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Serpent

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Morsure de serpent

Introduction
• Envenimation animale grave qui peut engager le pronostic vital.

• Plus de 5 millions d’envenimations ophidiennes /an au niveau


mondial.

• Létalité élevée dans notre pays avant l’application d’une stratégie


nationale en 2013: Diminution considérable des décès.

• La stratégie nationale de lutte contre les envenimations


ophidiennes:
- Système d’information spécifique,
- Standarisation de la conduite thérapeutique
- L’introduction de la sérothérapie.
Classification des espèces
• Deux familles de serpents venimeux existe au
Maroc:

La famille des Viperidae (7 espèces)


responsables du syndrome vipérin.

 La famille des Elapidae: Une seule espèce


(Naje haje legionis), responsable du syndrome
cobraïque.
Espèces des ophidiens et leur
répartition

Données du centre antipoison du Maroc (CAPM)


Exemples d’espèces ophidiennes

Cobra Vipère
L’appareil venimeux et le venin
 L’appareil venimeux: glande venimeuse dans la région
temporale+ canal excréteur+ crochets fixés à l’avant du
maxillaire qui basculent vers l’avant lors de la morsure.

 Le venin est injecté en profondeur grâce à la compression


des muscles enveloppant la glande venimeuse.

 Le venin est un liquide de 5 à 15 mg en poids sec. On


distingue deux groupes :

• Les enzymes: un rôle dans les troubles de la coagulation

• Les toxines: se fixent sur des récepteurs des cellules. Leur


toxicité est dose-dépendante.
Epidémiologie
- La région de Guelmim-Essemara
occupait la première position
(1,13/ 100 000 habitants).

- Les zones rurales ++(86%), les


zones urbaines (14%).

- Le sex ratio homme/femme: 1.2

- Les enfants et l’adulte jeune les


plus touchés: moyenne d’age de Répartition des envenimations ophidiennes par
26 ans. région selon le centre anti poison du Maroc

Au niveau mondial
5 400 000 morsures/an: 80% en Asie, 15% en Afrique
125 000 décès/an.
Les principaux syndromes de l’envenimation

 Syndrome vipérin:
• Effet toxique selon: poids, âge, tares, quantité de venin
injecté, espèce, localisation de la morsure.
• Syndrome local important (œdème, phlyctènes, nécrose)
• Syndrome hémorragique (CIVD) dans les 48 heures.

 Syndrome cobraïque:
• Surtout en Asie ( une espèce au Maroc).
• Venin neurotoxique (blocage synaptique) avec peu de
signes locaux.
• Tableau d’aggravation rapide: paresthésies loco-
régionales, fasciculations, puis paralysie respiratoire.
• Décès en quelques heures.
Cobra Vipère
= Syndrome cobraïque = Syndrome vipérin
Physiopathologie du syndrome vipérin

Action vasculaire :
• destruction des membranes capillaires induisant:
œdème, phlyctènes, nécrose et des hémorragies.

Action plaquettaire :
• Activation et Inhibition des plaquettes
provoquant : Ces deux activités peuvent coexister
dans le même venin: risque hémorragique .
Physiopathologie du syndrome cobraïque

Les neurotoxines ophidiennes peuvent être


classées selon l’étape atteinte de la
transmission neuromusculaire : fasciculations
musculaires, puis une paralysie respiratoire.
Interrogatoire et examen clinique initial

Interrogatoire Examen clinique initial


• Provenance du patient • Conscience

• Siège et heure de la morsure • Fréquence respiratoire

• Cartographie de l’oedeme • Fréquence cardiaque

• Progression des signes locaux


et systémiques • Pression artérielle

• Caractéristiques du serpent • Température


agresseur
Clinique: signes locorégionaux
de l’envenimation vipérine

 La douleur:
Constante et intense , domine parfois le tableau clinique.

 L’œdème: apparaît rapidement (30 min ) après la morsure.


• S’étend le long du membre mordu et augmente de volume au cours des
premières heures.
• Risque important de syndrome de loges en l’absence de traitement adapté.

 La nécrose
- Rapidement extensive, se stabilise en 48 heures en l'absence de
complications.

œdème, douleur, phlyctène, nécrose


Les signes locorégionaux

Phlyctènes rompues

Nécrose cutanée

Œdème étendue avec des ecchymoses


Classification clinique de
l’envenimation vipérine
Grade Signes cliniques
-Morsure sans envenimation,
Grade 0 -Traces de crochets, pas d’oedéme, pas d’hémorragie.
Hospitalisation pendant 24 H
- Douleur importante.
Grade 1 - Œdème ne dépassant pas le coude ou le genou.
Hospitalisation pendant 24 H - Pas d’hémorragie

- Œdème dépassant le coude ou le genou


Grade2 - Phlyctènes, Nécrose
Hospitalisation en - Saignement modéré au niveau de la morsure
réanimation - Hématurie, Gingivorragies

Grade3 - Œdème dépassant la racine du membre.


Hospitalisation en - Nécrose étendue.
réanimation - Saignement important: Épistaxis, hémoptysies,
saignement digestif
Syndrome cobraïque
Hospitalisation en réanimation d’emblée
• Initialement: un ptosis, une diplopie, une ophtalmoplégie, une
dysphonie, des troubles de la déglutition par atteinte des nerfs
crâniens.

• Une sensation de soif, des nausées et des troubles sensoriels


(acouphènes, phosphènes).

• Une hypotension pouvant évoluer vers un état de choc.

• Une paralysie ascendante avec aréflexie précèdent le trismus et la


paralysie respiratoire.

• La mort peut survenir au bout de 2 à 10 heures d’évolution sans


traitement adapté.
En résumé
Syndrome vipérin Syndrome cobraïque
Signes locorégionaux • Signes locorégionaux
discrets.
Douleur, œdème, phlyctène
+ • Symptomatologie
neuromusculaire
Syndrome hémorragique

• Clinique: épistaxis, hématémèse. • Atteinte des nerfs crâniens.

• Biologique: diminution du TP; • Paralysie respiratoire et


Thrombopénie, hypofibrinogènémie.
asphyxie.
Prise en charge
De l’envenimation
ophidienne
Gestes à faire
• Rassurer la victime et la mettre en repos.

• Immobiliser le membre mordu.

• Enlever les montres, bracelets, bagues, chaussures.

• Désinfecter par un antiseptique.

• Mettre en place une voie veineuse périphérique.

• Transfert systématique en structure hospitalière.


A ne pas faire
• Mise en place d’un garrot

• Incision, succion, aspiration, cautérisation de la plaie.

• Application de produits chimiques ou de plantes


médicinales.

• Injections intramusculaires

• Administration de corticoïdes, d’antihistaminiques ou


d’héparine.
Traitement adjuvant
Analgésie:
• Paracétamol 15 mg/kg/6h,
• Morphine selon l’intensité de la douleur
Antibiotique

Vérification du statut vaccinal anti-tétanique.


Conduite à tenir devant une
envenimation ophidienne
Conclusion
 Différencier entre morsure et envenimation ophidienne.
 Nécessité d’hospitalisation pour toute envenimation
ophidienne.
 Deux présentations cliniques: syndrome vipérin (signes
locorégionaux et troubles de l’hémostase) et syndrome
cobraïque (paralysie neuromusculaire).
 Intérêt de la classification de l’envenimation ophidienne.
 Rôle majeur de l’immunothérapie antivenimeuse.

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