Module - Methodologie s5 MGD
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PLAN DU MODULE
INTRODUCTION GENERALE 04
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LE PROJET DE RECHERCHE 06
CHAPITRE II : LE CHOIX DU SUJET ET LA CONSTRUCTION DE LA LITTERATURE 11
CHAPITRE III : LA FORMULATION DE LA PROBLEMATIQUE 16
CHAPITRE IV : CADRE OPERATOIRE ET MODE D’INVESTIGATION 21
CHAPITRE V : LA STRATEGIE DE VERIFICATION DES HYPOTHESES 24
ANNEXE : GUIDE DE REDACTION DE RAPPORT DE STAGE
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Introduction générale
Ces diverses méthodes utilisées pour fonder nos croyances sont bien peu
convaincantes :
la tradition peut être juste, mais elle peut aussi être fondée sur une longue série
d’erreurs et d’illusions répétées de génération en génération.
même les personnes d’expérience peuvent se tromper ou être limitées par leurs
préjugés, leurs valeurs ou leur subjectivité.
A titre d’exemples :
Mais, il existe une manière objective d’expliquer ces phénomènes pour accroitre notre
connaissance du monde, c’est celle de la recherche. Cette manière qui intègre un caractère
systématique et rigoureux est exigée pour la rédaction de projets de recherche (mémoire,
thèses, articles scientifiques …).
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préparation et une planification méticuleuse, à l’image de la stratégie déployée par un
constructeur d’immeuble, un investisseur ...
Elle repose sur des attentes et des critères d’évaluation et de validation comparables.
Les meilleures productions scientifiques sont le plus souvent le résultat d’une préparation
minutieuse de construction de l’objet d’étude et de planification des étapes de la
démonstration.
Objectif général : il vise à initier les étudiants aux méthodes de recherche en science
économique et de gestion.
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Chapitre I : Généralités sur le projet de recherche
Tout type de recherche donnera de meilleurs résultats s’il a fait l’objet au préalable d’un
projet. Le contenu du projet variera en fonction de la discipline ou de l’objet de l’étude. L’objet
de recherche sera construit différemment selon qu’il s’agisse de la science politique, du droit,
de l’histoire, de la gestion, de l’économie … on procédera aussi de façon différente selon qu’on
privilégie telle ou telle méthode. Enfin, le contenu du projet de recherche variera en fonction
de l’objet d’étude selon qu’on veuille faire une grande enquête sur le vieillissement de la
population, une analyse de la prise de décision dans l’entreprise …
Dans tous les cas, l’étude parviendra davantage à convaincre si elle a été préparée
soigneusement à l’aide d’un projet de recherche. Le projet n’est pas seulement un exercice de
structuration de la recherche, il est aussi un exercice de structuration de la pensée à propos de
la recherche. L’exercice intellectuel qu’il suppose n’est pas seulement utile pour la réalisation
des travaux universitaires, mais il prépare aussi à un marché du travail de plus en plus complexe
et inondé d’informations. Dans un tel environnement, les personnes qui réussissent seront
celles qui auront acquis une autonomie intellectuelle pour évaluer correctement l’information
disponible et prendre les décisions appropriées.
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La réponse à la première question établit la rupture avec le sens commun, avec les
impressions que l’on avait à propos de notre objet d’étude. La réponse à la deuxième question
mène à la conceptualisation, à la construction de l’explication. Enfin, la réponse à la troisième
question oriente la vérification en traçant les limites de la démonstration. L’ensemble de ces
réponses illustre à quel point le projet de recherche constitue un moment de création à
l’intérieur du processus de recherche.
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En conclusion, le projet de recherche sert essentiellement à ce travail
préparatoire qui peut constituer facilement la moitié de l’effort global à fournir. On ne
dira jamais assez de l’importance de la planification de départ.
Le projet de recherche est également un document écrit qui, au lieu de présenter les
résultats de la recherche, annonce plutôt la procédure à suivre pour effectuer la recherche. Le
projet de recherche prépare le rapport de recherche et en améliore la qualité. Il constitue un
appui indispensable non seulement pour le rapport de recherche, mais également pour la
réussite de l’ensemble du processus. Il comprend généralement huit parties correspondant à
chacune des grandes étapes du processus de recherche.
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5. Le choix de la stratégie de vérification ;
6. Le choix de la ou des méthodes de collectes de l’information ;
7. Le choix de ou des méthodes d’analyse des données ;
8. La présentation des conclusions anticipées.
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Les principales composantes du rapport de recherche et du projet de recherche
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CHAPITRE II : LE CHOIX DU SUJET ET LA CONSTRUCTION DE LA BIBLIOGRAPHIE
Une recherche universitaire débute normalement par le choix du sujet. Ce choix doit
être fait en tenant compte d’un certain nombre de considérations qui augmenteront les
chances de succès. Ces considérations peuvent être regroupées en quatre principales que sont :
L’intérêt porté au sujet : La considération la plus importante est de s’assurer de l’intérêt porté
sur le sujet. Le travail de recherche est un exercice difficile. Une période de grande productivité
peut être suivie d’une période de découragement par ce qu’on bute sur la formulation du
problème ou sur la construction du cadre d’analyse, par ce que les sources qu’on avait prévu
utiliser ne fournissent pas suffisamment d’informations nécessaires ou encore parce que
l’analyse des données se révèle beaucoup plus ardue qu’envisagée au départ. Le risque
d’abandon est élevé en ce moment si l’intérêt porté sur le sujet de l’étude est faible.
L’expérience montre qu’un fort degré d’intérêt pour son sujet de recherche est une source
d’inspiration profonde et un gage de succès.
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On doit ensuite vérifier la disponibilité et la qualité des sources d’informations qui fourniront les
données pour l’analyse. Toute recherche universitaire repose sur l’observation qui est le pilier
empirique de l’approche scientifique. L’observation empirique de la recherche scientifique se
distingue des autres modes de connaissance, comme la philosophie ou les mathématiques.
Pour s’assurer que la recherche reposera sur l’observation empirique, le chercheur doit dès,
l’étape du choix du sujet, vérifier la disponibilité de l’information à traiter pour faire l’analyse.
L’information est-elle disponible et comment se présente –t-elle ? C’est toute la faisabilité de la
recherche qui est en cause. Dans plusieurs cas, l’information qu’on prévoyait utiliser n’est pas
complètement accessible ou est de qualité inégale. Cela oblige à revenir sur la cadre d’analyse
pour changer une variable ou remplacer un indicateur. Dans d’autres cas plus rares,
l’information se révèle inexacte ou inaccessible, ce qui remet en cause l’ensemble de la
recherche. Il est donc extrêmement important de s’assurer dès le départ de la disponibilité de
l’information par ce que c’est elle qui fournit le principal critère de décision en matière de
faisabilité d’un projet de recherche.
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L’idée peut venir d’une observation,
L’idée peut venir des expériences personnelles dans la vie courante ou
professionnelles,
L’idée peut venir des écrits se rapportant au domaine de l’étude,
L’idée peut venir de l’insatisfaction par rapport à un domaine particulier.
Etc.,
Comment s’assurer que le sujet choisi et la recherche que l’on projette effectuer
remplissent les quatre critères, à savoir, l’intérêt porté au sujet ; l’ampleur et la qualité du
corpus nécessaire à la recherche ; la pertinence sociale et politique du sujet ; les instruments de
recherche disponibles ? La seule méthode pour s’en assurer est la lecture. C’est pourquoi il est
important, dès que le sujet de recherche a été choisi, de constituer la bibliographie la plus
exhaustive possible et d’entamer un effort de lecture des principaux titres. Au moment de la
phase préparatoire du choix du sujet, le chercheur doit préparer à peu près tous les documents
éventuellement utiles à sa recherche. Certains documents peuvent être ajoutés à la liste et
d’autres retranchés entre l’étape initial et l’étape finale du projet.
La bibliographie d’un projet de recherche est différente de celle que l’on soumet au
moment de la présentation du rapport de recherche. La bibliographie du rapport de recherche
ne recensera que les textes ayant servi directement au travail d’analyse tandis que la
bibliographie du projet de recherche est habituellement plus volumineuse par ce qu’elle
contient des textes qui n’ont directement servi au travail d’analyse.
Elle permet de savoir s’il existe un matériel suffisant pour mener la recherche à
terme. Il est important de le savoir dès le départ et constituer la bibliographie du
projet de recherche avec méthode en consultant en priorité les ouvrages généraux
et spécialisés.
Elle informe sur le type et les catégories de documents disponibles par rapport au
sujet à traiter.
Il est important de posséder ces informations dès le départ avant d’orienter facilement
sa recherche.
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raisonnablement faire confiance aux sources officielles, aux articles des revues spécialisées et
aux ouvrages produits par les presses universitaires et les grands éditeurs privés ? Qu’en est-il
d’autres documents que l’on trouve sur internet comme les blogues, les infolettres
(newsletters) et d’autres sources comme Wikipédia ? Les documents ont-ils tous la même
valeur ? Si non, comment quelqu’un qui débute en recherche peut parvenir à les départager et
ne retenir que les plus fiables ?
Il n’existe pas de guide ou de règle universelle prescrivant les étapes à franchir pour
construire une bibliographie. Il y a différentes façons de procéder exemple : (Keynes, 1936)
selon différentes disciplines et les cultures scientifiques. Toutefois, le chercheur débutant
devrait pouvoir tirer profit des principes suivants :
délimiter son sujet le plus possible dès le départ de façon à restreindre la recherche
bibliographique. Plus le sujet est large plus le corpus à exploiter sera volumineux.
Le principe de triangulation selon lequel il ne faut pas se fier à une seule source
d’information. Un moteur de recherche aussi performant soit il ne permettra pas
d’identifier toutes les sources bibliographiques concernant un sujet donné. Il faut
utiliser d’autres sources comme les index et bibliographies auxquelles on peut
accéder directement ou par l’entremise des bibliothèques universitaires.
Il faut privilégier les documents qui ont fait l’objet d’évaluation comme les articles
des revues spécialisées, les publications officielles, les ouvrages de maisons
d’édition reconnues.
La consultation d’ouvrages de référence tels que les dictionnaires, encyclopédie et
articles ou ouvrages de synthèse facilitent souvent le repérage des sources.
1. La présentation de la bibliographie
La bibliographie constitue un outil proposé aux lecteurs désireux d’en savoir plus sur tel
ou tel aspect abordé dans le travail. Le chercheur a donc l’obligation de fournir
systématiquement une information complète sur les sources utilisées. La présentation de la
bibliographie doit respecter à cet égard les règles d’usage.
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format Harvard et le format Chicago ou leurs variations selon les universités et les maisons
d’édition.
La méthode Harvard : appelée aussi système auteur-date ou encore système abrégé, est
généralement utilisée dans le réseau universitaire nord-américain. On indique entre
parenthèses dans le texte le nom du ou des auteurs auxquels on fait référence, suivi de la date
de publication et du numéro de la ou des pages, le cas échéant. Exemple : DEULCEUX M. (1996),
les grandes politiques Européennes, les publications du CETAI, Ecole des Hautes Etudes
Commerciales, Montréal. L’information complète à propos de la publication apparaît alors dans
la liste des ouvrages cités en fin de chapitre ou plus généralement en fin du rapport ou du
mémoire.
Le format Chicago : nommé parfois système classique utilisé depuis une centaine d’années,
c’est un système où la référence apparaît dans une note de bas de page ou de fin de chapitre.
On indique alors, dans le nom de l’auteur, le titre du document, le lieu de publication, la maison
d’édition et la date de publication : Exemple : DEULCEUX M., les grandes politiques
Européennes, Ecole des Hautes Etudes Commerciales, Montréal, les publications du CETAI,
(1996). On regroupe toutes les références dans une bibliographie placée en fin de chapitre ou,
plus généralement, en fin du rapport.
Certaines universités utilisent des variations de ces formats. La règle diffère selon les
institutions et il est préférable de s’informer auprès de son département ou de sa faculté.
La façon la plus répandue de présenter une bibliographie est de placer tous les titres par
ordre alphabétique d’auteurs sans classer les titres par catégorie. Une deuxième façon, plus
scolaire, mais aussi plus utile pour le lecteur, consiste à classer les titres en grandes rubriques à
l’intérieur desquelles on respecte l’ordre alphabétique. On suggère les cinq rubriques de
classement suivantes :
Documents officiels ;
Ouvrages spécialisés, monographies et thèses ;
Périodiques spécialisés (revues scientifiques) ;
Autres périodiques (quotidiens, hebdomadaires…) ;
Autres documents (rapports de recherche, blogues) ;
Infolettres [newsletters], etc.).
Les documents électroniques sont aujourd’hui monnaie courante et occupent une place
de plus en plus grande dans les bibliographies ou dans les listes de références. Contrairement
aux sources imprimées qui doivent habituellement franchir les étapes de validation, de
vérification et d’approbation avant publication, le contenu des sources Internet est rarement
validé et approuvé par une autorité extérieure. Il appartient donc au chercheur de vérifier
l’objectivité de l’information, la qualité et la fiabilité des sources Internet qu’il cite.
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2. La revue de littérature
Elle permet de faire le point, l’état ou l’inventaire de la connaissance sur la question (ou
le sujet). Elle évite de refaire ce qui a été déjà bien fait. Elle permet de connaître les différents
auteurs qui ont travaillé sur la question et leurs angles d’attaques (leurs problématiques). La
revue de littérature consiste donc à faire le point sur les apports antérieurs en mettant en
évidence leur orientation (problématique) la méthodologie utilisée, les résultats obtenus, les
critiques des autres auteurs. Elle est souvent critique parce qu’on va essayer de mettre en
évidence les acquis et les insuffisances de ces études.
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CHAPITRE III : LA FORMULATION DE LA PROBLEMATIQUE ET DES HYPOTHESES
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Au cas où vous ne trouvez pas un lien entre les mots clés, passez à la deuxième étape.
Se rappeler que s’il n’y a pas de problème, il n’y a pas de raison de traiter le
sujet.
Se poser les questions suivantes sur le sujet :
Les questions permettent d’agiter le problème sous tous les angles ou aspects pour
l’expliciter et mieux l’appréhender. Sans question, il n’y a pas de recherche.
Pour savoir si une question de recherche est précise, claire, non confuse et
opérationnelle, il faut la tester en la posant à plusieurs personnes ou groupes de personnes
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sans l’interpréter soi-même devant ces personnes. Recueillir ensuite les différents avis et les
confronter à la question de recherche.
Si les réponses données convergent vers le sens que le chercheur donne à sa question
de recherche alors et seulement alors celle-ci peut-être retenue.
Au regard de ces deux raisons essentielles, la question de recherche doit avoir les
qualités suivantes :
Les objectifs sont des déclarations affirmatives qui expliquent ce que le chercheur vise,
cherche à atteindre. Ils expriment l’intention générale du chercheur ou le but de la recherche et
spécifient les opérations ou actes que le chercheur devra poser pour atteindre les résultats
escomptés.
Les objectifs se formulent avec des verbes d’action pouvant conduire à des
observations, tels que : observer, étudier, décrire, définir, énumérer, vérifier, identifier,
construire, mesurer, évaluer, analyser, comparer.
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1. L’objectif général
Ils précisent l’objectif général en insistant sur les points ou les aspects du problème
étudiés et les opérations à mener par le chercheur pour atteindre l’objectif général formulé.
Le problème de recherche explicité par des questions précises conduit à faire des
propositions, des réponses anticipées ou provisoires aux questions. Ce sont des hypothèses.
Le sens de la relation : il est indiqué par des termes tels que « moins que », « plus grand
que », « différent de », « positif », « négatif », etc.
La vérifiabilité : l’essence d’une hypothèse réside en ce qu’elle peut être vérifiée. Elle
contient des variables observables, mesurables dans la réalité et analysables.
La plausibilité : l’hypothèse doit être plausible, c’est-à-dire qu’elle doit être pertinente
par rapport au phénomène à étudier.
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b. Quelques éléments à ne pas oublier :
On peut avoir une hypothèse principale et des hypothèses secondaires ou
opérationnelles. Celles-ci doivent s’articuler autour de la principale et s’appeler les unes
les autres dans une logique imposée par la problématique de la recherche.
Pour vérifier une hypothèse, l’attitude de départ doit être celle de l’infirmer. Ce qui
renforce le doute et crée les conditions de l’objectivité scientifique en réduisant les risques
d’interprétations et d’orientations subjectives. L’hypothèse n’est confirmée que dans la mesure
où aucune des données recueillies ne l’invalide.
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CHAPITRE IV : LE CADRE OPERATOIRE ET LES MODES D’INVESTIGATION
I. Le cadre opératoire
Chaque terme de l’hypothèse est retenu comme rubrique analytique. Celles-ci sont
examinées à la lumière du cadre conceptuel. Elles sont affinées, précisées, développées ou
modifiées.
Dès le début de la recherche, le cadre conceptuel a une fonction d’organisation, dans la
mesure où il oriente la démarche de pensée et la logique des différentes étapes.
Au cours du travail, le chercheur teste la validité conceptuelle de la recherche. Il va faire
référence au cadre conceptuel qu’il a bâti.
Pour mettre en évidence un nouveau concept, une nouvelle connaissance, il doit
analyser les relations que celui-ci entretient avec les lois, théories et phénomènes connus. On
ne fait progresser le savoir qu’en construisant à partir de connaissances existantes, une
démarche d’analyse adéquat.
Dans les dernières étapes, le cadre conceptuel est indispensable pour évaluer les
résultats. On peut lui comparer les contenus significatifs recueillis par les outils de recherche et
ayant déjà été soumis à une première étude. Plus le cadre conceptuel est adapté et complet,
plus l’analyse est fine et subtile.
Il n’y a pas de recherche valable sans cette double confrontation de l’hypothèse, puis de
l’analyse au cadre conceptuel. « Le travail sur le réel implique toujours une position théorique
scientifique de départ »
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II. Les modes d’investigation
Les stratégies d’investigations sont déterminées par les paradigmes de recherche et les
objectifs du chercheur. Ce dernier a le choix entre trois modes d’investigation : l’approche
quantitative, l’approche qualitative et l’approche mixte.
1. L’approche quantitative
2. L’approche qualitative
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3. L’approche mixte
Cette approche est une combinaison des deux précédentes. Elle permet au chercheur
de mobiliser aussi bien les avantages du mode quantitatif que ceux du mode qualitatif. Cette
conduite aide à maitriser le phénomène dans toutes ses dimensions.
Les deux approches ne s’opposent donc pas. Elles se complètent : L’approche
qualitative, par observation, par entretien, par protocoles (etc.…) permet de récolter
énormément d’informations. Certaines d’entre elles n’étaient pas attendues. Elles font
progresser la recherche. Cependant la durée d’une enquête qualitative limite son recours à des
sujets de recherche pour lesquelles on dispose de peu d’informations. L’enquête qualitative
sera choisie dans une phase exploratoire d’un nouveau sujet de recherche. Elle permet de
développer une théorie et relève donc d’un processus inductif.
L’approche quantitative repose sur un corpus théorique qui permet de poser des
hypothèses. La phase empirique d’une telle recherche se réalise souvent en conduisant une
enquête par questionnaires. Le questionnaire permet d’interroger un plus grand nombre
d’individus. Mais le format de l’enquête ne permet de recueillir que les informations relatives
aux questions.
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CHAPITRE V : LES STRATEGIES DE VERIFICATION DES HYPOTHESES
La stratégie de vérification est le choix fait par le chercheur par rapport au nombre de
cas à utiliser et au type de recherche à réaliser pour assurer la vérification la plus complète
possible de l’hypothèse. Ce choix est important dans la mesure où la nature de l’analyse, le type
d’information à recueillir et le type de traitement de données à effectuer en dépendent.
1. L’enquête
Dans cette stratégie le chercheur ne contrôle aucune des variables en cause. En général,
l’enquête est une quête d’information réalisée par interrogation systématique de sujets d’une
population. Elle favorise l’utilisation du questionnaire, du sondage et de l’entretien. Cette
stratégie permet de connaitre des ensembles statistiques.
2. L’étude de cas
Dans cette stratégie le chercheur n’agit pas non plus sur les variables en cause, il
cherche seulement à observer des interrelations possibles entre ces variables. Au lieu de porter
son investigation sur un grand nombre de personnes ou de fait, il étudie un nombre limité de
cas considéré comme significatifs. L’objectif est de prendre en profondeur une situation sociale,
un fait social, un groupe de personnes, un individu, etc. le chercheur peut décrire un cas unique
(le processus de prise de décision dans l’entreprise), ou un cas complexe (le processus de prise
de décision dans les entreprises burkinabè). C’est une étude de description et de
compréhension d’un fait.
Variables Variable
independents, Dépendante
explicatives À expliquer
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Il est donc indispensable de bien voir ce que l'on cherche à expliquer et les facteurs que l'on
prend en compte pour l'expliquer (le plus souvent, il faudra faire un choix car on ne peut
prendre en compte tous les facteurs explicatifs, on n'en retiendra que quelques-uns). Pour
certains sujets, et dans certaines disciplines des SHS, le chercheur va donc établir ce modèle
d'analyse et regarder quels ont été jusqu'à présent les explications proposées par les
chercheurs précédents. Il va ainsi pouvoir utiliser des "hypothèses" de recherche. Qu'est-ce
qu'une hypothèse ? C'est une conjecture sur l'explication du phénomène. C'est le plus souvent
le résultat d'une recherche précédente ayant établi (provisoirement) que telle variable avait un
impact sur le phénomène à expliquer. Parfois, sur certains sujets nouveaux, le chercheur
élaborera lui-même une hypothèse. Comment choisir les hypothèses de sa recherche ?
Il faut qu'elles soient liées à une théorie, une explication générale précédemment
proposée (on ne la sort pas de sa poche par hasard) ;
qu'elle soit vérifiable, contestable (cf. Popper plus haut) ;
qu'elle soit assez générale, non liée seulement à un cas particulier ;
s'il y en a plusieurs, il faut qu'elles restent en nombre limité.
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IV. Les techniques d'échantillonnage probabiliste
Les membres d'un parti politique sont supposés soutenir un candidat particulier aux
élections présidentielles et les leaders du parti voudraient estimer la proportion des électeurs
favorables au candidat. Contracter tous les électeurs générerait un coût et nécessiterait un
temps trop long. Par conséquent, un échantillon de 400 électeurs a été sélectionné et 160 de
ces 400 électeurs ont indiqué être en faveur du candidat. Une estimation de la population des
électeurs favorable au candidat est donc 160
= 40%
400
La population est divisée en groupe d'éléments appelé Strate de façon à ce que chaque
élément de la population appartienne à une et une seule strate. L'échantillon de base qui
définit la strate est : le lieu géographique, le sexe, l'âge etc.
Après la formation des strates, un échantillon aléatoire simple est sélectionné dans
chaque strate.
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L'une des applications principales de l'échantillonnage par grappe est l'échantillonnage
de région où les grappes sont les quartiers d'une ville ou d'autres régions bien définies.
L'échantillonnage par grappes nécessite un échantillon total de taille plus importante
que l'échantillon aléatoire simple ou stratifié.
Cependant, il peut générer des économies de coûts, à cause du fait que lorsqu'une
personne sonde une grappe sélectionnée par exemple un quartier, beaucoup d'observation
peuvent être obtenues en un temps relativement court.
Par conséquent, un échantillon de taille plus importante, peut être obtenu avec un coût
significativement plus faible.
Echantillonnage systématique
Lorsque la population est très importante, il est coûteux en temps de sélectionner un
échantillon aléatoire simple. Une alternative à l'échantillonnage aléatoire simple est
l'échantillonnage systématique. Par exemple, si on souhaite sélectionner un échantillon de
taille 50 parmi une population de 5 000 éléments, cela revient à sélectionner un élément tous
les 5 000
= 100
50
éléments de la population. Constituer un échantillon systématique dans ce cas, consiste à
sélectionner aléatoirement, un élément parmi les 100 premiers de la liste de la population ; les
autres éléments sont identifiés de la façon suivante :
1. Echantillonnage de commodité.
Par exemple : un professeur qui mène une expérience à l'Université, peut utiliser des
étudiants volontaires pour constituer un échantillon, simplement parce qu'ils sont déjà
disponibles et participent en tant que sujet à l'expérience, pour un coût très faible ou même
nul. De même un inspecteur peut échantillonner une cargaison d'oranges en sélectionnant les
oranges au hasard parmi plusieurs caisses. Etiqueté chaque orange et utiliser une méthode
probabiliste d'échantillonnage serait impraticable.
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2. Echantillonnage subjectif
Il est largement utilisé dans les enquêtes d’opinion et les études de marché notamment
parce qu’il ne suppose pas de liste des individus de la population. On parle aussi
d’échantillonnage dirigé ou par choix raisonné. On demande aux enquêteurs de faire un
nombre d’entrevues dans divers groupes établis en fonction du secteur géographique, de l’âge,
du sexe ou d’autres caractéristiques … L’enquêteur doit respecter son quota.
Une fois l’échantillon constitue, le chercheur procède à la collecte des données auprès
de celui-ci à l’aide des instruments de collecte appropriés, dont quelques uns sont présentés
dans les pages qui suivent.
1. L’observation
Elle consiste à observer le fait et à découvrir tous les facteurs qui le composent ou qui
l’influence. Elle est pratiquée à l’aide des sens de perception ou d’instruments spécifiques.
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L’observation possède une double nature, toutefois, nous retenons celle utilisée en
science sociale :
2. L’enquête
Elle consiste à interroger des individus pour collecter des données qualitatives ou
quantitatives. Une première phase qualitative permettra d’explorer l’objet étudié. Une
deuxième phase quantitative permettra de confirmer les propositions ou hypothèses formulées
suite à la phase exploratoire. Cependant, dans certains cas, la phase qualitative peut se
dérouler après la phase quantitative pour expliquer les résultats obtenus ou explorés un aspect
spécifique. Les deux phases peuvent se dérouler simultanément.
La mise en œuvre d’une enquête impose qu’une grande attention soit portée à la
réduction des écueils, appelés « biais », nés de l’interaction qui s’établit entre l’enquêteur et le
répondant.
2.1. L’entretien
C’est une méthode qualitative de collecte de données, elle peut être vue comme une
conversation avec un objectif, un dispositif de face à face ou en ligne, ou un enquêteur a pour
objectif de favoriser chez un enquêté la production d’un discours sur un thème défini dans le
cadre d’une recherche.
L’entretien se caractérise par une rencontre interpersonnelle qui donne lieu à une
interaction essentiellement verbale ; les données collectées sont donc coproduites. Par ailleurs,
ces données se fondent sur des représentations stockées en mémoire du répondant : elles sont
donc reconstruites lors de leur verbalisation.
Ainsi, elles nous renseignent d’abord sur la pensée de la personne qui parle et
secondairement sur la réalité qui fait l’objet du discours. Cette interaction entre le chercheur et
un répondant suppose une organisation particulière pour pouvoir atteindre les objectifs de la
recherche (forme de l’entretien, échantillon, lieu, guide, mise en situation, stimuli, mode
d’enregistrement des données, etc.).
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Les formes de l’entretien varient selon le nombre de répondants en interaction avec
l’enquêteur (individu ou groupe), l’explicitation ou non de l’objet de l’étude (affiché ou
masqué), l’objectif de la recherche (appréhension de représentations, freins et motivation,
analyse de processus, créativité, évaluation de stimuli, etc.), le caractère plus ou moins guidé de
la discussion, etc. A une forme donnée correspond des objectifs, des caractéristiques,
(répondants, acteurs, environnement, etc.) et des règles d’animation particulières.
2.2. Le questionnaire
L’enquête est mise en œuvre au moyen d’un questionnaire qui sert d’outil de recueil
des données. Il est administré auprès d’une population ou d’un échantillon représentatif de
cette population. Les données recueillies sont analysées, soit dans une optique descriptive, soit
dans une optique explicative.
La qualité du questionnaire est donc capitale pour la qualité du processus dans son
ensemble. Il n’existe pas de procédure clairement établie conduisant avec certitude à la
rédaction d’un bon questionnaire. Plusieurs recommandations peuvent cependant être
formulées.
Il s’agit d’ordonner, de classer et de regrouper les données pour pouvoir les analyser.
Les informations ou faits doivent être isolés, regroupés et classés dans des catégories, dans des
tableaux, dans des graphiques, etc. C’est la seule manière de permettre à la quantité
importante d’informations de prendre sens en laissant découvrir les liens qui n’étaient pas
toujours évidents ou existants. Il faut donc traiter les informations ou les faits pour les
transformer en données analysables.
Ces traitements peuvent être assistés par ordinateur à l’aide de logiciels appropriés.
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Le tri à plat est une opération consistant à déterminer comment les observations se
répartissent sur les différentes modalités que peut prendre une variable à modalités discrètes.
Le résultat de cette opération est donc un simple tableau, « tableau de fréquences ». Ce
tableau peut faire apparaître simplement le nombre d'individus dans chaque modalité, la
fréquence d'individus par modalité, ou le pourcentage.
Illustration :
Soit une variable classique, le sexe. Elle a deux modalités, homme et femme. Le tri à plat
des données selon cette variable consistera donc simplement à compter combien
d'observations tombent dans la catégorie Homme et combien tombent dans la catégorie
femme. Par exemple, 52 hommes, 65 femmes, ou encore 44,4% d'hommes pour 55,6% de
femmes. Il faut noter que si l'on inscrit le pourcentage seul, il manque une idée de l'effectif
concerné et il faut au moins indiquer l'effectif total sur lequel est calculé le pourcentage.
Réciproquement, le nombre d'individus seuls est peu informatif s'il s'agit ensuite de comparer
la distribution de la variable considérée avec la distribution d'une autre variable.
Prenons maintenant une autre variable, l'âge, qui aurait divisé en cinq classes pour
quelque bonne raison théorique, disons par exemple,
Les données d’une recherche qualitative fondées sur l’analyse de documents, l’analyse
d’entretiens, sur une étude de cas, etc., le chercheur établit des catégories susceptibles de
produire du sens pour la situation. L’objectif est de mettre en évidence le sens global des
données, donc d’identifier des unités de significations, de développer le contenu des unités de
significations et de synthétiser l’ensemble des unités de significations.
Il faut toutefois retenir que les tris peuvent être utilisés dans les études qualitatives. Des
logiciels permettent de nos jours de faire des analyses de données qualitatives.
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IX. La discussion des résultats
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BIBLIOGRAPHIE
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