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Abbé Pierre BOSANGIA Ile Bongonda

NOUVELLE INITIATION DES KIZITO ET ANUARITE

GUIDE DE FORMATION

Préface de Albert DE MEESTER, s.j.

Editions Fondation KA
B.P. 1800 KINSHASA Rép. Dém. du Congo.
2 | Page

Chez le même éditeur:


- "Initiation Kizito-Anuarite, n° 1", chants d'initiation en bande-
cassette audio, mars 1996
- A. NTANGU, E. LUWENGA et P. MBUYU,
"Dix ans d'initiation Kizito-Anuarite à Saint Eloi. Une expérience vécue",
1996.

Imprimatur
Kinshasa, le 3/12/1997

Cardinal Frederic ETSOU


Archevêque de Kinshasa

Troisième édition. 2006

Les Editions de la Fondation K.A. Bureau: Paroisse Ste


Famille / N'djili B.P. 1800 Kinshasa l (RDC) Kinshasa, 1998
3 | Page

REMERCIEMENTS

Aux éditions St. Paul Afrique et Bandari, nous adressons nos


vifs remerciements pour le geste de bienveillance posé à notre égard dès le
lancement des clans Kizito-Anuarite, en nous autorisant de les citer
largement (cf. Initiation des Kizito et Anuarite, Kinshasa, CEP (diffusion),
1985, p.2).

Puissent le Cardinal Fréderic ETSOU et Mgr Eugène MOKE


trouver ici l'expression de notre profonde reconnaissance pour leur
sollicitude et leur soutien.

Dans la rédaction de ce manuel, nous devons aussi beaucoup


aux abbés José MOKO EKANGA et Patrick MONGA MPYANA, co-auteurs de
l'Initiation des Kizito et Anuarite citée plus haut. Profonde gratitude.

Une mention spéciale de reconnaissance aux Abbés Léonard


SANTEDI, Sébastien MUYENGO, Philippe MASAMBA, Bienvenu NDOMBE,
Benjamin MOLASOKO, à la Révérende Sœur Mimy MONTILI, à Mlle Viviane
MINIKONGO, à Messieurs Philippe BUKHETE, Valentin MPUTU (concepteur
du logo des KA), YAV (assistant médical) et particulièrement Blaise MAKUIZA,
pour le travail abattu à nos côtés dans la rédaction de cet ouvrage.
4 | Page

DEDICACE

A la mémoire de l'Abbé Dominique AMBANGITO (†3/6/1992) et de


monsieur Gabriel TAMFUMU (†29/01/1997), co-fondateurs des Kizito,

A tous les anciens Kizito et Anuarite,

Nous dédions cet ouvrage.


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INTRODUCTION

Le présent ouvrage se veut un guide pour l'encadrement des


jeunes regroupés dans le mouvement Kizito-Anuarite. Il s'agit d'un manuel
d'initiation chrétienne et de formation générale. Telle est la visée de son
contenu : aider les responsables des jeunes Kizito et Anuarite à leur faire
comprendre que l'avenir se trouve encore entre leurs mains et qu'ils pourront
le réussir avec la grâce de Dieu, à l'exemple de leurs patrons et protecteurs,
Saint Kizito et Bienheureuse Anuarite.

L'opportunité de cette publication tient à la nécessité, dix-huit


ans après son lancement, d'adapter l'initiation des Kizito et Anuarite,
pourtant clairement exposée dans un livre précédent (1), aux réalités et au
contexte socioreligieux actuels.

Il s'agit aussi de tenir compte de l'évolution et de


l'enrichissement ultérieur du mouvement. En ce sens, nous remercions tous
ceux qui ont rendu le projet possible. Et particulièrement la Coordination
Diocésaine des Kizito-Anuarite (Kinshasa).
6 | Page

CHAPITRE PREMIER

L'INITIATION KIZITO - ANUARITE

Les Kizito et Anuarite sont des jeunes garçons et filles (de 10


à 15 ans) qui s'inspirent de la foi et des vertus de leurs patrons-protecteurs
dont ils portent les noms, pour suivre le Christ et préparer leur avenir.

Première approche : Brève histoire

L'initiation des Kizito a été conçue par un groupe de huit


séminaristes de Kinshasa (MANGU WA KANIKA, MULUMBA MUDIBO,
SANTEDI léonard, BOSANGIA Pierre, MPIANA, EYENGA Emmanuel,
AMBANGITO Dominique, TAMFUMU Gabriel), étudiants au Grand séminaire
de philosophie, Saint Kaggwa. Le point de départ décisif de cette initiative
remonte à une journée de réflexion qu'ils avaient eux-mêmes organisée,
assistés par l'Abbé Michel Gérard, avec l'autorisation de l'Abbé Kibwila
Alphonse leur recteur, au Petit Séminaire de Kinshasa, Saint Jean-Marie
Vianney, du 17 au 18 novembre 1979 pour le besoin de la cause. C'est aux
paroisses Saint Laurent (Kinshasa-Ngaba) et Saint Clément (Kinshasa
Makala) que l'expérience fut tentée pour la première fois. Les fondateurs des
Kizito rassemblèrent dix enfants (de 10 à 12 ans) par paroisse, le dimanche
25 novembre 1979 après la messe du matin, pour lancer le mouvement. Ils
étaient eux-mêmes encadreurs (yaya) de ces jeunes et portèrent donc, les
premiers, les noms initiatiques.

Déjà en avril 1980, le groupe de Saint Clément commença à


disparaître par manque de soutien de la paroisse et bientôt, à cause de
l'éloignement des fondateurs dont les aînés étaient admis au Théologat Jean
XXIII (Kinshasa-Kintambo). A Saint Laurent, «» Allary encouragera l'initiative,
et fera appel successivement à deux jeunes de bonne volonté, Messieurs
Adumanisa et Ibanda pour travailler avec nous.
7 | Page

En 1981, quelques mamans de la paroisse Saint Laurent


nous convoqueront et plaideront en faveur de leurs filles non encadrées.
Resté tout seul à poursuivre l'initiative, nous avions beaucoup hésité pour
accéder à la demande des mamans. En novembre de la même année, la
création du Grand Séminaire Jean-Paul Ier à Righini-Gombele (dans les
anciens bâtiments de Saint Kaggwa / 1970-1981) nous maintiendra proche
de Saint Laurent.
Nous eûmes alors le courage, après avoir échoué dans notre
proposition à certaines religieuses de s'occuper des filles, d’intégrer celles-ci
dans le groupe Kizito, le temps pour nous de concevoir une formule pour leur
initiation. L'intuition nous porta vers l'histoire du martyre de la sœur
Anuarite dont nos filles porteront désormais le nom. Le 11 avril 1982, les
structures de l'initiation Anuarite seront complètement mises au point. Nous
considérons donc cette date (pâques 1982) comme celle de la fondation
effective des Anuarite à la paroisse Saint Laurent. En ce temps-là, l'Abbé
Claude Lufungula nous y accompagnait aux réunions de formation.

En octobre 1982, une deuxième promotion des séminaristes


sera admise à Jean-Paul Ier. Nous ferons expressément appel à l'ingéniosité
du séminariste José MOKO Ekanga pour l'encadrement des Kizito et
Anuarite. Sa disponibilité et son savoir-faire nous auront permis de solidifier
l'initiative de 1979 et de s'assurer des fondations de l'initiative de pâques
1982. Le séminariste Patrick Monga Mpyana s'y intéressera de nouveau fin
1982.

Nous mettrons alors au point une petite brochure polycopiée


(« Plan de formation des Kizito et Anuarite ») en 1983, pour aider les quelques
clans déjà en activité dans l'Archidiocèse. Le 19 décembre de la même année,
une lettre de la chancellerie de l'archevêché annoncera l'officialisation de
l'initiation Kizito-Anuarite par notre regretté Père d'illustre mémoire, feu le
Cardinal Malula. A cette occasion, la session de formation "Devenir
encadreur des Kizito Anuarite " fut donnée dans les trois régions apostoliques
de l'archidiocèse, du 28 décembre 1983 au 3 janvier 1984 : à St. Joseph
(Matonge), à Ste Famille (N'djili) et à St. Sacrement (Binza). Elle connut la
8 | Page

participation d'une cinquantaine de paroisses. Toujours avec les


séminaristes José Moko et Patrick Monga, nous nous attellerons enfin, à
rédiger le livre de base pour la formation des Kizito-Anuarite. Sa rédaction
fut achevée en janvier 1984 et sa publication interviendra en 1985 grâce au
financement des Pères de Scheut (cf. diffusion / Centre d'Etudes Pastorales)
et de la Sainte enfance (Rome).
Désormais, l'initiative ne nous appartient plus. Elle est rentrée
dans les structures diocésaines de Kinshasa et d'autres Eglises locales du
Congo et d’Afrique, à travers les coordinations "Kizito-Anuarite" et les
commissions des jeunes, et merveilleusement enrichie par l'apport de tant
de "Mapera" de partout. L'essentiel pour nous a été de donner le Christ aux
enfants et les enfants au Christ.

Deuxième approche : Intuition de départ, but poursuivi et


méthode d'initiation

Après des sérieuses réflexions, nous avions constaté que, dans


l'intervalle entre Il l'âge Il de la catéchèse préparatoire à la première
communion pour enfants et celui de l'admission dans des groupes de
formation tel que les " Bilenge ya Mwinda", les enfants n'avaient où murir
leur foi. La catéchèse scolaire faisant défaut dans certaines écoles et
certaines familles ayant démissionné de leur responsabilité chrétienne, les
enfants vivaient comme un " temps mort" quant à la continuité de
l'encadrement religieux.
Nous avons alors pensé qu'il fallait combler cette lacune en
créant des groupes de formation. Dans ces groupes, des initiateurs et
encadreurs devront faire comprendre aux enfants, ainsi que nous l'avons
déjà dit, que l'avenir est entre leurs mains et qu'ils pourront le réussir s'ils le
réalisent avec la grâce de Dieu. Pour ce faire, nous leur avons donné comme
patrons et modèles, Saint Kizito et Sœur (aujourd’hui Bienheureuse)
Anuarite.
L'initiation des Kizito/Anuarite se propose de former les
enfants à devenir des hommes SELON LE COEUR DE JESUS-CHRIST, en
insistant sur l'aspect-sacrifice de toute vie chrétienne.
9 | Page

Pour ce faire, la psychologie de l'enfant nous a inspirés pour


placer la formation des Kizito / Anuarite dans un cadre initiatique : le
martyre. Ce cadre est tiré d'un monde conçu pour les jeunes, à partir de
l'histoire réelle de Saint Kizito et de Bienheureuse Anuarite dont ils portent
les noms et assument les devises de vie. Les encadreurs sont désormais
appelés par nom initiatique. L'aumônier des Kizito/Anuarite est lui aussi
désigné par un nom initiatique. Les étapes de formation des Kizito/Anuarite
sont présentées comme des voyages en référence aux voyages forcés,
effectués par leurs patrons jusqu'aux lieux de leur supplice. Pendant la
cérémonie de promesse, les Kizito/ Anuarite font leur engagement la main
levée au-dessus d'un feu, reçoivent un crucifix et un foulard (scarf) rouge...,
autant de symboles du martyre.

Troisième approche : Terminologie et quelques traits


d'initiation

1. Les "KA" :

Il s'agit de la formule de formation des Kizito Anuarite. Un KA


veut dire un Kizito ou une Anuarite.

2. Cadre initiatique :

C'est le martyre. Il s'agit du contexte d'engagement jusqu'au


martyre connu par Kizito et Anuarite et dans lequel nous voulons suivre le
Christ, avec la même générosité, en parcourant la route du sacrifice.

3. Le clan :

• Au sens large, clan signifie ensemble des Kizito et Anuarite d'une


même paroisse ou d'un même établissement scolaire dont il porte le
nom.
• Au sens strict, c'est l'ensemble de plus ou moins 64 Kizito ou
l'ensemble de plus ou moins 64 Anuarite.
10 | P a g e

Un clan peut donc se multiplier et devenir plusieurs clans


dans une même paroisse ou établissement scolaire quand le premier clan
devient " éléphant ", c'est-à-dire quand il comprend plus de 64 Kizito ou plus
de 64 Anuarite. Alors, il faut créer un nouveau clan, autonome par rapport
au premier, et qui portera le même nom que celui-ci suivi d'un nombre pair
pour les filles et impair pour les garçons. Ainsi, avons-nous un clan Saint
Bernard 1 pour les garçons, Saint Bernard 2 pour les filles, Saint Bernard 3
pour les garçons, Saint Bernard 4 pour les filles et ainsi de suite.

4. La devise des Kizito : « PRENONS COURAGE »

Ce fut le mot d'encouragement mutuel des martyrs de


l'Ouganda, en route pour le bucher de Namougongo." Pendant tout le temps
que nous resta mes prisonniers, nous nous appelions les uns les autres pour
nous saluer et nous répéter : Amis, prenons courage, le moment de mourir pour
Jésus est près d'arrivé".

Spiritualité de notre devise : LA FORCE. Kizito ... prenons


courage. Tel est notre cri de ralliement, telle est notre devise.

Oui, ce n'est pas un esprit de crainte que le Seigneur nous a


donné mais un esprit de force. La force est la vertu qui nous rend capables
de nous engager généreusement dans la lutte pour le bien, et s'il le faut
jusqu'à l'ultime sacrifice, la mort. C'est la grâce qu'ont reçue notre Saint
patron KIZ1TO et tous les martyrs de l'Ouganda.

"Sois fort et montre-toi un homme" disait David à son fils


Salomon (1 R 2,2). C'est ce que nous souhaitons de tout cœur à nos Kizito.
Et Moïse déclarait au peuple élu, " souviens-toi de Yahvé ton Dieu, car c'est
Lui qui t'a donné la force " (Dt 8, 18). Notre force est dans une parfaite
confiance en Dieu (cf. 1s 30, 15). " Ma force et mon chant, c'est Dieu", dit le
psalmiste (Ps 117, 14).
Jésus est la force même (cf. préfiguration dans 1s 9,5). En lui
nous trouverons la force et le courage. Avant son ascension, le Seigneur dit
11 | P a g e

à ses disciples : " Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra
sur vous. Alors vous serez mes témoins" (Ac 1, 8). La force donne à la volonté
l'énergie nécessaire pour avancer sur le chemin de la perfection, pour se
renoncer et se dévouer au service de Dieu et du prochain, pour accomplir le
bien en dépit des difficultés qui rendent la tâche ardue. La force rend capable
de supporter les épreuves, les souffrances et les croix. Mais pour suivre ainsi
le chemin du Christ, seul l'amour donne la force. Aimons et nous aurons la
force. Nos Anuarite l'ont bien compris. Ainsi disent-elles, " Aime et fais
plaisir". Oui, aimons et faisons plaisir et nous donnerons la force. Les aigris
souriront, les affamés mangeront, les malades guériront, les parents
irresponsables seront confondus, les désespérés retrouveront la force. C'est
à ce miracle que prétendent nos Anuarite. "Anuarite, ... aime et fais plaisir".
Tout est dit, certes, mais tout reste à faire.

En Jésus, nous trouverons la grâce de la persévérance. "Celui


qui aura tenu jusqu'à la fin, sera sauvé", dit le Seigneur (Mt 24, 13). Ne
craignons rien. Le Seigneur est avec nous. Il sera notre force si nous avons
besoin de force. " Je puis tout en celui qui me rend fort", dit Saint Paul (Phil 4,
13).
Telle est la spiritualité qui doit sous-tendre la vie de nos
enfants. Spiritualité contenue dans les deux devises qui se complètent et qui,
finalement, ne sont plus qu'une.
" Kizito........prenons courage ".
" Anuarite…aime et fais plaisir ".

5. La devise des Anuarite : « AIME ET FAIS PLAISIR »

C’est l’adaptation de la devise de la bienheureuse Anuarite


dans sa vie de religieuse : « Aime et faire plaisir ».

Spiritualité de notre devise : L'AMOUR-SERVICE.


"Anuarite...aime et fais plaisir", telle est la devise de nos Anuarite, un défi
lancé à nos maisons, à nos quartiers, à nos communautés, à nos paroisses,
à nos diocèses, à nos pays par ces jeunes filles de 10 à 15 ans.
12 | P a g e

Une devise inventée par elles ? …Certes pas. Elles l'ont reçue
de leur patronne-protectrice et modèle, Bienheureuse Anuarite. Cette
dernière cherchait toujours à faire plaisir, à servir, à donner la joie à ses
consœurs. Elle est morte martyre parce qu'elle a aimé son Dieu et ses frères
les hommes. Par sa mort, à la suite de son Divin Maître, elle a glorifié Dieu
et a montré à l'homme sa vraie valeur.

Les Anuarite, petites sœurs de la Sœur Anuarite, la


bienheureuse, s'efforceront de suivre l'exemple d'amour et de service de leur
sœur aînée. Chez elles en famille, au quartier, à la paroisse elles chercheront
à donner la joie aux amies, aux frères, aux parents, aux responsables en
rendant humblement service par amour pour Jésus-Christ. Elles feront
chaque jour au moins un "Bon Tour ", mettant ainsi en application le
troisième article de la Loi des KA, avec leurs encadreurs ou seules, à l'école,
dans le quartier, aidant les vieillards, les malades : à la vaisselle, à la lessive,
à faire des petits achats... C'est par ces gestes quotidiens que nous voulons
appliquer notre devise. C'est à cette folie d'amour que nous prétendons.

Nous devons nous aimer les uns les autres comme le Christ
nous a aimés. L'amour de Dieu est le plus grand et le premier
commandement. "Le second lui est semblable" dit Jésus : " Tu aimeras ton
prochain comme toi-même" (Mt 22, 39). Les Anuarite auront ce message du
Christ présent à leur esprit durant toute leur vie.

Si nous aimons et faisons plaisir, nous donnerons la joie à


notre monde. Les aigris souriront, les affamés mangeront, les malades
guériront, les vieillards seront dans la joie, les parents irresponsables seront
confondus, les désespérés retrouveront leur force. Ainsi témoignerons-nous
partout de l'idéal de service, de joie et d'amour qui régissait la vie de notre
chère patronne.

6. Les principes de K.A. : « POPVAP »

Ce sont les qualités que doivent avoir les K.A.


a. Piété : un K.A. est toujours pieux. C’est la dévotion, attachement
aux devoirs et aux pratiques de la religion. Autrement c’est un
13 | P a g e

sentiment humain tels que l’amour pour ses parents, le respect pour
les morts, etc.
b. Obéissance : un K.A. est toujours obéissant. Action de celui, de
celle, qui obéit. C’est la disposition à obéir, habitude d’obéir,
soumission d’esprit aux ordres des supérieurs.
c. Pureté : un K.A. est toujours pur. Qualité d’une chose qui est
pure et sans mélange.
d. Vérité : un K.A. est toujours sincère. Qui est franc, véridique,
qui dit ce qu’il pense, ce qu’il pense réellement.
e. Amour : un K.A. est toujours charitable. Sentiment intense et
agréable qui incite les êtres à s’unir. La charité c’est une vertu
théologale, amour que l’on ressent pour Dieu, pour le bien et pour son
prochain.
f. Persévérance : un K.A. est toujours persévérant. Qui persévère,
qui ne baisse pas les bras devant les obstacles, qui continue de
poursuivre son but.

Pour les retenir plus facilement, nous résumons ces principes


dans le sigle POPVAP comme moyen mnémotechnique. POPVAP ainsi que les
autres vertus conduisent à la sainteté.

7. La Loi des K.A.

Elle est composée de 10 articles qui sont comme des étoiles


qui guident sur le chemin de l'Evangile. En les suivant, les K.A. finiront par
ressembler aux patrons-protecteurs de leurs clans.

1. Le KA vit du Christ ;
2. Le KA est témoin du christ dans toute sa vie ;
3. Le KA aide les autres sans demander ni attendre récompense ;
4. Le K.A. participe activement à la liturgie de sa paroisse ;
5. Le KA est poli et souriant envers tous ;
6. Le KA aide ceux qui sont dans le besoin, surtout les plus faibles ;
7. Le KA évite et écarte les propos qui font du tort ;
14 | P a g e

8. Le KA sème la vraie joie partout où il se trouve ;


9. Le KA prend une part active au développement de son pays par son travail,
sa prière et ses sacrifices ;
10. Le K.A. veut une vie féconde : il transmet la Parole et 1a Vie de Dieu.

8. B. T. = Bon Tour

Pour aller" prendre de l'air", les jeunes de chez-nous disent


littéralement : "je vais faire un tour". Pour les KA, il ne doit pas s'agir de
n'importe quel tour mais bien d'un Bon Tour. C'est dans cet esprit que nous
appelons chacune de nos bonnes actions, BON TOUR (B.T.). Nous affirmons
donc que, même sans devoir" se balader" pour cela, il est possible de faire
son Bon Tour partout où l'on se trouve.

Tout K.A. est appelé à faire chaque jour au moins un B.T. ou


B.A (Bonne Action), avec courage et amour, pour faire plaisir à quelqu'un. Il
doit donc faire son A3 tous les jours, c’est-à-dire appliquer l'article 3 de la loi
des KA. L'esprit du B.T. veut inculquer un sens profond de service gratuit à
la manière de Jésus-Christ.

9. La salutation des KA : "SALAMU - AMANI"

"Salamu-Amani " est une formule de salutation porteuse de


tout un message : celui de la paix, de l'amour, de la fraternité, ... La
motivation profonde de cette formule de salutation l'esprit de "paix" que nous
voulons inculquer aux jeunes.' Le binôme" Salamu-Amani " est en swahili,
langue parlée dans les contrées de vie de nos deux patrons martyrs : KIZITO
(à Lubiri au Buganda) et ANUARITE (dans la province orientale, au Congo).

Le premier élément "Salamu" veut dire salutation, mais une


salutation toute chargée de paix, de bienveillance, d'amour et de prospérité.
Tandis que le deuxième élément ''Amani'', synonyme de "Salama" veut dire la
paix au sens " Shaloom " en hébreu.
15 | P a g e

" Salamu-Amani " devient ainsi, pour les KA, tout un


programme de vie. La paix, nous l'avons gratuitement reçue de Dieu ; il nous
invite à la transmettre tout aussi gratuitement dans le monde. Et la formule
de salutation des KA s'inscrit enfin dans l'esprit de paix que véhiculent les
formules de sa1utation chrétiennes déjà courantes dans l'Eglise du Congo :
"Boboto-Bondeko", "Shaloom"... Dès lors, qui dit "Boboto-Bondeko dit
"Shaloom" et qui dit "Shaloom" dit "Salamu-Amani".

C'est dans cette optique que le jeune KA doit porter en lui


l'espoir d'un monde meilleur en refusant tout ce qui rabaisse l'homme :
l'injustice, la corruption, l'oppression, la dépravation des mœurs, ... en
luttant pour tout ce qui est" noble, juste, pur et beau" ; et en souhaitant à
ses frères, " ce qui est digne d'être aimé, d'être honoré, ce qui s'appelle
vertu...", tout ce qui apporte la paix. "Salamu-Amani" est enfin le témoignage
de notre foi chrétienne dans les dures réalités de la vie quotidienne.

N.B. : Quand on salue plusieurs personnes à la fois, on devrait dire : "


SALAMUNI - AMANI ".

10. L'insigne du clan

C'est une petite lampe en forme de cœur, lampe comme celle


de l'Evangile (Mt. 5,15) qui n'est pas faite pour rester cachée mais" pour
éclairer tous ceux qui sont dans la maison". Elle nous rappelle qu'à l'exemple
de Saint Kizito ou de Bienheureuse Anuarite, nous devons faire rayonner
notre foi en Jésus-Christ et éclairer les autres" par nos Bonnes Actions afin
qu'ils rendent gloire à notre Père des Cieux". On le voit, les KA doivent se
considérer entièrement comme des frères et sœurs cadets des "Bilenge ya
Mwinda".
16 | P a g e

L'insigne du clan

La flamme rappelle évidemment le martyre de nos saints


patrons. Nous la retrouverons d'une manière spéciale, le jour de notre
promesse et de nos passages d'étapes" autour du feu". Elle est pour nous le
symbole du COURAGE et de la JOIE avec lesquels nous voulons suivre le
Christ. Le cœur est le lieu auquel nous devons faire briller la flamme qui
est la parole de vie et la couleur rouge qui est le sang des martyrs.

11. Le style de vie clanique des KA : AM - EX – COR

KIZITO et ANUARITE n'étaient pas des chrétiens solitaires. Ils


faisaient partie d'une communauté avec des "yaya" qui poursuivaient le
même idéal qu'eux. Les K.A. sont donc tous responsables de la bonne santé
du clan et de sa réputation. Pour que le clan soit dynamique et rayonnant,
les KA doivent veiller sur trois points importants :
1. Amitié (AM)

Les KA vivent en vrais amis. Aux jeux, dans les


conversations..., ils évitent les querelles et gardent la joie d'être en famille. Si
l'un d'entre eux est malade ou en deuil, ils lui portent secours. Ils s'efforcent
d'être présents à toutes réunions pour ne pas nuire aux amis de l'équipe ou
au groupe et participent à toutes les activités en obéissant à l'esprit commun
: " Un pour Tous et Tous pour Un".

2. Exécution (Ex)
17 | P a g e

Lorsqu'un ordre est donné, les KA obéissent rapidement et


joyeusement. Quand un rendez-vous est fixé, ils n'y manquent jamais et
arrivent à temps. Ce qu'ils ont promis, ils exécutent. Ce qu'ils ont commencé,
ils l'exécutent jusqu'au bout. Et quand une tâche leur est confiée, Ils mettent
leur fierté à l'exécuter entièrement. Quand Ils ne peuvent pas l'accomplir, ils
en avertissent les responsables.

3. Correction (COR)

Etant tous frères et amis, membres d'un même clan et tous à


l'école de St. Kizito et Bse Anuarite à la suite de Jésus, les KA doivent
s'entraîner les uns les autres à vivre du même esprit KA, et soutenir de leurs
conseils fraternels ceux qui s'en écartent. Un KA accepte sans" bouder "
les remarques qu'on lui fait et tâche de se corriger.

12. Code de vie des KA

Un garçon ou une fille qui veut devenir champion au


sport doit suivre des règles ou un code de vie. Par exemple : éviter de fumer
et de boire de l'alcool, s'entraîner tous les jours, avoir un temps suffisant de
sommeil et bien manger, suivre les conseils d'un entraîneur... Bref, mener
une vie conséquente. En devenant Kizito ou Anuarite, les jeunes décident de
mettre en pratique leurs engagements du baptême (s’ils sont baptisés) ou d'y
accéder, et de se préparer à devenir des hommes ou des femmes selon le
cœur de Jésus Christ. Aussi, dès la première année d'initiation, et surtout
pendant cette première année, ils doivent avoir un programme ou un CODE
DE VIE SPIRITUELLE. Quatre points importants sont à retenir pour cela :

1. Faire tous les jours sa PRIE RE DU MATIN pour offrir à Dieu toutes les
actions de la journée en union avec Jésus-Vivant qui continue à sauver
le monde aujourd'hui encore ;
2. Faire tous les jours au moins un BON TOUR par la charité. La charge
est le signe auquel on reconnaît l'ami (e) de Jésus ;
18 | P a g e

3. Faire tous les jours, le soir, une PRIE RE A NOTRE DU CIEL, la Sainte
Vierge Marie ;
4. Participer tous les dimanches à la MESSE PAROISS et recevoir si
possible l'EUCHARISTIE. Pour ce faire, il faut régulièrement demander
pardon de ses fautes dans la CONFESSION.

Pour s'y aider, chaque K.A. doit faire une grille comme celle
qui suit. Chaque colonne verticale présente un jour de semaine. Chaque jour,
il pourra cocher le carré correspondant à l'action accomplie.

CODE DE VIE DU KA D L Ma Me J V S

Prière du matin
Bon Tour
Messe du dimanche

Communion
Prière à Marie

Quatrième approche : Organisation du clan

L'organisation du clan que nous présentons ici est unique


mais avec deux faces, distinguant ainsi le groupe des garçons de celui des
filles. Ces deux faces d'une même réalité, inspirées de deux expériences
différentes : d'une part, celle des martyrs de l'Ouganda au temps de la
persécution chrétiens de 1885-1886 dans le pays Buganda ; et d'autre celle
de la congrégation diocésaine des Sœurs de Sainte Famille (Jamaa Takatifu)
au temps de la rébellion qui a déchiré le Congo en 1964, en particulier, à
Wamba dans la provinciale orientale. C'est ainsi que sans le forcer, il faudra
toujours voir un certain parallélisme entre chacun des détails de la formation
des deux groupes, surtout dans les différentes appellations par lesquelles
nous faisons revivre aux jeunes l'histoire douloureuse de ces deux groupes.
19 | P a g e

1. Direction primaire du clan (les encadreurs ou yaya des


K.A.)

Chaque clan est dirigé au niveau primaire par quatre


encadreurs : 4 filles pour le clan des Anuarite et 4 garçons pour celui des
Kizito. Ils ont chacun une fonction précise et portent un nom, soit des
martyrs de l'Ouganda, aînés de Kizito (pour les garçons), soit des supérieures
de la sœur Anuarite (pour les filles) : c'est-à-dire les noms des personnes qui
ont joué un rôle important dans le cheminement de la foi et
l'accomplissement du martyre de nos deux héros et patrons.

Voici le nom et la fonction de chaque encadreur :

1.1. MUKASA (garçon) - KASlMA (fille)

Mukasa est le premier responsable primaire du clan des


garçons et Kasima, la première responsable primaire du clan des filles.
Aucun d'entre eux n'est au-dessus de l'autre. Ils ont un rôle égal, chacun
dans son clan, et orientent les rassemblements. Ils s'occupent
particulièrement de la doctrine générale du groupe.

1.2. KAGGWA (garçon) - MEKA (fille)

Ils sont chargés de la prière et des enseignements religieux.


Ils s'occupent donc de la formation religieuse et spirituelle des KA.

1.3. LWANGA (garçon) - KAHENGA (fille)

Ils doivent connaître les coutumes ancestrales, les «» de


comportement, les notions d'hygiène et de civisme, le légendes et contes
qu'ils enseigneront aux KA. Ils s'occupent donc particulièrement de la
formation morale, intellectuelle et civique des KA.

1.4. MULUMBA (garçon) - BAKOMA (fille)


20 | P a g e

Ils doivent connaître les techniques de chasse, d'élevage, de


pêche, de bricolage, d'agriculture, les notions de secourisme ainsi que des
jeux et exercices d'aptitude physique qu'ils apprendront aux KA. Ils leur
apprennent aussi des chants non religieux et d'''animation''. Ils s'occupent
donc de la formation technique des KA.

• Être responsable primaire ne signifie guère être au-dessus des autres


dans le sens d'un chef. Les différents rôles des encadreurs sont
complémentaires. Nul n'est supérieur à l'autre.
• Les clans ne sont pas mixtes. Les Kizito doivent être dirigés par des
jeunes gens dans le cadre des Martyrs de l'Ouganda, tandis que les
Anuarite doivent être diriger par des jeunes filles dans le cadre de la
Sœur Anuarite.
• La formation étant dispensée en langue locale (en général), les KA
appelleront leurs encadreurs par une expression désignant un aîné
(yaya) en plus de leurs noms d'initiation. Ainsi, on parlera de Ya
Mukasa, Ya Meka, en langue lingala par exemple.

2. Aumônerie et assistance spirituelle (les initiateurs des


K.A.)

Le clan est dirigé par un aumônier que nous appelons


MAPERA qui y remplit des fonctions sacerdotales, et par assistante et un
assistant spirituel ou A.S (des adultes mariés ou des religieux non prêtres).
Ils s'occupent de l'ensemble des clans d'une même paroisse et veillent sur la
formation intégrale des KA. Ils veillent aussi à l'application des directives de
la coordination diocésaine des KA en accord avec Commission diocésaine des
jeunes. Les A.S. prendront leur responsabilité devant les encadreurs qui
doivent leur être subordonnés, pour la bonne marche de l'ensemble des clans
de la paroisse et le respect de la hiérarchie et de la discipline paroissiales.
21 | P a g e

N.B. : Les KA ont créé eux-mêmes l'appellation «» pour désigner les religieuses
qui s'occupent d'eux. Cette appellation est aujourd'hui adoptée. Marnera
partage avec Mapera, certaines responsabilités dans le clan.

Autres tâches des A.S., aidés par les encadreurs :

▪ Consacrer toute une réunion à l'enseignement sur le temps fort de la


liturgie dans lequel on se trouve où qui approche ;
▪ A chaque période d'examens ou de proclamation des résultats
scolaires, rappeler le rôle et la nécessité des études et exiger la
communication des résultats obtenus ;
▪ Annoncer à temps les solennités liturgiques, les grandes fêtes du
Seigneur et des Saints ; - Veiller à la culture générale des enfants ...

3. Equipe dirigeante du clan Paroissial ou Scolaire (E.D.)

Elle est composée de tous les encadreurs de tous les clans de


la paroisse (ou établissement scolaire) et des initiateurs : Mapera, Mamera et
assistants spirituels. Cette équipe se réunit une fois le mois de façon
ordinaire, particulièrement pour donner des directives aux encadreurs et
pour préparer les rassemblements ou réunions hebdomadaires des clans.

4. Comité de parents (C.P.)

L'érection d'un comité de parents dans chaque clan paroissial


est vivement recommandée. Le comité de parents sert de trait d'union entre
le clan et les familles naturelles des KA et demeure un soutien pour le bon
fonctionnement du groupe. A ce titre, il devient comme une nécessité étant
donné que parents des KA ont le droit et le devoir de connaître et de suivre
tout ce que font leurs enfants. Ainsi, pourront-ils mieux participer à
l'encadrement de leurs enfants en de dehors de la famille. Il revient aussi à
ce comité de gérer les finances du clan paroissial.

5. Conseil du clan paroissial (C.C.P.)


22 | P a g e

Le responsable de la paroisse, l'aumônier (Mapera), Mamera,


les assistants spirituels, le président de la commission des jeunes, le
président du comité de parents ainsi que tous les Mukasa et Kasima de tous
les clans de la paroisse forment le conseil du clan paroissial. Ce conseil devra
se réunir régulièrement pour juger de la bonne marche des clans, de
préférence une fois le trimestre et extraordinairement chaque fois que le
besoin s'en fait sentir.

6. La composition du clan

Outre les initiateurs et encadreurs, chaque clan est composé


de MABOTA (= familles), c'est-à-dire de petits groupes de plus ou moins 8
Kizito ou 8 Anuarite. D'après le nombre KA, il y aura tel nombre de mabota
dans un clan, le maximum étant 8 mabota.
A la tête de chaque libota, il ya un KA-BOTOMOLO (= aîné).
Les Batomolo sont à choisir parmi les KA de l'étape plus avancée dans le
clan. Chaque libota doit avoir une appellation et peut avoir un insigne
particulier qu'on choisit lors son érection. Possibilités d'appellation : Joie,
Amour, Charité, Miséricorde, Espérance, Unité, Persévérance, Piété,
Obéissance, Pureté, Vérité, Travail, Service. Toutefois, l'ensemble des mabota
doit vivre d'un esprit commun : " Tous pour un, un pour tous". Le fait de
poursuivre un même idéal et de suivre une même formation noue l'unité des
mabota dans le clan. (Cf. AMEXCOR)

7. Les patrons ou protecteurs du clan

Saint Kizito est le plus jeune des martyrs de l'Ouganda (12-


13ans). Ce jeune martyr est pour nous l'ancêtre de tous les clans des
garçons, le premier dans la lignée des jeunes Kizito. C'est lui qui bénéficie de
toutes les grâces, de toute la sagesse et de tous les bienfaits venant du
Seigneur et qui nous les transmet par le biais des responsables du clan.
23 | P a g e

Sœur Anuarite est la religieuse de la congrégation diocésaine


de la Sainte Famille de Wamba, morte martyre pendant la rébellion de 1964
au Congo pour avoir refusé d'agir son vœu de virginité. Comme Saint Kizito,
elle est pour nous l'ancêtre de tous les clans des filles. Par elle nous sont
transmis toutes les grâces, toute la sagesse et tous les bienfaits du Seigneur
par l'entremise des responsables du clan.

8. Organigramme hiérarchique dans le groupe KA

1. Organigramme
JESUS – CHRIST (Idéal)
Saint Kizito et Bse Anuarite (Saints Patrons)
Fondation Kizito – Anuarite (FKA)
Responsables diocésains (Régionaux et Décanaux (Doyenné))
Responsable de la paroisse (Mapera (Mamera), Aumônier)
Conseil du clan (dirigé par Mapera)
Assistants spirituels et Comité de parents
Equipe dirigeante (dirigée par les AS en accord avec le Mapera)
Encadreurs
Garçon et Fille
KA
Kizito et Anuarite

2. Structures

• Représentant au niveau mondial du groupe KA, c’est la fondation Kizito


– Anuarite (FKA) ;
• Organes diocésains de Kinshasa :
❖ Diocésain renvoie à la Diocésaine ;
❖ Décanal renvoie à la Doyenné ;
❖ Paroissial renvoie à la Paroisse.
• Diocésaine :
❖ Mapera général (MAGE) ;
24 | P a g e

❖ Le conseil des Mapera (au niveau décanaux) ;


❖ La coordination diocésaine restreinte ;
❖ La coordination diocésaine élargie.
• Décanal :
❖ Mapera décanal (MADE) ;
❖ Conseil des Mapera paroissiaux ;
❖ Coordination décanaux restreinte ;
❖ Coordination décanaux élargie.
• Paroissial :
❖ Mapera ou Mamera ;
❖ Conseil du clan paroissial ;
❖ Equipe dirigeante ;
❖ Direction primaire ;
❖ Les Mabota (ensemble de 8 KA).

Cinquième approche : les voyages ou étapes de formation

En vue d'aider les KA à marcher vers leur idéal, nous avons


prévu des étapes que nous pensons être réellement significatives pour eux.
Ce sens, nous voulons que les K.A. le trouvent dans le cadre du martyre de
leurs patrons qu'ils veulent imiter. Aussi doivent-ils se comporter dans le
clan et dans la société, comme s'ils étaient en route pour leur propre martyre.
Ils passeront pour cela par des étapes, marchant d'une localité à une autre,
à l'exemple des ancêtres de leurs clans.

Ces étapes que nous appelons VOYAGES sont au nombre


quatre. Nous les désignons sous les noms :

Pour les Kizito : Pour les Anuarite :

1. RUBAGA MAIKA
2. MITIYANA IBAMBI
3. MENGO PAWA-VUBE
4. NAMOUGONGO ISIRO
25 | P a g e

Ce sont les noms de villages, localités ou citées, situées sur le


chemin que suivirent Saint Kizito en Ouganda et Bienheureuse Anuarite au
Congo, ainsi que leurs compagnons, quand ils furent conduits aux lieux de
leur supplice.
Pendant le premier voyage, les Kizito veulent atteindre
RUGAGA et les Anuarite MAIKA, c'est-à-dire pour nous, que les enfants
désirent changer leur vie pour devenir des baptisés conscients et fervents.
D'où le slogan de ce voyage : « LE SALUT EST DANS LA VIE CHRETIENNE ».
Après une année d'enseignements et d'épreuves, ils passeront leur promesse,
c'est-à-dire atteindront RUBAGA ou MAIKA, étape de la première initiation
chrétienne en profondeur.
Là ne s'arrête pas leur initiation car d'autres voyages les
attendent. Ils pousseront leurs efforts plus loin pour atteindre MITIYANA ou
IBAMBI, c'est-à-dire qu'ils veulent aussi assimiler leur foi chrétienne, être
bien initiés et devenir des jeunes qui entraînent les autres vers le bien. C'est
l'étape du rayonnement de la foi et de la bonté. D'où le slogan de la deuxième
étape : « FOI et BONTE ».
L'initiation des KA les conduira ensuite à MENGO ou PAWA-
VUBE, apprenant à devenir des jeunes utiles dans la société, selon les
enseignements et épreuves de ce voyage qui est une étape du témoignage
chrétien. D'où le slogan : « UTILE A LA SOCIETE ».

Il y a enfin un quatrième voyage qui conduira les KA à


NAMOUGONGO ou à ISIRO. C'est au bout de ce dernier voyage, qu'ils
achèveront leur formation de KA par plusieurs épreuves, techniques et
enseignements réservés à cette période d'initiation. Ayant atteint la fin de
celle-ci, les jeunes sortiront du cadre initiatique des KA, après plusieurs
épreuves et conférences clés sur des thèmes choisis, pour poursuivre leur
formation dans un autre cadre. Le quatrième voyage se veut une étape de
l'orientation de la vie sur la voie de la vérité et une étape du don total de sa
vie à Jésus-Christ. Le slogan de notre dernier voyage est : « TOUJOURS AMI
DE LA VERITE ».
26 | P a g e

Ces différentes étapes ne sont pas des grades, mais une


manière qui nous est propre de signifier que les jeunes progressent dans le
clan avec un amour toujours plus ardent. Cette progression, ce sont les KA
eux-mêmes qui la réaliseront et mèneront vers sa fin, par la grâce du
Seigneur et à l’aide de leurs patrons-protecteurs-martyrs.
Ces quatre étapes de l'initiation des KA peuvent être
présentées comme une montée, exigeant de chacune d'elles un effort plus
grand. Le KA " grandit devant le Seigneur" et monte vers son idéal. Ci-
dessous, l'illustration de cette ambition qui, désormais, devrait animer le KA
dans sa croissance intégrale dans le groupe.

Dans
JÉSUS-CHRIST
Avenir Et Idéal
NAMOUGONGO ISIRO
MENGO PAVA-VUBE
MITYANA IBAMBI
RUBAGA MAIKA
Kizito Anuarite
27 | P a g e

CHAPITRE DEUXIEME
MATIERE DE FORMATION ET ENSEIGNEMENTS

Cette partie de notre manuel fournit à l'encadreur le résumé


de ce qu'il doit apprendre aux KA. Il s'agit donc d'un "Dénominateur commun"
pour tous les KA. Sous la direction de Mapera et des assistants spirituels, ce
programme peut être adapté selon les réalités du milieu et du moment et
peut être complété de sorte qu'il réponde à des besoins précis et forme les KA
en vue de notre idéal commun : "Devenir homme selon le cœur de Jésus ".

La matière de formation est répartie selon quatre centres d’intérêt :


• La formation DOCTRINALE (l'ensemble des notions et idées
particulières aux KA), à donner par MUKASA et KASIMA ;
• La formation RELIGIEUSE et SPIRITUELLE par KAGGWA et MEKA ;
• La formation MORALE, INTELLECTUELLE et CIVIQUE par LWANGA
et KAHENGA ;
• La formation TECHNIQUE et PRATIQUE mais aussi INLLECTUELLE
par MULUMBA et BAKOMA.

Cet ensemble d'enseignements est réparti en quatre voyages -


comprenant chacun 30 leçons. Celles-ci seront de mêmes réparties entre les
encadreurs de telle façon que chacun d'eux s'occupe d'un voyage par réunion
(au moment de la leçon du jour).

De point de vue de la matière proposée, l'année initiatique de


KA s'étend sur dix mois. Et il est prévu trois leçons par mois (sauf imprévu),
soit trente leçons par année. Ceci permet de consacrer une réunion
hebdomadaire par mois, ainsi que les deux mois de "vacances", à des
activités autres que la matière prévue dans ce manuel.
28 | P a g e

DISPOSITION DES YAYA PAR VOYAGE

LECO 1ère VOYAGE 2ème VOYAGE 3ème VOYAGE 4ème VOYAGE


NS RUBAGA/ MAIKA MITIYANA/ MENGO/ PAWA- NAMOUGONGO/
DU IBAMBI VUBE ISIRO
JOUR

1. Muk/ Kas Kag/Mek Lwa/ Kah Mul/ Bak


2. Mul/ Bak Muk/ Kas Kag/ Mek Lwa/ Kah
3. Muk/ Kas Mul/ Bak Lwa/ Kah Kag/ Mek
4. Muk/ Kas Lwa/ Kah Mul/ Bak Kag/ Mek
5. Muk/ Kas Kag/ Mek Mul/ Bak Lwa/ Kah
6. Mul/ Bak Muk/ Kas Kag/ Mek Lwa/ Kah
7. Muk/ Kas Lwa/ Kah Kag/ Mek Mul/ Bak
8. Muk/ Kas Kag/ Mek Mul/ Bak Lwa/ Kah
9. Muk/ Kas Mul/ Bak Lwa/ Kah Kag/ Mek
10. Kag/ Mek Lwa/ Kah Muk/ Kas Mul/ Bak
11. Muk/ Kas Mul/ Bak Kag/ Mek Lwa/ Kah
12. Muk/ Kas Mul/ Bak Lwa/ Kah Kag/ Mek
13. Kag/ Mek Lwa/ Kah Muk/ Kas Mul/ Bak
14. Kag/ Mek Lwa/ Kah Mul/ Bak Muk/ Kas
15. Lwa/ Kah Mul/ Bak Kag/ Mek Muk/ Kas
16. Kag/ Mek Lwa/ Kah Muk/ Kas Mul/ Bak
17. Lwa/ Kah Mul/ Bak Muk/ Kas Kag/ Mek
18. Lwa/ Kah Mul/ Bak Kag/ Mek Muk/ Kas
19. Muk/ Kas Kag/ Mek Mul/ Bak Lwa/ Kah
20. Kag/ Mek Lwa/ Kah Muk/ Kas Mul/ Bak
21. Lwa/ Kah Mul/ Bak Muk/ Kas Kag/ Mek
22. Lwa/ Kah Kag/ Mek Mul/ Bak Muk/ Kas
23. Mul/ Bak Kag/ Mek Lwa/ Kah Muk/ Kas
24. Kag/ Mek Mul/ Bak Muk/ Kas Lwa/ Kah
25. Kag/ Mek Muk/ Kas Lwa/ Kah Mul/ Bak
26. Muk/ Kas Kag/ Mek Mul/ Bak Lwa/ Kah
27. Lwa/ Kah Muk/ Kas Kag/ Mek Mul/ Bak
28. Mul/ Bak Kag/ Mek Muk/ Kas Lwa/ Kah
29. Lwa/ Kah Mul/ Bak Kag/Mek Muk/ Kas
30. Kag/ Mek Muk/ Kas Mul/Bak Lwa/ Kah
29 | P a g e

A. PRORAMME DU PREMIER VOYAGE : LA ROUTE DE


RUBAGA ET DE MAIKA

1ère Leçon : Que veut dire être KA ? - Historique et cadre


initiatique (par MUKASA et KASIMA)

Voir Chapitre I, Introduction, 1ère approche, 3ème approche (points 1 et 2).

Plan de la leçon :
1. - Que veut dire être KA ? (Extension des lettres)
- Que veut dire être KA ? (Définition de l’être)

2. Historique du groupe K.A (En général et du clan dans lequel on se


trouve).
- Les principales dates
- Les lieux focaux

[Link] initiatique (à commenter)

2ème Leçon : Les signaux de rassemblement (par MULUMBA et


BAKOMA) Sur la Route de RUBAGA et de MAIKA
Par ces signaux, les encadrés sauront comment se rassembler
dès que l'encadreur les appelle (soit par des coups de sifflet, soit par
battement des mains). C'est donc à l'encadreur de prendre une des positions
ci-dessous selon la forme qu'il pense être la mieux indiquée pour le
rassemblement. Aux KA, il reviendra de l'interpréter pour se placer selon
l'ordre donné par la position de l'encadreur.

1. Définition des concepts


- Signaux : Signe servant d’avertissement
- Rassemblement : Action de rassembler ce qui est séparé
30 | P a g e

- Signaux de rassemblement : Ensemble de signes qui nous permettent


de rassembler les K.A.
2. Moyens de rassemblement
Nous avons deux moyens de rassemblement à savoir :
- Le sifflet ;
- Les Battement des mains.

• Quand l’encadreur siffle ou bat les mains, les K.A doivent venir là où il se
trouve et attend le prochain ordre.
• Par ces signaux, les encadrés sauront comment se rassembler dès que
l’encadreur les appelle.
3. Nous avons 7 signaux de rassemblement à savoir :

3ème Leçon : Qu'est-ce qu'un clan ? - La salutation des K.A (par


MUKASA et KASIMA) Sur la Route de RUBAGA et de MAIKA

Voir Chapitre 1, 3ème approche (points 3 et 9)

Plan de la leçon :
1. Qu'est-ce qu'un clan ? (Sens large et strict)
31 | P a g e

2. Salutation des K.A : « SALAMU – AMANI »


- Donner la salutation des K.A :
- Préciser son sens :
- Indiquer son origine :
- Mode de salutation (Individuel et collectif) :

4ème Leçon : Les devises des K.A. (par MUKASA et KASIMA)


Voir Chapitre 1, 3ème approche (points 4 et 5) + ci-dessous.

D'après Larousse, la devise est une phrase brève ou quelques


mots résumant un idéal, exprimant une pensée, une règle de vie ou de
conduite.

5ème Leçon : Les voyages des KA avec insistance sur la


signification et le slogan du premier voyage (par MUKASA et
KASIMA)
Voir Chapitre l, 5ème approche.

Plan de la leçon :
- Les voyage des K.A (Définition, nombre, dénominations et origine)
- Signification du 1er voyage (à commenter et à aider à atteindre)
- Slogan du 1er voyage (à commenter et à corroborer avec la signification)

6ème Leçon : Enseignement pratique : Comment cirer les


chaussures (par MULUMBA et BAKOMA) Sur la Route de
RUBAGA et de MAIKA

1. Définition : le cirage est l’action de cirer ou le résultat de cette action.


Ce mot vient du verbe cirer qui veut dire enduire ou flotter la cire. Le
cirage est donc une pâte ou une crème à base de cire, qui sert à rendre
luisants les objets de cuir.
32 | P a g e

2. Sortes de cirage :

Nous avons deux sortes de cirage : le cirage en crème et le cirage liquide.

3. Couleurs de cirage :
Ils existent 4 couleurs de cirage :

- Cirage Neutre ;
- Cirage Rouge Bordeaux ;
- Cirage Noir ;
- Cirage Chocolat.
4. Matériels pour cirer :
- Cirage ;
- Brosse ;
- Chiffon ;
- Chaussure.
5. Comment cirer :
- Couvrez votre zone de travail ;
- Frottez les chaussures avec un linge doux et propre ;
- Appliquez le cirage en faisant des mouvements avec la brosse ;
- Laissez sécher le cirage et mettez une deuxième couche si besoin ;
- Brossez la chaussure ;
- Prenez le chiffon doux, propre et passez sur la chaussure pour le
rendre luisant.
33 | P a g e

7ème Leçon : Les principes et l'insigne des KA (par MUKASA et


KASIMA) Sur la Route de RUBAGA et de MAIKA
Voir Chapitre l, 3ème approche (point 6 et la)

8ème Leçon : La loi des KA (par MUKASA et KASIMA) Sur la


Route de RUBAGA et de MAIKA
Voir Chapitre 1, 3ème approche (point 7)

9ème Leçon : Le style de vie clanique et le code de vie des KA


(par MUKASA et KASIMA) Sur la Route de RUBAGA et de MAIKA
Voir Chapitre l, 3ème approche (points 11 et 12)

10ème Leçon : La vie de Jésus (par KAGGWA et MEKA) Sur la


Route de RUBAGA et de MAIKA
QUI EST JESUS ?
Jésus est le fils de Dieu envoyé sur terre il y a 2000 ans pour
sauver les hommes. Il est né à Bethléem, dans la région de Judée, d'une
vierge du nom de Marie. L’histoire de sa vie et de sa mort est racontée dans
quatre livres, les évangiles, écrits peu de temps après sa mort.

Durant toute sa vie terrestre, Jésus n'a fait que du bien. Il a


guéri des malades, il a pardonné les péchés, il a nourri les foules, il a
ressuscité les morts, il a montré aux hommes le vrai amour, il a enseigné à
tous les hommes que Dieu, son Père est aussi leur Père.,. Par sa vie, il nous
a montré comment il faut vivre en fils de Dieu. Nombreux sont ceux qui ont
refusé de l'écouter : certains d'entre eux l'ont mis à mort, comme un
malfaiteur, sur la croix. Dieu ne l'a cependant pas abandonné à la mort.
Mais, en le ressuscitant, Il nous a montré que Jésus a vaincu le monde et le
péché : il est le chemin, la vérité et la vie.

LA NAISSANCE DE JESUS ET SA VIE JUSQU'A 30 ANS : LA VIE


CACHEE
34 | P a g e

Voici comment Jésus est né. Marie, sa mère, fut visitée par
l'ange Gabriel qui lui annonça qu'elle sera enceinte et mettra au monde, par
la grâce du Saint-Esprit, un enfant du nom de Jésus. Marie accepta avec
amour et foi cette proposition de l'ange de Dieu (Lc 1, 26-38). Se rendant à
Bethléem, la ville de David, ancêtre de Joseph, pour le recensement selon
l'ordre de César-Auguste, empereur de Rome, Marie et son époux, Joseph,
firent un voyage fatiguant. La ville étant pleine de monde venu pour se faire
recenser, Joseph et Marie ne trouvèrent pas de place dans les maisons
d'accueil. Ils s'installèrent pour la nuit dans une étable (Lc 2, 1-7). C'est là
que Marie mit au monde l'enfant Jésus. Des bergers, puis les mages venus
de loin, arrivèrent pour adorer l'enfant Jésus (Lc 2, 16-20. C'est cet
événement que nous commémorons le jour de Noel.
Quarante jours après la naissance de Jésus, ses parents
l'amenèrent au temple de Jérusalem pour le présenter au Seigneur comme
prescrit dans la loi de Moïse. L'Esprit Saint donna à Siméon, homme juste et
pieux, de venir au temple et de reconnaître en cet enfant, l'envoyé du
Seigneur qui vient sauver le monde (Lc 2, 22-32). La prophétesse Anne aussi,
se trouvait au temple servant le Seigneur jours et nuits (Lc 2, 36-38).
A 12 ans, Jésus monta à Jérusalem avec ses parents. Assis
au milieu des Docteurs de la loi, les écoutant et leur posant des questions, il
les impressionna par son intelligence (Lc 2, 41-50). Quand il eut trente ans,
il quitta Nazareth et sa mère. Il y avait alors au bord du Jourdain en Judée,
un prophète : Jean Baptiste, "celui qui crie dans le désert" (Mat 3, 1-3). Jésus
alla chez lui pour recevoir le baptême. Comme il sortait de l'eau, une voix se
fit entendre : "Tu es mon fils bien-aimé, en toi j'ai mis tout mon amour" (Mat
3, 16-17). A ce signe, Jean reconnut que Jésus était le Messie.

11ème Leçon : L'organisation du clan. Les encadreurs (par


MUKASA et KASIMA)
Voir Chapitre l, 4ème approche (points 1 et 2).
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12ème Leçon : L'organisation du clan. Les Initiateurs (par


MUKASA et KASIMA)
Voir Chapitre l, 4ème approche (points 3 à 8).

13ème Leçon : La vie publique de Jésus (par KAGGWA et MEKA)


Sur la Route de RUGABA et de MAIKA
C'est par son baptême que Jésus commença sa mission. Il
parcourait les villes et villages, annonçant la Bonne Nouvelle de l'Evangile et
se faisant des amis. Très tôt, il s'est choisi un groupe de disciples : Il vient
avec moi, leur dit-il, et je ferai de vous pêcheurs d'hommes ". Il en établit
douze comme apôtres. Il s'agit de : Simon-Pierre, Jacques, Jean, André,
Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Thaddée, Jacques fils d'Alphée,
Simon Il le nationaliste ", Judas Iscariote. C'est désormais avec ce groupe
qu'il partagera sa vie et son travail.
Durant toute sa vie publique, Jésus n'a fait que du bien. Il a
donné à boire aux invités de la fête de Cana ; il a guéri les malades ; il a
multiplié du pain et du poisson pour les foules ; il a ressuscité des morts ; il
a chassé les démons ; il a pardonné les péchés ; il a manifesté son amour
pour les hommes… Oui, Jésus leur a fait beaucoup de bien.
Aussi, Jésus s'est efforcé par ses discours et paraboles, de
nous dire qui est-il, pourquoi il est sur terre, de qui il est le messager et le
fils, quel est le message qu'il est venu nous apporter, et ce qui nous attend
après la mort.
Mais les hommes ne l'ont pas écouté. Judas Iscariote, son
disciple et ami l'a trahi. Il est mort crucifié au milieu de deux voleurs. Ce fut
sous le règne de l'empereur romain Tibère (14-37) et d'Hérode, le tétrarque
de Galilée. Jésus passa par le jugement de Caïphe (grand prêtre), puis de
Pilate et d'Hérode. Pilate démissionna de l'affaire en disant : Il Je ne suis pas
responsable du sang de cet homme : cela vous regarde Il et cela après que sa
femme lui fit part de ce qu'elle vit en songe (Mt 27,19). Les Juifs le saisirent
alors, le crucifièrent en se moquant de lui. Le troisième jour après sa mort,
Jésus ressuscita des morts comme prévu dans les Ecritures. Il est apparu à
36 | P a g e

plusieurs personnes et à ses disciples qu'il envoya dans le monde entier,


prêcher la Bonne Nouvelle et baptiser au nom du Père et du Fils et du Saint-
Esprit.
C'est sur cette note que se termina une certaine forme de
manifestation de Jésus avec son corps visible. " Et il fut enlevé au ciel" (est
l’Ascension), nous dit l'Ecriture. Les disciples retournèrent à Jérusalem et
après avoir reçu le don de l'ES-PRIT que Jésus leur avait promis, ils partirent
par toute la terre annoncer la Bonne Nouvelle.
Textes bibliques

Lc 1, 26-38 Mc 1, 1-14 Mt 8, 5-13 Jn 11, 1-53


Lc 2, 1-21 Jn 1, 19-34 Mc 4, 35-41 Mc 1, 21-27
Mt 2, 1-12 Mt 4, 18-22 Jn 6, 1-15 Mc 2, 1-11
Lc 2, 22-39 Mc 1, 16-20 Lc 7, 11-17 Mc 10, 13-16
Lc 2, 41-52 Mc 3, 13-19 Mc 5, 21-43 Mt 25,31

14ème Leçon : La prière (par KAGGWA et MEKA) Sur la Route de


RUGABA et de MAIKA
La prière est un dialogue entre Dieu et nous-mêmes. On
distingue généralement quatre formes de prière :
- La prière d'action de grâce pour remercier Dieu pour ses bienfaits ;
- La prière de louange pour reconnaître et adorer la grandeur de Dieu ;
- La prière de demande de pardon des péchés ;
- La prière de demande pour solliciter ce qui est nécessaire ou utile à
notre prochain ou à nous-mêmes.
A travers les Ecritures, nous avons des modèles. Le plus grand
est Jésus, fils du Père, l'intercesseur et médiateur miséricordieux. Durant sa
vie terrestre, il a présenté à son Père prières et supplications, et il a été
exaucé pour sa piété (Héb 5, 7). Il priait dans les déserts ou sur les
montagnes (Lc 6, 12 ; Mt 14, 23). Il priait là où il se trouvait, dans les mille
circonstances de la vie (Jn 6,11 ; Jn Il,41-42 ; Lc 23, 34-46).
37 | P a g e

Un jour, un de ses disciples a dit :" Seigneur, apprends-nous


il prier ". Et Jésus leur apprit le " Notre Père" (Pater Noster) (Lc 11, 1-4 ; Mt
6, 9-13).

A la prière de Jésus, nous devons unir la nôtre. A travers


différents textes de l'Evangile, Jésus nous incite à la prière : Jn 15, 16 ; Lc
11, 9-13 ; Lc 18, 1 ; Mc 14, 38 ; Lc 21, 36 ; Mt 9, 37-38 ; Mc 9, 29....Aussi,
connaissant la nécessité de la prière dans la vie de l'homme, Jésus nous
invite à la prière personnelle (Mt 6, 6) et à la prière communautaire (Mt 18,
19-20).
A la suite du Maître, les Apôtres et les premiers chrétiens se
montrèrent" assidus à la prière" (Ac 6, 4 ; Ac 2, 42 ; Eph 5, 19-20 ; Phil 4, 6
; 1 Thes 5, 17). Les KA doivent également suivre cet exemple. Car la prière
est nécessaire pour la vie de notre âme, comme la respiration pour notre
corps. Notre âme a besoin de Dieu, de même que notre corps a besoin d'eau,
de nourriture et d'oxygène. Allons-nous l’asphyxier ?
La prière peut être charité pour le prochain. Elle peut aussi
être apostolat. L'efficacité de la prière vaut non seulement pour celui qui prie,
mais aussi, dans une mesure que nous ne pouvons calculer, pour d'autres,
pour ceux à l'intention de qui nous prions. La prière est ainsi une façon
d'aimer, l'art de la charité spirituelle.
C'est pourquoi les KA seront "des enfants de prières ". Ils ne
prieront pas seulement pour eux mais aussi et surtout pour leurs parents,
amis, encadreurs et initiateurs, pour l'Eglise, pour les autorités
ecclésiastiques et politiques, pour les malades, les prisonniers, les pauvres,
les malaimés.

15ème Leçon : Les Saints patrons des Kizito (par LWANGA et


KAHENGA) (cfr résumé) Sur la Route de RUBAGA et de MAIKA

I. Présentation du royaume du Buganda


L’ancien royaume du Buganda est une partie de l’Ouganda
actuel, à l’instar de l’ancien royaume Kongo qui est une partie de l’actuelle
R.D.C.
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Outre le Buganda, l’actuel Ouganda comprend les anciens


royaumes du Bunyoro, Toro, Ankole, Karagwe et plusieurs districts du Nord
et de l’Est qui n’étaient pas organisés en royaumes avant l’établissement du
protectorat Britannique.
II. Récit historique des saints patrons
1. JOSEPH MUKASA

Joseph MUKASA, le premier des martyrs du BUGANDA, avait


été introduit à la cour du roi à l’âge de 16 ans, par sa tante paternelle, une
des favorites du roi MUTESA. Ce dernier apprécia vite les belles qualités de
MUKASA, et l'établit officier des pages chargés de l'entretien de sa propre
demeure. Il le surnomma BALIKUDDEMBE, ce qui signifie : ils sont en paix
(sous-entendu : ceux qui vivent avec lui). Les pages du roi lui donnèrent le
surnom moqueur de « NNYONDO », à cause de son nez droit et long. On le
nommait aussi : KIRIMANYI, le fort, parce qu'il pouvait soulever des objets
très lourds d'un seul bras.
Il fut baptisé le 30 avril 1882, en même temps que son ami
André KAGGWA.
MWANGA aimait beaucoup MUKASA BALIKUDDEMBE, le
chef des chrétiens de la cour : il le considérait comme son aîné (MUKASA
avait cinq ou six ans de plus que le roi), il l'aimait comme son ami depuis
toujours et le prenait aussi quelque peu comme son allié, du fait que
MUKASA avait supporté la maladie de son père. Il tenait compte de ses avis
en ce qui concerne les quatre cents pages et tous les services de la maison
royale. Ainsi il le nomma majordome du palais, et il lui demanda de l'avertir
si jamais il commettrait une action indigne d'un roi.
Sur le conseil de Joseph MUKASA, MWANGA autorisa les
missionnaires de revenir. Le Père LOURDEL, le Père GIRAUD et le Frère
AMANS rentrèrent à RUBAGA le 15 juillet 1885.
Pour empêcher le mal, Joseph MUKASA envoyait les pages
chrétiens menacés ailleurs, à d'autres services, de sorte qu'ils soient absents
lorsque le roi les désirait parce que MWANGA était un inverti et depuis
39 | P a g e

longtemps s'adonnait à l'homosexualité et il évité qu’on le pousse à faire des


propositions honteuses.
Il faut ajouter qu'auparavant Joseph MUKASA était intervenu
en faveur de HANNINGTON, l'évêque ANGLICAN, lorsque le roi avait décidé
de le tuer.
Comme il supporta mal ces médicaments et qu'il passa une
très mauvaise nuit, il s'imagina que MUKASA cherchait à l'empoisonner pour
venger la mort de l'évêque ANGLICAN. Appelé au chevet du roi, Joseph
chercha à le calmer, mais en vain. Le roi l'accusa de complicité avec les
Européens qui voulaient le tuer et le remplacer par un autre prince.

Joseph MUKASA comprit que son sort était décidé. Il alla à la


mission assister à la messe et communia. A la sortie de l'église, un page du
roi l'appela et il fut arrêté et conduit devant le roi. Celui-ci s'adressa au
KATIKKIRO qui fit venir MUKAJANGA, un des chefs -bourreaux pour arrêter
et lier Joseph. MUKAJANGA estimait Joseph et hésita à l'exécuter. Mais
comme le KATIKKIRO insistait, Joseph se mit en route sans être lié. Arrivé
au lieu de supplice, BALIKUDDEMBE chargea MUKAJANGA d'un dernier
message : " Tu diras à MWANGA de ma part, qu'il m'a fait tuer sans raison,
mais que je lui pardonne. Cependant, qu'il se repente, car s'il ne se repent
pas, je plaiderai avec lui au tribunal de Dieu". Il fût décapité, avant de le
brûler. Mort à l’âge de 26 ans à MENGO un certain 15 novembre 1885.

2. CHARLES LWANGA

A la mort de Joseph MUKASA, il remplaça ce dernier comme


chef des pages chrétiens au LUBIRI pour protéger la vertu des pages. Chef
du palais d’audience (BULANGE), il s’arrangeait pour que les pages chrétiens
sollicité par le KABAKA en vue de ses désirs impurs soient envoyés à des
services lointains.

MWANGA constata qu'un certain nombre de pages avaient


profité de son absence pour aller prier. Cela le mit dans une forte colère
Comprenant le danger, Charles LWANGA et André KAGGWA ordonnèrent aux
40 | P a g e

plus jeunes de se mettre à l'abri. Eux-mêmes restèrent courageusement à


leur poste.

Au petit jour, Charles LWANGA réveilla les pages encore


catéchumènes : MUGAGGA, GYAVIRA, KIZITO, MBAGA TUZINDE, WERABE,
et, après leur avoir brièvement rappelé les enseignements de Mapéra, il les
baptisa.

Charles LWANGA se leva le premier : " Sebo KABAKA, dit-il, ce


dont on a pleine conscience, il est impossible de ne pas l'avouer" ! et se mirent
en route. Arrivé à NAMOUGONGO, Charles LWANGA, arrange lui-même son
bûcher et s'y coucha par-dessus. On mit alors le feu au bois à partir des
pieds. " Tu me brûles, mais c'est comme si tu versais de l'eau pour me laver
", disait-il à SENKOLE, un des chefs-bourreaux. On le brûlait lentement et il
priait. Vers la fin, il dit encore à son bourreau : " Maître, comme je serais
heureux si, toi aussi, tu embrassais un jour la religion". On se moquait des
chrétiens, mais ceux-ci répondaient : "Oui, vous allez brûler nos corps ; mais
notre âme, la brûlerez-vous " ? Mort à l’âge de 26 ans, le 03 juin 1886 à
NAMOUNGONGO qu’il fut brûlé vif dans un bûcher seul.

3. ANDRÉ KAGGWA

Il n’était pas un BAGANDA. Originaire du royaume de


BUNYORO, il a été razzié par l’armée du BUGANDA et donné comme esclave
au KABAKA MUTESA à l’âge de 17 ans. Au vu de son comportement et du
succès qu’il avait auprès des autres, le KABAKA le nomma responsable des
tambours et ensuite, chef de la fanfare royale.

Il fut baptisé le 30 avril 1882, en même temps que son ami


Joseph MUKASA. André KAGGWA été le chef de la seigneurie spécial que
MWAMGA créa où ils pouvaient pratiquer ouvertement leur religion.

Charles LWANGA et André KAGGWA ordonnèrent aux plus


jeunes de se mettre à l'abri du début des massacres des chrétiens. Eux-
mêmes restèrent courageusement à leur poste.

MWANGA qui aimait KAGGWA, ne l'avait pas convoqué comme


les autres pages chrétiens du LUBIRI, pour être condamné au grand bûcher
41 | P a g e

car il voulait l'épargner. Mais le KATIKKIRO, ennemi personnel d'André,


persuada le roi de le lui céder. Sur ordre du KATIKKIRO, il est arrêté et il fut
livré aux bourreaux : ils lui coupèrent un bras droit pour l'apporter au
KATIKKIRO ; ensuite ils l'achevèrent en lui coupant la tête, puis les autres
membres qu'ils jetèrent dans les broussailles. Mort à 30 ans à MUNYONYO,
le 26 mai 1886.
4. MATTHIAS MULUMBA

Comme André KAGGWA et certains martyrs, il n’était pas du


BUGANDA. Razzié par l’armée du BUGANDA à l’âge de 12 ans avec sa mère.
Il est donné comme esclave à un certain MUGATTO. Gentil et serviable, ce
dernier l’éleva comme son propre fils.
Un jour il reçoit le nom de MULUMBA qui veut
dire « Courageux » puis, devant l’assistant du gouverneur de la province de
SINGO. Par-là, il fait la connaissance de Noé MAWAGGALI et Luc
BANABANKINTU.
Le 26 mai 1886, alors qu’il venu d’assister à la messe et
recevoir des instructions à la mission avec Luc BANABANKITU, tous deux
sont convoqués par le KATIKKIRO devant qu’ils défendaient toujours leur foi
chrétienne.
Ce dernier décida qu’on les amène et qu’ils soient tués. Mise
en route pour rejoindre NAMOUGONGO, non loin de MITIYANA (près de
KAMPALA), Mathias MULUMBA pris de fatigue, refusa d'avancer et supplia
qu'on le tue. On lui transperça le cœur, puis on lui coupa les bras et les
jambes que l'on jeta. Mutilé le 27 mai 1886, mort a 50 ans le 30 mai 1886
après 3 jours d’agonie. Il été plus âgé que les autres martyrs.
5. KIZITO (JEAN-BAPTISTE)

Le plus jeûne de tous les martyrs de l’OUGANDA. Il était page


à la cour du KABAKA. Le 25 mai 1886, sentant le danger venir, il s’était rendu
à la mission, chez le Père Simon LOURDEL, pour se faire baptiser. Mais ce
dernier refusa conformément à la loi de deux ans obligatoires du
catéchuménat.
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Siméon SEBUTTA et Denis KAMYAKA partirent se réfugier à


la Mission. En chemin, ils rencontrèrent KIZITO, encore plus jeune qu'eux,
qui ignorait ce qui s'était passé au LUBIRI. Ils le mirent au courant de la colère
de MWANGA et du début des massacres des chrétiens. KIZITO n'approuva
pas leur dessein de se sauver.

- Vous vous sauvez ! s'étonna-t-il. Où allez-vous ? Ne pas rester fidèle à


ses serments, c'est se parjurer !
- Nous allons chez MAPÉRA, dit l'un d'eux.
- Et moi, répondit KIZITO, je retourne au LUBIRI.
Il les quitta et rentra au palais.
Au petit jour, Charles LWANGA réveilla les pages encore
catéchumènes : MUGAGGA, GYAVIRA, KIZITO, MBAGA TUZINDE, WERABE,
et, après leur avoir brièvement rappelé les enseignements de MAPÉRA, il les
baptisa. Les néophytes furent remplis de joie, Kizito surtout rayonna ; depuis
si longtemps, il désirait le baptême ! Ses vœux étaient comblés...
Il fut le premier à tenir la main de Charles LWANGA et tous
deux marchèrent à la tête du groupe, avec une joie inexplicable et une foi
inébranlable, jusqu’au lieu de supplice. Toujours joyeux et ne se plaignant
du martyre aucune fois, réitérant son souhait de mourir pour le CHRIST, il
fut brûlé vif au grand bûcher de NAMOUGONGO, le 03 juin 1886 à l’âge de
14 ans avec les autres martyrs, alors que ses amis Siméon SEBUTTA, Denis
KAMYAKA et Charles WERABE furent gracié.

16ème Leçon : Le Magnificat (par KAGGWA et MEKA) Sur la


Route de RUBAGA et de MAIKA

Hymne de louange et d'action de grâce pour les hauts faits de


Dieu dans l'histoire du salut, composé de citations et de souvenirs de l'Ancien
Testament. Marie, mère de Jésus, se situe dans le prolongement de l'Israël
ancien. Ce que Dieu a fait autrefois, atteint maintenant sa plénitude et son
accomplissement. L'ordre établi et l'échelle de valeurs régnant dans le monde
sont littéralement révolutionnés (Lc 1, 52). Les petits dont parle le Magnificat,
sont les pauvres en esprit dont parle Jésus dans les béatitudes. Etant
43 | P a g e

l'humble par excellence, Marie est choisie comme Mère du Messie. En même
temps, Saint Luc la présente comme le type de la communauté chrétienne
de la fin des temps. Dans l'esprit, Marie voit les générations futures qui la
proclameront Bienheureuse. Elle est la mesure de la pauvreté béatifiant, de
l'humilité élevée devant Dieu.

Cantique de la Vierge Marie :


= Le Magnificat =

Réf : LE SEIGNEUR FIT POUR MOI DES MERVEILLES, SAINT EST SON NOM
!
1. Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon sauveur :
2. Il s'est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me
diront Bienheureuse.
4. Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son nom !
5. Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
6. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes ;
7. Il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles ;
8. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
8. Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour ;
9. De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à
jamais.

17ème Leçon : La vie de la sœur Anuarite (par LWANGA et


KAHENGA) Sur la Route de RUBAGA et de MAIKA
Anuarite Nengapeta est née le 29 décembre 1941 à Wamba
dans la province orientale du Congo-Kinshasa. Son père s'appelle AMISI
BATSHURU BATOBOBO et sa mère ISUDE Julienne. Elle fut baptisée quand
elle avait plus ou moins deux ans, en même temps que sa mère et quelques-
unes de ses sœurs. Elle fut vraiment une fille de son peuple.
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Anuarite ne fut pas brillante du point de vue des études mais


ses supérieures reconnaissent qu'elle avait une bonne volonté et s'appliquait
intensément à son travail intellectuel, surtout que réussir aux études fut,
entre autres, une condition à son entrée au couvent. Ceci fut en effet son rêve
depuis l'enfance bien qu'il ne trouvât pas toujours un écho favorable auprès
de sa mère, restée seule responsable de la famille, le papa ayant abandonné
le foyer.
L'entrée d'Anuarite dans la vie religieuse est considérée par
certains témoins comme une" fuite". Elle se rendit à Bafwabaka ou se trouvait
le noyau central de la Congrégation de la Sainte Famille, sans une
autorisation ferme. Elle fit son entrée au probandat en 1955, au postulat en
1956 et au noviciat en 1957. Elle fera sa première profession le 05 août 1959
et renouvellera ses vœux temporaires jusqu'à sa mort. Son nom en religion
est Sœur Marie Clémentine.
Pendant sa vie de religieuse, Anuarite fut légionnaire et avait
une dévotion toute particulière à la Vierge Marie. On raconte d'autre part
qu'elle fut d'une force physique quelque peu étonnante pour une fille.
Souvent, elle utilisait cette force pour secourir les faibles. Parmi d'autres
charges et responsabilités, elle fut enseignante (monitrice) et surveillante
d'école et d'internat des filles, fonction qu'elle exerça avec compétence et
dévouement. A l'internat, elle prit en charge un groupe de Xavériennes. En
outre, Anuarite ne faisait pas de distinction des gens. Elle était l'amie des
faibles, particulièrement des délinquantes qu'elle s'efforçait de convertir
malgré le désaccord de ses supérieures à ce sujet précis. Pourtant ; cela ne
fut pas une désobéissance car elle savait se justifier et savait ce qu'elle voulait
(et le réalisait aussi). De fait, facilement elle entrait en dialogue avec ses
supérieures à qui elle donnait même de bons conseils sans complexe et de
façon bienveillante.
Dans sa vie au couvent, Anuarite s'est donné comme devise :
" SERVIR ET FAIRE PLAISIR". C'est ainsi qu'elle se dépensait totalement et
se présentait comme volontaire pour rendre service aux autres à la cuisine,
à la sacristie, au travail manuel ; elle savait aussi faire de petites surprises
aux autres pour les rendre heureuses. Cela n'empêche pas qu'elle savait
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parfois aussi les réprimander quand elles devenaient négligentes : elle


participait ainsi à leur éducation et leur formation. Ainsi se passa sa vie
jusqu'en 1964, à une époque où le pays, était déchiré par une sanglante
rébellion.

La rébellion dans la Province orientale du Congo-Kinshasa


n'épargna pas les religieuses de la Sainte Famille. Le 29 novembre 1964, alors
qu'elles étaient à table, elles durent interrompre leur repas de midi : les
rebelles s'emparèrent de leur maison, criant, gesticulant, sautant par les
fenêtres, cassant et renversant des objets. Ils commencèrent par se partager
le reste du repas des sœurs. Ils étaient arrivés dans un gros camion, et
étaient dirigés pas un certain Justin Segbande.
Au moment de l'arrivée des rebelles à Bafwabaka, certaines
Sœurs s'enfuirent dans la brousse. Là elles rencontrèrent leur supérieure qui
était allée cueillir des feuilles de manioc avec quelques orphelines. La
supérieure, mère Kasima, parla à ses Sœurs, les encouragea et les
convainquit de regagner la communauté.
Après diverses menaces, les rebelles ou Simba ordonnèrent
aux Sœurs de faire leurs valises pour le voyage : pour les délivrer des
Américains, ils allaient les conduire à Wamba. En cours de route, ils
maltraitèrent les Sœurs et, sous l'effet de la boisson, les injuriaient et
entonnaient des chansons obscènes et provocantes. Une première halte eut
lieu à MAIKA où se trouvait une station de récolte et préparation d'huile de
palme. Le chef de la station s'appelait Daniel, un jeune homme de Kisangani
qui avait été forcé de se joindre aux Simba, mais qui était resté attaché aux
Sœurs. Le jeune homme les rassura : les Simba n'en voulaient pas aux
religieuses africaines, mais bien aux missionnaires européens.
Le soir, arrivé à IBAMBI, le camion débarqua les Sœurs à la
mission. Les Simba forcèrent les portes de la maison des Pères et installèrent
les Sœurs dans la grande salle de séjour. Les Pères avaient déjà été déportés
et concentrés à Wamba. Les Sœurs durent passer la nuit par terre, et eurent
à supporter toutes sortes de dérangements de la part des rebelles. Pendant
tout ce pénible voyage, elles ne cessaient de prier soit en privé, soit en
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communauté. Dans ces circonstances difficiles, Sœur Anuarite continuait à


" SERVIR ET FAIRE PLAISIR" par son attitude bienveillante vis-à-vis de ses
consœurs.
Le 30 novembre vers 8 à 9 heures du matin, le camion reprit
la route pour la dernière étape du voyage : le tronçon Ibambi-Isiro. Les Simba
continuèrent à maltraiter les Sœurs. En cours de route ils s'arrêtèrent a
PAWA, dans le but de tuer le Dr Lambert Swert qui y dirige une léproserie.
Ils le trouvent mort : il avait été tué trois jours auparavant. Le camion se
remet ainsi en route et au carrefour Ibambi-Isiro- Wamba, il prit la direction
de Wamba. Mais à VUBE, on croisa la camionnette du colonel Yuma Deo
accompagné d'un officier et d'un autre gradé appelé OLOMBE. Les deux
véhicules s'arrêtèrent et les Sœurs furent contraintes de descendre pour
rendre hommage aux officiers. Yuma Deo ordonna aux Sœurs d'enlever leurs
croix et rosaires, et il fit jeter ces objets dans la brousse pas ses Simba.
Anuarite, elle, garda fidèlement sur elle, dans la poche de son jupon, la petite
statuette de l'Immaculée, malgré toutes les menaces des Simba. Elle mourra
avec cette statuette. Puis le Colonel leur ordonna de remonter dans le camion
pour rentrer à Bafwabaka. Mais, arrivé au carrefour de Baseane, le camion
prit la route d'ISIRO, au grand étonnement et désespoir des Sœurs. Elles y
arrivèrent vers 6 heures du soir et furent installées dans une villa récemment
abandonnée par un Européen et transformée en résidence de passage du
COLONEL DEO.
C'est à Isiro que se situent les dernières épreuves de la Sœur
Anuarite. Là, tout à coup, les chefs des Simba décidèrent de transférer les
sœurs dans une autre maison ou elles passeraient la nuit dans les chambres,
par petits groupes.
Pendant qu'on procédait à ce déménagement par véhicule, tout
à coup et de manière inattendue le deuxième compagnon du colonel, du nom
d'OLOMBE, dit à la Mère Kasima : " Vous me laisserez cette Sœur ", en
indiquant Sœur Anuarite du doigt. La Mère Kasima comprit immédiatement
qu'il voulait faire de Sœur Anuarite sa femme. Aussi refusa-t-elle
énergiquement et exigea-t-elle au contraire de rester avec sa jeune consœur.
Après mille malices pour avoir la Sœur Anuarite, les bourreaux ne réussirent
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pas à faire partir la Mère générale. C'est alors qu'ils firent expressément
connaître leur intention de faire d'Anuarite la femme du colonel Ngalo. Dans
une violente discussion, Anuarite et Mère Kasima, chacune de son côté,
refusèrent catégoriquement de céder à cette intention, malgré les coups
qu'elles reçurent. Et les menaces de mort commencèrent. La Mère générale
fut alors poussée dans une autre chambre, d'où elle pouvait néanmoins
continuer d'encourager sa jeune Sœur par le regard.
Pendant ce temps, on fait préparer du riz et des sardines pour
les religieuses qui se trouvaient dans l'autre maison. Celles-ci déclarèrent
qu'elles ne mangeraient que si Anuarite et la Mère générale les rejoignirent.
Les rebelles finirent par céder à cette exigence. On présenta ensuite aux
sœurs diverses boissons alcooliques pour les enivrer, mais elles refusèrent de
les prendre. Pour sa part, bien qu'ayant rejoint ses consœurs, Anuarite a de
plus en plus une conscience claire de sa mort prochaine. Elle en fait part à
ses amies et leur demande de beaucoup prier pour elle. La prière était en effet
le seul recours qui leur restait.
Presqu'aussitôt après, les menaces reprirent. Cette fois-ci
Olombe essaya de se réserver la sœur Bokuma. Il commanda à Anuarite et
Bokuma d'entrer dans la voiture pour aller vers la maison de Ngalo. Les deux
Sœurs se débattirent pour ne pas y entrer, et même quand on les fit entrer de
force, elles parvinrent à en sortir de l'autre côté pour se réfugier auprès de la
Mère Kasima. Le colonel Olombe, ayant vainement tenté de les faire entrer
dans la voiture, se fâcha encore plus et se mit à frapper les Sœurs. Et Anuarite
de lui dire : " Je ne veux pas aller commettre ce péché ; si vous voulez, tuez-
moi ". Olombe se mit maintenant à les frapper avec force. Pendant ce temps,
Anuarite lui dit : " Je vous pardonne, car vous ne savez pas ce que vous faites
". Et malgré l'intervention de la Mère Kasima et de la Sœur Kahenga,
supérieure de Bafwabaka, Olombe continua de battre les deux Sœurs de la
crosse de son fusil. Finalement les deux victimes tombèrent inanimées. Sœur
Bokuma avait le bras cassé à plusieurs endroits et ne bougeait plus. Sœur
Anuarite remuait encore un peu la jambe. Toujours furieux, Olombe se mit à
hurler : "Simba, venez vite, on veut me tuer... ". Deux Simba arrivèrent alors
et comme il n'y avait pas de fusil, Olombe leur ordonna de transpercer la Sœur
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Anuarite de leurs longs couteaux (baïonnettes) jusqu'au cœur. Et ils le firent


plusieurs fois. A chaque coup, un gémissement étouffé sortait des lèvres de la
Sœur. Olombe prit enfin son révolver et lui tire une balle dans la poitrine.
Sans réagir, la Sœur Anuarite était en train de rendre l'âme. Ce fut le 1er
décembre 1964 vers 1 heure du matin. La Sœur Kahenga annonça l'épisode
aux Sœurs qui se trouvaient dans la maison. Elles se mirent toutes à prier.
Olombe, furieux entra dans la maison, leur interdit de prier et leur demanda
d'aller chercher le corps de la martyre. Sœur Bokuma et Sœur Nabeane, qu'on
avait également frappée, furent pour leur part conduites à l'hôpital.
Le procès de béatification de la Servante de Dieu Sœur Marie
Clémentine Anuarite Nengapeta a été ouvert, conformément aux lois
ecclésiastiques, le 13 janvier 1978 près l'Archevêché de Kisangani. Elle fut
béatifiée par le pape Jean Paul II en la fête de l'Assomption le 15 août 1985 à
Kinshasa. Et l'Eglise lui a consacré la date du 1er décembre, jour
commémoratif de sa mort ou plutôt ''jour anniversaire de sa naissance au
ciel".

18ème Leçon : Quelques notions de politesse. (Par LWANGA et


KAHENGA) Sur la Route de RUBAGA et de MAIKA
La politesse, selon Larousse, est la manière d’agir ou de parler.
Pour Joubert, la politesse est la fleur de l'humanité. Qui n'est pas poli n'est
pas assez humain. C'est aussi un ensemble de petits devoirs et attentions
auxquels nous oblige la vie en société.
La politesse exige le don de soi, le renoncement, l'esprit
d'abnégation au profit du prochain. Elle requiert de la part de l'homme, de la
douceur, de la patience, de la bonté, de la courtoisie, du respect et de la
bienveillance envers les autres.
La politesse ne dépend pas de la richesse ni du rang social.
Elle est liée à l'instruction mais surtout à l'éducation. Les rencontres entre
les hommes reposent entre autres sur des règles de bienséance
communément admises et pratiquées par tous. Et il ne suffit pas de connaître
les différentes règles de politesse mais il convient en plus d'avoir un certain
entraînement au tact (délicatesse, discrétion...) et du flair (intuition, " feeling")
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pour savoir comment se comporter dans un milieu donné, dans des


circonstances données.
Ci-dessous les pratiques courantes des règles de politesse que
l'homme éduqué est sensé connaître et surtout mettre en pratique pour
harmoniser ses rapports en société.

[Link] Préséances
La préséance est le droit de prendre place au-dessus de
quelqu’un, ou de le précéder. Elle se traduit par les pratiques suivantes :
❖ L’homme est présenté à la femme et non l'inverse, le jeune au vieux,
l'inférieur au supérieur, la jeune fille à la femme mariée, la femme à
l'ecclésiastique ou à l'autorité ;
❖ C'est l'hôte (celui qui accueille) qui fait les présentations ;
❖ Un inconnu se présente lui-même ;
❖ Les hommes saluent les femmes, les inférieurs saluent les supérieurs,
les jeunes saluent les vieux. Mais attention ! La femme tend la main à
l'homme, le supérieur à l'inférieur, la personne âgée à la moins âgée,
l'ecclésiastique au laïc.

Lorsque trois personnes sont ensemble, la place d'honneur est


celle du milieu, ensuite celle de droite. La femme est toujours à la droite de
l'homme.

[Link] Visites
- Savoir écouter, parler (aux) et servir les visiteurs
- Ne pas rendre visite à n'importe qui, à n'importe quel moment et pour
n'importe quoi.
- Ne pas prolonger les visites, à moins d'y être convié.
- Avant de sortir de chez soi, il convient de connaître l'adresse à laquelle
on se rend.
- Ne pas rendre visite aux heures de repas. S'il faut le faire, on sera bref
et discret.
- Avant d'entrer, on frappe discrètement la porte ou l'on se fait annoncer
par sonnerie (s'il y en a). On n'entre qu'avec permission et l'on se présente si
l'on n'est pas connu.
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3. La tenue
a. La tenue corporelle et vestimentaire
* Ne pas porter des habits sales ou déchirés - S'assurer d'une bonne
hygiène corporelle ;
* Porter des habits propres et bien repassés ;
* Ne pas rechercher de toilettes ruineuses ;
* Soigner ses dents et ses cheveux....
b. Tenue à table
* Ne s'asseoir ni trop près, ni trop loin de la table ;
* Eviter de faire du bruit en mâchant et de lécher sa cuillère après
usage ;
* Eviter de flairer les aliments, de souiller dessus pour les refroidir et
surtout de parler la bouche pleine ;
* Ne pas critiquer le menu et s'efforcer d'être gai pendant le repas ;
* Manier sa cuillère et son couteau de la main droite, sa fourchette de la
main gauche ;
* Pendant le repas, éviter de mettre ses coudes sur la table et encore
moins son avant-bras gauche devant son assiette ou autour de celle-
ci.
c. Tenue dans une salle d'attente
* Saluer les personnes que l'on trouve dans la salle d'attente. - Feuilleter
discrètement les revues et éviter d'être trop curieux ;
* Ne jamais claquer une porte ;
* S'asseoir sans bruit et éviter de se laisser tomber avec fracas. - Ne
jamais étendre les jambes, ni les écarter.

19ème Leçon : Révision sur la doctrine des K.A. (par MUKASA


et KASIMA) Sur la Route de RUBAGA et de MAIKA
Voir chapitre 1 : 3ème approche

20ème Leçon : Questionnaire et pratique sur la prière (par


KAGGWA et MEKA) Sur la Route de RUGABA et de MAIKA
51 | P a g e

1. Qu'est-ce que la prière ?


2. Jésus est le fils de Dieu. Quel exemple nous laissa-t-il au sujet de la
vie de prière ?
3. Jésus nous invite à deux sortes de prières. Lesquelles ?
4. La prière est-elle nécessaire à la vie de notre âme ? Expliquez-vous.
5. a) Notre prière peut profiter aux autres. Comment ?
b) Pour qui devons-nous prier ?
6. Quelles sont les différentes formes de prière que l'on distingue
généralement ?

Vu l'importance du sujet, les encadreurs aideront les K.A. à


réfléchir sur la possibilité d'inviter leurs amis à la prière.

21ème Leçon : Les nouvelles technologies de l’information et


de la communication : le téléphone et son usage (par LWANGA
et KAHENGA) Sur la Route de RUBAGA et de MAIKA

La téléphonie mobile, ou téléphonie cellulaire est un moyen de


télécommunications, plus précisément de radiocommunication, par
téléphone mobile. Ce moyen de communication s’est largement répandu à la
fin des années 1990.

Quel est le rôle du téléphone ?

Cet appareil a révolutionné les moyens de communication et


permet à quiconque en possédant un, de pouvoir communiqué avec n’importe
qui e n’importe où.

Quels sont les avantages du téléphone portable ?

Le téléphone portable est une avancée technologique dans le


domaine de communication. Il permet à n’importe qui, où qu’il soit, de rester
en contact en permanence. Le portable facilite la communication même dans
des endroits isolés (dans lesquels il n’exige pas d’infrastructures
téléphoniques traditionnelles).

• Les 5 effets néfastes du téléphone portable sur la santé :


52 | P a g e

• Les yeux : un usage excessif des téléphones portables et des écrans en


général impacte le cristallin de l’œil et favorise la myopie…
• Le sommeil : un des effets qui a été démontré à plusieurs reprises est
la conséquence néfaste de la lumière bleue sur le sommeil…
• Le cerveau :
• Le cou :
• Les doigts :

22ème Leçon : Hygiène, propreté et ordre (par LWANGA et


KAHENGA) Sur la Route de RUBAGA et de MAIKA
Un KA est toujours propre et veille à l'hygiène de son corps.
Voici quelques principes à observer :
❖ Se laver les mains avant et après chaque repas ;
❖ Se laver les mains après avoir été aux toilettes ;
❖ Prendre sa douche et faire sa toilette plusieurs fois. (Le matin, après la
sieste, le soir avant de dormir...) ;
❖ Brosser ses dents (le matin, après chaque repas…) ;
❖ Soigner ses cheveux, ses ongles,
❖ Avoir au moins 9 heures de sommeil par nuit ;
❖ Se lever à l’heure fixe le matin ;
❖ Ne pas porter des habits sales,
Tout KA. Apprendra chaque jour à tenir propres les biens mis
à sa disposition :
❖ Tenir propre le lieu de la réunion, la maison, les endroits publics, la
salle de classe, la cour paroissiale....
❖ Couvrir d'un papier de protection ses cahiers, livres et autres manuels
scolaires....
❖ Ne jamais écrire sur les murs, les bancs, ni sur ses mains, son propre
corps et ses vêtements
❖ Repasser ses habits, les raccommoder ;
❖ Faire la vaisselle, la lessive,
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Un KA a toujours l'œil ouvert sur tout ce qui l'entoure : "Mettre


chaque chose à sa place" (Objets de toilette : brosse à dent, savon, pâte
dentifrice ; les manuels scolaires, stylos, crayons, cahiers ; mettre de l'ordre
dans sa chambre à coucher et sur la table de travail...)

23ème Leçon : Quelques signes conventionnels sur les cartes


(par MULUMBA et BAKOMA) Sur la Route de RUBAGA et de
MAIKA
1. Définition des concepts :
- Signe : Indice, marque d’une chose
- Conventionnel : Accord ou pacte que deux ou plusieurs parties font
ensemble.
- Carte : Représentation à échelle réduite de la géographie d’un pays,
d’une région, d’une ville, etc…
- Signe conventionnel : ce sont des représentations topographiques
convenues d’une chose, d’une construction.
2. Quelques signes conventionnels :
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24ème Leçon : Quelques prières usuelles du chrétien (par


KAGGWA et MEKA) Sur la Route de RUGABA et de MAIKA

[Link] signe de la croix : Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.


Amen.
Ce signe exprime que ce que nous faisons, ce que nous allons
faire, ce que nous avons fait, ce que nous sommes ... nous le faisons et nous
le sommes au nom de la Sainte Trinité. La croix est le signe distinctif des
chrétiens : Jésus est mort sur la croix pour nous sauver.

« Celui qui fait le signe de la croix proclame comme St. Paul, "Pour moi, non,
jamais d'autre titre de gloire que la croix de notre Seigneur Jésus-Christ ;
par elle, le monde est crucifié pour moi, comme moi pour le monde" (Ga 6,
14). En effet, celui qui se marque ainsi se souvient que son "vieil homme" a
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été crucifie avec le Christ (Rom 6, 6) lorsqu'il a été baptisé" au nom du Père,
et du Fils, et du Saint-Esprit » (Mt. 28, 20) ».

[Link] (Confession de notre foi ! - symbole des apôtres).

Je crois en Dieu le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de


la terre. Et en Jésus-Christ, son fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu
du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été
crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour
est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le
Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en
l'Esprit-Saint, à la Sainte Eglise Catholique, a la communion des saints, a la
rémission des péchés, a la résurrection de la chair, a la vie éternelle. Amen.

N.B. C'est la plus ancienne profession de foi de l'Eglise romaine. Elle doit être
dite dans toute son intégralité.

3. Gloire au Père (Gloria Patri)


Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, au Dieu qui est,
qui était et qui vient, pour les siècles des siècles. Amen.

4. Notre Père (pater Noster)


Notre Père qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que
ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-
nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses. Comme
nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offenses. Et ne nous soumets
pas à la tentation, mais délivre-nous du mal. Amen.
5. Je vous salue Marie (Ave Maria)
Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le seigneur est avec
vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos
entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous, pauvres
pécheurs, Maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.

N.B. Le "Je Vous salue Marie" (Ave Maria) n'est pas une prière inventée par
les catholiques comme certains le prétendent.
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Le "Je Vous salue Marie" reprend, dans sa première partie, des


paroles de l'Evangile (Lc. 1, 28. 42) et, dans sa seconde partie, l'exigence de
la prière séculière de l'Eglise suscitée par l'Esprit (cf. Eph. 6,18).

C'est l'occasion de prier pour soi-même mais aussi pour tous


nos frères les hommes, pécheurs comme nous.
6. A table, avant le repas
Bénis-nous, Seigneur, ainsi que cette nourriture que nous
tenons de ta bonté. Par le Christ notre Seigneur.

25ème Leçon : Quelques prières usuelles du chrétien (par


KAGGWA et MEKA) (suite) Sur la Route de RUGABA et de MAIKA

2. A table, après le repas


Dieu tout-puissant, nous Te remercions de tous tes bienfaits,
Toi qui règnes dans les siècles des siècles. Amen.
3. Souvenez-vous

Souvenez-vous ô bonne Vierge Marie, qu'on n'a jamais


entendu dire qu'aucun de ceux qui ont recours à vous ait été abandonné.
Animés d'une telle confiance, nous venons à vous avec nos péchés et tous
nos soucis. Ne méprisez pas nos prières mais écoutez-les favorablement et
daignez les exaucer, ô Sainte Vierge Marie.
4. Angélus
L'Ange du Seigneur a apporta l'annonce à Marie. Et elle a
conçu du Saint-Esprit. Je vous salue, Marie ...

Voici la servante du Seigneur. Qu'il me soit fait selon ta parole. Je vous salue,
Marie ... Et le verbe s'est fait chair. Et il a habité parmi nous. Je vous salue,
Marie ...
V. Priez pour nous sainte Mère de Dieu. R. Afin que nous devenions dignes
des promesses de Jésus-Christ

Prions, nous te supplions Seigneur, de répandre ta grâce dans nos âmes,


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Afin qu'ayant connu par la voix de l'Ange, L'incarnation de ton Fils Jésus-
Christ, Nous arrivions, par sa passion et par sa croix, A la gloire de la
résurrection. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

26ème Leçon : Révision sur la doctrine des K.A. (par MUKASA


et KASIMA) Sur la Route de RUBAGA et de MAIKA

Voir Chapitre 1 : 1er Approche, 4ème Approche et 5ème Approche

27ème Leçon : Enseignement par les contes et les proverbes


(par LWANGA et KAHENGA) Sur la Route de RUBAGA et de
MAIKA
La sagesse africaine puise sa source dans les contes,
proverbes, comparaisons et dictons qui véhiculent encore de nos jours cette
puissance créatrice de l'homme noir. Elle renvoie à un système d'éducation
spécifique, visant le bien-être de la communauté dans laquelle chacun doit
s'insérer et trouver sa place.

Conte 1 : LA VIEILLE ET LE MECHANT VOISIN

Dans un village, vivait une veuve avec, pour toute richesse, sa


fille et une chèvre. Mais elle menait une vie droite et se trouvait plus heureuse
que personne. Un méchant voisin, jaloux de son bonheur, avait juré sa perte.
Il alla voir le chef et lui dit : "Naba, la vieille qui habite mon quartier est la
plus méchante qu'on ait jamais vue. Tous ceux qui sont morts chez toi et aux
environs, c'est elle qui les a "mangés". Si tu ne la fais périr, tout le village y
passera.
Comment veux-tu que je la tue ? dit le chef. Il n'y a aucune
preuve de ses crimes. Elle a toujours obéi.
Naba, les moyens te manqueraient-ils ? Vois ce gros baobab.
Les fruits sont murs. Dis à la vielle qu'elle a toute la nuit pour les cueillir. Si
demain, il en reste un seul, elle devra mourir. La pauvre vielle reçut l'ordre.
Accablée de désespoir, elle regagnait sa case, lorsqu'un signe l'aborde : "
Femme, quand le maïs était mur dans ton champ, j'y suis allé et j'en ai mangé
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il satiété. Mais tu ne m'as pas tendu de piège car tu avais pitié de moi. Ne
t'inquiète pas. Je me chargerai de l'ordre du chef ".
Le lendemain, plus un fruit sur le baobab ! "Tu vois bien, dit
le chef au méchant voisin, que je ne puis punir cette femme ". L'homme
malfaisant ne se tint pas pour battu. Il répondit au chef : Il A l'extrémité du
village se trouve une grande case abandonnée ; ordonne-t-il la veuve de
l'abattre et dis-lui que, demain il l'aube, ce travail doit être terminé ".
A nouveau, le chef fit porter cet ordre à la veuve qui en fut
atterrée. Mais, en rentrant chez elle, la femme rencontra le termite qui lui dit
: "Aie confiance ; quand je passais dans ta maison, tu ne m'as pas écrasée ;
tu as eu pitié de moi. Maintenant, je te tirerai d'embarras ".
Le termite appelle toutes ses compagnes et, à la nuit tombante,
elles se rendirent en foule à la case abandonnée. Elles s'attaquèrent, qui aux
murs, qui aux fondations. Au milieu de la nuit, la case s'écroula et, au lever
du jour, elle n'était plus qu'un tas de décombres.
Il en fut de même pour tous les autres pièges que proposa
l'ennemi de la pauvre veuve. Tous les animaux qui se souvenaient de sa
bonté, la défendirent.
Finalement, le lion, en personne, vint la trouver et lui avoua :
"J'ai eu la cruauté de dévorer ta chèvre et tu ne m'as pas fait poursuivre. Je
vais réparer mes torts. Je vais enlever la fille du chef et la garderai dans mon
antre. Je ne lui ferai aucun mal, mais je ne la rendrai que lorsqu'on m'aura
donné le foie du méchant voisin".

Sur le champ, la vieille courut chez le Naba et lui rapporta les


paroles du lion. Le méchant voisin fut égorgé et son foie jeté au roi de la
brousse.

Leçon : C'est la justice car Dieu rejette les envieux, les cœurs pourris, les
langues empoisonnées. Mais le pauvre qui fait le bien, de lui jamais n'est
abandonné.
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28ème Leçon : Signes conventionnels sur les cartes


géographiques (par MULUMBA et BAKOMA) Sur la Route de
RUBAGA et de MAIKA

Exercices d'application en forme de test, mieux avec une carte


à l'appui pour se rassurer que les K.A. ont retenu les signes vus et qu'ils
pourront désormais se servir des cartes qui les portent.

29ème Leçon : Conte 2 : Les cauchemars de l'écrevisse (par


LWANGA et KAHENGA) Sur la Route de RUBAGA et de MAIKA
L'écrevisse était, sans cesse, obsédée de rêves pénibles. Il lui
semblait que, chaque nuit, un mauvais plaisant la couvrait d'excréments.
Une fois même, elle rêva que les parois de sa case, sa couchette, ses coussins,
etc., en étaient couverts. Toute perplexe, elle se lève, rassemble sa femme et
ses enfants pour leur raconter cette chose étrange. Là-dessus, on décide
d'aller consulter un "nganga" ou devin. Le premier nganga devrait être
l'araignée dont la réputation n'est pas à faire.

L'écrevisse, munie de quelques présents, se rendit donc chez


le devin et lui parla à peu près en ces termes : ''Araignée, j'ai une affaire très
grave il te soumettre. Chaque nuit, durant mon sommeil, je rêve que
quelqu'un me couvre d'excréments". Ceci dit, elle s'assit près de l'araignée et
lui remit quelques cadeaux qu'elle avait apportés.
L'araignée, toute heureuse, accepta les présents, revêtit
immédiatement tout son attirail de sorcier et passa une bonne partie de la
nuit en quête de l'explication à donner. Enfin, saisissant son miroir magique,
elle prononça ces paroles : "Hum ! Ton affaire n'est pas si facile que cela. Pour
te donner une réponse exacte, il me faudra y consacrer encore toute une nuit.
De ton coté, tu devras me donner encore d'autres présents. Ceux que tu m'as
offerts ne sont pas suffisants". Cela n'arrangeait pas du tout l'écrevisse.
Furieuse, elle se leva en disant : "On voit bien que tu n’y entends rien, ou tu
as peur de dénoncer le coupable. Dans ce cas, rends-moi mes marchandises.
Je vais trouver un autre "nganga", plus malin que toi".
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Ah ! ça, riposta l'araignée, je ne te rendrai absolument rien. Tu


m'as fait consumer tout un lambeau de résine et forcer à exhiber toute ma
corbeille de fétiches. Tu n'as droit à aucune restitution.

Et moi, reprit l'écrevisse, j'en ai assez de rester ici ; j'ai passé


une grande partie de la nuit à attendre de toi une réponse sans que tes
fétiches aient pu dissiper mon cauchemar. Ce disant, l'écrevisse prit congé
de l'araignée en lui abandonna les avances qu'elle lui avait versées, et s'en
alla trouver le fameux "nganga" Malu, le magicien le plus réputé du pays.
Celui-ci fut bon accueil à l'écrevisse et la logea dans la chambre voisine de
celle de ses fétiches, car il faisait déjà nuit quand elle arriva chez lui.

Cette nuit-là, l'écrevisse, toujours hantée par le même


cauchemar, ne dormit guère. Au premier chant du coq, elle se trouvait déjà
dans la chambre à coucher du Nganga Malu, attendant sa sortie. Dès que
celui-ci mit le pied dehors, elle s'empressa de lui remettre des cadeaux, en le
priant de bien vouloir s'occuper immédiatement de son affaire, dans la
fraîcheur du matin, avant qu'il ne fasse trop chaud. On s'assit donc sur des
nattes étendues sur le sol et Nganga Malu examina l'écrevisse de haut en
bas. Puis, d'un ton sentencieux, il lui donna l'explication de ses rêves en
disant :

"Ta bouche, ton nez ainsi que ton ventre sont dans ta tête.
Voilà pourquoi tu ne rêves que d'excréments. Et tu rêveras de cela aussi
longtemps que ton ventre, qui est rempli de déchets d'aliments, sera réuni à
la tête, qui est le siège des songes".

Après cette explication à laquelle elle ne s'attendait pas,


l'écrevisse se retira toute confuse et rentra chez elle en jurant qu'on ne la
prendrait plus jamais à demander l'explication de ses rêves.

Leçon : Lorsqu'il nous arrive quelque chose de fâcheux, ne nous hâtons

pas d'en accuser les autres. Voyons d'abord si nous-mêmes nous n'en
sommes pas la cause. N'est-ce pas que celui qui mange beaucoup le soir, fait
des cauchemars ? N'est-ce pas que celui qui passe ses journées à se
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représenter des drôles des scènes (notamment le monde des sorciers et des
diables) connaîtra des cauchemars et des mauvais rêves ?

30ème Leçon : Les prières des K.A. (par KAGGWA et MEKA) Sur
la Route de RUBAGA et de MAIKA
A travers cette leçon, l’encadreur doit initier les enfants à
savoir formuler les prières dans les différentes circonstances (remerciement,
louange, intercession, demande de fidélité, prière pour les malades…)
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B. PROGRAMME DU DEUXIEME VOYAGE : SUR LA ROUTE


DE MITIYANA ET D'IBAMBI
1ère Leçon : La Bible (par KAGGWA et MEKA) Sur la Route de
MITIYANA et D’IBAMBI
La Bible, du grec "ta biblia" qui signifie "Les Livres", désigne la
collection des livres saints et inspirés servant de fondement à la foi juive et
chrétienne. Elle est le livre de la parole de Dieu. Elle comprend deux parties
: l'Ancien Testament et le Nouveau Testament.
I. L’Ancien Testament :
Dans l'Ancien Testament, Dieu projetant et préparant dans
son amour infini le salut de tout le genre humain, conclut une alliance avec
Abraham (Gn 12, 15) et, par Moïse, avec le peuple d'Israël (Ex 24,8). Il se
révéla au peuple de son choix comme l'unique Dieu véritable et vivant. Ainsi
Israël fit l'expérience des voies de Dieu : ce Dieu qui s'adressa ainsi pendant
des siècles a son peuple par les prophètes, pour l'instruire et le former.

L'Ancien Testament est donc cet ensemble de livres qui nous


relatent l'histoire du peuple de Dieu, Israël, avant la venue du Christ. Il
comprend 47 livres regroupé en 4 catégories : Le Pentateuque, les livres
historiques, les livres poétique et sapientaux et les livres prophétiques.

• Le Pentateuque :

Nous appelons le Pentateuque autrement les cinq livres de


Moïse. Il s’agit de la Genèse (Gn), L’Exode (Ex), le Lévitique (Lv), les Nombres
(Nbres), et le Deutéronome (Dt).

• Les livres historiques :

Les livres historiques sont : Josué (Jos), Juges (Jg), Ruth (Rt),
Samuel 1 et 2 (Sam), Rois 1 et 2 (R), Chroniques 1 et 2 (Chr), Esdras (Es),
Néhémie (Ne), Tobie (Tb), Judith (Jd), Esther (Es), Maccabées 1 et 2 (Mac).

• Les livres poétiques et sapientaux :


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Job (Jb), Psaumes (Ps), Proverbes (Prov), Ecclésiaste (Ecl) (ou


Qohélet=Qhl), Cantique des Cantiques (Ct), Sagesse (Sg), Ecclésiastique
(Eccl).

• Les livres prophétiques :

Voici les livres prophétiques : Isaïe (Is), Jérémie (Jr),


Lamentations (Lt), Baruch (Ba), Ézéchiel (Ez), Daniel (Dn), Osée (Os), Joël
(Jo), Amos (Am), Abdias (Ab), Jonas (Jon), Michée (Mic), Nahum (Na),
Habaquq (Hq), Sophonie (So), Aggée (Ag), Zacharie (Za), Malachie (Ml).

NB : Les protestants comptent pour leur part 39 livres qu'on retrouve dans
leurs traductions de la Bible. Les huit autres ne sont pas canoniques pour
eux. Ils les appellent apocryphes (12), alors que nous les appelons
deutérocanoniques c'est-à-dire reconnus ou entrés dans le canon, « après »,
devenus canoniques après. Il s'agit des livres suivants : Judith, Tobie, I
Maccabées, II Maccabées, Sagesse, Siracide (ou Ecclésiastique), Baruch,
Lettre de Jérémie.

II. Le Nouveau Testament


Le Nouveau Testament est cet ensemble de 27 livres qui nous
rapportent la vie et les paroles de Jésus (les évangiles), les débuts de l'Eglise,
les lettres des apôtres aux premières communautés chrétiennes. La période
dite du Nouveau Testament commence à la " naissance" (avec sa préparation)
de Jésus-Christ.

Il Comprend 27 livres reparti en 4 catégories :

• Les Évangiles : Mathieu (Mt), Luc (Lc), Marc (Mc) et Jean (Jn)
• Les Actes des apôtres
• Le Corpus Paulinnien (Epitres ou lettres de Saint Paul) : Romains (Rm),
Corinthiens 1 et 2 (Cor), Galates (Gal), Ephésiens (Eph), Philippiens (Ph),
Colossiens (Col), Thessaloniciens 1 et 2 (Thes), Timothée 1 et 2 (Tim), Tite
(Tite), Philémon (Phil), Hébreux (Hb), Jacques (Jc), Pierre 1 et 2 (Pr), Jean
1,2 et 3 (Jn) et Jude (Jd)
• L’apocalypse (Ap)
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2ème Leçon : Que veut dire être K.A ? - Historique et cadre


initiatique (par MUKASA et KASIMA) Sur la Route de MITIYANA
et D'IBAMBI
Voir chapitre 1 : 5ème approche

Plan de la leçon :
2. - Que veut dire être KA ? (Extension des lettres)

- Que veut dire être KA ? (Définition de l’être)

2. Historique du groupe K.A (En général et du clan dans lequel on se


trouve).
- Les principales dates
- Les lieux focaux

3. Cadre initiatique (à commenter)

3ème Leçon : Enseignement pratique (par MULUMBA et


BAKOMA) Sur la Route de MITIYANA et D’IBAMBI

L'encadreur exercera les KA. À remettre les boutons à leurs


habits et à raccommoder de petites déchirures. A prévoir pour cela : bouton,
fil, aiguille, ... Au cas où l'encadreur le jugera utile, il invitera un tailleur ou
une maman du quartier pour apprendre cette technique aux K.A...
Désormais, les enfants s'habitueront à avoir toujours en réserve, dans la
maison, ces quelques objets très utiles : aiguilles, nfils, boutons, ... (comme
du cirage et autres).

4ème Leçon : Les pays limitrophes de la RDC et leurs capitales


(par LWANGA et KAHENGA) Sur la Route de MITIYANA et
D’IBAMBI
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Le Congo se situe au cœur du continent africain. Sa superficie


est de 3.450.000 Km2. La République démocratique du Congo est entourée
par 9 pays limitrophes (frontaliers ou voisins) : merci
- 2 pays au nord : la République Centrafricaine et le Soudan du sud ;
- 2 pays au sud-est : la Zambie et la Tanzanie ;
- 1 pays au sud-ouest : l’Angola ;
- 3 pays à l’Est : le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda ;
- 1 pays à l’Ouest : la République du Congo

N° Pays Capitale Président Langue Monnaie


officielle
1 République Bangui Faustin Archange Français FCFA
Centrafricaine Touadera
2 Soudan du Djouba Salva Kiir Anglais Livre sud
sud Soudanais
3 Zambie Lusaka Edgar Lungu Anglais Kwacha Zambien

4 Tanzanie Dodoma Samia Suluhu Anglais Shilling


Swahili Tanzanien
5 Angola Luanda Joao Lorenzo Portugais Kwanza

6 Rwanda Kigali Paul Kagame Anglais Franc Rwandais

7 Burundi Bujumbura Évariste Ndayishimiye Français Franc Burundais


Kirundi
8 Ouganda Kampala Yoweri Museveni Anglais Shilling
Ougandais
9 République Brazzaville Denis Sassou Nuesso Français FCFA
du Congo

Les 26 provinces de la République Démocratique du Congo


N° Province Chef-lieu Superficie Population
(km2) (2015)
1 Bas-Uele Buta 148 331 1 138 000
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2 Équateur Mbandaka 103 902 1 528 000


3 Haut-Katanga Lubumbashi 132 425 4 617 000
4 Haut-Lomami Kamina 108 204 2 947 000
5 Haut-Uele Isiro 89 683 1 864 000
6 Ituri Bunia 65 658 3 650 000
7 Kasaï Tshikapa 95 631 2 801 000
8 Kasaï Central Kananga 60 958 3 317 000
9 Kasaï Oriental Mbuyi-Mayi 9 481 3 145 000
10 Kinshasa Kinshasa 9 965 11 575 000
11 Kongo-Central Matadi 53 920 5 575 000
12 Kwango Kenge 89 974 2 152 000
13 Kwilu Bandundu 78 219 5 490 000
14 Lomami Kabinda 56 426 2 443 000
15 Lualaba Kolwezi 121 465 2 570 000
16 Mai-Ndombe Inongo 127 465 1 852 000
17 Maniema Kindu 132 520 2 333 000
18 Mongala Lisala 58 141 1 740 000
19 Nord-Kivu Goma 59 483 6 655 000
20 Nord-Ubangi Gbadolite 56 644 1 269 000
21 Sankuru Lusambo 104 331 2 110 000
22 Sud-Kivu Bukavu 65 070 5 772 000
23 Sud-Ubangi Gemena 51 648 2 458 000
24 Tanganyika Kalemie 134 940 3 062 000
25 Tshopo Kisangani 199 567 2 352 000
26 Tshapa Boende 132 957 1 600 000

La RDC a comme superficie totale de 2 345 410 km2 classé


11ème, Kinshasa est la plus grande ville de la RDC, la population totale est de
105 044 646 habitants en février 2021 classé 15ème au niveau mondial.

5ème Leçon : Comment lire la Bible (Par KAGGWA et MEKA) Sur


la Route de MITIYANA et D’IBAMBI
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* Lire un texte en dehors de son contexte est un prétexte (Principe de


lecture de tout texte).

* La Bible n'est ni un livre de science naturelle, ni un livre d'histoire


universelle, ni un cours systématique de religion ou de morale, ni non plus,
et surtout pas ! un livre de magie. Elle est un livre sacré dont l'enseignement
est essentiellement religieux ; c'est-à-dire révèle l'histoire de l'alliance entre
Dieu et l'homme.

* La vérité divine révélée, que contiennent et présentent les livres de la


Sainte Ecriture, y a été consignée sous l'inspiration de l'Esprit Saint (Jn 20,
31 ; 2 Tm 3, 16) (cfr. Dei Verbum, n2 11). En ce sens, la Bible est exempte de
toute erreur. Car Dieu étant la Vérité Suprême ne peut pas être l'Auteur
d'une erreur. Aussi, faut-il noter que la Sainte Ecriture doit être lue et
interprétée à la lumière du même Esprit qui la fit rédiger.

* Découvrir exactement le sens des textes sacrés, eu égard à la tradition


vivante de toute l'Eglise et a l'analogie de la foi, c'est chercher avec attention
ce que les auteurs sacrés ont vraiment voulu dire et ce qu'il a plu à Dieu de
faire passer par leurs paroles. C'est voir clairement ce que Dieu lui-même a
voulu nous communiquer (cfr. Dei Verbum, n9 12).

- Pour les chrétiens, lire la Bible, c'est d'abord prendre conscience que l'on
fait partie d'une communauté dont les origines remontent à Jésus lui-même.
C'est aussi une recherche personnelle ou chacun est invité par le message
biblique à le vivre et à le manifester aux autres par sa vie. Enfin, c'est
découvrir en nous-mêmes les aspirations profondes que nous portons en
nous et auxquelles la parole de Dieu répond.

A la lumière de ce qui précède, voici quelques conseils pour lire la Bible :

- Relire chez soi le passage biblique entendu à la messe quotidienne (ou


dominicale).
- Lire la Bible à la suite, peu à peu, un passage, un chapitre de temps à
autre, quand l'on en a le loisir.
- Lire un livre biblique ou un évangile de manière continue.
68 | P a g e

- Etudier attentivement un thème : Royaume de Dieu, amour,


espérance, alliance, sauveur, lumière, etc.
Enfin, il y a la lecture scientifique de la Bible pour les spécialistes.

6ème Leçon : Signification et slogan du 2 e Voyage (par MUKASA


et KASIMA) Sur la Route de MITIYANA et D'IBAMBI

Voir le 5ème Approche

7ème Leçon : Conte 3 : Le Paquet d'eau (par LWANGA et


KAHENGA) Sur la Route de MITIYANA et D’IBAMBI
Le vieux Mangandja avait une fille, Inguéré, la plus belle de
toutes les filles du village. Lorsqu'elle atteint l'âge de se marier, il dit aux
nombreux jeunes gens qui se présentaient comme candidats : "je ne donnerai
ma fille qu'à celui qui m'apportera un paquet d'eau". Les prétendants
sourirent, haussèrent leurs larges épaules et s'en allèrent.

Cependant, cette nouvelle se propageait et un beau jeune


homme du village s'écrie : "c'est bon ! C'est moi qui épouserai Inguere, la fille
de Mangandja, car je sais ce qu'il faut pour faire un paquet d'eau". Il arriva
chez le père de la jeune fille et lui dit : "Je suis venu pour te demander la
main de ta fille".

- Entendu, mais voilà les conditions : vous allez me faire un paquet d'eau
; mon serviteur vous accompagnera à la rivière.
- Très bien, répliqua le jeune homme.

Il alla à la rivière, essaya tous les moyens de tenir l'eau en


paquet, mais sans le moindre résultat. Ce fut le tour d'un deuxième
prétendant, puis d'un troisième, mais tous se déclarèrent incapables de faire
un paquet d'eau. Le vieux Mangandja souriait ... et les mois passèrent…

Un jour, un nouveau candidat se présenta devant Mangandja.


Il se nommait Tamari. Il était réputé intelligent et les gens du pays étaient
persuadés qu'il réussirait là où les autres ont échoué. Il avait apporté avec
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lui une belle pipe et un petit sac de bon tabac. Il salua poliment Mangandja
et dit simplement : "Je suis venu pour demander la main de votre fille".

Le père sourit tout doucement et dit : La main de ma fille est


à ce prix : un paquet d'eau ! C'est bon, je vais vous l'apporter ; donnez-moi
l'un de vos serviteurs, je pars à la rivière. - Voici, jeune homme, le serviteur
demandé.

Ils partirent. Lorsqu'il arriva à la rivière, Tamari dit au


serviteur : J'ai oublié cette pipe et ce tabac, porte-le à ton maître et dis - lui
de ma part qu'un savant m'a enseigné un jour que, pour faire un paquet
d'eau, il faut avoir une ficelle faite avec la fumée d'une pipe ... C'est très
simple, dis-lui de fumer cette pipe et, avec la fumée qui va sortir, il fera une
ficelle bien solide et tu me l'apporteras tout de suite. Est-ce compris ?

Entendu, dit le serviteur, qui partit au village et fit la


commission de Tamari. Le vieux Mangandja se gratta la tête, et murmura :

- En voilà une affaire !


Puis il fit allumer la pipe et fuma. Il essaya de retenir la fumée
pour faire la ficelle, mais c'était impossible. Tenace, il recommença plusieurs
fois mais en vain.
Furieux, il dit au serviteur d'appeler Tamari. Celui-ci arriva en
souriant à son tour. Le vieillard tout en colère, le menaça du poing.
"Comment, cria-t-il, peut-on faire une ficelle avec la fumée ? C'est
impossible".
Tamari laissa parler le père d'Inguéré, puis, calmement, répondit :
- "Dites-moi, a votre tour, s'il vous plaît, comment peut-on faire un
paquet avec de l'eau" ?
Le vieillard ne répondit pas. Il réfléchit une longue heure, puis,
appelant sa fille, il dit en souriant et en la présentant à Tamari : "Ma fille sera
pour toi, je te la promets".
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Leçon : Si tu ne recules pas devant les difficultés, si tu gardes confiance

en toi-même, si tu as sans cesse recours à ton intelligence, tu réussiras


sans faille à obtenir ce que tu désires.

8ème Leçon : Généralités sur les dogmes mariaux (par KAGGWA


et MEKA) Sur la Route de MITIYANA et D’IBAMBI
1. Définition :
Le Dogme vient du mot grec « Dogma » qui signifie « opinion »,
il désigne une vérité de foi. Le dogme rend compte du mystère Chrétien et
l’éclair.

[Link] 4 dogmes mariaux :


L’église a présenté 4 dogmes au sujet de la vierge Marie
2.1. La Maternité Divine (431)
Le premier énoncé à propos de Marie n’est pas d’abord la mère
de Jésus pour objet. Au concile d’Ephèse (431), c’est d’abord du Christ qu’il
est question. « Je ne saurais dire qu’un enfant de deux ou trois ans soit Dieu,
ni me résoudre à adorer un enfant nourri de lait », affirmait alors Nestorius,
évêque de Constantinople, conduisant le concile à proclamer l’indisponibilité
des deux natures, humaine et divine, du Christ. Par conséquent, Marie se
retrouve être tout autant mère de l’homme Jésus que « mère de Dieu »
(Theotokos).

2.2. La Virginité Perpétuelle (649)


L’église a très tôt reconnu la virginité de Marie. Dès le début
du IIème siècle, Saint Ignace d’Antioche insiste sur la foi en Jésus
« véritablement né d’une vierge », point sur lequel Hippolyte de Rome insiste
à son tour dans sa traduction apostolique (vers 215), un des plus anciens
credos : « Crois-tu au Christ Jésus, le Fils de Dieu, qui est né par le Saint-
Esprit de Marie, la Vierge ? » Il faudra attendre le concile de Latran (649) pour
qu’il soit énoncé de façon dogmatique que « Jésus a été conçu de l’Esprit
Saint sans semence ».
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2.3. L’immaculée Conception (1854)


S’ils ne reconnaissent pas la définition dogmatique de
l’immaculée Conception, les Chrétiens orientaux ont très tôt appelé Marie « la
toute sainte » (panhagia) et l’ont célébrée comme « indemne de toute trace de
péché, ayant été pétrie par l’Esprit Saint, et formée comme une nouvelle
créature ». Très vite, l’église a eu la certitude que Marie « comblée de grâces »,
selon les paroles de l’ange pour l’Annonciation, a été rachetée du péché
originel dès le jour de sa conception.

2.4. L’assomption (1950)


Dans la logique de l’immaculée conception, Marie, préservée
de tout pêcher, ne pouvait pas avoir connu ensuite la corruption de la mort.
Cette certitude est née en Orient, où la fête de la Dormition (15 août) s’impose
dès le Vème siècle. En 1950, Pie XII proclame alors comme un dogme que
« la Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute
originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme
à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers,
pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs,
victorieux du péché et de la mort ». Au cours des célébrations liées à cette
proclamation, le pape couronna une statue de la Vierge avec une couronne
offerte par les lecteurs du Pèlerin et de la Croix.

9ème Leçon : Histoire et Jeu de Kim (par MULUMBA et BAKOMA)


L'histoire de Kim est l'œuvre de l'écrivain anglais Rudyard
KIPLING. Kim était le fils d'un sergent irlandais d'un régiment aux Indes.
Devenu orphelin de deux parents, il fut recueilli par le régiment de son père
qui la fit étudier.
Plus tard, il fit connaissance d'un certain LURGAN, grand
marchand et agent de "l'Intelligence Service" aux Indes. Celui-ci trouva que
Kim pourrait rendre de grands services au gouvernement indien ; il se mit
donc à lui donner des leçons. Il lui apprenait à remarquer et à retenir certains
détails, connaissances nécessaires à tout service de recherche secrète et à
tout détective. Lurgan mit Kim en compétition avec un jeune indien ; il leur
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montrait pendant une minute, un plateau rempli de pierres précieuses et de


bibelots. Puis il couvrait le plateau d'un châle et leur demandait d'en décrire
le contenu. Après plusieurs séances, Kim devint très habile à ce jeu. C'est le
"jeu de Kim ".
On peut commencer ce jeu avec quelques objets simples qu'on
met sur la table. Puis, on complique le jeu. Au lieu de donner la liste
immédiatement, on essaie de la reproduire une heure plus tard. On peut
aussi passer les objets dans l'ombre. Et pour se rappeler les objets plus
facilement, on s'efforcera de les classer en diverses catégories suivant la
forme, la couleur, l'usage, etc. ... On peut aussi faire ce jeu, les yeux bandés,
en essayant de reconnaître les objets au toucher, à l'odeur, au son.
Comme on peut la remarquer, le but de ce jeu est non
seulement d'apprendre à remarquer et à retenir certains détails, mais d'une
façon plus générale, d'apprendre à exercer tous ses sens, d'apprendre à voir
et à retenir les faits et les signes.

Pratique du jeu : Le meneur de jeu dispose quinze à vingt objets sur un


plateau. Les joueurs sont admis à observer le plateau pendant 60 secondes.
Puis le plateau est retiré et chacun doit transcrire de mémoire la liste des
objets observés. Le gagnant est celui qui a retenu le plus grand nombre
d'objets ; il peut à son tour arranger le plateau suivant.
Si l'on est que deux joueurs, chacun arrange le plateau à son tour.

Variantes du jeu :
▪ On demande d'établir l'inventaire du plateau dix minutes après que le
plateau ait été soustrait à la vue.
▪ Les joueurs font un croquis situant l'emplacement exact de chaque
objet sur le plateau.
▪ On ne montre le plateau que pendant 30 secondes, puis on le couvre
et on y déplace un objet ou on en remplace un par un autre. Lorsqu'on
représente le plateau, les joueurs doivent découvrir immédiatement la
modification intervenue.
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▪ Il est très possible de jouer sans plateau : en déplaçant des bibelots ou


des meubles dans une pièce ; en modifiant la disposition des volumes
sur un rayon de bibliothèque, etc.
▪ Kim au toucher, à l'odorat, à l'ouïe, au gout, etc. …

10ème Leçon : Les devoirs et les droits des enfants (par LWANGA
et KAHENGA) Sur la Route de MITIYANA et D’IBAMBI
I. Les devoirs des enfants
Le devoir, c'est ce à quoi on est obligé légalement
(conformément à la loi) ou moralement (du point de vue des règles de
conduite, de la justice, des habitudes de la société, ...).
Envers les parents : les enfants doivent à leurs parents
affection, obéissance, respect et assistance, c'est-à-dire qu'ils sont tenus :
1. De les aimer et leur témoigner l'affection ;
2. De suivre leur conseil et leur obéir ;
3. De leur répondre poliment et jamais se moquer d'eux ;

4. De ne jamais user de leur force physique pour les frapper ou les


malmener ; ...

▪ Entre eux : la famille est la première société. Elle est la base du pays. Il
faut que tous les membres de la famille soient unis et polis entre eux. Les
enfants doivent être aimables, généreux, prévenants et serviables. Les
aînés ont un devoir supplémentaire : celui du bon exemple.
▪ A l'Ecole : l'école est le prolongement de la famille. Les élèves doivent à
leurs instructeurs, comme à leurs parents : affection, obéissance, respect
et assistance au besoin. Ils doivent considérer leurs camarades comme des
frères et sœurs ; être charitables, généreux, prévenants et serviables
envers eux.
II. Les droits des enfants
Le droit est une faculté d’accomplir ou non quelque chose,
d’exiger quelque chose d’autrui, en vertu de règles reconnues, individuelles
ou collectives. Plusieurs Etats dans le monde reconnaissent les droits de
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l’enfant et ont ratifié des conventions internationales. Nous citons la


convention relative aux droits de l’enfant de 1989 et à laquelle notre pays la
RDC a adhéré.
Les droits de l’enfant sont des droits humains adaptés à la
situation de l’enfant. Nombreux sont les droits de l’enfant. La CIDE en
énumère une quarantaine. En voici quelques un :
▪ L’enfant a droit à la vie et à la dignité, à la liberté et à l’identité. Le droit
à la vie c’est la chance de pouvoir vivre sa vie. C’est le droit pour les
enfants de ne pas être tués, mais c’est aussi, le droit de survivre et de
se développer convenablement. Un enfant a aussi le droit d’avoir un
nom, un prénom, une nationalité et de connaître ses parents.
▪ L’enfant a droit à la protection et l’assistance. Cette protection et cette
assistance lui permettent de jouer son rôle dans la communauté. Il doit
s’épanouir grandir en famille, entre ses parents, ses frères et ses
sœurs. Ce droit exige que l’enfant ne soit pas maltraité ; il ne doit pas
être soumis à l’exploitation (travailler comme domestique) ou être
enrôlé dans l’armée.
▪ L’enfant a droit à l’éducation (l’éducation familiale et scolaire). Pas de
discrimination entre les filles et les garçons au sujet de l’éducation
scolaire ; tous les enfants, filles et garçons doivent aller à l’école.
▪ L’enfant a droit à la santé (soigner l’enfant dès qu’il est malade).
▪ L’enfant à droit à l’eau et à la sécurité alimentaire (lui assurer une
nourriture saine et suffisante pour sa croissance intellectuelle et
physique).
▪ L’enfant a droit aux loisirs (sport convenable, lecture des ouvrages
instructifs, visites des sites touristiques, visites des jardins botaniques,
zoologiques, etc.).
Les 8 droits fondamentaux de l’enfant sont :
1. Droit à la vie ;
2. Droit à l’éducation ;
3. Droit à l’alimentation ;
4. Droit à la santé ;
5. Droit à l’eau ;
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6. Droit à l’identité ;
7. Droit aux libertés ;
8. Droit à la protection.

11ème Leçon : Les signes de pistes (par MULUMBA et BAKOMA)


Sur la Route de MITIYANA et D’IBAMBI

1. Définition des concepts


- Signe : indice, marque d’une chose
- Piste : une série de signes plus ou moins conventionnels que tu as
disposé le long d’un parcours pour permettre à un autre de te rejoindre.
- Signe de Piste : Ce sont des signes conventionnels qui permettent à un
initié de suivre une piste tracée d'avance par un autre. Une piste est donc
"une série de signes plus ou moins conventionnels que tu as disposés le
long d'un parcours pour permettre-il un autre de te rejoindre" (14).
2. Historique
Le signe de piste est l’œuvre d’un Lieutenant Anglais Robert
BADEN Powell vers l’année 1900. RBP né le 22 février 1857 et mort au Kenya
le 8 Janvier 1941. Il est le fondateur du scoutisme. Sur sa tombe il est écrit
« Chef Mondial des Éclaireurs » avec un signe de « Je suis rentré à la maison
».

3. But
Le but d'un tel exercice est d'apprendre aux encadrés, de façon
générale, à réfléchir sur les faits et signes et s'entraîner à les rassembler pour
les interpréter. Cela fait suite à l'exercice de Kim dont le but est de retenir
certains détails et d'exercer ses sens. Avec le jeu de piste, on va plus loin.
Après avoir retenu les signes, on leur donne une signification.
4. Quelques signes de pistes
Nous avons au total 36 signes de pistes repartis en 4 groupes :
-Signes Directionnels comprend 14 signes
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- Signes des Danger comprend 5 signes

- Signes des Message comprend 5 signes


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- Signes des Lieu comprend 12 :

12ème Leçon : Tracer une piste et suivre une piste tracée (par
MULUMBA et BAKOMA) Sur la Route de MITIYANA et D’IBAMBI

[Link] règles :
▪ Les signes de pistes se mettent toujours du côté droit du chemin, sur
le sol ou sur les arbres ou arbustes, jusqu'à la hauteur des yeux. Il
ne faut pas que les passants les remarquent
▪ Plus le chemin est sinueux, plus les signes doivent être rapprochés
▪ Sur une route droite, il est inutile de multiplier les signes.
▪ Quand il y a un long parcours à faire sur une route, il vaut mieux
disposer un message caché.
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▪ Les signes de pistes ne doivent jamais être trop grands : 10 à 15 cm


sont généralement suffisants.
▪ Une piste se suit en silence.
[Link] conseils :
▪ Quand tu trouves un message, tu dois l'exécuter avant de continuer la
piste.
▪ N'abandonne pas un signe avant d'avoir repéré la direction à suivre.
▪ Ne marche pas sur les signes tracés, tu risques de les effacer. * Ne
t'énerve pas, mais réfléchis pour interpréter les signes.
▪ En cherchant un message, ne remue pas tout le terrain, ne creuse pas,
n'abîme rien.
N.B. :
▪ On peut tracer des pistes au moyen de signes de tout genre : on peut
employer des bouts de bois, des cailloux, des herbes noués, des
branches cassées… mais jamais des feuilles ni des herbes qui peuvent
facilement s'envoler.
▪ Trouver du temps pour les exercices pratiques. Il faudra aller pour cela
à des endroits reculés ou l'on peut bien s'exercer à suivre une piste
tracée.

13ème Leçon : Les symboles de la Nation (par LWANGA et


KAHENGA) Sur la Route de MITIYANA et D’IBAMBI

1.Définition
Par ce symbole de la Nation, on entend les signes et/ou les
attributs propres qui caractérisent un État et le distingue des autres États.
Les principaux symboles de la Nation sont : l’emblème (le drapeau), les
armoiries, l’hymne national et la devise.
Tout citoyen doit de connaître et respecter les symboles de son
pays parce que cela fait partie de son identité. C’est un devoir de tout citoyen.
C’est ainsi que tout citoyen, quel que soit son rang ou sa fonction, sa religion
ou ses convictions, a l’obligation de respecter le drapeau (sa montée ou sa
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descente), tout citoyen doit marquer l’arrêt tout en observant le silence, le


visage tourné vers le drapeau.
[Link] symboles de la RDC
2.1. Les armoiries
Voici les armoiries de la République Démocratique du Congo :
Les armoiries de notre pays sont constituées, selon l’article 1er
de la constitution du 18 février 2006 d’une tête de léopard encadrée à gauche,
d’une pointe d’ivoire et à droite d’une lance, le tout reposant sur une pierre.
• La tête du léopard symbolise le pouvoir du chef garant et protecteur
des valeurs fondamentales de la République.
• La pointe d’Ivoire représente les richesses de la faune et de la flore du
pays.
• La lance est le symbole de l’outil de dissuasion, de protection et de
défense des intérêts et des valeurs de l’État.

2.2. L’emblème ou le drapeau


Emblème de l’État indépendant du Congo (1885 – 1960)

Ce drapeau a été imaginé et crée par Henry-Morton Stanley.


L’étoile flamboyante ou l’étoile à cinq branches ou encore le pentagramme
orné au milieu sur fond nuit.
Ce fond nuit est le signe de ralliement des Pythagoriciens ;
Le pentagramme était considéré par les anciens comme un symbole universel
de perfection et de beauté. Le monde profane interprétait ce drapeau comme
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la lumière de la civilisation (représentée par l’étoile) apportée au cœur des


ténèbres de cette Afrique encore inconnue (fond nuit)

Emblème du Congo indépendant (1960-1964)

Cet emblème à été utilisé comme drapeau national de 1960 à


1964 ; il est revenu en usage comme drapeau national avec l’accession de
Monsieur Laurent-Désiré Kabila au pouvoir en mai 1997 et était resté en
vigueur jusqu’en 2006 date des premières élections démocratiques en RDC.

Signification des couleurs


• Le fond bleu représente le symbole de la paix.
• La couleur jaune représente le signe des richesses du pays.
• Les si petites étoiles représentent les anciennes provinces fédérées.
Emblème de la Constitution de Luluabourg (1964 – 1971)

L’emblème de la RDC est le drapeau bleu ciel de forme


rectangulaire et horizontale, orné d’une étoile jaune dans le coin supérieur
gauche et traversé en biais d’une bande rouge finement encadrée de jaune.
Cet emblème a été utilisée comme drapeau national de 1964 (Constitution de
Luluabourg) à 1971 année de la révision des symboles de la nation parle le
régime de Monsieur Joseph Mobutu. Ce drapeau est redevenu national avec
la Constitution de 2006
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Significations des couleurs :


• La couleur bleu ciel est le symbole de la paix.
• La couleur rouge est le symbole de sang des martyrs.
• La couleur jaune est signe des richesses du pays.
• L’étoile jaune renvoie à un pays unis promis à un avenir radieux.
Outre ce drapeau ci-haut, la RDC a connu trois autres
emblèmes comme drapeaux matinaux au cours de son histoire :
Emblème de la révolution Mobutienne (1971 – 1997)

Cet emblème était utilisé comme drapeau national de 1971


(date de changement des symboles de la nation par Monsieur Joseph
Mobutu) jusqu’au 17 Mai 1997 année de la chute de son pouvoir.

Significations des couleurs


• Le fond vert était le symbole de l’espoir
• Le flambeau signifie la marche progressive et déterminante vers le
progrès
• La couleur jaune est le symbole des richesses du pays
• La couleur rouge (la flamme) est le symbole du sang des martyrs versés
pour la patrie
• Le cercle est le signe de l’unité
2.3. L’hymne national (cfr Texte en annexe)
Le premier chant patriotique de la République Démocratique
du Congo est le " DEBOUT CONGOLAIS", œuvre du R.P. BOKA s.j et de
Monsieur LUTUMBA. C'est l'hymne de l'indépendance en vigueur jusqu'en
décembre 1971, puis à partir du 17 mai 1997, à la prise de pouvoir par
Monsieur Laurent-Désiré KABILA.
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En voici le texte :

Débout Congolais Unis par le sort


Unis dans l'effort pour l'indépendance Dressons nos fronts, longtemps
courbés, Et pour de bon, prenons le plus bel élan, Dans la paix.
O peuple ardent,
Par le labeur,
Nous bâtirons un pays plus beau qu'avant, Dans la paix.
Citoyens !
Entonnez l'hymne sacré de votre solidarité, Fièrement,
Saluez l'emblème d'or de votre souveraineté. Congo, don béni, Congo des
aïeux,
Congo, ô pays, Congo bien-aimé, Congo, nous peuplerons ton sol et nous
assurerons ta grandeur. Trente juins, ô doux soleil ! Trente juins du trente
juins,
Jour sacré sois le témoin,
Jour sacré de l'immortel serment de liberté, Que nous léguons A notre
postérité Pour toujours.
2.4. La devise
La devise de la RDC est Justice – Paix – Travail
De tout ce qui précède, il faut retenir que tout citoyen est tenu
au respect des symboles de la nation. Le non-respect de ces symboles, la
destruction ou la détérioration de ces symboles de la nation sont passibles
de sanctions pénales.

14ème Leçon : Conte 4 : La Machette (par LWANGA et KAHENGA)


Sur la Route de MITIYANA et D’IBAMBI
Un homme qui avait trois garçons, était chasseur et tressait
des filets ; on le voyait, à ses moments libres, manier sa machette pour
décortiquer les fibres des meilleures lianes et en tresser de merveilleux pièges
et des filets à toute épreuve.

Quand celui-ci mourait, il dit à ses enfants : "Je n'ai rien il


vous laisser, rien que cette machette et ces cordes ".
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L'aîné, peu alléché par ce modeste héritage, s'en alla chercher


fortune ailleurs. Quant aux cadets, ils s'établirent fabricants de piège et filets,
en vendirent aux chasseurs des environs et amassèrent un certain bien.
L'aîné, tombé finalement dans la misère la plus pénible, revint chercher aide
au logis familial. Alors ses frères l'accueillirent gentiment ; le firent asseoir et
lui mirent dans les mains l'héritage de leur père : " Voici la machette et ces
cordes que nous avons reçu. Fais comme nous : apprends il t'en servir et,
comme nous, tu deviendras riche" !

Leçon : Tu souhaites une belle vie. Elle sera ce que tu la feras. Elle ne

viendra pas toute faite à ta rencontre. C'est à toi de la construire par ton
travail consciencieux.

15ème Leçon : La signalisation routière et la prudence sur la


voie publique (par MULUMBA et BAKOMA) Sur la Route de
MITIYANA et D’IBAMBI

1. Définition des concepts :

A. Signalisation Routière : Ensemble des signaux destinés à servir


d’avertissement sur les routes, sur les chemins.

B. Voie Publique : Chemin, route par où l’on va d’un lieu à un autre.

C. Prudence : Attitude d’esprit de celui qui, réfléchissant à la portée et aux


conséquences de ses actes.

2. Historique :

La signalisation routière est aussi vieille que les routes. Les


premiers signes furent ceux donnant les directions. L’Empire romain a érigé
des bornes, en colonnes de pierres, le long des routes pour indiquer les
distances jusqu’à Rome.

Le feu de signalisation routière ou feu tricolore : bien qu’il


existe peu de sources historiques sur les signaux routiers, il semblerait que
ce soit à Londres, au coin du Bride Street et de Palace Yard, le 10 décembre
1868, qu’un feu de signalisation pour trains, mis au point par l’ingénieur J.P
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Knight, ait été utilisé pour la première fois, sous forme d’une lanterne à gaz
pivotante aux couleurs complémentaires rouge verte nécessitant la présence
d’un agent de police pour le manœuvrer.

En 1920, précisément en France l’ingénieur Léon Foenquinos


inventant le feu de circulation électrique. En RDC l’ingénieure Thérèse IZAY
Kirongozi développe le Robot roulage en 2013 qui est équipé et alimenter par
un panneau solaire.

3. La voie publique

Un piéton en tant que bon usager de la voie publique est


prudent et connaît le code de la route. Il le respecte, car ne pas respecter le
code de la route, c'est être criminel en ce sens qu'on, expose les autres et soi-
même à des dangers.

Quelques conseils il l'enfant, usager de la voie publique :

- Fais très attention ;


- Ne joue pas dans la rue ;
- Ecoute les conseils des parents et éducateurs ;
- Obéis au gendarme (agent de roulage) ;
- Marche sur le trottoir et non sur la route ;

- Avant de traverser, arrête-toi sur le bord du trottoir, regarde


soigneusement à gauche puis à droite s'il n'y a pas de danger imminent, puis
traverse

- En traversant, ne cours pas, car tu risques d'être surpris par un autre


véhicule au-devant de toi, mais marche en continuant de regarder à gauche
et à droite.

- Ne traverse pas un carrefour d'un seul coup, en diagonale ; mais


traverse chaque rue séparément pour atteindre l'endroit voulu ;
- Là où s’est indiqué, traverse la rue sur le passage pour piétons dessiné
sur la route par de larges bandes blanches ou Jaunes ;
- Tâche de reconnaître les signaux routiers.
4. Feu de signalisation
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Ce feu dispositif permettant la régulation du trafic routière


entre usagers de la route, les véhicules et les piétons. Ce placé au carrefour
des routes (là où cela existe) permet à tout usager de la voie publique une
bonne circulation. Il éveille l'attention et la prudence de tous et joue le rôle
d'aiguilleur de la circulation.
Généralement ce feu se présente sous forme de trois lampes
de différentes couleurs ou d'une lampe à trois différentes couleurs (rouge,
jaune, verte).

Placé en face de l'usager, il lui transmet un message. Lequel


et comment ? Si le rouge s'allume, cet usagé doit obligatoirement s'arrêter ;
le jaune allumé l'appelle au ralentissement parce que bientôt, le rouge
s'allumera ; tandis que le vert allumé l'autorise à circuler.
Placé en face du trottoir, il concerne plus le piéton. Comment
? Le feu est présenté sous forme de dessin d'un homme en station debout
sur la lampe rouge et d'un homme marchant sur la verte ou simplement sous
la forme d'une lampe ou d'un écrit soit rouge, soit vert. Si c'est le rouge qui
est allumé, cela signifie que l'usager doit s'abstenir de traverser tandis que
le vert allumé l'en autorise. Même cas avec le Robot roulage.
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16ème Leçon : Brefs Aperçus historique sur la vie des martyrs


de l’Ouganda et sur le martyre d’Anuarite 2 (par LWANGA et
KAHENGA) Sur la Route de MITIYANA et D’IBAMBI

1. LES MARTYRS DE L'OUGANDA

Le Buganda est une partie de l'Uganda actuel, pays de l'Afrique


centrale indépendant depuis le 9 octobre 1962. Outre le Buganda, l'Uganda
comprend les royaumes du Bunyoro, du Toro, de l'Ankolé et plusieurs
districts du Nord et de l'Est qui n'étaient pas organisés en royaumes avant
l'établissement du protectorat britannique.
Le Buganda était un royaume organisé et hiérarchisé, divisé
en dix provinces, chacune administrée par un gouverneur sous l'autorité du
monarque absolu, le Kabaka ou roi. Chaque gouverneur rendait compte de
son administration au Katikkiro, deuxième personnalité après le roi, qui était
tout à la fois ministre de l'intérieur et de la justice.

Quant au mot' Baganda ', il veut dire : frère appartenant à une


même patrie, bien que d'origine diverse et malgré de nombreux mélanges avec
les peuples voisins. Les Baganda étaient un peuple religieux. Ils croyaient à
l'existence d'un Dieu unique et Tout-puissant, créateur et rémunérateur :
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Katonda. On l'appelait aussi Mukama, le Maître, ou Seggulu, le Seigneur du


ciel. Toutefois, au cours des siècles, s'était introduit le culte de divinités
secondaires, notamment les Lubale, protecteurs de la tribu.

Les premiers missionnaires protestants arrivèrent au


Buganda le 2 juillet 1877 grâce à Stanley et furent reçu par le kabaka
MUTESA. Deux années après, le 17 février 1879, les premiers missionnaires
catholiques de la congrégation des Pères Missionnaires d'Afrique,
communément appelés Pères Blancs arrivèrent aussi au Buganda et
s'établirent à Rubaga. C'étaient le Père Simon Lourdel et le Frère Amans. Les
soldats et les hommes du roi trouvaient le Père Lourdel sympathique et lui
parlaient volontiers en swahili. Ils entendaient le Frère Amans l'appeler" Mon
Père" et, croyant que c'était là son nom, ils y donnèrent une forme kiganda :"
Mapéra". Le Père Lourdel fut le seul à porter ce nom, qui le désigne encore
aujourd'hui dans les souvenirs historiques.

Joseph Mukasa, le premier des martyrs du Buganda, avait été


introduit à la cour du roi huit ou dix ans avant l'arrivée de Mapéra, par sa
tante paternelle, une des favorites du roi Mutesa. Ce dernier apprécia vite les
belles qualités de Mukasa, et l'établit officier des pages chargés de l'entretien
de sa propre demeure. Il le surnomma Balikuddembe, ce qui signifie : ils sont
en paix (sous-entendu : ceux qui vivent avec lui). Les pages du roi l'appelaient
: Mukasa Nnyondo, à cause de son nez droit et long. On le nommait aussi :
Kirimânyi, le fort, parce qu'il pouvait soulever des objets très lourds d'un seul
bras.

Trois ans après l'arrivée des premiers missionnaires


catholiques, Joseph Mukasa fut parmi les premiers Baganda à suivre le
catéchuménat : il fut baptisé le 30 avril 1882, en même temps que son ami
André Kaggwa. A leur exemple, de plus en plus de pages du Lubiri (palais
royal) se mirent également à suivre la catéchèse et à se faire baptiser. Ainsi,
petit à petit, se constituait une communauté chrétienne parmi les pages du
roi. Le comportement des pages chrétiens faisait contraste avec celui des
autres pages : ils ne cédaient plus au mal, ils n'obéissaient plus quand on
leur ordonna des pratiques immorales telles que les offrandes aux dieux
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païens, le vol, la polygamie, ou encore l'homosexualité, - une pratique


devenue courante chez le kabaka. Ces refus d'obéissance mécontentèrent
vivement le kabaka et le Katikkiro, ainsi que certains personnages
musulmans de la cour, et ils commencèrent à voir l'expansion du
christianisme comme une menace. Après plusieurs avertissements, ils
finirent par expulser les missionnaires, en novembre 1882. En quittant le
Buganda, le Père Lourdel laissait derrière lui une chrétienté comprenant 20
baptisés et environ 250 catéchumènes.

Le 10 octobre 1884, le kabaka Mutesa mourut dans les bras


de Joseph Balikuddembe et Jean-Marie Muzeyi. La maladie qui causa sa
mort avait provoqué dans son corps des plaies qui répandaient une odeur
nauséabonde. Les autres courtisans s'étaient ainsi écartés du roi, mais
Joseph Mukasa et son compagnon l'avaient soigné sans se laisser rebuter
par l'odeur répugnante.
Le prince héritier MWANGA, âgé d'environ vingt ans, succéda
à son père sur le trône royal. Les premiers mois de son règne furent
prometteurs. En effet, MWANGA aimait beaucoup Mukasa Balikuddembe, le
chef des chrétiens de la cour : il le considérait comme son aîné (Mukasa avait
cinq ou six ans de plus que le roi), il l'aimait comme son ami depuis toujours
et le prenait aussi quelque peu comme son allié, du fait que Mukasa avait
supporté la maladie de son père. Il tenait compte de ses avis en ce qui
concerne les quatre cents pages et tous les services de la maison royale. Ainsi
il le nomma majordome du palais, et il lui demanda de l'avertir si jamais il
commettrait une action indigne d'un roi. Mwanga connaissait aussi les
missionnaires, en particulier Mapéra. Jeune prince, il était allé les voir
souvent lorsqu'ils se trouvaient à la capitale, entrant sans façons dans leurs
chambres et faisant mille espiègleries comme cela est permis à un adolescent
de 15 à 16 ans. Pour favoriser les catholiques et leur prouver sa bienveillance,
Mwanga créa une seigneurie spéciale, le Kigowa, où ils pouvaient pratiquer
ouvertement leur religion. La colline Kiwatule (à 12 km du lubiri) en serait le
siège, et André Kaggwa le chef.
A la mort de Mutesa, la plupart des pages aînés avaient quitté
le lubiri pour devenir soldats. D'autres avaient reçu de nouvelles fonctions :
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Bruno Serunkuma, par exemple, passait dans le groupe des gardiens des
armes et fusils royaux. Chaque jour, il catéchisait ses serviteurs et se rendait
souvent chez André Kaggwa pour les réunions de prières ou autres. Jean-
Marie Muzeyi vivait maintenant chez Matthieu Kisule, fervent catéchumène
et armurier du roi et y enseignait le catéchisme presque à longueur de
journée.
Peu après son avènement, Mwanga avait reçu de nouveaux
jeunes pages que les parents ou un notable de leur clan étaient venus lui
présenter. Parmi eux se trouvaient plusieurs futurs martyrs : Achille
Kiwanuka, Ambroise Kibuka, Gyavira Musoke, Muggaga. Ils se joignirent aux
pages qui avaient déjà servi Mutesa : Mbaga Tuzinde, Mukasa Kiriwa-wanvu,
Denis Ssebugwawo et Kizito, qui seraient leurs compagnons de martyre.
Sur le conseil de Joseph Mukasa, Mwanga autorisa les
missionnaires de revenir. Le Père Lourdel, le Père Giraud et le Frère Amans
rentrèrent à Rubaga le 15 juillet 1885. Il faut signaler toutefois qu'avant leur
arrivée, il y eut une terrible menace contre M. Mackay, missionnaire
protestant et on brilla vif trois Baganda protestants. Arrivé sur ces
entrefaites, Mapéra encouragea fortement les chrétiens, surtout ceux du
lubiri. Il leur conseilla de ne s'appeler que par leurs noms ougandais, comme
tous leurs compagnons ; il leur rappela aussi le sens de leur engagement et
la fidélité à laquelle ils s'étaient engagés depuis leur baptême. La situation,
en effet, ne fit que s'aggraver. Peu de temps après le Père Lourdel, arriva aussi
l'évêque anglican Hannington. Le kabaka Mwanga demanda au roi voisin de
l'arrêter et de le jeter en prison. Quelques jours plus tard on le tua, lui et ses
porteurs.
Cet orage menaçant n'allait pas épargner les catholiques. La
bienveillance du roi à leur égard fut éphémère. L'origine de ce changement
d'attitude du kabaka fut la suivante. Pour ses distractions, le roi aimait
beaucoup les jeux sportifs, la danse, le saut et surtout la lutte : les pages qui
excellaient dans l'un ou l'autre de ces sports jouissaient de toute sa faveur
royale. Mais cela n'était pas sans risques... Mwanga était un inverti et depuis
longtemps s'adonnait à l'homosexualité. Au début de son règne, il agissait en
cachette. Ses "mignons" furent des païens ou des musulmans. Pourtant, il
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n'était pas insensible au charme des pages chrétiens ; l'ascendant de Mukasa


Balikuddembe l'empêchait de leur faire des propositions honteuses. Il savait
que le majordome le lui reprocherait, car il lui avait demandé de lui faire des
remarques s'il constatait une action mauvaise. Malheureusement, à cause
d'autres chefs païens qui l'entouraient, Mwanga finit par appeler aussi des
pages chrétiens. Pour empêcher le mal, Joseph Mukasa envoyait les pages
chrétiens menacés ailleurs, à d'autres services, de sorte qu'ils soient absents
lorsque le roi les désirait.
Ce dernier finit par s'apercevoir de ce jeu. Et comme certains
pages chrétiens commencèrent aussi à refuser ouvertement ses propositions,
le roi se mit en colère contre Joseph et décida de le faire périr. Sinon, se
disait-il, il influencera tous les jeunes pages du Baganda. Ce propos trouva
un écho favorable auprès des ennemis de Mukasa, et notamment auprès du
Katikkiro et la reine mère. Il faut ajouter qu'auparavant Joseph Mukasa était
intervenu en faveur de Hannington, l'évêque anglican, lorsque le roi avait
décidé de le tuer. Plus tard, un jour qu'il était malade, le roi avait demandé
des médicaments à Mapéra. Comme il supporta mal ces médicaments et qu'il
passa une très mauvaise nuit, il s'imagina que Mukasa cherchait à
l'empoisonner pour venger la mort de l'évêque anglican. Appelé au chevet du
roi, Joseph chercha à le calmer, mais en vain. Le roi l'accusa de complicité
avec les Européens qui voulaient le tuer et le remplacer par un autre prince.

Suite aux incidents dont nous avons parlé, Joseph Mukasa


comprit que son sort était décidé. Il alla à la mission assister à la messe et
communia. A la sortie de l'église, un page du roi l'appela et il fut arrêté et
conduit devant le roi. Celui-ci s'adressa au Katikkiro qui fit venir Mukajanga,
un des chefs -bourreaux pour arrêter et lier Joseph. Mukajanga estimait
Joseph et hésita à l'exécuter. Mais comme le Katikkiro insistait, Joseph se mit
en route sans être lié. Arrivé au lieu de supplice, Balikuddembe chargea
Mukajanga d'un dernier message : " Tu diras à MWANGA de ma part, qu'il
m'a fait tuer sans raison, mais que je lui pardonne. Cependant, qu'il se
repente, car s'il ne se repent pas, je plaiderai avec lui au tribunal de Dieu". Et
Mukajanga de répondre : Il le roi se tiendra derrière mon dos, et nous
plaiderons tous les deux avec toi ". En cours de route, Mukajanga s'était
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entendu avec ses assistants qu'ils couperaient la tête de Joseph, avant de le


brûler. Ainsi fut fait : c'était le 15 novembre 1885. Le supplice était à peine
achevé qu'un émissaire du kabaka arrivait, apportant l'ordre de surseoir à
l'exécution. Il était trop tard ! Joseph mourait, fidèle à sa foi et à son Dieu, à
26 ans, et fut pleuré aussi bien par les protestants que par les catholiques.
Mukajanga rapporta fidèlement les dernières paroles de Balikuddembe au roi.

Pendant ce jour du martyre de Joseph Mukasa, les chrétiens


et les catéchumènes donnèrent de nombreuses preuves de leur courage. Ils
allaient la nuit demander à Mapéra de leur donnait le baptême. Nous allons
mourir, disaient-ils. Et Mapéra abrégea pour plusieurs la durée du
catéchuménat. Entre temps Charles LWANGA remplaçait Joseph Mukasa au
Lubiri pour protéger la vertu des pages.

Quelques mois plus tard, une atmosphère lourde, angoissante


pesait à nouveau sur Munyonyo où se trouvait le Lubiri. Le roi se fâchait pour
tout et pour rien. Brusquement, le 25 mai 1886, il décida de partir chasser
l'hippopotame. Mais la chasse échoua et il rentra plus tôt que prévu. Au palais
il constata qu'un certain nombre de pages avaient profité de son absence pour
aller prier. Cela le mit dans une forte colère. Un des pages, Muwafu, qui avoua
être allé prier, n'échappa à la mort que parce qu'il était le fils de Katikkiro. Le
roi appela alors Denis Ssebugwawo. Celui-ci avoua qu'il enseignait la religion
chrétienne à Muwafu. Mwanga le frappa au cou avec une lance. Denis
s'écroula, blessé à mort. Le roi le livra ensuite aux bourreaux qui l'achevèrent
le lendemain 26 mai 1886. Son corps fut abandonné aux vautours et ne fut
pas enterré.

A partir de ce jour, le roi commença à parcourir le Lubiri à la


recherche des chrétiens. Il rencontra Moïse Mukasa, un protestant, qu'il fit
massacrer sur le champ. Un autre protestant, Nyonyintono, fut arrêté et
mutilé : il mourut de ses blessures.

Comprenant le danger, Charles Lwanga et André Kaggwa


ordonnèrent aux plus jeunes de se mettre à l'abri. Eux-mêmes restèrent
courageusement à leur poste. Siméon et Denis Kamyaka partirent se réfugier
à la Mission. En chemin, ils rencontrèrent KIZITO, encore plus jeune qu'eux,
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qui ignorait ce qui s'était passé au Lubiri. Ils le mirent au courant de la colère
de Mwanga et du début des massacres des chrétiens. Kizito n'approuva pas
leur dessein de se sauver.

- Vous vous sauvez ! s'étonna-t-il. Où allez-vous ? Ne pas rester fidèle à


ses serments, c'est se parjurer !
- Nous allons chez Mapéra, dit l'un d'eux.
- Et moi, répondit Kizito, je retourne au Lubiri.
Il les quitta et rentra au palais.
Au Lubiri, les chrétiens avaient prié durant toute une partie
de la nuit. Au petit jour, Charles LWANGA réveilla les pages encore
catéchumènes : Mugagga, Gyavira, Kizito, Mbaga Tuzinde, Werabé, et, après
leur avoir brièvement rappelé les enseignements de Mapéra, il les baptisa.
Les néophytes furent remplis de joie, Kizito surtout rayonna ; depuis si
longtemps, il désirait le baptême ! Ses vœux étaient comblés...

Après avoir demandé l'avis des chefs et seigneurs, Mwanga


enferma tous les pages et les fit répartir en deux groupes : les chrétiens d'un
côté, les non-chrétiens de l'autre. Charles LWANGA se leva le premier : " Sebo
kabaka, dit-il, ce dont on a pleine conscience, il est impossible de ne pas
l'avouer" ! Kizito lui prit la main et tous deux marchèrent à la tête de leurs
amis... Bruno Serunkuma qui avait la garde des fusils royaux, se mêla au
groupe de LWANGA pour ne pas manquer la chance du martyre. Tous, ils
furent aussitôt jetés en prison.
Mwanga qui aimait Kaggwa, ne l'avait pas convoqué car il
voulait l'épargner. Mais le Katikkiro, ennemi personnel d'André, persuada le
roi de le lui céder. C'est ainsi que Kaggwa fut livré aux bourreaux : ils lui
coupèrent un bras pour l'apporter au Katikkiro ; ensuite ils l'achevèrent en
lui coupant la tête, puis les autres membres qu'ils jetèrent dans les
broussailles.
Au début de l'après-midi du 26 mai 1886, après le repas des
bourreaux, Mukajanga se mit en devoir d'exécuter les ordres du roi. Lui et
ses bourreaux rassemblèrent le groupe des chrétiens et se mirent en route
pour Namougongo où le martyre devait être consommé.
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En cours de route, Pontien Ngondwe se sentit très fatigué et


demanda aux bourreaux de le tuer sur place. Mukajanga lui transperça la
poitrine de sa lance, puis l'acheva. Pontien s'écroula sans un cri : on lui
trancha ensuite la tête. Un peu plus loin Athanase Bazzekuketta refusa lui
aussi d'avancer et demanda de mourir sur place. On l'amena à l'endroit où
on avait tué Joseph Mukasa et on lui coupa la tête, puis les membres. Un
autre, Gonzague Gonza, ne parvenait plus à avancer, tellement les chaînes
lui étaient entrées dans les chairs. Les bourreaux décidèrent d'en finir avec
lui et le percèrent de leurs lances. Il tomba sans soupir. Quelque temps après,
non loin de Mitiyana, Mathias Mulumba refusa d'avancer et supplia qu'on le
tue. On lui transperça le cœur, puis on lui coupa les bras et les jambes que
l'on jeta. On acheva de même quelques pas plus loin, Noé Mawaggali : on le
frappa d'un coup de lance et il tomba. Puis on l'attacha à un arbre et on
l'acheva : on l'abandonna ainsi aux chiens qui dévorèrent son cadavre.
Durant les supplices de Mulumba et de Mawaggali, tous les
deux originaires de MITIYANA, trois femmes se montrèrent particulièrement
courageuses. Il s'agit de MUZEI, la mère de Noé, de Munaku, la sœur de Noé,
et de la femme de Mathias Mulumba. Parce qu'elles assistaient les martyrs
et les soignaient, elles subirent même quelques tortures, mais on leur
épargna la vie.
Arrivés à Namougongo, les bourreaux apprêtèrent le bûcher
pendant une semaine, du 27 mai au 3 juin 1886. Ce temps fut aussi, pour
les chrétiens, celui de la préparation immédiate au martyre. Enchaînés,
attachés au pied, au cou... ils ne cessaient de répéter : "AMIS, PRENONS
COURAGE, le moment de mourir pour Jésus-Christ est près d'arriver" !
Chaque jour, ils priaient et récitaient le chapelet. Il Y avait 17 catholiques et
11 protestants ainsi que l'un ou l'autre païen condamné pour diverses
raisons. On mit à part Mbaga Tuzinde, parce qu'il était de la famille de
Mukajanga. Mais il refusa de céder aux sollicitations des siens et rejoignit
ses amis le matin du 3 juin 1886, à la grande joie de tous. Charles LWANGA,
arrange lui-même son bûcher et s'y coucha par-dessus. On mit alors le feu
au bois à partir des pieds. " Tu me brûles, mais c'est comme si tu versais de
l'eau pour me laver ", disait-il à Senkole, un des chefs-bourreaux. On le
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brûlait lentement et il priait. Vers la fin, il dit encore à son bourreau : " Maître,
comme je serais heureux si, toi aussi, tu embrassais un jour la religion". On
se moquait des chrétiens, mais ceux-ci répondaient : "Oui, vous allez brûler
nos corps ; mais notre âme, la brûlerez-vous " ? Avant de le jeter au feu, on
assomma Mbaga en lui donnant un coup dans la nuque. Ce fut là la volonté
de Mukajanga, son parent, qui évitait ainsi de voir son fils mourir lentement
dans le feu. Ensuite tous les autres furent brûlés. Du milieu des flammes, on
les entendit invoquer Dieu, jusqu'à ce que tout ait été consommé.
On compte officiellement 22 martyrs catholiques. Ceux-ci
furent béatifiés en 1920 par le pape Benoît XV et canonisés (élevés au rang
des saints) le 18 octobre 1964 par le pape Paul VI. Le pape Pie XI avait déjà,
bien avant Paul VI, proclamé Charles LWANGA patron de la jeunesse
chrétienne africaine.
2. LA VIE DE LA SŒUR ANUARITE
Anuarite Nengapeta est née le 29 décembre 1941 à Wamba
dans la province orientale du Congo-Kinshasa. Son père s'appelle AMISI
BATSHURU BATOBOBO et sa mère ISUDE Julienne. Elle fut baptisée quand
elle avait plus ou moins deux ans, en même temps que sa mère et quelques-
unes de ses sœurs. Elle fut vraiment une fille de son peuple.
Anuarite ne fut pas brillante du point de vue des études mais
ses supérieures reconnaissent qu'elle avait une bonne volonté et s'appliquait
intensément à son travail intellectuel, surtout que réussir aux études fut,
entre autres, une condition à son entrée au couvent. Ceci fut en effet son rêve
depuis l'enfance bien qu'il ne trouvât pas toujours un écho favorable auprès
de sa mère, restée seule responsable de la famille, le papa ayant abandonné
le foyer.
L'entrée d'Anuarite dans la vie religieuse est considérée par
certains témoins comme une" fuite". Elle se rendit à Bafwabaka ou se trouvait
le noyau central de la Congrégation de la Sainte Famille, sans une
autorisation ferme. Elle fit son entrée au probandat en 1955, au postulat en
1956 et au noviciat en 1957. Elle fera sa première profession le 05 août 1959
et renouvellera ses vœux temporaires jusqu'à sa mort. Son nom en religion
est Sœur Marie Clémentine.
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Pendant sa vie de religieuse, Anuarite fut légionnaire et avait


une dévotion toute particulière à la Vierge Marie. On raconte d'autre part
qu'elle fut d'une force physique quelque peu étonnante pour une fille.
Souvent, elle utilisait cette force pour secourir les faibles. Parmi d'autres
charges et responsabilités, elle fut enseignante (monitrice) et surveillante
d'école et d'internat des filles, fonction qu'elle exerça avec compétence et
dévouement. A l'internat, elle prit en charge un groupe de Xavériennes. En
outre, Anuarite ne faisait pas de distinction des gens. Elle était l'amie des
faibles, particulièrement des délinquantes qu'elle s'efforçait de convertir
malgré le désaccord de ses supérieures à ce sujet précis. Pourtant ; cela ne
fut pas une désobéissance car elle savait se justifier et savait ce qu'elle voulait
(et le réalisait aussi). De fait, facilement elle entrait en dialogue avec ses
supérieures à qui elle donnait même de bons conseils sans complexe et de
façon bienveillante.
Dans sa vie au couvent, Anuarite s'est donné comme devise :
" SERVIR ET FAIRE PLAISIR". C'est ainsi qu'elle se dépensait totalement et
se présentait comme volontaire pour rendre service aux autres à la cuisine,
à la sacristie, au travail manuel ; elle savait aussi faire de petites surprises
aux autres pour les rendre heureuses. Cela n'empêche pas qu'elle savait
parfois aussi les réprimander quand elles devenaient négligentes : elle
participait ainsi à leur éducation et leur formation. Ainsi se passa sa vie
jusqu'en 1964, à une époque où le pays, était déchiré par une sanglante
rébellion.

La rébellion dans la Province orientale du Congo-Kinshasa


n'épargna pas les religieuses de la Sainte Famille. Le 29 novembre 1964, alors
qu'elles étaient à table, elles durent interrompre leur repas de midi : les
rebelles s'emparèrent de leur maison, criant, gesticulant, sautant par les
fenêtres, cassant et renversant des objets. Ils commencèrent par se partager
le reste du repas des sœurs. Ils étaient arrivés dans un gros camion, et
étaient dirigés pas un certain Justin Segbande.
Au moment de l'arrivée des rebelles à Bafwabaka, certaines
Sœurs s'enfuirent dans la brousse. Là elles rencontrèrent leur supérieure qui
était allée cueillir des feuilles de manioc avec quelques orphelines. La
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supérieure, mère Kasima, parla à ses Sœurs, les encouragea et les


convainquit de regagner la communauté.

Après diverses menaces, les rebelles ou Simba ordonnèrent


aux Sœurs de faire leurs valises pour le voyage : pour les délivrer des
Américains, ils allaient les conduire à Wamba. En cours de route, ils
maltraitèrent les Sœurs et, sous l'effet de la boisson, les injuriaient et
entonnaient des chansons obscènes et provocantes. Une première halte eut
lieu à MAIKA où se trouvait une station de récolte et préparation d'huile de
palme. Le chef de la station s'appelait Daniel, un jeune homme de Kisangani
qui avait été forcé de se joindre aux Simba, mais qui était resté attaché aux
Sœurs. Le jeune homme les rassura : les Simba n'en voulaient pas aux
religieuses africaines, mais bien aux missionnaires européens.

Le soir, arrivé à IBAMBI, le camion débarqua les Sœurs à la


mission. Les Simba forcèrent les portes de la maison des Pères et installèrent
les Sœurs dans la grande salle de séjour. Les Pères avaient déjà été déportés
et concentrés à Wamba. Les Sœurs durent passer la nuit par terre, et eurent
à supporter toutes sortes de dérangements de la part des rebelles. Pendant
tout ce pénible voyage, elles ne cessaient de prier soit en privé, soit en
communauté. Dans ces circonstances difficiles, Sœur Anuarite continuait à
" SERVIR ET FAIRE PLAISIR" par son attitude bienveillante vis-à-vis de ses
consœurs.
Le 30 novembre vers 8 à 9 heures du matin, le camion reprit
la route pour la dernière étape du voyage : le tronçon Ibambi-Isiro. Les Simba
continuèrent à maltraiter les Sœurs. En cours de route ils s'arrêtèrent a
PAWA, dans le but de tuer le Dr Lambert Swert qui y dirige une léproserie.
Ils le trouvent mort : il avait été tué trois jours auparavant. Le camion se
remet ainsi en route et au carrefour Ibambi-Isiro- Wamba, il prit la direction
de Wamba. Mais à VUBE, on croisa la camionnette du colonel Yuma Deo
accompagné d'un officier et d'un autre gradé appelé OLOMBE. Les deux
véhicules s'arrêtèrent et les Sœurs furent contraintes de descendre pour
rendre hommage aux officiers. Yuma Deo ordonna aux Sœurs d'enlever leurs
croix et rosaires, et il fit jeter ces objets dans la brousse pas ses Simba.
Anuarite, elle, garda fidèlement sur elle, dans la poche de son jupon, la petite
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statuette de l'Immaculée, malgré toutes les menaces des Simba. Elle mourra
avec cette statuette. Puis le Colonel leur ordonna de remonter dans le camion
pour rentrer à Bafwabaka. Mais, arrivé au carrefour de Baseane, le camion
prit la route d'ISIRO, au grand étonnement et désespoir des Sœurs. Elles y
arrivèrent vers 6 heures du soir et furent installées dans une villa récemment
abandonnée par un Européen et transformée en résidence de passage du
Colonel Deo.
C'est à Isiro que se situent les dernières épreuves de la Sœur
Anuarite. Là, tout à coup, les chefs des Simba décidèrent de transférer les
sœurs dans une autre maison ou elles passeraient la nuit dans les chambres,
par petits groupes.
Pendant qu'on procédait à ce déménagement par véhicule, tout
à coup et de manière inattendue le deuxième compagnon du colonel, du nom
d'OLOMBE, dit à la Mère Kasima : " Vous me laisserez cette Sœur ", en
indiquant Sœur Anuarite du doigt. La Mère Kasima comprit immédiatement
qu'il voulait faire de Sœur Anuarite sa femme. Aussi refusa-t-elle
énergiquement et exigea-t-elle au contraire de rester avec sa jeune consœur.
Après mille malices pour avoir la Sœur Anuarite, les bourreaux ne réussirent
pas à faire partir la Mère générale. C'est alors qu'ils firent expressément
connaître leur intention de faire d'Anuarite la femme du colonel Ngalo. Dans
une violente discussion, Anuarite et Mère Kasima, chacune de son côté,
refusèrent catégoriquement de céder à cette intention, malgré les coups
qu'elles reçurent. Et les menaces de mort commencèrent. La Mère générale
fut alors poussée dans une autre chambre, d'où elle pouvait néanmoins
continuer d'encourager sa jeune Sœur par le regard.
Pendant ce temps, on fait préparer du riz et des sardines pour
les religieuses qui se trouvaient dans l'autre maison. Celles-ci déclarèrent
qu'elles ne mangeraient que si Anuarite et la Mère générale les rejoignirent.
Les rebelles finirent par céder à cette exigence. On présenta ensuite aux
sœurs diverses boissons alcooliques pour les enivrer, mais elles refusèrent de
les prendre. Pour sa part, bien qu'ayant rejoint ses consœurs, Anuarite a de
plus en plus une conscience claire de sa mort prochaine. Elle en fait part à
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ses amies et leur demande de beaucoup prier pour elle. La prière était en effet
le seul recours qui leur restait.
Presqu'aussitôt après, les menaces reprirent. Cette fois-ci
Olombe essaya de se réserver la sœur Bokuma. Il commanda à Anuarite et
Bokuma d'entrer dans la voiture pour aller vers la maison de Ngalo. Les deux
Sœurs se débattirent pour ne pas y entrer, et même quand on les fit entrer de
force, elles parvinrent à en sortir de l'autre côté pour se réfugier auprès de la
Mère Kasima. Le colonel Olombe, ayant vainement tenté de les faire entrer
dans la voiture, se fâcha encore plus et se mit à frapper les Sœurs. Et Anuarite
de lui dire : " Je ne veux pas aller commettre ce péché ; si vous voulez, tuez-
moi ". Olombe se mit maintenant à les frapper avec force. Pendant ce temps,
Anuarite lui dit : " Je vous pardonne, car vous ne savez pas ce que vous faites
". Et malgré l'intervention de la Mère Kasima et de la Sœur Kahenga,
supérieure de Bafwabaka, Olombe continua de battre les deux Sœurs de la
crosse de son fusil. Finalement les deux victimes tombèrent inanimées. Sœur
Bokuma avait le bras cassé à plusieurs endroits et ne bougeait plus. Sœur
Anuarite remuait encore un peu la jambe. Toujours furieux, Olombe se mit à
hurler : "Simba, venez vite, on veut me tuer... ". Deux Simba arrivèrent alors
et comme il n'y avait pas de fusil, Olombe leur ordonna de transpercer la Sœur
Anuarite de leurs longs couteaux (baïonnettes) jusqu'au cœur. Et ils le firent
plusieurs fois. A chaque coup, un gémissement étouffé sortait des lèvres de la
Sœur. Olombe prit enfin son révolver et lui tire une balle dans la poitrine.
Sans réagir, la Sœur Anuarite était en train de rendre l'âme. Ce fut le 1er
décembre 1964 vers 1 heure du matin. La Sœur Kahenga annonça l'épisode
aux Sœurs qui se trouvaient dans la maison. Elles se mirent toutes à prier.
Olombe, furieux entra dans la maison, leur interdit de prier et leur demanda
d'aller chercher le corps de la martyre. Sœur Bokuma et Sœur Nabeane, qu'on
avait également frappée, furent pour leur part conduites à l'hôpital.
Le procès de béatification de la Servante de Dieu Sœur Marie
Clémentine Anuarite Nengapeta a été ouvert, conformément aux lois
ecclésiastiques, le 13 janvier 1978 près l'Archevêché de Kisangani. Elle fut
béatifiée par le pape Jean Paul II en la fête de l'Assomption le 15 août 1985
à Kinshasa. Et l'Eglise lui a consacré la date du 1er décembre, jour
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commémoratif de sa mort ou plutôt ''jour anniversaire de sa naissance au


ciel".

17ème Leçon : La signalisation routière et la prudence sur la


voie publique (par MULUMBA et BAKOMA) Sur la Route de
MITIYANA et D’IBAMBI

I. Définition des concepts


A. Signalisation Routière : Ensemble des signaux destinés à servir
d’avertissement sur les routes, sur les chemins, …
B. Voie Publique : Chemin, route par où l’on va d’un lieu à un autre.
C. Prudence : Attitude d’esprit de celui qui, réfléchissant à la portée et aux
conséquences de ses actes.

II. Panneaux de signalisation routière


Nous avons 5 catégories des Panneaux de signalisation routière à savoir :
PSR de Danger, PSR d’Obligation, PSR de Service, PSR d’interdiction et PSR
d’Indication.

1. Panneaux de signalisation routière de Danger : représenter par


un triangle blanc avec bordure rouge et le dessin en noir.

: danger : il faut donc être prudent.


: Attention école : ce signe indique aux bus, aux
automobiles. Un endroit très fréquenté par des écoliers.

: Je me trouve sur une partie de la route ou il y a un


grave danger. Il faut donc faire ATTENTION.
.
100 | P a g e

: Endroit où les cyclistes débouchent sur la chaussée ou


la traversent. Aussi bien les automobilistes que les piétons
doivent faire attention.

: J'approche d'une partie de la route ou il y a des travaux.


Il faut faire attention aux trous et aux camions.

: Je vais traverser une voie de chemin de fer. Avant de le


faire, je dois m'assurer qu'aucun train n'arrive.
Si la barrière y est fermée ; je dois attendre que le responsable l'ouvre.
Souvent, ce signal est accompagné d'un feu rouge qui s'allume, il l'approche
du train.

[Link] de signalisation routière d’obligation

: Dès qu'on le voit, il faut se demander : "Qu'est-ce que je


suis obligé de faire il cet endroit" ?
Regarde alors le dessin en blanc qui t’indique ce qu'il faut
faire.

: Chemin obligatoire pour les piétons.

: Chemin obligatoire pour les cyclistes.

Représenter par un disque bleu foncé avec bordure blanc et le dessin en


blanc.
[Link] de signalisation routière d’interdiction
101 | P a g e

: Dès que je le vois, je dois me rendre compte que quelque


chose est interdit il l'endroit où je me trouve et je dois me
demander ; "Qu'est-ce qui est interdit à cet endroit" ?
: Circulation interdite. Les véhicules ne peuvent pas passer.
Seuls les piétons peuvent continuer leur route.
: Accès interdit. Les véhicules doivent s'arrêter. Les piétons
peuvent encore passer.

: Accès interdit aux piétons.

: Accès interdit aux charrettes il bras (pousse-pousse)

: Accès interdit aux vélos. On ne peut poursuivre sa route


qu'en poussant son vélo.
N.B. : Trouver du temps, un lieu et des occasions pour
mettre ces connaissances en pratique.
4. Panneaux de signalisation routière de Service

: Indique la proximité d'un hôpital (grand H en blanc)

: Indique 13 présences d'un poste de secours, d'un


dispensaire (croix.
En rouge)
: Indique un passage pour piétons. Quand il ya un passage pour piétons, on
doit l'utiliser. Ce passage est dessiné sur 13 route par de
larges bandes blanches ou jaunes. On traverse alors en
marchant sur ces bandes.
102 | P a g e

Représenter par un Carré blanc avec bordure bleue et le dessin en noire.

18ème Leçon : Le Code MORSE (par MULUMBA et BAKOMA) Sur


la Route de MITIYANA et D’IBAMBI
1.Définition
Le Morse est un code permettant de transmettre un texte à
l’aide de séries d’impulsions courtes et longues, qu’elles soient produites par
des signes, une lumière, un son ou un geste.
[Link]
Le Morse a été inventé en 1832 par l’Américain Samuel
FINDLEY Breese Morse (1791-1872), alors qu’il travaillait sur la construction
d’un télégraphe électrique. Le Titanic a été l’un de premiers navires en
détresse à utiliser le SOS en 1912.

3.Règles
- Pour mieux apprendre le morse il faut avoir un sifflet appelé Morse ;
- Il est utilisé par un sonore a l’aide du sifflet morse, ou une lampe ;
- Il existe deux sons : le son Longue pour le Point et le son Brève pour le
trait ;
- Quand tu écris le message, mets une barre oblique (/) entre les lettres pour
que la personne qui la décodera sache quand commence et finit une lettre
ou un nombre ;
- Quand tu envoies un message avec une lampe de poche, tu dois faire une
pause d’une seconde entre chaque lettre pour permettre au lecteur de
déchiffrer ton message. La barre oblique représente alors la pause entre
les lettres et deux barres obliques représenteront alors l’espace entre les
mots.

4.L’alphabet et chiffre Morse


MORSE CODE
A. N . 1.
B … O 2 ..
103 | P a g e

C . . P. . 3…
D .. Q . 4 ….
E. R. . 5 …..
F .. . S… 6 ….
G . T 7 …
H… U .. 8 ..
I .. V… 9 .
J. W. 0
K . X ..
L. .. Y .
M Z ..

19ème Leçon : L'année Liturgique (par KAGGWA et MEKA) Sur la


Route de MITIYANA et D’IBAMBI
L’année liturgique est l’ensemble des célébrations liturgiques
que l’Eglise prévoit sur trois années (A, B et C). Elle débute le 1 er Dimanche
de l’avent et se termine le 34ème Dimanche du Temps Ordinaire (Solennité du
Christ Roi de l’univers). Elle retrace l’ensemble de l’histoire du salut et de la
vie de Jésus.
L’année liturgique comprend trois grandes périodes (Noël,
Pâques et le Temps Ordinaire) subdivisés en six temps :
N° Temps Durée Couleur Liturgique

1 Avent 4 semaines (1er, 2e, 3e et 4e Violette


Dimanche
2 Noël -Nativité Blanche
-Baptême du Seigneur
3 1er Partie Temps Du 1er au 9e Dimanche Verte
Ordinaire
4 Carême -Mercredi des cendres au Violette.
Dimanche des Rameaux N.B : Jeudi Saint
blanche, Vendredi
104 | P a g e

-Semaine Sainte : Lundi, Saint et Dimanche


Mardi, Mercredi, Jeudi et des rameaux rouge.
Vendredi Saint
5 Pâques -Samedi Saint -2° -7° Blanche
-Dimanche de pâques
-Octave-Ascension
-Pentecôte
6 2e Partie Temps -Du 10° au 34° dimanche Verte
Ordinaire du Temps Ordinaire
(Christ Roi).

Explication des couleurs liturgiques :


L’année liturgique est divisée en plusieurs temps symbolisés
par des couleurs. La couleur liturgique est donc un symbole employé dans le
Christianisme pour rendre visible la signification Spirituelle du temps
liturgique de la fête ou de l’événement célébré. Lors des célébrations
liturgiques, l’Eglise Catholique fait aujourd’hui usage de quatre couleurs
liturgiques : le blanc (jaune), le rouge, le vert et le violet (noir). Dans cette
perspective, la couleur des ornements liturgiques (Chasubles et étoiles pour
les ministres, nappes pour l’autel, tunique des Acolytes et des Lecteurs) sont
utilisés en fonction du temps liturgique ou des événements célébrés.
- La couleur blanche (jaune) :
• Signification : C’est la couleur de Dieu et de la lumière. Elle symbolise
la joie, la pureté et la sainteté.
• Utilisation : Elle est utilisée lors des solennités et des fêtes de notre
Seigneur Jésus-Christ (Noël). Epiphanie, Baptême du Seigneur, Jeudi
Saint, Pâques, Ascension, la Sainte Trinité, Sacré-Cœur, Saint-
Sacrement, Christ-Roi) ainsi que lors des solennités et fêtes en
l’honneur de la Vierge Marie. Aussi, cette couleur est utilisée pour les
fêtes et les mémoires des Saints et Bienheureux qui ne sont pas morts
martyrs mais sont des confesseurs de la foi (Pasteurs, Religieux,
Vierges, Laïcs).
- La couleur rouge :
105 | P a g e

• Signification : C’est la couleur de l’Esprit Saint (feu-flamme de la


Pentecôte), de la passion et du martyre (sang).
• Utilisation : Elle est utilisée lors des célébrations en l’honneur de
l’Esprit Saint (la Pentecôte), le dimanche des rameaux et le Vendredi
Saint en souvenir de la passion et la mort de Jésus-Christ, les fêtes et
les mémoires des Saints Apôtres et des Saints morts Martyrs.
- La Couleur Violette (noire) :
• Signification : Elle symbole la pénitence et la contrition. Certaines
personnes ou cultures utilisent la couleur noire à la place de la couleur
Violette.
• Utilisation : C’est la couleur des temps de l’Avent et de Carême. Elle
est utilisée aussi pour les célébrations pénitentielles (la confession), et
les célébrations de suffrage pour les défunts (offices, funérailles et
commémoration).
- La couleur verte :
• Signification : Elle exprime la vie, la bonne santé, la vitalité et le
dynamisme.
• Utilisation : Elle est utilisée pendant le temps ordinaire.

Quelques définitions à connaître :


- Octave : C’est la semaine qui suit une grande fête (Noël et Pâques) ; on
prolonge la célébration de la fête.
- Triduum : C’est une période de trois jours. Exemple : le Triduum
Pascal commence le jeudi saint avec la messe du soir et se termine le
dernier office du soir de pâques.

20ème Leçon : Conte 5 : L'Eléphant et le moustique (par


LWANGA et KAHENGA) Sur la Route de MITIYANA et D’IBAMBI
« Je pourrais te tuer si je voulais, déclara brusquement le frêle
moustique à l'énorme éléphant »
Toi, moustique ! Me tuer, moi, l'éléphant ! Mais tu ne t'es donc
pas regardé dans une glace ? répliqua l'éléphant, en chantant de rire. Je te
106 | P a g e

répète que, si je voulais, il ne me serait pas difficile de t'ôter la vie, malgré la


disproportion de nos forces, riposta le moustique. Eh bien ; soit ! Chétif
insecte, dit l'éléphant, vexé de cette insistance ; battons-nous tout de suite.
Non, non, pas en plein jour, reprit le moustique. Moi, je ne me
bats que la nuit. En attendant, je te préviens, aiguise bien ton grand coutelas,
car la lutte sera longue et terrible. La nuit venue, l'éléphant se prépare au
combat, cambre sa taille et attend de pied ferme, certain de vaincre. Comme
il fait noir, il cherche son ennemi dans l'obscurité. Moustique, où es-tu ? que
je t'assomme. Sur la tête de ta femme.
V'lan ! un grand coup de couteau sur la tête de sa femme et
celle-ci tombe morte, le crâne fendu. Où donc es-tu vil insecte !
Sur la tête de ta seconde femme. V'lan ! un autre coup de
couteau tranche la tête de la seconde femme. Encore une fois, ou es-tu,
vilaine bestiole ? Sous le ventre de ton fils. L'éléphant qui commence à
s'énerver, envoie un grand coup de couteau à son fils et lui ouvre le ventre.
Encore un mort.
Mais où donc es-tu, diable de moustique ? Sous ton propre
ventre, espèce de sot. De plus en plus furieux, et voulant en finir avec ce
misérable avorton qui le défie et l'agace, lui, le roi du règne animal ; l'éléphant
s'enfonce son grand coutelas dans le ventre. Toutes ses entrailles sont à
découvert et se répandent sur le sol, et bientôt lui-même s'écroule comme
une masse et ... expire, tandis que le moustique, victorieux, va partout
annoncer son triomphe.

Leçon : Il ne faut jamais mépriser personne. Nos ennemis les plus faibles

sont parfois les plus redoutables. Quand on a peu de force, il faut de l'esprit.

21ème Leçon : Secourisme : Comment traiter les plaies (par


MULUMBA et BAKOMA) Sur la Route de MITIYANA et D’IBAMBI

Le secourisme est l'ensemble de moyens qui peuvent être mis


en œuvre pour porter secours aux personnes en danger et leur donner les
premiers soins préventifs avant de les emmener à l’hôpital.

Comment traiter les plaies ?


107 | P a g e

1. Nettoyer : pour enlever les saletés, la poussière et les microbes qui


auraient pu pénétrer dans la plaie, lavons-la.
2. Désinfecter : pour tuer surement les microbes qui seraient restés dans
la plaie malgré le nettoyage, tamponnons celle-ci avec du mercurochrome.
3. Panser : pour empêcher à tout prix les microbes de pénétrer à nouveau
dans la plaie, et afin de lui permettre de guérir rapidement, protégeons-la au
moyen d'un pansement propre et sans microbes ! Il suffira de laver un linge
au savon et de l'exposer au soleil jusqu'à ce qu'il soit complètement sec. Il
est souhaitable de le repasser avec un fer chaud. (Le soleil et la forte chaleur
du fer à repasser tuent les microbes). Il est nécessaire de changer le
pansement tous les deux jours.
4. En cas de plaie profonde (par objets pointus tels que clous, épines) ou
étendue, ou encore si une douleur forte persiste après un ou deux jours,
consultons sans retard un infirmier au dispensaire ou à l’hôpital.

22ème Leçon : Les sacrements (par KAGGWA et MEKA) Sur la


Route de MITIYANA et D’IBAMBI
Ecoute....
Mongenda part pour l'Europe. La veille de son départ, sa mère
lui prodigue quelques conseils. Emue à l'idée que son enfant va la quitter,
elle coupe une petite bande de tissu de son pagne et la lui noue autour du
poignet droit, en prononçant quelques paroles de bénédiction.
Loin de la mère, cette bande de pagne rappellera à Mongenda
tous les conseils que sa maman lui a donnés la nuit ou ils se sont séparés.
Oui, la mère sera loin des yeux mais près du cœur. Invisible d'une certaine
manière, mais toujours présente à travers ce symbole. Cette bande de sa
maman sera pour Mongenda à la fois un signe et une aide.

Il en est un peu de même des sacrements. L'Eglise, fondée par


Jésus-Christ, est le sacrement universel du salut, c'est-à--dire l'instrument
du Christ pour transmettre au monde les grâces de la Rédemption. Dans
l'Eglise se trouve la plénitude des moyens du salut. Pour chaque sacrement,
il y a 6 choses importantes qu’il faut retenir. Le ministre, la force, la matière,
le rite principal, la grâce et le fondement biblique.
108 | P a g e

N° Sacrement Ministre Forme Matière Rite principal Grâce Référence


biblique

1 Baptême -Diacre Parole L’eau Formule On naît Mathieu


-Prêtre trinitaire + l’eau dans la vie 28,19
(aspersion ou divine
immersion)
2 Eucharistie -Prêtre Parole -Pain de Prière de Union au Luc 22,19-
froment consécration Christ et 20
-Vin de nourriture
raisin de nôtre
être
3 Confirmation -Prêtre Parole Huile L’onction et la Les dons Actes des
-Évêque formule de l’Esprit apôtres
Saint 8,16-18
4 Pénitence et -Prêtre Parole Les actes du Absolution Le pardon Jean 20,23
réconciliation pénitent des
péchés
5 Onction des -Prêtre Parole Huile L’onction et la Purifie et Jacques
malades formule fortifie 5,14-16
nôtre âme
6 Ordre -Évêque Parole Huile Prière Diacre, 1 Timothée
consécration prêtre ou 4,14
Évêque
7 Mariage -Les Parole Alliance Échange des Union Mathieu
époux (H (bague) consentements entre H et 19,4-6
et F) F pour la
vie

• 1, 2 et 3 = sacrements de l’initiation chrétienne ;


• 4 et 5 = sacrement de guérison ;
• 6 et 7 = sacrement au service de la communion.

Les sacrements sont les actions principales et fondamentales


du Christ dans l’Eglise. Ils sont des SIGNES sensibles institués par Jésus,
pour produire ou augmenter la grâce dans nos âmes, afin de nous sanctifier,
édifier son corps et de rendre un culte à Dieu. Les sacrements sont des signes
sensibles, c’est-à-dire des signes que l'on peut voir, toucher ou entendre. Les
sacrements sont une parfaite d’adaptation de Dieu à notre condition
humaine. Ils sont signes et moyens.

• Le baptême nous fait naître à la vie divine ;


• L’Eucharistie nous unit au Christ et nourrit notre vie intérieure ;
• La confirmation nous donne les dons de l’Esprit Saint ;
109 | P a g e

• La pénitence nous donne le pardon de nos péchés et nous réconcilie


avec Dieu ;
• L’onction des malades purifie et fortifie notre âme dans la maladie,
guérit notre corps et nous aide à nous associer au mystère de la
passion et de la mort du Christ ;
• Le mariage unit l’homme et la femme pour la vie, afin de s’aimer et de
fonder un foyer ;
• L’ordre confère à une personne la mission d’accomplir le travail de
diacre, de prêtre ou d’évêque au service du peuple de Dieu, pour le
conduire dans la voie du salut.

23ème leçon : Les sources ou doctrine de l’église catholique 1


(par KAGGWA et MEKA) Sur la Route de MITIYANA et D’IBAMBI
La constitution dogmatique Dei Verbum du 18 Novembre
1965, issue du concile Vatican II, explique que la doctrine chrétienne est,
pour les catholiques, issue d’une seule source : la Révélation. Cette vérité sur
Dieu et sur le salut qu’il accorde aux hommes est connue grâce à trois
moyens : Les Sainte Ecritures, la tradition (Christianisme) et le
Magistère (Le Pape et les Évêques).
Pour les catholiques, cette autorité du collège épiscopal uni à
chef le pape est un héritage du Christ et des apôtres, selon leur interprétation
des Évangile selon Luc, 10,16. L’Eglise considère qu’elle est assistée dans sa
tâche d’enseignement par le Saint-Esprit, à l’œuvre particulièrement dans
les conciles et les déclarations ex cathedra du pape, qui tous deux sont
réputés infaillibles.

24ème Leçon : L'heure (par MULUMBA et BAKOMA) Sur la Route


de MITIYANA et D’IBAMBI
1. Définitions
Une heure est la 24ème partie d'un jour, c'est-à-dire qu'un
jour comprend 24 heures. Elle comporte elle-même 60 minutes et chaque
minute comprend 60 secondes.
110 | P a g e

La montre est une horloge non portative en cuir, métal ou


matière synthétiques qui sert à indiquer les heurs.

2. Comment connaître l’heure


Pour connaître l’heure, on utilise une montre ou une horloge.
Celle-ci indique seulement 12 heures qu'il faut donc multiplier par 2 pour
avoir le temps que vaut un jour.

3. Comment faire la lecture de l’heure


Il faut tenir compte de deux aiguilles, la troisième (s'il y en a),
la plus rapide qui indique les secondes étant secondaire. La première aiguille,
la plus courte, indique les heures. Sa marche est à peine perceptible. La
deuxième indique les minutes. Sa marche est un peu mieux perceptible.

La circonférence d'une montre est divisée en 12 parties. La


petite aiguille parcourt chacune des parties en une heure ; c'est ainsi que
chacune des parties porte un chiffre, allant de 1 à 12, qui indique l'heure
qu'il est. La grande aiguille, elle, parcourt chacune des parties en 5 minutes.
C'est pourquoi chaque partie est subdivisée en des petits traits, indiquant
les minutes.

Actuellement, avec le progrès technologique, nous avons aussi


des montres non pas avec aiguilles mais à la place, un écran ou apparaissent
des chiffres indiquant l'heure, les minutes voire les secondes. Sur certaines
111 | P a g e

montres à écran les heures vont de 1 à 12 tandis que dans d'autres, elles
vont de 1 à 24 ; ce qui rend la lecture plus facile.

Dans la lecture d'une montre, on mentionne d'abord l'heure


en observant la petite aiguille ou le chiffre, ou nombre apparaissant à gauche
de l'écran ; puis les minutes en observant la grande aiguille ou le chiffre ou
nombre apparaissant à droite (pour la montre à écran sans secondes) ou au
milieu (pour la montre à écran avec secondes). On peut aussi compter l'heure
en utilisant des fractions. Ainsi, on divise généralement une heure en quatre
parties : 15 minutes font un quart d’heure, 30 minutes font une demi-heure.

L'heure n'est pas toujours donnée de façon progressive. Elle


l'est aussi de façon dégressive. On parle alors de 14 heures moins le quart,
pour 13 h 45' ou 14 heures moins 10, pour dire 13h50'.

Exhortation : Tout KA doit pouvoir dresser l'horaire de sa


journée. Il doit programmer et prévoir ce qu'il va faire du matin au soir. Cela
est d'une utilité très pratique et permet de rester organisé.

Ainsi il prévoira en dehors des heures des cours, un temps de repos et de


divertissement, de prière, d'étude. Il s'arrangera pour être toujours en famille
dès le coucher du soleil, pour se coucher à temps (exemple, à 21 heures) et
pour avoir au moins 9 heures de sommeil.

25ème Leçon : Qu'est-ce qu'un clan ? - La salutation des K.A.


(par MUKASA et KASIMA) Sur la Route de MITIYANA et D'IBAMBI

Voir Chapitre 1, 3ème approche (points 3 et 9)

26ème Leçon : La célébration Eucharistie (La Messe) (par


KAGGWA et MEKA) Sur la Route de MITIYANA et D’IBAMBI
[Link] sur l’eucharistie

L’Eucharistie est le sacrément qui achève l’initiation


chrétienne. Ce sacrément a plusieurs dénominations : Action de grâce, repas
du seigneur, Assemblée Eucharistique, Mémorial de la passion et de la
112 | P a g e

résurrection du seigneur, Saint Sacrifice, Sainte et divine Liturgie,


Communion, Sainte Messe, etc. Voici la composition de ce sacrément :
• Matière : le pain de froment et le vin de raisin
• Forme : la parole
• Ministre : le prêtre
• Rite principal : la prière consecratoire
• Grâce : l’Eucharistie nous unit au Christ et nourrit notre vie
intérieure ; elle nous sépare du péché et fortifie la charité.

[Link] parties de l’Eucharistie


La célébration Eucharistie a deux grandes parties : la liturgie
de la parole et la liturgie de l’Eucharistie.
A. Liturgie de la parole
• Accueil ;
• Kyrie ;
• Gloria ;
• Lecture (3 lectures : A.T, N.T et l’évangile) ;
• Homélie ;
• Credo ;
• Prière Universelle ;
B. Liturgie de l’Eucharistie
• L’offrande (Quete et offertoire) ;
• La grande prière eucharistique ;
• Sanctus ;
• Le « Notre Père » ;
• Agnus Dei ;
• Communion ;
• Prière d’action de grâce ;
• Bénédiction finale.
[Link] questions particulières à propos de la célébration
eucharistique
113 | P a g e

• L’Eucharistie est toujours célébrée au cours d’une célébration


eucharistique qui comprend deux parties essentielles : l’écoute de la
parole de Dieu et la prière eucharistique
• Les diacres et les catéchistes mandatés par l’évêque ne célèbrent pas la
messe mais sont habilités à faire une célébration de la parole dans des
communautés chrétienne. On l’appelle aussi des assemblées
dominicales en l’absence du prêtre (ADAP). Au cours de cette
célébration, ils peuvent distribuer le pain eucharistique consacré par
le prêtre au cours d’une célébration eucharistique normale.
• Les ministres extraordinaires de l’eucharistie sont des laïcs (mariés ou
religieux, hommes ou femmes) qui aident le prêtre dans la distribution
de l’Eucharistie pendant la messe ou en dehors de la messe
(notamment auprès des malades et des vieillards qui ne peuvent se
déplacer pour participer à la messe).

27ème Leçon : Les devises des K.A. (par MUKASA et KASIMA) Sur
la Route de MITIYANA et D'IBAMBI

Voir Chapitre 1, 3ème approche (points 4 et 5) + ci-dessous.

D'après Larousse, la devise est une phrase brève ou quelques


mots résumant un idéal, exprimant une pensée, une règle de vie ou de
conduite.

28ème Leçon : La vénération de la Sainte Vierge Marie, Mère de


Dieu (par KAGGWA et MEKA) Sur la Route de MITIYANA et
D’IBAMBI

L'Eglise a une doctrine bien développée et cohérente sur la


Vierge Marie, doctrine basée sur la Révélation biblique. Aussi, la présente-t-
elle principalement comme sa mère et son modèle. Plusieurs textes bibliques
justifient cette reconnaissance de Marie comme mère de l'Eglise et donc notre
mère. Plusieurs textes bibliques permettent de la présenter comme
114 | P a g e

"exemplaire dans l'ordre de la foi, de l'amour et par sa parfaite union au


Christ ».
Retenons donc ces quelques textes bibliques :
Luc 1, 26-38 : L'annonciation.

L'ange dit à Marie :" Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi"
(V.28) "Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu"
(V.30).

Luc 1,39-56 : La visitation.

Sous l'action de l'Esprit Saint, Elisabeth dit à Marie : "Bénie es-tu entre les
femmes, et béni le fruit de ton sein ! (VA2). Et dans son cantique, Marie dira
: " Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse" (VA8).
Jean 2, 1-8 : Marie à Cana.
Marie arrache à Jésus son premier miracle quand bien même,
avait-il dit, "Mon heure n'est pas encore arrivée" (VA). Marie est capable de
nous obtenir des faveurs auprès de son fils Jésus par ce qu'elle est sa mère
et grâce à sa grande foi : " Tout ce qu'il vous dira, faites-le" (V.5). Et Marie
s'est ainsi adressé aux serviteurs alors que Jésus n'avait pas donné
expressément son accord. Et pourtant, il s'est exécuté.

Jean 19, 25-27 : Marie près de la croix de Jésus.


Jésus dit à sa mère : " Femme, voici ton fils" (V.26) et à Jean
le disciple qu'il aimait : " Voici ta mère" (V.27). Il faut voir ici :" la proclamation
de la maternité spirituelle de Marie il l'égard des croyants représentés par le
disciple bien-aimé". Jésus lui-même nous a donc donné Marie comme notre
mère.
Les paroles d'Elisabeth et le cantique de la Vierge Marie sont
très éloquents et légitiment bien le culte de Marie. C'est sous l'action de
l'Esprit Saint qu'Elisabeth adresse des paroles bienveillantes à sa cousine
Marie. Ces paroles viennent donc de Dieu lui-même. Et Marie, pleine de
grâces, est une figure spéciale, une femme exceptionnelle, bénie entre toutes
les femmes ; dont la salutation fait tressaillir d'allégresse l'enfant dans le sein
d'Elisabeth. On pourrait même interpréter cette même salutation comme"
115 | P a g e

ayant transmis" l'Esprit Saint à Elisabeth : " Et il advint, dès qu'Elisabeth


eut entendu la salutation de' Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et
Elisabeth fut remplie d'Esprit Saint " (Lc 1,41).
Pour sa part, Marie prédit elle-même que désormais, toutes les
générations l'appelleront" BIENHEUREUSE" : Le culte à Marie n'est-il pas la
réalisation de cette parole ?

L'Eglise catholique n'adore pas la Vierge Marie. L'adoration est


réservée à Dieu seul. Jamais l'Eglise catholique n'a voulu placer Marie au
rang du Christ ni à celui de son Père. Nous réservons à Marie un culte de
vénération spéciale telle que nous la devons à une personne qui a su être
transformée totalement par l'amour de Dieu.

Si le chrétien possède des images et des statues de la vierge


Marie, ce n'est pas pour les adorer mais pour s'en servir lors de sa vénération
par la prière, l'allumage de bougies ou par d'autres actes exprimant sa
dévotion. Celui qui prie, dans sa vénération à la Vierge Marie, ne s'adresse
pas à l'image ou à la statue mais à la Vierge elle-même, représentée par ces
signes visibles qui aident les fidèles à se concentrer dans la prière et la
méditation.

N.B. Jésus-Christ étant le seul intermédiaire entre le Père et nous, la prière


à Marie doit consister à lui demander de nous obtenir des faveurs auprès de
ce seul intermédiaire : Jésus-Christ. Toute prière chrétienne est faite, en
effet, par Jésus, le Christ notre Seigneur. C'est ainsi que dans la prière
appelée : " AVE MARIA ", nous commençons par reprendre les paroles de
l'ange Gabriel et d'Elisabeth pour demander ensuite à Marie de prier pour
nous.

29ème leçon : Secourisme : Maux de tête et Etat grippal (par


MULUMBA et BAKOMA) Sur la Route de MITIYANA et D’IBAMBI

Maux de tête et Etat grippal (18)


116 | P a g e

Maux de tête : Dus souvent à la constipation, à la fatigue, à des troubles


hépatiques. Peuvent être le début d'autres malaises ou maladies. Si
température, voir grippe, méningite, etc. ...
S'il n'y a pas d'autre symptôme : aspirine ou analogue, repos et prendre la
température. Si cette température persiste ou autre symptôme plus gave :
consulter le médecin.

Etat grippal : Courbatures, céphalées, température, fatigue ... Il faut isoler


le malade et appeler le médecin. Notons que ce peut être le début possible
d'une affection en incubation ou autre. Cependant, ne pas s'affoler pour une
fatigue avec maux de tête, légère augmentation possible de la température.
Isoler et attendre un peu au repos avec des analgésiques (aspirine ...

30ème Leçon : Les voyages des KA (par MUKASA et KASIMA) Sur


la Route de MITIYANA et D'IBAMBI

Voir Chapitre 1 : 5ème Approche


117 | P a g e

C. PROGRAMME DU TROISIEME VOYAGE : SUR LA ROUTE


DE MENGO ET DE PAWA – VUBE

1ère Leçon : Conte 6 : « Le coq et la fourmi noire » (par LWANGA


et KAHENGA) Sur la Route de MENGO et PAWA-VUBE

Nos ancêtres racontent que dans le temps, tous les animaux


vivaient ensemble, même ceux qui sont actuellement des animaux
domestiques. Dans un de ces villages d'animaux, vivaient ensemble le coq et
la fourmi, qui s'aimaient vraiment.
Un jour, survint une grande famine, beaucoup d'animaux
mouraient. Tous les féticheurs furent invités pour essayer de trouver le mal
; on croyait à la colère des ancêtres morts ; des sacrifices furent offerts à leur
intention ; mais les animaux continuaient à mourir ; pas de pluie, pas de
nourriture. La dernière décision fut de quitter le village.
Le coq et la fourmi noire décidèrent de continuer à vivre
ensemble et de rester quand même dans leur village. Un matin, la fourmi
noire s'éveilla et alla trouver le coq. Ils se saluèrent et se mirent à discuter
sur leur sort, quand, brusquement, un inconnu, un homme grand et fort, un
chasseur sans doute, qui était perdu dans la forêt depuis trois jours, sortit
du couvert, attiré par la discussion du coq et de la fourmi.
Il se mit à interroger ces deux êtres maigres, presque morts de
faim. Le chasseur leur demanda s'ils connaissaient un sentier qui pouvait
l'amener dans son village, promettant en récompense un sac de maïs.
Connaissant ce sentier, les deux animaux servirent de guide. Ils arrivèrent
au village et l’homme leur donna le sac de maïs promis. Tout heureux, ils
remercièrent l’homme et se mirent de toutes leurs forces en direction de leur
village.
Près d'une rivière, ils déposèrent leur sac. La fourmi noire dit
: "Faisons de la farine avec une partie du sac et gardons le reste des grains
de maïs pour les planter quand la pluie tombera de nouveau ".
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Le coq, lui, fut d'un "avis différent. "Nous ferons de la farine


avec tout le sac", dit-il. Et aussitôt, il prit le sac et le plongea dans l'eau afin
que les grains se ramollissent et qu'on puisse les piler plus facilement dans
le mortier.
Après un certain temps, nos deux amis retirèrent les grains de
l'eau. Le coq, à la vue de ces grains ramollis et forts gonflés, fut rempli
d'admiration, et il fit part à la fourmi de ses sentiments. Ils étaient, tous deux,
si contents de leurs forces : ''Ah a a a a" ! Mais le coq riait tellement que
brusquement, son bec se déchira.
La fourmi noire se moqua de son compagnon : "Mon cher, lui
dit-elle, comme te voilà vilain" ! Le coq entendant ces paroles, se fâcha
terriblement ; il sauta sur la fourmi noire et la mangea.
La famille de la fourmi noire, apprenant l'affaire, se mit à
courir sous terre, ou elle est restée jusqu'aujourd'hui.
Le coq, lui, avec toute sa famille, fit un grand dîner de grains
de maïs. En un rien de temps, le sac fut vidé. Le coq, alors, se fit la réflexion
suivante : " Inutile de rester ici, dans ce village ou il n'y a plus rien à manger.
Allons vivre aux dépens de l'homme qui nous nourrira certainement".

Ainsi, le coq et sa famille se mirent en route jusqu'au village


de l'homme ou ils reçurent de la nourriture, mais au prix de leur liberté,
devenant esclaves pour toujours.

Leçons : Ne te moque pas de ton prochain : Tu le regretteras.


❖ Mieux vaut travailler pour être libre, plutôt que d'être nourri pour
devenir esclave.

2ème Leçon : La prière du chapelet (Par KAGGWA et MEKA) Sur


la Route de MENGO et de PAWA – VUBE

La prière du chapelet n’est rien d’autre qu’une prière de


louange à Dieu, à travers les paroles de l’ange Gabriel à Marie lors de
l’annonciation. Après cette dernière, Marie loue le Seigneur Dieu pour ce qui
se produit par elle : la venue du Messie. Elle exprime la reconnaissance de
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tous les hommes à l’égard de Dieu car son amour transforme le monde selon
sa promesse. Dans cette perspective, invoquer Marie, demander son
intercession, c’est faire appel à sa proximité avec Jésus, à son intercession
auprès de Dieu. Depuis des générations, les Catholiques confient à Marie
leurs soucis, leurs préoccupations pour le monde, leur désir d’avancer dans
la foi. Certains font mémoire des événements de la vie du Christ en égrenant
le chapelet et en récitant le « Je vous salue Marie ». Tout ce qui se passe dans
les lieux de pèlerinage est de cet ordre-là. Marie nous précède sur le chemin.
Avant nous, elle a vécu son « pèlerinage de foi ».

Dans la tradition de l’Eglise, le mois de Mai et d’Octobre sont


consacrés à la dévotion mariale ; couramment, le mois de Mai est appelé
« mois su rosaire ». Mais le chapelet peut être récité n’importe quel jour de la
semaine et de l’année. La prière du chapelet (20 Mystère du Rosaire) n’est
rien d’autres que la médiation sur les mystères de notre Seigneur Jésus-
Christ qui encadrent la récitation des « Je vous salue, Marie… ». Cette
récitation évoque les salutations faites à Marie par l’Ange Gabriel à
l’annonciation et par Élisabeth à la visitation à la visitation et se termine par
la demande fervente par les Chrétiens de l’intercession de la Vierge Marie,
mère de Dieu. Saint Dominique a partagé ces salutations en dizaine suivant
des mystères évangéliques.

A. Les cinq Mystères joyeux :


Ces mystères sont médités tous les lundis et samedis
1. L’annonce de l’Ange à Marie (Annonciation) : Lc 1, 26-38 ;
2. La visite de Marie à Élisabeth (Visitation) : Lc 1, 39-56 ;
3. La naissance de Jésus (Nativité) : Lc 2, 1-20 ;
4. Présentation de Jésus au temple : Lc 2, 21-38 ;
5. L’enfant Jésus perdu et retrouvé au temple : Lc 2, 41-52.

B. Les cinq Mystères lumineux :


Ces mystères sont médités tous les jeudis.
1. Le baptême de jésus au Jourdain : Mat 3, 13-17
2. Le noce de Cana : Jean 2, 2-12
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3. L’annonce de la bonne nouvelle : Luc 4,14-18


4. La transfiguration : Marc 9, 1-10
5. L’institution de l’Eucharistie : 1 Corinthiens 11, 23-26

C. Les cinq Mystères douloureux :


Ces mystères sont médités tous les mardis et les vendredis.
1. L’agonie de à Gethsémani : Mathieu 26, 36-46 ; Lc 22, 39-46 ; Mc 14, 32-
42 ;
2. La Flagellation : Mathieu 27,11-26 ; Jn 19, 1-3 ;
3. Couronnement d'épines : Mathieu 27, 27-31 ;
4. Portement de la croix : Mathieu 27, 32-34 ; Marc 15, 20-22 ; Lc 23, 26-
34 ;
5. La crucifixion et Mort de Jésus : Mt 27,45-56 ; Jn 19, 28-30.

D. Les cinq Mystères glorieux :


Ces mystères sont médités tous les mercredis et les dimanches.
1. La Résurrection de Jésus : Mt 28,1-10 ; Jn 20,1-10 ;
2. L’Ascension de Jésus au ciel : Marc 16,19-20 ; Lc 24,50-53 ; Ac 1,6-11 ;
3. La Pentecôte : Jean 15, 26-27 ; Ac 2,1-13
4. Assomption de la Vierge Marie : Luc 11, 27-28 ; Ap 12,14-16 ;
5. Couronnement de la Sainte Vierge : Luc 1, 46-55 ; Ap 12,1-3

N.B : Il faut noter qu’il existe plusieurs types de chapelets : de sept


douleurs, des larmes de sang, du Sacré-Cœur, de la foi, des âmes du
purgatoire, de Saint Joseph, de Saint Michel Archange, etc.

3ème Leçon : Conte 7 : "Le léopard et le gorille" (par LWANGA et


KAHENGA) Sur la Route de MENGO et PAWA-VUBE

Autrefois le léopard et le gorille étaient camarades. Le léopard


dit au gorille : " Hier soir, je suis passé près du village : il y a là des champs
de maïs magnifiquement murs. Si nous allions cette nuit en récolter quelques
paniers ?
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La nuit donc ils s'y rendirent. Le léopard s'adressa de nouveau


au gorille : " Toi qui es si fort et habile de tes mains, entre dans le champ et
coupe le maïs ; moi, je ferai le guet" ! Ce qui fut fait.
Ils rapportèrent deux énormes paniers d'épis bien murs et bien
juteux. Or ce champ appartient à un vieux. Quand il vit les ravages qu'on y
avait faits, il fit sa petite enquête, découvrit certaines traces et posa un piège.

Deux jours plus tard, leurs provisions étaient épuisées, le


léopard et le gorille s'en vinrent de nouveau à la plantation et, cette fois, le
gorille fut soudain pris au piège : "Eh, ami léopard, viens vite me sauver" ! Le
léopard approcha avec prudence, renifla les alentours du piège, puis saisit
les deux paniers et s'enfuit en ricanant : "Toi qui es si fort et qui a quatre
mains, sors-toi donc de là" ! Le gorille fut battu et abattu au petit matin,
parce que son camarade l'avait abonné.

Leçon : Prends garde à ne pas te laisser tenter par certaines choses ou

certaines personnes qui t'attirent trop : cela te perdrait.

4ème Leçon : Le bricolage (par MULUMBA et BAKOMA)

C’est une activité manuelle visant à réparer, ou fabriquer des


petits objets. C’est aussi le coupage et collage de matériaux, pour donner un
travail artistique. L’art est une méthode pour faire un ouvrage, pour exécuter
ou opérer quelque chose selon certaines règles. Il consiste à s'occuper à des
petits travaux, à l'arrangement, à la réparation, à l'aménagement, voire à la
fabrication d'une manière provisoire ou personnelle, sans avoir recours à un
professionnel.
Avec les KA, l'encadreur réunira le matériel qu'il faut pour
quelques séances d'apprentissage technique : pour pouvoir bricoler
entièrement par soi-même un objet quelconque (figure géométrique, crèche,
jouet, etc.…)

5ème Leçon : La décoration (par MULUMBA et BAKOMA) Sur la


Route de MENGO et de PAWA – VUBE
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1. Définition :
La décoration vient du verbe Décorer qui veut dire l’ensemble
de ce qui embellit, orne ou ce qui pare ou enrichit. C’est l’action ou l’art
d’embellir, d’orner, d’enrichir avec de la matière décorative, un lieu où
quelque chose.

2. Objet ou lieu à décorer :


L'encadreur aidera les KA à décorer une salle ou un objet
quelconque avec de la matière décorative de leur propre imagination.
3. Matériels : Les matériels seront basés sur l’objet où le lieu à décorer.

6ème Leçon : L’importance de la célébrations Eucharistique


(Messe) (par KAGGWA et MEKA) Sur la Route de MENGO et de
PAWA – VUBE
La messe ou sacrifice eucharistique est le rite que l’Église
célèbre chaque jour pour :

- Offrir à Dieu le sacrifice de son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ ;


- Nous offrir nous-mêmes et offrir ce que nous avons (notre travail, nos
biens, nos études, …)
- Faire mémoire de notre Seigneur Jésus-Christ (« Vous ferez cela en
mémoire de moi »)
- Nourrir notre âme de la parole de Dieu et du corps et du sang du Christ ;
- Consolider nos liens fraternels : le mot « liturgie » veut dire : « œuvre du
peuple » ; la liturgie est un évènement et un acte communautaire de tout
le peuple de Dieu.

Lors d'une précédente leçon (voir 26ème leçon du second


voyage), nous avons dit que" la messe est la prière de l'Eglise par excellence"
et est divisée en deux grandes parties :

❖ La célébration de la Parole, et
❖ La célébration de l'Eucharistie.
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1. La Célébration de la Parole
C'est la première partie de la messe.
Voici comment se déroule l'introduction à cette célébration :
❖ Procession d'entrée avec chant d'entrée ;
❖ Les célébrants saluent l'autel ;
❖ Rite d'ouverture : signe de croix suivi d'une brève introduction ;
❖ Célébration pénitentielle : Le "Kyrie" (demande de pardon) ;
❖ Chant de louange : Le "Gloria" si prévu par la liturgie du jour (ce chant
n'est pas exécuté pendant l'Avent et le Carême) ;
❖ Prière d'ouverture.
Après ces rites d'introduction commencent les lectures que
l'Eglise prépare chaque jour pour notre édification. Les jours ordinaires de la
semaine, l'Eglise nous propose deux lectures : la première est tirée de
l'Ancien Testament, des Actes des Apôtres, de l'Apocalypse ou des Epîtres
des Apôtres ; la seconde est un passage de l'Evangile. Les dimanches et les
jours de fête, on prévoit trois lectures : la première est généralement tirée de
l'Ancien Testament, la seconde d'un livre du Nouveau Testament en dehors
des Evangiles, la troisième est un passage de l'Evangile. Pourtant, les Actes
des Apôtres et l'Apocalypse sont parfois proposés aussi pour la première
lecture. C'est ainsi que nous lisons les Actes des Apôtres pendant le temps
de pâques.

La première lecture est suivie d'un chant de méditation,


généralement un psaume, prévu dans le lectionnaire, ou un chant
correspondant. La seconde est suivie d'un chant d'acclamation qui introduit
en même temps la lecture de l'Evangile. Après l'Evangile intervient le sermon
ou l'homélie (explication de la Parole de Dieu).

La célébration de la Parole se termine par la récitation du


Symbole des Apôtres ou Credo, et la prière des fidèles (ou Prière universelle),
si prévus.

2. La Célébration de l'Eucharistie

Eucharistie signifie " Action de Grace"


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Du temps de l'Eglise primitive, durant les deux premiers


siècles, cette partie de la messe était réservée aux seuls baptisés. Les "païens
" ou les catéchumènes ne pouvaient pas y prendre part. Elle comporte trois
parties :
❖ La préparation des dons ou offrandes ;
❖ La grande prière eucharistique, avec au milieu la consécration ;
❖ La communion, suivie du rite de conclusion.

La célébration eucharistique est toujours précédée de la


liturgie de la Parole. On désigne cependant la messe entière par le terme"
célébration de l'Eucharistie ".

En plus de la messe, il existe aussi une autre forme de culte


de l'Eucharistie : l'adoration du Saint Sacrement. Celle-ci n'est pas un
sacrement, mais une prière d'adoration envers les saintes hosties,
consacrées lors d'une messe précédente et conservées dans le tabernacle de
l'église.

Note 1 : Pour présenter, dans la liturgie le plus grand nombre possible de


passages de l'Ancien et du Nouveau Testament, l'Eglise a établi trois séries
annuelles de lectures. On les appelle l'année A, l'année B et l'année C.
Note 2 : Dans la messe, la célébration de la Parole est suivie immédiatement
de la célébration de l'Eucharistie. Mais quand il n'y a pas de prêtre
disponible, on peut aussi faire une célébration de la Parole sans plus. Celle-
ci est alors présidée par un chrétien ou un groupe de chrétiens qui ont été
nommés pour assumer cette tâche. Si celui qui préside la célébration de la
Parole en a reçu l'autorisation de l'évêque, il peut terminer la célébration en
distribuant la communion aux chrétiens : il utilise pour cela les saintes
hosties, conservées dans le tabernacle de l'église et consacrées lors d'une
messe précédente.

7ème Leçon : Le rite congolais de la messe (par KAGGWA et


MEKA) Sur la Route de MENGO et de PAWA – VUBE
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L'on aura certainement constaté lors de la leçon sur la messe,


que dans certains cas la messe au Congo ne se déroule pas exactement
comme il a été indiqué. Car au Congo-Kinshasa, on suit parfois un ordre de
cérémonies légèrement différent de l'ordre proposé dans le rite romain. Cet
ordre qui, sur certains points, est propre au pays, nous l'appelons " rite
congolais de la messe".
Observons de près, dans la prière, une messe selon ce rite.
Quelques points particuliers en ressortent :

1. Le célébrant commence par faire le tour de l'autel, en le baisant.


2. Après la salutation et le mot d'introduction, on passe à l'invocation des
saints et des ancêtres au cœur droit pour que ceux-ci soient avec nous
pendant toute la durée de la célébration eucharistique.
On ne dit donc pas la prière pénitentielle en ce moment.
3. La danse liturgique est exécutée à plusieurs reprises, notamment à la
procession d'entrée, au « Gloria », à la procession de l'Evangile et à la
procession des offrandes.
4. La prière pénitentielle a lieu après l'homélie et le credo : en écoutant la
Parole de Dieu, nous avons mieux compris comment nous devons
vivre, et nous prenons conscience de nos défauts et péchés. Nous
demandons à Dieu le pardon et la grâce pour mieux faire à l'avenir.
5. Les offrandes sont apportées solennellement en procession et
présentées par quelques chrétiens.
6. Durant la préface et le reste de la grande Prière Eucharistique, les
fidèles interviennent plusieurs fois par des répons ou refrains pour
ratifier les paroles du célébrant.
7. Dans ce rite, la culture locale est la grande et importante source
d'inspiration tant dans les gestes, les ornements liturgiques, les chants
que dans les instruments de musique.

8ème Leçon : Enseignement pratique (par MULUMBA et


BAKOMA) Sur la Route de MENGO et de PAWA – VUBE
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Avec l'aide d'un cuisinier ou d'un lavandier ou d'une autre


personne compétente qu'on invitera d'avance, l'encadreur apprendra aux
enfants à allumer un feu sans pétrole, à préparer une nourriture simple et
fréquente, à faire la vaisselle et la lessive, à repasser et bien plier les
vêtements....

9ème Leçon : Devoir de l'homme envers les facultés d'autrui


(par LWANGA et KAHENGA) Sur la Route de MENGO et PAWA-
VUBE
L'homme a des devoirs envers la sensibilité, l'Intelligence et la
volonté de son prochain.
• La sensibilité est le pouvoir d'éprouver des sentiments tels que la joie,
la douleur, l'amour et la haine.
• L’Intelligence est le pouvoir de penser, de connaître, de comprendre.
• La volonté est le pouvoir de choisir, de décider librement. Ainsi,

1) L'homme doit éviter de blesser la SENSIBILITE d'autrui, comme cela


arrive quand il s'attaque à son honneur, à sa réputation ou ses sentiments
et quand il manque aux règles de politesse ;
2) Il doit respecter la vérité, ne pas induire les autres en erreur, ni tenter
de fausser leur INTELLIGENCE. Cependant, s'il doit dire la vérité, il n'est pas
nécessaire qu'il dise toutes les vérités. Propager des vérités méchantes, c'est
MEDIRE ; tandis que propager des mensonges, c'est CALOMNIER. Il est
toujours préférable de chercher une circonstance atténuante à chaque faute
d'autrui et s'entraîner à admirer plutôt qu'à critiquer ;
3) Il doit respecter la VOLONTE de son prochain en le laissant libre d'agir
selon ses opinions.

10ème Leçon : Signification et Slogan du troisième voyage, à


commenter (par MUKASA et KASIMA) Sur la Route de MENGO et
de PAWA-VUBE
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Voir chapitre 1 : 5ème approche.

11ème Leçon : Les crucifix, images et statues chez les


catholiques (par KAGGWA et MEKA) Sur la Route de MENGO et
de PAWA – VUBE
Il ne faut pas confondre idolâtrie et ART.

L'idolâtrie consiste à adorer un objet fabriqué par les hommes


en croyant qu'il peut nous sauver (cfr Is 44,47). Les objets religieux (crucifix,
statues, images, …) sont des objets d'art et non des idoles ou des fétiches.
Dans l'Ancien Testament, Dieu a lui-même demandé des
statues : "Et tu te feras deux chérubins en or, tu les forgeras aux deux
extrémités du propitiatoire" (Ex 25, 18). Ces deux chérubins sont deux anges
sculptés au-dessus de l'Arche d'Alliance pour être gardiens et signes de la
présence invisible de Dieu. Il y avait donc des statues en Israël. Mais on ne
les adorait pas. De même, Dieu lui-même avait ordonné à Moïse de fabriquer
un serpent d'airain (Nbres 21, 8-9) pour qu'en le fixant, le peuple puni
recouvre la vie. Mais ce n'est pas la statue qui sauvait, c'est Dieu lui-même.
Aussi Jésus s'appliquera ce symbole, pour affirmer que sa croix nous sauve
(Jn 3,14).
Quant aux représentations en général, n'oublions pas que
Dieu lui-même s'était permis de présenter l'Esprit Saint sous l'apparence
d'une colombe, au baptême de Jésus (Lc 3, 22), et des langues de feu à la
Pentecôte (Ac 2, 3). Et "le comble de tout", c'est que Jésus s'identifie aux plus
petits, aux pauvres et malheureux, "ses images" (Mt 25, 35sv.) et se rend
réellement présent à travers du pain et du vin. Il nous présente Dieu sous
l'image d'un père. Dieu est son Père et notre Père. Enfin, les textes sacrés (la
Bible) ne sont-ils pas une image de la Parole de Dieu ? Une parole en effet,
s'entend. On l'écoute. Elle ne peut être lue qu'une fois consignée dans des
écrits qui sont des signes et images d'après le génie de différents peuples
(d'après différentes écritures et même différents dessins).
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Au Moyen-âge chrétien, les sculptures dans les églises étaient


une catéchèse en images pour un peuple illettré. On pouvait alors expliquer
aux gens simples l'Histoire Sainte sous forme des "bandes dessinées".

Le crucifix est pour le chrétien un simple rappel de l'image que


Dieu lui-même s'est donné de lui-même : " Il (le Christ) est l'image du Dieu
invisible " (Coll, 15). Il nous rappelle la croix du Christ qui est notre seule
fierté (Ga 6,14). Notons que la génuflexion du Vendredi Saint ne s'adresse
pas au crucifix mais au Christ qui est maintenant le Ressuscité tout en
gardant les marques de la croix (Jn 20,24-29).

Les statues dans les églises évoquent la nuée de témoins dont


parle la lettre aux Hébreux (Rb 12,1). Mais les catholiques n'adorent pas plus
les statues que les crucifix. Ce sont de simples aides pour la prière.
L'important est la réalité invisible qu'ils représentent.

Et nous en avons besoin parce que nous ne sommes que des


hommes, êtres symbolisant et non des esprits purs, sans besoin de la
matière.

N.B : A l'occasion de cette leçon, apprendre la prière du chemin de croix.

12ème Leçon : Le Congo et son histoire (Bref aperçu) (par


LWANGA et KAHENGA) Sur la Route de MENGO et PAWA-VUBE

A travers cette leçon, l’encadreur doit apprendre aux enfants


l’histoire de la RDC en tenant compte de la période avant l’indépendance et
après l’indépendance (le changement des régimes politiques)

N.B : En dehors du Congo-Kinshasa, on enseignera l’histoire du pays


concerné.

Le Congo, alors Etat Indépendant du Congo (E.I.C.) fut une


propriété privée du roi des belges, le Roi LEOPOLD II, de 1885 (conférence de
Berlin) à 1908, puis une colonie belge avec comme appellation Congo Belge
de 1908 à 1960.

Son indépendance fut proclamée le 30 juin 1960. Cette date


ouvrit une ère nouvelle dans l'histoire du Congo. Peu avant cette date, le sang
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a coulé un certain 4 janvier 1959, dans la période pendant laquelle les


nationaux réclamaient l'indépendance du pays. Ainsi commémorons - nous
à cette date "les martyrs de l'indépendance". La première république sous
l'appellation République Démocratique du Congo (RD.C.), de 1960 à 1965,
connut deux personnalités importantes : le président Joseph KASA VUBU et
le premier ministre Patrice Emery LUMUMBA.

Le 24 novembre 1965, le lieutenant-général Joseph Désiré


MOBUTU devint chef d'Etat à la suite d'un coup d'état militaire. Il donnera
au pays un nouveau nom : République du Zaïre. Ce fut le 27 juillet 1971. La
deuxième république avait consacré en gros, le système du Monopartisme
avec le Mouvement Populaire de la Révolution (M.P.R).

Le 24 avril 1990, lors d'un "discours historique" à N'sele, le


président mit fin au Monopartisme et c'est le début de la balbutiante ère
démocratique caractérisée par un multipartisme au début limité puis
intégral. Dans cette ère démocratique, nous retiendrons l'organisation de la
Conférence Nationale Souveraine (C.N.8.) sous la présidence de Mgr Laurent
MOSENGWO, archevêque de Kisangani qui, plus tard, deviendra président
du Haut Conseil de la République (H.C.R), parlement de la transition (vers la
troisième république). Cette C.N.S. se déroula du 07 août 1991 au 06
décembre 1992. Le 16 février 1992, lors de la marche pacifique dite "Marche
des chrétiens" pour la réouverture des assises de la C.N.S., il y eut massacre
des chrétiens et beaucoup de citoyens en sont morts.

Le 15 août 1992, eut lieu l'élection par la C.N.S. de Monsieur


Etienne TSHISEKEDI comme premier ministre de la transition. Il sera déchu
en février 1993. De là commença le blocage du processus de la
démocratisation du Congo avec sa longue période de transition et plusieurs
gouvernements de transition.
A la suite de la guerre appelée Il guerre de l'Est" déclenchée en
octobre 1996 au Kivu, le président Laurent-Désiré KABILA prendra le pouvoir
le 17 mai 1997 après que les troupes de son organisation dénommée Il
Alliance des forces démocratiques de libération " du Congo (A.F.D.L.) ait Il
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marche " sur tout le pays. Elles ont vaincu le président MOBUTU qui a quitté
le pouvoir en s'exilant, le 16 mai 1997. L'avenir nous enseignera...
N.B. : En dehors du Congo-Kinshasa, on enseignera l'histoire du pays
concerné.

13ème Leçon : Les principes des K.A et l'insigne du clan (par


MUKASA et KASIMA) Sur la Route de MENGO et de PAWA-VUBE

Voir Chapitre 1 : 3ème Approche : 6 et 10 points

14ème Leçon : Le Sémaphore (par MULUMBA et BAKOMA) Sur la


Route de MENGO et de PAWA – VUBE
1. Définition :
Le sémaphore vient de deux mots Grec SEMA (Signe) et
PHOROS (qui porte). Le sémaphore est un langage codé qui se sert des
fanions ou drapelets pour des communications entre initiés se trouvant en
face l'un de l'autre, à une distance raisonnable qui leur permette de se voir
clairement.
2. Historique
Le français Claude CHAPPE (né le 25 décembre 1763 à Brulon,
mort le 23 janvier 1805 à Paris), invente le sémaphore en 1793, un système
de signalisation qui permet d’envoyer des messages. Avant d’être équipés
d’une radio, les navires utilisaient des fanions portant des formes
géométriques de différences couleurs. Ces fanions étaient hissés le long et
entre les mâts et servaient à envoyer des messages.
Louis Jacob crée le sémaphore maritime en 1806. Ici le
sémaphore était un poste de défense établi sur la côte, chargé de surveiller
les approches maritimes et activité ennemie.
3. But
Le but du sémaphore c'est plus, dans notre cas, un exercice pour développer
la mémoire et l'esprit (cf. jeu de Kim) que l'apprentissage d'une technique
pour transmettre particulièrement des communications.
4. Quelques règles
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✓ Le sémaphore suit le sens des aiguilles d'une montre ;


✓ Comprend sept groupes ou cercles ;
✓ Apprendre soigneusement un cercle avant de passer au suivant ;
✓ Lorsqu’on n’émet aucun message, on se met à la position Ready ;
✓ Avoir des drapelets ;
✓ Comprend 10 chiffres et 28 signes ;
✓ Être à une distance raisonnable.

5. Groupes ou cercles :
• 1er groupe : A, B, C, D, E, F, G (alphabétique)
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 (numérique)

• 2ème groupe : H, I, K, L, M, N
8,9,0 Main droite en A
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• 3ème groupe : 0, P, Q, R, S Main droite en B

N.B : Les exercices peuvent donc se limiter au déchiffrement d'un nombre,


d'un mot, d'un groupe de mots assez limité, plutôt que de vouloir transmettre
et recevoir un message de plusieurs phrases.

15ème Leçon : Les saints chez les catholiques (par KAGGWA et


MEKA) Sur la Route de MENGO et de PAWA – VUBE

Saint Paul appelait les chrétiens "Saints" (Eph 1, 1). En effet,


nous sommes tous appelés à l'être. Certains ont vraiment réussi. Ce sont
ceux qu'aujourd'hui nous appelons SAINTS. Ils sont des modèles pour nous
et nous montrent qu'il est possible d'imiter Jésus-Christ et d'être chrétien.
De tous temps, l'Eglise a conseillé la lecture de vies de saints parce qu'elles
sont des stimulants pour la vie quotidienne. Saint Luc est le premier à en
avoir écrit une en nous rapportant le martyre d'Etienne (Ac 7, 56-60).

Le culte des saints est la manière dont l'Eglise exprime sa FOI


EN LA RESURRECTION DES MORTS (1 Co15, 13). Nous croyons que les
133 | P a g e

saints participent déjà à la vie du Christ ressuscité. C'est lui en effet qui a
inauguré le Royaume céleste par sa mort et sa résurrection. Notons que
lorsque l'Eglise "CANONISE" (DECLARE SAINT) QUELQU'UN, ELLE NE FAIT
PAS ENTRER AU CIEL mais elle reconnaît solennellement que cette personne
y est accueillie par Dieu depuis longtemps.
Si les saints sont vivants en Jésus-Christ, attendant la fin du
monde, ils restent solidaires de nous. Tout comme ils priaient pour les autres
quand ils étaient sur terre, ils continuent à le faire au ciel. La mort ne peut
les rendre individualistes. Ils espèrent plus que jamais notre salut et
expriment à Dieu leurs souhaits. Sainte Thérèse de Lisieux, sur son lit de
mort disait : "je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre". Nous pouvons
donc demander aux saints de prier pour nous puisqu'ils souhaitent tant faire
du bien.
Qui sait l'influence qu'a sa prière sur la vie des autres ou la
prière des autres sur sa propre vie ? De même, il est impossible de connaître
le poids de la prière des saints aux yeux de Dieu. Dieu n'ignore cependant
aucune prière. Le culte des saints n'est pas idolâtrie mais fraternité sous le
regard de Dieu « dont l'Eglise est faite des visibles et des invisibles ».

16ème Leçon : La loi des KA (par MUKASA et KASIMA) Sur la


Route de MENGO et de PAWA-VUBE

Voir Chapitre 1 : 3ème Approche : 7ème et 8ème point

17ème Leçon : Le style de vie clanique et le code de vie des KA


(par MUKASA et KASIMA) Sur la Route de MENGO et de PAWA-
VUBE

Voir Chapitre 1 : 3ème Approche : 11ème et 12ème point

18ème Leçon : Les sources ou doctrine de l’église catholique 2 :


La Tradition et le Magistère (par KAGGWA et MEKA) Sur la
Route de MENGO et de PAWA – VUBE
134 | P a g e

I. La Traduction :
Définition
Du latin trader : transmettre.

Une tradition est l’ensemble de coutumes, d’habitudes, de


pratiques… qui sont mémorisées et se transmettent d’une génération à
l’autre. Dans l’Église, la Tradition est plus qu’une transmission intellectuelle.
Elle s’appuie sur la parole de Dieu confiée par le Christ et par l’Esprit Saint
aux apôtres qui la transmettent à leurs successeurs pour qu’ils la gardent
vivante et la répandent avec fidélité. Ses richesses passent dans la pratique
et la vie de l’Église qui croit et qui prie. Ecritures et Tradition constituent la
source de l’Église et le garant de son unité.

II. Le Magistère
II.1. Qu’appelle-t-on « Magistère » ?
La foi Chrétienne nous vient de la Parole de Dieu. Ancien et
Nouveau Testament. La Bible est la mise par écrit des Traditions prophétique
puis évangélique qui l’ont précédée. Elle est interprétée dans la Tradition des
Pères de l’Église, des saints et des successeurs des apôtres, les évêques. Il y
a continuité entre notre foi et l’Évangile prêché par les apôtres après la
Pentecôte : « Je crois en l’Église Catholique et « Apostolique ».

Par le baptême, accompli dans le sacrement de confirmation,


tout Chrétien reçoit l’onction de l’Esprit qui lui donne une connaissance
intérieure du mystère de la foi. Grace à elle, il peut dialoguer personnellement
et librement avec Dieu ; témoigner de sa foi ; enseigner le catéchisme ;
exercer une responsabilité comme celle de l’éducation Chrétienne des
enfants, etc. « Tous les fidèles ont part à la compréhension et à la
transmission de la vérité révélée. Ils ont reçu l’onction de l’Esprit Saint qui
les instruit (cf. 1Jn 2,20) et les conduits vers la vérité toute entière »
(Catéchisme de l’Église Catholique 91).

On appelle « Magistère » (du nom latin magister, qui signifie


maître) l’ensemble des évêques unis au Successeur de Prière, et, par
extension, leurs écrits ; ils ont reçu la grâce d’interpréter avec autorité de la
135 | P a g e

Parole de Dieu. Ils la servent sans lui être supérieurs. Le Magistère s’appuie
sur plusieurs éléments :

- D’abord les « Pères de l’Église »


- Les Conciles œcuméniques

II.2. Sortes de magistères :

Le « magistère ordinaire » désigne l’enseignement des papes et


des évêques s’exprimant dans des discours, des messages, des homélies de
toutes sortes ; ils disent alors la foi de l’Église, mais sans formuler une vérité
particulière, nouvelle. Le « magistère extraordinaire » désigne des
déclarations solennelles adressées à l’ensemble des croyants et qui doivent
être reçues dans l’obéissance de la foi. En 1950, le pape Pie XII a ainsi
formulé définitivement une tradition ancienne selon laquelle la Vierge Marie,
immaculée, a été glorifiée non seulement dans son âme, mais aussi dans son
corps ; son départ de ce monde s’est fait sous la forme d’une « assomption »
(fêtée le 15 août). Depuis ce jour, tous les catholiques sont tenus d’y croire :
c’est un « dogme ».

19ème Leçon : Le sémaphore (suite) (par MULUMBA et BAKOMA)


Sur la Route de MENGO et de PAWA – VUBE

• 4ème groupe : T, U, Y, Annulé ou erreur (main droite en C)

• 5ème groupe : Numérique, J, V (alphabétique : main droite en D)


136 | P a g e

• 6ème groupe : W, X (main droite en E)

7ème groupe : Z (main droite en F)

20ème Leçon : L'organisation du clan : Les encadreurs (par


MUKASA et KASIMA) Sur la Route de MENGO et de PAWA-VUBE

Voir Chapitre 1 : 4ème Approche : 1er point

21ème Leçon : L'organisation du clan : Les Initiateurs (par


MUKASA et KASIMA) Sur la Route de MENGO et de PAWA-VUBE

Voir Chapitre 1 : 4ème Approche : 2ème au 8ème point

22ème Leçon : Le sémaphore : "Les signaux de service" (par


MULUMBA et BAKOMA) Sur la Route de MENGO et de PAWA –
VUBE
137 | P a g e

Signaux de service : ensemble des signes qui nous permettent


de mieux se communiquer en sémaphore. Nous avons 12 signaux de service :
Émetteur Récepteur
A = Appel K = Prêt à recevoir
CT = J'ai un message à transmettre UD = Emettre plus lentement
Numérique = Passez aux chiffres R = Répétez

J = Passez aux lettres R = Compris final

AS = Fin de message Annulé = Erreur


AS = Attendez

23ème Leçon : Quelques aspects de la formation du caractère


et de l'intelligence (par LWANGA et KAHENGA) Sur la Route de
MENGO et PAWA-VUBE

I. La formation du caractère
Le caractère est l’ensemble de manière d’être qui distingue une
personne d’une autre. L’initiation dispensée aux K.A aura entre autres pour
but de former de fortes personnalités qui, à la suite du Christ, veulent devenir
une « élite chrétienne » contribuant à la croissance de son corps mystique.

Voici les caractéristiques d’un « K.A de caractère » :

- Un KA ne recule jamais devant les difficultés ;


- Un KA prend toujours sa décision au sérieux ;
138 | P a g e

- Un KA est honnête, sincère, …


- Un KA songe à orienter sa vie, ses études selon l’esprit du Christ ;
- Un KA ne change pas d’avis simplement à cause des « on dit » ou
« qu’en dira-t-on ? » ;
- Un Ka prend au sérieux sa vie spirituelle, morale et intellectuelle ;
- Un KA sait faire des économies et n’abîme pas ses affaires ni celles
des autres ;
- Un KA respecte les biens communs.
II. La formation de l’intelligence
L'intelligence est la capacité de connaître, de comprendre
quelque chose. L'encadreur veillera à éveiller l'intelligence des enfants dans
la réflexion, la formation du jugement, l'expression de leurs idées et la
distinction entre l'essentiel et l'accessoire.

Quelques principes de base :

❖ Contrôler les connaissances acquises lors de la dernière réunion ;


❖ Favoriser l'expression : dessiner, raconter, rédiger, chanter,
construire, imprimer ... ;
❖ L'observation ;
❖ Le bricolage et la décoration ;
❖ Encourager l'esprit d'initiative, d'imagination ;
❖ Avoir la curiosité intellectuelle : lectures, ... (chaque KA devra lire un
livre d'enfant ou un livre littéraire de son niveau, chaque trimestre) ;
❖ Songer à orienter sa vie, ses études (choix d'école et d'option ou section
d'étude) ;
❖ Revoir ses leçons au jour le jour.

24ème Leçon : Entretien avec Mapera ou Assistant Spirituel, ou


causerie avec MUKASA et KASIMA Sur la Route de MENGO et de
PAWA-VUBE
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25ème Leçon : Nouvelle technologie de l’information et de la


communication : l’Internet et son utilisation (par LWANGA et
KAHENGA) Sur la Route de MENGO et PAWA-VUBE

1. Historique

Internet est issu du réseau Arpanet, qui a été conçu en 1969


par l’agence pour les projets de recherche avancée (ARPA, Advanced Research
Project Agency) pour le département américain de la défense. Réservé à
l’origine aux militaires (Pentagone-USA Force), le réseau ARPANET s’est
étendu progressivement aux universités et aux administrations américaines.

En 1990, ARPANET est connecté à de nombreux autres


réseaux, tous basés sur le même protocole de communication (TCP/IP) : c’est
la naissance d’Internet contraction de « International et Network », d’où
« Internet » qui signifie « réseau international » en français.

Au début du XXIème siècle, Internet a relié des millions de


personnes à travers le monde. Internet n’appartient à personne et personne
ne le contrôle. Les utilisateurs d’Internet (appelés Internautes) ont accès à de
nombreux service, dont le World Wide Web et le courrier électronique.

2. World Wide Web

Nous entendons souvent parler à la radio tout comme à la


télévision [Link]; [Link]; [Link];
[Link]. C’est quoi www ? le terme « World Wide web » (souvent
abrégé en www ou en Web) signifie « toile d’araignée mondiale » en français.
C’est un gigantesque ensemble de pages électroniques dites pages Web,
reliées entre elles par des liens hypertextes.

3. L’utilité et/ou importance de l’Internet

A quoi sert l’Internet ?


140 | P a g e

L’Internet sert à envoyer et à recevoir du courrier électronique


aux quatre coins de la planète pour une somme dérisoire et de façon très
rapide. A travers l’internet on peut :

▪ S’instruire et/ou se cultiver dans des nombreux domaines ;


▪ Rechercher des informations ;
▪ Transmettre et recevoir des images, des textes, des photos, des
programmes, etc. ;
▪ Echanger et participer à des échanges ; Discuter de thèmes relatifs à
nos propres intérêts ; on peut faire des achats en ligne shopping, etc. ;
▪ Aussi, tous les autres utilisateurs que l’on peut découvrir soi-même.

26ème Leçon : Exercices d'aptitude physique et de


mémorisation (par MULUMBA et BAKOMA) Sur la Route de
MENGO et de PAWA – VUBE

1. Insister sur l’importance du sport pour ne une bonne santé ;


2. A une distance définie par l'encadreur, celui-ci enverra chaque enfant vers
un autre, en courant, pour lui transmettre mot à mot, un message de plus
ou moins 15 mots.

27ème Leçon : Amour de Dieu et du prochain (par KAGGWA et


MEKA) Sur la Route de MENGO et de PAWA – VUBE
L'amour de Dieu vient à nous par Jésus-Christ ; et nous
répondons à cet amour à travers notre union à Jésus. Vivre en union avec le
Christ nous renvoie au commandement nouveau qui révolutionne notre être
et notre milieu dans lequel nous devons témoigner de ce signe distinctif des
vrais disciples du Christ (cf. Jn 15,9-13).

En aimant les hommes, nous sommes donc appelés à devenir,


à notre tour, des médiations vivantes de (amour de Dieu ; spécialement des
médiations vivantes de l'amour actuel que jésus veut montrer aujourd'hui,
dans des circonstances concrètes, aux hommes avec qui nous vivons en
solidarité d'entraide et communauté interpersonnelle.
141 | P a g e

On peut donc dire qu'en aimant nos frères, nous sommes


capables de vivre de manière « incarnée » notre amour envers Dieu. L'amour
des hommes et l'amour de Dieu ne vont pas l'un sans (autre. En effet, d'une
part, il est vrai qu'on ne peut aimer Dieu si on refuse d'aimer les hommes,
car ceux-ci se souvent en relation avec Dieu ; d'autre part, l'amour qui 'prend
conscience de son propre élan vers la perfection, est sigle privilégié pour nous
faire reconnaître une réalité qui nous dépasse et à laquelle nous participons
: celle de Dieu qui est présent comme appel dans tout amour, et qui constitue
le point de référence absolu de tout dialogue entre les hommes.

28ème Leçon : Pratique sur le Sémaphore (Par Mukasa et


Kasima) Sur la Route de MENGO et de PAWA-VUBE

29ème Leçon : Le Saint Patron de la Paroisse (Par KAGGWA et


MEKA) Sur la Route de MENGO et de PAWA – VUBE

30ème Leçon : Secourisme : Soins préventifs avant d’arriver à


l’hôpital (Par MULUMBA et BAKOMA) Sur la Route de MENGO
et de PAWA – VUBE

Pour sauver une vie humaine en danger, il est bon d’agir plus
rapidement possible en posant des gestes simples mais qui sont efficaces
pour sauver la vie d’une personne.
Ce sont des gestes à connaître et de poser convenablement pour secourir
quelqu’un.
I. Que faire en présence d’une personne faisant une crise
d’asthme ?
• Garder son calme et rassurer la personne ;
• Placer la personne dans la position ou elle se sent mieux ;
• Dresser les vêtements et créer da l’air au tour d’elle, (ouvrir les portes,
les fenêtres) ;
• Demander lui de respirer calmement et profondément ;
142 | P a g e

• Demander lui les médicaments qu’il prend habituellement et procurer-


le lui puis en facilite l’administration ;
• Amener la personne rapidement à l’hôpital si :

Crise sévère : perte de connaissance, difficultés d’articuler les mots.


Persistance de la crise malgré son traitement habituel.

II. Que faire en présence d’une personne faisant une


épilepsie ?
1. Pendant la crise
- Ne bougez pas la personne ;
- Protéger sa tête et écartez tout objet dangereux à proximité ;
- Le tenir loin du feu et de l’eau ;
- Noter la durée de crises si possible ;
- Ne mettez rien dans sa bouche.
2. Après la crise
- Tournez-le sur le côté en position latérale de sécurité ;
- Dès qu’il se reprend, rassurer la personne en lui parlant
calmement ;
- Ne lui donner pas tout de suite à boire ou les médicaments ;
- Amener-le rapidement à l’hôpital si :
▪ La crise s durée plus de 5 minutes ;
▪ S’il y a succession des crises
▪ S’elle s’est blessé (morsure de la langue)
▪ S’elle ne reprend pas totalement après la crise.
III. L’AVC ?
[Link] reconnaître qu’une personne a fait l’AVC ?
Les signes les plus fréquent sont :
❖ Un déficit neurologique, qui peut être :
- Moteur : impotence fonctionnelle d’un ou de deux membres ;
- Sensitif : abolition de la sensibilité sur un membre ou sur la
moitié du corps ;
- Cognitif : perte de mémoire, lenteur idéation ;
143 | P a g e

- Sensoriel : trouble visuel.


❖ Intéressé a une perte commune : déviation de la bouche, difficulté de
déglutition ;
❖ Un fléchissement de la conscience ;
❖ Un trouble de comportement : logovilue, agitation, confusion…

[Link] reconnaître qu’une personne a fait l’AVC ?


❖ Ne pas paniquer et mettre la personne en position de sécurité ;
❖ Chercher de l’aide pour amener la personne au centre hospitalier le
plus proche ;
❖ En attendant, rassembler rapidement tout ce qui est rattaché à ses
soins de santé : (carnet de suivi, carnet de rendez-vous, examens
réalisés, médicaments).
❖ Ne donnez pas des médicaments sans avis du médecin ; certains de
ses médicaments peuvent devenir dangereux dès lors qu’il a fait l’AVC ;
❖ A partir du moment où une personne a fait l’AVC, chaque minute
compte, donc, éviter de passer du temps à prier ;
❖ On doit rapidement amener la personne à l’hôpital s’il y a :
• Perte de connaissance ;
• Gonvulsion ;
• Difficulté de respecter.
144 | P a g e

D. PROGRAMME DU QUATRIEME VOYAGE : SUR LA ROUTE


DE NAMUGONGO ET D'ISIRO

1ère Leçon : Enseignement pratique : L’affiche (par MULUMBA


et BAKOMA) Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO

I. Définition :
L’affiche est une feuille souple ou rigide affichant un message, ou une image
imprimée ou écrite que l’on applique contre les murs pour porter
connaissance au public de quelque chose.

II. But :
Le but de l’affiche est d’informer et de faire connaitre le produit ou
manifestation en vantant ses qualités et son intérêt.

III. Types d’affiches :


Il existe 2 types d’affiches : l’affiche électrique et l’affiche mécanique. Dans
les 2 types d’affiches nous retrouvons des affiches publicitaires,
nécrologiques, liturgiques, campagnes, banderoles, emploies…
145 | P a g e

IV. Autres sources d’information :


Ils existent plusieurs sources d’informations, notamment : la radio, la
télévision, les rameaux, le téléphone, …

Exercer les KA à faire une affiche pour annoncer un temps


liturgique, une réunion importante, une fête, une devise ou un slogan, une
pièce de théâtre, ... Prévoir le matériel qu'il faut pour cela : cartons, papiers,
pièce d'étoffe, stylo, Parker, crayons, couleurs, lattes, …

2ème Leçon : La Morale et la Conscience (par LWANGA et


KAHENGA) Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO

1. La Morale - La Loi Morale

C’est l'ensemble des devoirs de l'homme envers la société. La


Morale enseigne à l’homme le Bien et le met en garde contre le Mal, et lui
indique ce qu'il peut ou doit faire en lui prescrivant ce qu'il ne doit pas faire.
La Morale est donc la science du Bien et du Mal. Elle a pour
fondement la LOI MORALE qui est une règle universelle en vertu de laquelle
un acte est bon ou mauvais. De cette loi découlent des leçons de morale.
Certaines régions sont forcées de modifier quelques coutumes,
parce qu'elles vont à l'encontre de la Loi Morale.

2. La conscience
C’est l'acte intérieur qui nous dit qu'un acte est bon ou
mauvais. Il importe que notre conscience soit droite pour qu'elle ne nous
trompe pas. Le devoir d'éduquer la conscience incombe à la famille, à l'école
et à toute la société ... Chacun de nous doit faire l'effort d'éduquer sa
conscience, en imitant les bons exemples et en suivant les conseils de ses
encadreurs, des parents, aînés, éducateurs et autres bons copains. Les KA
devront aussi étudier avec application leurs leçons de morale et de religion
et bien suivre les enseignements du clan.
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3ème Leçon : Questionnaire sur la vie de Jésus (par KAGGWA et


MEKA) Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO

1. Qui est Jésus ? Jésus est le Christ, le fils de Dieu tout puissant.
2. Ou est-il né ? Qui est sa mère ?
3. Comment est-il né ? Qui est son père adoptif ?
4. Pour quelle raison Marie et Joseph voyagèrent-ils de Nazareth (en
Galilée) à Bethléem (en Judée) ?
5. Pourquoi Jésus devait-il naître dans une étable ?
6. Qu'ont fait les parents de Jésus quarante jours après la naissance de
leur enfant ?
7. A douze ans, Jésus est resté trois jours au temple alors que ses parents
le cherchaient. Que faisait-il pendant ce temps ? Avait-il bien agi ? Quelle fut
sa réponse à ses parents ?
8. A quel âge et par qui Jésus fut-il baptisé ?
9. Qu'est-il arrivé ce jour-là ?
10. Donnez les noms de douze disciples de Jésus.
11. Jésus est passé en faisant du bien aux hommes. Pouvez-vous en citer
quelques exemples ?
12. Qui a livré Jésus ?
13. Qui était l'empereur romain à la mort de Jésus ? Qui était le
gouverneur (tétrarque de Galilée) à cette même époque ? Qui eurent le soin
de Juger Jésus ? Pouvez-vous relater brièvement ces événements ?
14. Jésus est-il vaincu par la mort ?
15. Qu'est-ce que l'ascension du Seigneur ?

4ème Leçon : l'Eglise (par KAGGWA et MEKA) Sur la Route de


NAMUGONGO et D’ISIRO
L’Eglise vient du terme grec « EKLESIA », qui signifie
assemblée. L'Eglise est donc l'assemblée de ceux qui croient en Jésus. C'est
le christ prolongé, c'est la famille des frères de Jésus. Edifiée par Jésus-
Christ sur cette pierre qu'est PIERRE (disciple et apôtre), l'Eglise est le peuple
147 | P a g e

de Dieu, le corps mystique du Christ, animé par l'Esprit Saint. Elle est la
société des fidèles qui professent la même foi, reçoivent les mêmes
sacrements, vivent dans la communion avec Dieu et entre eux dans la
charité, sous la conduite pastorale des Evêques et du Pape. Elle est une,
sainte, catholique et apostolique.

Textes bibliques : Jn 10,16 ; 17,19 - Ep 5, 25-27 - Mt 28, 19 ; 16, 18.

5ème Leçon : Enseignement par les proverbes (L’entraide) (par


LWANGA et KAHENGA) Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO
1. « Les deux mains du corps de l'homme sont orientées de telle sorte
qu'elles puissent se laver l'une l'autre ».

Leçon : Les hommes, en communauté, sont faits pour s'entraider et non

pour vivre chacun pour soi.

2. « Forgeron, toi qui possèdes le marteau, qu'on te trouve occuper il


forger ».

Leçon : Tu es compétent dans certaines techniques, mets-les au service

des autres, ne les laisse pas rouiller en toi ; cherche par tous les moyens à
les perfectionner : étude personnelle, livres, revues, stages de formation et de
perfectionnement.

3. « Un seul doigt ne peut ramasser un caillou ».

Leçon : Quand tu envisages un projet, ne l'organise pas seul, forme un

groupe et utilise toutes les compétences orientées vers l'objectif commun.

4. « Sois proche de ton frère quand il forge, car le marteau peut tuer ».

Leçon : Si ta famille, ta parenté, ton groupe tente de réaliser une chose

difficile, sois proche d'eux, prêt à les aider si quelque chose leur arrive.
148 | P a g e

6ème Leçon : Enseignement par les proverbes (Humilié et


amour du prochain) (par LWANGA et KAHENGA) Sur la Route de
NAMUGONGO et D’ISIRO

1. « Ce que je trouverai dans la nasse, c'est cela que j'en sortirai ».

Leçon : Ne t'imagine pas que tu peux tout faire : considère d'abord ce qui

est en toi ; ensuite choisis ce qui te convient et ce que tu es capable


d'atteindre ; cela vaut pour tes décisions concernant le choix de l'école, du
travail, des dépenses....

2. « Vous qui ne savez comment vous habiller, regardez comment s'habille


le maïs ».

Leçon : * Toi qui te conduis mal, regarde comment les autres se conduisent
et prends exemple sur les meilleurs.
* Si tu ignores la fraternité, regarde comment les autres la vivent,
comme les grains de maïs se tiennent bien unis.

3. « Deux vieux ne se moquent pas mutuellement de la courbure de leur


échine ».

Leçon : Tu as tes propres défauts ; ne te moque pas des autres quand tu

leur découvres aussi des défauts. Il est bien possible qu'un jour tes défauts
dépassent ceux des autres.

7ème Leçon : Quelques nœuds (par MULUMBA et BAKOMA) Sur


la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO

I. Définition :

Le nœud vient du latin « Nodus » qui signifie boucle. Le nœud est un état
serré d’un ou plusieurs rubans, fil ou corde.

II. Catégorie de Noeud :

Nous avons 2 types de nœuds, le nœud classique et le nœud de bout.


149 | P a g e

III. Etapes de Noeud :

Nous avons 3 étapes pour faire les nœuds :

• Ganse : nom donné à une corde qu’on fait revenir sur elle-même sans
la croiser.
• Boucle : nom donné à une corde qu’on fait revenir sur elle-même en la
croisant.
• Etat serré : bloqué ou serré un nœud pour l’empêcher de se défaire.
IV. Les nœuds classiques :

Connus et nommés, sont d’une utilité très pratique. Par exemple : pour
lancer un pont, élever une tour, fixer une tente, bricoler un quelconque objet.

Nous avons au total 7 nœuds classiques à savoir :

1. Le Nœud Plat : sert à attacher ensemble deux cordes d'une même


grosseur, à lier des bandages et à terminer un paquet.

2. Le Nœud de Vache : Sert à attacher ensemble deux cordes d’une


même grosseur à lier des bandages et à terminer un paquet. Peut être utilisé
à la place du nœud plat. Mais il est moins solide que le premier nœud.
150 | P a g e

Ainsi on fabriquera des sièges, des tables et autres choses avec


du bois, en utilisant les nœuds pour fixer : c'est le " Wood Craft : métier du
bien, c'est-à-dire tout ce qu'on peut faire avec du bois.

8ème Leçon : Enseignement par les proverbes : Conscience et


responsabilité (par LWANGA et KAHENGA) Sur la Route de
NAMUGONGO et D’ISIRO
L'AMOUR DU PROCHAIN

1. « Si c'est pour moi que tu as mis cette banane en réserve, donne-la-moi


avant que les insectes ne l'aient dévorée ».

Leçon : Si tu as de l'amitié pour moi, prouve-le-moi tant que je suis encore


vivant, n'attends pas que je sois mort.

2. « L'homme qui brandit le couteau restera seul dans sa maison ».

Leçon : Si tu es rude, agressif, menaçant, tout le monde t'évitera, même

les gens de chez toi… sois doux, accueillant.

9ème Leçon : L'Eglise : Quelques considérations (par KAGGWA


et MEKA) Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO
a. Jésus est venu sur la terre pour le salut du monde. Sa vie terrestre a
été courte (on lui donne 33 ans), mais son œuvre devrait durer jusqu'à la fin
des temps. Pour la continuer, c'est-à-dire pour enseigner aux hommes la foi
151 | P a g e

chrétienne, pour les initier aux sacrements qui élèvent l'âme et la purifient,
il a institué l'Eglise et a placé à la tête Pierre et ses successeurs, à qui il a
promis son assistance jusqu'à la fin des siècles (Mt 16, 16-19). Mais l'Eglise,
divine par son origine et son fondateur toujours présent en elle, vit au milieu
du monde. Elle apparaît d'abord dans le milieu juif. Car la religion d'Israël a
été une préparation providentielle du christianisme. Partout, elle doit lutter
pour faire prévaloir sa doctrine contre les préjugés, les passions, les erreurs
humaines. Dès sa première expansion dans le monde païen, elle a connu des
résistances farouches. Elle en connaîtra tout le long de son histoire. C'est
pourquoi on l'appelle « Eglise militante ».
b. L'Eglise est l'assemblée de ceux qui, répandus dans toutes les parties
du monde, croient en notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, obéissent
au Pape, son vicaire sur la terre, participent aux mêmes sacrements, et
s'efforcent de réaliser en eux les vertus dont le Christ nous a laissé l'exemple.
Ceux qui les pratiquent jusqu'à l'héroïsme sont les saints (cf. 15ème leçon
du 3ème voyage) : ils sont ceux en qui le message du Christ a porté ses plus
beaux fruits. L'Eglise est visible puisqu'elle est composée d'hommes qui
pratiquent le même culte et obéissent aux mêmes chefs : les évêques et le
Pape. Mais elle a aussi une face intérieure, invisible, qui est la plus
importante : c'est celle de l'âme ou la grâce agit, où se forme la croyance, ou
s'enflamme l'amour, ou murissent les pensées qui orientent vers le salut, en
union avec la communauté des saints.

c. Quant à ses origines, l'Eglise a été instituée par l'homme Dieu, le


Christ. D'où son nom d'Eglise chrétienne. Tous les hommes sont appelés à
en faire partie, pour être sauvés. D'où son qualificatif de catholique (qui
signifie UNIVERSELLE).
Elle a eu des origines modestes. Jésus a vécu loin des grandeurs humaines,
des gloires bruyantes et éphémères qui entourent les palais des rois. Il est
né dans une étable, il a vécu pauvre et caché, il a aidé son père adoptif,
Joseph, dans son travail manuel. Il se consacra ensuite entièrement à sa
mission rédemptrice. Dans ce but, pendant les trois dernières années de sa
vie, il prêcha sa doctrine de salut, et forma des apôtres pour la répandre
152 | P a g e

après son ascension. Celle-ci marque la fin de la présence visible de Jésus


sur terre. Mais il reste présent parmi nous, de manière invisible mais réelle,
par sa grâce et la force de son Esprit, jusqu'à la fin des siècles.

d. L'incarnation du Fils de l'homme s'est faite dans un milieu donné : le


milieu juif.
En venant dans ce monde, Jésus entrait dans un milieu où les
hommes continuaient à vivre selon leurs habitudes, leurs croyances, sans le
moindre soupçon de sa future grandeur. Il a vécu en Judée et en Galilée
parmi ses compatriotes israélites. C'est à eux qu'il a annoncé d'abord
l'Evangile. C'est dans la foule de ses auditeurs et disciples qu'il a choisi les
douze apôtres, pour en faire les continuateurs de son œuvre. Il a placé saint
Pierre à la tête en lui disant :
• Tu es pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ;
• Et encore : "Pais mes agneaux, pais mes brebis" ;
• Et enfin : "Tout ce que tu lieras sur la terre sera lie dans le ciel".

e. La religion d'Israël a été la préparation providentielle de l'Evangile.


Selon la doctrine chrétienne, elle était donc provisoire et avait deux buts :

• Maintenir l'idée du vrai Dieu, Tout-puissant et pur Esprit, au milieu


d'un monde idolâtre ;
• Conserver l'espérance messianique, c'est-à-dire l'attente du Messie
promis qui n'était autre que notre Seigneur Jésus-Christ. C'est lui qui
devait instaurer la religion définitive.

Au temps de Jésus, l'espérance messianique s'était


profondément altérée dans l'esprit de la plupart des juifs. Ils attendaient un
Messie qui serait un roi guerrier, victorieux de tous ses voisins. Il établirait
Israël au-dessus de toutes les nations et ferait vivre son peuple dans une
abondance plantureuse et dans la prospérité, aux dépens des autres.

Les transformations morales s'opèrent lentement. Les apôtres


eux-mêmes, après la Cène, ne s'en étaient pas encore complètement
affranchis. Voir la question étrange qu'ils posent à Jésus et que nous
153 | P a g e

rapporte Saint Luc : "Seigneur, est-ce maintenant que vous allez rétablir le
royaume d'Israël ?" (Ac 1, 6).
Or dix jours après l'ascension, ces hommes étaient réunis
dans le cénacle avec Marie, mère de Jésus. Tout à coup, un bruit insolite
surgit comme un vent violent, des langues de feu se posèrent au-dessus de
chacun des apôtres. A ce moment, ils furent remplis du Saint-Esprit. Et ces
hommes qui avaient été des lâches, lents à comprendre, pleins d'aspirations
égoïstes, devinrent miraculeusement des hommes nouveaux. Ils prêcheront
le Christ ressuscité jusqu'au martyre. L'Eglise est vraiment née le jour de la
Pentecôte.

10ème Leçon : Quelques nœuds : Comment nouer la cravate ?


(par MULUMBA et BAKOMA) Sur la Route de NAMUGONGO et
D’ISIRO
La cravate est une bande de tissu qui présente une extrémité
large et pointue, le grand pan et une extrémité plus fine, le petit pan. Une
fois les pans noués avec l’art et la manière, terminez en beauté en créant une
goutte. Ce relief artificiel situé sous le nœud est considéré comme le
summum de l’élégance.
154 | P a g e

11ème Leçon : Enseignement par les proverbes : La prudence


(par LWANGA et KAHENGA) Sur la Route de NAMUGONGO et
D’ISIRO
1. « Quand le forgeron s'absente, son enfant risque d'être blessé par le
marteau ».

Leçon : Si tu es responsable d'un projet et que tu ne t'en occupes pas avec


assez d'attention, la tâche à accomplir risque de décourager les membres du
groupe.

2. « Celui qui est venu te visiter qu'il rentre chez lui : le temps de se
prélasser au lit est passé ».

Leçon : Quand tu te rends en visite chez quelqu'un et que tu demeures

chez lui un certain temps, ne reste pas inactif, travaille avec les gens de la
maison.
3. « Un enfant choyé, qui passe toute sa journée sans rien faire, est
comme une pierre il moudre dormant dans les feuilles sèches ».

Leçon : Sois actif, que toutes tes journées soient si bien remplies, qu'au

soir tu puisses dire : j'ai fait beaucoup de choses !


4. « Le bras du chef, c'est la vie de ses enfants ».

Leçon : Si tu es responsable, chef ou père de famille, donne le nécessaire

à ceux-là qui dépendent de toi.


155 | P a g e

12ème Leçon : La hiérarchie dans l'Eglise (par KAGGWA et


MEKA) Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO

Expliquer brièvement aux KA la hiérarchie dans l'Eglise, au


niveau universel et local.

Tâcher de répondre aux différentes questions liées à la


hiérarchie de l'Eglise :

1. Qui est le Pape ?


2. Ou se trouve le siège de l'Eglise ?
3. Qui sont les cardinaux, les Evêques et les Archevêques ?
4. Que veulent dire évêché ou archevêché, diocèse et archidiocèse, province
ecclésiastique, conférence épiscopale ?
5. Que veulent dire diacre, prêtre (diocésain ou séculier et régulier). Que veut
dire missionnaire ?
6. Que veulent dire congrégation ou ordre religieux, institut séculier, institut
de vie consacrée ?
7. Que veulent dire au Congo, Assistant paroissial, animateur pastoral ?
8. Que veulent dire curé, vicaire, Abbé, Père, Frère (religieux), Sœur
(religieuse) ?
9. Quelles sont les structures d'un diocèse, d'une paroisse, d'une
communauté Ecclésiale de base ?

13ème Leçon : La décoration (par MULUMBA et BAKOMA) Sur la


Route de NAMUGONGO et D’ISIRO

14ème Leçon : Signification et Slogan du 4ème voyage (par


MUKASA et KASIMA) Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO

Voir Chapitre I, 5ème approche


156 | P a g e

15ème Leçon : Les groupes et/ou mouvements des enfants et


des jeunes de votre paroisse (Par MUKASA et KASIMA) Sur la
Route de NAMUGONGO et D’ISIRO

Cette leçon vise à faire connaître aux K.A, les différents


groupes et/ou mouvements des enfants et des jeunes faisant partie de la
commission des jeunes de la paroisse respective : Armée des petits anges
(APA), Xavérie, Scout, Mijerca, Bilenge ya Mwinda (BYM), les brebis de Jésus,
… il faut dire l’essentiel du charisme de chaque groupe et/ou mouvement et
insister sur l’unité qui doit régner entre les jeunes et les enfants d’une même
paroisse.

16ème Leçon : La culture agricole (par MULUMBA et BAKOMA)


Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO

A travers cette leçon, les encadreurs devront faire un effort


pour faire comprendre aux K.A que le travail est le fondement de la prospérité
et du progrès des peuples. Aussi le travail anoblit l’homme et fait de lui un
continuateur de l’œuvre de la création. Outre ce fondement, les encadreurs
doivent emmener les K.A à aimer le travail manuel (la terre), en avoir une
grande estime et un grand respect pour ceux qui cultivent la terre. Les
encadreurs peuvent développer les deux grands points ci-dessous :

I. Comment réussir une culture


Pour réussir une culture, trois conditions son sine qua none : la qualité du
terrain, les besoins des plantes à cultiver et la rotation des cultures.

II. Comment améliorer le sol


Le sol cultivable s’appelle sol arable ou végétal. Et parmi les quatre sortes de
sols, il existe un sol qui est sec et perméable. Ce sol peut être amélioré. Dans
cette leçon, il s’agit d’apprendre aux K.A comment amélioré le sol, car un
rendement insuffisant décourage la personne qui a cultivé.
Pour améliorer le sol, nous avons trois moyens :
157 | P a g e

• La jachère et les engrais verts ;


• La protection contre les feux de brousse et le paillage ;
• Le fumier et le compost.

17ème Leçon : Sources ou doctrines de l’Église Catholique 3 :


Les Saintes Écritures (Par KAGGWA et MEKA) Sur la Route de
NAMUGONGO et D’ISIRO
Quelle est la fonction de la Sainte Écriture dans la vie de l’Église ?

La Sainte Écriture donne soutien et vigueur à la vie de l’Église.


Pour les fils de l’Église, elle est solidité de la foi, nourriture et source de vie
spirituelle. Elle est l’âme de la théologie et de la prédication pastorale. Le
Psalmiste dit qu’elle est « la lumière de mes pas et la lampe de ma route » (Ps
118 [119], 105). C’est pourquoi l’Église exhorte à la lecture fréquente de la
Sainte Écriture, car « ignorer les Écritures, c’est ignorer le Christ » (Saint
Jérôme).

Quelle est l’unité entre l’Ancien et le Nouveau Testament ?

L’Écriture est une, car unique est la parole de Dieu, unique le


dessein de salut de Dieu, unique l’inspiration divine de l’un et l’autre
Testaments. L’Ancien Testament prépare le Nouveau et le Nouveau accomplit
l’Ancien. Les deux s’éclairent mutuellement.

Quelle est l’importance de l’Ancien Testament pour les Chrétiens ?

Les Chrétiens vénèrent l’Ancien Testament comme vraie Parole


de Dieu. Tous ses écrits sont divinement inspirés et conservent une valeur
permanente. Ils rendent témoignage de la pédagogie de l’amour sauveur de
Dieu. Ils ont surtout été écrits pour préparer l’avènement du Christ, le
Sauveur de l’univers.

Quelle est l’importance du nouveau Testament pour les Chrétiens ?

Le Nouveau Testament, dont l’objet central est Jésus Christ,


nous enseigne la vérité définitive de la Révélation divine. Dans le Nouveau
Testament, les quatre évangiles Matthieu, Marc, Luc et Jean sont les
principaux témoignages sur la vie et sur l’enseignement de Jésus ; ils
158 | P a g e

constituent le cœur de toutes les Écritures et ils occupent une place unique
dans l’Église.

18ème Leçon : Education à la vie (sous la responsabilité de


MUKASA et KASIMA) Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO
Les responsables primaires du clan doivent inviter des
spécialistes sur des questions brûlantes et chaudes au sujet de l’éducation
à la vie.

19ème Leçon : Les 22 martyrs de l’Ouganda (par LWANGA et


KAHENGA) Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO

I. Approche notionnelle
• Martyr (e) : nom et adjectif, signifie : témoin. Par ce nom on désigne
celui ou celle qui professe sa foi jusqu’à la mort : un témoin de la foi.
• Le Martyre : nom masculin, signifie les tourments, la mort, les
souffrances endurées pour la foi. Ainsi, on parlera du martyre de Kizito
et du martyre d’Anuarite : leurs souffrances et leur mort violente,
subies au nom de la foi.
II. Présentation du royaume du Buganda
L’ancien royaume du Buganda est une partie de l’Ouganda
actuel, à l’instar de l’ancien royaume Kongo qui est une partie de l’actuelle
RDC.
Outre le Buganda, l’actuel Ouganda comprend les anciens
royaumes du Bunyoro, Toro, Ankole, Karagwe et plusieurs districts du Nord
et de l’Est qui n’étaient pas organisés en royaumes avant l’établissement du
protectorat Britannique.
III. Récit historique des Saints patrons
Henry Morton Stanley, au cours de son voyage d’exploitation
de la côte orientale à la côte occidentale de l’Afrique centrale avait été reçu à
la cour de KABAKA MUTESA le 5 Avril 1875. L’explorateur essaya de
convertir le roi à la religion Chrétienne (le Buganda avait déjà connu le
159 | P a g e

paganisme puis, l’islamique), traduisant à son intention la prière du Notre


Père et de nombreux passages de la Bible.
Du Buganda, Stanley lança aux Églises protestantes de
l’occident dont il était membre, un appel pressant et pathétique qui fut publié
par plusieurs journaux : « Un peuple des bords du lac Victoria vous appelle.
Obéissez à vos généraux instincts et je vous assure qu’en une seule année
vous aurez obtenu plus de conversions que toutes les autres missions
réunies ».
C’est ainsi que les premiers missionnaires protestants
arrivèrent au Buganda le 2 Juillet 1877 grâce à Stanley et furent reçu par le
Kabaka MUTESA. Ils étaient de la Church Missionary Society. Le Cardinal
Lavigerie, archevêque d’Alger et fondateur de la Société de la des Pères Blancs
d’Afrique qui avait lu avec passion le récit des voyages de Stanley et son appel
aux missionnaires, envoie, en 1878, la première caravane de missionnaires
Catholiques vers la région des Grands Lacs. Ils étaient dix : parmi lesquels
le Père Simon Lourdel qui jouera un rôle décisif dans l’évangélisation du
Buganda. Arrivés à Tabora, un centre commercial très connu des trafiquants
arabes, cinq missionnaires prennent la route de l’ouest, en direction de Ujiji,
tandis que les missionnaires destinés au Buganda, remontent vers le nord.
C’est ainsi que deux années après les missionnaires protestants, le 17 février
1879, les premiers missionnaires catholiques arrivèrent aussi au Buganda
et s’établirent à Rubaga. C’étaient le Père Simon Lourdel et le frère Amans.
Les soldats et les hommes du roi trouvaient le Père Lourdel sympathique et
lui parlaient volontiers en swahili. Ils entendaient le Frère Amans l'appeler"
Mon Père" et, croyant que c'était là son nom, ils y donnèrent une forme
kiganda : « Mapéra ». Le Père Lourdel fut le seul à porter ce nom, qui le
désigne encore aujourd'hui dans les souvenirs historiques.

Ils y trouvèrent le Kabaka MUTESA, couronné en 1856, à la


mort du Kabaka SUNA, son père, qui les reçut aimablement et se déclara
disposé à accueillir la mission en promettant une flottille pour transporter
les missionnaires restants et leurs bagages de Kageyi à Rubaga. Ainsi, le 25
juin 1879, tous les missionnaires se trouvaient réunis à Rubaga. Et le 27
juin, MUTESA en personne les reçut avec pompe, entouré de toute sa cour
160 | P a g e

au grand complet ainsi qu’une foule curieuse et enthousiaste. Il accepta avec


grande joie les présents apportés par les Pères Blancs et leur accorda une
trentaine de bœufs et un terrain dans le voisinage du palais royal, entouré
d’une bananeraie. Mais, soupçonneux, perfide et versatile, le Kabaka était
aussi jaloux de sa souveraineté et n’admettait pas la liberté circulation des
étrangers dans son royaume. Outre le père Simon Lourdel et le Frère Amans,
il avait aussi le Père Livhinac, chef de mission, le Père Barbot et le Père
Giraud.

Joseph Mukasa, le premier des martyrs du Buganda, avait été


introduit à la cour du roi huit ou dix ans avant l'arrivée de Mapéra, par sa
tante paternelle, une des favorites du roi Mutesa. Ce dernier apprécia vite les
belles qualités de Mukasa, et l'établit officier des pages chargés de l'entretien
de sa propre demeure. Il le surnomma Balikuddembe, ce qui signifie : ils sont
en paix (sous-entendu : ceux qui vivent avec lui). Les pages du roi l'appelaient
: Mukasa Nnyondo, à cause de son nez droit et long. On le nommait aussi :
Kirimânyi, le fort, parce qu'il pouvait soulever des objets très lourds d'un seul
bras.

Trois ans après l'arrivée des premiers missionnaires


catholiques, Joseph Mukasa fut parmi les premiers Baganda à suivre le
catéchuménat : il fut baptisé le 30 avril 1882, en même temps que son ami
André Kaggwa. A leur exemple, de plus en plus de pages du Lubiri (palais
royal) se mirent également à suivre la catéchèse et à se faire baptiser. Ainsi,
petit à petit, se constituait une communauté chrétienne parmi les pages du
roi. Le comportement des pages chrétiens faisait contraste avec celui des
autres pages : ils ne cédaient plus au mal, ils n'obéissaient plus quand on
leur ordonna des pratiques immorales telles que les offrandes aux dieux
païens, le vol, la polygamie, ou encore l'homosexualité, - une pratique
devenue courante chez le kabaka. Ces refus d'obéissance mécontentèrent
vivement le kabaka et le Katikkiro, ainsi que certains personnages
musulmans de la cour, et ils commencèrent à voir l'expansion du
christianisme comme une menace. Après plusieurs avertissements, ils
finirent par expulser les missionnaires, en novembre 1882. Ils gagnèrent
Kageyi, sur la côte méridionale du lac Victoria, où ils débarquèrent le 4
161 | P a g e

janvier 1883. En quittant le Buganda, le Père Lourdel laissait derrière lui une
chrétienté comprenant 20 baptisés et environ 250 catéchumènes.

Le 10 octobre 1884, le kabaka Mutesa mourut dans les bras


de Joseph Balikuddembe et Jean-Marie Muzeyi. La maladie qui causa sa
mort avait provoqué dans son corps des plaies qui répandaient une odeur
nauséabonde. Les autres courtisans s'étaient ainsi écartés du roi, mais
Joseph Mukasa et son compagnon l'avaient soigné sans se laisser rebuter
par l'odeur répugnante.
Le prince héritier MWANGA, âgé d'environ vingt ans, succéda
à son père sur le trône royal au détriment de ses frères Kiwewa et Karema.
Les premiers mois de son règne furent prometteurs. En effet, MWANGA
aimait beaucoup Mukasa Balikuddembe, le chef des chrétiens de la cour : il
le considérait comme son aîné (Mukasa avait cinq ou six ans de plus que le
roi), il l'aimait comme son ami depuis toujours et le prenait aussi quelque
peu comme son allié, du fait que Mukasa avait supporté la maladie de son
père. Il tenait compte de ses avis en ce qui concerne les quatre cents pages
et tous les services de la maison royale. Ainsi il le nomma majordome du
palais, et il lui demanda de l'avertir si jamais il commettrait une action
indigne d'un roi. MWANGA connaissait aussi les missionnaires, en
particulier Mapéra. Jeune prince, il était allé les voir souvent lorsqu'ils se
trouvaient à la capitale, entrant sans façons dans leurs chambres et faisant
mille espiègleries comme cela est permis à un adolescent de 15 à 16 ans.
Pour favoriser les catholiques et leur prouver sa bienveillance, MWANGA créa
une seigneurie spéciale, le Kigowa, où ils pouvaient pratiquer ouvertement
leur religion. La colline Kiwatule (à 12 km du lubiri) en serait le siège, et
André Kaggwa le chef.
A la mort de Mutesa, la plupart des pages aînés avaient quitté
le lubiri pour devenir soldats. D'autres avaient reçu de nouvelles fonctions :
Bruno Serunkuma, par exemple, passait dans le groupe des gardiens des
armes et fusils royaux. Chaque jour, il catéchisait ses serviteurs et se rendait
souvent chez André Kaggwa pour les réunions de prières ou autres. Jean-
Marie Muzeyi vivait maintenant chez Matthieu Kisule, fervent catéchumène
162 | P a g e

et armurier du roi et y enseignait le catéchisme presque à longueur de


journée.
Peu après son avènement, MWANGA avait reçu de nouveaux
jeunes pages que les parents ou un notable de leur clan étaient venus lui
présenter. Parmi eux se trouvaient plusieurs futurs martyrs : Achille
Kiwanuka, Ambroise Kibuka, Gyavira Musoke, Muggaga. Ils se joignirent aux
pages qui avaient déjà servi Mutesa : Mbaga Tuzinde, Mukasa Kiriwa-wanvu,
Denis Ssebugwawo et Kizito, qui seraient leurs compagnons de martyre.
Sur le conseil de Joseph Mukasa, MWANGA autorisa les
missionnaires de revenir. Le Père Lourdel, le Père Giraud et le Frère Amans
rentrèrent à Rubaga le 15 juillet 1885. Il faut signaler toutefois qu'avant leur
arrivée, il y eut une terrible menace contre M. Mackay, missionnaire
protestant et on brilla vif trois Baganda protestants. Arrivé sur ces
entrefaites, Mapéra encouragea fortement les chrétiens, surtout ceux du
lubiri. Il leur conseilla de ne s'appeler que par leurs noms ougandais, comme
tous leurs compagnons ; il leur rappela aussi le sens de leur engagement et
la fidélité à laquelle ils s'étaient engagés depuis leur baptême. La situation,
en effet, ne fit que s'aggraver. Peu de temps après le Père Lourdel, arriva
aussi l'évêque anglican Hannington. Le kabaka MWANGA demanda au roi
voisin de l'arrêter et de le jeter en prison. Quelques jours plus tard on le tua,
lui et ses porteurs.
Cet orage menaçant n'allait pas épargner les catholiques. La
bienveillance du roi à leur égard fut éphémère. L'origine de ce changement
d'attitude du kabaka fut la suivante. Pour ses distractions, le roi aimait
beaucoup les jeux sportifs, la danse, le saut et surtout la lutte : les pages qui
excellaient dans l'un ou l'autre de ces sports jouissaient de toute sa faveur
royale. Mais cela n'était pas sans risques... MWANGA était un inverti et
depuis longtemps s'adonnait à l'homosexualité. Au début de son règne, il
agissait en cachette. Ses "mignons" furent des païens ou des musulmans.
Pourtant, il n'était pas insensible au charme des pages chrétiens ;
l'ascendant de Mukasa Balikuddembe l'empêchait de leur faire des
propositions honteuses. Il savait que le majordome le lui reprocherait, car il
lui avait demandé de lui faire des remarques s'il constatait une action
163 | P a g e

mauvaise. Malheureusement, à cause d'autres chefs païens qui


l'entouraient, MWANGA finit par appeler aussi des pages chrétiens. Pour
empêcher le mal, Joseph Mukasa envoyait les pages chrétiens menacés
ailleurs, à d'autres services, de sorte qu'ils soient absents lorsque le roi les
désirait. Ce dernier finit par s'apercevoir de ce jeu. Et comme certains pages
chrétiens commencèrent aussi à refuser ouvertement ses propositions, le roi
se mit en colère contre Joseph et décida de le faire périr. Sinon, se disait-il,
il influencera tous les jeunes pages du Baganda. Ce propos trouva un écho
favorable auprès des ennemis de Mukasa, et notamment auprès du Katikkiro
et la reine mère. Il faut ajouter qu'auparavant Joseph Mukasa était intervenu
en faveur de Hannington, l'évêque anglican, lorsque le roi avait décidé de le
tuer. Plus tard, un jour qu'il était malade, le roi avait demandé des
médicaments à Mapéra. Comme il supporta mal ces médicaments et qu'il
passa une très mauvaise nuit, il s'imagina que Mukasa cherchait à
l'empoisonner pour venger la mort de l'évêque anglican. Appelé au chevet du
roi, Joseph chercha à le calmer, mais en vain. Le roi l'accusa de complicité
avec les Européens qui voulaient le tuer et le remplacer par un autre prince.
Suite aux incidents dont nous avons parlé, Joseph Mukasa
comprit que son sort était décidé. Il alla à la mission assister à la messe et
communia. A la sortie de l'église, un page du roi l'appela et il fut arrêté et
conduit devant le roi. Celui-ci s'adressa au Katikkiro qui fit venir Mukajanga,
un des chefs -bourreaux pour arrêter et lier Joseph. Mukajanga estimait
Joseph et hésita à l'exécuter. Mais comme le Katikkiro insistait, Joseph se
mit en route sans être lié. Arrivé au lieu de supplice, Balikuddembe chargea
Mukajanga d'un dernier message : " Tu diras à MWANGA de ma part, qu'il
m'a fait tuer sans raison, mais que je lui pardonne. Cependant, qu'il se
repente, car s'il ne se repent pas, je plaiderai avec lui au tribunal de Dieu". Et
Mukajanga de répondre : Il le roi se tiendra derrière mon dos, et nous
plaiderons tous les deux avec toi ". En cours de route, Mukajanga s'était
entendu avec ses assistants qu'ils couperaient la tête de Joseph, avant de le
brûler. Ainsi fut fait : c'était le 15 novembre 1885. Le supplice était à peine
achevé qu'un émissaire du kabaka arrivait, apportant l'ordre de surseoir à
l'exécution. Il était trop tard ! Joseph mourait, fidèle à sa foi et à son Dieu, à
164 | P a g e

26 ans, et fut pleuré aussi bien par les protestants que par les catholiques.
Mukajanga rapporta fidèlement les dernières paroles de Balikuddembe au roi.

Pendant ce jour du martyre de Joseph Mukasa, les chrétiens


et les catéchumènes donnèrent de nombreuses preuves de leur courage. Ils
allaient la nuit demander à Mapéra de leur donnait le baptême. Nous allons
mourir, disaient-ils. Et Mapéra abrégea pour plusieurs la durée du
catéchuménat. Entre temps Charles LWANGA remplaçait Joseph Mukasa au
Lubiri pour protéger la vertu des pages.

Quelques mois plus tard, une atmosphère lourde, angoissante


pesait à nouveau sur Munyonyo où se trouvait le Lubiri. Le roi se fâchait pour
tout et pour rien. Brusquement, le 25 mai 1886, il décida de partir chasser
l'hippopotame. Mais la chasse échoua et il rentra plus tôt que prévu. Au palais
il constata qu'un certain nombre de pages avaient profité de son absence pour
aller prier. Cela le mit dans une forte colère. Un des pages, Muwafu, qui avoua
être allé prier, n'échappa à la mort que parce qu'il était le fils de Katikkiro. Le
roi appela alors Denis Ssebugwawo. Celui-ci avoua qu'il enseignait la religion
chrétienne à Muwafu. MWANGA le frappa au cou avec une lance. Denis
s'écroula, blessé à mort. Le roi le livra ensuite aux bourreaux qui l'achevèrent
le lendemain 26 mai 1886. Son corps fut abandonné aux vautours et ne fut
pas enterré.

A partir de ce jour, le roi commença à parcourir le Lubiri à la


recherche des chrétiens. Il rencontra Moïse Mukasa, un protestant, qu'il fit
massacrer sur le champ. Un autre protestant, Nyonyintono, fut arrêté et
mutilé : il mourut de ses blessures.

Comprenant le danger, Charles Lwanga et André Kaggwa


ordonnèrent aux plus jeunes de se mettre à l'abri. Eux-mêmes restèrent
courageusement à leur poste. Siméon et Denis Kamyaka partirent se réfugier
à la Mission. En chemin, ils rencontrèrent KIZITO, encore plus jeune qu'eux,
qui ignorait ce qui s'était passé au Lubiri. Ils le mirent au courant de la colère
de MWANGA et du début des massacres des chrétiens. Kizito n'approuva pas
leur dessein de se sauver.
165 | P a g e

- Vous vous sauvez ! s'étonna-t-il. Où allez-vous ? Ne pas rester fidèle à


ses serments, c'est se parjurer !
- Nous allons chez Mapéra, dit l'un d'eux.
- Et moi, répondit Kizito, je retourne au Lubiri.
Il les quitta et rentra au palais. Au Lubiri, les chrétiens avaient
prié durant toute une partie de la nuit. Au petit jour, Charles LWANGA
réveilla les pages encore catéchumènes : Mugagga, Gyavira, Kizito, Mbaga
Tuzinde, Werabé, et, après leur avoir brièvement rappelé les enseignements
de Mapéra, il les baptisa. Les néophytes furent remplis de joie, Kizito surtout
rayonna ; depuis si longtemps, il désirait le baptême ! Ses vœux étaient
comblés...

Après avoir demandé l'avis des chefs et seigneurs, MWANGA


enferma tous les pages et les fit répartir en deux groupes : les chrétiens d'un
côté, les non-chrétiens de l'autre. Charles LWANGA se leva le premier : " Sebo
kabaka, dit-il, ce dont on a pleine conscience, il est impossible de ne pas
l'avouer" ! Kizito lui prit la main et tous deux marchèrent à la tête de leurs
amis... Bruno Serunkuma qui avait la garde des fusils royaux, se mêla au
groupe de LWANGA pour ne pas manquer la chance du martyre. Tous, ils
furent aussitôt jetés en prison. Le Kabaka se souvint aussi de Jacques
BUZABALIAWO qui avait tenté de lui enseigner la religion étant petit, le fit
arrêter et l’associa également au groupe déjà jeté en prison. C’était le jour où
le Père Livinhac, rentré pour être sacré évêque, devait arrivait au royaume.
MWANGA qui aimait Kaggwa, ne l'avait pas convoqué car il
voulait l'épargner. Mais le Katikkiro, ennemi personnel d'André, persuada le
roi de le lui céder. C'est ainsi que Kaggwa fut livré aux bourreaux : ils lui
coupèrent un bras pour l'apporter au Katikkiro ; ensuite ils l'achevèrent en
lui coupant la tête, puis les autres membres qu'ils jetèrent dans les
broussailles.
Au début de l'après-midi du 26 mai 1886, après le repas des
bourreaux, Mukajanga se mit en devoir d'exécuter les ordres du roi. Lui et
ses bourreaux rassemblèrent le groupe des chrétiens et se mirent en route
pour Namougongo où le martyre devait être consommé.
166 | P a g e

En cours de route, alors qu’ils étaient encore à Munyonyo,


Pontien Ngondwe se sentit très fatigué et demanda aux bourreaux de le tuer
sur place. Mukajanga lui transperça la poitrine de sa lance, puis l'acheva.
Pontien s'écroula sans un cri : on lui trancha ensuite la tête. Un peu plus
loin, à Mengo, Athanase Bazzekuketta refusa lui aussi d'avancer et demanda
de mourir sur place. On l'amena à l'endroit où on avait tué Joseph Mukasa
et on lui coupa la tête, puis les membres. Un autre, Gonzague Gonza, ne
parvenait plus à avancer, tellement les chaînes lui étaient entrées dans les
chairs. Les bourreaux décidèrent d'en finir avec lui et le percèrent de leurs
lances. Il tomba sans soupir. Quelque temps après, non loin de l’actuel
Kampala, Mathias Mulumba qui était venu de Mitiyana pour assister à la
messe à la mission et recevoir quelques instructions des Pères, fut arrêté
avec Luc BANABAKINTU. KATIKKIRO les ayants jugé et condamné à mort,
les envoya rejoindre le groupe des pages envoyés à NAMOUGONGO, mais en
cours de route, il refusa d'avancer et supplia qu'on le tue. On lui transperça
le cœur, puis on lui coupa les bras et les jambes que l'on jeta. C’était le 27
mai, mais il expira après trois jours d’atroces souffrances et d’agonie, soit le
30 mai 1886. Le lendemain, 31 mai 1886, KABAKA MWANGA enverra une
expédition à MITIYANA qui avait aussi une grande communauté des
Chrétiens. Les soldats y trouvèrent Noé MAWAGGALI qui avait remplacé
MULUMBA et BANABAKINTU comme responsable des Chrétiens : on le
frappa d’un coup de lance et il tomba. Puis on l'attacha à un arbre et on
l'acheva : on l'abandonna ainsi aux chiens qui dévorèrent son cadavre.
Durant les supplices de Noé Mawaggali, trois femmes se
montrèrent particulièrement courageuses. Il s'agit de MUZEI, la mère de Noé,
de Munaku, la sœur de Noé, et de la femme de Mathias Mulumba, TAKALUBA
KIKUWA. Parce qu'elles assistaient les martyrs et les soignaient, elles
subirent même quelques tortures, mais on leur épargna la vie.
Arrivés à Namougongo, les bourreaux apprêtèrent le bûcher
pendant une semaine, du 27 mai au 3 juin 1886. Ce temps fut aussi, pour
les chrétiens, celui de la préparation immédiate au martyre. Enchaînés,
attachés au pied, au cou... ils ne cessaient de répéter : « AMIS, PRENONS
COURAGE, le moment de mourir pour Jésus-Christ est près d'arriver » !
167 | P a g e

Chaque jour, ils priaient et récitaient le chapelet. Il y avait 17 catholiques et


11 protestants ainsi que l'un ou l'autre païen condamné pour diverses
raisons. On mit à part Mbaga Tuzinde, parce qu'il était de la famille de
Mukajanga. Mais il refusa de céder aux sollicitations des siens et rejoignit
ses amis le matin du 3 juin 1886, à la grande joie de tous. Charles LWANGA,
arrange lui-même son bûcher et s'y coucha par-dessus. On mit alors le feu
au bois à partir des pieds. " Tu me brûles, mais c'est comme si tu versais de
l'eau pour me laver ", disait-il à Senkole, un des chefs-bourreaux. On le
brûlait lentement et il priait. Vers la fin, il dit encore à son bourreau : "
Maître, comme je serais heureux si, toi aussi, tu embrassais un jour la
religion". On se moquait des chrétiens, mais ceux-ci répondaient : "Oui, vous
allez brûler nos corps ; mais notre âme, la brûlerez-vous " ? Avant de le jeter
au feu, on assomma Mbaga en lui donnant un coup dans la nuque. Ce fut là
la volonté de Mukajanga, son parent, qui évitait ainsi de voir son fils mourir
lentement dans le feu. Ensuite tous les autres furent brûlés. Du milieu des
flammes, on les entendit invoquer Dieu, jusqu'à ce que tout ait été
consommé. Étaient brûles au grand bûcher de NAMOUGONGO : MBAGA
TUZINDE, KIZITO, MUGAGGA, GYAVIRA, MUKASA KIRIWAWANVU,
Ambroise KIBUKA, Achille KIWANUKA, Luc BANABAKINTU, Adolphe
MUKASA LUDIGO, Anatole KIRIGGWAJJO, Jacques BUZZABALIAWO,
Bruno SERUNKUMA.
Mais, trois pages condamnés au grand bûcher de
NAOUGONGO furent graciés : Siméon SEBUTTA, Dénis KAMYAKA et Charles
WERABE.
Une année après, le 27 janvier 1887, Jean-Marie MUZEYI se
présenta au KABAKA, malgré le conseil de s’enfuir que lui prodigua le gardien
du trésor, Kirugi. MWANGA le fit décapiter et jeta son corps dans un étang
près de MENGO.
Le Père Lourdel et les autres Missionnaires recueillirent les
restes des glorieux et jeunes martyrs, ainsi que les témoignages et tous
genres de nouvelles à leur égard. Dès le 12 mai 1890, le Père Simon Lourdel,
Mapéra, alors âgé de trente-sept ans, rendit à Dieu son âme de missionnaire.
168 | P a g e

Le 14 Avril 1912, le Pape Saint Pie X introduisit officiellement


le procès Apostolique des martyrs de l’Ouganda.
On compte officiellement 22 martyrs catholiques. Ceux-ci
furent béatifiés en 1920 par le pape Benoît XV et canonisés (élevés au rang
des saints) le 18 octobre 1964 par le pape Paul VI. Le pape Pie XI avait déjà,
bien avant Paul VI, proclamé Charles LWANGA patron de la jeunesse
chrétienne africaine.
169 | P a g e

TABLEAU SYNTHÉTIQUE DES MARTYRES DES MARTYRS DU BUGANDA

N° MARTYRS ÂGE LIEU DATE TYPE DE MARTYRE

01 Joseph MUKASA 26 MENGO 15/11/1885 Décapité puis, brûlé


ans

02 Denis S’SEBUGWAWO 16 MUNYONYO Mutilé le 25/05/1886, Transpercé d’une lance au cou puis, décapité
ans décapité 26/05/1886 le lendemain

03 André KAGGWA 30 MUNYONYO 26/05/1886 Amputé d’un bras puis, décapité


ans

04 Pontien NDONDWE 35 MUNYONYO 26/05/1886 Transpercé d’une lance au cœur


ans

05 Athanase 20 MENGO 27/05/1886 Décapité là où fut tué Joseph MUKASA


BAZZEKKUKETA ans

06 Mathias MULUMBA 50 Près de Mutilé le 27/05/, mort Coupé en menus morceaux arrachés et
ans KAMPALA le 30/05/1886 après 3 brûles devant lui puis, laisser pour mort
jours d’agonie

07 Gonzague GONZA 24 LUBAWO 27/05/1886 Abattu à coups de bâtons


ans
170 | P a g e

08 Noé MAWAGGALI 32 MITIYANA 31/05/1886 Torturé, mutilé, attaché à un arbre et dévoré


ans par les chiens

09 Charles LWANGA 26 NAMOUGONGO 03/06/1886 Brûlé vif dans un bûcher individuel


ans

10 KIZITO 14
ans

11 MUGGAGA 16
ans

12 Mbaga TUZINDE 17
ans
NAMOUGONGO 03/06/1886 Brûlés vifs au grand bûcher
13 Achille KIWANUKA 17
ans

14 Gyavira MUSOKE 17
ans

15 Ambroise KIBUKA 18
ans
171 | P a g e

16 Mukasa KIRIWAWANVU 22
ans

17 Adolphe MUKASA 24
LUDIGO ans

18 Bruno SERUNKUMA 30
ans

19 Luc BANABAKINTU 30
ans

20 Jacques BUZABALIAWO 28
ans

21 Anatole KIRIGWAJO 20
ans

22 Jean-Marie MUZEYI 30 MENGO 27/01/1887 Décapité et jeté dans un étang


ans
172 | P a g e

20ème Leçon : Quelques nœuds pour terminer les cordes (par


MULUMBA et BAKOMA) Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO

1. Le Nœud de Batelier : sert à attacher une corde à un arbre


ou à un piquet. Quand le piquet peut être coiffé, on utilisera le premier
nœud, sinon on recourt au second.

2. Le Nœud de Chaise Simple : sert à obtenir une boucle assez


résistante pour divers besoins tel, descendre quelqu'un d'un haut lieu.

3. Le Nœud de Raccourcissement ou Nœud Jambe de Chien


: sert à raccourcir une corde dont les extrémités ne sont pas libres et qu'on
ne peut couper.
173 | P a g e

21ème Leçon : Entretien sur la vocation (La vie religieuse et le mariage)


(Par Mapéra/Mamera ou As) Sur la Route de NAMUGONGO et
D’ISIRO
Les initiateurs du clan sont invités à entretenir les K.A qui sont à
la fin de l’initiation K.A sur la vocation au mariage et à la vie religieuse. Cette
leçon vise à aider les K.A de se faire une idée sur leur vocation.

22ème Leçon : Initiation Bilenge ya Mwinda (Par MUKASA et


KASIMA) Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO

Hormis l’histoire de la fondation de Bilenge ya Mwinda, le


tableau ci-dessus présente la synthèse de la formation de l’initiation Bilenge
ya Mwinda.

MANUELS DE RETRAITE
FORMATION INITIATIQUE
ETAPES
ANNUELLE

L1 - Voir clair
- Les 16
Métanoia
mystiques
174 | P a g e

LUCIDITÉ L2 - Je suis la
(Débutant) lumière du monde
Mort et résurrection
(Saint Jean)
- Aimer en vérité

A la fin de la lucidité, les jeunes lucides font leur première promesse et


deviennent des initiés « Ndeko yaya ou encadreur » qui peuvent encadrer
d’autres jeunes débutants dans les BYM. Tout candidat encadreur des K.A
ayant intégré les BYM doit passer son stage comme encadreur des K.A
pendant qu’ils sont entrain d’être initiés, c’est-à-dire suivre la formation de
la lucidité. Celle-ci finie, ils peuvent être confirmés comme encadreur des
K.A puisqu’ils sont déjà initiés et peuvent donc prendre la charge de leurs
cadets pour leur transmettre l’élan christique qu’ils venaient eux-mêmes
de recevoir. (NIKA p. 173).

01 - Homme Maranatha
nouveau, homme libre
OPTION
- Formation de la
FONDAMENTALE
02 personnalité Mission
- Les 4 chantiers
de l’amour

Après l’option fondamentale, les jeunes initiés font leur deuxième promesse
et son presque à la fin et/ou au sortir de l’initiation BYM à travers l’étape
de rayonnement qui prend fin avec la retraite Libala Mwinda

R1 - La prédication de - Libala Mwinda


et jésus pour les célibataires ;
RAYONNEMENT
R2 - Connaître et - Libala Mwinda
vivre Saint Marc pour les mariés

23ème Leçon : Comment diriger une réunion des KA (par


MUKASA et KASIMA) Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO
175 | P a g e

24ème Leçon : Conte 8 : « Un homme et ses deux fils » (par


LWANGA et KAHENGA) Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO

Un homme avait deux fils : l'aîné, garçon calme et réfléchi, le


cadet, intelligent mais léger. Le cadet s'habitua, au cours des années, à
mépriser la lenteur d'esprit de son aîné : il ne laissait passer aucune occasion
de s'en moquer, de faire rire les autres à son sujet.
Le premier prit femme et, sans lésiner, paya la dot toute entière.
Son frère, comme d'habitude, le tourna en dérision : "Quel imbécile tu fais !
Moi, je n'en paierai qu'une partie et, le reste, on tâchera de l'oublier" !
Quand vint le temps pour le cadet de se marier, il ne paya
effectivement qu'une partie de la dot. Pourtant, quelque temps après, quand
il eut à présenter son premier fils à son beau-père, celui-ci garda chez lui le
bébé en disant : "Mon gendre, tu auras ton fils lorsque la dot sera entièrement
payée ... Et je veux que pour cela, tu m'apportes un porc ; mais attention qu'il
ne soit ni male ni femelle" !
Le cadet s'en fut fort perplexe. Cette fois-ci, son intelligence ne
lui suggérait aucune échappatoire. Il hésita longtemps ; puis, acculé, se
résigna à consulter son aîné. Celui-ci se mit calmement à rire, puis suggéra :
"Réponds donc au beau-père : voici que j'ai trouvé ce porc que tu m'as
demandé. Viens le chercher ; mais que ce ne soit ni le jour ni la nuit ; le jour,
il mourait ; la nuit, tu ne pourrais le voir" !
Le cadet en fit ainsi et le beau-père, vaincu, lui rendit son
enfant. Depuis lors, le cadet fut plein d'estime et de respect pour son frère.

Leçon : Les conseils que te prodiguent tes parents, tes maîtres, tes amis,

entrent par une oreille et sortent par l'autre ; mais le jour où, les ayant
transgressés, tu en auras souffert, ce jour-là tu en découvriras le bien-fondé.
176 | P a g e

25ème Leçon : Secourisme : Empoisonnements - morsures et


piqures venimeuses (par MULUMBA et BAKOMA) Sur la Route de
NAMUGONGO et D’ISIRO

1. Pique venimeuse
- Retirer l’aiguillon ou le dard avec une pouce ou en grattant avec l’angle
mais sous pression ;
- Nettoyez l’endroit avec de l’eau savonneuse ; ou désinfecter avec
Bétadine (pas d’alcool qui risque d’aggraver la propagation du venin.
- Si vives douleurs, prenez le paracétamol ;
- Identifier l’insecte et si possible le photographier ;
- Voir vite le Médecin si :
• Il y a réaction allergique : gonflement des paupières ou éruption
cutanées généralisées.
• Gêne respiratoire.
[Link] de serpent
- Mettre la personne mordue au repos car des mouvements favorisent la
dispersion du venin dans le corps ;
- Nettoyer la plaie avec de l’eau savonneuse, puis désinfecter si possible
avec un antiseptique (Bétadine, eau oxygénée) ;
- Enlever bague et bracelets qui peuvent faire un garrot en cas d’œdème ;
- Immobiliser les membres touchés ;
- Prendre le Paracétamol si douleurs ;
- S’il y a perte de connaissance, mettre la victime en position latéral de
sécurité.
N.B : il ne faut pas :
Inciser la peau, serer la plaie :
• Mettre le garrot ;
• Coup rimer la plaie.
- Identifier et photographier le serpent ou l’insecte si possible ;
- Amener la victime d’hôpital de que possible pour la suite des soins.
177 | P a g e

26ème Leçon : Enseignement par les proverbes et contes : (par


LWANGA et KAHENGA) Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO
*Conte 9 : LES JEUNES GENS ET LE TRESOR
Trois jeunes vivaient dans un village ou il n'y avait que des vieux
et des enfants nouveau-nés.
La mort est une ennemie invisible. Elle ne pardonne à personne
: que l'on soit jeune ou vieux, riche ou pauvre. Elle fit donc son entrée dans
ce village et enleva tous les bébés.
Les trois jeunes gens accostèrent le chef du village et lui
posèrent la question : "Chef, nous sommes venus vous demander d'où vient
la mort, parce que nous voudrions lutter contre elle pour que notre village en
soit délivré". Le Chef répondit que la Mort venait de la montagne qui se trouvait
tout près de la localité. Nos trois amis se dirigèrent donc vers la montagne
mais y trouvèrent tout autre chose que la Mort, à savoir une termitière pleine
d'argent !
" Oh ! quelle trouvaille ! quelle aubaine ! s'écrièrent-ils. Nous
voilà nageant dans l'opulence. Le chef a bien fait de nous orienter vers ce lieu".
Tout à leur joie, ils décidèrent que l'un d'entre eux irait à la recherche de
boissons pour pouvoir fêter ensemble leur découverte.
Chemin faisant, l'envoyé se demanda comment il pourrait se
rendre seul maître de cette richesse. Sur le chemin du retour, il mêla du
poison à la boisson pour que ses compagnons meurent et lui laissent la
possession de l'argent. Mais pendant ce temps les deux autres s'étaient mis
d'accord pour le tuer à son retour et se partager le trésor.
Dès que l'envoyé revint, il fut mis à mort sans pitié par ses deux
camarades. Ceux-ci, ayant soif, s'emparèrent de la boisson empoisonnée que
leur compagnon avait apportée, et se mirent à boire à longs traits. Peu après,
ils moururent dans d'atroces tourments.

Leçon : L'amour de l'argent est à l'origine de bien des maux. Il tue autant
que la mort.

*Proverbe sur la PERSEVERANCE :


178 | P a g e

« Le charbon demeure, la cendre finit par s'envoler ».

Leçon : Quand, avec les autres, tu entreprends quelque chose, tu verras que
bientôt certains s'en vont alors que d'autres restent jusqu'au bout. Sois de
ceux qui restent (vrais charbons) et non de ceux qui abandonnent leur tâche
(la cendre).

27ème Leçon : Secourisme : La Pharmacie familiale (par


MULUMBA et BAKOMA) Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO
Pour sauver une vie humaine en danger, il est bon d’agir plus
rapidement possible en posant des gestes simples mais qui sont efficaces pour
sauver la vie d’une personne. Ce sont des gestes à connaitre et de poser
convenablement pour secourir quelqu’un.

Dans une petite pharmacie familiale, on doit retrouver :

- Un thermomètre ;
- Un tensiomètre électrique ;
- L’alcool dénaturé ;
- L’ouate ;
- Compresse ;
- Povidone ;
- Sparadrap ;
- Antipyrétique : paracétamol ;
- Analgésique ;
- Anti paludéen ;
- Vermifuge : vermox ou albendazole ;
- Anti vomitif : Anset comprimé et suspension ;
- SRO ;
- Antihistaminique ;
- Anti inflammatoire : Diclofénac suppo, ibuprofène comprimé ;
- Antitout : Niferhinool enfant et adulte ;
- Anti-Rhume : Argyrol 0,5% et 1% ;
- Baume Ar : Pommade camphre, baume de nerf ;
- Pansement Gastrique : Phaspholgel sachet.
179 | P a g e

28ème Leçon : Nouvelle technologie de l’information et de la


communication : les réseaux sociaux (par LWANGA-KAHENGA)
Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO
1. Définition d’un réseau social

Internet a consacré la montée en puissance des réseaux


sociaux, devenus pour certains de véritables médias sociaux, qui permettent
aux internautes et aux professionnels de créer une page profil et de partager
des informations, photo et vidéos avec leur réseau. Des espaces de partage qui
se distinguent par leur utilité (personnel, professionnel, rencontres, …), leur
logo et leurs audiens. Les principaux réseaux sociaux sont : Facebook, Twitter,
LinkedIn, Instagram, Copains d’avant, Viadeo ou encore Myspace.

2. Que cherchent les jeunes sur les réseaux sociaux ?

Internet est un formidable réservoir d’information auquel ont


recours les jeunes. Les réflexes sont aujourd’hui bien huilés autour de
quelques sources préférées : Google voire Wikipédia pour l’info, Facebook,
Twitter pour le suivi des communautés, et pour beaucoup YouTube -le
chouchou pour s’exprimer, voir, suivre et chercher.

3. Avantages et désavantages

Avantages :

❖ Garder contact ;
❖ Favoriser le débat ;
❖ Accès accru à l’information ;
❖ Des lieux de solidarité ;
❖ Davantage d’ouverture sur le monde grâce aux médias sociaux ;
❖ Lutter contre l’isolement des aînés ;
❖ Réseautage d’affaires.

Inconvénients :

❖ Effets néfastes sur le sommeil ;


❖ Plus de dépenses ;
❖ Réputation professionnelle ;
180 | P a g e

❖ Diminution de notre productivité ;


❖ Propagation de l’humeur négative ;
❖ Risques de dépression pour une connexion 24/7 chez les jeunes ;
❖ Intimidation et harcèlement en ligne ;
❖ Passer moins de temps de qualité avec ceux qu’on aime ;
❖ L’information relayée trois rapidement.

29ème Leçon : Education à la vie (Par MUKASA et KASIMA) Sur la


Route de NAMUGONGO et D’ISIRO
Les responsables primaires du clan doivent inviter des
spécialistes sur des questions brûlantes et chaudes au sujet de l’éducation à
la vie.

30ème Leçon : Enseignement par un conte et un proverbe (par


LWANGA et KAHENGA) Sur la Route de NAMUGONGO et D’ISIRO

*Conte 10 : LE ROI ET SES SUJETS


Un roi ordonna un jour à ses gens : « Allez tous a la chasse et
vous m'apporterez ici le gibier capturé ». Ils allèrent et revinrent, le soir
tombant, chargés de viandes diverses qu'ils déposèrent devant la maison du
roi. Celui-ci, au lieu de les en féliciter et de distribuer équitablement le butin,
prit tout pour lui.

Les gens s'étonnèrent : « Comment ? Il ne nous laisse même pas


une petite antilope » ?

La semaine suivante, le roi ordonna d'aller à la pêche. Mais


personne n'y alla : « Pour quel profit irons-nous pêcher ? Il va de nouveau tout
prendre pour lui » !

Le roi, furieux, envoya ses soldats frapper les gens et les


emmener en prison. A cette vue, tous les habitants s'enfuirent loin de ce pays,
avec tous leurs biens, et s'en allèrent fonder un autre village. Le roi resta seul
dans sa capitale abandonnée.
181 | P a g e

Leçon : Lorsque tu présides une communauté, maintiens-la bien unie. Si

tu te fâches, si tu es injuste, la communauté se dispersera comme se


dispersent les feuilles d'une toiture quand elles sont rongées par les insectes.
Si tu es chef, réserve à tous et à chacun un accueil toujours bon ; sinon, tout
le monde te fuira et tu resteras seul.

*Proverbe sur la RECONNAISSANCE


« Même si actuellement tu es adulte, c'est dans un pagne que ta mère t'a porté
sur son dos ».

Leçon : Sans tes parents, sans ta mère et autres éducateurs, tu ne serais


pas un homme. Le coq peut chanter fort et haut, il n'oublie pas l'œuf dont il
est sorti !
182 | P a g e

CHAPITRE TROISIEME

CONSIDERATIONS PRATIQUES

1. COMMENT COMMENCER LE GROUPE ?

Pour commencer le groupe, il faut d'abord réunir 8 jeunes


volontaires comme encadreurs (de préférence contacter les groupes des jeunes
de la paroisse) : 4 garçons pour le clan des Kizito et 4 filles pour celui des
Anuarite. Quelques critères peuvent guider le choix de ces encadreurs :

➢ Jeunes chrétiens convaincus, engagés dans la paroisse (bénéficiaires


d'une formation personnelle permanente), et d'un bon sens de
spiritualité ;
➢ Pour les anciens KA, attendre pendant au moins deux ans après la fin
de leur formation de KA. Pendant ce temps, ils doivent faire partie des
BYM. Ils ne peuvent devenir encadreurs des KA qu'après avoir terminé
la lucidité ;
➢ Faire preuve de certains" charismes" ou capacités selon les rôles
impartis aux encadreurs en vue d'une réelle complémentarité ;
➢ Avoir un comportement moral exemplaire comme il convient à des
encadreurs d'enfants car ces derniers imitent facilement et volontiers
ceux qui les encadrent ;
➢ Puisque leur tâche consiste à donner une formation générale, les
qualités naturelles, morales et spirituelles seules ne suffisent pas pour
devenir encadreur des KA : il faut en plus être d'un certain niveau
d'études. Nous conseillons de choisir des encadreurs qui sont au
moins en 4ème année secondaire ou son équivalent, là où le milieu le
permet ;
➢ Accepter le mandat de 4 ans comme encadreur (même si l'on aura à
changer de rôle), une fois seulement renouvelable (mais pas
automatiquement) et ce, sur décision de Mapera.
183 | P a g e

Ces encadreurs devront suivre les sessions de formation


prévues à leur intention et dont la première et la principale s'intitule :
"DEVENIR ENCADREUR DES KA". Ces sessions se donneront au niveau
paroissial ou à un autre niveau adapté. Après avoir réunis les encadreurs, il
faudra rassembler les enfants. Il convient de débuter avec des enfants de 10-
11 ans ou de 'Sème année primaire (4ème année, cas échéant) là où le milieu
le permet.

2. RITES D'INITIATION

Avant l'admission dans le Clan, les encadreurs prendront des


renseignements sur le candidat(e)s : âge, identité, famille, année d'études,
sacrements reçus ou non.,. Pendant les premières rencontres avec les enfants,
ils s'efforceront de les intéresser au groupe de formation dont ils vont faire
partie. Les principaux rites d'initiation (en plus de diverses épreuves : cabane
initiatique, grande chasse ...) sont les suivants :

1° Rite d'admission ou d'entrée (en dehors de la messe)

Il a lieu autour d'un grand feu et de préférence, le même soir


que les rites de passage du deuxième au troisième voyage et du troisième au
quatrième voyage. A cette occasion, on invitera les parents et autres
paroissiens. Le contenu de l’engagement d'admission est inspiré du slogan du
premier voyage : " Je m'engage à améliorer ma vie et celle des autres en vivant
en vrai chrétien".

2° Rite de promesse (pendant la messe)

C'est le rite de passage du premier au second voyage. Le rite est


précédé de quelques épreuves sur la matière du voyage achevé (ce que nous
appelons CABANE INITIATI-QUE) et d'une "veillée" de prière.

3° Rites de passage (en dehors de la messe)

Il s'agit des rites de passage du deuxième au troisième voyage


et du troisième au quatrième voyage. Ils ont lieu autour d'un grand feu, et de
préférence, le même soir que le rite d'admission. Le passage au troisième
184 | P a g e

voyage est précédé par la cabane initiatique et le passage au quatrième voyage


par la GRANDE CHASSE (épreuve pendant laquelle les KA sont en "quête", à
la chasse" de la formation déjà reçue).

4° Rite de conclusion ou de sortie (pendant la messe)

Précédé par la grande chasse et une veillée de prière, il consiste


en la cérémonie" d'au revoir" pour les KA ayant achevé leur formation dans le
clan c'est-à-dire, à la fin du quatrième voyage. Ce rite a lieu pendant la messe,
juste après le rite de la promesse.

N.B. : Pour le déroulement de ces différents rites, nous renvoyons à la


brochure "Bilako bya ba Kizito Anuarite", Kinshasa, Ed. Milulu et
Coordination KA, 1990,20 p. Cf. aussi Annexe II de la présente édition.

On veillera à ce qu'il y ait uniformité des cérémonies dans


toutes les paroisses. Surtout, il faut éviter de prolonger inutilement les
cérémonies, de fatiguer et de déconcentrer l'assistance. Pour la messe des
KA, les enfants n'ayant pas reçu la première communion ne peuvent pas
servir à l'autel. Les joyeuses ou "anges" doivent être des tout petites. Elles
doivent aider à prier au lieu de distraire.

Le prêtre qui préside les cérémonies des KA est prié de


s'assurer de leur bon déroulement conformément aux orientations de ce
manuel. Que les initiatives des clans paroissiaux pendant les célébrations
eucharistiques, restent conformes aux règles les plus élémentaires de la
liturgie. Tout excès fantaisiste doit donc être évité. Le prêtre ou Mapera devra
pour ce faire, préparer les cérémonies avec les encadreurs

Seuls les baptisés sont admis à faire la promesse. Les non -


baptisés passeront au second voyage après avoir prononcé la parole autour
du slogan de ce voyage à l’occasion des rites de passage en dehors de la
185 | P a g e

messe. Les encadreurs veilleront à ce que tous les KA soient baptisés avant
la fin de leur initiation.

Pendant la messe, seuls les rites de promesse et de conclusion


sont autorisés.

3. REUNIONS ET ACTIVITES

1° Déroulement d'une réunion ordinaire hebdomadaire

▪ Rassemblement, prière, Parole de vie (15') : Kasima ou Mukasa,


chacun dans son clan (à adapter selon les réalités de la paroisse), le
même jour ou à des jours séparés, à la même heure ou à des heures
différentes, au moyen des signaux de rassemblement et peut-être d'un
sifflet, invite les KA à se réunir.

Un des membres du clan (encadreur ou encadré) invoque


l'Esprit Saint et le patron du clan.

Mapera ou les AS, si présents, ou Kaggwa et Meka, l'un d'eux


donc, fait part aux enfants de la parole de Dieu (Evangile du dimanche) et en
explique brièvement le sens pour les KA.

▪ Vie en mabota (15') : Chaque libota (stable en principe) se retrouve


ensuite à son lieu de rencontre en famille (dans l'enceinte du lieu de la
réunion), sous la direction du Botomolo. Celui-ci oriente la causerie ou
l'activité du libota. Les encadreurs pourront aussi passer voir ce que
les KA font "en famille".
▪ Révision par "voyage" (15') : Au signal, les KA se rassemblent par
"voyage". L'encadreur qui a donné "la matière du jour" passée, c'est-à-
dire la leçon passée, revoit avec eux cette matière. Ce qui fait que tous
les encadreurs seront occupés chacun dans un "voyage".

N.B : Au cas où le clan est à ses débuts avec un seul voyage, tous les KA
seront ensemble et un seul encadreur prendra la parole. S'il y a deux
186 | P a g e

voyages, on aura de même deux groupes de KA avec chacun un encadreur


... Les autres encadreurs seront là pour assister leurs amis. Ce sera le cas
aussi pour "la matière du jour" (cf. point suivant).

▪ Matière du jour par "voyage" (35') : Au signal, les encadreurs changent


de "voyage" et vont dans le "voyage" ou ils doivent dispenser leur leçon
du jour. Celui qui doit donner sa leçon au "voyage" ou il était déjà la
semaine ou la fois passée, y reste naturellement.

▪ Chants et jeux d'ensemble (20') : Toujours au signal, tous les "voyages"


se rassemblent de nouveau et sous la direction de Mulumba ou
Bakoma, le clan (encadrés et encadreurs) chante, danse, joue ensemble,
...
▪ Vient enfin le moment des communiqués par un des encadreurs, ou
par Mapera ou les A.S., si présents et la prière finale.

2° Organisation des colonies de vacances

Pendant les vacances scolaires, des colonies seront organisées,


selon les directives des coordinations diocésaines des K.A, aux niveaux
paroissial, décan al ou diocésain.

La structure d'encadrement des K.A pendant les colonies de


vacances est inspirée de l'image d'une maison" encadrant" ou abritant une
famille. La famille K.A est encadrée pendant les colonies de vacances par une
maison avec pilier ou "LIKONZI", pierre de fondation ou "LIBANGA" et des
murs ou " EFELO " (en langue lingala).

Ainsi, nos colonies de vacances sont dirigées par trois


catégories de personnes : LIKONZI, LIBANGA, et EFELO. Les organisateurs
des colonies désignent un Mapera comme responsable de camp. Celui-ci
partage sa responsabilité avec trois instances de direction :
187 | P a g e

• LIKONZI (Pilier) ou l'ensemble de prêtres, religieux et parents dont les


A.S présents à la colonie. Outre l'encadrement général et l'instruction,
le "LIKONZI" s'occupe de la coordination des activités de la colonie.
• LIBANGA (pierre-fondation) ou l'ensemble d'encadreurs choisis
d'avance et préparés pour la direction exécutive de la colonie.
• EFELO (mur) ou l'ensemble d'encadreurs qui accompagnent les KA.

Les colonies de vacances sont des lieux d'approfondissement,


par des techniques, des enseignements, des jeux, des divertissements, des
célébrations liturgiques et paraliturgiques, des thèmes déjà fixés et
expérimentés, en conformité avec l'ensemble de l'esprit KA et des
enseignements des slogans de chaque voyage des KA.

Les colonies de vacances annuelles et obligatoires, à organiser


pendant les grandes vacances scolaires, portent sur les thèmes suivants :

A. AMOUR ET SACRIFICE (à la fin du premier voyage)

Ce thème s'enracine dans le cadre initiatique des K.A qui est le


martyre. Il est à développer à l'aide des récits bibliques (tels que le martyre
d'Eléazar (II Maccabées 6,18-31), le martyre de 7 frères (II Maccabées 7,1-24),
le bon samaritain (Lc 10,29-27), le pauvre Lazare (Lc 16,19-31), etc.…) et de
la vie des martyrs (l'amour et le sacrifice des martyrs de l'Ouganda, de la
Bienheureuse Anuarite, du Bienheureux Bakanja, l'histoire captivante de la
mort de Saint Maximilien Kölbe, ...).

B. TOUJOURS PLUS, TOUJOURS PLUS HAUT (à la fin du second voyage)

Ce thème est à exploiter particulièrement à partir du sermon


sur la montagne (Mt 5-7), charte par excellence de la vie chrétienne. Il devra
donc culminer sur la justice nouvelle vécue dans" la foi et la bonté", slogan du
second voyage.

C. ETRE UTILE A LA SOCIETE (à la fin du troisième voyage).


188 | P a g e

Ce thème correspond au slogan du troisième voyage pendant


lequel les KA apprennent à devenir des jeunes utiles dans la société. Il sera
exploité à partir de l'analyse des faits et expérience de société qui appellent
l'engagement des jeûnes K.A. Les initiateurs devront, pour ce faire, aider les
KA à lire les événements et à affronter les problèmes concrets de société (à
partir des expériences des jeunes) sous l'éclairage de la parole de Dieu et de
la foi chrétienne. Pendant la colonie de vacances annuelle du troisième voyage,
les KA seront soumis à la "grande chasse". Celle-ci est une pédagogie-test
d'après laquelle les jeunes vont de nouveau en quête de la connaissance qu'ils
sont censés avoir acquise par leur formation. Il s'agit d'un exercice solennel
de recherche et d'épreuves en vérification des enseignements déjà suivis.

D. TOUJOURS AMI DE LA VERITE (à la fin du quatrième voyage)

Ce thème correspond au slogan du quatrième voyage pendant


lequel les KA se forment à demeurer dans la vérité dans l'accomplissement de
leurs tâches de chaque jour. Les enseignements à donner pendant la colonie
de vacances viseront à former les jeunes à devenir des hommes et femmes
vrais, d'une seule pièce, sans duplicité ni hypocrisie, toujours fidèles à leurs
engagements. Une parole de l'Evangile devra toujours retentir dans leurs
oreilles : " Je suis le chemin, la vérité et la vie " (Jn 14,6).

On se comportera désormais en obéissance au Sacré-Cœur de


Jésus, puisqu'il s'agit de devenir des hommes et des femmes" selon le cœur
de Jésus" qui est la vérité.

Pendant la colonie de vacances annuelle du quatrième voyage,


les KA arrivés au terme de leur formation "théorique" (théorique puisqu'ils
continueront à se former et à vivre de l'esprit KA tout au long de leur vie) et
qui doivent "mourir" symboliquement à Namougongo ou à Isiro, passeront une
autre épreuve, en plus de la " grande chasse" comme à la fin du troisième
voyage : ils devront s'exercer à enseigner quelques leçons prévues dans le
manuel de formation des KA. Une heure avant, l'on indiquera à chaque "libota"
(famille ou équipe) une leçon à dispenser par un des siens. Celui-ci devra se
189 | P a g e

comporter dans cet exercice comme s'il était encadreur des autres. Dans cet
apprentissage, une insistance particulière sera portée sur l'aspect
pédagogique de l'enseignement et aussi, évidemment, sur la maîtrise de la
matière.

3° Autres activités

En dehors des réunions hebdomadaires et des colonies des


vacances, les KA peuvent se retrouver en une célébration des prières en
commun pour tous les clans de la paroisse, à l'église (de préférence une fois
le mois) et surtout le jour de la fête des patrons du clan. Ils ont une journée
de réflexion chaque fois qu'il est question de passer de voyage, et ce, après les
colonies des vacances. Des récollections, pleines de jeux, excursions, journées
d'amitié avec d'autres clans paroissiaux peuvent aussi être organisées.

ANNEXES ET COMPLEMENTS

1. FORMATION ACCELEREE OU VOYAGE SPECIAL


190 | P a g e

Les deux premiers voyages des KA doivent être suivis


complètement par tous les initiés du clan. Seules les troisième et quatrième
étape peuvent être fusionnées et adaptées en vue de constituer un
programme accéléré pour les KA avancés en âge. Ceux-ci participeront aux
leçons, à ce niveau, soit avec le troisième voyage, soit avec le quatrième. La
rotation des encadreurs sera ainsi respectée. D'autres leçons utiles seront
suivies en dehors des 30 semaines prévues. Ci-dessous le canevas de cette
formation accélérée :

1ère leçon / 4ème voyage : Enseignement pratique (par MULUMBA et BAKOMA)

2ème leçon / 4ème voyage : La morale et la conscience (par LWANGA et


KAHENGA) 3ème leçon / 4ème voyage : Questionnaire sur la vie de Jésus
(par KAGGWA et MEKA)
4ème leçon / 4ème voyage : L'Eglise (par KAGGWA et MEKA)

5ème leçon / 3ème voyage : La décoration (par MULUMBA et BAKOMA)

6ème leçon / 3ème voyage : La messe ou les célébrations de la parole et de


l'Eucharistie (par KAGGWA et MEKA) .
7ème leçon / 4ème voyage : Les nœuds et leur utilité (par MULUMBA et
BAKOMA)

8ème leçon / 3ème voyage : Enseignement pratique (par MULUMBA et


BAKOMA)

9ème leçon / 4ème voyage : L'Eglise : Quelques considérations (par KAGGWA


et MEKA)

10ème leçon / 4ème voyage : Quelques nœuds (par MULUMBA et BAKOMA)


11ème leçon / 3ème voyage : Les crucifix, images et statues chez les catholiques
(par KAGGWA et MEKA)

12ème leçon / 4ème voyage : La hiérarchie dans l'Eglise (par KAGGWA et


MEKA) 13ème leçon / 4ème voyage : Quelques nœuds (par MULUMBA et
BAKOMA)
14ème leçon / 3ème voyage : Le sémaphore (par MULUMBA et BAKOMA)
15ème leçon / 3ème voyage : Les saints chez les catholiques (par KAGGWA et
MEKA)
191 | P a g e

16ème leçon / 4ème voyage : Pratique sur les nœuds (par MULUMBA et
BAKOMA)
17ème leçon / 4ème voyage : La prière du renouveau (KAGGWA et MEKA)
18ème leçon / 4ème voyage : Séance d'éducation à la vie" (sous la responsabilité
de MUKASA et KASIMA)

19ème leçon / 3ème voyage : Le sémaphore (par MULUMBA et BAKOMA)


20ème leçon / 4ème voyage : Quelques nœuds pour terminer les cordes (par
MULUMBA et BAKOMA)
21ème leçon / 4ème voyage : La légion de Marie (KAGGWA et MEKA)
22ème leçon / 3ème voyage : Le sémaphore : "les signaux de service" (par
MULUMBA et BAKOMA)
23ème leçon / 4ème voyage : Comment diriger une réunion des KA (par
MUKASA et KASIMA)
24ème leçon / 4ème voyage : Conte B : "Un homme et ses deux fils" (par LWANGA
et KAHENGA)
25ème leçon / 4ème voyage : Secourisme (par MULUMBA et BAKOMA)
26ème leçon / 4ème voyage : Conte 9 : Les jeunes gens et le trésor et Proverbe
sur la persévérance (par LWANGA et KAHENGA)

27ème leçon / 4ème voyage : Secourisme (par MULUMBA et BAKOMA)

28ème leçon / 3ème voyage : Pratique du sémaphore (aide de MUKASA et


KASIMA)

29ème leçon / 3ème voyage : La vie du Saint Patron de la paroisse (par KAGGWA
et MEKA)

30ème leçon / 3ème voyage : Secourisme (par MUL UMBA et BAKAMA)

N.B : Voici les leçons utiles qui doivent être dispensées en dehors de 30
semaines prévues. Les encadreurs pourront les fusionner.

Signification et slogans des 3ème et 4ème voyages (par MUKASA et


KASIMA) Voir 10ème leçon du 3ème voyage et 14ème leçon du
4ème voyage Contes 6, 7 et 10 et proverbes (par LWANGA et
KAHENGA)
192 | P a g e

Voir 1ère et 3ème leçon du 3ème voyage + 5ème, 6ème, 8ème, 11ème, 19ème, 28ème et
30ème leçon du 4ème voyage.
Devoir de l'homme envers les facultés d'autrui, l'histoire de son, pays,
Formation de l'intelligence et du caractère (par LWANGA et KAHENGA)
Voir 9ème, 12ème, 23ème et 25ème leçon du 3ème voyage
Le rite congolais de la messe (par KAGGWA et MEKA)
Voir 7ème leçon du 3ème voyage
Entretiens sur l'''Idéal Bondeko" et les "Bilenge ya Mwinda" (Sous la
responsabilité de MUKASA et KASIMA)
Séances d'''éducation à la vie" (par un spécialiste à inviter - éducateur à la
vie - sous la responsabilité de MUKASA et KASIMA).
Tous les KA du 4e voyage devront prendre part à ces séances (cf. 18ème
leçon).

II. RITUEL POUR LES CEREMONIES D'INITIATION


1. Rite d'admission ou d'entrée (en dehors de la messe, "autour du feu"
• Rassemblement des anciens KA et encadreurs ;
• Feu allumé (cf. feu de camp) ;
• Bénédiction du feu par Mapera et salut au feu ;
• Procession des nouveaux KA avec chacun un petit bois à déposer dans
le feu (les anciens K.A exécutent pendant ce temps, un chant d'accueil)
;
• Parole autour du slogan du premier voyagé par les nouveaux K.A :
(ensemble, à genoux, main levée en face d'une croix) « je m'engage à
améliorer ma vie et celle des autres en vivant en vrai ami du
Christ » ;
• Bénédiction des nouveaux KA par Mapera ;
• Remise de l'insigne du premier voyage, de couleur verte, aux nouveaux
KA par les encadreurs ;
• Mot de bienvenue par Mukasa ou Kasima pour accepter les nouveaux
KA dans le clan ;
193 | P a g e

• "Djiping" (5 minutes) pour accueillir les nouveaux KA et exprimer la joie


de recevoir de nouveaux membres dans les clans et dans les mabota.

2. Rite de promesse (au cours d'une messe)

Liturgie de la messe des martyrs, en l'honneur de Saint Kizito


et Bienheureuse Anuarite :
• Kyrie avant la gloria ;
• Après l'homélie, préparation du feu sans l'allumer ;
• Appel de tous les promettants par Mukasa (les Kizito) et Kasima (les
Anuarite) ;
• Chant de la promesse ;
• Profession de foi (par questions et réponses) ;
• Feu allumé ;
• Bénédiction du feu, des petites croix de la promesse, des foulards et des
insignes du second voyage (de couleur bleue) ;
• Parole de la promesse, la main droite au-dessus ou devant le feu (en
deux groupes : les Kizito ensemble et les Anuarite aussi) : « Par la grâce
de mon baptême et avec l'aide de Saint Kizito / de Bienheureuse
Anuarite, je promets de SERVIR DIEU, L'EGLISE ET LA PATRIE. Je
promets d'aimer le prochain, d'obéir à mes parents, et de rester un
Kizito/une Anuarite SELON LE COEUR DE JESUS ».
• Bénédiction des promettants par Mapera, le feu est ensuite écarté.
• Remise des foulards, petites croix de la promesse et insignes par les
encadreurs ;
• Prière de la promesse (en deux groupes : les Kizito ensemble et les
Anuarite aussi) : « Tu as voulu, Seigneur, que Saint Kizito /
Bienheureuse Anuarite te glorifie par son martyre. Fais que par
son intercession, je mette ma foi en Toi seul, que par cette foi je
marche toujours sur la voie que tu m'as tracée, et qu'ainsi je reste
un Kizito / une Anuarite selon le cœur du Christ pour ta plus
grande gloire. C'est pourquoi je te prie de m'assister tous les jours,
194 | P a g e

pendant mes moments difficiles comme de joie, durant toute ma


vie. Amen » ;
• Parole autour du slogan du second voyage, ensemble, à genoux, main
levée vers la croix (de derrière ou de devant l'autel) : « Je m'engage à
croire sincèrement au Christ et à imiter sa bonté ».
Les promettants regagnent leurs sièges.

3° Rites de passage (en dehors de la messe, "autour du feu")


a. Passage du deuxième au troisième voyage

Après le "Djiping" d'accueil des nouveaux KA, appel des


candidats par un encadreur (autre que Mukasa et Kasima), ils prennent place
devant le grand feu.

Parole autour du slogan du troisième voyage, ensemble, à


genoux, main levée en face d'une croix : « Au nom du Christ, je
m'engage à être utile dans la société ». Remise de l'insigne du troisième
voyage, de couleur jaune, par les encadreurs.

b. Passage du troisième au quatrième voyage

Après le passage du deuxième au troisième voyage, même


cérémonie.
Parole autour du slogan du quatrième voyage : « Je m’engage
à être vrai et juste toute ma vie durant ». Remise de l'insigne du troisième
voyage, de couleur Blanche, par les encadreurs. "Djiping"

Prière finale et bénédiction de l'assemblée par Mapera.

4° Rite de conclusion ou de sortie (au cours d'une messe)

✓ Après le rite de promesse, appel des candidat(e)s par Mapera ;


✓ Ils prennent place devant l'autel, face à la communauté priante ;
✓ Exécution d'un chant d'aurevoir ;
195 | P a g e

✓ Mapera leur retire les foulards (scarfs) des KA, expression de la fin de
leur initiation dans le clan (N.B : Les anciens KA gardent tout de même
« une âme de Kizito ou d'Anuarite » pendant toute leur vie) ;
✓ Un petit mot d'aurevoir et de remerciement par un des concernés. Prière
universelle et suite de la messe.

N.B :
✓ Tous les encadreurs et initiateurs présents aux cérémonies d'initiation
doivent porter leurs foulards (scarfs) ;
✓ Les célébrants de la messe de promesse ne porteront leurs foulards
(scarfs) de Mapera que pendant la cérémonie de promesse et de
conclusion, c'est-à-dire, après l'homélie jusqu'avant la prière
universelle.
Voici quelques chants utiles pour les cérémonies d'initiation.

4.1. Chants de la promesse et d'engagement

Chant de la promesse
1. Devant tous je m'engage sur mon honneur et je te fais hommage de moi,
Seigneur
Refr : Je veux t'aimer sans cesse, de plus en plus Protège ma promesse,
Seigneur Jésus

2. Je jure de te suivre, en fier chrétien.


Et tout entier je livre, mon cœur au tien
3. Je suis de tes apôtres, et chaque jour Je vais aider les autres pour ton
amour.

✓ Yo Ndeko KA (cf. Annexe VI, Initiation KA n°1)


✓ Merci pour notre promesse (cf. Annexe VI, Initiation KA, n° 3)

4.2. Chant d'aurevoir

Ce n'est qu'un aurevoir


196 | P a g e

1. Faut-il nous quitter sans espoir, sans espoir de retour ?


Faut-il nous quitter sans espoir, de nous revoir un jour ?

Refr : Ce n'est qu'un au revoir, mes frères


Ce n'est qu'un au revoir,
Oui, nous nous reverrons, mes frères, ce n'est qu'un aurevoir.

2. Formons de nos mains qui s'enlacent au déclin de ce jour


Formons de nos mains qui s'enlacent une chaîne d'amour.
3. Car Dieu qui nous voit tous ensemble, et qui va nous bénir, car Dieu
qui nous voit tous ensemble saura nous réunir.
Aurevoir, bandeko (cf. Annexe VI, Initiation KA, n°3)

III. LES HYMNES

1° HYMNE DES K.A.

Ce chant de gloire du groupe K.A. est l'œuvre de Monsieur Anselme


MASUA, Ancien ya Mulumba de la paroisse Sainte Marie-Goretti (Kinshasa).
Il fut exécuté pour la première fois à la fin d'une session de formation des
197 | P a g e

encadreurs des KA organisée au mois de décembre 1983 à la paroisse Saint


Joseph (Kinshasa). "Cet hymne, véritable chant d'action de grâce, restera à
jamais le symbole de l'unité de tous les KA".

En voici le texte :

Ngai nakumisi Nkolo wa ngai e, Nzambe wa bileko


Ngai nayembeli Nkolo wa ngai e, Nzambe wa bileko Nkolo wa ngai e,

Nzambe wa bileko Kizito, Anuarite, yaka e toyembela Nkolo wa bileko


Aaae, aaae, aaaae, yo Nkolo wa ngai.

Yo Nzambe bokasi, yo Nzambe bolamu


Yo wa ngai libiki, yo wa ngai bomoi
Nakosenge yo Nzambe, mpiko na bolingo.
Yo na ngai Kizito e, suka molongo
Yo na ngai Anuarite e, bomoi bwa sika
O Nzambe, Nzambe wa ngai Tata mosantu, a ie mosantu, Santisa na
bo santu bwa yo e, bo Santu bwa yo e, Lendisa na bolingi bwa yo e.
Tala ngai Kizito, tala ngai Anuarite Bomba ngai malamu, lakisa ngai
nzela e, Na molende mwa ngai, tee nakoma mosantu
Yo na ngai Kizito e, suka molongo
Yo na ngai Anuarite e, bomoi bwa sika
O Nzambe, Nzambe wa ngai Tata mosantu, a ie mosantu, Santisa na
bosantu bwa yo e, bo santu bwa yo e, Lendisa na bolingi bwa yo e.
Talaka Eklezia, talaka lisang'oyo, Batela ya Mukasa, batela ya
Mulumba Yaya Kaggwa, yaya Lwanga.
Yaya Kasima e, yaya Kahenga e, Yaya Bakoma e, na yaya Meka.
O Nzambe, Nzambe wa ngai Tata mosantu, a ie mosantu, Santisa na
bo santu bwa yo e, bo santu bwa e, Lendisa na bolingi bwa yo e.
Tambwisa ngai Kizito, tambwisa ngai Anuarite
Na nzela ya botosi, na nzela ya bwanya, ya losambo, ya bosolo.
198 | P a g e

Esengo na Tata e, esengo na maman e, esengo n'Assistant e, esengo na


Mapera.

2° HYMNE NATIONAL CONGOLAIS

Le premier chant patriotique de la République Démocratique du


Congo est le " DEBOUT CONGOLAIS", œuvre du R.P. BOKA s.j et de Monsieur
LUTUMBA. C'est l'hymne de l'indépendance en vigueur jusqu'en décembre
1971, puis à partir du 17 mai 1997, à la prise de pouvoir par Monsieur
Laurent-Désiré KABILA.
En voici le texte :

Débout Congolais Unis par le sort


Unis dans l'effort pour l'indépendance Dressons nos fronts,
longtemps courbés, Et pour de bon, prenons le plus bel élan,
Dans la paix.
O peuple ardent,
Par le labeur,
Nous bâtirons un pays plus beau qu'avant, Dans la paix.
Citoyens!
Entonnez l'hymne sacré de votre solidarité, Fièrement,
Saluez l'emblème d'or de votre souveraineté. Congo, don béni, Congo des
aïeux,
Congo, ô pays, Congo
bien-aimé, Congo,
nous peuplerons ton
sol et nous assurerons
ta grandeur. Trente
juin, ô doux soleil!
Trente juin du trente
juin,
Jour sacré sois le témoin,
199 | P a g e

Jour sacré de l'immortel serment de liberté,


Que nous léguons A notre postérité Pour
toujours.
3° HYMNE NATIONAL ZAIROIS

Le second hymne national de la République Démocratique du


Congo fut" LA ZAIROISE ", œuvre du RP. Boka, s.j. et de Mr. Lutumba qui
avaient aussi composé" La congolaise ". Cet hymne avait été imposé par les
dirigeants de la deuxième république (1965-1997) qui avaient aussi changé
le nom du pays en Zaïre, le 8 décembre 1971 et a cessé d'être en vigueur le
17 mai 1997 à la fin du règne de Monsieur MOBUTU SESE SEKO.

Voici le texte de "LA ZAIROISE "

Zaïrois dans la paix retrouvée.


Peuple uni, nous sommes Zaïrois. En avant, fier et plein de dignité.
Peuple grand, peule libre à jamais. Tricolore, enflamme-nous du feu sacré
Pour bâtir notre pays toujours plus beau Autour d'un fleuve majesté.
Autour d'un fleuve majesté.
Tricolore au vent ravive l'idéal
Qui nous relie aux aïeux, à nos enfants, Paix,
justice et travail Paix, justice et travail.

IV. LES DRAPEAUX


La République Démocratique du Congo a déjà connu trois
drapeaux au cours de son histoire.

1° LE DRAPEAU DE L'INDEPENDANCE OU PREMIER DRAPEAU DE LA


REPUBLIQUE
DEMOCRATIQUE DU CONGO (RDC)

A son accession à la souveraineté internationale (à son


indépendance), la République Démocratique du Congo, R.D.C., adopta un
drapeau de fond bleu avec 6 petites étoiles jaunes placées verticalement à
gauche et une grande étoile jaune au centre. Les 6 petites étoiles
200 | P a g e

représentaient les 6 provinces ou Etats fédérés et la grande étoile, l'unité de


la nation congolaise.
Ce drapeau de l'indépendance fut le drapeau national du pays
jusqu'en 1964 et est redevenu drapeau national le 17 mai 1997, à la prise de
pouvoir par Monsieur Laurent-Désiré KABILA.

2° LE DEUXIEME DRAPEAU DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU


CONGO

A la suite de la constitution de Luluabourg de 1964, la RDC


adopta un deuxième drapeau national qui sera en vigueur jusqu'en décembre
1971. Il avait trois couleurs et se présentait ainsi : le fond bleu est traversé
diagonalement du coin droit, en haut, au coin gauche, en bas, par une barre
épaisse de couleur rouge qui, elle-même, est encadrée, de par et d'autre,
d'une barre jaune moins épaisse. Vers le coin gauche, en haut, est posée une
étoile jaune.

3° LE DRAPEAU ZAIROIS
Il remonte à l'année 1971, année de la révision de beaucoup de traits
nationaux par le régime de Monsieur MOBUTU, deuxième président du pays.
Le fond du drapeau est de couleur verte, avec une flamme rouge (flambeau)
au milieu, dans un cercle jaune. Il a cessé d'être en vigueur le 17 mai 1997.

V. FOULARDS ET INSIGNES

1° Foulards et insignes des KA

❖ Foulard rouge (du 2ème au 4ème voyage)

❖ Insigne du 1er voyage : couleur verte


❖ Insigne du 2ème voyage : couleur bleue
❖ Insigne du 3ème voyage : couleur jaune
❖ Insigne du 4ème voyage : couleur blanche.
201 | P a g e

CLAN KA

Ier VOYAGE : RUBAGA/MAIKA

« NOTRE SALUT EST DANS LA VIE CHRETIENNE »

CLAN KA

IIe VOYAGE : MITIYANA/IBAMBI

« FOI ET BONTE »

CLAN KA

IIIe VOYAGE : MENGO/PAWA-VUBE

« UTILE A LA SOCIETE »

CLAN KA

IVe VOYAGE : NAMUGONGO/ISIRO

« TOUJOURS AMI DE LA VERITE »

2° Foulards pour les encadreurs, initiateurs et membres du comité des parents

❖ Foulard rouge avec bordure verte : MUKASA et KASIMA

❖ Foulard rouge avec bordure bleue : KAGGWA et MEKA

❖ Foulard rouge avec bordure jaune : LWANGA et KAHENGA

❖ Foulard rouge avec bordure blanche : MULUMBA et BAKOMA

❖ Foulard rouge avec bordure verte et étoile jaune : MAPERA et par


extension les religieuses du groupe ou marnera.

❖ Foulard rouge avec bordure verte et étoile bleue : Assistant(e)


Spirituel(le).

❖ Foulard rouge avec bordure blanche et étoile verte : Membre du comité


des parents.
202 | P a g e

VI. QUELQUES CHANTS

A) INITIATION KA N°1

1. Hymne des KA

Ngai nakumisi Nkolo wa ngai e, Nzambe wa bileko


Ngai nayembeli Nkolo wa ngai e, Nzambe wa bileko Nkolo wa ngai e,

Nzambe wa bileko Kizito, Anuarite, yaka e toyembela Nkolo wa bileko Aaae,


aaae, aaaae, yo Nkolo wa ngai.

Yo Nzambe bokasi, yo Nzambe bolamu


Yo wa ngai libiki, yo wa ngai bomoi
Nakosenge yo Nzambe, mpiko na bolingo.
Yo na ngai Kizito e, suka molongo
Yo na ngai Anuarite e, bomoi bwa sika
O Nzambe, Nzambe wa ngai Tata mosantu, a ie mosantu, Santisa na bo
santu bwa yo e, bo Santu bwa yo e, Lendisa na bolingi bwa yo e.
Tala ngai Kizito, tala ngai Anuarite Bomba ngai malamu, lakisa ngai nzela e,
Na molende mwa ngai, tee nakoma mosantu
Yo na ngai Kizito e, suka molongo
Yo na ngai Anuarite e, bomoi bwa sika
O Nzambe, Nzambe wa ngai Tata mosantu, a ie mosantu, Santisa na
bosantu bwa yo e, bo santu bwa yo e, Lendisa na bolingi bwa yo e.
Talaka Eklezia, talaka lisang'oyo, Batela ya Mukasa, batela ya Mulumba
Yaya Kaggwa, yaya Lwanga.
Yaya Kasima e, yaya Kahenga e, Yaya Bakoma e, na yaya Meka.
O Nzambe, Nzambe wa ngai Tata mosantu, a ie mosantu, Santisa na bo
santu bwa yo e, bo santu bwa e, Lendisa na bolingi bwa yo e.
Tambwisa ngai Kizito, tambwisa ngai Anuarite
Na nzela ya botosi, na nzela ya bwanya, ya losambo, ya bosolo.
Esengo na Tata e, esengo na maman e, esengo n'Assistant e, esengo na
Mapera.
203 | P a g e

2. EZALAKI MWANA MOKO

1. Ezalaki mwana moko nkombo na ye Kizito, Nkolo Nkolo, Nkolo Nkolo


2. Mwana moko malamu, ndakisa elamu, Nkolo Nkolo, Nkolo Nkolo
3. Azalaki kofanda o o mboka Ouganda, Nkolo Nkolo, Nkolo Nkolo
4. Amipesi mobimba o o mosala mwa Nzambe, Nkolo Nkolo, Nkolo Nkolo
5. Akufi martiro o o Ozana, Nkolo Nkolo, Alleluia, Nkolo Nkolo Ozana, Nkolo
Nkolo, Alleluia, Nkolo Nkolo
6. Ezalaki mwana moko nkombo na ye Anuarite, Nkolo Nkolo, Nkolo Nkolo
7. Mwana moko malamu, ndakisa elamu, Nkolo Nkolo, Nkolo Nkolo
8. Azalaki kofanda o o mboka Zaïre, Nkolo Nkolo, Nkolo Nkolo
9. Amipesi mobimba o o mosala mwa Nzambe, Nkolo Nkolo, Nkolo Nkolo
10. Akufi martiro o o Ozana, Nkolo Nkolo, Alleluia, Nkolo Nkolo Ozana,
Nkolo Nkolo, Alleluia, Nkolo Nkolo.

3. YO NDEKO K.A.

1. Yo ndeko Kizito, ndeko Anuarite Sepelani mingi lel' oyo.


2. Ngonga ebeti mpo na yo ndeko ya yo elako ekomi e.
3. Kobosana te olakeli Nzambe Tata wa ngolu, ye mosantu
4. Bipayi binso, nzela, ya kelasi Na ndako to wapi oooo.
5. Tika moyibi, bitumba, kosuana Zala na mpiko, linga, pes’esengo oooo
ooooo ooooo oooo (bis)
6. Wana nde nzela Kristu alengeli e Mpo na yo ndeko oooo.
7. Na mpasi, n'esengo, libiki se Kristu Bisengo bya ns'eye tala mpamba.
8. Tonda botosi, kumisani Nzambe Yembelani Nzambe wa bomoi.
9. Tata wa binso, Tata wa bokasi Tala Kizito n'Anuarite.
10. Elimo wa yo abomba bango Na nzela bomoi bwa lobiko. Oooo ooooo
ooooo oooo (bis).

4. TOSEPELA EYENGA YA BASANTU


Refr : Tika lelo e ae tosepela eyenga enene ya basantu (bis)
204 | P a g e

1. Na 1886 na Uganda, bilenge babali bamibonzeli na Tata ;

Bamipesaki mobimba o mosala mwa Nzambe, Bazikisaki bango banso na


moto.
2. Yaya Kizito, yaya moko malamu ; Andimaki e komibonzela na Tata,
Akufaki e liwa lya bomartiro.
3. Yaya Mukasa, yaya moko malamu ; Andimaki e komibonzela na tata,
Akufaki e liwa lya bomartiro

5. TATA NZAMBE WA LIKOLO

1. Tata Nzambe wa likolo, tozali kobondela yo lelo e


Eh eh Nzambe wa nkembo e, tindela biso molimo moye mokoumela (bis)

2. Na ba ndako mpe na lopitalo, basusu balali se na mpasi

Oh oh Nzambe e, yokelaka bango ngolu ya yo mpe bikisa bango (bis)

3. Biso ba Kizito mpe ba Anuarite, tokosenge opambola lelo ee

Oh mingongo ya bana e, babongola baninga mitema mpe bandimela yo (bis)

4. Oyo ezali mabondeli ma biso, tokopesa o maboko ma yo e Na nkombo ya


Yezu e, oyo akufelaki biso, Amen (bis).
Eh eh Nzambe wa nkembo e, tindela biso molimo moye mokoumela e
Oh oh Nzambe e, yokelaka bango ngolu ya yo mpe bikisa bango Oh mingongo
ya bana e, babongola baninga mitema mpe bandimela yo Oh na nkombo ya
Yezu e, oyo akufelaki' biso, Amen (bis).
205 | P a g e

6. BA K.A, TOLANDA YEZU

Refr : Yaka, yaka, tolanda Yezu, Kizito


Yaka, yaka, tolanda Yezu, Anuarite (bis)
1. Nzela ya Yezu ekopesa libiki e (bis)
2. Nzela ya Yezu ekopesa esengo e (bis)
3. Nzela ya Yezu ekopesa boboto e (bis)
4. Nzela ya Yezu ekopesa botosi e (bis)
5. Nzela ya Yezu ekopesa bomoi e (bis)
6. Nzela ya Yezu ekopesa bopeto e (bis)
7. Nzela ya Yezu ekopesa bosembo e (bis)
8. Nzela ya Yezu ekopesa bokasi e (bis)
9. 9. Nzela ya Yezu ekopesa bolingo e (bis).

7. KIZITO NDEKO YA ANUARITE

Refr : Mwana yango Kizito, ndeko na ye Anuarite (bis)


Yaya Mukasa kamba ba-Kizito, yaya Kasima batela b' Anuarite.
1. O ngai Kizito e, nandimi kozika (bis) Na moto e, nandimi kozika (bis)
Batumba ngai e, na moto e
Batumba ngai e mpo na Yezu e.
2. O ngai Anuarite, nandimi kokufa (bis)
Tiya ngai mopanga e, nandimi kokufa (bis)
Liwa na ngai e mpo na Nzambe e Makila ma ngai e mpo na Yezu e.

8. BA KA, TOPELISA MWINDA

1. Biso ba Kizito ae, topelisa mwinda mwa yo (bis)


E yan e yan o, e bana Nzambe baye e yan (bis)
Tokosenge na Nzambe abatela ba Kizito
Tokesenge na Nzambe abatela ya Mukasa
Tokosenge na Nzambe abatela ya Mulumba
Tokosenge na Nzambe abatela ya Lwanga
Tokosenge na Nzambe abatela ya Kaggwa
206 | P a g e

E yan e yan o, bana Nzambe baye e yan (bis)


2. Biso b'Anuarite ae, topelisa mwinda mwa yo (bis)
E yan e yan o e Bana Nzambe baye e yan (bis)
Tokosenge na Nzambe abatela b' Anuarite
Tokosenge na Nzambe abatela ya Kasima
Tokosenge na Nzambe abatela ya Bakoma
Tokosenge na Nzambe abatela ya Kahenga
Tokosenge na Nzambe abatela ya Meka

E yan e yan o E bana Nzambe baye e yan (bis)


3. Bobenisi bwa yo o kati ya lisang' oyo (bis)
E yan e yan o, e bana Nzambe baye e yan (bis)
Tokosenge na Nzambe abatela ba yay' oyo
Tokosenge na Nzambe abatela ba mapera
Tokosenge na Nzambe abatela ba mamera
Tokosenge na Nzambe abatela b' assist' oyo
Tokosenge na Nzambe abatela comit' oyo

E yan e yan o, E bana Nzambe baye e yan (bis).

B) INITIATION KA N° 2

1. MBOTE BANINGA

Refr : Mbote na bino baninga e


Esengo na biso tosangani awa (bis)

1. Ba Kizito banso bapesi bino mbote Esengo na biso tosangani awa.


2. B' Anuarite banso bapesi bino mbote Esengo na biso tosangani awa.
3. Yaya Mukasa apesi bino mbote Esengo na biso tosangani awa.
4. Yaya Kasima apesi bino mbote Esengo na biso tosangani awa.
5. Yaya Mulumba apesi bino mbote Esengo na biso tosangani awa.
6. Yaya Bakoma …
207 | P a g e

2. LISAPO YA KIZITO

1. Boyoka mwa lisapo lya mwana Kizito


Azalaki mondimi wa Yezu Kristu Mpe ye mondimi solo wa motema mpiko
Mboka ya ye Ouganda 0 ndelo ya Congo.
Kuna mokonzi moko ayini bakristu
2. Alobi na Kizito mpo ya Yezu Kristu
Soki okotosa ngai te, ngai nakoboma yo Ngai nde nabikisi yo 0 maboko ma
nga.
3. Kizito ayanoli : nazali mokristu Mpe te mokolo moko naboyi Kristu.
Mokonzi ayoki kanda abomi Kizito Kizito yo mosantu sambelela biso (bis).

3. NOTRE DEVISE

Refr : Kizito, zala na mpiko o o, Anuarite, linga pesa esengo awa na mokili o o
(bis)
1. Kizito na Anuarite, bolanda mateya ma Nzambe malamu u u.
2. Kizito na Anuarite, bobomba mateya ma Nzambe malamu u u.
3. Kizito na Anuarite, bolanda Nzela ya Yezu Kristu u u.

4. MOPEPE MAKASI
Refr : Mopepe makasi mozali koya a e, mokokweisa matiti mabe e, Ba Kizito,
b' Anuarite, ba yaya banso topikama mpo 'te tokweya te. (bis) (oh oh mopepe)
1. Bomoi bwa biso mobimba, tolanda Yezu
Oh oh Yezu, yaya wa biso (bis)
2. Bomoi bwa biso mobimba, tolanda mateya
Oh mateya ma Mapera wa biso (bis)
3. Bomoi bwa biso mobimba, tolanda mateya
Oh mateya ma ba yaya ba biso (bis)
4. Bomoi bwa biso mobimba, tolanda Kizito
Oh Kizito, prenons courage (bis).
5. Bomoi bwa biso mobimba, tolanda Anuarite
Anuarite, aime et fais plaisir (bis).
208 | P a g e

5. TOSAMBELA O NKOMBO YA BAMARTIRO

Refr : Tosambela lelo o nkombo ya bamartiro (bis) Basili kokoma o mboka Tata
Nzambe (bis)

Tokosenge lelo
1. Na Santu Kizito, asalisa biso (bis)
2. Na Ngondo Anuarite, asalisa biso (bis)
3. Na Santu Mukasa ...
4. Na Santu Mulumba ...
5. Na Santu Lwanga e ...
6. Na Santu Kaggwa e ...
7. Na Santu ... (autres noms des martyrs).

6. CRI DE JOIE

Djipe soume (bis)


Djipe soume, esengo na biso o Cri de joie, kamata Salamu (bis).
1. Esengo na yo ndeko Kizito Esengo na yo mpe ndeko Anuarite.
2. Tala mwinda mwa Kristu mongengeli biso na bolingo ba yaya babengisi
biso.
3. Tosangana, toyembela Tata Nzambe Mokonzi
4. Tosangana, toyembela ko basantu ba Mokonzi

Hum (7x), Mokonzi Hum (6x).


5. Salamu na bino ba yaya ba Kizito Salamu na bino ba yaya b' Anuarite.
[Link] bwa Nzambe bozala na bino Mpe mwinda mwa Kristu mongengele
bino.
7. Tosangana, toyembela Tata Nzambe Mokonzi

8. Tosangana, toyembela ba martiro ba Mokonzi

Hum (7x), Mokonzi Hum (6x).


209 | P a g e

7. LELO ESENGO 0 KATI YA KA

1. Lelo esengo enene kati ya Kizito, Tata e (bis)


2. Yo bolingo, esengo, ndakisa ya biso, Tata e (bis)
3. Tokopesa na yo lokumu (bis) o o Yo nde Mokonzi mpe mosantu.
4. Ngai Kizito na kosenga yo mpiko O kati ya mosala na zala na mpiko
5. Mpe n'elikya okobomba ngai na mpiko (bis)
6. Lelo esengo enene kati y'Anuarite, Tata e (bis)
7. Yo bolingo, esengo, ndakisa ya biso, Tata e (bis)
8. Tokopesa na yo lokumu (bis) o o Yo nde Mokonzi mpe mosantu
9. Ngai Anuarite nakosenge yo bolingo O kati ya mosala na zala na esengo
10. Mpe n'elikya okobomba ngai n'esengo (bis).

8. ZALA NA MPIKO MPE ESENGO

Refr : E e yo Kizito, e e yo Anuarite eee (bis)


Kizito zala ndakisa mpe na mpiko, Anuarite linga bandeko pes'esengo (bis)
Solo e solo e, Kizito ya mpiko, Solo e solo e, Anuarite y'esengo
Solo e solo e, yan an an an an e yan Solo e solo e, e yan.
Wa ngai ndeko Kizito, tambola na mpiko e
Salisa moto nyonso, olongola mpasi e Yemba, kola na mpiko ya mosala e.
Tambola na mpiko yan
Salisa na mpiko yan
Yemba na mpiko yan
Kola na mpiko yan an an an
Wa ngai ndeko Anuarite, zala na bolingo e
Bongola mpasi i mawa na esengo e Yemba, kola n'esengo ya mosala e.
Tambola n'esengo yan
Salisa n'esengo yan
Yemba n'esengo yan
Kola n'esengo yan an an an.
210 | P a g e

C) INITIATION KA N° 3

1. K.A. NAZALI NDAKISA

Introït : - Ngai Kizito o o, nazali solo ndakisa, Mateya bakoteyaka biso, Solo
ekolakisa nga nzela ya bomoi.
- Ngai Anuarite e e, nazali solo ndakisa, Mateya bakoteyaka biso, Solo
ekolakisa nga nzela ya bomoi.

Refr : Ae bana Kizito o o, ae bana ya mpiko, Ae bana Anuarite e e, ae bana y'


esengo. (bis)

1. Tolanda ndakisa ya Mosantu Kizito


Wana nde nzela ya bomoi (bis)
2. Tolanda ndakisa ya Ngondo Anuarite
Wana nde nzela ya bomoi (bis)
3. Elenge mobali tika lokuta, landa Kristu
Wana nde nzela ya bomoi (bis)
4. Elenge mwasi tika mobulu, landa Kristu
Wana nde nzela ya bomoi. (bis)

2. MERCI POUR NOTRE PROMESSE

Refr : Nous vous remercions, oui Seigneur


Pour notre promesse d'aujourd'hui. (bis)

1. Moi Kizito du clan Notre Dame du Mont Carmel, Je vous promets de bien
travailler (bis)
2. Moi Anuarite du clan Notre Dame du Mont Carmel, Je vous promets de bien
travailler (bis)
3. Moi Kizito du clan Notre Dame du Mont Carmel, Je vous promets
l'obéissance (bis)
4. Moi Anuarite du clan Notre Dame du Mont Carmel, Je vous promets
l'obéissance (bis)
211 | P a g e

3. NAKOBANGA NZAMBE

Refr. A ngai Kizito, A ngai Anuarite


Nakobanga Nzambe, namemya tata na mama
Nasalisa baninga e, natosa bakolo
Nabatela baleki, nalinga bato banso (bis)

1. Nakobanga Nzambe, nakotanga nkombo ya Nzambe mpamba te, Akeli


ngai na elili ya ye
2. Nzambe alobi na ngai e memya tata na mama, Oko wumela mingi na
mokili oyo
3. Baninga ba ngai e nakosalisa bino, O nkombo ya Nzambe mpe na
bolingo bwa ye
4. Nakotosa bakolo banso mpo ya kolakisa Nzambe, Nalingi ye e, mpe na
bato baye
5. Baleki ba ngai, nakoyamba bino se lokola Yezu ayambaki bana baye
Nakosalisa bino e mpo' te bokola na nzela ya Nzambe, nzela ya bwanya
6. Nalinga bato banso, mobeko monene Yezu apesi biso, Tolingana biso na
biso

4. NKOMBO NA YO ANUARITE

Refr. Nkombo na yo Anuarite, nkombo na yo


mopanzani
Nkombo na yo, mokili mobimba bazali koyembela yo
(bis)
Na Isiro, ondimi kokufa mpo ya Kristu
Na Isiro, omikabi mpo ya kolanda Kristu
Yo mamelo wa libota lisantu lya Wamba
Nkombo na yo mokili mobimba bazali koyembela yo
Concl. - Anuarite, Anuarite, Anuarite, mama
mosantu,
toyembela
212 | P a g e

Alphonsine, Alphonsine, Alphonsine, mama


mosantu, tokumisa
Nengapeta, Nengapeta, Nengapeta, mama
mosantu, toyembela
Clementine, Clementine, Clementine, mama
mosantu, tokumisa
Likambo linene osali e mpo ya biso bakristu

5. ANUARITE, MBANGI NA BETO

Refr. Anuarite Nengapeta, mbangi na beto ya Congo ee


Nyeke na kiese ya nene (oooo) (bis)

1. Anuarite ngeye mpangi na beto


Beto lomba kaka tima na ngeye
Anuarite ee Nengapeta
2. Anuarite ngeye Nengapeta
Beto lomba kaka luzolo na ngeye
Anuarite ee Nengapeta

6. IYO NKUMU

Refr. Iyo Nkumu ee iyo (bis)

1. Kizito, Anuarite
Mokili mobimba tosepela ee
Banso tobina mabina nsai (bis)
2. Mapera, Mamera
Mokili mobimba tosepela ee Banso tobina mabina nsai (bis)
3. Mukasa, Kasima......
4. Mulumba, Bakoma…..
[Link], Meka........
[Link], Kahenga.........
213 | P a g e

6. ANNIVERSAIRE CLAN ANUARITE

1. Anuarite, tika tokumisa


Ndakisa kitoko liye limonani lelo ooo
O misa ma bato
O miso ma Nkolo o , Anuarite

Refr. Tokosepela a lelo o, tokosepela a


Mbula … tokosepela a lelo o, tokosepela a
2. Mbula . lya lisanga lya bana b'Anuarite balingi kosala
O elanga ya Nzambe wa bokasi, Nzambe bolingi
Olingi te bana ba yo babunga nzela
Kasi batikala o elanga lya yo ee
3. Likanisi linene Nkolo apesi
Na Mapera Bosangia Ile Bongonda
Lisanga libandi na mosantu Laurent
Ya bosangisi bana b'Anuarite ee
4. Lingomba likomi linene
Na lisungi lya Nzambe Tata
Na mwinda mwa Kristu
Na bosangisi bana b'Anuarite ee

8. AU-REVOIR, BANDEKO

Refr. Au revoir bandeko, losako topesi na bino (bis)


Yamba salamu, losako ya Kizito Yamba salamu, losako y'Anuarite

1. Otiki KA, otiki Kristu te


N dima, yamba mateya ma Nzambe
Pesa losako na baninga banso e
Zala na mpiko linga mpe pes'esengo
2. Otiki biso, otiki Kristu te
Ndima, yamba mateya ma Nzambe
Pesa losako na baninga banso e
Zala na mpiko, linga mpe pes'esengo
214 | P a g e

D) INITIATION KA N° 4
1) ZALA NA MPIKO MPE PESA ESENGO

Refr. Kizito, Anuarite, bana ba Nzambe Anuarite na Kizito, baleki ba Yezu


Kizito, Kizito, zala na mpiko Anuarite,
Anuarite pesa esengo (bis) 1. Tozala na ezaleli ya bopikiliki
Tozala na botosi ya bana ba Nzambe Tolula mingi mpenza losambo oo oo zala
na mpiko oo oo pesa esengo oo oo zala na mpiko oo oo pesa esengo

2. Tolinga tolinga e , tolinga bosolo


Mpo ya N zambe , mpo ya N zambe , bolingo e O bomoi bwa biso , tozala peta
e oo oo zala na mpiko oo oo pesa esengo oo oo zala na mpiko
oo oo pesa esengo

2) TIKA BANA BAKUMISA NZAMBE

Introït: - Nzambe Tata a, tala bana ba yo e


Solo mpenza a, libiki na biso na yo e
- Mapera, marnera, bayaya, baleki ba biso
Baboti, bandeko, libonza kitoko mpenza e
- Olingi obika elongo na libota lya yo e
Tosaka mibeko maye Nzamb'apesi e
Apesi e, maye Nzamb'apesi e
Apesi e, maye Nzamb'apesi e
1. Bakizito, b'anuarite, toyembeli Yezu Mokonzi wa mokili

Refr : N deko, tika bana bake bakumisa Nzambe,


Nkolo wa mokili
Baye banso bazali na mite ma lokola bana bakobika
Oo oo oo bakobika oo oo oo bakobika
2. Na a losambo tokosenge, na a losambo tokobika
3. Na mobembo mwa ns'eye ndeko wa nga,
Kangama na Yezu, nzela mpe bomoi
4. Yaya Mukasa, ya Kasima, batela bana ntango inso
215 | P a g e

5. Yaya Mulumba, ya Bakoma, batela bana ntango inso 6. Yaya Lwanga,


ya Kahenga, batela bana ntango inso
7. Yaya Kaggwa, yaya Meka, batela bana ntango inso.

3) MPO NAKOTA NA LOLA


1. Nkombo na yo Tata Nzambe, yo Mosantu
Ngai mwana wa yo, lelo nakokumisa
O buku'a yo Tata solo ya bomoi i
Tiya nkombo na nga, nga nakota na lola (Mpo nakota)

Refr. : Oh Nzambe wa nga


Yo Mozalisi wa likolo na mokili oyo
Biso bana ba yo tokokumisa (Mpo nakota)

Nakota lola bandeko Oh Nzambe wa nga


Yezu asengi na nga Yo Mozalisi wa likolo
N atika bosoni Na mokili oyo
Nabanga Nzambe wa nga Biso bana ba yo tokokumisa
Nasala bolingi bwa ye Oh Nzambe wa nga Oh Nzambe wa nga, hum! Yo
Mozalisi wa likolo, hum!

2. Libiki liye ndeko yaka noki i Oyo abangi lelo akozanga a


Tika bisalela luka nanu Yezu
Binso bitikali Yezu akopesa a (Mpo nakota)
3. Nzoto na ngai lelo, ndako ya Mokonzi i
Esik'Elimo Santu lelo, akofanda a
Kristu yo Mokonzi kengele molimo mwa nga
Natikala peta mpo nakota na lola (Mpo nakota)

4) NZAMBE WA NGA

1. Losambo la nga lya mokolo na mokolo


Ngai leki ya Kizito, ngai leki y'Anuarite
Nasalela Nzambe na motema mobimba
216 | P a g e

Nakumisa Nzambe na motema mobimba


Nayembela Nzambe na motema mobimba

Refr. : Nzambe wa nga, Nzambe wa nga Naleli yo, Nzambe wa nga, Nzambe wa
nga
Na mayi na miso, Nzambe wa nga, Nzambe wa nga
Nalingi yo, Nzambe wa nga
Yango naye motema mobimba
Nakumisa Nzambe wa nga
Nayembela Nzambe wa nga
A a Nzambe wa nga, Nzambe wa nga
Ngai na yo Yezu Kristu, se kino liwa a
Mpo na lelo ngai mwana nakotika te e
Suka na nga se na lola, o nkombo ya yo o
Wana mokano na ngai mwana, nga mwana wa yo
Aa Nzambe wa nga, N zambe wa nga

2. Esengo na nga ya mokolo na mokolo


Ngai leki ya Kizito, ngai leki y'Anuarite
Nasalela baboti na mokolo na mokolo Nalinga mpe baninga ba nga Nalinga
mpe bandeko.
3. Kelasi na nga mpe misala mya nga
Ngai leki ya Kizito, ngai leki y'Anuarite
Nabonzeli N zambe nde libonza mobimba.
Abenisa byango na nkombo ya Yezu
Bitonda na Elimo Santu
4. Bisika binso ngai nakokende
Ngai leki ya Kizito, ngai leki y'anuarite
Moninga wa nga kaka Yezu
Asalisa nga nafanda malamu
Nayokana na bandeko

5) LOSAMBO YA LISANGA
217 | P a g e

Repons : Losambo la nga e epayi ya yo Nakobonzela boleli ya bana


Misala bampasi ya biso
Tata oyoka bana
Bana bakolela aa, bana bakolela

1. Mpo ya bakengeli banso ba Eklezya


Papa, b'Episkopo mpe bamibonza e
Basalela Nzambe mpe bato ba ye e
Mokolo Kristu akoya na nkembo ya ye
Akamba bango banso o mboka ya
Tata Nzambe Tata oyoka bana
Bana bakolela aa, bana bakolela
Mpo ya bakonzi ba mboka mpe basoda e
Bakima kanda ya Nzambe akobenga bango Bamikebisa mpe babanga Nzambe
Mokolo Kristu akoya na nkembo ya ye
Akamba bango banso o mboka ya
Tata Nzambe Tata oyoka bana
Bana bakolela aa, bana bakolela
3. Ekolo ya biso, tope si yo e
Lokola libonza lya Bosembo
Mpe mpo ya biso banso tosangani awa
Mokolo Kristu akoya na nkembo ya ye
Akamba biso banso o mboka ya
Tata Nzambe Tata oyoka bana
Bana bakolela aa, bana bakolela

6) SANCTUS

Introït: Iye Nzambe yo mosantu, Iye Nzambe yo mosantu


Iye Nzambe yo mosantu, Nkolo wa biso Nzambe yo mosantu.
Iye Nzambe yo mosantu, Mokonzi wa biloko binso
Iye Nzambe yo mosantu, Iye Nzambe yo mosantu
218 | P a g e

1. Yo Mosantu, Alleluya
Binso okeli, yo mosantu
Okoya e o nkombo ya Mokonzi
Biso tomoyembeli
A mosantu uu, mosantu alleluya (bis)

Refr. Lelo esengo mingi mpenza o mbok'oyo


BaKizito na b'Anuarite baye lelo
Kokumisa nde N zambe Tata, ye mosantu
2. O likolo bokoyembela
Biso o nse tokokumisa
Okoya e o nkombo ya Mokonzi
Biso tomoyembeli
A mosantu uu, mosantu alleluya (bis)

3. Nkembo na yo, Alleluya


Nkembo na yo, yo Ozana
Okoya e o nkombo ya Mokonzi Biso tomoyembeli
A ozana aa, ozan' Alleluya

7) TALA ESENGO

Introït : Mpo na a Yezu Kristu, biso tokoyemba


Nzembo ya kitoko ya kokumisa Mokonzi
Lokumu alleluya aa na Yezu

Mpo na Yezu, biso tokoyemba


Nzembo ya kitoko ya kokumisa Mokonzi
Lokumu alleluya na Yezu

Tala e tala esengo, tala e tala esengo


* Tala e tala esengo, tala e tala esengo
* Tala esengo ee, esengo oo, biso tokokumisa
Mokonzi Yezu
* Tala esengo ee, esengo mingi, esengo,
219 | P a g e

esengo,esengo,esengo,esengo mingi
1. O mboka ya biso tosili toyambi Yezu e
Bitumba, boswani toyebi te, kofinga mpe totika e
Lokuta , moyibi tobwaki e , totondi na esengo e

Refr. Lelo esengo, esengo mingi


O mitema mya biso, lelo esengo
Biso bana tokokumisa Tata Nzambe
O eyan eyan lala eyan eyan ( bis)
Yezu wa biso, Nzambe wa biso e ee Mokonzi (bis)

Nga mwana Kizito ya lelo e, nabanga Ii su su nini e


Moninga wa ngai Kristu e , mobateli wa nga monene e
Akotombola ng'o likolo e, natondi na esengo e

Nga mwan'Anuarite ya lelo e, nabanga lisusu nini e


Moninga wa ngai Kristu e , mobateli wa nga monene e
Akotombola ng'o likolo e, natondi na esengo e

8) NAPESA BOMOYI NA TATA

1. Na butu na kolala
Molimo mwa ngai
Nakobonzela Yezu
Akengele yango
Oh Nzambe Tata oyamba yango e
Losambo nakopesa
Nzambe nta bolamu
Oyamba yango Kristu
Libonza y 'Eklezya

Refr. Yo Nzambe Tata wa lokumu uu Napesa bomoyi bwa ngai na yo Tata


Oyamba yango na motema mwa yo Tata
A aaa a Ona yo Tata
220 | P a g e

O lelo nga nakumisa nani Tata a Se Yezu nakosimba o motema mwa nga a.
Nakumisa Mokonzi ye libiki lya nga a
N zambe, ye libiki lya nga a
2. Na molimo mpe na nzoto
Nkombo ya Mokonzi Nakosimba makasi
Mpo na bosoni te
Oh N zambe Tata oyamba ngai e
Monguna atelemi
Tata nakosenge
Opelisa mwind'a yo
O kati ya ngai

3. Misala nakosala
Nkombo ya Mokonzi
Nakotiya liboso
Mpo azwa lokumu
Oh Nzambe Tata oyamba ngai e
Esika nakokende
Nabanga Mokonzi
Nazala na bolingo
Ya Mokonzi N zambe

4. Nkombo ya Yezu Kristu


Ebundeli na ngai Nakobelela ntango
Lisumu ebelemi
Oh Nzambe Tata oyamba ngai e
Natonda na bokasi
Ntango ya etumba
Mongun'ameka nga te
Mpe apusana te

5. Kizito sala keba Ntango okofinga


Okoyina baninga
Oza' na molili
221 | P a g e

Oh Nzambe Tata oyamba ngai e


Na yo mpe Anuarite
Zala na bokebi
Monguna akosala
Mpo 'te yo obunga

VII : QUELQUES JEUX

1. LES AVEUGLES HABILES

Les joueurs aux yeux bandés, sauf le meneur de jeu, sont


placés en un endroit plat, de préférence au sol sonore. Le meneur tient en
main une pièce de monnaie (ou autre chose sonore) qu'il fait tomber. Au son
de la pièce, les aveugles se mettent à la chercher. Celui qui la trouve le premier
devient meneur de jeu.

2. OEIL DE LINX

Le meneur de jeu place un quelconque objet (sifflet, insigne, ...)


de façon visible mais difficile à repérer pendant que tous les autres joueurs
sont à l'écart (on peut aussi bien leur bander momentanément les yeux). Au
signal du meneur de jeu, les joueurs se mettent à la recherche de l'objet mi-
caché. Celui qui le voit, s'assied sans autre commentaire. Il faut alors trouver
un moyen pour s'assurer que le joueur assis a vraiment aperçu l'objet en
question (par exemple en lui posant discrètement une question sur la nature
de l'objet). Le dernier à ne pas l'apercevoir perd le jeu.

3. RIVE, MER, TERRE, FORET

Le meneur de jeu trace quatre lignes parallèles nommées : Rive,


Mer, Terre, Forêt. Ces lignes doivent être plus ou moins distantes. Tous les
joueurs se mettent sur une même ligne parmi les lignes tracées. Au
commandement du meneur de jeu (successivement et avec rapidité, en citant
un des lieux représentés par les lignes), tous les joueurs s'exécutent en se
plaçant sur la ligne indiquée. Celui qui se trompe est éliminé.
4. PIGEON, VOLE
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Les joueurs sont en cercle, le meneur de jeu au milieu. Celui-ci


énumère successivement et avec une certaine rapidité, des noms d'animaux,
d'autres êtres ou objets. Au cas où le nom cité renvoie à un être qui vole, les
joueurs sautent, lèvent les bras en criant : "vole". Ainsi, Pigeon vole ; Avion-
vole ... Dans le cas contraire, les joueurs doivent rester en position fixe, sans
bouger. Mais le meneur de jeu doit tout faire pour les induire en erreur. Le
joueur qui se trompe est éliminé.

Au lieu de pigeon, vole, on peut varier le jeu pour parler de


poisson-nage ... et l'action en vogue dans le jeu, sera alors le fait de nager.

5. QUI A MANGÉ LE BONBON

Les joueurs sont en cercle et portent chacun un numéro à partir


de 1.

Le n°1 chante et affirme ce qui suit : "Qui a mangé, qui a mangé,


le bonbon, le bonbon, c'est la boîte n° 3 (par exemple)". Le n° 3 (ou autre n°
cité) lui demande : "Qui, moi" ? Le n° 1 répond : "Oui, toi", le n° 3 : "pas moi".
Le n° 1 : "Alors qui ?". Le n° 3 : "C'est la boîte n° 9".

Le n° 9 entre alors enjeu et s'adresse au n° 3 : "Qui, moi ?". Le


n°3 : "Oui, toi". Le n° 9 : "Pas moi". Le n° 3 : "Alors qui ?". Le n° 9 : "C'est la
boîte de n° ...". Et ainsi de suite.

Celui qui se trompe, hésite ou cite un n° hors du jeu ou déjà


éliminé, est lui-même écarté du jeu.

Variantes sans chanter :

Le n° 1 commence en disant, 1 appelle 3 Le n° 3 continue : 3 appelle 9 Le n°


9 : 9 appelle ............ Et ainsi de suite.
Ce jeu est habituellement accompagné d'un battement de
mains et des gestes rythmés.

6. QUI MENT ?

Les joueurs en cercle sont numérotés. Le n° 1 commence en


disant à son voisin c'est-à-dire au n° 2 : "Je reviens du bois". Le n° 2 lui
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demande : "Qu'y as-tu vu 1" Le n° 1 répond en employant un chiffre renvoyant


au n° d'un des joueurs : "J'ai vu 7 singes (par exemple)". Le numéro interpellé,
c'est-à-dire le n° 7 intervient : "Ce n'est pas vrai".
Puis le 1 demande : "Alors combien 1" Le 7 répond : "Il y en avait (par exemple)
9".
Le 9 répond : Ce n'est pas vrai".
Le 7 : "Alors combien ?"
Le 9 : "Il y en avait ... (tel nombre)".
Et ainsi de suite.

7. JE VOUS L'ORDONNE

Les joueurs sont en demi-cercle face au meneur de jeu. Celui-


ci leur donne des ordres en disant successivement et avec rapidité : "Je vous
l'ordonne, souriez" - "Je vous l'ordonne, asseyez-vous" - Je vous l'ordonne,
debout" - bras croisés - sur une jambe ... Immédiatement après l'ordre, les
joueurs doivent s'exécuter.
Le meneur de jeu essaiera de les troubler en faisant un
quelconque geste. Celui qui se trompe ou hésite est écarté du Jeu.

8. LE LEOPARD ARRIVE

Les joueurs se placent en dehors d'un grand cercle tracé au sol,


au milieu duquel se trouve le meneur de jeu appelé "Léopard". Celui-ci engage
le jeu en disant : "Attention ! Attention ! le léopard arrive". Il s'avance alors
vers les joueurs jusqu'au sortir du cercle pour les poursuivre. Ceux-ci
s'efforceront d'entrer dans le cercle sans se laisser toucher par le léopard.
Celui qui se laisse ainsi toucher ou n'arrive pas à rejoindre l'intérieur du cercle
après un certain temps (conventionnellement déterminé), prend la place du
léopard, et le jeu recommence.
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CONCLUSION

Dans notre précédent manuel de formation des Kizito-Anuarite,


nous écrivions notamment, que la situation des enfants dans les années 1970
et début 1980, quant à leur encadrement religieux, "risquait de les désorienter
- d'ailleurs beaucoup déjà abandonnaient les messes dominicales et ne
fréquentaient plus la paroisse - précisément à un moment de leur vie ou ils
ont le plus besoin d'encadrement" (p. 5). Certainement que nous ne pouvons
plus, avec la pastorale des Kizito-Anuarite, affirmer la même chose
aujourd'hui. Cette pastorale s'est révélée en effet, une réponse, du moins en
partie, à notre inquiétude d'alors. Aujourd'hui les enfants reviennent à la
messe dominicale et fréquentent les paroisses. Le but poursuivi n'est toutefois
pas encore atteint. L'encadrement chrétien et humain déjà mis en place n'en
est qu'une étape et l'initiation K.A., un moyen.

Essentiellement pastoral, le présent guide de formation ne


prétend donc pas avoir tout dit. Les encadreurs et initiateurs des Kizito-
Anuarite ne doivent pas se contenter de l'étudier pour l'appliquer tel quel. S'ils
aiment vraiment les plus jeunes et connaissent quelque peu leur psychologie
et leurs attentes, ils l'adapteront à leurs besoins concrets et prendront des
initiatives susceptibles de compléter nos efforts. Ils pourront alors dire avec
Jésus : "Laissez les petits enfants venir à moi ; Ne les empêchez pas. Car le
Royaume de Dieu appartient à ceux qui leur ressemblent" (Mc 10, 14).
On l'aura enfin remarqué, nous avons voulu maintenir dans ce
manuel, un grand souci : le travail en Eglise. Ceci est, en effet, un des critères
fondamentaux de reconnaissance de toute pastorale inspirée par l'Esprit
Saint. Puissent nos encadreurs et initiateurs mettre au centre de leur
engagement auprès des Kizito et Anuarite, le sens du service gratuit et le sens
de l'Eglise. Que vivent les K.A. et que le nom de notre Père des cieux soit
toujours sanctifié.

Bon apostolat !
225 | P a g e

BLIOGRAPHIE

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C.E.P.

Common questions

Alimenté par l’IA

The Kizito-Anuarite movement integrates its teachings with the lives of its patrons by drawing direct inspiration from their examples and virtues. The movement places a strong emphasis on the narrative of martyrdom, reflecting the ultimate sacrifice that both Kizito and Anuarite made for their faith. This is mirrored in the members' symbolic journeys towards sacrificial living. Additionally, the movement uses the teachings of Jesus as a core framework, thus encouraging its members to emulate their patrons' commitment to their faith and moral fortitude in the face of adversity .

The hierarchical structure of the Kizito-Anuarite movement is significant in promoting its ideals by ensuring clear lines of leadership and accountability. This structure allows for the organized dissemination of teachings and values, provides a framework for spiritual and moral development, and facilitates coordinated activities across different levels of the movement. The hierarchy empowers leaders at every level to guide the youth effectively, fostering a cohesive community grounded in the movement's mission of following Christ through the examples set by Saint Kizito and Bienheureuse Anuarite .

The Kizito-Anuarite movement employs a blend of educational and spiritual methodologies to achieve its goals. This includes an initiatic framework that mimics the sacrificial journey of its saintly patrons. Lessons incorporate biblical teachings, stories of martyrdom, and Christian doctrinal education, all aimed at instilling faith, courage, and communal responsibility. The movement also encourages active participation in rituals, community service, and disciplined spiritual practices to integrate these teachings practically into the lives of its members .

The primary purpose of the Kizito-Anuarite movement is to form young boys and girls to become individuals according to the heart of Jesus Christ by emphasizing the sacrificial aspect of Christian life. This movement aims to inspire them through the faith and virtues of their patrons, Saint Kizito and Bienheureuse Anuarite, and to help them recognize that they hold their future in their hands with the grace of God .

The life and teachings of Jesus Christ are integral to the Kizito-Anuarite movement's philosophy as they provide the foundational framework for its values and mission. The movement aspires to form young individuals according to the 'Heart of Jesus Christ,' emphasizing sacrifice, service, and following Christ's example of love and holiness. The rituals, teachings, and organizational activities are all designed to align with Christ's message of redemption and salvation, encouraging members to live out these principles in their lives while honoring the legacy of their patrons who lived and died for their faith .

The events surrounding Joseph Mukasa's martyrdom under King Mwanga significantly influenced the perception of Christian martyrdom in the Kizito-Anuarite teachings. Mukasa's steadfast faith and ultimate sacrifice in the face of persecution exemplify the values of courage and conviction central to the movement. These historical events are integrated into the Kizito-Anuarite narrative, serving as powerful testimonies to the sacrificial path the movement advocates. Mukasa's life and martyrdom provide a historical context that underscores the movement's emphasis on martyrdom as a profound expression of faith .

The Kizito-Anuarite movement utilizes rituals and symbols extensively to reinforce its values. During initiation and promises, the members receive tangible items like crucifixes and red scarves, symbolizing their readiness to follow the path of sacrifice and martyrdom akin to their patrons. The rituals are designed to evoke a deep sense of commitment and community among the members, emphasizing the virtues of courage, faith, and self-sacrifice, which are central to the movement's teachings .

The organizational structure of the Kizito-Anuarite movement is hierarchical and complex. It includes a global representative body known as the Fondation Kizito-Anuarite (FKA). At the diocesan level, there are regional and decanal councils, and at the parish level, there is a clan council led by the Mapera or Mamera, along with a directing team and assistants. The leaders are responsible for the spiritual and operational aspects of the movement, ensuring the guidance aligns with the ideals of the patrons, Saint Kizito and Anuarite .

The Kizito-Anuarite movement incorporates the concept of martyrdom as a central element in their training and symbolism by placing the formation within an initiatic framework. This framework is inspired by the martyrdom of their patrons, Saint Kizito and Bienheureuse Anuarite. The concept is highlighted during ceremonies like the promise, where the members receive symbolic items such as crucifixes and red scarves, representing the sacrificial path and commitment to follow Christ with generosity similar to their patrons' final journeys .

In the Kizito-Anuarite movement, the 'clan' serves as a basic organizational unit, grouping young members together for communal learning and spiritual development. Clans are typically named after parishes or schools and can expand when membership exceeds certain numbers, resulting in the creation of new autonomous clans. This organization fosters a strong sense of community and shared identity among participants, while adhering to the movement's guiding principles and teachings. The clans are symbolically aligned with their patrons, further reinforcing their ideals and mission .

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