Référentiel Vigne Maroc: Techniques & Économie
Référentiel Vigne Maroc: Techniques & Économie
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Référentiel technique et technico-économique
SOMMAIRE
LISTE DES TABLEAUX .....................................................................................................................................5
LISTE DES FIGURES.........................................................................................................................................5
PREAMBULE...................................................................................................................................................6
1. Importance de la filière vigne au Maroc ........................................................................................... 7
2. Les exigences édapho-climatiques de la vigne:................................................................................. 8
2.1. Lumière.............................................................................................................................................. 8
2.2. Température...................................................................................................................................... 8
2.3. Exigences édaphiques ....................................................................................................................... 8
2.4. Besoins en eau................................................................................................................................... 9
3. Cycle végétatif et reproducteur de la plante .................................................................................. 10
3.1. Cycle végétatif ................................................................................................................................. 10
3.2. Cycle reproducteur : ........................................................................................................................ 11
4. Multiplication de la vigne ................................................................................................................ 13
4.1. Multiplication sexuée ...................................................................................................................... 14
4.2. Multiplication végétative ................................................................................................................ 14
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
PREAMBULE
Selon les Termes De Références (TDR), les prestations à réaliser dans le cadre de la présente proposition
se présentent comme suit :
Le présent dossier est relatif à la phase 3 : Elaboration d’un référentiel technique et technico-
économique spécifique à la filière de la vigne.
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
La superficie de la vigne à raisins de table a atteint plus de 69 300 ha durant la période 2015/2016.
(MAPM, 2016).
Le profil variétal du raisin de table est dominé par ‘Doukkali’ qui occupe à lui seul 42% de la superficie
totale. ‘Muscat d’Alexandrie', valency’ et ‘Abbou’ occupent respectivement 10, 9 et 6% de la superficie
du raisin de table.
Au cours des dernières années plusieurs variétés ont été introduites (Black magic, Cardinal, Matilde,
Michel Paliéri, Italia, Sultanine, Victoria, Superior Seedless...). En plus, des conduites nouvelles sont
actuellement utilisées au Maroc. En effet, la culture du raisin de table sous abri a connu une nette
progression durant les dernières campagnes, et elle a pour objectif d’amorcer la commercialisation
avant la campagne classique de plein champ.
Le vignoble de table marocain est constitué de toute une panoplie de variétés étrangères et locales. Les
variétés locales couvrent 61,2% de la superficie occupée par ce type de vignoble et elles sont dominées
par deux principales variétés qui sont Doukkali et Abbou qui couvrent respectivement 41% et 7% de la
superficie du vignoble de table (MAPM, 2004).
Les variétés introduites représentent toute une gamme mais les plus abondantes sont Valency et
Muscats qui détiennent respectivement 8% et 16% de la superficie du vignoble de table, (MAPM, 2014).
La répartition des superficies de la vigne selon le mode de conduite est représentée par la figure 1. On
7%
10%
16%
67%
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
La vigne est une plante de jour long, qui nécessite un ensoleillement entre 1500 et 1600 heures/ an.
2.2. Température
La température joue un rôle primordial : en effet, le développement optimal de la vigne est limité par
des seuils thermiques aux différents stades du cycle végétatif, notamment d’avril à septembre quand la
vigne est active (Briche, 2011).
Dès la sortie de dormance, au moment du débourrement, seules les températures dites actives sont
prises en compte. Sont considérées comme « actives » les températures supérieures ou égales à 10°C
considérées comme le zéro de végétation (Huglin, 1986 ; Galet, 2000 in Briche, 2011).
Les deux seuils thermiques principaux et défavorables à la vigne sont d’abord celui observé au
printemps quand le seuil des températures inférieures à -2°C, au moment du débourrement, peut
favoriser le gel des bourgeons et compromettre le développement de la vigne. Il s’agit du gel
agronomique, et puis le seuil des températures estivales supérieures à 35°C. Dans un contexte de
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
La vigne est finalement une plante assez tolérante, s’accommodant de sols aussi bien alcalins (sols
calcaires avec pH jusqu’à 8.5) qu’acides (jusqu’à pH 5.5). Cependant des sols très acides (pH inférieur à
4) peuvent induire des carences en bore et manganèse. Dans ce cas, il peut être nécessaire d’apporter
des amendements calcaires.
La vigne s'adapte à une large gamme de sols mais préfère des sols profonds argilo-limoneux, ayant une
bonne structure et riches en matière organique. Le pH doit être de 6,5 à 7,5 et la salinité faible.
2.4. Besoins en eau
L’alimentation hydrique affecte différemment les cépages au niveau de la morphologie des baies
essentiellement la proportion des différents compartiments de la baie, ainsi la contrainte hydrique
montre un effet spécifique des cépages sur la modification de la taille de la baie au cours de la maturité,
dont les proportions des différents compartiments en dépendent (Attia, 2007).
Lorsque la sécheresse se produit avant la véraison (maturation), elle a des effets notables sur la
croissance de la vigne, si en revanche, elle a lieu pendant la véraison, elle diminue sa durée totale de
quelques jours et influence le stockage des sucres : un manque d’eau excessif entrainera un
ralentissement de stockage en raison d’une compétition entre la croissance végétative et la maturation
des raisins. La première sera privilégiée en cas de sécheresse importante.
Tout comme le manque d’eau, une forte pluviométrie provoque un stress lors de la reproduction chez la
vigne. Ainsi, une pluviométrie importante entraîne un alourdissement du capuchon et l’impossibilité
pour les étamines de le soulever et de le libérer. Ces fleurs sont dites encapuchonnées car les étamines
Hormis la température, il est évident que la pluviométrie intervient pour beaucoup dans l’aptitude
d’une région à produire du raisin. Les besoins en eau ne sont pas très élevés, de l’ordre de 600 à 700
mm par an en climat méditerranéen. Le manque d’eau peut parfois être comblé par l’usage de
l’irrigation, mais l’excès de pluviométrie, favorable au développement de maladies cryptogamiques et
défavorable à la maturation, est plus délicat à gérer.
Les besoins en eau sont estimés à 400 à 500 mm. Au cours de la période floraison-nouaison, la vigne est
très sensible à un déficit hydrique (coulure de fleurs et baies nouées) (WALALI LOUDYI et al, 2003).
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Le début d’un cycle végétatif, se fait sous l’influence d’une hausse de la température du sol, après une
période de repos hivernal. Elle déclenche une reprise de l’activité végétative qui se manifeste par des
pleurs, aux niveaux des plaies laissées par la taille. Ces pleurs correspondent à un écoulement de sève
brute.
On peut noter que la date de débourrement est fonction des cépages, de la température, de la latitude
mais également de la vigueur du sarment, et du système de taille utilisé. Le cycle végétatif se poursuit
par une période de croissance, caractérisée par l’allongement des rameaux issus des bourgeons latents,
l’étalement et l’accroissement des jeunes feuilles puis la naissance de nouvelles feuilles.
L’activité métabolique des organes en croissance est caractérisée par la notion de vigueur qui varie en
fonction des cépages et des porte-greffes, du climat et du sol, mais aussi des pratiques culturales.
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Initiation florale
La formation des inflorescences se réalise dans les bourgeons latents l’année de leur formation (l’année
précédente), mais elles ne deviendront visibles que l’année suivante au moment du débourrement des
bourgeons.
Il faut noter que chez les plants issus de semis, les premières inflorescences n’apparaissent qu’au bout
de deux ans s’ils sont vigoureux, ou au bout de 6 à 7 ans, s’ils sont faibles.
Floraison :
Peu de temps après le débourrement, les inflorescences sortent du bourgeon puis se développent. La
floraison apparente débute lorsque les capuchons des boutons floraux tombent, de la base de
l’inflorescence vers le sommet. Elle se produit fin Mai-début Juin, et dure entre 5 et 10 jours, suivant les
variétés et le climat.
La pollinisation peut se faire de deux manières pour les fleurs hermaphrodites: soit par autogamie
(autofécondation), ce qui semble être la règle générale pour Huglin, soit par allogamie (fécondation
croisée.
La germination du grain de pollen est influencée par la température. Après la germination du grain de
pollen, le tube pollinique s’allonge et l’un des gamètes mâles s’unit à un gamète femelle pour donner un
embryon. Dans ce cas l’ovule deviendra le pépin et l’ovaire le fruit.
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Coulure et nouaison
Le nombre de baies portées par une grappe est beaucoup plus faible que le nombre de fleurs portées
par l’inflorescence. Ceci est en partie du à la chute des fleurs non fécondées, mais également à la chute
de baies en cours de formation.
La coulure peut être accidentelle chez certaines variétés puisque ce phénomène est sous la dépendance
de la disponibilité en sucres et des paramètres climatiques. Certaines variétés sont plus sensibles à la
coulure, c’est le cas du Grenache, du Muscat Ottonel et du Merlot.
Le développement de la baie débute par une période de croissance du grain (pendant 25 à 45 jours), au
cours de laquelle sa taille va être multipliée par 10 (de 1 à 2 mm au départ, il passe à 10 ou 20 mm). La
croissance est ensuite ralentie et le métabolisme des anthocyanes est modifié, ce qui aboutit à un
changement de couleur des baies, c’est la véraison. Cette phase est suivie par une étape de maturation,
pendant laquelle la baie va accumuler de l’eau, des, des acides, des polyphénols, et des substances
aromatiques.
Les figures suivantes présentent de manière succincte les étapes du cycle de la vigne :
Décembre à mars
Dormance : La vigne n'a pas de feuilles et dort.
Mi-mars à mi-avril
Débourrement : Réveil végétatif, quand la température au sol atteint 10°.
Les bourgeons se forment et les rameaux poussent.
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Mi-avril à mi-mai
Mi-mai a mi-juin
Mi-juin a mi-juillet
Nouaison : Les baies, petites et vertes, se forment.
4. Multiplication de la vigne
La multiplication de la vigne peut être réalisée selon deux voies : sexuée ou asexuée (végétativement).
La multiplication sexuée est réservée aux sélectionneurs et aux hybrideurs pour la création de variété et
de porte-greffes nouveaux, alors que le viticulteur est plus directement intéressé par les procédés de
multiplication végétative.
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
La multiplication sexuée a lieu à partir de graines obtenues par hybridation ou par fécondation libre. Ces
graines récoltées, sont mises à stratifier dans du sable avant leur semis.
Lorsque les plantules ont deux feuilles épanouies, elles sont repiquées en pépinière à 15cm ou 20cm
d’intervalle. La mise à fruit n’intervient qu’au bout de la quatrième année, dans les conditions normales
de culture.
Il est à noter que le semis ne permet pas de conserver les caractères de la plante qui a produit les
pépins.
La multiplication végétative est basée sur l’enracinement de fractions de rameaux ou de sarments, soit
directement sans les détacher de la souche-mère (marcottage et provignage), soit après séparation de la
souche pour obtenir des boutures, plantées en pépinières ou mises en place en vignoble (bouturage). Le
greffage est considéré l’un des principaux modes de reproduction végétative de la vigne avant l’invasion
du phylloxéra qui a obligé les viticulteurs, dans les régions phylloxérées, de recourir au greffage sur des
boutures ou des plants racinés résistants.
La multiplication végétative de la vigne peut aussi être réalisée in vitro, on parle de la micropropagation.
Le bouturage consiste à placer dans un milieu favorable un fragment de sarment détaché du cep, afin
que se développent des racines et un système aérien identique à la plante-mère. Depuis l’invasion du
phylloxéra, ce procédé a beaucoup perdu de son importance ; pratiquement abandonné pour les
cépages de Vitis vinifera, il est encore utilisé pour la production de plants racinés de porte-greffes.
Greffage
Le greffage consiste à fixer une portion de sarment, appelée greffon, destinée à fournir la partie
aérienne de la souche, sur une autre fraction de végétal, qui est le porte-greffe qui produit le système
racinaire et sert de support.
Bien qu’entraînant des frais supplémentaires pour l’installation d’un vignoble, ce procédé est le plus
fréquemment mis en œuvre. Le greffage permet d’associer la qualité des cépages et la résistance au
phylloxéra des porte-greffes.
5. Profil variétal
Le vignoble de table est constitué de toute une panoplie de variétés étrangères et locales. Les variétés
locales couvrent 61,2% de la superficie occupée par ce type de vignoble et elles sont dominées par deux
principales variétés : Doukkali et Abbou.
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Les variétés introduites représentent toute une gamme mais les plus abondantes sont Valency et les
Muscats (Muscat d’Italie, Muscat d’Alexandrie et la Muscat) qui détiennent 8,7% et 16,6% de la
superficie du vignoble de table.
Le choix du porte-greffe est essentiel pour une plantation réussie. Il conditionne le développement de la
plante, le volume et la qualité de la récolte. Les critères de sélection sont liés aux conditions
pédoclimatiques de la parcelle ainsi qu'aux objectifs de production. Afin de déterminer le porte-greffe
optimal à la plantation, les critères suivants doivent être considérés :
L’excès de calcaire actif dans le sol est à l’origine de la chlorose. Or les porte-greffes ont des capacités
variables à résister à la chlorose. La présence de calcaire actif oblige donc le vigneron à choisir un porte-
greffe tolérant à la chlorose. Pour raisonner ce choix, il faut se baser sur :
L'excès de calcaire actif dans le sol provoque la chlorose chez la vigne. Cependant, les porte-greffes ont
des capacités variables pour résister à la chlorose. La présence de calcaire actif oblige donc à choisir un
porte-greffe qui tolère la chlorose. Pour raisonner ce choix, il convient de prendre en compte:
Le système racinaire du porte-greffe doit être adapté au risque de sécheresse ou d'excès d'humidité.
Même si dans ce dernier cas, il est fortement conseillé de considérer des aménagements permettant le
drainage de la parcelle. Connaître les caractéristiques hydriques de la parcelle permet de choisir un
porte-greffe plus ou moins tolérant à la sécheresse ou à l’humidité.
c) Profondeur du sol
L'approvisionnement en eau et en minéraux de la vigne est conditionné par le volume de sol exploité
par les racines. La vigueur du porte-greffe doit être adaptée à la profondeur du sol. Plus la profondeur
du sol se trouve réduite, plus la vigueur du porte greffe est recommandée.
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
a) Vigueur et production
Le choix du porte-greffe en conditionné par la vigueur conférée permet d’atteindre des objectif de
production dans des sols très variés. Le choix doit être considéré comme un outil de gestion de la
vigueur à utiliser dans l’objectif de rendement souhaité.
Dans des régimes hydriques peu ou pas limitant il est indispensable de s’orienter vers des porte-greffes
de faible à moyenne vigueur. Dans des sols secs ou à forte teneur en calcaire actif, des porte-greffes de
moyenne à forte vigueur sont plus adaptés à une production qualitative associée à une vigueur
équilibrée.
b) Précocité conférée
Un porte-greffe précoce avance la date du débourrement. Il faut donc éviter les porte-greffes précoces
en situation gélive. En revanche, les porte-greffes tardifs sont à éviter avec des clones ou des parcelles
tardives pour éviter les retards de maturité.
c) Résistance au phylloxera
A ce jour quasiment tous les porte-greffes sont suffisamment résistants au phylloxera. Mais il faut rester
Le tableau suivant démontre les principaux porte-greffes utilisés au Maroc, ainsi que leurs
caractéristiques :
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Le choix de la variété n'est que l'une des nombreuses décisions importantes lors de l'établissement d'un
vignoble. Le choix des variétés, le climat du site, le type de sol, le vignoble (espacement, palissage et
porte-greffe) et les pratiques culturales annuelles (irrigation, gestion de la canopée et charge végétale)
auront une incidence beaucoup plus profonde sur la production finale. Il n'y a pas de variété «parfaite»
qui vaincra la sélection inadéquate d'un site par un producteur ou un itinéraire technique non maitrisé.
Le choix variétal doit être guidé par la possibilité de maturité dans la zone de production ainsi que par
les critères de commercialisations (couleur, goût, forme, aptitude à la conservation).
Les cépages de table se caractérise par la couleur des baies (jaune, vert, noir, violet), par l’époque de
maturation qui détermine leur distribution géographique et leur valeur commerciale, enfin par leur
saveur et leur parfum (raisins musqués ou saveur simple) ;
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
D’après leur époque de maturation les cépages sont répartis en plusieurs groupes par rapport au
Chasselas :
La qualité gustative des raisins est un élément essentiel du succès d’une variété de raisin de table. Elle
dépend du niveau de maturation des raisins (teneur en sucre et acidité), de la saveur naturelle de la
variété qui peut être simple (Chasselas, Servan) ou musquée (Muscat), de la présence ou de l’absence
de pépins.
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Cardinal :
Cette variété est assez vigoureux, préfère les portes greffes de bonne vigueur et n’aime pas les tailles
trop longues, elle s’adapte aussi bien à la conduite Pergola. Cette variété a un millerandage plutôt
accentué avec présence de coulure. C’est un meilleur raisin noir précoces, la résistance au transport
n’est pas très bonne et celle sur la vigne non plus, à sa maturité le raisin doit être récoltée presque
immédiatement.
Victoria :
Cépage vigoureux, doté de bonne fertilité basale, il s’adapte à des formes de cultures aussi bien
développées que réduites. Il est peu sensible à l’oïdium et au botrytis, la productivité est élevé, on
atteint facilement 20 t/ha. C’est une variété intéressante pour la précocité, très bonnes caractéristiques
des grappes, ainsi que pour sa productivité constante.
Muscat d’Italie :
Muscat d’Alexandrie :
Cépage très vigoureux, il donne une production régulière, il s’adapte aux formes de conduites en
palissage ou en pergola. Ce cépage est utilisé pour la production de raisins pour la consommation
fraiche surtout en Afrique du Nord moins dans les autres pays.
Sultanine :
Cépage très vigoureux, exige des tailles longues vu que la fertilité basale est basse. C’est une variété
intéressante pour sa réponse aux traitements avec l’acide gibbérellique et à l’incision annulaire qui
permet d’obtenir des baies du poids de 6g, la résistance au transport, aspect esthétique et les
caractéristiques organoleptiques sont très bons.
Red Globe :
Cépage vigoureux et fertile à port érigé, sensible au mildiou, maturité tardive. Les grappes sont très
sensibles aux manipulations pendant le grossissement des baies. Le Red Globe se conserve bien au froid
et résiste assez bien au transport.
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Superior Seedless :
Cette variété s’adapte à la conduite large et aux porte-greffes vigoureux. Cependant, elle est très
sensible aux carences nutritionnelles et elle aime la chaleur. Elle a une bonne réponse à l’acide
gibbérellique et à l’incision annulaire, elle est aussi apte à la conservation et au transport, et elle a une
maturité précoce.
6. Plantation
La mise en place de la culture de raisin de table doit intégrer le système de production de l’exploitation.
Ainsi l’organisation des travaux et la gestion du matériel doivent être prises en compte.
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Les situations gélives, mal ventilées et les sols mal drainés et à la salinité excessive sont primordialement
à éviter pour l’installation du vignoble. Comme pour le choix du porte-greffe, la connaissance des
caractéristiques du sol et du microclimat de la parcelle sont des éléments déterminant dans le choix de
la parcelle.
Une orientation des rangs nord-sud permet la meilleure interception du rayonnement solaire. Mais le
choix de l’orientation est avant tout déterminé par la topographie de la parcelle et du vent dominant.
La période, allant de fin Novembre à fin Avril, est idéale pour la plantation. Cependant, quand les plants
sont livrés en sachet, la plantation peut durer jusqu’à fin Mai. Tout retard dans la plantation, nécessite
des soins beaucoup plus importants et peut avoir comme conséquence un mauvais aoûtement de la
plante.
Le choix important du système de conduite doit être effectué entre le plan vertical et la lyre, principaux
systèmes de conduite utilisés. La plantation en plan vertical opte pour des densités de 2,5 à 2,25 m
d’écartement inter-rang et de 1,20 à 1 m sur le rang, soit des densités réelles allant de 3000 à 4 000
La conduite en lyre (ou en « V » du fait du double palissage ouvert) suppose une densité inférieure de
plantation mais également le dédoublement de chaque pied pour permettre une double taille
(écartements de 3,5 à 2,5m, distances sur le rang de 1,5 à 1,2 m, soit des densités réelles de 1 700 à
3 000 pieds/ha, et une équivalence en production de 3 400 à 6 000 pieds/ha).
Ce type de conduite demande une technicité particulière, des investissements plus importants, une
irrigation obligatoire et retarde la vraie production à la quatrième année. En contrepartie, il autorise des
rendements plus importants, facilite certaines opérations (notamment la récolte) par la meilleure
accessibilité du raisin et surtout améliore la qualité du produit pour des raisons de meilleur
ensoleillement et position des grappes.
Le but de la préparation du sol est de permettre une implantation, une production et une longévité
optimales de la vigne. C’est un facteur clé d’une bonne reprise et d’une bonne installation du système
racinaire du porte-greffe.
Généralement, le vignoble est maintenu propre par 3 labours par an: en Janvier-Février au voisinage du
débourrement, en Avril-Mai, un peu avant la floraison, et vers Juin, à la nouaison. Ces labours ont pour
objectifs la destruction des mauvaises herbes, l'ameublissement et l'aération du sol.
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Il convient de noter que le labour profond entraîne une inversion des horizons pédologiques de surface.
L’horizon humifère se retrouve plus en profondeur et sera donc moins exploitable pour les jeunes
plants. Un apport conséquent de matière organique peut permettre de palier à cet inconvénient et de
favoriser le développement de la jeune plantation.
La profondeur de plantation est comprise entre 20 et 25 cm dans un sol normal. Mais il faut planter
moins profond (15 à 20 cm) dans un sol argileux, lourd et froid et plus profond dans un sol drainant (25 à
30 cm). Pour éviter tout affranchissement du greffon le point de greffe doit toujours dépasser du sol.
Le palissage le plus approprié doit permettre d’exposer la surface foliaire la plus grande au soleil sans
pour autant créer un tassement des feuilles (surface foliaire beaucoup plus exposée). Cette exposition
tient compte, entre autres, de l’écartement entre les ceps et entre les rangs, de la hauteur du palissage
et de son épaisseur et de l’ombre portée moyenne. A titre d’exemple, la lyre permet une surface foliaire
exposée plus grande que le plan vertical.
La conduite en plan vertical est beaucoup plus adaptée pour une culture en sec avec des ceps de vigueur
La hauteur du palissage doit représenter au maximum 80% de l’écartement entre les rangs alors que
celle de l’établissement du cordon ou du long bois doit se situer entre 0.60 et 0.90 m.
Guyot (taille longue) : chaque année deux longs bois sont palissés de part et d’autre du tronc du
cep et deux coursons de rappel sont conservés.
Guyot double (taille longue) : même chose que pour le Guyot mais sur les deux côtés du cep.
Cordon de Royat (taille courte) : Chaque année, une sélection est réalisée sur les deux pousses
issues de chaque courson du cordon. La meilleure est taillée à deux yeux en fin d’année pour
former des coursons.
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Le mode incliné le plus pratiqué est la lyre. L’aspect général de la végétation apparaît globalement sous
forme de deux plans inclinés à droite et à gauche du rang de plantation exposant au maximum la
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
végétation au soleil. L’écartement entre les rangs varie de 1.60 m (angle d’ouverture presque fermé) et
2 m.
Ce mode de conduite est représenté par la pergola (‘parron’, ‘tendone’, ou ‘parral’) qui comporte 4 bras
horizontaux établi à partir d’un tronc d’au moins 2 mètres de haut et sur lesquels est pratiquée une
taille longue. Il peut être couvert soit pour hâter la maturation (emploi d’une couverture plastique) soit
pour retarder la récolte (emploi d’une bâche discontinue installée et enlevée manuellement après
récolte).
Quoique ce mode permet une productivité élevée, il est coûteux (structures de soutien importantes) et
présente un problème d’éclairement de la végétation si un effort de maîtrise du développement de la
végétation n’est pas entrepris.
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
7. Techniques culturales
7.1. Taille
Lorsque la vigne est jeune, une forme précise est donnée au cep : cela s’appelle la taille de formation.
Chaque année, cette forme nécessite un entretien, on l’appelle la taille annuelle. Quand le tailleur en
ressent le besoin, il appliquera une taille de rajeunissement sur un cep isolé ou sur l’ensemble d’une
parcelle.
Le tronc et les bras : constitué de bois de gros diamètre, noueux et âgé de plusieurs années. Il est
souvent nommé : «vieux bois». C’est la partie qui perdure, qui n’est pas taillé sauf en cas de besoin de
rajeunissement du cep.
Les sarments : ils proviennent de l’aoûtement des rameaux issus des bourgeons que l’on à laisser se
développer. À la taille certains seront éliminés, d’autres seront taillés courts en courson et d’autres
longs formant ainsi la baguette.
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
La baguette (ou longs bois, aste, gaule, latte,...): c’est un bois âgé deux ans qui doit être taillé afin
d’assurer la production des fruits. La baguette est en général attachée au fil de palissage.
Le courson : nommé également bois de rappel, il s’agit d’un bois âgé d’un an poussant sur le vieux bois
ou sur du bois de deux ans. Taillé court, il sert de sauvegarde en cas de mauvais développement de la
baguette, mais permet également d’alterner la charge sur les deux côtés du cep. Dans les tailles courtes,
les coursons sont fort recommandés.
Les gourmands : il s’agit de bois poussant directement sur du vieux bois. Ils sont non productifs, mais en
cas de besoin ils peuvent servir à rajeunir un cep blessé ou malade.
Un système de taille contient une architecture particulière contenant, un tronc, un ou plusieurs bras sur
lesquels sont laissés les bois fructifères et les bois de remplacement. La taille peut être courte, longue,
ou mixte.
La souche est formée dans ses premières années par l’établissement du tronc et des bras en respectant
les critères suivants :
- Le tronc est formé à partir d’un sarment droit, de vigueur suffisante et il contient peu de plaies
de taille ;
- Les bras sont placé au même niveau pour les tailles en éventails à deux bras symétriques et pour
La taille annuelle prend place à partir de la 3° ou 4° feuille. Elle sert à harmoniser la fructification et la
végétation en fonction de la vigueur de la souche, tout en respectant l’équilibre du cep.
Taille courte : Les sarments conservés sont taillés à 2 ou 3 yeux francs. Ils portent le nom de
coursons ou de cot. Le gobelet et le cordon de Royat sont en taille courte.
Taille longue : Les sarments sont taillés à plus de 4 yeux. Ils portent alors le nom de baguette ou
d’aste.
Taille mixte : on applique sur le même cep des tailles longues et courtes : c’est le cas de la taille
Guyot.
Au bout de quelques années, quand les bois s’allongent trop, l’architecture s’éloigne du système de
taille initiale ou que le cep est atteint de maladie, il est nécessaire de recourir aux tailles de
rajeunissement.
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Le rajeunissement entraîne des grosses plaies de tailles facilitant l’entrée des maladies du bois. Il est
donc nécessaire de faire la taille en fin saison et de bien mastiquer la plaie ensuite. Bien réaliser la taille
de rajeunissement permet de prolonger la vie de la souche.
Taille Guyot
C’est une taille mixte sur une charpente courte. La taille en Guyot est la plus fréquente des systèmes de
taille, elle s'est beaucoup développée car, associée au palissage de la vigne, elle est adaptée à la
mécanisation du vignoble.
La souche porte un courson à deux yeux et un long bois dont la longueur dépend de la vigueur de la
souche. Le long bois est toujours formé par le sarment supérieur et le courson par le sarment inférieur
du courson de l’année précédente.
La souche est constituée par un tronc à deux bras portant chacun un courson et un long bras. Cette taille
permet de répartir la charge sur deux bras plus courts que sur une seule branche à fruit, on évite ainsi
les risques de surproduction et l’allongement de la charpente.
Le cordon de Royat est une taille courte sur une longue charpente, qui se caractérise par un ou deux
bras horizontaux de 40 cm environ, portant 2 à 5 coursons, installés dans le sens du palissage sur le fil
porteur, au minimum à 60 cm du sol.
27
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Taille en gobelet
Le gobelet est constitué par un tronc supportant des bras disposés dans l’espace. Leur nombre est
variable allant de 3 à 7, chacun portant des coursons à un ou deux yeux. Ce système est répandu dans
les régions méditerranéennes. La tige est courte, généralement de 15 à 30 cm, parfois jusqu’à 70 cm
dans les bas-fonds humides. Les coursons seront installés au même niveau et sur une circonférence dont
la souche serait le centre. C’est une taille adapté au climat venté
Avantages :
Inconvénients :
- Difficilement mécanisable ;
- Non adapté au port retombant ;
- Risque d’entassement et de diffusion des maladies si le goblet est trop bas
Taille en Pergola
Les rameaux sont palissés ou disposés librement sur le quadrillage de fil de fer constituant le toit. La
pergola demande une densité de plantation assez faible et nécessite un palissage de soutien.
La taille s’effectue durant toute la période de repos végétatif, c’est à dire de la chute des feuilles au
débourrement. Mais les risques de gelées, la disponibilité de la main d’oeuvre ou la forte pression de
maladies du bois peuvent limiter cette période.
Dans les régions sensibles aux gelées d’hiver, il est recommandé d’attendre le passage des grands froids
(Janvier-Février).
Le planning de taille doit tenir compte des autres travaux à effectuer dans la vigne et des aléas
climatiques. La taille par grand froid et par temps pluvieux est fortement déconseillée.
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
8. Fertilisation
La fertilisation de la vigne est concept difficilement maitrisable car celle-ci dépend énormément de
La fumure de fond a pour but de corriger des insuffisances diagnostiquées par l’analyse de sol. Elle doit
être apportée avant la mise en place de la culture et être incorporée par un labour profond au sol. Si les
résultats de l’analyse démontrent que l’on se trouve en présence d’un sol pauvre, les apports moyens
préconisés en fumure de fond sont les suivants :
Pauvre à très pauvre Aucune fumure 200 à 300 U/ha 400 à 800 U/ha
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
La fertilisation repose sur les besoins de la vigne en fonction des éléments nutritifs exportés et des
réserves minérales et organiques du sol. Les apports sont donc déterminés à partir de l’analyse citée,
puis chaque année ils sont pondérés en fonction du rendement, de la variété, des manifestations
physiologiques (carence, vigueur excessive, tendance à la pourriture) et des conditions climatiques.
L’analyse foliaire, si elle est insuffisante à elle seule pour l’élaboration d’un plan de fumure, reste un
complément très utile de l’analyse de sol. Elle est le reflet de l’absorption des éléments par la plante
dans des conditions pédo-climatiques données. Les apports sont réalisés en général au débourrement.
C’est un constituant essentiel de la matière végétale. Il entre dans la composition chimique des acides
aminés (protéines et enzymes), des acides nucléiques (ADN) et de substances indispensables pour le
fonctionnement du végétal comme la chlorophylle, les auxines, les cytokinines…
Dans une analyse de sol, l’azote est parfois omis de l’analyse car cet élément est hautement lessivable et
ne se retrouve que peu présent sans apport extérieur.
Il faut cependant nuancer car de l’azote est libéré par la matière organique du sol. Selon les grilles de
fertilisation, chaque % de matière organique de plus de 4% libère 15 unités d’azote par année. L’azote a
8.4. Phosphore
Le phosphore est un élément essentiel pour la physiologie végétale. Il participe à la plupart des
réactions indispensables à la vie qui demandent de l’énergie : respiration, synthèse des glucides et des
protéines. Avec l’azote, c’est un constituant des acides nucléiques, supports de l’hérédité. Il entre aussi
dans la constitution des phospholipides des membranes cellulaires.
Au niveau de la vigne, c’est l’élément des racines et de l’établissement de la plante. Comme approche,
pour l’établissement d’une fertilité de base, il est recommandé de viser un niveau moyen de 150kg/ha
de P dans l’analyse de sol, c’est ce qui correspond à un niveau de moyen à riche selon les grilles.
Si l’établissement de la vigne est prévu pour 20 ans, le concept de fertilisation correspond à celle des
arbres fruitiers c’est-à-dire que le phosphore est augmenté au départ et après, ses amendements se
voit diminué.
30
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
8.5. Le potassium
Le potassium, parmi les éléments minéraux est un des plus importants. Il joue un rôle important dans la
photosynthèse puisqu’il régularise la pression osmotique, laquelle permet la circulation des produits de
la photosynthèse de la source vers les zones de stockage.
Il est fortement impliqué dans la formation et l’entreposage des sucres et dans la fabrication des
protéines. C’est aussi l’élément de la lignification et de la résistance à l’hiver. Un taux de potassium dans
le sol devrait tourner autour de 300 à 400 kg/ha selon analyse de sol. Si l’analyse de sol de départ
démontre un taux de K trop faible, on peut corriger avec de la potasse (K20).
Pour une culture intensive de raisin de table avec un rendement variant entre 15 et 25 tonnes/ha, les
prélèvements ne dépassent:
Pour une culture en hors sol non chauffé de la variété Corrin Seedless, les prélèvements totaux sont :
Tableau 5 : Prélèvements de la vigne en éléments nutritifs dans le cas d’une plantation hors sol
Elément Quantité prélevée (kg/ha/an)
N 110
P205 35
K20 135
MgO 73
CaO 111
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Dans le cas du vignoble palissé les engrais sont apportés par fertigation, mais après un apport manuel,
et voici le calendrier de fertilisation adopté:
-Un apport de 14-28-14 ou 12-12-17 comme engrais de fond en janvier avec une quantité de 1 qx/ha,
associé par un apport organique du fumier ou du composte avec une quantité de 30T/ha.
A partir du mois Avril et jusqu’au Juin avec un intervalle de 2 jours, il y a apport de 5kg/ha de potasse.
A partir de Mai, on apporte une fois par semaine une quantité de 5 kg/ha de MAP.
Un apport d’oligoéléments est nécessaire : l’apport du magnésium est le même que celui du potasse,
alors que pour le calcium on apporte tous les deux jours pendant les mois Juin et Juillet une quantité de
3 kg/ha.
9. Irrigation
Les besoins en eau de la vigne estimés à partir des données expérimentales, sont de l’ordre de 300 mm
L’irrigation au goute à goute permet d’obtenir une production 2,8 fois plus importante que celle irriguée
à la raie. L’utilisation de ce système d’irrigation permet aussi d’avoir une meilleure qualité gustative des
raisins que celle des raisins récoltés sur des parcelles irriguées à la raie.
L’arrosage au goute à goute a produit les mêmes effets que l’aspersion mais avec des quantités d’eau
plus faibles. Il est souvent observé qu’une irrigation raisonnée c'est-à-dire un régime d’arrosage qui
satisfait modérément les besoins hydriques, améliore l’aspect et la qualité de la production
La période pendant laquelle la consommation en eau est la plus élevée, correspond à la véraison. Les
doses d’irrigation seront de plus en plus importantes entre le débourrement et la véraison, ces doses
seront relativement diminuées de la véraison à la maturité pour être totalement arrêtées.
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
L’ébourgeonnage, généralement effectué lorsque la majorité des yeux principaux a atteint le stade E
10.2. Effeuillage
Il s’agit d’enlever les deux à trois premiers entre-cœurs qui se développent à la base des premières
feuilles (après floraison) et à supprimer quelques feuilles principales se trouvant près de la grappe
(après floraison). L’effeuillage peut accélérer la maturation de fruits et d’améliorer leur coloration.
II vise à l’amélioration de l’aération et l’exposition des grappes, encourager la coloration dés baies et
faciliter la récolte. La date optimale et l’intensité de l’effeuillage varient avec la variété et tout
déséquilibre entre la surface foliaire exposée et la quantité de grappes à alimenter pénalise la
maturation.
33
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
- En période de sur maturation il est possible d’éliminer les feuilles jaunes sans endommager la
vigne.
L’éclaircissage est une opération qui consiste à éliminer un certain nombre de grappe ou des parties de
grappes dans le but d’obtenir une fructification régulière et de bonne qualité. Il permet d’obtenir un
meilleur calibre des baies, d’éviter le retard de maturité du à la surproduction et d’améliore l'uniformité
de couleur chez les raisins noirs et rosés.
Avantages de l’éclaircissage
L’opération d’éclaircissage (élimination des grappes entières ou secteurs de grappe) a entraîné une
amélioration de la qualité des raisins: une augmentation de la taille des baies et une amélioration de la
maturité des raisins.
Epoque d’éclaircissage
10.4. Palissage
Il sert à fixer la végétation sur le support afin d’obtenir une meilleure exposition de la surface foliaire et
un microclimat des grappes optimal. Il se réalise à travers l’attachement des rameaux, l’entre-laçage et
l’utilisation de fils releveurs.
10.5. Rognage
Il consiste à éliminer une partie importante aussi bien de la hauteur (écimage) que de l’épaisseur du
feuillage. Les résultats rapportés sur l’effet du rognage sur la vigne sont contradictoires. En fonction de
la date d’application du rognage, on pourrait l’utiliser pour, entre autre, améliorer la qualité du produit
par l’exposition des grappes et l’orientation des réserves et la gestion des effets négatifs des vagues de
chaleur estivales par la formation d’anticipés.
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Des régulateurs de croissance sont appliqués à l’échelle commerciale pour atteindre différents objectifs.
Parmi les principaux composés utilisés, on peut citer l’acide gibbérellique (AG3), ou ses sels (Berelex),
l’Ethephon (Ethrel) et la cyanamide d'hydrogène (Dormex).
L’acide gibbérellique peut être appliqué à double fins sur les cépages apyrènes:
11.2. L’éthephon
Les applications de l’éthephon à des doses de 200 à 1000 ppm, au début de la véraison, ont permis
d’améliorer la couleur des raisins de cépages Red Malaga, Tokay, Emperor et Pinot noir. Dans certains
cas, l’amélioration de la coloration est accompagnée par une augmentation de la teneur en sucres des
La Cyanamide d'Hydrogène est un régulateur de croissance utilisé dans les régions à hiver doux pour
stimuler le débourrement des bourgeons chez certaines espèces fruitières dont la vigne.
Les applications de la cyanamide d’hydrogène à des doses de l’ordre de 1 à 5%, 4 à 8 semaines avant le
débourrement normal, améliorent le taux, l’homogénéité et la précocité du débourrement. Dans
certains cas, ces effets ont été accompagnés par un avancement de la floraison, de la nouaison, de la
véraison, et de la maturité des raisins, ainsi qu’une amélioration du rendement.
Les trois doses 2,5%, 5% et 7,5% appliquées à deux dates différentes 45 et 30 jours avant le
débourrement normal avancent le débourrement des bourgeons latents de 25 jours chez la variété
Cardinal et 5 jours chez la variété Perlette à la première date d’application. La seconde date, l’écart est
de 19 jours chez la variété Cardinal alors qu’il est nul chez Perlette.
Les herbicides préventifs sont appliqués sur un sol propre avant le développement des adventices. Ils
peuvent être utilisés soit sur les graines pour empêcher leur germination (anti-germinative), soit sur le
feuillage pour brûler les feuilles, soit sur le système racinaires. Cependant ces herbicides ne sont pas
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
efficaces dans le cas où le traitement est réalisé sur des adventices bien développés. Parmi les
herbicides de pré-émergence on cite : LA Sizamine et l’Amitrole.
Ce groupe de produits chimiques est appliqué sur les mauvaises herbes déjà développées. Il existe deux
types d’herbicide : le premier groupe renferme des herbicides de contact qui agit immédiatement par
brulure des organes herbacés des mauvaises herbes touchées par le produit, et le deuxième groupe des
herbicides dits systémiques à action un peu plus lente cars ces herbicides une fois pulvérisés sur un
végétal, ils sont premièrement absorbés puis ils vont être conduits par la sève à toute les partie de
l’adventices.
En ce qui concerne les herbicides de contact, les plus utilisés sont les Paraquat et les Glyphosinale ; pour
les herbicides systémiques on trouve les Aminotriazole.
Le tableau suivant présente les désherbants homologués par l’ONSSA pour la vigne :
Tableau 7: Liste de quelques produits de lutte contre les mauvaises herbes graminées et dicotylédones
Nom de la
Non de la Nom Stade Max Mode
matière Teneur Dose Période
société commercial Ennemi Appli. Traitement
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Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
pré-
émergence
2 ou post- 3 à 4 feuilles
AGRIMATCO Oxyfluorfène 480 g/l GOAL 480 SC vraies Désherbage
l/ha émergence
des
adventices
Adventices Graminées vivaces
2 à 3 feuilles
- fin tallage bon état de
AMAROC Cycloxydime des végétation des Désherbage
adventices adventices
graminées
Le Plasmopara viticola est le champignon responsable de la maladie dite mildiou de la vigne. Il s’attaque
aux différents organes notamment, les rameaux, les feuilles, les vrilles et les grappes.
Symptômes
Ce champignon se développe surtout au niveau des organes herbacés très humides. Sur les feuilles à la
face supérieure, il y a l’apparition des taches d’huile de teinte jaunâtre et à contours arrondis
translucides.
Sur les rameaux herbacés : la contamination provoque une tache jaune livide qui brunit ; le rameau se
courbe puis se redresse, les dégâts sur rameaux sont plus rares mais plus grave sur les feuilles. Sur les
grappes : l’attaque du pédoncule provoque une courbure en crosse de la grappe.
37
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Moyens de lutte
La lutte est basée sur les actions préventives qui visent à éradiquer les foyers primaires provenant de
l’éclosion des œufs d’hiver, dès le début de printemps. Les produits utilisés sont à base des sels de
cuivre et permettent une lutte efficace. Des traitements fongiques préventifs dont la matière active
Mancozebe, Captane et cuivre, sont des traitements moins chers et peuvent contrôler d’autres
maladies. La majorité des traitements curatifs sont des produits systémiques qui permettent une
protection excellente contre le mildiou.
Au niveau du Maroc, 141 produits chimiques sont homologués par l’ONSSA pour lutter contre le
mildiou. Parmi les matières actives on cite : Cuivre - oxychlorure de cuivre, Captane, hydroxyde de
cuivre, Métalaxyl, Mancozèbe, etc.
38
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
13.2. L’Oïdium
L’oïdium est une maladie dont l’agent causal est le champignon Uncinula necator qui possède une
faculté d’adaptation élevée aux conditions climatiques les plus variées. Il devient agressif par temps
chaud et sec. La maladie se développe sur tous les organes verts, notamment les feuilles, les jeunes
sarments, les jeunes grappes à la floraison et à la véraison.
Symptômes
Sur les rameaux herbacés, l’apparition d’un revêtement de poussière blanchâtre, après l’aoûtement les
sarments portent des taches brunâtres et leurs extrémités restent blanchâtres. Sur les feuilles, on
observe tout d’abord une légère frisure en bordure du limbe puis l’apparition des taches de poussière
blanchâtre ou grisâtre visible surtout à la face supérieure du limbe.
Sur les grappes, la contamination peut survenir avant la floraison et provoquer un desséchement partiel
ou total des inflorescences. Après la nouaison, les grains contaminés se recouvrent d’une fine poussière
grisâtre.
Sur les grappes, les baies de raisin touchées par l’Oïdium montrent un durcissement, voire un arrêt de la
croissance de la peau de la partie attaquée, mais pour le reste non contaminé de la baie, le
développement est normal ce qui entraîne un éclatement très visibles sur les baies. Les fissures ainsi
produites constituent des portes d’entrée à d’autres parasites, notamment les moisissures, les
bactéries, les ravageurs, etc.
Moyens de lutte
Pour cette maladie, toutes les tentatives de recours à des pratiques culturales ont été vouées à l’échec.
En effet, la maîtrise de lutte contre ce pathogène se fait principale.
39
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
La période clé pour une protection efficace se situe entre le stade préfloraison et le stade de fermeture
de la grappe. Pendant cette période la protection doit être préventive et régulière à l’aide des
fongicides. En dehors de cette période la protection fait appel aux produits de contacts à base de
souffre.
Les produits de contact : Les traitements préventifs à base de souffre mouillable ou de soufre par
poudrage à des stades bien précis donnent d’excellents résultats. Cet apport de souffre doit se faire
après le débourrement, à la floraison (utiliser uniquement le soufre par poudrage), au stade des grappes
bien développées et au stade de la fermeture des grappes. A noter que l’utilisation du soufre agit
également sur l’excoriose, le black-rot, l’acariose et l’érinose. Lorsque la maladie est déclarée, le souffre
ne donne pas de résultats, et seuls les fongicides organiques sont efficaces.
Les fongicides organiques : Une fois le champignon présent sur les organes de la vigne, l’application des
produits comme le dinocap, la dichlorofluanide ou des fongicides inhibiteurs de la biosynthèse des
stérols offrent une bonne efficacité vis-à-vis de ce pathogène. En dehors des ses molécules, il existe une
large gamme de matières actives et de familles chimiques qui sont utilisées contre l’oïdium de la vigne.
Au niveau du Maroc, 89 produits chimiques sont homologués par l’ONSSA pour lutter contre l’oïdium.
Parmi les matières actives on cite : Quinoxyfène, Cuivre - oxychlorure de cuivre, Soufre, Meptyldinocap,
Thiophanate méthyle, etc.
40
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
350 Parties
AMAROC Mancozèbe 80% DITHANE M 45 56
g/hl aériennes
conditions
favorables
350 à Parties
PROMAGRI Manèbe 80% MANAGRI 15
g/hl l'apparition aériennes
de la
maladie
MANCOTHANE 350 Parties
ALFACHIMIE Mancozèbe 80% 56
80 g/hl aériennes
conditions
favorables
350 à Parties
CPCM Manèbe 80% MANEB 80 15
g/hl l'apparition aériennes
de la
maladie
conditions
favorables
AGRI TRADE TRIMANGOL 350 à Parties
Manèbe 80% 15
MAROC 80% g/hl l'apparition aériennes
de la
maladie
conditions
favorables
250-
à Parties
CALIMAROC Mancozèbe 80% TRIZIMAN M 350 56
l'apparition aériennes
g/hl
de la
13.3. Le black-rot
Il s’agit d’une maladie causée par le champignon Guignardia Bidwelii qui attaque tous les organes verts
de la vigne, en commençant par les feuilles.
Symptômes
Sur les feuilles, les symptômes observés au début sont de petites taches plus ou moins arrondies de
couleur grise cendrée, puis rouge brique ou feuille morte. Mais après un certain temps, des points noir
brillants apparaissent sur les deux faces, ce qui permet de reconnaître la maladie. Plus tard, ces taches
se détachent et tombent donnant ainsi des trous sur les feuilles. A noter que le parasite s’attaque
surtout aux jeunes feuilles. Sur les sarments herbacés, les pétioles des feuilles, les pédicelles des baies,
le pédoncule de la grappe et les vrilles, ce pathogène produit les mêmes symptômes que sur les feuilles.
Si le pédoncule est touché, la grappe finit par se détacher ce qui engendre des pertes considérables de
récoltes.
41
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Sur les grappes, les premières contaminations viennent des feuilles malades. Une fois la grappe
attaquée, les baies malades développent une tache terne qui s’agrandi au fur et à mesure jusqu’à
l’envahissement complet des baies. Le grain devient déformé, brun livide, se ride, puis se dessèche.
Moyens de lutte
Le traitement contre ce champignon doit être préventif, à base de cuivre ou d’un organo-cuprique
42
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Symptômes
Bien que cette maladie touche les feuilles, les inflorescences et les sarments, la forme d’attaque la plus
grave c’est celle qui sévit sur les grappes à la maturité des baies de raisin. Que ce soit pour les raisins
blancs ou de couleur, les baies attaquées se vident de leur jus qui se répand sur les baies voisines ce qui
43
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
favorise une progression de la maladie de baie en baie pour atteindre toute la grappe. Dans le cas d’une
forte infection et avec un temps pluvieux, toute la grappe est envahie. Les baies malades s’agglutinent
et forment un amas grisâtre compact. En revanche, par temps chaud et sec, la maladie cause le
dessèchement des baies. Dans tous les cas, et si aucune mesure préventive n’est prise, toute la récolte
peut être compromise.
Moyens de lutte
La combinaison de deux stratégies de lutte, notamment prophylactique et chimique est nécessaire pour
combattre Botrytis cinerea dans les grappes de raisins.
Méthodes prophylactiques parmi les moyens à même d’éviter ou de défavoriser les attaques de ce
champignon sur les grappes de raisin, on peut citer :
En effet il faudrait favoriser l’ensoleillement et l’aération des grappes en plus de la lutte contre le
mildiou et l’oïdium pour éviter l’éclatement des baies. De même, il est recommandé de programmer des
interventions à base de cuivre pour freiner le développement du Botrytis.
Enfin, l’application de ces fongicides ne peut être efficace que si les zones concernées, c’est-à-dire les
grappes, sont bien visées.
44
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
13.5. L’anthracnose
La maladie est due au champignon Manginia Ampelina qui affecte tous les organes verts de la vigne dès
le début de leur croissance.
Symptômes
Symptômes sur les feuilles et les sarments : Au niveau des feuilles et des jeunes sarments, la maladie est
repérable par la présence de points noirs caractéristiques. Ces derniers points noirs s’agrandissent et
fusionnent entre eux, ce qui entraîne des déformations des feuilles et rend les sarments touchés très
fragiles et facilement cassables. Les fortes attaques de ce pathogène entrainent un rabougrissement des
pieds de vigne malades.
45
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Moyens de lutte
Concernant la lutte chimique, les fongicides utilisés contre le mildiou, notamment ceux à base de folpel
et de captane ont un effet sur cette maladie.
Symptômes
Les piqûres d'alimentation de la cicadelle verte (Empoasca vitis) provoquent des nécroses en bordure
des feuilles. Les nervures se dessèchent, le limbe de la feuille présente des taches rouges (cépages
rouges) ou jaunes (cépages blancs).
La progression de la "grillure" se fait depuis le bord du limbe vers le centre. En cas de forte infestation,
les feuilles peuvent tomber dès le mois d'août. Les dégâts peuvent contrarier la maturation et gêner le
bon aoûtement des sarments. Une hauteur de feuillage plus grande permet à la vigne de compenser les
dégâts, car l’attaque se porte surtout sur les feuilles centrales du bas des ceps dans les zones
ombragées. Cette cicadelle n’est pas un vecteur de virus.
Moyens de lutte
Généralement la larve de cet insecte qui provoque des dégâts sur les ceps, les moyens de lutte contre ce
ravageur demeurent chimiques à l’aide des insecticides et biologiques à l’aide des auxiliaires (Anagrus
atomus , Chrysoperla carnea).
46
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
14.2. Le thrips
Symptômes
Ce ravageur provoque une décoloration et une mort des cellules entrainant par la suite :
Figure 15 : Thrips
Les thrips se trouvent surtout dans les grappes et surtout sur la face inferieure des feuilles en cours de
développement à l’extrémité de sarment.
Moyens de lutte
Le traitement chimique doit être effectué au cours de débourrement pour éliminer les femelles avant la
ponte en employant des insecticides de contact.
47
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
15. Récolte
En matière de raisin de table, un certain nombre de facteurs sont admis comme critères de qualité :
Un raisin de table de qualité doit être cueilli une fois que les grappes sont bien développées et pleines.
Il est indispensable de prendre toutes les précautions afin de ne pas abîmer les baies pour éviter au
maximum la pourriture. Il est recommandé de ne pas trop toucher les fruits afin de conserver la pruine
des grains.
Une bonne préparation de la vigne avant la récolte peut alléger considérablement les temps de récolte :
l’effeuillage ou le rognage permet de mettre les grappes en évidence. Le raisin est un fruit non
climactérique ce qui signifie que sa maturation est très fortement ralentie après la récolte. Le but de sa
conservation est donc de limiter sa dégradation due essentiellement au développement du Botrytis.
L’analyse économique des performances de la vigne passe par l’analyse des marges brutes et des
charges et produits.
48
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Les charges variables, aussi dénommées charges opérationnelles, sont constituées des postes suivants:
Où :
Charges de main d’œuvre : Elles dépendent du nombre d’opérations effectuées. Le calcul de ces
charges peut se faire comme suit :
Elles sont constituées des recettes générées par la vente sur pied de la vigne ;
La marge bénéficiaire est calculée par une simple différence entre les produits et les charges.
49
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Total produits P= P1
Marge P-CT
Pour la valeur ajoutée, la méthode de calcul est basée sur la relation suivante :
Nous allons présenter les charges pour la vigne par conduite prédéfinie.
Charges variables
Les charges variables par hectare et par an varient essentiellement selon le mode de conduite adopté.
Le tableau suivant montre l'ensemble des charges variables de la vigne par conduite.
50
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Charges fixes :
Les charges fixes par hectare et par an varient essentiellement selon le mode de conduite adopté.
Le tableau suivant montre l'ensemble des charges variables de la vigne par conduite.
51
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
52
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Région Zone homogène Conduite des vignobles Quantités (qx) Prix (Dh/qx) Recettes (Dh/Ha/an)
En tenant compte de toutes les charges des exploitations (charges fixes et variables relatives
aux intrants agricoles, location du matériel, la main d'œuvre et d’autres frais divers) ainsi
que le produit de la parcelle de vigne, les marges brutes obtenues par mode de conduite et
par an sont représentées dans le tableau suivant :
53
Elaboration des référentiels techniques et technico-économiques
Marges brutes
Région Zone homogène Conduite vignoble
(Dh/Ha/an)
zone côtière des doukkala
Non palissé/ bour 80 182
(Eljadida-sidi Bennour)
Grand Casablanca
zone côtière de chaouia pergola / irrigué en G à G 87 608
Settat
(Bouznika, Benslimane et
Mohammadia) palissé / irrigué en G à G 68 312
54
Références bibliographiques
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