𝑀𝑁

59
 Calcul P2 𝐼
𝑀 + . ̅𝜎̅′
𝑃 = 𝑀
𝑉′ 2
2 ′
𝑉 + ℎ. 𝜌 − 𝑑′
0,0008873
0,329 + 𝑥 − 2,7
0,11
𝑃2 0,11 + 0,22 𝑥 0,333 − 0,03 = 2,06 𝑀𝑁
=

Puisque 𝑃2 > 𝑃1 la section est sur critique.

 Calcul de l’excentricité
𝑒0 = −(𝑉′ − 𝑑′) = −0,08 𝑚

 Contrainte a l’origine

Fpk = 1860 MPa : Contrainte limite de résistance


Fp = 1580 MPa : Limite élastique
conventionnelle

𝜎𝑝0 = 𝑚𝑖𝑛(𝑘1𝐹𝑝𝑘 ; 𝑘2𝐹𝑝)


Avec k1 = 0,8 et k2 = 0,9
Tout calcul fait
𝜎𝑝𝑜 = 1422 𝑀𝑃𝑎

5. Calcul des pertes instantanées et différées de précontrainte


D’une façon générale, on désigne sous le nom « perte de tension » ou « perte de précontrainte » toute
différence entre l’effort exercé lors de sa mise en tension et l’effort qui s’exerce en un point donne
d’une armature à un instant donné.
Les pertes de tension se divisent en deux groupes :

a. Pertes de tension instantanées

Pertes de tension instantanées se produisant lors de la mise en tension des câbles de précontrainte.
L’ensemble des pertes instantanées qui subit le câble le long du tracé sont calculées par la formule
suivante : 𝛥𝜎𝑖 = 𝛥𝜎𝑓 + 𝛥𝜎𝑟 + 𝛥𝜎𝑑𝑖
Avec :
- 𝛥𝜎𝑓 : les pertes de tension par frottement ;
- 𝛥𝜎𝑟 : les pertes de tension par recul de l'ancrage ;
- 𝜎𝑑𝑖 : les pertes de tension par déformations instantanées du béton.

o Pertes de tension par frottement

D’après l’Eurocode 2, la perte de précontrainte par frottement est donnée par :


Avec :

60
𝛥𝜎𝑓 =
𝜎𝑃0 × (1 −
𝑒−µ(𝜃+𝑘𝑥))

61
µ : coefficient qui dépend des caractéristiques de surface des armatures et de la gaine, de la présence
ou non de rouille, de l’allongement de l’armature et de son tracé.

Tableau 27: Valeurs du coefficient μ pour les armatures de post-tension

𝜃 : somme des déviations angulaires entre le point d’ancrage et l’abscisse de calcul.


Tout calcul fait la valeur de 𝜃=1,56 rad
𝑘 : coefficient de déviation angulaire parasite.
La valeur recommandée est comprise dans l’intervalle 0.0055 et 0.01.
A défaut de précision, nous retiendrons une valeur moyenne k = 0,007.
𝑥 : Longueur du câble entre l’ancrage et le point de calcul.
Tout calcul fait,
𝛥𝜎𝑓 = 1422 × (1 − 𝑒−0,19(1,52+0,007 𝑥 34))

𝛥𝜎𝑓 = 411,5 𝑀𝑃𝑎

o Pertes de tension par recul de l'ancrage

Au cours de l’application de la tension du vérin aux ancrages, le câble subit un petit raccourcissement g
𝗌
𝛥𝜎𝑟
𝑔=∫ 𝑑𝑥
𝐸𝑝
0
Avec
: 𝜀: Longueur d’influence du recul d’ancrage mesurée à partir de l’ancrage ;
𝛥𝜎𝑟: Pertes par recul d’ancrage ;
𝐸𝑝 : Module de déformation des aciers de précontrainte.
g : Le glissement d’ancrage g retenu dans notre cas est de 5mm (ancrage fixe par vissage)

Pour raison de simplification, on peut opter pour une variation linéaire des pertes de frottement par :
𝑔𝐸𝜌
𝜀=√
𝑝𝑒

Où 𝑝𝑒 est la perte moyenne de précontrainte par unité de longueur telle que (L = 23,12m) :
𝜎0µ(𝜃 + 𝑘𝐿)
𝑃𝑒 = = 20,21 𝑀𝑃𝑎/𝑚𝑙
𝐿
62
Tout calcul fait,
𝜀 =7𝑚

Les pertes par recul d’ancrage ne se répercutent donc que sur une longueur de 7 m.

La contrainte à l’abscisse x = 𝜀 = 7 ou s’arrête l’effet de la perte par recul s’écrit


𝜎′ = 𝜎0 − 𝑃𝑒𝑥 𝜀 = 1280,53 𝑀𝑃𝑎

La contrainte 𝜎′′ au niveau de l’ancrage après la perte par recul s’écrit :


𝜎′′ = 𝜎′ − 𝑃𝑒𝑥 𝜀 = 1140 𝑀𝑃𝑎

Une fois ces deux contraintes déterminées, nous pouvons déterminer la variation de contraintes dans
tout le câble.

𝛥𝜎𝑟 = 𝛥𝜎0 − 𝜎 + 𝜎 ′
′ ′
= 211,75 𝑀𝑃𝑎
2

o Pertes de tension par déformations instantanées du béton

Lorsque l’on tend plusieurs câbles successivement, la mise en tension d’un câble provoque un
raccourcissement élastique du béton qui, à son tour, provoque un raccourcissement de tous les câbles
tendus précédemment.
D’après l’Eurocode 2, les pertes par raccourcissement élastique du béton sont données par :

𝐸𝑝 𝑥 𝛥𝜎𝑐(𝑡) 𝐸𝑝 𝑥 𝐴𝑝𝑥[𝜎𝑝𝑜 − (𝛥𝜎𝑓 + 𝛥𝜎𝑟)]


𝛥𝜎𝑟 = =
2× (𝑡 ) 2𝑥 (𝑡 ) 𝑥 𝐴 𝑐
𝐸𝑐𝑚 𝐸𝑐𝑚

Avec
:
𝛥𝜎𝑐(𝑡) : Variation de contrainte au centre de gravité des armatures ;
t : Temps correspondant à la mise en tension.
Celle-ci se faisant par étapes on prend une valeur moyenne de 7
jours
𝐴𝑝 : Aire des armatures de précontrainte
𝐴𝑐: Aire de la section de béton
𝐸𝑐𝑚(𝑡) : Module instantané du béton au temps t, donné par : 0,3

𝑓 (𝑡) √28
0,3 𝑠[1− 𝑡 ]
𝐸𝑐𝑚 (𝑡) = 𝐸𝑐𝑚 𝑐𝑚 = 𝐸𝑐𝑚 𝑥 l𝑒
( 𝑓 )
𝑐𝑚
𝗁 )
Où : s est un coefficient qui dépend du type du ciment :

s = 0.2 pour les ciments de type R


s = 0.25 pour les ciments de type
N s =0.3 pour les ciments de type

63
S

Tout calcul fait, on obtient : 𝐸𝑐𝑚(𝑡) = 32 434,48 𝑀𝑃𝑎

64
D’où
𝛥𝜎𝑟 = 4 𝑀𝑃𝑎
o Conclusion

L’ensemble des pertes instantanée est égal à


𝛥𝜎𝑖 = 257,3 𝑀𝑃𝑎

La contrainte maximale dans le câble après la mise en tension :

𝜎𝑝𝑚0 = 𝑚𝑖𝑛(𝑘3𝐹𝑝𝑘 ; 𝑘4𝐹𝑝0,1𝑘)


Avec k3 = 0,77 et k4 = 0,87
Tout calcul fait
𝜎𝑝𝑚𝑜 = 1374,6𝑀𝑃𝑎

𝜎𝑝𝑜 − 𝛥𝜎𝑖 = 1422 − 257,3 = 1164,7 𝑀𝑃𝑎 ≤ 𝜎𝑝𝑚𝑜 = 1374,6 𝑀𝑃𝑎

Puisque 𝜎𝑝𝑜 − 𝛥𝜎𝑖 ≤ 𝜎𝑝𝑚𝑜


Donc la condition est vérifiée

b. Pertes de tension différées

Pertes de tension différées :se produisant dans un temps plus au moins long après la mise en tension.
5
𝛥𝜎𝑑 = 𝛥𝜎𝑟 + 𝛥𝜎𝑓𝑙 + 𝛥𝜎𝑟𝑒𝑙
6
- 𝛥𝜎𝑟 : Perte de tension due au retrait du béton ;
- 𝛥𝜎𝑓𝑙 : Perte de tension due au fluage du béton ;
- 𝛥𝜎𝑟𝑒𝑙 : Perte de tension due à la relaxation de l'acier.

o Perte de tension due au retrait du béton

Au cours de son durcissement, le béton subit une diminution de volume appelée retrait même après la
mise en tension des câbles.
𝛥𝜎𝑟 = 𝜀𝑐𝑠𝐸𝑝 = (𝜀𝑐𝑑 + 𝜀𝑐𝑎 )𝐸𝑝

Avec
: 𝜀𝑐𝑠 : Déformation totale du retrait
𝜀𝑐𝑑 : Déformation due à la dessiccation
𝜀𝑐𝑎 : Déformation due au retrait endogène

 Calcul de 𝗌𝒄𝒅 :

Appelé aussi retrait exogène, la fissuration qui en résulte est liée à l’évaporation d’eau contenue dans le
béton.
Cet aspect ne se manifeste qu’au décoffrage et prend un temps considérable.

𝜀𝑐𝑑 = 𝛽𝑑𝑠(𝑡, 𝑡𝑠) × 𝑘ℎ × 𝜀𝑐𝑑,0


Avec :
65
- La valeur de 𝑘ℎ est en fonction du rayon moyen ℎ0 de la section transversale

2𝐴𝐶 2 𝑥 1𝑥0,22
ℎ0 = = = 0,18 𝑚
𝑢 2𝑥(1 + 0,22)
Tableau 28 : Valeur de 𝑘ℎ
ℎ0 𝑘ℎ
100 1,0
200 0,85
300 0,75
≥500 0,70

Par interpolation et suivant le tableau suivant, la valeur de 𝑘ℎ est :

-
𝛽 (𝑡, 𝒕−𝒕𝒔 𝟏𝟒−𝟕 = 0,07
𝑑𝑠
𝑡 𝑠) = =
(𝒕−𝒕𝒔)+𝟎,𝟎𝟒×√𝒉 𝟑 (𝟏𝟒−𝟕)+𝟎,𝟎𝟒× √𝟐𝟐𝟎𝟑

Avec :
t : est l’âge du béton à l’instant considéré en jours.
ts : est l’âge du béton (jours) au début du retrait de dessiccation.

- 𝜀𝑐𝑑,0 est la déformation relative de retrait de dessiccation de référence est calculée par :

Avec
: 𝑓𝑐𝑚 : Résistance moyenne en compression
𝑓𝑐𝑚0 = 43 𝑀𝑃𝑎
𝑅𝐻 : est l’humidité relative de l’environnement ambiant (en%)
𝑅𝐻0 = 100%
𝑅𝐻 = 50% (En considérant dans notre cas un ciment de classe N et un environnement
relativement humide)
𝛼𝑑𝑠1 et 𝛼𝑑𝑠2 : coefficients qui dépendent du type de ciment

Tableau 29 : Valeurs de 𝛼𝑑𝑠1 et de 𝛼𝑑𝑠2

Classe de ciment 𝛼𝑑𝑠1 𝛼𝑑𝑠2


S 3 0,13
N 4 0,12
R 6 0,11

Tout calcul fait


𝜀𝑐𝑑,0 = 0,02%

D’où la valeur de la déformation due à la dessiccation est

66
𝜀𝑐𝑑 = 8,13 . 10−5

67
 Calcul de 𝗌𝒄𝒂

Cet aspect est principalement dû au rétrécissement rapide du volume de la pâte de ciment au cours de
son hydratation.
La déformation due au retrait endogène est donnée par :

𝜀𝑐𝑎 = 𝛽𝑎𝑠(𝑡) 𝑥 𝜀𝑐𝑎(∞)

Avec :
𝜀𝑐𝑎(∞) = 2,5 (𝑓𝑐𝑘 − 10)𝑥 10−6 = 8,25 10−5

𝛽𝑎𝑠 0,5
(𝑡) = 1 − 𝑒−0,2𝑡 = 0,41
D’où la valeur de la déformation due au retrait endogène est
𝜀𝑐𝑎 = 3,38. 10−5

Ainsi les pertes dues au retrait du béton sont évaluées par :

𝛥𝜎𝑟 = 23,02 𝑀𝑃𝑎

o Perte de tension due au fluage du béton

Lorsqu'une pièce est soumise, à partir de sa mise en précontrainte, à des actions permanentes subissant
des variations dans le temps, la perte finale de tension due au fluage du béton est prise égale à :
𝐸𝑃
𝛥𝜎 = ⋅ 𝜑(𝑡, ) ⋅ 𝜎
𝑡
𝑓𝑙 0 𝐶,𝑄𝑃
𝐸𝑐𝑚

 Calcul de 𝝈𝑪,𝑸𝑷

Tout calcul fait


𝜎𝐶,𝑄𝑃 = 0,77 𝑀𝑃𝑎

 Calcul de 𝝋(𝒕, 𝒕𝟎)


16,8 1
𝜑(𝑡, 𝑡0) = 𝜑𝑅𝐻 ⋅ 0,2
√𝑓𝑐𝑚 (0,1 + 𝑡0 )
𝜑𝑅𝐻 est le facteur tenant compte de l'influence de l'humidité relative

68
Avec
35 0,7
𝛼1 = ( ) = 0,86
𝑓𝑐𝑚

35 0,2
𝛼2 = ( ) = 0,96
𝑓𝑐𝑚
Tout calcul fait
𝜑(𝑡, 𝑡0) = 0,56

Ainsi les pertes dues au retrait du béton sont évaluées par :

𝛥𝜎𝑓𝑙 = 3,45 𝑀𝑃𝑎

o Perte de tension due à la relaxation de l'acier

La relaxation peut être définie comme étant le relâchement de tension dans les armatures de
précontrainte à longueur constante. Ce phénomène dépend de :
- La composition chimique de l’acier,
- Le mode d’élaboration du fil (laminage ou tréfilage),
- La tension à laquelle l’acier est soumis

L’Eurocode 2 recommande la formule suivante pour déterminer la valeur absolue des pertes de
précontrainte par relaxation :
9,1.µ(
𝛥𝜎𝑟𝑒𝑙 = 0,66 . 𝛥𝜎𝑝𝑖. 𝑡 )0,75 (1−µ)
𝜌 1000 . 10−5
Avec : 1000
- 𝛥𝜎𝑝𝑖 = 𝛥𝜎𝑝𝑚0 : Valeur absolue de la contrainte après pertes instantanées
- 𝑡 : Temps après mise en tension, pris à l’infini = 500 000 h
𝜎𝑝𝑖
- μ=
𝑓𝑝𝑘

- 𝜌1000 : Valeur de la perte par relaxation (en%) 1 000 heures après la mise en tension à une
température moyenne, pris égal à 8 % pour la Classe 1 ; 2,5 % pour la Classe 2 et 4 % pour la
Classe 3

Tout calcul fait, on trouve :

𝛥𝜎𝑟𝑒𝑙 = 0,76 MPa

o Conclusion

L’ensemble des pertes différées est égal à

5
𝛥𝜎𝑑 = 23,02 + 3,45 + 0,76
6
𝛥𝜎𝑑 = 27,10 𝑀𝑃𝑎
69
c. Pertes totales

Les pertes totales (instantanées et diffères) sont égales à :


𝛥𝜎 = 𝛥𝜎𝑖 + 𝛥𝜎𝑑
𝛥𝜎 = 284,4 𝑀𝑃𝑎

La contrainte finale à considérer devient alors :


𝛥𝜎 = 𝛥𝜎𝑝0 − 𝛥𝜎
𝛥𝜎 = 1137,6 𝑀𝑃𝑎

La contrainte utilisée des calculs est la suivante :


𝑃0 = 𝛥𝜎 𝑥 𝐴𝑝
𝑃0 = 0,23 𝑀𝑃𝑎

6. Calcul de la force de précontrainte effective


La force de précontrainte est donnée par la relation suivante :

𝐹𝑐â𝑏𝑙𝑒 = 𝜎𝑝0 𝑥 𝐴𝑡
Avec :
At : la section d’un toron = 150 mm²

𝐹𝑐â𝑏𝑙𝑒 = 1137,6 𝑥 7 𝑥 150 𝑥 10−6 = 1,19 𝑀𝑁


𝑃𝑠𝑢𝑟
𝑛𝑏𝑟 𝑑𝑒 𝑐â𝑏𝑙𝑒𝑠 = = 1,74
𝐹𝑐â𝑏𝑙
Le nombre de câbles est 2 câbles par 𝑒

gaines La force de précontrainte effective

est
𝑃0 = 𝑛𝑏𝑟 𝑑𝑒 𝑐â𝑏𝑙𝑒𝑠 𝑥 𝐹𝑐â𝑏𝑙𝑒

𝑃0 = 2,38 𝑀𝑁
7. Calcul des contraintes

o Contraintes normales développé par la précontrainte


𝑃 𝑃. 𝑒0. 𝑉 2,38 2,38 𝑥 − 0,08 𝑥 0,11
𝜎𝑠𝑢𝑝 = + = + = 0,89 𝑀𝑃𝑎
𝐵 𝐼 1 𝑥 0,22 0,0008873
𝑃 𝑃. 𝑒0. 𝑉 2,38 2,38 𝑥 − 0,08 𝑥 0,11
𝜎𝑖𝑛𝑓 = − = − = 34,42 𝑀𝑃𝑎
𝐵 𝐼 1 𝑥 0,22 0,0008873

o Contraintes normales à vide


𝜎 𝑢𝑝 =
70
𝑀. 𝑉 0,188
= 𝑥 0,11
𝐼 =
𝑀𝑃𝑎
0,00
0887
3

71
𝜎𝑖𝑛𝑓 = − 𝑀. 𝑉 0,188 𝑥 0,11
= − = −23,3 𝑀𝑃𝑎
𝐼 0,0008873

o Contraintes normales en charge


𝑀. 𝑉 0,141 𝑥 0,11
𝜎𝑠𝑢𝑝 = = = 17,5 𝑀𝑃𝑎
𝐼 0,0008873
𝑀. 𝑉 0,141 𝑥 0,11
𝜎𝑖𝑛𝑓 = − = − = −17,5 𝑀𝑃𝑎
𝐼 0,0008873

o Vérification des contraintes à ELS

La première vérification à faire est de comparer les contraintes dans le béton aux contraintes limites
autorisées.
La contrainte de compression dans le béton doit être limitée afin d'éviter les fissures et les niveaux de
fluage assez avancés, lorsque ceux-ci pourraient avoir des effets néfastes sur le bon fonctionnement de
la structure.

- A vide :
𝜎𝑠𝑢𝑝−𝑣𝑖𝑑𝑒 = 0,89 + 23,3 = 24,2 𝑀𝑃𝑎 ≥ 21 𝑀𝑃𝑎 ⇒ 𝑁𝑜𝑛 𝑣𝑒𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

𝜎𝑖𝑛𝑓−𝑣𝑖𝑑𝑒 = 34,42 + −23,3 = 11,1 𝑀𝑃𝑎 ≥ −2.7 𝑀𝑃𝑎 ⇒ 𝑁𝑜𝑛 𝑣𝑒𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

- En charge :
𝜎𝑠𝑢𝑝−𝑣𝑖𝑑𝑒 = 24,2 + 17,5 = 41,7 𝑀𝑃𝑎 ≥ 21 𝑀𝑃𝑎 ⇒ 𝑁𝑜𝑛 𝑣𝑒𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

𝜎𝑖𝑛𝑓−𝑣𝑖𝑑𝑒 = 11,1 − 17,5 = −6,4 𝑀𝑃𝑎 ≤ −2.7 𝑀𝑃𝑎 ⇒ 𝑁𝑜𝑛 𝑉𝑒𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

Figure 29: Schéma des contraintes

72
La contrainte de compression ne satisfaisant pas aux critères requis, il devient nécessaire de
reconsidérer les dimensions de la structure en envisageant une augmentation de l'épaisseur de la dalle
précontrainte, notée h. Une autre alternative serait de réviser la composition du béton, éventuellement
en optant pour un béton à résistance accrue capable de résister à la contrainte imposée par la
précontrainte.

8. Redimensionnement de la dalle
Pour que les contraintes soient vérifiées nous avons décidé d’augmenter la hauteur de la dalle à 25 cm
avec la même résistance du béton qui égale à 35 MPa (Le détail de calcul est précisé dans l’Annexe)

- A vide :

𝜎𝑠𝑢𝑝−𝑣𝑖𝑑𝑒 = 26 − 17,4 = 6 𝑀𝑃𝑎 ≤ 21 𝑀𝑃𝑎 ⇒ 𝑉𝑒𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

𝜎𝑖𝑛𝑓−𝑣𝑖𝑑𝑒 = −26 + 37,2 = 11,2 𝑀𝑃𝑎 ≥ −2.7 𝑀𝑃𝑎 ⇒ 𝑉𝑒𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

- En charge :

𝜎𝑠𝑢𝑝−𝑣𝑖𝑑𝑒 = 6 + 13,5 = 19,5 𝑀𝑃𝑎 ≥ 21 𝑀𝑃𝑎 ⇒ 𝑉𝑒𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

𝜎𝑖𝑛𝑓−𝑣𝑖𝑑𝑒 = 11,2 − 13,5 = −2,3 𝑀𝑃𝑎 ≤ −2.7 𝑀𝑃𝑎 ⇒ 𝑉𝑒𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

Figure 30 : Schéma des contraintes après modification

III. Modélisation de la structure sur le logiciel ADAPT-Builder


ADAPT-Builder est un ensemble d’outils logiciels qui permettent de créer des modèles de conception
entièrement intégrés pour les bâtiments en béton précontrainte.

1. Exemple de modélisation sur ADAPT-Builder


Puisque l’étude sismique a été faite sur le logiciels CBS et Robot, on a choisi de réaliser la
modélisation sur le logiciel ADAPT plancher par plancher isolé, pour faciliter la modélisation et éviter
les erreurs de superposition, la longueur des câbles de précontraints est inférieure à 60m, donc le tirage
73
des câbles sera fait dans les deux côtés.

74
Figure 31 : Vue 3D du sous-sol de la zone étudiée

2. Tracé du câble
Le fuseau de passage du câble ,en respectant l’enrobage, est le suivant :

Figure 32 : Tracé du câble

3. Vérification de la flèche
Cette vérification est effectuée à l’aide d’une comparaison entre la flèche maximale autorisée par la
norme et celle réelle obtenue sur le logiciel.

o La flèche limite manuelle

La flèche limite est calculée par la relation suivante :

Si L ≤ 7m ⇒ 𝑓𝑎𝑑𝑚 𝐿
= 500

𝐿−7
Si L > 7m ⇒ 𝑓𝑎𝑑𝑚 = 1,4 +
1000

Ave
c L : est la portée maximale entre nus d’appuis.
75
Or, pour notre projet L > 7m
Donc 𝑓𝑎𝑑𝑚 = 1,5 𝑐𝑚

o La flèche obtenue par le logiciel

La flèche obtenue à l’aide du logiciel est :

Figure 33 : la flèche obtenue à partir du logiciel

D’après la valeur de la flèche réelle obtenue par le logiciel, on conclut que la flèche est vérifiée.
En effet, la flèche réelle qui égale 1,32 cm est inférieure à la flèche limite qui a comme valeur1,5 cm.

Après avoir effectué le calcul de la force de précontrainte nécessaire et déterminé le nombre de


câbles requis, ainsi que dimensionné l'épaisseur de la dalle pour vérifier les contraintes à vide et en
charge, nous procédons ensuite à la modélisation de la structure en utilisant le logiciel RSA. C'est à ce
stade que nous pouvons approfondir le calcul sismique et dynamique. Les détails complets de ce
processus sont présentés dans l'annexe du projet, offrant ainsi une compréhension exhaustive des
aspects liés à la sécurité et à la stabilité de la structure.

76
Partie 3 : variante plancher collaborant
Introduction
Le plancher collaborant est un type de structure horizontale qui résulte de la collaboration entre
deux matériaux distincts. Dans ce système, une dalle de béton est combinée avec des éléments
métalliques, généralement des tôles d'acier profilées, pour créer une plateforme robuste et résistante.
La dalle de béton assure la résistance à la compression tandis que les éléments métalliques, placés
généralement en dessous de la dalle, supportent les contraintes de traction.

Cette combinaison confère au plancher collaborant une grande capacité de charge, une bonne
résistance à la flexion et une distribution homogène des forces sur toute la surface. Cette méthode de
construction offre des avantages en termes de rapidité d'installation, de légèreté et de flexibilité
architecturale, tout en répondant efficacement aux contraintes structurelles et fonctionnelles.

Ce chapitre nous permet de réaliser une évaluation approximative des dimensions des éléments
porteurs de notre structure : les solives, ainsi que les poutres et les poteaux conformément aux normes
de l'Eurocode 3.

I. Le prédimensionnement des éléments

1. Hypothèses de prédimensionnement

o Les charges permanentes

- Plancher RDC/Etages courants


Tableau 30 : Charges permanentes du RDC/étages courants

Matériaux Charges (KN/m2)


Revêtement + mortier de pose e=6cm 1,15
Tôle d’acier 0,1
Dalle collaborant en béton amé (10cm) 2,5
Solive en IPE 1,5

On prend G = 5,25 KN/m2

- Terrasse accessible
Tableau 31 : Charges permanentes du plancher terrasse

Matériaux Charges (KN/m2)


Revêtement + mortier de pose e=6cm 1,15
Tôle d’acier 0,1
Dalle collaborant en béton amé (10cm) 2,5
Solive en IPE 1,5
Etanchéité de la couverture 0,12

77
On prend G = 5,37 KN/m2

o Les charges d’exploitations

- Terrasse accessible : Q = 1,5 KN/m2


- Plancher RDC/Etages courants : voir tableau partie 1

o Acier

La nuance choisie pour la réalisation de cet ouvrage est l’acier S235 caractérisé comme suit :
- La résistance à la traction : fu = 360 MPa.
- La limite élastique : fy = 235 MPa.
- Le module de Young : E = 210 000 MPa.
- Le coefficient de poisson : ʋ = 0,3.
- Module de cisaillement : G= E/ (2(1+ ʋ)) = 81000 MPa.

o Bac d’acier

Le type de tôle utilisée est le model HI BOND 55.800. Cet élément forme un coffrage pour la dalle en
béton, il permet :
- D’assurer un coffrage efficace et étanche en supprimant les opérations de décoffrage.
- De constituer une plateforme de travail avant la mise en œuvre du béton.
- D’éviter souvent la mise en place des étais et gagner du temps.
- fy = 320MPa ∶ limite d’élasticité de l’acier de la tôle nervurée

Figure 34 : Profile HI BOND 55.800

2. Dimensionnement des solives


Les solives sont des poutrelles en IPE qui travaillent à la flexion simple leur écartement (la distance
entre une solive et l’autre) est pratiquement déterminée par l’équation suivante :
0,7𝑚 < 𝐿 < 1,5𝑚

78
Figure 35 : Espacement entre les solives

Cette distance est aussi en fonction de la destination des locaux (bureaux ou habitation).
On opte pour une distance de l=1,3 m.

o Condition de la flèche

La flèche doit satisfaire la condition suivante : 𝑓𝑚𝑎𝑥 ≤ 𝑓

5. 𝑃𝑠. 𝐿4 𝐿 1250. 𝑃𝑠. 𝐿3


𝑓𝑚𝑎𝑥 =
384. 𝐸. 𝑦
≤ 𝑓= ⇒ 𝐼𝑦 ≥ 384. 𝐸
250
𝐼

Le calcul se fait à ELS pour cela on prend les charges non pondérées :
𝑃𝑠 = 𝐺 + 𝑄 = 11,37 𝐾𝑁/𝑚𝑙

𝐼𝑦 ≥ 8363,8 cm4

Le choix du profilé : un IPE 330 ( 𝐼𝑦 = 11766,9 cm4 )


Tableau 32 : Caractéristique des profilés IPE330

Poids Section Dimension Caractéristique

P A h b 𝑡𝑓 𝑡𝑤 r 𝐼𝑦 𝐼𝑍 𝑤𝑝𝑙,𝑦 𝑤𝑝𝑙,𝑍 𝑖𝑦 𝑖𝑍
Kg/m cm2 mm mm mm mm mm cm4 cm4 cm4 cm4 cm cm

IPE330 49,1 62,6 330 160 11,5 7,5 18 11766,9 788 713,1 98,50 13,71 3,55

o La classe de la section transversale

 La semelle
𝑐
Principe : on compare
𝑡𝑓 avec la valeur 10*ξ
𝑏 16
𝑐= 0 = 80𝑚𝑚
=2
2

𝑐 11,5
80
𝑡𝑓 =
79
= 6,95 <
10 ∗ ξ = 1

La semelle
est de
classe 1.

80
 L’âme
Principe : on compare 𝑑 avec la valeur 72*ξ
𝑡𝑤
𝑏 16
𝑐= 0 = 80𝑚𝑚
=2
2

𝑑 271
𝑡𝑤
= = 36,13 < 72 ∗ ξ = 72 ⇒ L’âme est de classe 1.
7,5

o Condition de résistance

La condition de résistance est la suivante : 𝑀𝑠𝑑 ≤ 𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑

Le calcul se fait à ELU : 𝑃𝑈 = 1,35𝐺 + 1,5𝑄 = 16,35 𝐾𝑁/𝑚𝑙

𝑃𝑈𝐿2 16,35 𝑥 7,82


𝑀𝑠𝑑 = = = 124,34 𝐾𝑁. 𝑚
8 8
𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 = 𝑓𝑦𝑤𝑝𝑙, 235. 103 𝑥 804,3. 10−6
= = 171,83 𝐾𝑁. 𝑚
𝑦 1,1
𝛾𝑀

Tout calcul fait 𝑀𝑠𝑑 ≤ 𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑


Donc la condition vérifiée

o Vérification du cisaillement

La vérification du cisaillement est la suivante : 𝑉𝑠𝑑 ≤ 𝑉𝑝𝑙,𝑟𝑑

𝑃𝑢𝐿 16,35 𝑥 7,8


𝑉= = = 63,76 𝐾𝑁
2 2
𝑉 = 𝑓𝑦𝐴𝑣 235. 10−3 𝑥 3080,25
= = 380 𝐾𝑁
𝛾𝑀√ 1,1 𝑥 √3
3

Avec 𝐴𝑣 = 𝐴 − 2𝑏𝑡𝑓 + (𝑡𝑤 + 2𝑟)𝑡𝑓 = 3080,25 mm2

Tout calcul fait 𝑉𝑠𝑑 ≤ 𝑉𝑝𝑙,𝑟𝑑


Donc la condition vérifiée

 Le profilé utilisé pour les solives est un IPE 330.

3. Dimensionnement des poutres


Les poutres sont des éléments qui travaillent essentiellement à la flexion pour cette raison on prend la
poutre de grand porté (comme étant le cas le plus défavorable).
Longueur des poutres L= 7,8 m « c’est la portée ».
81
o Condition de la flèche

La flèche doit satisfaire la condition suivante : 𝑓𝑚𝑎𝑥 ≤ 𝑓̅

82
Pour une poutre bi-encastré :
5. 𝑃𝑠. 𝐿4 𝐿 1250. 𝑃𝑠. 𝐿3
𝑓𝑚𝑎𝑥 =
384. 𝐸. 𝑦
≤ 𝑓= ⇒ 𝐼𝑦 ≥ 384. 𝐸
250
𝐼

Le calcul se fait à ELS pour cela on prend les charges non pondérées :
𝑃𝑠 = 𝐺 + 𝑄 = 37,5 𝐾𝑁/𝑚𝑙
𝐼𝑦 ≥ 27585,1 cm4

Le choix du profilé : un IPE 450 ( 𝐼𝑦 = 33742,9 cm4 )

o Condition de résistance

La condition de résistance est la suivante : 𝑀𝑠𝑑 ≤ 𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑

Le calcul se fait à ELU : 𝑃𝑈 = 1,35𝐺 + 1,5𝑄 = 53 𝐾𝑁/𝑚𝑙

𝑃𝑈𝐿2 53 𝑥 7,82
𝑀𝑠𝑑 = = = 403,06 𝐾𝑁. 𝑚
8 8
𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 = 𝑓𝑦𝑤𝑝𝑙, 235. 103 𝑥 1499,7. 10−6
= = 412 𝐾𝑁. 𝑚
𝑦 1,1
𝛾𝑀

Tout calcul fait 𝑀𝑠𝑑 ≤ 𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 ⇒ Condition vérifiée

o Vérification du cisaillement

La vérification du cisaillement est la suivante : 𝑉𝑠𝑑 ≤ 𝑉𝑝𝑙,𝑟𝑑

𝑃𝑢𝐿 53 𝑥 7,8
𝑉= = = 206 𝐾𝑁
2 2
𝑉 = 𝑓𝑦𝐴𝑣 235. 10−3 𝑥 5985,2
= = 738 𝐾𝑁
𝛾𝑀√ 1,1 𝑥 √3
3

Avec 𝐴𝑣 = 𝐴 − 2𝑏𝑡𝑓 + (𝑡𝑤 + 2𝑟)𝑡𝑓 = 5985,2 mm2

Tout calcul fait 𝑉𝑠𝑑 ≤ 𝑉𝑝𝑙,𝑟𝑑


Donc la condition vérifiée

 Le profilé utilisé pour les poutres est un IPE 450.

4. Dimensionnement des poteaux

83
o Prédimensionnement du poteau

On prend comme hypothèse que les poteaux sont sollicités en compression axiale. La valeur de calcul
NEd de l’effort de compression dans chaque section transversale doit satisfaire à la condition :

84
𝑁𝐸𝑑
< 𝑁𝑅𝑑,𝑝𝑙 𝐴𝑓𝑦
= 𝛾
2
On cherche l’inconnu A en cm pour trouver le profilé qui convient au poteau étudier où on va
généraliser ce prédimensionnement pour tous les poteaux afin de vérifier par suite à partir de logiciel
Robot est ce qu’il convient ou non.
Les poteaux sont généralement des profilés en HEA ou HEB.

Les surfaces de chargement des poteaux sont considérées des surfaces rectangulaires pour simplifier
les calculs.

Tableau 33 : descente de charge pour le plancher collaborant

Surface d’influence G (KN/m2) Q (KN/m2) G (KN) Q (KN)


PH 2eme 32,63 5,37 1,5 175,22 48,95
PH 1er 32,63 5,25 3,5 171,3 114,2
PH RDC 32,63 5,25 3,5 171,3 114,2
PH sous-sol 32,63 5,25 5 171,3 163,15
Somme 689,12 440,5

𝑁𝐸𝑑 . 𝛾 1592 𝑥 1,1


𝐴≥ =
𝑓𝑦 = 78,64
235. 10−1

Le choix du profilé : un HEA 260 ( 𝐴 = 86,6 cm2 )

- Vérification du profilé
𝐴𝑓𝑦
𝑁𝐸𝑑 = 1591 𝐾𝑁 < 𝑁𝑅𝑑,𝑝𝑙 = 1854,36 𝐾𝑁
𝛾
 𝑁𝐸𝑑 < 𝑁𝑅𝑑,𝑝𝑙 Condition vérifiée

o Vérification du flambement

Selon l’Eurocode 3 il n’y a aucun risque de flambement si 𝜆 ≤ 0.2

𝐿𝑐𝑟.𝑦 𝐸
𝜆= ; 𝜆1 = 𝜋. √
𝑖𝑦 . 𝜆1 𝑓𝑦
Avec

Tableau 34 : Vérification du
flambement

Niveau 𝑖𝑦(cm) 𝑓𝑦(MPa) L0 (m) Lcr (m) 𝜆1 𝜆 Résultats


Sous-sol 5,6 2,8 0,27 Risque de flambement
RDC ; R+1 10,97 235 4,37 2,185 93,92 0,203 Risque de flambement
R+2 3,15 1,57 0,152 Pas de risque

85
Il a été observé un risque de flambement, ce qui a conduit à la réalisation de calculs pour les profilés
successifs.

86
Après analyse, il est confirmé que le profilé HEA 340 ne présente aucun risque de flambement.

Tableau 35 : Vérification du flambement pour HEA 340

Niveau 𝑖𝑦(cm) 𝑓𝑦(MPa) L0 (m) Lcr (m) 𝜆1 𝜆 Résultats


Sous-sol 5,6 2,8 0,20 Pas de risque
RDC ; R+1 14,40 235 4,37 2,185 93,92 0,161 Pas de risque
R+2 3,15 1,57 0,116 Pas de risque

Pour s’assurer de la résistance vis-à-vis le flambement, il convient de vérifier que :


𝛽𝐴. 𝑥. 𝐴. 𝑓𝑦
𝑁𝐸𝑑 < 𝑁𝑅𝑑,𝑝𝑙 =
𝛾
- Détermination du coefficient de réduction 𝑥
1
𝑥=
𝜓 + [𝜓2 − 𝜆2]0,5
Avec 𝜓 = 0,5(1 + 𝛼(𝜆 − 0.2) + 𝜆2)

Pour la section laminée


ℎ 330
= = 1,1 ≤ 1,2 et 𝑡 = 16,5 𝑚𝑚 ≤ 100 𝑚𝑚
𝑓
𝑏 300

Donc la courbe de flambement est b avec α = 0,34

D’où 𝜓 = 0,5(1 + 0,34(0,20 − 0.2) + 0.202) = 0,52

Tout calcul
𝑥=1
fait Et
𝑁𝑅𝑑,𝑝𝑙 = 1 𝑥 1 𝑥 133,5. 10 𝑥 235. 10
2 −3

= 2852 𝐾𝑁 ≥ 𝑁𝐸𝑑 = 1591 𝐾𝑁


1,1
Finalement la résistance au flambement est vérifiée.

II. Modélisation sur le logiciel RSA


1. Introduction
Dans la phase de prédimensionnement des éléments. On a supposé que les poteaux travaillent en
compression simple et que les poutres travaillent en flexion simple. Alors que ce n’est le cas, de ce fait
dès que on la structure est modélisée sur le logiciel RSA on doit vérifier la stabilité de ces éléments
vis- à-vis les sollicitations sismiques qui engendrent des sollicitations composées.

87
Figure 36 : Modélisation du plancher collaborant sur ROBOT

2. Pression dynamique de base

C’est la pression qui s’exerce à une hauteur de 10 m. pour un site normal sans effet de masque. La
distinction est faite entre la pression dynamique normale (pouvant être atteinte plusieurs fois au cours
d’une année et que la construction est sensée pouvoir supporter sans encaisser de dommage) et la
pression dynamique extrême (exceptionnelle pouvant occasionner des désordres mineurs dans la
construction sans entraîner sa ruine complète).
Selon la carte du vent du Maroc, on a pour la ville de Marrakech qui se trouve dans la région 1 une
vitesse de 39 m/s. d’où :

Pression de base normal :


𝑞10 𝑉2 = 93,1 𝑑𝑎𝑁/𝑚2
= 16,
3

Pression de base extrême : 𝑞𝑒𝑥𝑡𝑟𝑒𝑚𝑒


= = 53,32 𝑑𝑎𝑁/𝑚2
𝑞10 16,3

3. Vérification et redimensionnement des familles

o Définition des familles

Dans notre structure, nous avons réparti les éléments porteurs en trois familles :
- Famille1 : les poteaux ;
- Famille 2 : les poutres ;
- Famille 3 : les solives.

o Vérification et redimensionnement

Après avoir modélisé avec les sections issues du prédimensionnement manuel des éléments porteurs,
nous avons vérifié si les familles résistent aux combinaisons les plus défavorables.
Si oui nous conservons les mêmes sections, sinon nous redimensionnons les familles.

88
En effet RSA redimensionne en sélection la combinaison la plus défavorable entre celles sismiques et
celles du vent.

89
Tableau 36 : Action du vent et de séisme

FX (KN) FY (KN)
Séisme 483,67 3748,54
Vent 22,99 137,92

Selon les données présentées dans le tableau ci-dessus, il est observé que les forces induites par le
séisme sont plus considérables que celles exercées par le vent.
Pour notre structure, le cas décisif est celui avec l’action du séisme.

Nous avons constaté que les profilés IPE330 et IPE450, initialement choisis pour les solives et les
poutres, ne convenaient pas aux exigences du projet. Par conséquent, nous les avons remplacés par les
profilés IPE400 et IPE600, qui sont mieux adaptés aux charges appliquées sur l'ensemble de la
structure. En revanche, pour les poteaux, nous avons vérifié que le même profilé était adéquat, tant par
le biais de calculs manuels que par l'utilisation d'un logiciel.

Le tableau ci-dessous illustre une comparaison entre les résultats obtenus par calcul manuel et ceux
générés par le logiciel RSA.

Tableau 37: Récapitulation des résultats manuels et sur RSA

Famille Dimensionnement manuel Dimensionnement sur RSA


Poteaux HEA340 HEA340
Poutres IPE450 IPE600
Solives IPE330 IPE400

La différence entre le dimensionnement manuel et celui réalisé à l'aide du logiciel résulte de la


considération du critère de déversement lors de la conception des profilés dans RSA.

III. Etude d’assemblage


1. Introduction
La conception et le calcul des assemblages revêtent en construction métallique, une importance
équivalente à celle du dimensionnement des pièces pour la sécurité finale de la construction,
l’ossatures ne présentent généralement pas de redondances importantes et les assemblages constituent
donc de point de passage obligé pour les sollicitations régnant dans les différents composants
structurels ; En cas de défaillance d’un assemblage, c’est bien le fonctionnement global de la structure
qui est en cause .
- Les assemblages sont des ensembles constitués de plusieurs composants.
- Les abouts des éléments structurels liaisonnés.
- Les pièces accessoires de liaison.
- Les organes de fixation proprement dits assurant la solidarisation effective entre les
composants en présence.

2. Mode d’assemblage
Les principaux modes d’assemblages sont :
90
o Le boulonnage
Le boulonnage consiste le moyen d’assemblage le plus utilisé en construction métallique du fait de sa
facilité de mise en œuvre et des possibilités de réglage qu’il ménage sur site, pour le cas le choix a été
porté sur le boulon de haute résistance (HR) il comprend une vis à tige filetée, une tête hexagonale ou
carrée et un écrou en acier à très haute résistance.

o Le soudage
En charpente soudée les assemblages sont plus rigides, cela a pour effet un encastrement partiel des
éléments constructifs. Les soudages à la flamme oxyacéthylénique et le soudage à l’arc électrique sont
des moyens de chauffages qui permettent d’élever à la température de fusion brilles des pièces de
métal à assembler.

o Le rivetage
Le rivetage est un assemblage à liaison permanente des éléments de l’ouvrage au moyen de rivets.
Cette technique est aujourd’hui moins utilisée en construction métallique. Son apprentissage sert à
l’entretien et à la réparation des ouvrages rivés.

3. Exemple d’assemblage
Ce paragraphe se focalisera sur la présentation d'un exemple d'assemblage, tandis que les autres
assemblages seront exposés dans l'annexe. L'évaluation des diverses liaisons sera effectuée au moyen
du logiciel Robot

o Assemblage Pied poteau

L'immobilisation des pieds de poteaux doit être extrêmement rigide pour prévenir toute rotation ou
translation indésirable des poteaux. Ce mécanisme requiert des fondations plus substantielles par
rapport au système articulé.

L'assemblage est garanti par l'emploi de boulons précontraints, également connus sous le nom de
boulons Haute Résistance de classe HR, dont le diamètre sera calculé à l'aide d'une Analyse de
Résistance Structurelle (RSA).

Dans notre cas spécifique, l'union des pieds des poteaux sera assurée au moyen d'une embase
constituée d'une platine et d'une contre-platine. Ces composantes seront placées directement sur la
fondation en béton armé, préalablement préparée avec des tiges d'ancrage encastrées dans le béton
armé.

La connexion entre le poteau et la platine sera établie via des soudures, et pour renforcer cette
jonction, des raidisseurs seront ajoutés dans les deux directions. L'illustration ci-dessous présente la
conception de cet assemblage dans une direction unique ; de la même manière, cette conception sera
appliquée dans la deuxième direction.

91
Figure 37 : Assemblage pied de poteau

o Assemblage Poutre Solive

L’assemblage poutre solive est assuré par des cornières.

Figure 38 : Assemblage Poutre Solive

 Les notes de calcul des profilés et des assemblages sont attachées à l’annexe

Conclusion
Tout au long de ce chapitre, nous avons plongé en profondeur dans l'analyse du bloc
intermédiaire et avons examiné le bloc inférieur, en étudiant les trois options de systèmes de plancher
(dalle pleine, plancher béton précontraint et plancher collaborant) envisagées pour la concrétisation de
notre projet.
Cependant, le choix de la variante optimale sera effectué dans le chapitre suivant, à la suite d'une étude
technico-économique approfondie.

92
Chapitre 3

ÉTUDE TECHNICO-ECONOMIQUE
ET
ÉTUDE ENERGETIQUE

93
Introduction
Au sein de ce chapitre, nous entreprendrons une étude technico-économique visant à
sélectionner la meilleure variante parmi les trois types de planchers envisagés. Parallèlement, nous
mènerons également une analyse énergétique pour évaluer la capacité de la structure à respecter les
exigences en matière d'efficacité énergétique exigées par la RTCM.

Partie 1 : Etude technico-économique

Introduction
Dans cette section, nous procéderons à une évaluation comparative des trois variantes, en
prenant en compte les aspects techniques d'une part, en se basant sur les résultats obtenus dans le
chapitre précédent, et d'autre part, en abordant les aspects économiques à travers une estimation des
coûts, ainsi qu'une évaluation de l'impact environnemental.
L'analyse comparative entre les différentes options étudiées sera fondée sur les critères suivants :
- Conformité aux contraintes architecturales
- Calcul dynamique
- Calcul sismique
- Coût

I. Le respect des contraintes architecturales


Le respect des contraintes architecturales est un élément essentiel dans la conception de tout projet
de construction. Cela englobe la prise en compte et l'intégration des aspects esthétiques, fonctionnels
et conceptuels du design dans la structure. Les contraintes architecturales incluent des considérations
telles que l'esthétique globale de l'édifice, l'harmonie avec l'environnement, la conformité aux
réglementations urbanistiques et aux codes de construction, ainsi que la prise en compte des besoins et
des préférences des occupants.

Plancher dalle pleine


La dalle pleine est une structure horizontale fréquemment employée dans la construction,
caractérisée par une épaisseur uniforme et une surface plane. Cependant, la conception de la dalle
pleine peut poser des défis particuliers, notamment en ce qui concerne les problèmes de retombée.
Lorsqu'une dalle pleine rencontre une reprise de charge, ou "retombe", il est crucial de concevoir des
solutions adéquates pour maintenir l'intégrité structurale et assurer une distribution uniforme des
charges.

Plancher en précontrainte
Cette option offre l'avantage de créer un espace plus spacieux grâce à une extension de la
portée des dalles des planchers, autorisant ainsi une augmentation des distances entre les éléments
dans les deux directions et une réduction des supports structurels tels que les poteaux et les voiles qui
soutiennent les dalles. En outre, elle implique l'élimination des poutres et évidement des retombées.

94
Plancher collaborant
Le plancher collaborant représente une solution structurelle qui répond également aux
contraintes architecturales. Dans ce système, la combinaison de la dalle de béton avec des éléments
métalliques profilés permet de réaliser des espaces ouverts et fonctionnels, tout en offrant une grande
adaptabilité aux besoins architecturaux. Par conséquent, bien que le plancher collaborant soit conçu
pour être solide et durable, un programme d'entretien régulier est essentiel pour assurer sa performance
à long terme et prévenir tout dommage potentiel causé par la corrosion ou les mouvements
différentiels entre les matériaux.

 Donc, en tenant compte les contraintes architecturelles le plancher en précontrainte est le plus
avantageux par rapport aux autres variantes à cause de l’absence des retombés des poutres et
nécessite pas autant d’entretien que le plancher collaborant. Donc l’utilisation de ce type de
plancher permet d’offrir plus de liberté architecturale ainsi qu’une meilleure utilisation de
l’espace.

II. Calcul dynamique et sismique


La comparaison entre les différents types de planchers ne se limite pas uniquement à considérer les
coûts ou à répondre aux contraintes architecturales. Elle s'étend également à l'analyse de leur
comportement dynamique et de leur résistance sismique. En effet, évaluer la capacité d'un plancher à
absorber les forces sismiques et à redistribuer les charges de manière efficace en cas de tremblement
de terre revêt une importance capitale pour assurer la sécurité des structures et de leurs occupants.
Ainsi, en prenant en compte des critères tels que la flexibilité, la fréquence propre de vibration et la
réponse aux mouvements sismiques, on peut orienter le choix des planchers vers des solutions qui
garantissent à la fois fonctionnalité, durabilité et sécurité face aux contraintes dynamiques et sismiques
auxquelles les bâtiments pourraient être exposés.

Calcul dynamique
Le tableau ci-après rassemble les modalités de trois types de planchers distincts.

95
Tableau 38 : Tableau modal des trois variantes

Masses Masses Masses Masses


Fréquence Période
Mode cumulées cumulées UY modales modales
(Hz) (sec)
UX (%) (%) UX (%) UY (%)
Plancher dalle pleine
1 1,24 0,81 0,36 75,84 0,36 75,84
2 1,44 0,69 72,56 77,75 72,20 1,91
3 3,22 0,31 73,80 77,95 0,88 0,20
… …. … … …. … …
6 6,30 0,16 96,73 95,76 0,34 0,08
Plancher post-tension
1 1,06 0,95 0,53 75,48 0,42 75,48
2 1,35 0,74 71,89 77,35 71,36 1,87
3 2,92 0,34 73,79 79,91 1,89 0,76

… …. … … …. … …
6,08 0,16 91,82 95,12 1,84 0,02
6
Plancher collaborant
1 1,06 0,95 0,53 74,48 0,53 74,48
2 1,35 0,74 70,34 75,35 69,81 1,87
3 2,92 0,34 82,2 79,91 1,18 0,1
… …. … … …. … …
7 7,13 0,14 96,24 95,24 0,13 0,12

Il est intéressant de noter que les trois variantes de dalle, à savoir la dalle pleine, la dalle post-tension
et la dalle collaborante, présentent des caractéristiques modales presque similaires. En effet, toutes les
trois convergent vers un tableau modal cohérent avec une fréquence inférieure à 33 Hz. De plus, les
trois premiers modes de chacune de ces variantes représentent respectivement une translation le long
de l'axe y, une translation le long de l'axe x, et une torsion, ce qui met en évidence leur capacité à
répondre à différents types de charges et de sollicitations structurales.

Calcul sismique (déplacement)


L'analyse comparative des déplacements sismiques entre les trois variantes révèle ce qui suit :

96
Tableau 39 : Déplacement global des trois variantes

Déplacement latéral Déplacement latéral max


Déplacement Vérification
max (ROBOT BAT) limite (RPS 2011) (cm)
Plancher dalle pleine
Sismique Ux 4,2 12 Vérifiée
suivant X Uy 4 12 Vérifiée
Sismique Ux 2,3 12 Vérifiée
suivant Y Uy 5,8 12 Vérifiée
Plancher post-tension
Sismique Ux 4,7 12 Vérifiée
suivant X Uy 5,4 12 Vérifiée
Sismique Ux 2,1 12 Vérifiée
suivant Y Uy 5,9 12 Vérifiée
Plancher collaborant
Sismique Ux 3,8 12 Vérifiée
suivant X Uy 4,5 12 Vérifiée
Sismique Ux 2,4 12 Vérifiée
suivant Y Uy 5,3 12 Vérifiée

En analysant les résultats du tableau présenté ci-dessous, il est manifeste que les déplacements
observés pour les trois variantes sont nettement inférieurs aux limites requises par le Règlement de
Protection Sismique (RPS).

III. Estimation du coût


Les prix des matériaux de construction connaissent beaucoup de fluctuations. Ne cherchant à établir
qu’un coût estimatif, nous considérerons des valeurs moyennes, incluant la mise en œuvre, comme le
montre le tableau qui suit :

Tableau 40: Prix des matériaux de construction

Matériaux Prix
3
Béton B30 (m ) 1500 DH/m3
Béton B35 (m3) 2000 DH/m3
Acier HA500 (/Kg) 15 DH/Kg
Acier (plancher collaborant) (/Kg) 25 DH/Kg
Cable de précontrainte 30 DH/ Kg

Il est à noter, que ces résultats sont donnés seulement pour la structure porteuse sans prendre en
considération le prix de la maçonnerie.

Plancher dalle pleine


Le tableau ci-dessous expose l'estimation des coûts

97
Tableau 41 : Coût estimatif du plancher dalle pleine

Béton Acier
Type d’objet Ratio [Kg/m3]
Volume [m3] Prix [DHs] Masse [Kg] Prix [DHs]
Fondation 90 200 300 000 18 000 297 000
Poteaux 100 86 129 000 8 600 129 000
Voiles 90 70 105 000 6 300 94 500
Dalle pleine 90 800 1 200 000 72 000 1 080 000
Poutres 160 144 216 000 23 040 345 600
Total 1 300 1 950 000 111 740 1 676 100
Coût [DHs] 3 626 100

Plancher post-tension
L’estimation du coût est présentée dans le tableau ci-dessous
Tableau 42 : Coût estimatif du plancher en post-tension

Ratio Béton Acier


Type d’objet
[Kg/m3] Volume [m ] 3
Prix [DHs] Masse [Kg] Prix [DHs]
Fondation 90 200 400 000 18 000 270 000
Poteaux 80 86 172 000 6 880 103 200
Voiles 120 70 140 000 8 400 126 000
Dalle en précontrainte 65 897 1 794 000 58 305 874 575
Total 1 253 2 506 000 91 585 1 373 775
Câbles T15s 3 360m2 x 30 DH/ Kg x 0,7 Kg/m2 = 40 320 DH
Coût [DHs] 3 920 095

Plancher collaborant
Le tableau ci-dessous présente l'évaluation des coûts.
Tableau 43 : Coût estimatif des éléments en béton armé du plancher collaborant

Ratio Béton Acier


Type d’objet
[Kg/m3] Volume [m3] Prix [DHs] Masse [Kg] Prix [DHs]
Fondation 90 48,5 63 050 4 365 65 475
Voiles 151 74 111 000 11 174 167 610
Dalle 85 359 537 555 30 462 457 922
Total 481,5 711 605 46 000 691 000
Coût [DHs] 711 605 691 000

98
Tableau 44 : Coût estimatif des profilés du plancher collaborant

Eléments Poids [Kg]


Poteaux HEA 340 46 285
Poutres IPE 600 144 862
Solives IPE 400 140 926
Poids total [Kg] 332 073
Coût total [DHs] 7 637 679

Tableau 45 : Coût estimatif total pour le plancher collaborant

Matériaux Béton Acier Profilé + tôle


Prix 711 605 691 000 7 637 679 + 134 400
Coût total [DHs] 9 174 684

Récapitulatif

Estimation des Prix


10 000 000 9 174 684
9 000 000
8 000 000
7 000 000
6 000 000
5 000 000
3 626 100 3 920 095
4 000 000
3 000 000
2 000 000
1 000 000
0
dalle pleine plancher post-tension plancher collaborant

Figure 39 : Estimation des prix

Le diagramme présenté illustre que la variante initiale de la dalle pleine se révèle être la plus
économique, suivie de près par le plancher en post-tension, tandis que la variante la plus coûteuse
demeure celle avec du collaborant.
Cependant, il est important de noter que le coût ne représente pas le seul critère déterminant, d'autres
facteurs doivent également être pris en compte.

Récapitulatif
Le tableau ci-dessous regroupe l’ensemble des critères de choix

99
Tableau 46 : Classement des variantes selon les critères de choix

Critère V. dalle pleine V. post-tension V. collaborant


Conformité aux contraintes architecturales III I III
Calcul dynamique I I I
Calcul sismique (déplacement) I I I
Coût I II III

Les données du tableau ci-dessus indiquent que la variante choisie est celle en post-tension.
Cependant, notre analyse ne se base pas seulement sur le coût, mais elle prend en compte une gamme
d'autres aspects essentiels, notamment l'analyse modale et même sismique. Dans notre cas, les trois
variantes obtiennent de bons résultats sur ces critères. En ce qui concerne les contraintes
architecturales, la variante en post-tension se démarque clairement par rapport à la dalle pleine et au
plancher collaborant, s'alignant mieux avec les exigences architecturales du projet.

100
Partie 2 : Etude Energétique
Introduction
Dans cette deuxième partie du chapitre 3, nous allons aborder la notion d'étude énergétique ainsi que
ses objectifs, et nous allons également introduire le logiciel "Binayate" ainsi que ses perspectives.
Ensuite, nous procéderons à la modélisation d'une étude de cas à l'aide du logiciel "Binayate", en
calculant les besoins en chauffage et en climatisation pour notre première variante, sans apporter de
modifications. Par la suite, nous examinerons une deuxième variante qui intègre des améliorations
spécifiques à prendre en compte dans l'analyse.
En conclusion, nous effectuerons des comparaisons concernant les avantages obtenus en termes
d'économies d'énergie et de coûts par rapport aux divers scénarios que nous avons préalablement
abordés dans notre étude thermique.

I. Généralités

1. Objectif d’une étude énergétique


Le but principal d'une étude énergétique est d'évaluer la consommation d'énergie d'un bâtiment, et
d'identifier des opportunités pour améliorer son efficacité énergétique. Les études énergétiques visent
à comprendre comment l'énergie est utilisée, gaspillée ou optimisée dans un système donné, avec pour
objectif de réduire les coûts énergétiques, d'améliorer la durabilité environnementale et de promouvoir
une utilisation plus responsable des ressources.
Les objectifs spécifiques d'une étude énergétique peuvent varier en fonction du contexte, mais voici
quelques-uns des buts les plus courants :

o Réduire les coûts énergétiques


L'un des principaux objectifs d'une étude énergétique est de trouver des moyens de réduire les
dépenses en énergie. Cela peut se traduire par des économies financières significatives à long terme,
en particulier pour les entreprises et les organisations qui ont des besoins énergétiques élevés.

o Améliorer l'efficacité énergétique


En identifiant les inefficacités dans la consommation d'énergie, une étude énergétique peut proposer
des mesures pour optimiser les processus, les systèmes et les équipements, ce qui permet de réaliser la
même quantité de travail avec moins d'énergie.

o Réduire l'empreinte environnementale


En réduisant la consommation d'énergie, les études énergétiques contribuent à minimiser les émissions
de gaz à effet de serre et d'autres impacts environnementaux associés à la production et à l'utilisation
d'énergie.

o Améliorer le confort et la qualité de vie


Dans le cas des études énergétiques de bâtiments, l'objectif peut être d'améliorer le confort des
occupants en optimisant les systèmes de chauffage, de ventilation, de climatisation et d'éclairage.

101
o Promouvoir la durabilité
Les études énergétiques s'inscrivent souvent dans une démarche de durabilité plus large, visant à
utiliser les ressources de manière plus responsable et à créer des systèmes plus résilients et moins
dépendants des énergies fossiles.

En fin de compte, le but ultime d'une étude énergétique est d'optimiser l'utilisation de l'énergie pour
obtenir des avantages économiques, environnementaux et sociaux.

2. Règlement thermique de construction au Maroc : RTCM


Le règlement thermique de construction au Maroc a pour but de favoriser le développement de
bâtiments à faible consommation d'énergie tout en assurant leur performance thermique optimale. Ce
règlement a pour objectif principal d'accroître l'efficacité énergétique des nouvelles constructions et de
diminuer la consommation d'énergie, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre, tout en réduisant
la dépendance aux sources d'énergie fossile. En mettant en œuvre ces mesures, le Maroc s'engage à
créer des infrastructures plus durables sur le plan environnemental et énergétique, contribuant ainsi à
un avenir plus respectueux de l'environnement et économiquement viable.

3. Présentation du logiciel Binayate


Binayate est le premier logiciel de diagnostic de performance énergétique et de contrôle de la
conformité à la Réglementation Thermique dans le Bâtiment au Maroc.
Développé par l’AMEE (Agence Marocaine pour l’Efficacité Energétique), ce logiciel permet de
simplifier et de vulgariser l’application du RTCM (Règlement Thermique de Construction au Maroc)
sur le terrain, renforçant ainsi la capacité des organes de contrôle à l’application de la réglementation
thermique, tant dans ses volets actifs que passif.

Maroc a mis en vigueur, depuis octobre 2014, le RTCM, une réglementation stricte qui régit la
performance thermique des constructions et favorise la réduction de leurs besoins en énergie,
notamment en ce qui concerne la climatisation et le chauffage.
Ces objectifs :
• Réduire les besoins de chauffage et de climatisations des bâtiments, et améliorer le confort.
• Réduire la puissance des équipements de chauffage et de climatisation à installer.

o Approches du logiciel Binayate


Les approches de Binayate sont divisées en deux approches suivantes :

- Approche performancielle
L’approche performancielle de Binayate consiste à utiliser des logiciels et des outils de modélisation et
de simulation pour évaluer et améliorer la performance énergétique des bâtiments, des systèmes et des
équipements. Cette approche permet de mesurer, de quantifier et de comparer les performances
énergétiques, de prévoir les économies d’énergie potentielles et d’optimiser la conception, la
rénovation ou l’exploitation des installations.

- Approche perspective
L’approche perspective de Binayate vise à anticiper et à évaluer les perspectives et les scénarios futurs

102
en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables. Cette approche utilise des modèles et
des logiciels de prévision pour évaluer l’impact de différents politiques, mesures et technologies sur la
consommation d’énergie, les émissions de gaz à effet de serre et la transition énergétique. Elle permet
de simuler et d’analyser les résultats potentiels de différentes stratégies énergétiques et de soutenir la
prise de décision en matière de politique énergétique

o Zonage climatique au Maroc


Le zonage thermique au Maroc fait référence à une classification des zones géographiques du pays en
fonction de leurs caractéristiques climatiques et de leurs besoins en chauffage et en climatisation. Il
permet d’adapter les normes de construction, les exigences d’isolation thermique et les
recommandations pour les systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC) en fonction
des conditions climatiques locales.
Le territoire marocain a été subdivisé en zones climatiques homogènes en se basant sur l’analyse des
données climatiques enregistrées par 37 stations météorologiques sur la période de 1999-2008 (10
ans). La construction des zones a été effectuée selon le critère du nombre de degrés-jours d’hiver et le
nombre de degrés-jours d’été.

La carte du zonage final comprend six zones climatiques pour une application facile et efficace du
nouveau règlement. Ainsi que la carte du zonage final est présentée comme suit :

Figure 40: Carte du zonage climatique du Maroc


103
o Choix de l’approche utilisé
L’approche performancielle en thermique est essentielle pour évaluer, optimiser et garantir l’efficacité
énergétique et le confort des bâtiments, de prendre des décisions éclairées en matière de conception et
de rénovation, et de promouvoir une utilisation plus responsable de l’énergie.

Tableau 47 : Besoins spécifiques thermiques annuels maximaux de chauffage et de climatisation dans le secteur
tertiaire en kWh/m2

Zones Résidentiels Administrations Hôpitaux Hôtels


Z1 – Agadir 44 45 72 48
Z2 – Tanger 50 49 73 52
Z3 – Fès 61 49 68 66
Z4 – Ifrane 80 35 47 34
Z5 – Marrakech 65 56 92 88
Z6 – Errachidia 67 58 93 88

Étant donné notre situation dans la zone climatique de Marrakech, il convient de noter que le projet
étudié concerne un hôtel, et la valeur limite imposée par le règlement thermique de construction au
Maroc (RTCM) pour la consommation énergétique est de 88 kWh/m²an.

II. Etude de cas


1. Modélisation sur Binayate 3D
Grâce à l'utilisation de l'Assistant BINAYATE 3D, nous avons créé la modélisation numérique en trois
dimensions et spécifié les locaux.

Figure 41 : Modélisation 3D de la zone 14 (par le logiciel Binayate 3D)

104
Donnée générale du projet

Figure 42 : Zone climatique et usage de bâtiment

2. Etude de
variantes
Nous avons d'abord utilisé une variante initiale sans améliorations pour notre projet, puis nous avons
incorporé des isolants pour la deuxième variante.

A. Variante initiale (sans amélioration)

Le tableau présent ci-dessous regroupe les besoins en énergie thermique pour le chauffage et le
refroidissement de la variante initiale.

105
Tableau 48 : Besoin d'énergie thermique

D’après le tableau on a obtenu un besoin d’énergie total de : BECTh = 86,32 kWh/ (m2 .an)

106
Figure 43 : fiche technique

D'après les résultats mentionnés précédemment, la valeur annuelle des besoins énergétiques de
la variante initiale, sans améliorations, est légèrement en dessous de la valeur imposée par la
réglementation. Cependant, compte tenu de ces constatations, nous allons opter pour une autre variante
en utilisant des isolants afin d'obtenir davantage d'améliorations.
107
B. Variante avec amélioration

Suite à l'analyse des tableaux de déperditions, il est observé que les pertes les plus significatives se
produisent au niveau du plafond, du plancher et du mur extérieur. Par conséquent, il est recommandé
d'ajouter des isolants supplémentaires à la toiture, au plancher bas et au mur extérieur afin de réduire
ces pertes.

Figure 44: Composition du plancher terrasse

Figure 45 : Composition du mur extérieur

108
Nous avons également choisi d'incorporer des fenêtres à double vitrage.

Figure 46 : fenêtre a double vitrage

Et en tant que résultats, nous avons obtenu les valeurs suivantes :

Tableau 49: Besoins d’énergie

109
Figure 47: fiche technique

On constate que les besoins thermiques en chauffage et en climatisation ont diminué suite à
l'amélioration des composantes jusqu’à atteinte la valeur de BECTh = 65,16 kWh/ (m2 .an).

110
3. Gain apporté par la variante

o Besoin d’énergie
Tableau 50 : Besoin d’énergie

Variantes V1 V2
Chauffage (KWh/an) 159 560,47 90 815,96
Refroidissement (KWh/an) 506 375,15 411 840,02
Total (KWh/an) 665 935,62 502 655,98

o Gain d’énergie en KWh/an

Nous calculons le gain d'énergie à partir de la relation suivante :


Gain énergétique (KWh/an) = consommation (V1) – consommation (V2)

Tableau 51 : gain d’énergie

Gain d’Energie en Valeur en (KWh/an)


Chauffage (KWh/an) 68 744,51
Refroidissement (KWh/an) 94 535,13
Total (KWh/an) 665 935,62

o Gain d’énergie en %
502 655,98
Gain énergétique (%) = = 0,75
665 935,62

 Ainsi, en utilisant cette amélioration, nous obtenons un gain de 25%.

Conclusion
Au sein de ce chapitre, notre attention s'est portée sur la sélection de la variante optimale, guidée par
une évaluation minutieuse de critères spécifiques. Ces critères englobent la conformité aux contraintes
architecturales, des analyses approfondies impliquant des calculs dynamiques et sismiques, ainsi
qu'une analyse financière avisée. À la lumière de ces paramètres aux multiples facettes, notre choix
s'est arrêté sur la variante post-tension. Par la suite, notre focalisation s'est déplacée vers une étude
axée sur l'efficacité énergétique. Dans le cadre de cette étude, nous avons présenté une première
itération de la variante respectant légèrement les limites réglementaires prescrites. Forts de cette base,
nous avons ensuite élaboré une itération améliorée visant à surpasser ces seuils énergétiques établis.

111
Conclusions générales

L'objectif de cette étude était de concevoir et d'examiner l'hôtel situé au sein du centre commercial
MOROCCO MALL à Marrakech, en explorant trois alternatives de conception : une avec un plancher
en dalle pleine, une avec un plancher en post-tension, et une avec un plancher collaborant.

Pour ce faire, l'analyse des différentes variantes a été réalisée en suivant les étapes ci-dessous :

Dans une première étape, nous avons choisi une conception qui répond aux contraintes à la fois
architecturales et structurelles pour les trois options. Le prédimensionnement des éléments de la
structure a été effectué en prenant en compte les charges appliquées. Le système de contreventement
de la structure a été mis en place. Ensuite, une analyse dynamique de la structure a été élaborée pour
vérifier sa stabilité face aux forces sismiques, en particulier en ce qui concerne la stabilité au
renversement, les déplacements et les déformations. Tous ces aspects ont été conformes aux limites
prescrites par les règlements parasismiques.

Ensuite, la phase suivante a abordé l'étude et le dimensionnement des éléments structuraux pour
l'option du plancher en dalle pleine, conformément aux règles du BAEL 91 révisées en 99. Cette étape
a impliqué à la fois des calculs analytiques ainsi que des analyses numériques effectuées à l'aide du
logiciel RSA.

Suite à cela, la deuxième variante, le plancher en post-tension, offrant des portées plus importantes, a
été étudiée. Pour cette option, nous avons déterminé le nombre de câbles nécessaires en utilisant le
logiciel ADAPT, tout en respectant les contraintes limites du plancher.

Enfin, la troisième variante, le plancher collaborant, a fait l'objet d'une comparaison entre différents
matériaux de construction, tels que le béton armé et la charpente métallique. Les éléments structuraux
ont été pré-dimensionnés manuellement puis vérifiés à l'aide du logiciel RSA. De plus, nous avons
défini l'assemblage des différents éléments structuraux.

Suite à ces analyses, une étude comparative a été menée entre les trois options en termes de
performances structurales et d'efficacité économique. Cette évaluation a conduit à la conclusion que
l'option du plancher en post-tension était la plus performante.

Par la suite, notre attention s'est portée sur une étude axée sur l'efficacité énergétique. Dans ce
contexte, nous avons présenté une première itération de la variante respectant légèrement la limite
imposée par le règlement thermique de construction au Maroc-RTCM. En utilisant cette base, nous
avons ensuite développé une itération améliorée visant à respecter encore plus strictement cette limite.

112
Référence

 RPS 2011 : Règlement parasismique marocain applicable aux bâtiments


 BAEL 91 révisé 99 : Règles technique de conception et de calcul des ouvrages.
 BPEL 91 révisé 99 : Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et
constructions en béton précontraint.
 Eurocode 2 : Calcul des structures en béton précontraint.
 Eurocode 3 : Calcul des structures en acier et document d’application nationale.
 Nv65 : Règles définissant les effets de la neige et du vent sur les constructions
 RTCM : Règlement thermique de construction au Maroc
 Cours BAEL – Mr KCHAKECH Badr Eddine et celui de Mr BAHAMOU Younes
 Cours BPEL – Mr CHAOU Saïd
 Cours de logiciels appliquées au bâtiments – Mr BOUCHEHMA Abdeltif
 Mémoire lauréats FST-Marrakech
 Mémoire lauréats EMSI- Marrakech

113
ANNEXES
Annexe : plans architecturaux

Figure 48 : sous-sol de la zone 14

114
Figure 49 : 1er étage de la zone 14
115
Figure 50 : Terrasse de la zone 14

116
Annexe 1 : donnée sismique

o Classification du bâtiment
Le niveau minimal de performance requis pour un bâtiment dépend des conséquences socio-
économiques des dommages qu’il pourrait subir en cas de séisme. Ces conséquences dépendent de
l’usage du bâtiment.
Le « RPS 2000, version 2011 » répartit les bâtiments, selon leur usage principal en trois groupes de
priorité sismique :
Tableau 52 : Classification des bâtiments selon leur usage

Classification Usage principale Exemples


Classe I Bâtiments d’importance vitale Hôpitaux, cliniques, centres de
décision…
Classe II Bâtiments du grand public Universités, les musées, centres
commerciaux…
Classe III Bâtiments ordinaires Usage d’habitation, de bureaux, de
commerce …

o Coefficient d’importance
Tableau 53 : Coefficient d'importance selon la classe de constructions

o Classe de ductilité

Le système structural de tout bâtiment conçu pour résister aux efforts sismiques doit présenter
une ductilité suffisante au cours du séisme.

Pour le calcul sismique, une structure doit avoir un niveau de ductilité selon le comportement requis
pour cette structure qui traduit sa capacité à dissiper l’énergie provenant du séisme. Pour un grand
séisme dont la fréquence d’apparition est très longue par rapport à la vie d’un bâtiment, une plus
grande ductilité peut être allouée à la structure.

Pour des raisons de simplicité, le règlement parasismique définit trois niveaux de ductilité

Tableau 54 : Ductilité et classes de bâtiments

117
o Coefficient de ductilité K

Le facteur de réduction de la force sismique de calcul, ou coefficient de ductilité K, caractérise


la capacité d’une structure à dissiper l’énergie par comportement inélastique. Ce coefficient est donné,
par le tableau en fonction du type du système de contreventement et du niveau de ductilité choisi.

Tableau 55 : Facteur de comportement K

o Zonage sismique

Pour simplifier le calcul des charges sismiques et uniformiser les exigences de


dimensionnement des structures à travers de grandes régions du pays, le « RPS 2000, version 2011 »
utilise l’approche des zones. Il s’agit de diviser le pays en plusieurs zones de sismicité homogène et
présentant approximativement le même niveau d’aléa sismique pour une probabilité d’apparition
donnée.

118
Figure 51: Zonage sismique en vitesse pour des probabilités de 10% en 50 ans

Figure 52 : Zonage sismique en accélération pour des probabilités de 10% en 50

Le rapport υ de vitesse de la zone, est égal à la vitesse horizontale du sol pour la zone rapportée à
l’unité 1 m/s. Les valeurs de υ pour les différentes zones sont données dans le tableau 18.

119
Tableau 56 : Coefficient de vitesse (Probabilité 10% en 50 ans)

o Coefficient de site

L’intensité avec laquelle un séisme est ressenti en un lieu donné, dépend dans une large mesure
de la nature des sols traversés par l’onde sismique et des conditions géologiques et géotechniques
locales.
A chaque type de site correspond un coefficient :

Tableau 57: Coefficient de site

o Facteur d’amplification

Le paramètre vitesse établit la zone pour identifier le niveau du risque sismique, l’influence du
paramètre d’accélération, se fait par l’intermédiaire du facteur d’amplification qui qualifie le
comportement de la structure en fonction de sa période de vibration. Il est représenté par l’ordonnée
du spectre de calcul.

Tableau 58 : Facteur d'amplification D

120
o Evaluation de la période fondamentale

La période fondamentale de vibration T, caractérisant la masse et la rigidité de la structure,


peut être évaluée par un calcul dynamique précis ou la méthode de Rayleigh. Des formules empiriques
peuvent être utilisées sous certaines conditions. La valeur de la période fondamentale de vibration T
peut être déterminée par les formules forfaitaires suivantes :

Ossature en portiques en béton armé ou en charpente en acier contreventée :

Portique en acier à nœuds rigides :

Autre ossature :
Où,
H et L exprimés en mètre, sont respectivement la hauteur totale du bâtiment et la longueur du mur ou
de l’ossature qui constitue le principal système de contreventement, dans la direction de l’action
sismique.
Si le principal système de résistance aux forces latérales n’a pas de longueur bien définie,
L désigne la dimension du bâtiment dans la direction parallèle à l’action sismique de calcul.

121
Annexe 2 : dalle pleine

Organigramme (ferraillage) de la semelle

122
Organigramme (ferraillage) de la semelle

123
Organigramme (ferraillage) de la poutre

124
Tableau d’armature

125
Annexe 3 : plancher post-tension

Calcul de la précontrainte
Le tableau ci-dessous regroupe les moments aux niveaux des appuis et des travées à vide et en charge

Tableau 59 : Moment des travées à vide et en charge

T1 T2 T3
Longueur 7,52 7,8 7,8
A vide
M0 (KN) 207,84 223,61 223,61
Mt minimal (KN) 145,49 134,17 134,17
Mt maximal (KN) 193,51 156,53 212,43
En charge
M0 (KN) 346,00 372,25 372,25
Mt minimal (KN) 242,20 223,35 223,35
Mt maximal (KN) 322,14 260,57 353,64

 Rendement géométrique de la section

𝐼 0,001302
𝜌= = = 0,333
𝐵. 𝑉. 𝑉′ 1𝑥 0,25𝑥 0,125 𝑥 0,125

 Contraintes limites dans le béton (𝒇𝒄𝟐𝟖 = 35 MPa)


̅𝜎̅̅̅′ = 𝜎̅̅̅ = 0,6. 𝑓 = 0,6 𝑥 35 = 21 𝑀𝑃𝑎
1 2 𝑐28
̅𝜎̅′ = 𝜎̅̅ = −𝑓
= −(0,6 + 0,06 𝑥 35) = −2,7 𝑀𝑃𝑎
2 1 𝑐28

 Calcul P1
𝛥𝑀 = 𝑀𝑀 − 𝑀𝑚 = 141,2 𝐾𝑁
𝐼 ̅ ′̅ 𝐼
𝛥𝑀 + .𝜎 + . 𝜎̅̅
𝑃= 𝑉′ 2 1
𝑉
1
ℎ. 𝜌
0,001302 0,001302
0,141 + 𝑥(−2,7) + 𝑥(−2,7)
𝑃1 = 0,125 0,125
0,25 𝑥 0,333 = 1 𝑀𝑁

 Calcul P2 𝐼
𝑀 + . ̅𝜎̅′
𝑃 = 𝑀
𝑉′ 2
2
𝑉 + ℎ. 𝜌 − 𝑑′

0,001302
0,353 + 𝑥 − 2,7
0,125
𝑃2 0,125 + 0,25 𝑥 0,333 − 0,03= 1,8 𝑀𝑁
=

126
Puisque 𝑃2 > 𝑃1 la section est sur critique.

 Calcul de l’excentricité
𝑒0 = −(𝑉′ − 𝑑′) = −0,095 𝑚

 Contrainte a l’origine
Fpk = 1860 MPa : Contrainte limite de résistance
Fp0,1k = 1580 MPa : Limite élastique conventionnelle

𝜎𝑝0 = 𝑚𝑖𝑛(𝑘1𝐹𝑝𝑘 ; 𝑘2𝐹𝑝0,1𝑘)


Avec k1 = 0,8 et k2 = 0,9
Tout calcul fait
𝜎𝑝𝑜 = 1422 𝑀𝑃𝑎
Calcul de la force de précontrainte effective
La force de précontrainte est donnée par la relation suivante :

𝐹𝑐â𝑏𝑙𝑒 = 𝜎𝑝0 𝑥 𝐴𝑡
Avec :
At : la section d’un toron = 150 mm²

𝐹𝑐â𝑏𝑙𝑒 = 1137,6 𝑥 7 𝑥 150 𝑥 10−6 = 1,19 𝑀𝑁


𝑃𝑠𝑢𝑟
𝑛𝑏𝑟 𝑑𝑒 𝑐â𝑏𝑙𝑒𝑠 = = 1,51
𝐹𝑐â𝑏𝑙
Le nombre de câbles est 2 câbles par 𝑒

gaines La force de précontrainte effective

est
𝑃0 = 𝑛𝑏𝑟 𝑑𝑒 𝑐â𝑏𝑙𝑒𝑠 𝑥 𝐹𝑐â𝑏𝑙𝑒

𝑃0 = 3,6 𝑀𝑁
Calcul des contraintes

o Contraintes normales développé par la précontrainte


𝑃 𝑃. 𝑒0. 𝑉
𝜎𝑠𝑢𝑝 = + = −17,4 𝑀𝑃𝑎
𝐵 𝐼
𝑃 𝑃. 𝑒0. 𝑉
= 37,2 𝑀𝑃𝑎
𝜎𝑖𝑛𝑓 = − 𝐼
𝐵
o Contraintes normales à vide
𝜎𝑖𝑛𝑓 = −
𝜎𝑠𝑢𝑝 =

127
𝑀. 𝑉
= 26 𝑀𝑃𝑎
𝐼
𝑀. 𝑉
= −26 𝑀𝑃𝑎
𝐼

128
o Contraintes normales en charge
𝑀. 𝑉
𝜎𝑠𝑢𝑝 = = 13,5 𝑀𝑃𝑎
𝐼
𝑀. 𝑉
𝜎𝑖𝑛𝑓 = − = −13,5 𝑀𝑃𝑎
𝐼

o Vérification des contraintes à ELS

- A vide :

𝜎𝑠𝑢𝑝−𝑣𝑖𝑑𝑒 = 26 − 17,4 = 6 𝑀𝑃𝑎 ≤ 21 𝑀𝑃𝑎 ⇒ 𝑉𝑒𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

𝜎𝑖𝑛𝑓−𝑣𝑖𝑑𝑒 = −26 + 37,2 = 11,2 𝑀𝑃𝑎 ≥ −2.7 𝑀𝑃𝑎 ⇒ 𝑉𝑒𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

- En charge :

𝜎𝑠𝑢𝑝−𝑣𝑖𝑑𝑒 = 6 + 13,5 = 19,5 𝑀𝑃𝑎 ≥ 21 𝑀𝑃𝑎 ⇒ 𝑉𝑒𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

𝜎𝑖𝑛𝑓−𝑣𝑖𝑑𝑒 = 11,2 − 13,5 = −2,3 𝑀𝑃𝑎 ≤ −2.7 𝑀𝑃𝑎 ⇒ 𝑉𝑒𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

Analyse modale
Le tableau modal de la variante plancher post tension est le suivant
Tableau 60 : Résultat de l'analyse modale du plancher post tension

Masses Masses Masses Masses


Fréquence Période
Mode cumulées cumulées UY modales modales
(Hz) (sec)
UX (%) (%) UX (%) UY (%)
1 1,06 0,95 0,53 75,48 0,53 75,48

2 1,35 0,74 71,89 77,35 71,36 1,87

3 2,92 0,34 73,79 79,91 1,89 0,76

4 4,66 0,21 78,06 93,35 1,28 15,63

5 5,58 0,18 89,98 95,1 13,92 1,75

6 6,08 0,16 91,82 95,12 1,84 0,02

7 7,13 0,14 93,72 95,24 0,13 0,12

D’après le tableau d’analyse modale, on constate que la structure en charpente métallique atteint les
129
90% de la masse participante dans le 6ème mode avec une fréquence de 6,08 Hz qui est inférieure à 33
Hz.
Le premier mode est un mode translation selon l’axe Y avec 75,48% de participation de masse
modale. Le deuxième mode est un mode translation selon l’axe X avec 69,81 % de participation de
masse modale. Le troisième mode est un mode de torsion

130
Annexe 4 : plancher collaborant
Généralité
o Définition
Les planchers collaborant sont basés sur un principe très simple, l’association de deux matériaux. Le
béton qui est un matériau extrêmement résistant à la compression mais très cassant en traction. Vous
ne pourrez donc pas l’utiliser seul pour fabriquer un élément soumis à la flexion tel qu’une dalle. Il a
donc fallu associer au béton d’autres matériaux très résistants en traction tel que l’acier d’où l’idée de
plancher mixte appelé aussi plancher collaborant.
En effet, dans un plancher collaborant les efforts de compression sont repris dans la partie supérieure
du plancher constituée par la dalle de béton et ceux de traction, dans la partie inférieure où se trouve
l’acier. Cet assemblage des deux matériaux permet d’obtenir un plancher béton très résistant en flexion
(capacité portante élevée) et d’épaisseur réduite.
Domaines d’utilisation du plancher collaborant
Le plancher collaborant convient à tous types d’ouvrages. Il est utilisé aussi bien en construction qu’en
rénovation. Le plancher collaborant peut-être utiliser pour les bâtiments industriels, administratifs,
commerciaux ou à l’usage du public.

Les avantages du plancher collaborant comparativement aux autres planchers :


✓ Il supporte de lourdes charges.
✓ Il est moins épais qu’un plancher traditionnel.
✓ Il est possible de réaliser des planchers de grande portée, sans appuis.
✓ Sa mise en place est simple et rapide, les bacs sont manipulables à la main.
✓ Il est compatible avec tous types de revêtement de sol.
✓ Il peut recevoir un chauffage par le sol.
✓ Il s’adapte aux différentes formes et se découpe facilement.

o Les différents types de planchers collaborant

Il existe trois principales techniques de planchers collaborant :

Le plancher à bac acier


Très simple à réaliser, ce plancher se compose de bacs
métalliques collaborant réalisés avec des tôles nervurées
galvanisées. Ces tôles forment un coffrage, sur lequel on
coule une dalle de béton armée. Les faces latérales des
nervures comportent des bossages pour augmenter
l’adhérence et ainsi assurer la collaboration tôle-béton.
Figure 53: Plancher à bac acier

Selon la portée, l’ensemble peut reposer directement sur les murs porteurs ou sur un réseau de poutres
porteuses en bois ou en métal régulièrement espacées.
131
Les bacs collaborant sont simples à mettre en œuvre et se découpent facilement pour s’adapter aux
dimensions du plancher.

Le plancher mixte acier/béton :


Cette variante de la précédente solution permet de tirer
pleinement avantage des propriétés de l’acier et du béton.
On vient compléter l’utilisation des bacs acier en reliant
la dalle de béton aux poutres support en acier par
l’intermédiaire de connecteurs (ou goujons) disposés sur
la longueur des poutres. Ces connecteurs évitent le
glissement entre les deux matériaux et permettent au
béton de participer à la résistance des poutres. A charge
d’exploitation identique, l’utilisation de connecteurs
permet de réduire les dimensions des poutres métalliques
Figure 54: Plancher mixte bois-béton
et ainsi de réduire l’épaisseur du plancher.

Le plancher mixte bois-béton

Ce plancher repose ici sur des solives en bois


équipées de connecteurs métalliques (tubes ou
tirefonds). Plantés à intervalles réguliers, ces
éléments assurent la liaison avec la dalle de
compression en béton coulée sur le platelage bois
faisant office de coffrage. Ce plancher permet
d’exploiter pleinement la résistance en
compression du béton et la résistance en traction
du bois.
Figure 55 : Plancher mixte bois-béton

L’utilité de l’EUROCODE 3

o Objectif

Le règlement Eurocode 3 a pour objet la codification du dimensionnement par le calcul et des


vérifications des structures des bâtiments à ossature en acier.
Ce document :
Ne traite pas directement l’exécution des travaux de construction en acier.
Ne définit que des exigences relatives à la résistance mécanique, à l’aptitude au service
et à la durabilité des structures.
Il ne traite pas les exigences relatives à la sécurité parasismique.
Il ne traite pas les exigences relatives à la protection anti-feu.

132
o Domaine d’application

Ce document contient des principes, des règles et des commentaires applicables principalement aux
bâtiments courants dont les charges d’exploitation les charges d’exploitation sont modérées (bâtiments
à usage d’habitation ou d’hébergement, à usage de bureaux, les constructions scolaires et hospitalières,
les bâtiments à usage commercial tel que les magasins, ainsi que pour Les structures fabriquées à partir
de produits de construction en acier laminés à chaud à l’exception des nuances d’acier à haut
résistance.

o Classification des sections transversales selon l’EUROCODE 3

Pour les besoins de calcul de l’Eurocode 3 a proposé quatre classes des sections transversales
qui sont définies comme suit :
• Classe 1 : Sections transversales pouvant former une rotule plastique avec la capacité de
rotation requise pour une analyse plastique.
• Classe 2 : Sections transversales pouvant développer leur moment de résistance plastique, mais avec
une capacité de rotation limitée.
• Classe3 : Sections transversales dont la contrainte calculée dans la fibre extrême comprimée de
l’élément en acier peut atteindre la limite d’élasticité, mais dont le voilement local est susceptible
d’empêcher le développement du moment de résistance plastique.
• Classe 4 : Sections transversales dont la résistance au moment fléchissant ou à la compression
doit être déterminée avec prise en compte explicite des effets de voilement local.

o Coefficient de sécurité
Le coefficient partiel de sécurité 𝛾𝑀 pour les matériaux doit être prise égal aux valeurs suivantes :
- Section de classe (1, 2,3) →𝛾𝑀 = 1
- Section de classe (4) →𝛾𝑀 = 1,1
- Sections nettes au droit des trous →𝛾𝑀2 = 1,25
- Cas des états limites ultimes des éléments → 𝛾𝑀 = 1,10

o Valeur limite de la flèche


Les structures en acier doivent êtres dimensionnés de manière que les flèches restent dans les limites
appropriées à l’usage et à l’occupation envisagés du bâtiment et à la nature des matériaux de
remplissage devant être supportés.
Les valeurs limites recommandées de flèches verticales sont indiquées dans le tableau ci-dessous :

133
Tableau 61: Valeur de la flèche maximale

Tableau 62 : Stabilité au flambement

Vérification des profiles sur RSA


La figure ci-dessous represente les profilés utilisés a partir du logiciels RSA

Tableau 63 : Dimensionnement des profilés sur RSA

134
o Note de calcul des poteaux

CALCUL DES STRUCTURES ACIER


NORME: NF EN 1993-1:2005/NA:2007/AC:2009, Eurocode 3: Design of steel structures.
TYPE D'ANALYSE: Dimensionnement des familles

FAMILLE: 1 F1 : Poteaux
PIECE: 681 Poteau_681 POINT: 7 COORDONNEE: x = 1.00 L = 3.15 m

CHARGEMENTS:
Cas de charge décisif: 14 ELU (1+2)*1.35+3*1.50

MATERIAU:
ACIER E28 fy = 275.00 MPa

PARAMETRES DE LA SECTION: HEA 340


h=33.0 cm gM0=1.00 gM1=1.00
b=30.0 cm Ay=110.39 cm2 Az=44.95 cm2 Ax=133.47 cm2
tw=0.9 cm Iy=27693.10 cm4 Iz=7436.00 cm4 Ix=123.00 cm4
tf=1.7 cm Wply=1850.62 cm3 Wplz=755.96 cm3

EFFORTS INTERNES ET RESISTANCES ULTIMES:


N,Ed = 492.43 kN My,Ed = 128.61 kN*m Mz,Ed = 185.54 kN*m Vy,Ed = -108.49 kN
Nc,Rd = 3670.51 kN My,Ed,max = 128.61 kN*m Mz,Ed,max = 185.54
kN*m Vy,T,Rd = 1752.58 kN
Nb,Rd = 3408.02 kN My,c,Rd = 508.92 kN*m Mz,c,Rd = 207.89 kN*m Vz,Ed = 55.98 kN
MN,y,Rd = 505.99 kN*m MN,z,Rd = 207.89 kN*m Vz,T,Rd = 713.67
kN
Tt,Ed = 0.00 kN*m
Classe de la section = 1

PARAMETRES DE DEVERSEMENT:

PARAMETRES DE FLAMBEMENT:
en y: en z:
Ly = 3.15 m Lam_y = 0.18 Lz = 3.15 m Lam_z =
0.34 Lcr,y = 2.21 m Xy = 1.00 Lcr,z = 2.21 m Xz = 0.93
Lamy = 15.31 kzy = 0.36 Lamz = 29.54 kzz = 0.55

FORMULES DE VERIFICATION:
Contrôle de la résistance de la section:
N,Ed/Nc,Rd = 0.13 < 1.00 (6.2.4.(1))
My,Ed/MN,y,Rd = 0.25 < 1.00 (6.2.9.1.(2))
Mz,Ed/MN,z,Rd = 0.89 < 1.00 (6.2.9.1.(2))
(My,Ed/MN,y,Rd)^ 2.00 + (Mz,Ed/MN,z,Rd)^1.00 = 0.96 < 1.00 (6.2.9.1.(6))
Vy,Ed/Vy,T,Rd = 0.06 < 1.00 (6.2.6-7)
Vz,Ed/Vz,T,Rd = 0.08 < 1.00 (6.2.6-7)
Tau,ty,Ed/(fy/(sqrt(3)*gM0)) = 0.00 < 1.00 (6.2.6)
Tau,tz,Ed/(fy/(sqrt(3)*gM0)) = 0.00 < 1.00 (6.2.6)
Contrôle de la stabilité globale de la barre:
Lambda,y = 15.31 < Lambda,max = 210.00 Lambda,z = 29.54 < Lambda,max = 210.00 STABLE
N,Ed/(Xy*N,Rk/gM1) + kyy*My,Ed,max/(XLT*My,Rk/gM1) + kyz*Mz,Ed,max/(Mz,Rk/gM1) = 0.65 < 1.00 (6.3.3.(4))
N,Ed/(Xz*N,Rk/gM1) + kzy*My,Ed,max/(XLT*My,Rk/gM1) + kzz*Mz,Ed,max/(Mz,Rk/gM1) = 0.72 < 1.00 (6.3.3.(4))

Profil correct
!!!

135
o Note de calcul des poutres

CALCUL DES STRUCTURES ACIER


NORME: NF EN 1993-1:2005/NA:2007/AC:2009, Eurocode 3: Design of steel structures.
TYPE D'ANALYSE: Dimensionnement des familles

FAMILLE: 2 F2 : Poutres
PIECE: 706 Poutre_706 POINT: 1 COORDONNEE: x = 0.09 L = 0.78 m

CHARGEMENTS:
Cas de charge décisif: 14 ELU (1+2)*1.35+3*1.50

MATERIAU:
ACIER E28 fy = 275.00 MPa

PARAMETRES DE LA SECTION: IPE 600


h=60.0 cm gM0=1.00 gM1=1.00
b=22.0 cm Ay=94.30 cm2 Az=83.78 cm2 Ax=155.98 cm2
tw=1.2 cm Iy=92083.40 cm4 Iz=3387.34 cm4 Ix=166.20 cm4
tf=1.9 cm Wply=3512.62 cm3 Wplz=485.66 cm3

EFFORTS INTERNES ET RESISTANCES ULTIMES:


N,Ed = 5.29 kN My,Ed = -131.21 kN*m Mz,Ed = 0.03 kN*m Vy,Ed = 0.13 kN
Nc,Rd = 4289.56 kN My,Ed,max = -356.22 kN*m Mz,Ed,max = 0.25 kN*m
Vy,T,Rd = 1472.86 kN
Nb,Rd = 4289.56 kN My,c,Rd = 965.97 kN*m Mz,c,Rd = 133.56 kN*m Vz,Ed = 194.07 kN
MN,y,Rd = 965.97 kN*m MN,z,Rd = 133.56 kN*m Vz,T,Rd = 1316.59 kN
Mb,Rd = 408.91 kN*m Tt,Ed = 0.56 kN*m
Classe de la section = 1

PARAMETRES DE DEVERSEMENT:
z = 1.00 Mcr = 510.25 kN*m Courbe,LT - XLT = 0.42
Lcr,low=8.33 m Lam_LT = 1.38 fi,LT = 1.60 XLT,mod = 0.42

PARAMETRES DE FLAMBEMENT:
en y: en z:
kyy = 1.00 kzz = 1.00

FORMULES DE VERIFICATION:
Contrôle de la résistance de la section:
N,Ed/Nc,Rd = 0.00 < 1.00 (6.2.4.(1))
My,Ed/MN,y,Rd = 0.14 < 1.00 (6.2.9.1.(2))
Mz,Ed/MN,z,Rd = 0.00 < 1.00 (6.2.9.1.(2))
(My,Ed/MN,y,Rd)^ 2.00 + (Mz,Ed/MN,z,Rd)^1.00 = 0.02 < 1.00 (6.2.9.1.(6))
Vy,Ed/Vy,T,Rd = 0.00 < 1.00 (6.2.6-7)
Vz,Ed/Vz,T,Rd = 0.15 < 1.00 (6.2.6-7)
Tau,ty,Ed/(fy/(sqrt(3)*gM0)) = 0.04 < 1.00 (6.2.6)
Tau,tz,Ed/(fy/(sqrt(3)*gM0)) = 0.03 < 1.00 (6.2.6)
Contrôle de la stabilité globale de la barre:
My,Ed,max/Mb,Rd = 0.87 < 1.00 (6.3.2.1.(1))
N,Ed/(Xy*N,Rk/gM1) + kyy*My,Ed,max/(XLT*My,Rk/gM1) + kyz*Mz,Ed,max/(Mz,Rk/gM1) = 0.87 < 1.00 (6.3.3.(4))
N,Ed/(Xz*N,Rk/gM1) + kzy*My,Ed,max/(XLT*My,Rk/gM1) + kzz*Mz,Ed,max/(Mz,Rk/gM1) = 0.87 < 1.00 (6.3.3.(4))

Profil correct
!!!

136
o Note de calcul des solives

CALCUL DES STRUCTURES ACIER


NORME: NF EN 1993-1:2005/NA:2007/AC:2009, Eurocode 3: Design of steel structures.
TYPE D'ANALYSE: Dimensionnement des familles

FAMILLE: 3 F3 : Solives
PIECE: 750 Poutre_750 POINT: 1 COORDONNEE: x = 0.00 L = 0.00 m

CHARGEMENTS:
Cas de charge décisif: 14 ELU (1+2)*1.35+3*1.50

MATERIAU:
ACIER E28 fy = 275.00 MPa

PARAMETRES DE LA SECTION: IPE 400


h=40.0 cm gM0=1.00 gM1=1.00
b=18.0 cm Ay=56.00 cm2 Az=42.69 cm2 Ax=84.46 cm2
tw=0.9 cm Iy=23128.40 cm4 Iz=1317.82 cm4 Ix=46.80 cm4
tf=1.4 cm Wply=1307.26 cm3 Wplz=229.01 cm3

EFFORTS INTERNES ET RESISTANCES ULTIMES:


N,Ed = -2.86 kN My,Ed = -144.29 kN*m Mz,Ed = 0.13 kN*m Vy,Ed = 0.26 kN
Nt,Rd = 2322.75 kN My,pl,Rd = 359.50 kN*m Mz,pl,Rd = 62.98 kN*m Vy,T,Rd = 888.33 kN
My,c,Rd = 359.50 kN*m Mz,c,Rd = 62.98 kN*m Vz,Ed = 83.09 kN
MN,y,Rd = 359.50 kN*m MN,z,Rd = 62.98 kN*m Vz,T,Rd = 677.50 kN
Mb,Rd = 156.76 kN*m Tt,Ed = -0.01 kN*m
Classe de la section = 1

PARAMETRES DE DEVERSEMENT:
z = 1.00 Mcr = 191.30 kN*m Courbe,LT - XLT = 0.43
Lcr,low=7.80 m Lam_LT = 1.37 fi,LT = 1.57 XLT,mod = 0.44

PARAMETRES DE FLAMBEMENT:

en y: en z:

FORMULES DE VERIFICATION:
Contrôle de la résistance de la section:
N,Ed/Nt,Rd = 0.00 < 1.00 (6.2.3.(1))
My,Ed/MN,y,Rd = 0.40 < 1.00 (6.2.9.1.(2))
Mz,Ed/MN,z,Rd = 0.00 < 1.00 (6.2.9.1.(2))
(My,Ed/MN,y,Rd)^ 2.00 + (Mz,Ed/MN,z,Rd)^1.00 = 0.16 < 1.00 (6.2.9.1.(6))
Vy,Ed/Vy,T,Rd = 0.00 < 1.00 (6.2.6-7)
Vz,Ed/Vz,T,Rd = 0.12 < 1.00 (6.2.6-7)
Tau,ty,Ed/(fy/(sqrt(3)*gM0)) = 0.00 < 1.00 (6.2.6)
Tau,tz,Ed/(fy/(sqrt(3)*gM0)) = 0.00 < 1.00 (6.2.6)
Contrôle de la stabilité globale de la barre:
My,Ed/Mb,Rd = 0.92 < 1.00 (6.3.2.1.(1))

Profil correct !!!

137
Analyse modale
Le tableau modal de la variante plancher collaborant est le suivant
Tableau 64 : Résultat de l'analyse modale du plancher collaborant

Masses Masses Masses Masses


Fréquence Période
Mode cumulées cumulées UY modales modales
(Hz) (sec)
UX (%) (%) UX (%) UY (%)
1 1,06 0,95 0,53 74,48 0,53 74,48
2 1,35 0,74 70,34 75,35 69,81 1,87
3 2,92 0,34 82,2 79,91 1,18 0,1
4 4,66 0,21 83,47 93,35 1,28 13,43
5 5,58 0,18 95,39 95,1 11,92 1,75
6 6,08 0,16 96,11 95,12 0,72 0,02
7 7,13 0,14 96,24 95,24 0,13 0,12

D’après le tableau d’analyse modale, on constate que la structure en charpente métallique atteint les
90% de la masse participante dans le 7ème mode avec une fréquence de 7,3 Hz qui est inférieure à 33
Hz.
Le premier mode est un mode translation selon l’axe Y avec 74,50 % de participation de masse
modale. Le deuxième mode est un mode translation selon l’axe X avec 69.42 % de participation de
masse modale. Le troisième mode est un mode de torsion

Assemblage
Au cours de la troisième partie du chapitre 2, nous avons examinés deux exemples d'assemblages, à
savoir pieds de poteau et poutre-solive. Dans cette section, nous allons maintenant aborder
l'introduction des autres composants qui sont pertinents à notre étude.

138
o Assemblage poteau-poutre

Figure 56 : Assemblage poteau-poutre

o Assemblage poutre-poutre

Figure 57 : Assemblage poutre poutre

139

Vous aimerez peut-être aussi