Guide des procédures FSE 2014-2020
Guide des procédures FSE 2014-2020
GUIDE DES
PROCEDURES
Gestion du Programme
Opérationnel FSE « Emploi et
inclusion en métropole »
Gestion du programme
opérationnel national IEJ
GUIDE DES PROCEDURES
Juillet 2016
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GUIDE DES PROCEDURES
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GUIDE DES PROCEDURES
INTRODUCTION ................................................................................................................................................ 5
TEXTES DE REFERENCE...................................................................................................................................... 8
GLOSSAIRE ..................................................................................................................................................... 10
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GUIDE DES PROCEDURES
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GUIDE DES PROCEDURES
INTRODUCTION
L a stratégie d’intervention du Fonds social européen (FSE) pour 2014-2020 s’inscrit dans le
contexte d’une crise économique et sociale majeure. L’action du fonds vise ainsi à corriger les
déséquilibres structurels du marché du travail français et à faire face aux conséquences de
difficultés sociales accrues, engendrées par la crise. Il vise ainsi l’accès et le retour à l’emploi des
demandeurs d’emploi et des inactifs.
Le FSE est un outil pour préparer l’avenir, permettant d’anticiper et de gérer les mutations
économiques, de renforcer les compétences et l’employabilité des actifs et la sécurisation de leurs
parcours professionnels, tout en mobilisant les entreprises, notamment les PME au service de
l’emploi.
L’intervention du FSE s’inscrit dans les priorités de la stratégie Europe 2020, en faveur d’une
croissance intelligente, durable et inclusive et de la cohésion économique, sociale et territoriale, et
du programme national de réforme français. Sans se confondre avec toutes les ambitions de la
politique de droit commun de l’emploi et de l’inclusion le FSE doit y apporter une contribution
spécifique et une valeur ajoutée identifiable.
Le programme opérationnel national du Fonds social européen (PON FSE) pour l'emploi et l'inclusion
en Métropole doit donc s’inscrire dans une approche stratégique par politique publique et non pas
par dispositif et acteur en ciblant les priorités. Il doit de plus constituer un levier de transformation
des politiques publiques, facteur d’innovation et de changement.
Pour cette nouvelle programmation, l’exigence est celle d’une formulation d’un cadre logique
d’intervention, associant des cibles pour des indicateurs de réalisation et de résultat, à des objectifs
spécifiques à l’intervention du FSE ; cette démarche a été adoptée dans l’élaboration du programme
opérationnel.
Une sélection d’indicateurs de réalisation significatifs est retenue pour le cadre de performance.
L’ensemble de ces éléments fait l’objet d’un suivi et d’une restitution au partenariat national et à la
Commission européenne, dans les conditions requises.
Cette architecture sera complétée par les travaux d’évaluation qui seront conduits, notamment les
évaluations d’impact.
Pour cette programmation, l’architecture de gestion retenue s’inscrit dans la nouvelle étape de la
décentralisation. Les Conseils régionaux ont été désignés autorités de gestion à hauteur de 35 % de
l’enveloppe nationale FSE pour les interventions couvrant en particulier le champ de la formation
professionnelle, de l’apprentissage et de l’orientation. L’Etat est autorité de gestion à hauteur de 65
% de l’enveloppe globale pour les interventions couvrant les domaines de l’emploi et de l’inclusion.
Des délégations de gestion aux Conseils départementaux qui le souhaitent sont prévues dans le
cadre d’un accord cadre national avec l’Assemblée des Départements de France (ADF). La possibilité
pour les Plans locaux pour l’insertion et l’emploi (PLIE) de bénéficier de délégations de gestion a été
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GUIDE DES PROCEDURES
La stratégie retenue pour le programme opérationnel national du Fonds social européen pour
l'emploi et l'inclusion en Métropole repose sur le choix de trois axes stratégiques d’intervention
complétés d’un axe dédié à l’assistance technique :
- Accompagner vers l’emploi les demandeurs d’emploi et les inactifs, soutenir les mobilités
professionnelles et développer l’entrepreneuriat ;
- Anticiper les mutations et sécuriser les parcours professionnels ;
- Lutter contre la pauvreté et promouvoir l’inclusion.
Selon les termes de cette recommandation, la garantie européenne pour la jeunesse consiste à
proposer aux jeunes « une offre de bonne qualité portant sur un emploi, un complément de
formation, un apprentissage ou un stage dans les quatre mois suivant la perte de leur emploi ou leur
sortie de l’enseignement formel », une logique d’intervention précoce.
L’Initiative pour l’Emploi des Jeunes (IEJ) doit contribuer à la mise en œuvre de la garantie
européenne pour la jeunesse, conformément à la recommandation du Conseil de l’Union
européenne du 22 avril 2013 sur l'établissement d'une garantie pour la jeunesse (2013/C 120/01). Le
Plan français de mise en œuvre de la Garantie pour la Jeunesse a été transmis à la Commission
européenne le 20 décembre 2013.
Instituée par l'accord du Conseil européen sur le cadre financier pluriannuel (CFP) du 8 février 2013,
la dotation globale de l'Initiative pour l’Emploi des Jeunes a été portée à 8 Md€ lors du Conseil
européen des 27 et 28 juin 2013, dont 6 Md€ concentrés sur les deux premières années du budget
européen (2014 et 2015).
Dans le cadre de cette stratégie européenne et conformément au plan français de mise en œuvre de
la Garantie pour la Jeunesse, les crédits alloués à la France au titre de l’IEJ (310,2 M€ en euros
courants 2013) seront donc mobilisés pour le renforcement de l’activation et de l’intervention
précoce, ainsi que pour permettre à un plus grand nombre de jeunes de bénéficier des dispositifs
d’accompagnement et d’actions de formation.
La mise en œuvre de l’IEJ dans le cadre du présent programme cible tous les jeunes âgés de moins de
26 ans sans emploi et ne suivant ni études ni formation (NEET), résidant dans les régions éligibles, et
qui sont inactifs ou chômeurs (y compris les chômeurs de longue durée), qu’ils soient inscrits ou non
en tant que demandeurs d’emploi. Elle concerne donc autant les jeunes chômeurs indemnisés, qui
peuvent être diplômés, que les jeunes « décrocheurs » qui ne fréquentent pas le service public de
l’emploi.
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le PON IEJ est composé d’un axe « accompagner les jeunes NEET vers et dans l’emploi » et d’un axe
« assistance technique ».
Les territoires éligibles à l’IEJ sont les territoires dans lesquels le taux de chômage des jeunes de
moins de 25 ans dépasse 25% en 2012. 13 régions sont éligibles à l’IEJ (selon la configuration
territoriale en vigueur à la date d’adoption du programme par les services de la Commission
européenne) : Aquitaine, Auvergne, Centre, Champagne-Ardenne, Haute-Normandie, Languedoc-
Roussillon, Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique, Mayotte. Au
titre d’une flexibilité infrarégionale, 3 départements sont également éligibles à l’IEJ : la Seine-Saint-
Denis, les Bouches-du-Rhône, et la Haute-Garonne.
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TEXTES DE REFERENCE
- règlement (UE) n°1303/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013
portant dispositions communes relatives au Fonds européen de développement régional, au Fonds
social européen, au Fonds européen agricole pour le développement rural et au Fonds européen
pour les affaires maritimes et la pêche, portant dispositions générales applicables au Fonds européen
de développement régional, au Fonds social européen, au Fonds européen agricole pour le
développement rural et au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche et leurs
règlements d’exécutions pris pour leur application ;
- règlement (UE) n°1304/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013
relatif au Fonds social européen ;
- règlement (UE, Euratom) n°966/2012 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre
2012 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union
- règlement (UE) n°360/2012 de la Commission européenne du 25 avril 2012 relatif à
l’application des articles 107 et 108 du TFUE aux aides de minimis accordées à des entreprises
fournissant des services d’intérêt général, le cas échéant ;
- règlement (UE) n°1407/2013 de la Commission européenne du 18 décembre 2013 relatif à
l’application des articles 107 et 108 du TFUE aux aides de minimis, le cas échéant ;
- règlement général d’exemption par catégorie n°651/2014 de la Commission européenne
- régime exempté SA40207 (aides à la formation) adopté sur la base du Règlement (UE)
n°651/2014 de la Commission du 17 juin 2014 déclarant certaines catégories d’aide compatibles
avec le marché commun en application des articles 107 et 108 du traité (Règlement général
d’exemption par catégorie) ;
- régime exempté SA40453 (aides en faveur des PME) adopté sur la base du Règlement (UE)
n°651/2014 de la Commission du 17 juin 2014 déclarant certaines catégories d’aide compatibles
avec le marché commun en application des articles 107 et 108 du traité (Règlement général
d’exemption par catégorie) ;
[Pour les opérations soumises au RGEC 800/2008 réalisées et terminées en 2014] :
- règlement général d’exemption par catégorie n°800/2008 de la Commission européenne
- régime exempté n° X66/2008 (aide au conseil) pris sur la base du règlement général
d’exemption par catégorie n°800/2008 adopté par la Commission européenne le 6 août 2008
- régime exempté n° X64/2008 (actions de formation) pris sur la base du règlement général
d’exemption par catégorie n°800/2008 adopté par la Commission européenne le 6 août 2008
- règlement délégué (UE) n°480/2014 de la Commission du 3 mars 2014 complétant le
règlement (UE) 1303/2013 du Parlement européen et du Conseil ;
- décision de la Commission européenne du 20 décembre 2011 n°C(2011) 9380 relative à
l’application de l’article 106, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne
aux aides d’Etat sous la forme de compensation de service public octroyées à certaines entreprises
chargées de la gestion de services d’intérêt économique général, le cas échéant ;
- décision de la Commission européenne du 19 décembre 2013 n°C(2013) 9527 portant
orientations pour la détermination des corrections financières à appliquer aux dépenses cofinancées
par les fonds structurels et le fonds de cohésion lors du non-respect des règles en matière de
marchés publics
- décision de la Commission européenne du 3 juin 2014 n°C(2014)3671 portant adoption du «
programme opérationnel national pour la mise en œuvre de l’initiative pour l’emploi des jeunes en
métropole et Outre-Mer »;
- décision de la Commission européenne du 10 octobre 2014 n° C(2014)7454 portant adoption
du « programme opérationnel national FSE pour l’Emploi et l’Inclusion en métropole »;
- Code des marchés publics,
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- ordonnance n°2005/649 du 6 juin 2005 relatives aux marchés passés par certaines personnes
publiques ou privées non soumises au code des marchés public;
- loi n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée par la loi du 6 août 2004 relative à l'informatique, aux
fichiers et aux libertés
- loi n°2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les
administrations ;
- décret n°2016-279 du 8 mars 2016 fixant les règles nationales d’éligibilité des dépenses dans
le cadre des programmes soutenus par les fonds structurels et d’investissement européens pour la
période 2014-2020 ;
- arrêté du 9 décembre 2014 relatif à l’instruction budgétaire et comptable M52 des
départements et de leurs établissements publics administratifs
- arrêté du 9 décembre 2014 relatif à l'instruction budgétaire et comptable M14 applicable aux
communes et aux établissements publics communaux et intercommunaux à caractère administratif
- arrêté du 8 janvier 2014 relatif à l’expérimentation de l'instruction budgétaire et comptable
M57 applicable à la collectivité territoriale de Guyane, la collectivité territoriale de Martinique et à
leurs établissements publics administratifs ;
- arrêté du 8 mars 2016 pris en application du décret n°2016-279 du 8 mars 2016 fixant les
règles nationales d’éligibilité des dépenses des programmes européens pour la période 2014-2020 ;
- arrêté du 1er avril 2016 relatif à la forfaitisation des dépenses indirectes des opérations
recevant une participation du Fonds social européen et de l’Initiative pour l’emploi des jeunes au
titre des programmes opérationnels nationaux ou régionaux mobilisant des crédits FSE;
- Guide du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) relatif au dispositif de suivi,
de gestion, et de contrôle des programmes opérationnels et des programmes de développement
rural relevant du cadre stratégique commun – période 2014-2020.
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GLOSSAIRE
Acompte : demande de paiement permettant d’appeler un versement européen à l’appui d’un bilan
intermédiaire dans le cadre d’une opération cofinancée par le FSE/IEJ.
Accord de partenariat : l'Accord de partenariat français a été adopté le 8 août 2014 par la
Commission européenne. Il s’agit d’un document qui définit un socle stratégique commun aux quatre
Fonds Européens Structurels et d’Investissement (FESI) et est conclu entre l’Etat membre et la
Commission européenne. Il permet de définir les grandes orientations de la programmation 2014-
2020, et de déterminer la nature de l’intervention des fonds européens sur les territoires. L’Accord
de partenariat est défini en concertation avec les administrations centrales et déconcentrées ; les
collectivités locales, les acteurs socio-économiques ; la société civile.
Additionalité : un des principes clé de la politique régionale européenne. Il signifie que les Fonds
structurels interviennent en cofinancement des fonds publics nationaux. Autrement dit, les Fonds
structurels européens ne peuvent se substituer aux dépenses structurelles publiques incombant à
l’Etat membre. Ce principe signifie aussi que l’aide communautaire ne doit pas conduire les Etats
membres à réduire leurs efforts en terme de dépenses publiques, mais vise à compléter ceux-ci. Les
Etats doivent maintenir pour chaque objectif ou programme leurs dépenses publiques.
Aides d’Etat : il s’agit des aides accordées par les États ou au moyen de ressources d’État sous
quelque forme que ce soit qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant
certaines entreprises ou certaines productions.
Appel de fonds européens : l’appel de fonds est la procédure de transmission d’une déclaration de
dépenses liées à un programme européen.
Apurement : il s’agit de la vérification par la Commission européenne que le montant des dépenses
ayant fait l’objet d’un remboursement par la Commission européenne au cours d’un exercice
comptable considéré couvre le montant du préfinancement annuel versé au titre de cet exercice. A
l’issue de cette vérification, la Commission européenne verse les éventuels montants
supplémentaires dus dans les 30 jours suivant l’approbation des comptes. Lorsqu’un montant est
récupérable auprès de l’Etat membre, un ordre de recouvrement est émis par la Commission
européenne.
Archivage : l’archivage d’un dossier consiste à conserver l’ensemble des pièces relatives à ce dossier
selon une méthodologie particulière dans un lieu unique.
Autorité d’audit : une autorité ou un organisme public national, régional ou local, fonctionnellement
indépendant de l’autorité de gestion et de l’autorité de certification, désigné par l’État membre pour
chaque programme opérationnel et chargé de la vérification du fonctionnement efficace du système
de gestion et de contrôle. Ses fonctions sont définies à l’article 127 du règlement (UE) n°1303/2013.
En France, les fonctions dévolues à l’autorité d’audit sont exercées par la Commission
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GUIDE DES PROCEDURES
Interministérielle de Coordination des Contrôles (CICC) portant sur les opérations cofinancées par les
fonds européens.
Autorité de certification (AC): une autorité ou un organisme public national, régional ou local
désigné par l’Etat membre pour certifier les états des dépenses et les demandes de paiement avant
leur envoi à la Commission. Ses fonctions sont définies à l’article 126 du règlement (UE)
n°1303/2013. Pour le programme opérationnel FSE et pour le programme IEJ, les fonctions d’autorité
de certification sont assurées le réseau de la Direction générale des finances publiques (DGFIP. Les
volets déconcentrés de ces programmes sont certifiés par les directions régionales des finances
publiques (DRFiP) compétentes puis par le pôle national de certification des fonds européens (PNCF)
de Nantes chargé d’agréger et contrôler leurs travaux. Le PNCF exerce par ailleurs une fonction de
certification de premier niveau pour le volet central des programmes nationaux.
Autorité de gestion (AG): une autorité de gestion est une autorité publique ou un organisme public
ou privé national, régional ou local désigné par l’État membre pour gérer un programme de
financement européen. Ses fonctions sont définies à l’article 125 du règlement (UE) n°1303/2013.
Autorité de gestion déléguée : les Préfets de région sont autorités de gestion déléguées des
programmes opérationnels nationaux FSE et IEJ.
Axe prioritaire : il constitue une des priorités de la stratégie retenue dans un programme
opérationnel. Les priorités d’un programme regroupent des opérations liées entre elles et ayant des
objectifs spécifiques mesurables.
Bonne gestion financière : ce principe général européen signifie que les fonds européens doivent
être gérés conformément aux principes d’économie, d’efficience et d’efficacité.
Contrôle de service fait (CSF): vérification de la réalité, l’éligibilité et la régularité des dépenses d’une
opération cofinancée par les Fonds structurels européens. Le CSF est un préalable au
remboursement du bénéficiaire et à la déclaration de ses dépenses à la Commission européenne.
Certification des dépenses : procédure de vérification par laquelle l’autorité de certification s’assure
de l’éligibilité des dépenses présentées par les autorités de gestion et les organismes intermédiaires.
Clôture : phase d’un programme européen qui met fin aux engagements juridiques et financiers de la
Commission européenne. Il existe une clôture partielle et une clôture finale.
Cofinancement public : contribution financière d’une collectivité publique (Etat, collectivités locales,
établissements publics…) au plan de financement d’un projet à subventionner.
Comité de suivi : chaque programme opérationnel (PO) est doté au niveau régional d’un comité de
suivi institué par l’Etat membre pour chaque programme, en accord avec l’autorité de gestion. Il est
coprésidé par le Préfet de Région et le Président du Conseil Régional. Il est composé de
représentants de la Commission européenne et des administrations centrales concernées, du
Président du Conseil Economique et Social Régional, des Présidents des chambres régionales
consulaires, du DRFIP ou de son représentant et les services responsables de la mise en œuvre des
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crédits. Il donne son accord sur le complément de programmation avant que celui-ci soit transmis à
la Commission européenne. Il approuve toute modification aux programmes ou aux compléments de
programmation.
Comité de programmation : les comités de programmation sont les instances au sein desquelles sont
sélectionnées les opérations à cofinancer par le FSE / IEJ. Pour les programmes régionaux, les
comités de programmation sont coprésidés par le Préfet de région et le Président du Conseil
Régional et associe les préfets de département, les présidents des conseils départementaux, le
représentant de l’autorité de paiement du programme. Le représentant de l’autorité de gestion ou
de l’organisme intermédiaire notifie les décisions de programmation du comité.
Corrections financières : mécanisme visant à corriger les irrégularités entachant les dépenses liées
aux opérations cofinancées par les fonds structurels avant leur participation à un appel de fonds à la
Commission européenne.
Coût total éligible : ensemble des dépenses éligibles d’un projet pouvant bénéficier du concours des
Fonds structurels européens.
Dispositif (dans le cadre d’une subvention globale) : ensemble homogène d’actions cofinancées
correspondant en règle générale à une politique publique ou à un domaine d’intervention d’un
organisme intermédiaire.
Eligibilité des dépenses : ensemble de règles communes définies aux niveaux européen et national
afin de garantir l’application uniforme des Fonds structurels européens dans les Etats membres. Les
dépenses présentées par les porteurs de projet doivent être conformes aux règles d’éligibilité des
dépenses.
Evaluation (à mi-parcours) : ce type d'évaluation rend compte, au fur et à mesure, des conditions de
mise en œuvre, de l'avancement de l'intervention et des résultats acquis.
Evaluation ex ante : analyse préliminaire à l'adoption d'une intervention des fonds structurels.
L'évaluation ex ante doit contribuer à la clarification des objectifs du programme. L'évaluation ex-
ante intègrent les indicateurs de situation ou d'environnement (état du territoire/du secteur) qui
permettent lors de l'analyse ex-post de vérifier les effets produits par l'intervention. Plus
spécifiquement, l'évaluation ex ante aide à apprécier les aspects clés de l'aide proposée, tels que le
raisonnement, la pertinence, la cohérence du programme, et autant que possible l'efficacité et
l'efficience potentielles des actions faisant l'objet du soutien des fonds européens.
Evaluation ex post : évaluation macro-économique sur tout ou partie d’un programme ou d’une
politique publique réalisée en général après la clôture des opérations et destinée à évaluer l'impact
d'un programme en termes de variables statistiques.
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GUIDE DES PROCEDURES
Exercice comptable : il s’agit de la période allant du 1er juillet au 30 juin, à l’exception du 1er exercice
comptable de la période de programmation qui court du 1er janvier 2014 au 30 juin 2014. Les
comptes annuels sont arrêtés au titre de chaque exercice comptable.
Irrégularité : toute violation du droit de l’Union ou du droit national relatif à son application résultant
d’un acte ou d’une omission d’un opérateur économique participant à la mise en œuvre des Fonds
européen qui a ou aurait pour effet de porter préjudice au budget de l’Union européenne par
l’imputation au budget de l’Union d’une dépense indue.
Irrégularité systémique : toute irrégularité qui peut présenter un caractère récurrent, avec une
probabilité d’occurrence élevée dans des opérations de nature similaire, qui résulte d’une
insuffisance grave dans le fonctionnement d’un système de gestion et de contrôle.
Organisme intermédiaire : tout organisme ou service, public ou privé, qui agit sous la responsabilité
d’une autorité de gestion qui lui délègue une partie de ses compétences pour la gestion et le
contrôle des opérations soutenues par le FSE et qui effectue des tâches pour le compte de ces
dernières vis-à-vis des bénéficiaires des fonds structurels européens.
Participants : personnes bénéficiant directement d’une intervention du FSE, qui peuvent être
identifiées et auxquelles il est possible de demander de fournir des informations sur leurs
caractéristiques, et pour lesquelles des dépenses sont réservées.
Piste d’audit : la piste d’audit retrace chaque étape de la vie d’un dossier, du dépôt du dossier
jusqu’à son archivage. La piste d’audit structure l’ensemble des actes de gestion, de certification, de
paiement et de contrôle des dossiers cofinancés par les fonds européens.
Plafond d'intervention des Fonds : le taux de participation européen est plafonné selon les
programmes, les régions, les zones et la nature des projets et la réglementation européenne
applicable. Ce taux s’applique au coût total éligible.
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GUIDE DES PROCEDURES
Principes horizontaux : la prise en compte des principes horizontaux est un critère de choix des
opérations. Trois principes horizontaux ont été définis pour cette programmation :
- développement durable,
- égalité des chances et non-discrimination,
- égalité entre les hommes et les femmes.
Proportionnalité (principe de) : principe européen qui signifie que les actes des institutions
européennes ne dépassent pas les limites de ce qui est approprié et nécessaire pour atteindre le but
recherché. Le principe de proportionnalité régule l’exercice des compétences exercées par l’Union
européenne. Il vise à limiter et encadrer l’action des institutions de l’Union. Les ressources
financières et administratives utilisées pour la mise en œuvre des Fonds doivent être
proportionnelles au coût total des dépenses rattachées au programme opérationnel.
Rapport annuel de mise en œuvre (RAMO) : rapport que doit produire chaque autorité de gestion
d’un programme européen sur la réalisation du programme au cours d’un exercice annuel. Ce
document est transmis à la Commission européenne au 31 mai de chaque année, et pour la première
fois au 31 mai 2016. La Commission européenne communique ses observations dans un délai de
deux mois à réception du rapport.
Recettes nettes : on entend par « recettes nettes » des entrées de trésorerie provenant directement
des utilisateurs pour les biens ou services fournis par l’opération, telles que les redevances
directement supportées par les utilisateurs pour l’utilisation de l’infrastructure, la vente ou la
location de terrains ou de bâtiments, ou les paiement effectués en contrepartie de services,
déduction faites des frais d’exploitation et des coût de remplacement du matériel à faible durée de
vie qui sont supportés au cours de la période correspondante (Art. 61 -1303/2013).
Réfaction : la réfaction est une réduction de prix. Dans le cas des marchés publics, la réfaction est
appliquée lors de la constatation d’une différence de qualité ou de quantité avec l’objet qui avait été
prévu initialement.
Résumé annuel : au 15 février de chaque année, l’autorité de gestion est tenu de produire à l’appui
de sa déclaration de gestion et de ses comptes certifiés par l’autorité de gestion accompagnés d’un
avis de l’autorité d’audit, un résumé annuel des rapports finaux d'audit et des contrôles effectués
incluant une analyse de la nature et de l'étendue des erreurs et des faiblesses relevées dans les
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GUIDE DES PROCEDURES
systèmes y compris pour les vérifications administratives menées par les services gestionnaires, ainsi
que les mesures correctrices prises ou envisagées.
Sous-réalisation : l’opération est en sous réalisation lorsque le coût total éligible réalisé est inférieur
au coût total éligible conventionné. La part des crédits FSE non consommés fait l’objet d’une
déprogrammation et son montant est remis à disposition du programme.
Soutien public : le soutien public comprend l’ensemble des financements publics externes nationaux
et européens (FSE + IEJ le cas échéant) hors salaires et indemnités versés par un financeur public au
profit des participants de l’opération.
Sur-réalisation : l’opération est en sur réalisation lorsque le coût total éligible réalisé est supérieur au
coût total éligible programmé et conventionné.
Taux de cofinancement : le cofinancement européen est nécessairement limité par un taux qui varie
suivant la réglementation européenne applicable. Ce taux peut être modulé en fonction de plusieurs
critères (article 120/121 – 1303/2013). Le taux de cofinancement maximum à l’échelle de l’opération
est contractualisé entre l’autorité de gestion ou l’organisme intermédiaire et le bénéficiaire.
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ORGANISATION DE LA GESTION DU
PROGRAMME NATIONAL FSE
« EMPLOI ET INCLUSION EN
METROPOLE » ET DU PROGRAMME
NATIONAL « INITIATIVE POUR
L’EMPLOI DES JEUNES »
AUTORITE DE GESTION
Les missions dévolues à une autorité de gestion sont définies à l’article 125 du règlement (UE)
n°1303/2013 du 17 décembre 2013 dit « règlement général ». L’autorité de gestion d’un programme
européen est ainsi en charge de la gestion programme opérationnel conformément au principe de
bonne gestion financière.
Ce rôle inclut :
- la sélection des opérations pouvant bénéficier d’un cofinancement par le FSE et de leur éligibilité au
programme opérationnel concerné ;
- la gestion et le contrôle des opérations cofinancées.
A cette fin l’autorité de gestion doit s’assurer que l’ensemble des financements relatifs aux
opérations du programme puissent être tracés dans une piste d’audit notamment par la mise en
place d’outils de gestion et de contrôle et de procédures appropriés.
Placée sous l’autorité du ministre, la DGEFP est chargée de la conception et de la mise en œuvre des
politiques de l’emploi et de la formation professionnelle. Elle en construit le cadre juridique en
concertation avec les autres départements ministériels et les partenaires sociaux. Elle conduit et
coordonne la mise en œuvre des dispositifs et en évalue les résultats.
La DGEFP assure la gestion du programme national du Fonds social européen (FSE) en France et du
programme opérationnel pour la mise en œuvre de l’Initiative pour l’Emploi des Jeunes (IEJ), qu’elle
délègue en partie aux services déconcentrés du ministère (DIRECCTE) placés sous l’autorité des
Préfets de région, dits autorités de gestion déléguée. S’agissant de la mise en œuvre du PON FSE, la
gestion est également déléguée à des organismes intermédiaires aux niveaux central et déconcentré.
L’autorité de gestion en titre, via la Sous-direction FSE, définit les orientations et le pilotage national
du programme opérationnel national « Emploi et inclusion » financé par le Fonds social européen
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GUIDE DES PROCEDURES
(PON FSE). Tant au niveau européen que national et territorial, la sous-direction FSE a un rôle de
négociation et de conception, une mission de pilotage et d’animation. Elle est responsable du
pilotage et du suivi financier du programme.
Elle a élaboré le programme opérationnel national « Emploi et inclusion » qui a été adopté par la
Commission européenne le 10 octobre 2014.
A ce titre, elle en a défini le contenu, en liaison avec les membres du partenariat national, en veillant
à ce que la stratégie portée par les programmes réponde aux objectifs de la stratégie Europe 2020 et
viennent en appui des politiques publiques nationales.
Elle met en place le cadre normatif pour la gestion du PON FSE et s’assure de son respect par les
autorités de gestion déléguées, par les organismes intermédiaires et par les bénéficiaires.
Elle anime et appuie le réseau des services déconcentrés (DIRECCTE/ DIECCTE) dans la mise en œuvre
des programmes.
Elle met en œuvre les mesures règlementaires relatives à la communication et à l’évaluation des
programmes.
Elle assure la gestion et le suivi des crédits d’assistance technique du PON FSE.
La DGEFP co-préside avec l’Association des Régions de France (ARF) le Comité national de suivi,
commun au PON FSE et au PO IEJ (Initiative pour l’Emploi des Jeunes) qui associe les partenaires
nationaux et régionaux qui concourent à la mise en place de ces fonds. Ce comité examine les
programmes sous l’angle de leur exécution et des progrès réalisés pour atteindre leurs objectifs.
Au niveau régional, la gouvernance est assurée par un comité régional de suivi, coprésidé par le
préfet de région et le président du conseil régional afin de garantir une approche plurifonds (FEADER,
FEDER et FSE et, le cas échéant, FEAMP).
La sous-direction FSE assure en outre la fonction d'autorité de coordination du FSE.
A ce titre :
- elle veille au respect des lignes de partage telles que définies par les autorités de gestion déléguées
et conseils régionaux au plan territorial ; ce travail est facilité par la participation commune des
autorités de gestion déléguées et des conseils régionaux à leurs comités de programmation
respectifs.
- elle organise, conjointement avec l'ARF, des réunions de réseau et des comités techniques
communs entre les services des conseils régionaux et les services de l'Etat. Ces réunions ont pour but
d'aborder les aspects liés à la mise en œuvre du FSE (et de l’IEJ).
-la Mission des affaires financières et juridiques (MAFJ), chargée de l’élaboration des outils de
gestion et de l’appui juridique. Cette mission assure également la gestion financière du PON FSE et
du PO IEJ, ainsi que le suivi des contrôles et audits et de la mise en œuvre des mesures correctives
qui en découlent. Elle assure le pilotage du contrôle interne et du dispositif de lutte antifraude et de
recueil des plaintes. Elle définit le référentiel de gestion et de contrôle. Elle assure enfin le pilotage
du plan de formation et du système d’information « Ma Démarche FSE ».
-La Mission des projets nationaux (MPN) assure la gestion et le suivi des crédits non déconcentrés du
PON FSE et du PO IEJ, qu’ils relèvent d’actions conduites au niveau national par l’Etat ou s’agissant du
PON FSE, par des opérateurs nationaux via des conventions de subvention globale conclues avec des
organismes intermédiaires. La MPN exerce les fonctions d’autorité de gestion déléguée pour les
projets inscrits sur le volet central des projets nationaux. Elle assure aussi la gestion du volet
déconcentré Bouches-du-Rhône du PO IEJ.
17
GUIDE DES PROCEDURES
Comme mentionné supra, la gestion et le suivi des dossiers du volet déconcentré de la maquette du
PON FSE et du PO IEJ seront assurés par les services déconcentrés du ministère du travail en région
sous l’autorité des Préfets de région (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la
consommation, du travail et de l’emploi – DIRECCTE dites également « autorités de gestion
déléguée ») à qui sont dévolues par délégation les fonctions de gestion d’une partie des crédits FSE
(sélection des opérations, gestion financière et contrôle) et de supervision des organismes
intermédiaires également délégataires de gestion par voie de subvention globale conformément aux
dispositions de l’article 123 §7 du règlement (UE) n° 1303/2013.
18
GUIDE DES PROCEDURES
La DGEFP est désignée autorité de gestion par le Premier Ministre après validation d’un descriptif de
système de gestion et de contrôle (DSGC) par la CICC. Le DSGC rappelle le rôle de chacune des entités
impliquées dans la mise en œuvre des programmes. Il décrit les fonctions des différents acteurs et les
procédures de gestion et de contrôle de chacun aux différentes étapes de la piste d’audit. Il est
décliné pour les autorités de gestion déléguée et chacun des organismes intermédiaires. Ces
fonctions sont les suivantes :
19
GUIDE DES PROCEDURES
En vue de répondre aux nouvelles attentes des utilisateurs et aux exigences de la règlementation
européenne pour la programmation européenne 2014-2020, l’outil « Ma démarche FSE » 2014-2020
a été mis au service des utilisateurs des programmes FSE gérés par l’Etat.
Connecté en réseau, le logiciel permet de suivre et de gérer au sein d’une base de données mise à
jour en temps réel l’ensemble des projets du programme en suivant les différentes étapes de la vie
du dossier (piste d’audit). Ainsi, cet outil permet aux candidats de soumettre un dossier FSE, de
contrôler automatiquement certaines informations avant transmission aux services gestionnaires
mais également pour le bénéficiaire de déposer en ligne les bilans d’exécution à l’appui de leurs
demandes de paiement et les pièces justificatives nécessaires au contrôle du dossier.
La liste des données requises figurant dans l’annexe III du règlement n°480/2014 fait l’objet d’une
codification pour pouvoir être restituée par le système d’information « Ma démarche FSE ».
« Ma démarche FSE » et Synergie échangent via le système d’information financier des aides (SIFA)
ce qui permet d’établir le lien entre le système de gestion et le système comptable.
Le SIFA retrace les audits, contrôles, et leurs suites (corrections, signalements des irrégularités à
l’office de lutte anti-fraude de la Commission européenne…), les appels de fonds et les comptes
annuels relatifs aux PO FSE et IEJ dont la DGEFP est autorité de gestion.
20
GUIDE DES PROCEDURES
Le contrôle interne est un outil de pilotage. Ce dispositif doit être mis en œuvre par les services
gestionnaires (autorités de gestion déléguées et organismes intermédiaires) et doit mobiliser
l’ensemble des agents du service impliqués dans la gestion des fonds FSE. S’agissant d’un audit
interne des procédures, il n’a pas vocation à être externalisé.
Le contrôle interne est une démarche structurée et normée pour pouvoir être auditée.
La DGEFP s’inscrit dans le mouvement général, commun à tous les ministères, de mise en place de
dispositifs de contrôle interne budgétaire et comptable ministériel pour sécuriser la chaîne de la
dépense et s’assurer de la qualité de ses procédures de gestion.
Au-delà du contrôle interne budgétaire et comptable, la mise en place d’un contrôle interne
spécifique à la gestion des crédits FSE/IEJ se traduit par l’établissement par les autorités de gestion
(déléguées) et les organismes intermédiaires :
- de leurs organigrammes fonctionnels nominatifs ;
- de leurs cartographies des risques et leurs plans d’action ;
- de leurs cartographies des processus ;
- pour les autorités de gestion de leurs plans de contrôle de supervision.
Le pilotage du contrôle interne « métier FSE » est assuré par la Mission des Affaires Financières et
Juridiques de la Sous-direction du FSE de la DGEFP. Un référent de contrôle interne est mis en place
dans chaque DIRECCTE et DIECCTE et des organismes intermédiaire.
Dans les DIRECCTE et DIECCTE, le référent contrôle interne « métier FSE» intervient en
complémentarité avec les référents de contrôle interne budgétaire et comptable. Ce référent peut
cumuler son rôle avec celui de « référent antifraude ».
L’autorité de gestion en titre dressera un bilan annuel des mesures de contrôle interne mises en
place par les autorités de gestion déléguée.
La cartographie des risques s’inscrit dans le cadre du déploiement du contrôle interne au sein de la
DGEFP et des autorités de gestion déléguées et participe de la lutte contre la fraude.
21
GUIDE DES PROCEDURES
Dans le cadre du déploiement du contrôle interne « métiers » au sein de l’ensemble des autorités
gestionnaires des fonds européens, la DGEFP met à la disposition des autorités de gestion déléguées
et des organismes intermédiaires une cartographie des risques type. La différence entre ces
cartographies et celle de la DGEFP, autorité de gestion en titre des programmes opérationnels
nationaux tient à la nature de certains indicateurs de risques :
- la cartographie de l’autorité de gestion en titre dispose notamment de davantage
d’indicateurs au niveau des risques financiers liés au pilotage des programmes et des risques
liés au système d’information
- la cartographie de l’autorité de gestion déléguée dispose d’indicateurs spécifiques en matière
de vérification de la délégation de gestion
Ces cartographies identifient les principaux risques et décrivent les mesures existantes ou à mettre
en place afin de réduire ces risques.
Les services gestionnaires adaptent ces cartographies au regard de leurs spécificités et complètent
éventuellement les plans d’actions par des mesures préventives supplémentaires.
L’objectif de cet outil est de sécuriser les processus, les fonctions et les activités. Il vise à limiter les
risques d’erreurs de gestion, en les identifiant et en les anticipant.
Les risques identifiés dans cette cartographie ont vocation à servir de socle commun pour les
différentes autorités gestionnaires. En effet, cette cartographie recense les principaux risques
associés à la gestion des fonds européens FSE.
Il appartient aux différentes autorités gestionnaires et organismes intermédiaires de l’adapter selon
leurs propres spécificités.
A l’issue de ce travail, les services gestionnaires procèdent à la cotation des risques résiduels.
Définitions :
Risques inhérents : risque auquel une entité est exposée en l’absence de mesures correctives prises
pour en réduire la probabilité d’occurrence ou l’impact.
Risques résiduels : risque subsistant après le traitement du risque ou encore le risque subsistant
après que des mesures de prévention ont été prises.
Cotation couleur :
Pour chaque catégorie de risque, la cotation couleur définit au niveau de la colonne « risque
inhérent » correspond à la couleur prédominante qui ressort à l’issue de la cotation de chacun des
indicateurs de risques.
En ce qui concerne la colonne « risque résiduel », la cotation attribuée correspond à l’analyse du
risque qui demeurera malgré la mise en place du plan d’action.
22
GUIDE DES PROCEDURES
1 = MAITRISEE
2 = FAIBLE
3 = MODEREE
4 = MOYEN
5 = FORTE
Les plans d’actions définissent les processus de nature à maitriser les risques au démarrage de la
nouvelle programmation 2014-2020. Un bilan annuel sera fait pour mesurer l’efficacité des processus
mis en place pour maitriser les risques et devrait permettre de réviser à la baisse la cotation actuelle
des risques.
Animation de l’outil
L’animation de l’outil doit être coordonnée avec les travaux menés dans le cadre du contrôle interne
budgétaire et comptable des autorités de gestion déléguées ou des organismes intermédiaires
publics lorsque celui-ci est organisé.
L’analyse de risques sera actualisée chaque année suite à un examen annuel des procédures dans le
cadre du dispositif de contrôle interne comptable. Elle intégrera l’ensemble des observations issues
des constats d’audit et des contrôles de tous niveaux et donnera lieu à des plans d’actions ciblés le
cas échéant en fonction des risques identifiés.
23
GUIDE DES PROCEDURES
Les contrôles de supervision visent à vérifier que les procédures de gestion du FSE par les autorités
de gestion déléguées et les organismes intermédiaires permettent d’assurer la traçabilité et la
régularité de la participation européenne sur les opérations cofinancées tout au long de la piste
d’audit et sur l’ensemble des pans du programme. En cas d’identification d’erreurs, ces contrôles
doivent permettre de corriger et d’éviter leur répétition. Ils poursuivent ainsi un double objectif de
prévention des irrégularités avant déclaration des dépenses à la Commission européenne et de
conseil aux structures en charge de la gestion du FSE.
L’autorité de gestion exerce un contrôle de supervision sur les autorités de gestion déléguées, les
autorités de gestion déléguées exerçant un contrôle de supervision sur les organismes
intermédiaires.
• Des audits de la mise en œuvre des systèmes de gestion et de contrôle pour identifier les
faiblesses pouvant conduire à une rupture de la traçabilité des dépenses et au risque de rejet des
dépenses déclarées. Il s’agit de vérifier sur place la mise en œuvre des procédures prévues par le
DSGC.
• Des contrôles de dossiers pour identifier d’éventuels points faibles et irrégularités, et
permettre leur correction le plus rapidement possible.
Les contrôles de supervision des organismes intermédiaires doivent intervenir avant la fin de la
période de réalisation de la convention de subvention globale ou, au plus tard, avant la déclaration
finale de dépenses dont la date est fixée dans la convention de subvention globale.
24
GUIDE DES PROCEDURES
25
GUIDE DES PROCEDURES
26
GUIDE DES PROCEDURES
Pour chaque échantillon de dossiers choisis sur la base du plan de contrôle, l’autorité de gestion ou
l’autorité de gestion déléguée transmettent la liste des numéros d’opérations contrôlées à
l’organisme intermédiaire ou à l’autorité de gestion déléguée contrôlés au moins 7 jours avant le
début de ce contrôle. Une copie de cette liste es transmise à l’autorité de certification afin qu’elle ne
comptabilise ces dépenses qu’une fois les conclusions du contrôle connues.
Les résultats des contrôles doivent être saisis par les autorités de gestion déléguées dans le module
contrôle Synergie. Lorsque des irrégularités sont détectées, elles doivent être corrigées avant la fin
de l’exercice comptable.
Les contrôles de dossiers doivent dans tous les cas être effectués avant que les dépenses relatives à
ces opérations soient déclarées à la Commission dans un appel de fonds.
27
GUIDE DES PROCEDURES
Si le contrôle de service fait a été comptabilisé par l’autorité de certification, la dépense irrégulière
ne pourra être corrigée que par retrait dans le système d’information. Sauf si la sélection de ce
dossier a été opérée à titre complémentaire dans le cas d’une erreur systémique, il est préconisé de
sélectionner des dossiers non certifiés.
L’autorité de certification peut procéder à l’exclusion du contrôle de service fait des appels de fonds
à titre conservatoire en attendant la saisie de ce retrait. Lorsqu’un organisme intermédiaire est
contrôlé par une l’autorité de gestion déléguée, l’article 10.5 de la convention de subvention globale
permet à l’autorité de gestion de prendre de telles mesures.
Si une erreur systémique (affectant tous les dossiers du même type) a été constatée, l’ensemble de
dossiers potentiellement entaché des mêmes irrégularités peuvent être exclus à titre conservatoire
des appels de fonds en l’attente de la mise en place des mesures correctives.
Lorsque la structure contrôlée ne répond pas de manière satisfaisante au courrier de constats ou que
le contrôle de suites ne permet pas de mettre en évidence une correction, l’article 143 du règlement
n°1303/2013 autorise l’autorité de gestion à appliquer des corrections forfaitaires.
Enfin, la résiliation de la convention de subvention globale, conformément à l’article 11 de la
convention de subvention globale, peut être la conséquence d’une absence totale de correction des
erreurs constatées, si celles-ci sont graves.
Tous les résultats des contrôles (constats et suites) sont saisis dans Synergie (module « Contrôle ») à
disponibilité du module.
La DGEFP pourra faire évoluer les consignes de contrôle de supervision aux autorités de gestion
déléguée en fonction des enseignements tirés du résumé annuel.
Autorité de gestion, autorités de gestion déléguée et organismes intermédiaires devront par ailleurs
faire évoluer leurs systèmes de contrôle interne (notamment les cartographies des risques et les
DSGC) afin de tenir compte des erreurs et risques identifiés lors des contrôles effectués.
Les réunions de réseau seront l’occasion de faire un point sur les résultats des contrôles réalisés, en
mettant en évidence les points de vigilance (domaines dans lesquels des erreurs nombreuses ou
problématiques ont été observées) et en valorisant les bonnes pratiques observées dans les
systèmes de gestion.
La synthèse des différents constats doit enfin permettre de mieux cibler l'offre de formation et les
mesures d’appui nécessaires aux gestionnaires.
28
GUIDE DES PROCEDURES
La gestion des plaintes et réclamations nécessite la mise en place d’un certain nombre de
procédures :
- l’organisation du recueil de l’expression des réclamations
- l’enregistrement, la traçabilité et la réponse apportée au plaignant
- l’exploitation qualitative et quantitative des plaintes et réclamations en vue d'identifier les
plaintes récurrentes qui doivent faire l'objet d’actions correctrices
- la mise en place d'un dispositif de suivi de la démarche de traitement des plaintes et
réclamations.
Une plate-forme de réception des plaintes et réclamations au niveau du site internet officiel du FSE
en France est ouverte à compter du dernier trimestre 2016.
Cette plate-forme est conçue pour être le point d’entrée unique et centralisé de ces démarches.
Cette plate-forme permettra d’assurer la traçabilité et l’enregistrement des plaintes et réclamations.
Celles-ci seront ensuite automatiquement transférées aux autorités de gestion déléguée concernées
et aux organismes intermédiaires en vue de leur traitement par les « référents plaintes » identifiés
dans les services.
Un suivi de la gestion des plaintes sera assuré afin d’inscrire l’action de la DGEFP et de ses autorités
de gestion déléguées dans une démarche d’amélioration du service rendu.
- la loi 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les
administrations qui pose un certain nombre de dispositions relatives à la transparence
administrative, à l’amélioration des procédures administratives et au régime des décisions prises par
les autorités administratives et plus particulièrement des articles 18 à 25 qui concernent les
dispositions relatives au régime des décisions prises par les autorités administratives.
- la loi organique n°2011-333 du 29 mars 2011 relative au Défenseur des droits (qui reprend les
attributions du Médiateur de la République, du Défenseur des enfants, de la Haute autorité de lutte
contre les discriminations (Halde) et de la Commission nationale de déontologie de la sécurité)
constitue également un fondement permettant à tout porteur de projet d’agir dans le cas d’un litige
avec l’administration.
Plus généralement, la DGEFP inscrit son action dans le cadre des engagements de la Charte
Marianne qui prévoit de « faciliter l’accès des usagers dans les services, accueillir de manière
attentive et courtoise, répondre de manière compréhensive et dans un délai annoncé, traiter
systématiquement la réclamation, et recueillir les propositions des usagers pour améliorer la qualité
du service public » et dans le cadre plus général des dispositions relatives aux relations entre les
administrations et le public.
29
GUIDE DES PROCEDURES
L’article 59 du règlement financier (UE) n° 966/2012 confie aux États membres la responsabilité
première dans le cadre de la gestion partagée des risques de fraude.
Outre la mise en place d’un système solide de gestion et de contrôle permettant d’assurer la bonne
gestion financière, d’évaluer et de détecter les risques de fraude, la Commission européenne
préconise de prévenir la fraude au moyen d’un engagement visible de l’Etat membre et d’une
sensibilisation de son environnement tant interne qu’externe, à la lutte contre la fraude.
La DGEFP s’inscrit dans cette démarche et a décidé de mettre en place une série de mesures
antifraudes.
Consciente que la prévention des risques de fraude nécessite également la mise en place d’une
sensibilisation au niveau des agents chargés de la gestion des dossiers FSE/IEJ, la DGEFP a diffusé une
charte éthique couvrant les principales règles déontologiques.
Dans le cadre de sa stratégie antifraude, la DGEFP a mis en place les procédures suivantes :
1- En matière de prévention des risques de fraudes, la DGEFP a assuré le déploiement d’un contrôle
interne au sein de l’autorité de gestion, des autorités de gestion déléguées et des organismes
intermédiaires en élaborant une cartographie des risques spécifiques à la gestion des crédits FSE et
IEJ et en définissant un référentiel de plans d’action palliatifs.
Cette déclaration, a pour objectif d’afficher l’engagement de la DGEFP à lutter contre la fraude.
Cette déclaration qui a été diffusée auprès des autorités de gestion déléguée et des organismes
intermédiaires est publiée sur le site internet du FSE en France.
Cette charte rappelle les principes éthiques à mettre en œuvre dans le cadre des activités de gestion
des fonds européens. Elle s’appuie sur une déclaration d’absence de conflits d’intérêts qui doit être
signée par chaque agent agissant dans le domaine de la gestion des fonds européens.
Le modèle de déclaration d’absence de conflits d’intérêts a été diffusé aux services gestionnaires
(autorités de gestion déléguée et organismes intermédiaires) le 14 avril 2015.
4- Mise en place d’une plateforme en ligne pour la détection et le signalement des risques de fraude
30
GUIDE DES PROCEDURES
La gestion des cas de fraude signalés fera l’objet d’un traitement selon des modalités envisagées sous
la forme d’un « comité antifraude » composé d’agents des différentes missions de la sous-direction
FSE et du contrôle interne et associant le cas échéant d’autres autorités (audit ou autorités
d’enquêtes ou judiciaires).
5- Adhésion à ARACHNE, outil de lutte contre la fraude mis à disposition par la Commission
européenne.
La consultation d’ARACHNE est opérée au cas par cas selon les résultats de l’analyse des risques de
fraude dans le cadre du contrôle interne et à certaines étapes de la piste d’audit en cas de risques
identifiés ou de soupçons.
La consultation d’ARACHNE sera retracée, le cas échéant, selon les étapes de la piste d’audit dans
« Ma démarche FSE ».
6- Identification de « référents antifraude » au sein des services FSE des autorités de gestion
déléguée et organismes intermédiaires.
Ce référent peut cumuler son rôle avec celui de « référent contrôle interne ».
Par ailleurs et afin de lutter contre la fraude, différentes dispositions sont déjà mises en œuvre dans
le cadre de procédures de droit commun existantes :
- en matière de conflit d’intérêt, les lois organique et ordinaire du 11 octobre 2013 relatives à la
transparence de la vie publique prévoient l’obligation et la vérification des déclarations de
patrimoine et d’intérêt dont notamment les titulaires d’emploi à la décision du Gouvernement
nommés en Conseil des ministres et les responsables des principales entreprises publiques ;
- la loi n° 2013-1117 du 6 décembre 2013 relative à la lutte contre la fraude fiscale et la grande
délinquance économique et financière renforce le cadre des procédures antifraudes en permettant
aux associations de lutte contre la corruption de se constituer partie civile dans les dossiers
d’atteintes à la probité. Par ailleurs, elle organise dans son article 35 la protection des lanceurs
d’alerte. Elle prévoit désormais une protection juridique au profit des personnes qui, de bonne foi,
signalent aux autorités judiciaires ou administratives une situation de conflit d’intérêts dans laquelle
elles estiment que se trouve une personne soumise au contrôle de la Haute autorité pour la
transparence de la vie publique. Une protection similaire est organisée, par ce même article 35, au
bénéfice des fonctionnaires.
- en application du nouvel article 40-6 du code de procédure pénale, le lanceur d’alerte sera mis en
relation, à sa demande, avec le Service central de prévention de la corruption (SCPC) lorsque
l’infraction entre dans son champ de compétence ;
- enfin, la loi n°2016-483 du 20 avril 2016 relative à la déontologie et aux droits et obligations des
fonctionnaires prévoit l’obligation d’une déclaration de conflit d’intérêts en fonction, non plus du
grade hiérarchique mais de la sensibilité de la fonction occupée.
31
GUIDE DES PROCEDURES
De manière plus générale, il est rappelé que le code de procédure pénale prévoit également dans son
article 40 que « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de
ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai
au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-
verbaux et actes qui y sont relatifs ».
Les agents affectés à la gestion du FSE qui seraient amenés à dénoncer une infraction sont donc
protégés par toutes ces dispositions.
Loi n°2016-483 du 20 avril 2016 relative à la déontologie et aux droits et obligations des
fonctionnaires ;
Loi n° 2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique ;
Loi organique n°2013-906 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique ;
Loi organique n° 2011-333 du 29 mars 2011 relative au Défenseur des droits, notamment l'article 39
de son titre IV consacré aux dispositions relatives à l'organisation et au fonctionnement du Défenseur
des droits ;
Loi n° 2007-148 du 2 février 2007 de modernisation de la fonction publique ;
Loi n° 93-122 du 29 janvier 1993, relative à la prévention de la corruption et à la transparence de la
vie économique et des procédures publiques [voir en particulier l’article 87 repris dans la loi 2007-
148 dans ses articles 18 et 45-III] ;
Loi n°83-634 du 13 juillet 1984 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
Décret n° 2014-90 du 31 janvier 2014 portant application de l'article 2 de la loi n° 2013-907 du 11
octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique ;
Décret n° 2011-905 du 29 juillet 2011 modifié relatif à l'organisation et au fonctionnement des
services du Défenseur des droits ;
Décret n° 2010-1079 du 13 septembre 2010 modifiant le décret n° 2007-611 du 26 avril 2007 relatif à
l'exercice d'activités privées par des fonctionnaires ou agents non titulaires ayant cessé
temporairement ou définitivement leurs fonctions et à la commission de déontologie ;
Décret n°2007-658 du 2 mai 2007 relatif au cumul d'activités des fonctionnaires, des agents non
titulaires de droit public et des ouvriers des établissements industriels de l'Etat (chapitres 1 et 2) ;
Décret n° 2007-611 du 26 avril 2007 relatif à l'exercice d'activités privées par des fonctionnaires ou
agents non titulaires ayant cessé temporairement ou définitivement leurs fonctions et à la
commission de déontologie [voir en particulier le Titre III : dispositions relatives à la Commission de
déontologie] ;
Décision 2013-431 du 31 décembre 2013 portant adoption du code de déontologie du défenseur des
droits ;
Circulaire fonction publique du 11 mars 2008 relative aux cumuls d’activités ;
32
GUIDE DES PROCEDURES
Circulaire Fonction publique du 31 octobre 2007 portant application de la loi n° 93-122 du 29 janvier
1993 modifiée relative à la prévention de la corruption et à la transparence de la vie économique et
des procédures publiques, définissant les modalités de contrôle de déontologie applicables aux
agents publics.
33
GUIDE DES PROCEDURES
Pour la programmation 2014-2020, un plan de communication concernant le FSE définit les actions
envisagées au niveau national et leurs déclinaisons dans les régions. Ses orientations stratégiques
correspondent aux recommandations de la Commission européenne :
• assurer la transparence quant à l’intervention des fonds,
• mettre en valeur le rôle de l’Union européenne,
• faire la promotion du concours de l’UE.
Ce plan est complété par une démarche de communication sur l’intervention des FESI (commune au
FSE, FEDER, FEADER et FEAMP) à direction du grand public en France.
La communication sur le FSE se déploie au niveau national et au niveau régional.
Au plan national, elle est mise en œuvre par la DGEFP. La DGEFP a pour rôle :
• d’élaborer la stratégie de communication du programme et la présenter au Comité national
de suivi ;
• de décliner le plan de communication pluri-fonds pour le FSE en mettant en œuvre un plan
de communication au niveau national ;
• de mettre en place et animer un réseau de communicants issus de chacune des régions ;
• de suivre l’évaluation de la communication en relation avec le comité de l’évaluation.
Au niveau régional, les DI(R)ECCTE, les SGAR et l’ensemble des gestionnaires et des bénéficiaires du
FSE ont en charge la réalisation des actions de communication au titre du FSE.
34
GUIDE DES PROCEDURES
Le suivi des participants est désormais partie intégrante de la vie du dossier, de la demande de
subvention au contrôle de service fait. Faute de renseignement de l’ensemble des informations, les
participants ne pourront être comptabilisés. Sont particulièrement concernées par cette règle les
informations relatives à l’âge, au sexe, à la situation sur le marché du travail à l’entrée, au niveau
d’éducation à l’entrée, à la situation du ménage du participant à l’entrée, et à la situation sur le
marché du travail à la sortie, aux résultats à la date de sortie.
Afin de s’approprier l’outil, les bénéficiaires peuvent s’appuyer sur des tutoriels en ligne et sur des
guides disponibles au niveau de l’application Ma démarche FSE dans la rubrique « aide ».
Dès le début du mois de décembre 2014, le module de suivi a été intégré au système d’information
« Ma démarche FSE » pour permettre la saisie des informations relatives aux indicateurs directement
dans le système d’information, dès la recevabilité des opérations. S’agissant des données participant,
les bénéficiaires ont la possibilité soit de les saisir directement dans « Ma démarche FSE », soit
d’importer ces données dans « Ma démarche FSE » au moyen d’un fichier Excel fourni par
l’application. Pour faciliter le recueil des informations à saisir dans « Ma démarche FSE », la DGEFP a
élaboré un questionnaire s’adressant directement aux participants que les bénéficiaires peuvent
choisir d’utiliser.
Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée par la loi du 6 août
2004, le participant bénéficie d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui le
concernent, qu’il peut exercer en s’adressant à la DGEFP.
Les données ainsi collectées permettent à « Ma démarche FSE » de calculer les indicateurs de
réalisation et de résultats immédiats en respectant les prescriptions de la Commission européenne
en la matière (contrôles de cohérence, contrôle des doublons et tests de validation).
Par ailleurs, il est bien prévu que les indicateurs soient classés par priorité d’investissement et
catégorie de région, et par genre pour tous les indicateurs participants.
Les indicateurs de résultats à 6 mois sont collectés par voie d’enquêtes annuelles sur échantillons
représentatifs de sortants.
La DGEFP élabore une analyse de la mise en œuvre du PON au cours de l’année écoulée à partir de
ces données. A cette fin, les autorités de gestion déléguée doivent lui fournir les éléments de nature
à l’éclairer sur les données réalisées sur les indicateurs, les faits marquants de la mise en œuvre du
PON FSE, les difficultés rencontrées et les mesures prises pour y remédier.
35
GUIDE DES PROCEDURES
Le résumé annuel prendra en compte l’ensemble des données figurant dans la Guidance précitée et à
l’article 59 du règlement financier n°966/2012.
Elle s’appuiera sur le SI pour vérifier que l’ensemble des irrégularités constatées à tous les niveaux de
contrôle ont été corrigées et ont fait l’objet, le cas échéant d’un signalement à l’Office de lutte anti –
fraude (OLAF).
36
GUIDE DES PROCEDURES
MADP prépare par ailleurs le dialogue de gestion avec les services déconcentrés (préfets de région et
DIRECCTE), autorités de gestion déléguée du programme, et représente la DGEFP dans les comités
régionaux de suivi.
37
GUIDE DES PROCEDURES
38
GUIDE DES PROCEDURES
Quelles sont les obligations et implications qui en découlent pour chaque acteur partie
prenante de la mise en œuvre du FSE ?
La mise en œuvre des programmes cofinancés par le FSE implique la mobilisation d’un système
impliquant de nombreux acteurs:
- le Conseil de l’Union (Etats membres) et le Parlement européen qui ont adopté et suivent
l’application des stratégies européennes (Cadre stratégique commun et stratégie UE 2020,
Initiative pour l’emploi des jeunes, …),
- la Commission européenne qui veille à l’application des traités et des règlements de la
nouvelle programmation,
- l’Etat membre qui s’est engagé à concrétiser l’Accord de Partenariat 2014-2020,
- et enfin les autorités de gestion et leurs partenaires opérationnels dont les principales
missions sont rappelées ci-dessous.
1
Le PO national IEJ ne contient pas de cadre de performance. Toutefois, les valeurs atteintes par les indicateurs seront examinées de façon
régulière.
39
GUIDE DES PROCEDURES
2) Les bénéficiaires
Compte tenu de la finesse de l’information, les bénéficiaires jouent un rôle central dans la collecte
d’une information de qualité et utile pour le pilotage du programme. Cette remontée d’information
permet de disposer en continu de données relatives aux réalisations et résultats des opérations qu’ils
mettent en œuvre, et ainsi d’ajuster si besoin le ciblage des participants et les stratégies
d’accompagnement. Enfin le bénéficiaires fournissent des éléments essentiels dans la réalisation de
travaux d’évaluations sur la mise en œuvre et la performance des programmes.
Axe prioritaire 1 : Accompagner vers l’emploi les demandeurs d’emploi et les inactifs, soutenir
les mobilités professionnelles et développer l’entrepreneuriat
Source : PO FSE national emploi-inclusion adopté le 10 octobre 2014, Version SFC 2014, page 29
Source : PO FSE national emploi-inclusion adopté le 10 octobre 2014, V SFC 2014, page 76
40
GUIDE DES PROCEDURES
Source : PO FSE national emploi-inclusion adopté le 10 octobre 2014, SFC 2014, page 86
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GUIDE DES PROCEDURES
L’évaluation du Fonds social européen est un exercice encadré par la réglementation européenne :
les dispositions de l’article 56 du règlement général (UE) n°1303/2013 prévoient que « les États
membres se dotent des moyens nécessaires pour effectuer les évaluations et veillent à ce qu’il existe
des procédures de production et de collecte des données nécessaires aux évaluations, y compris des
données relatives aux indicateurs communs et, le cas échéant, aux indicateurs spécifiques des
programmes. »
Enfin, aux termes de l’article 125 du même règlement, « l’autorité de gestion […] établit un système
d’enregistrement et de stockage sous forme informatisée des données relatives à chaque opération,
nécessaires au suivi, à l’évaluation, à la gestion financière, aux vérifications et aux audits, y compris,
le cas échéant, les données sur les différents participants aux opérations ». L’évaluation et le suivi
doivent, comme les autres éléments de la piste d’audit, reposer sur un système d’information. Celui-
ci doit notamment conserver les données relatives aux indicateurs, ventilés par genre lorsque les
annexes I et II du règlement (UE) n°1304/2013 relatif au FSE l’exigent. La DGEFP a choisi d’utiliser
l’outil « Ma démarche FSE » en y intégrant toutes les obligations de la programmation 2014-2020.
Le suivi et l’évaluation sont identifiés comme deux points majeurs des programmes 2014-2020.
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GUIDE DES PROCEDURES
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GUIDE DES PROCEDURES
Est une entité : une organisation, c’est à dire un groupe poursuivant un objectif commun. Les
entités peuvent mettre en œuvre des projets (bénéficiaires), ou recevoir le soutien d’un projet.
Comme pour les participants, elles doivent être comptées uniquement quand elles bénéficient d’un
soutien direct du FSE (dépense ou action en lien avec l’objectif spécifique). Exemples d’entités :
entreprises, fournisseurs de services publics, universités et instituts de recherche, associations,
partenaires sociaux, etc.
Les données relatives aux entités sont également collectées au début de l’intervention, sauf les
indicateurs spécifiques au programme et l’indicateur relatif au nombre d’entreprises soutenues, qui
ne peuvent être connus qu’à la fin de l’opération. Il est précisé qu’une PME agissant en tant que
porteur de projet (bénéficiaire) ne peut se compter comme une entreprise soutenue par le FSE au
sens de l’indicateur précité (il en est de même des prestataires et sous-traitants des porteurs de
projets).
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GUIDE DES PROCEDURES
TOUT RETARD PROLONGE DANS LA SAISIE EST SUSCEPTIBLE DE FRAGILISER LA QUALITE ET LA FIABILITE DES DONNEES.
Il expose les gestionnaires des programmes à des risques de suspension des paiements par la
Commission européenne. Il prive en outre les gestionnaires, l’autorité de gestion et le partenariat d’une
vision correcte de la réalité de la mise en œuvre des opérations et du programme, ce qui dégrade la
qualité du pilotage par les résultats.
45
GUIDE DES PROCEDURES
de système de ressaisie des participants d’une tranche annuelle d’exécution sur l’autre
comme pour la précédente programmation. Le système de suivi n’enregistre plus désormais
que des flux de participants (entrants, sortants, sortants depuis 6 mois), en continu, et non
plus un stock annuel de participants à l’échelle de chaque opération.
• La date d’entrée est la date effective (et non prévisionnelle) d’entrée dans une opération
cofinancée, même si l’intervention a commencé avant le soutien du FSE.
• La date de sortie est la date réelle (et non prévisionnelle) de sortie de l’opération cofinancée,
même si l’intervention continue au-delà du soutien du FSE.
• Un participant qui entre dans un parcours constitué d’une seule opération est compté une
seule fois à son entrée dans le parcours. Si le parcours se compose de plusieurs opérations
(ex : PLIE), il est compté et suivi pour chaque opération du parcours. Si le parcours n’est pas
fini, l’orientation vers une autre opération qui constitue une étape du parcours ne vaut pas
sortie du parcours dans le cadre de la première opération.
46
GUIDE DES PROCEDURES
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GUIDE DES PROCEDURES
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GUIDE DES PROCEDURES
49
GUIDE DES PROCEDURES
A renseigner par
le porteur de projet à la l’autorité de gestion 6
Type de données le porteur de projet à
sortie immédiate de mois après la sortie de
l’entrée de l’opération
l’opération l’opération
• Date d’entrée dans • Date de sortie
l’opération • Achèvement de l’opération
• Identifiant du participant • Motif de rupture
Données
(calculé)
d’identification
• Identifiant de l’opération
• Nom, Prénom
• Coordonnées
Données • Sexe • Situation sur le marché du
personnelles, • Age travail
obligatoires pour • Situation sur le marché du • Résultats immédiats à la
tous les travail sortie de l’opération
participants et • Niveau de diplôme
transmises en • Situation du ménage
continu
• Handicap
Données à
• Minima sociaux
traitement
particulier et • Personne d’origine
transmises en étrangère
continu • Migrant
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GUIDE DES PROCEDURES
Indicateurs FSE
Indicateurs de réalisation
Participants
Fréquence
Rubrique Nom de l’indicateur Population Représentativité
du suivi
Chômeur, y compris chômeur de longue durée annuelle Tous les participants
Chômeur de longue durée annuelle Tous les participants
Statut sur le
Inactif annuelle Tous les participants
marché du travail
Inactif, ni en emploi ni en formation annuelle Tous les participants
En emploi, yc indépendant Annuelle Tous les participants
Moins de 25 ans annuelle Tous les participants
Plus de 54 ans annuelle Tous les participants
Age
Participant de plus de 54 ans au chômage, y
compris de longue durée, inactif, ni en formation, ni annuelle Tous les participants
en éducation
Education primaire (ISCED 1) ou secondaire (ISCED
annuelle Tous les participants
2)*
Niveau
Enseignement secondaire supérieur (ISCED 3) ou
d’éducation annuelle Tous les participants
post-secondaire (ISCED 4)*
Enseignement supérieur (ISCED 5 à 8)* annuelle Tous les participants
Personnes vivant dans un ménage où personne
annuelle Tous les participants
n’est en emploi
Personnes vivant dans un ménage où personne
annuelle Tous les participants
n’est en emploi avec des enfants à charge
Personnes vivant dans un ménage monoparental
annuelle Tous les participants
avec des enfants à charge
Migrants, personnes d’origine étrangère, minorités (y
compris les communautés marginalisées, comme annuelle Tous les participants
les Roms)
51
GUIDE DES PROCEDURES
Entités
Fréquence
Nom de l’indicateur Qui suivre ?
du suivi
Nombre de projets mis en œuvre par une ONG ou les partenaires
annuelle Tous les projets
sociaux
Nombre de projets concernant la participation durable et les
annuelle Tous les projets
progrès des femmes dans l’emploi
Nombre de projets ciblés sur les administrations ou les services
annuelle Tous les projets
publics au niveau national, régional ou local
Nombre de micro, petites et moyennes entreprises soutenues, y
annuelle Toutes les entreprises qui reçoivent une aide directe
compris les entreprises de l’économie sociale et solidaire
Indicateurs de résultat
Indicateurs de résultat immédiats
Fréquence
Nom de l’indicateur Qui suivre ?
du suivi
Participant inactif engagé dans une recherche d’emploi annuelle Inactifs
Personne suivant des études ou une formation au terme de sa Tous les participants, sauf ceux qui étaient en
annuelle
participation éducation ou en formation à l’entrée dans l’action
Personne obtenant une qualification au terme de sa participation annuelle Tous les participants
- chômeurs
Participant en emploi, y compris emploi indépendant annuelle
- inactifs
Les participants défavorisés dont la situation à l’entrée
a été modifiée suite à l’intervention
Personne défavorisée engagée dans une recherche d’emploi, Les participants défavorisés: Cf. supra.
annuelle
obtenant une qualification, ou en emploi, yc indépendant En 2017
- personne sans domicile ou à risque d’exclusion*
- personne vivant en zone rurale*
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GUIDE DES PROCEDURES
Echantillon représentatif
- Personnes vivant dans un ménage monoparental
avec des enfants à charge 1) tous les défavorisés
- migrants, personnes d’origine étrangère, minorité 2a) chômeur
Personne défavorisée en emploi, yc (y compris les communautés marginalisées, comme 2b) inactive
indépendant, 6 mois après la fin sa 2019 et 2025 les Roms)** 3) genre
participation - participants handicapés 4) âge
- autres personnes défavorisées 5) niveau d’éducation
En 2019 6) situation du foyer
- personne sans domicile ou à risque d’exclusion
- personne vivant en zone rurale
Indicateurs IEJ
53
GUIDE DES PROCEDURES
La demande de subvention globale est saisie dans l’application « Ma démarche FSE » et fait l’objet
d’une instruction de la part de l’autorité de gestion (déléguée) compétente pour la traiter. Le modèle
de rapport d’instruction de la demande de subvention globale n’est pas intégralement dématérialisé.
Il s’agit d’un modèle qui une fois rempli par le service instructeur est téléchargé dans « Ma démarche
FSE » pour assurer la traçabilité de tous les éléments du dossier.
Certaines conditions d’éligibilité ont été posées pour l’octroi d’une subvention globale notamment :
-la correspondance avec les domaines de compétence de l’organisme intermédiaire ;
-la solvabilité financière et administrative de l’organisme intermédiaire pour être notamment en
capacité de faire l’avance des crédits FSE (les avances ayant été destinées en priorité aux organismes
intermédiaires privés compte tenu du montant limité du préfinancement européen sur la
programmation 2014-2020) et d’assumer les corrections financières relevant de la subvention
globale ;
- pour le volet territorial, l’exclusion des organismes qui ne redistribuent pas les crédits FSE octroyés
dans le cadre de la subvention globale.
Les demandes de subvention globale ont fait l’objet d’une instruction sur la base d’un rapport type
non dématérialisé.
Le modèle de rapport d’instruction de la demande de subvention globale, a pour objectif d’examiner
notamment les points suivants :
- l’éligibilité temporelle des dispositifs pour lesquels l’organisme intermédiaire soumet une
demande de financement ;
- la solvabilité financière de l'organisme candidat ;
- la capacité juridique et administrative de l'organisme candidat (notamment moyens humains
et séparation fonctionnelle) ;
- l’analyse des dispositifs ;
- les modalités de gestion de la subvention globale (opérations internes / redistribution) ;
- l’analyse du plan de financement global.
54
GUIDE DES PROCEDURES
Les organismes intermédiaires conventionnés sont soumis aux mêmes obligations de gestion des
dossiers d’opérations que les autorités de gestion déléguées, à savoir :
- le lancement des appels à projet ;
- la réception des dossiers ;
- l’instruction des dossiers ;
- la sélection et la notification aux bénéficiaires de ses résultats (acceptation, ajournement ou
rejet) ;
- l’établissement et la signature des actes attributifs des aides ;
- le contrôle du recueil des données relatives aux indicateurs du PO ;
- le contrôle de service fait et les visites sur place ;
- le paiement des aides aux bénéficiaires ;
- le classement et l’archivage des dossiers ;
Les organismes intermédiaires sont également tenus d’assurer des tâches de suivi et de pilotage
général de la subvention globale telles que définies dans la convention de subvention globale et
notamment:
- la programmation, suivi financier et déclaration de dépenses de la subvention globale
- les obligations d’information et de communication liées à la participation FSE
- le pilotage qualitatif et quantitatif des dispositifs cofinancés et le renseignement des
indicateurs
- le déploiement d’un dispositif de contrôle interne.
Un dialogue de gestion annuel est mis en place entre les autorités de gestion déléguées et chacun
des organismes intermédiaires afin de suivre l'exécution de la subvention globale et de repérer les
difficultés de toute nature rencontrées.
Les organismes intermédiaires sont tenus de recourir à « Ma démarche FSE » pour la gestion des
opérations relevant de la subvention globale pour les étapes de la piste d’audit gérées par ce
système d’information.
L’ensemble des services gestionnaires (autorité de gestion en titre, autorités de gestion déléguées et
organismes intermédiaires) peuvent recourir à des prestataires pour la sous-traitance de leurs actes
de gestion (rapport d’instruction, contrôle de service fait, etc.) conformément aux règles de mise en
concurrence qui leur sont applicables.
Les services FSE des autorités de gestion et des organismes intermédiaires restent juridiquement
responsables des tâches externalisées.
Les dépenses des organismes intermédiaires sont remboursées par l’autorité de gestion déléguée sur
la base d’un certificat de dépenses reprenant la participation européenne déclarée dans les rapports
de contrôle de service fait réalisés par l’organisme intermédiaire et validés par l’autorité de
certification, nette du FSE retiré suite aux différents contrôles. Le paiement du solde de la subvention
globale est conditionné à la production d’un certificat final de dépenses comprenant la participation
européenne certifiée nette des retraits dans le respect du montant et du taux d’intervention du FSE
fixé dans le plan de financement de la subvention globale. Le montant du solde final remboursé à
l’organisme intermédiaire est net des avances et acomptes déjà versés et conditionné à la production
55
GUIDE DES PROCEDURES
des éléments permettant à l’autorité de gestion d’établir le dernier rapport de mise en œuvre et le
dernier résumé annuel des contrôles couvrant la période de réalisation de la subvention globale.
Les organismes intermédiaires candidats à une subvention globale ont été autorisés à lancer leurs
appels à projets dès lors que leur demande de subvention globale avait été déposée auprès de
l’autorité de gestion compétente.
Les dépenses sont éligibles à compter du 1er janvier 2014. Par ailleurs, conformément à l'article 65,
paragraphe 6 du règlement (UE) n°1303/2013, une opération ne peut bénéficier d’un soutien du FSE
que si le dossier de demande de financement a été déposé avant la fin de réalisation de l'action (hors
application du règlement général d’exemption par catégorie (RGEC) pour lequel la règle de
l’incitativité de l’aide s’applique ; pour mémoire, une aide est réputée avoir un effet incitatif si le
bénéficiaire a présenté une demande d'aide écrite à l’organisme qui octroie l’aide avant le début des
travaux liés au projet ou à l'activité en question). La date de programmation n'est, à cet égard, pas
déterminante.
Ainsi, hors champ d’application du RGEC, les projets sont éligibles si les deux conditions suivantes
sont remplies :
- ces projets ne sont pas achevés à la date du dépôt de la demande de financement ;
- ces projets ne comprennent pas de dépenses engagées avant le 1er janvier 2014
S’agissant d’un organisme intermédiaire, une autre condition s’ajoute : pour être éligibles, les projets
cofinancés par l’organisme intermédiaire ne doivent pas être achevés à la date de dépôt de la
demande de subvention globale (papier ou dématérialisée) présentée par l’organisme intermédiaire.
56
GUIDE DES PROCEDURES
Un appel à projet peut couvrir l’ensemble du programme concerné (PON FSE, PO IEJ), certaines
priorités d’investissement ou objectifs spécifiques, des dispositifs ou des thématiques particuliers. Un
appel à projets peut être permanent ou ponctuel.
Les appels à projets doivent être conformes aux dispositions du programme opérationnel auquel ils
se rattachent. Les critères spécifiques d’éligibilité doivent être définis sans ambigüité. En particulier,
il convient de proscrire les définitions de publics non clairement définis (ex : appel à projets à
destination notamment des demandeurs d’emploi ou visant en priorité les publics d’une zone
géographique spécifique…) qui sont source d’irrégularités potentielles.
L’appel à projet peut également définir un mode de financement des projets prévoyant par exemple
l’utilisation d’une option de coût simplifié spécifique.
- la date de lancement,
- la date de limite de dépôt des candidatures,
- le nom du service gestionnaire,
- la priorité d’investissement ou objectif spécifique concerné et éventuellement les types
d’opérations susceptibles d’être ciblées par l’appel à projets,
- un diagnostic élaboré en consultation avec les services métiers pour les appels à projets
thématiques,
- la charte graphique UE (cf. rubrique relatives aux obligations européennes de publicité),
- la mention « toute demande de subvention s’effectue via le lien https://ma-demarche-
fse.fr/si_fse/servlet/login.html »
57
GUIDE DES PROCEDURES
58
GUIDE DES PROCEDURES
Le projet ne doit pas être achevé à la date de dépôt de la demande de financement. En effet, l’article
65-6 du règlement (UE) 1303/2013 prévoit qu’« une opération n'est pas retenue pour bénéficier du
soutien des Fonds ESI si elle a été matériellement achevée ou totalement mise en œuvre avant que la
demande de financement au titre du programme ne soit soumise par le bénéficiaire à l'autorité de
gestion, que tous les paiements s'y rapportant aient ou non été effectués par le bénéficiaire. »
Par ailleurs, la durée totale de réalisation du projet en mode subvention ne peut excéder 36 mois.
Le principe d’incitativité doit être respecté pour les projets relevant du règlement général
d’exemption par catégories (RGEC) (cf. rapport d’instruction).
Le règlement général d’exemption par catégories (UE) n°651/2014 (ou (UE) n°800/2008 pour les
opérations réalisées avant le 31 décembre 2014) couvre de nombreuses catégories d’aides.
Pour les opérations pluriannuelles démarrant au 1er janvier 2014 et opérations réalisées après
l’adoption des nouveaux régimes exemptés (à compter du 1 er janvier 2015) :
• le régime SA.40207 pour les formations organisées par les entreprises à destination de leurs
salariés ;
• le régime SA.40453 pour les services de conseil en faveur des PME.
Si un projet concerne une action de formation ou une action d’aide au conseil en faveur des PME, le
porteur sélectionne l’une ou l’autre de ces rubriques dans l’onglet « Aides d’Etat ». Le porteur est
alors orienté vers un plan de financement limité. En effet, ces régimes exemptés définissent chacun
une liste de coûts admissibles.
En outre, l’impossibilité d’appliquer un taux forfaitaire pour une partie de ces coûts justifie que le
plan de financement proposé au porteur ne soit pas le même que dans les cas où le projet ne relève
pas d’un régime exempté (cf. notice « Aides d’Etat »).
59
GUIDE DES PROCEDURES
A ce stade, il est demandé au porteur de projet de préciser la structure de son plan de financement.
En fonction des catégories de dépenses présentées dans le plan de financement, certaines options de
forfaitisation seront possibles.
Le porteur de projet doit présenter toutes ses dépenses directes au réel, même si le recours à un
taux forfaitaire est prévu.
Dans le cadre du rapport d’instruction, le gestionnaire devra en effet vérifier la pertinence du taux
forfaitaire choisi par le porteur de projet. Cette règle répond aux principes d’économie, d’efficience
et d’efficacité énoncés à l’article 30 du règlement financier (UE) n°966/2012 pour respecter le
principe de bonne et saine gestion financière.
Pour la programmation 2014-2020, il est possible de calculer les montants de certaines catégories de
dépenses en appliquant un taux forfaitaire à une ou plusieurs catégories de dépenses définies.
Les options de coûts simplifiés sont obligatoires pour les opérations dont le soutien public est
inférieur à 50 000 € (article 67§4 du règlement (UE) n°1303/2013 et note d’orientation sur les
options de coûts simplifiés). En sont exonérées les opérations mises en œuvre exclusivement par
voie de prestations. Ce seuil est analysé à titre prévisionnel. Une variation à la hausse ou à la baisse
en cours d’exécution ne remet pas en cause les modalités de calcul des dépenses de l’opération.
Trois taux forfaitaires issus des règlements européens sont accessibles dans « Ma démarche FSE » :
Le résultat de ce calcul permet de déterminer le montant du forfait destiné à couvrir les dépenses
indirectes d’un projet. A ce montant peuvent s’ajouter les autres coûts directs de l’opération.
Tous les porteurs de projets peuvent choisir le taux forfaitaire de 15% dès lors que leur projet génère
des dépenses indirectes et qu’ils présentent des dépenses directes de personnel dans leur plan de
financement.
L’arrêté du 1er avril 2016 relatif à la forfaitisation des dépenses indirectes des opérations recevant
une participation du Fonds social européen et de l’Initiative pour l’emploi des jeunes au titre des
programmes opérationnels nationaux ou régionaux mobilisant des crédits FSE reconduit le taux
existant pour la programmation 2007-2013 pour la programmation 2014-2020 dans les mêmes
60
GUIDE DES PROCEDURES
conditions. Ce forfait permet de déterminer un montant de dépenses indirectes calculé sur l’assiette
des dépenses directes de l’opération hors dépenses directes de prestations.
Le taux forfaitaire de 20% n’est utilisable que pour les opérations dont le montant du coût total est
inférieur ou égal à 500 000 € par année civile.
Outre les opérations d'un coût supérieur à 500 000 euros, sont exclues du régime de forfaitisation de
20%, les opérations:
- ne générant par construction aucune dépense indirecte ;
- se confondant avec l'activité de la structure, pour la période considérée ;
- portées par l'Association pour la formation professionnelle des adultes ;
- portées par les missions locales et les permanences d'accueil d'information et d'orientation ;
- portées par les organismes paritaires collecteurs agréés ;
- des DOM dans la mesure où ils n’étaient pas couverts par l’étude de la DGEFP sur la base de
laquelle la Commission européenne a validé la forfaitisation.
61
GUIDE DES PROCEDURES
- Recettes
Les recettes générées par le projet sont déduites du coût total éligible de l’opération conformément
à l’article 65-8 du règlement (UE) 1303/2013, à l’exception notamment :
- des opérations soumises aux règles en matière d’aides d’Etat,
- aux opérations pour lesquelles le total des dépenses éligibles n’excède pas 50 000€.
- Ressources
Seules les ressources affectées à la réalisation d’un projet sont déclarées dans le plan de financement
de l’opération. Celles-ci doivent couvrir le même périmètre physique et temporel que le projet pour
lequel le cofinancement européen est sollicité. Si les subventions couvrent un périmètre financier
plus large que ce dernier, le cofinanceur national identifie dans son attestation d’engagement le
montant affecté à l’opération, à défaut le porteur de projet indique le mode de calcul retenu pour la
détermination du montant de la ressource affectée au projet, mode de calcul basé sur une clé
physique (exemple : nombre de participants éligibles sur nombre de participants accueillis au global
par la structure) hormis le cas de périmètres temporels clairement identifiables.
- Plan de financement :
Le budget prévisionnel doit être équilibré en dépenses et en ressources, cela implique que :
• le montant total des dépenses prévisionnelles, après déduction éventuelle des recettes
prévisionnelles, est égal au montant des ressources prévisionnelles.
• les dépenses de tiers doivent obligatoirement être compensées en ressources par des
contributions de tiers. Ces dépenses font l’objet d’un décaissement.
• les dépenses en nature (valorisation d’apports à titre gratuit de biens ou services à la
réalisation du projet) doivent obligatoirement être compensées en ressources par des «contributions
en nature» du même montant.
Un dossier est considéré complet lorsque l’ensemble des pièces du dossier sont présentes au
moment du dépôt de la demande de financement.
Lors du dépôt d’une demande dans « Ma démarche FSE », un accusé de réception est généré pour le
bénéficiaire attestant de la complétude du dossier et de sa transmission au service gestionnaire.
Le gestionnaire doit ensuite vérifier la recevabilité de la demande, c’est-à-dire s’assurer que les
documents joints correspondent à leur définition.
Si un ou plusieurs documents ne sont pas recevables, une demande de complément est envoyée au
porteur de projet sous la forme d’un courrier électronique via « Ma démarche FSE ».
A compter de la déclaration de recevabilité, la saisie des informations relatives aux participants dans
« Ma démarche FSE » est possible. Il convient que le gestionnaire en informe le bénéficiaire.
62
GUIDE DES PROCEDURES
L’instruction est une étape essentielle de la piste d’audit car une instruction de qualité limite le
risque de constater des irrégularités lors du contrôle de service fait (CSF). A ce stade, l’instructeur
doit s’assurer que l’ensemble des conditions sont réunies pour une justification conforme des
dépenses et des ressources du projet et des conditions de sa réalisation.
L’annexe technique et financière de la convention sera établie sur la base de la dernière version de la
demande validée par le service gestionnaire à l’issue de l’instruction.
L’analyse est faite dans le rapport d’instruction de « Ma démarche FSE » et aboutit à un avis
favorable ou défavorable. Le rapport d’instruction est signé par le gestionnaire et le chef de service
(personne ayant capacité à engager le service ou autorité hiérarchique du gestionnaire) avant le
passage en comité de programmation. Le chef de service doit obligatoirement valider les rapports
d’instruction réalisés par les gestionnaires de son équipe.
1. Eligibilité du projet
L’instructeur examine l’éligibilité du projet dans sa globalité et vérifie les points suivants :
a) Eligibilité temporelle
Toute action se caractérise par un périmètre physique et temporel. Ces périmètres font
obligatoirement l’objet d’une vérification par le service gestionnaire.
La période de réalisation du projet doit être couverte par le programme opérationnel et l’appel à
projets.
Une dépense est éligible si elle est acquittée par le porteur de projet entre le 1er janvier 2014 et le
31 décembre 2023 pour le PON FSE.
S’agissant du PO IEJ, les dépenses doivent avoir été acquittées entre le 1er janvier 2014 et le
31 décembre 2018.
Comme indiqué supra, la demande de financement doit être déposée avant la fin de réalisation de
l’action conformément aux dispositions de l’article 65 §6 du règlement UE 1303/2013.
2
Les demandes abandonnées par les porteurs de projet sont dispensées d’une présentation en comité de
programmation.
63
GUIDE DES PROCEDURES
De surcroît, pour les projets qui relèvent d’un régime exempté, l’effet incitatif de l’aide doit
également être respecté conformément à l’article 6 du règlement général d’exemption par catégorie
n°651/2014 du 17 juin 2014.
En effet, pour être régulières, les aides accordées dans le cadre des régimes exemptés doivent avoir
un effet incitatif. Pour une PME, une aide est réputée avoir un effet incitatif si le bénéficiaire a
présenté une demande d’aide écrite aux pouvoirs publics qui octroient l’aide (FSE ou autre aide
publique) avant le début de la réalisation du projet en question. Le gestionnaire doit ainsi vérifier que
l’opération n’était pas commencée avant le dépôt de la demande de financement FSE ou à défaut
qu’une demande d’aide a été faite auprès d’un autre financeur public pour ce projet.
Si ces conditions ne sont pas remplies, l’aide demandée est irrégulière et le projet ne peut être
cofinancé. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire d’instruire la totalité du projet, un avis motivé
défavorable doit être rendu.
Par ailleurs, hors le cas des régimes exemptés, si la programmation d’opérations closes ne remet pas
en cause l’éligibilité des opérations, celle-ci relève toutefois d’une mauvaise pratique en dehors de la
phase de lancement de la programmation. Il est fortement recommandé de programmer les
opérations avant la fin de la période de réalisation afin d’éviter les conventionnements rétroactifs, de
permettre la réalisation de visites sur place et de mettre le bénéficiaire en capacité de respecter ses
obligations.
b) Eligibilité géographique
Le service instructeur doit s’assurer que la réalisation du projet est prévue sur un territoire
respectant les critères d’éligibilité géographique définis dans les programmes opérationnels et dans
les appels à projets, le cas échéant.
Un appel à projets peut permettre qu’une partie ou la totalité de l’action soit réalisée en dehors de
France métropolitaine mais au sein de l’Union européenne. Dans ce cas, il convient de vérifier que
l’action présente un impact vérifiable sur la zone couverte par le programme. Cela signifie que les
réalisations et retombées du projet décrites par le porteur doivent effectivement bénéficier à une ou
des régions de France métropolitaine, que les actions mises en œuvre s’inscrivent dans un projet
global cohérent et qu’il est possible de mesurer les effets sur les publics ciblés.
Pour le PO IEJ : seules les actions à destination des jeunes dits « NEET »3 résidant dans les zones
géographiques éligibles peuvent être soutenus. Le contrôle porte sur le lieu de résidence des
participants à l’entrée dans l’action pour vérifier qu’ils relèvent des zones géographiques couvertes
par le programme.
3
NEET signifie “Ni en emploi, ni en études ni en formation ». Les jeunes NEET éligibles aux actions du PO IEJ répondent aux caractéristiques
suivantes :
- sont âgés de moins de 26 ans au moment de l’entrée dans un dispositif/une action/un programme cofinancé ;
- ne sont pas en emploi, c'est-à-dire répondent aux conditions des demandeurs d’emploi de catégorie A (préciser) sans qu’il soit
nécessaire d’être inscrit à Pôle Emploi ;
- ne sont donc pas inscrit pas dans un établissement d’enseignement secondaire ou universitaire, ou sont repérés comme
décrocheurs par l’éducation nationale ;
- ne sont pas en formation : ne suivent aucune formation au moment de la prise en charge.
64
GUIDE DES PROCEDURES
Si le projet n’est pas positionné sur le PO adéquat, le porteur de projet devra redéposer une nouvelle
demande sur le PO idoine. La date de la demande initiale est prise en compte pour la vérification de
l’éligibilité temporelle évoquée supra.
Le gestionnaire doit également vérifier que le projet est bien positionné au regard de l’appel à
projets, de l’axe, de l’objectif thématique, de la priorité d’investissement ou de l’objectif spécifique,
et si tel n’est pas le cas, il lui appartient de le repositionner dans le cadre de l’instruction. Il a
également la possibilité de réaffecter le dossier vers un autre service gestionnaire des PO nationaux
en cas d’erreur. Il peut si nécessaire informer le porteur de projet que sa demande relève d’un
programme géré par le Conseil régional.
Un projet est constitué d’une ou plusieurs action(s). Ces dernières concourent à la mise en œuvre du
projet tout en répondant chacune à une finalité particulière. Le gestionnaire veillera à ce que toutes
les actions proposées s’inscrivent dans l’objectif global du projet et qu’elles se réalisent dans les
bornes temporelles de l’opération. Pour chaque action, le gestionnaire doit s’assurer que les moyens
prévus sont proportionnés et en rapport avec le résultat attendu. Une attention particulière doit être
portée sur les personnels impliqués dans la réalisation opérationnelle (en termes qualitatif et
quantitatif).
L’éligibilité des participants s’apprécie sur la base des programme(s) opérationnel(s) et/ou des appels
à projet, ou de dispositifs (dans le cadre d’une subvention globale). Certains dispositifs peuvent fixer
des règles d’éligibilité du public plus restrictives que le programme opérationnel.
Si une condition d’éligibilité a été fixée pour les participants en faveur desquels le projet a été réalisé
ou si les financements FSE/IEJ sont « fléchés » sur des catégories de participants spécifiques dans le
programme, l’inéligibilité d’un participant conduit à une réfaction de toutes les dépenses à due
proportion.
65
GUIDE DES PROCEDURES
Le gestionnaire doit donc s’assurer dès l’instruction que les justificatifs prévus par le porteur de
projet sont recevables et en mesure d’être contrôlés.
En effet, dès lors qu’un critère spécifique d’éligibilité a été fixé pour les participants, l’inéligibilité
d’un ou plusieurs des participants a des conséquences sur l’ensemble des dépenses du projet et non
exclusivement sur les dépenses liées à ces participants.
Si des participants ont déjà été saisis par le bénéficiaire dans le module participants, il conviendra de
vérifier que les caractéristiques des participants déterminant leur éligibilité à un appel à projet ou au
programme opérationnel saisis sont conformes (exemple : statut sur le marché de l’emploi ou
conditions d’âge).
Pour chacun de ces principes le porteur a indiqué la façon dont ceux-ci étaient pris en compte. Le
gestionnaire apprécie ici la prise en compte acceptable des principes horizontaux mentionnés dans la
demande.
2. Faisabilité du projet
Le gestionnaire doit s’assurer de la capacité du porteur de projet à retracer les dépenses et les
ressources liées au projet. A cet effet, il s’assure que le porteur de projet dispose :
• soit d’un dispositif de comptabilité analytique dont une ou plusieurs sections correspondent
exactement au projet cofinancé par le FSE ;
• soit d’un système d’encodage des dépenses et ressources spécifique pour l’opération ;
• soit d’un outil de comptabilité séparée :
a) qui permette de lister l’ensemble des produits et charges directes du projet, en faisant le lien avec
la comptabilité générale de la structure ;
b) qui permette d’expliciter l’imputation des produits et charges indirectes au projet, en faisant le
lien avec les soldes issus de la comptabilité générale de d’organisme ;
c) qui soit accompagné d’un enliassement des pièces comptables justificatives. L’enliassement
consiste à rassembler dans un même dossier les pièces nécessaires à la justification de l’ensemble
des dépenses et des ressources du projet.
- Viabilité financière
Une analyse rapide de la situation financière peut être effectuée à partir de deux documents : le
compte de résultat et le bilan. Les éléments d’analyse ci-dessous sont généraux et ne tiennent pas
compte des situations particulières propres aux structures porteuses de projet. Les ratios et points de
vigilance présentés doivent donc toujours être rapportés au cas concret de la structure analysée.
66
GUIDE DES PROCEDURES
Les annexes comptables sont ainsi utiles pour obtenir des explications sur les principales variations
des postes du compte du résultat et du bilan, ce qui peut amener à nuancer une première opinion.
Résultat de l’exercice = total des produits de l’exercice considéré – total des charges de l’exercice
considéré.
Il est tout d’abord nécessaire de vérifier si la structure enregistre un résultat excédentaire ou
déficitaire. Afin d’étayer cette analyse, il convient d’examiner le résultat comptable et sa variation
sur les trois derniers exercices comptables clos.
Parmi les produits du compte de résultat, la part de la ressource principale sur le total des ressources
est à vérifier. Si la ressource la plus importante est une subvention et pèse plus de 25-30% du total
des ressources, la structure connaît une dépendance financière envers son principal financeur.
Enfin, les charges exceptionnelles ne doivent pas représenter plus de 10% du budget et ne pas être
récurrentes auquel cas cela peut s’analyser comme un développement de la structure en dehors de
son cœur de métier.
L’épargne est la capacité à faire face à des pertes. Le niveau d’épargne de la structure peut être
déterminé en examinant les capitaux propres de la structure, au passif du bilan. Il s’agit du résultat
de l’exercice comptable, des réserves, ou des fonds associatifs si le porteur est une association.
Ces ressources se distinguent des ressources externes, obtenues par endettement.
Il convient de veiller à ce que les capitaux propres représentent environ 15-20% du total du bilan, ou
plus. Pour une association subventionnée par le secteur public, les capitaux propres devraient
représenter près de 30% du bilan.
67
GUIDE DES PROCEDURES
2) Eléments d’alerte
Plusieurs exercices comptables successifs déficitaires peuvent traduire des difficultés de gestion
structurelles. Une perte sur un seul exercice comptable peut s’expliquer par des décisions de gestion
prises à la suite de survenance d’aléas conjoncturels.
Des charges financières supérieures à 5-10% du total des recettes peuvent traduire un
surendettement et le dispensateur de subvention risque ainsi de financer des frais financier plutôt
qu’une activité réelle.
Un total des recettes erratique (varie fortement d’une année sur l’autre) avec des charges fixes
élevées doit également alerter en ce qu’il peut en résulter des déséquilibres d’exploitation récurrents
voire structurels ayant une incidence sur la trésorerie de la personne morale.
• Dans le bilan
Si le ratio fonds propres / total du bilan < 10% du total du bilan, la structure ne dispose
vraisemblablement pas d’une solidité financière suffisante.
Enfin, un fonds de roulement négatif est aussi un signe de fragilité financière de la structure.
(Rappel : fonds de roulement = capitaux propres + cumul amortissement + Dettes à long terme –
Actif immobilisé).
Les résultats de l’analyse sur la viabilité financière et de la capacité d’avance de trésorerie du porteur
de projet auront une incidence sur le versement d’une avance et de son montant ainsi que sur la
périodicité et le nombre des bilans définis dans la convention. La fragilité financière avérée d’un
porteur de projet peut constituer un motif de refus de l’octroi de la subvention si celle-ci est
susceptible de faire obstacle au respect par le porteur de ses obligations conventionnelles.
Il s’agit pour le gestionnaire d’évaluer si le porteur de projet dispose des moyens nécessaires pour
répondre aux obligations liées à la gestion et au contrôle du projet.
Concernant le suivi des temps, le porteur doit formaliser le temps d’activité du personnel rémunéré
affecté à l’opération. Pour le personnel affecté à temps plein à l’opération, le contrat de travail ou la
lettre de mission suffit.
Pour le personnel affecté à temps plein sur l’opération sur une période de temps plus réduite que
celle couverte par la période de réalisation totale de cette opération (ex : mois ou jours identifiés sur
68
GUIDE DES PROCEDURES
lequel interviendra un agent), la période couverte par ce temps d’intervention ainsi que les missions
confiées doivent être fixées dans un document soumis préalablement au service gestionnaire.
Pour le personnel affecté partiellement à l’opération, le temps d’activité doit être retracé selon l’une
des modalités suivantes :
- à partir d’extraits de logiciels de suivi du temps détaillant par jour le temps affecté au projet;
- à partir de fiches de temps passé, détaillées par jour, datées et signées de façon hebdomadaire ou
au minimum mensuellement par le salarié et son responsable hiérarchique.
Le porteur doit également lister les justificatifs prévus pour attester de la réalisation du projet. Le
gestionnaire doit veiller à ce que ceux-ci soient corrects et suffisants. Une attention particulière doit
être portée sur :
- l’émargement des participants et du formateur pour les opérations de formation ;
- les comptes rendus d’entretien individuel pour les actions d’accompagnement notamment.
OBLIGATION DE SUIVI DES PARTICIPANTS DANS LE CADRE D’ UNE ACTION DE SOUTIEN AUX PERSONNES
Ainsi, pour la période 2014-2020, les modalités de saisie des données de base relatives aux entrées et
sorties des participants évoluent considérablement. Les porteurs de projet doivent obligatoirement
renseigner les données relatives à chaque participant, et non plus de manière agrégée. Tous les
bénéficiaires ont en outre à renseigner des indicateurs entités, même quand ils n'ont pas de
participants.
En outre, le suivi des participants devient partie intégrante de la vie du dossier et constitue une aide
au pilotage du programme, via le cadre de performance. Faute de renseignement complet, les
participants ne pourront être pris en compte dans le système de suivi de la Commission européenne,
entraînant ainsi des risques de suspension des paiements par la Commission européenne.
Le porteur de projet doit obligatoirement renseigner les indicateurs de réalisation pour chaque
participant, dès son entrée dans l'action. Toutes les données sont déclaratives et doivent
obligatoirement être recueillies.
69
GUIDE DES PROCEDURES
Deux possibilités existent pour renseigner les données des participants : La saisie directe des données
relatives aux caractéristiques des participants dans le module dédié de « Ma démarche FSE » dès que
le projet est déclaré recevable par le gestionnaire ou l'importation de ces données via les fichiers Excel
mis à disposition dans « Ma démarche FSE ». Si des participants ont déjà commencé l'action, alors il
faudra saisir les informations pour chacun d'eux. Pour les participants entrant dans l'action
ultérieurement, il faut saisir les informations de chaque participant au moment où il entre dans
l'action (pas de saisie anticipée). Si les données ne sont pas renseignées, alors le participant ne peut
être compté en tant que tel dans le système de suivi et de pilotage (risques de suspensions des
paiements ; risque de non atteinte des cibles des indicateurs de performance).
Les données concernant les sorties doivent être renseignées, autant que possible, dans le mois suivant
la sortie du participant. La saisie complète des informations à l'entrée conditionne le dépôt du bilan
final.
Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée par la loi du 6 août
2004, le participant bénéficie d'un droit d'accès et de rectification aux informations qui le concernent,
qu'il peut exercer auprès de la DGEFP ([email protected] ; Ministère du travail, de l'emploi,
de la formation professionnelle et du dialogue social, DGEFP SDFSE, 14 avenue Duquesne, 75350
PARIS 07 SP). Les participants doivent en outre être informés des informations mentionnées à l'article
32 de la loi du 6 janvier 1978.
La règlementation relative aux aides d’Etat s’applique à des entreprises au sens européen, c'est-à-
dire non seulement aux entreprises au sens national mais également à toute entité exerçant une
activité économique quels que soient son statut et son mode de financement.
Dans le cadre du rapport d’instruction, le gestionnaire vérifie que cette réglementation est respectée
par le porteur de projet.
Le gestionnaire doit s’appuyer sur la notice Aides d’Etat, disponible dans le module rapport
d’instruction de « Ma démarche FSE ».
4
Pour les opérations réalisées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2014
5
Pour les opérations réalisées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2014
70
GUIDE DES PROCEDURES
c) Si aucun régime n’est applicable, le gestionnaire doit déterminer si l’activité revêt un caractère
d’intérêt général et peut être qualifié de SIEG. Les services fournis doivent être destinés aux citoyens
ou être fournis dans l'intérêt de la société dans son ensemble.
Si le gestionnaire répond par l’affirmative, l’opération sera qualifiée de SIEG. En effet, concernant les
opérations cofinancées par le FSE, le mandat exigé par la réglementation européenne pour établir
l’existence d’un SIEG est constitué par la convention attributive du FSE dès lors qu’elle intègre les
mentions nécessaires, ce qui n’exclut pas la possibilité que la structure dispose déjà d’un mandat
pour l’activité cofinancée.
Les aides allouées au titre de cette décision ne peuvent dépasser 15 M€/an. A défaut, l’aide doit être
notifiée à la Commission européenne pour être approuvée.
Le contrôle de service fait du FSE, qui vérifie l’absence de surfinancement, vérifie de fait l’absence de
surcompensation exigée par la règlementation européenne relative aux SIEG (décision du
20 décembre 2011 précitée).
71
GUIDE DES PROCEDURES
Le gestionnaire doit vérifier que le montant total des aides qualifiées de « de minimis » octroyées à
une entreprise unique n’excède pas 200 000 € sur trois exercices fiscaux glissants. On entend par
« aides octroyées », le montant de toutes les subventions attribuées par un financeur public
qualifiées de « de minimis » (mention dans la convention d’octroi de l’aide) qu’elles aient ou non été
versées au bénéficiaire à la date de l’instruction.
Si le plafond est dépassé, aucune aide ne peut être octroyée sur le projet.
Si le projet, tout en étant une activité économique, ne rentre dans aucun de ces régimes ou
règlements, l’aide FSE ne peut être attribuée car irrégulière au regard de la réglementation
européenne.
Dans cette partie, le gestionnaire doit vérifier si les procédures d’achat sont respectées lorsque le
projet implique l’achat de fournitures et/ou services déclarés au réel.
La mise en concurrence des achats couverts par un taux forfaitaire ne sera pas vérifiée lors du
contrôle de service fait. Toutefois, le gestionnaire doit s’assurer lors de l’instruction de la conformité
des modalités de mise en concurrence envisagées pour les achats concourant à la réalisation de
l’opération. En effet, la note d’orientation sur les options de coûts simplifiés n°14-0017 précise que
«les options de coûts simplifiées ne dispensent pas de l’obligation de respecter toutes les règles
applicables, nationales et de l’Union {…}. Des audits thématiques horizontaux du respect des règles
applicables peuvent aussi porter sur les procédures suivies pour la passation de marchés publics si
une évaluation des risques dévoile un risque particulier d’irrégularité, mais dans le seul but de
vérifier si les procédures de passation de marchés publics ont été respectées, et non dans le but de
contrôler les sommes versées ».
Le gestionnaire doit indiquer la norme applicable au porteur de projet : Code des marchés publics,
ordonnance n°2005-649 du 6 juin 2005 ou aucun de ces textes.
Il convient de noter que l’ordonnance n°2015/899 du 23 juillet 2015, entrée en vigueur le 1er avril
2016, unifie en une seule réglementation un certain nombre de textes relatifs aux marchés publics,
notamment le Code des marchés publics et l’ordonnance du 6 juin 2005 relative aux marchés passés
par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics.
Elle pose les principes de liberté d'accès à la commande publique, d'égalité de traitement des
candidats et de transparence des procédures et sera précisée par des décrets d’application,
notamment en ce qui concerne les seuils, les modalités de publicité, le contenu des procédures
formalisées, les modalités de paiement.
Au-dessus des seuils de procédures (adaptées ou formalisées) prévues par le décret n°2016-360 du
25 mars 2016 relatif aux marchés publics, le gestionnaire doit s’assurer du respect des règles de mise
en concurrence prévues par les textes. Les vérifications portent sur la mise en concurrence, les
moyens de publicité, la sélection de l’offre et sa publication6.
Pour les marchés d'une valeur inférieure à 25 000 € HT7, il convient d’appliquer les modalités de
mise en concurrence utilisées par les institutions européennes dans le cadre de la passation des
marchés publics européens de faible valeur8.
6
Article 104 du décret du 25 mars 2016
7
Seuil fixé par le décret n° 2015-1163 du 17 septembre 2015 modifiant certains seuils relatifs aux marchés publics
72
GUIDE DES PROCEDURES
Les bénéficiaires qui ne sont pas soumis au Code des marchés publics ou à l’ordonnance n°2005/649
du 6 juin 2005 ou à l’ordonnance n°2015/899 du 23 juillet 2015 appliquent également ces modalités
de mise en concurrence pour leurs achats de bien ou service dès lors que les crédits FSE/IEJ sont des
fonds publics et doivent à ce titre respecter les principes de bonne et saine gestion financière.
Les modalités de mises en concurrence envisagées ou réalisées par les porteurs sont indiquées au
sein de chaque fiche action.
Le gestionnaire doit faire l’analyse de toutes les dépenses et ressources valorisées dans le plan de
financement prévisionnel. A l’issue de l’instruction, le plan de financement validé par le gestionnaire
sera annexé à la convention.
Toutes les dépenses déclarées au réel seront contrôlées lors du service fait. Dès l’instruction, le
gestionnaire peut demander au porteur de projet de détailler la nature des pièces justificatives
prévues pour attester de l’ensemble des dépenses valorisées dans le plan de financement en vue de
vérifier le caractère probant des pièces justificatives proposées.
a) Dépenses
Les coûts éligibles correspondent à des dépenses directes ou indirectes d’une opération9.
Par opposition aux dépenses directes, les dépenses indirectes ne sont pas ou ne peuvent pas être
directement rattachées à une opération, tout en demeurant nécessaires à sa réalisation.
L’analyse des dépenses à l’instruction est différente selon que les dépenses seront déclarées au réel
ou forfaitisées.
8
Article 137 du règlement délégué (UE) n°1268/2012 de la Commission du 29 octobre 2012 relatif aux règles d’application du règlement
(UE, Euratom) n°966/2012 du Parlement européen et du Conseil relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union.
9
Les contributions en nature et les dépenses de tiers sont également éligibles
73
GUIDE DES PROCEDURES
Lors de la saisie de la demande, le porteur est orienté vers l’utilisation d’un taux forfaitaire pour le
calcul d’une partie des dépenses du projet :
40% des dépenses directes de personnel pour financer l’ensemble des autres coûts du projet (à
condition que le projet génère outre des dépenses directes de personnel, d’autres postes de
dépenses directes) ;
15% des dépenses directes de personnel pour financer les dépenses indirectes du projet (à condition
que le projet génère des dépenses indirectes) ;
20% des dépenses directes du projet à l’exception des dépenses de prestations (y compris dépenses
d’intérim même si celles-ci ne sont pas rattachées aux dépenses de prestations) pour le calcul des
dépenses indirectes si l’opération en génère, lorsque sont remplies les conditions posées par l’arrêté
du 1er avril 2016 relatif à la forfaitisation des dépenses indirectes des opérations recevant une
participation du Fonds social européen et de l’Initiative pour l’emploi des jeunes au titre des
programmes opérationnels nationaux ou régionaux mobilisant des crédits FSE.
Le service gestionnaire peut en toute opportunité choisir un autre taux forfaitaire que celui retenu
par le porteur en raison notamment de sa connaissance de celui-ci, des coûts historiques pour des
projets de ce porteur ayant déjà bénéficié de soutien FSE ou de la nature de l’opération. Cette
possibilité offerte au gestionnaire vise à assurer une évaluation juste du coût total du projet afin de
respecter les principes de bonne et saine gestion financière prévus à l’article 30 du règlement (UE)
n°966/2012 comme évoqué supra.
• Les dépenses sont-elles éligibles par nature ? Il convient pour cela de se référer au décret
d’éligibilité des dépenses du 8 mars 2016.
• Les dépenses prévisionnelles ont-elles été établies sur des bases réalistes et raisonnables ? Il
s’agit notamment de vérifier que le montant des dépenses présentées est pertinent au
regard des usages ou des barèmes en vigueur, dans le but qu’il ne soit pas imputé au projet
des dépenses manifestement excessives (par exemple en ce qui concerne les frais de
restauration et/ou d’hébergement).
• Y-a-t-il des dépenses éligibles pour lesquelles la justification parait trop complexe et qui
devraient être écartées du plan de financement ? Il convient de privilégier une maximisation
du taux de cofinancement sur une assiette de dépenses sécurisée.
• Le caractère direct des dépenses est-il vérifié? Il s’agit de valider la catégorisation des
dépenses selon leur nature directe ou indirecte. Cette caractérisation ne peut être
généralisée à des natures de dépenses, ainsi les personnels dits « support » peuvent dans
certains cas être valorisés au titre des dépenses directes de personnel si le temps de travail
affecté au projet est significatif et si le suivi des temps de ces personnels est fiabilisé.
74
GUIDE DES PROCEDURES
• La ventilation des dépenses directes éligibles entre les différents postes est-elle correcte ? Il
s’agit de vérifier que les dépenses directes sont rattachées au poste de dépenses adéquat.
Par exemple : dans le cadre d’une formation externalisée, la rémunération du formateur doit
être inscrite dans le poste « dépenses de prestation » et non dans le poste « dépenses de
personnel ».
• Les taux d’affectation appliqués aux dépenses directes de personnel sont-ils pertinents ? Il
s’agit de vérifier que le numérateur et le dénominateur du taux, tant pour les éléments
choisis que pour leur valeur reflètent bien la quotité de temps affectée par le personnel au
projet. La part d’affectation peut ainsi être déterminée à partir du nombre de participants
suivis par un conseiller rémunéré. Elle est alors calculée de la manière suivante :
Cependant, cette méthode ne peut être appliquée que si le conseiller consacre un temps de suivi
homogène à chaque participant.
Dépenses de personnel
Les dépenses de personnel correspondent aux salaires et charges de personnel travaillant sur le
projet au prorata du temps passé sur celui-ci. Les personnes participant à la réalisation du projet ne
sont pas forcément des salariés du porteur. Il peut également s’agir de personnes mises à disposition
par un tiers ou d’intérimaires.
- La mise à disposition à titre onéreux (contre remboursement) qui implique un contrat entre le
bénéficiaire et l’employeur détaillant les fonctions et la durée de mise à disposition ainsi que le coût
de celle-ci. La dépense sera éligible lorsque le remboursement à l’employeur sera effectué. La
dépense doit être prise en compte pour le coût réel supporté par son employeur au prorata du
temps passé sur le projet. Ces dépenses ne doivent concerner que des dépenses de personnel
exposées par des partenaires du bénéficiaire impliqués dans la mise en œuvre du projet et ayant un
intérêt commun dans sa réalisation.
- La mise à disposition à titre gracieux qui doit être traitée comme une dépense de tiers et pour
lequel les coûts éligibles sont basés sur la rémunération réelle versée par l’employeur tiers et sur le
temps passé sur le projet justifié selon les modalités habituelles. Le bénéficiaire conserve la
responsabilité de la justification des dépenses déclarées dans ce cadre.
Pour les intérimaires, il convient d’isoler leurs rémunérations au sein de la facture produite par
l’agence d’intérim, les frais de gestion de l’agence n’étant pas déclarables dans le poste de dépenses
de personnel.
Les indemnités ou salaires versés au profit de participants (cf. définition dans le glossaire) ne sont pas
considérés comme des dépenses directes de personnel.
Conformément aux dispositions de l’article 68 §2 du règlement général il est possible de calculer les
coûts de personnel d’un salarié ou d’un groupe de salariés intervenant sur des fonctions homogènes
en multipliant le nombre d’heures justifiées sur le projet par un coût standard calculé comme suit :
75
GUIDE DES PROCEDURES
Moyenne connue des 12 derniers mois des salaires bruts pour le salarié ou le groupe de salarié
homogène / 1720 h
Tout ou partie des dépenses de personnel constituant l’assiette de calcul des taux forfaitaires
utilisables peut être déterminée par cette option de coût simplifié.
Dépenses de fonctionnement
Les achats de biens, fournitures et services sont inclus dans ce poste de dépenses s’ils ont été réalisés
spécifiquement et exclusivement pour la mise en œuvre de l’opération. Ils doivent faire l’objet d’une
mise en concurrence conforme aux principes évoqués supra. Si l’achat était préexistant à la mise en
œuvre du projet, le contrôle de la mise en concurrence pour celui-ci ne peut être exigé (ex : contrat
d’abonnement avec un opérateur téléphonique ou un fournisseur d’énergie).
Les dépenses directes de fonctionnement peuvent dans certains cas correspondre à une quote-part
d’un montant figurant sur une pièce comptable. Dans ce cas cette quote-part est fonction de la
nature de la dépense concernée (exemple : pour un loyer correspondant à un local de 100 m² dont
25m² sont occupés pour la réalisation de l’action, un pourcentage de 25% du loyer pourra être
retenu en dépense sur le projet).
Dépenses de prestations
On entend par dépenses de prestations les coûts liés à la sous-traitance d’activités nécessaires à la
réalisation de l’opération. Elles sont soumises aux règles de mise en concurrence mentionnées
précédemment.
Ne peuvent figurer sous cette rubrique que les dépenses liées aux participants répondant à la
définition réglementaire (cf. supra p. 51 et annexe 1 du règlement (UE) n°1304-2013 relatif au FSE).
Les salariés en insertion sont considérés comme des participants à l’opération et leur rémunération
doit être traitée comme une dépense liée aux participants.
Les dépenses liées à des personnes intervenant sur l’opération sont imputées aux postes dépenses
directes de personnel ou dépenses directes de fonctionnement selon leur nature (rémunération ou
frais de transport, hébergement, restauration).
Dépenses indirectes
Les dépenses indirectes sont en règle générale calculées par l’application d’un taux forfaitaire à une
ou plusieurs catégories de dépenses directes.
Lorsque les dépenses indirectes sont déclarées au réel, celles-ci doivent être affectées à l’opération
sur la base d’une clé de répartition basée sur des éléments physiques et non financiers permettant
de distinguer l’activité du bénéficiaire liée à l’opération de l’ensemble de ses activités. Il ne peut y
avoir qu’une seule clé de répartition appliquée pour les dépenses indirectes de l’opération.
Une clé de répartition vise à « isoler» les dépenses de fonctionnement courant relatives à l’opération
cofinancée dans l'activité globale de l'organisme bénéficiaire.
Une mesure de l’activité est donc nécessaire, en s’appuyant sur une unité de mesure « physique »,
équitable et qui puisse être justifiée en cas de contrôle.
76
GUIDE DES PROCEDURES
L'unité de mesure doit être définie dès la demande de subvention, en lien avec le gestionnaire.
La clé retenue est indiquée dans l'annexe technique de la convention et conservée tout au long de la
vie du dossier, jusqu'au bilan final d’exécution.
Elle ne peut être modifiée que par voie d’avenant selon les modalités fixées dans la convention
individuelle.
Plusieurs unités « physiques » de mesure de l’activité sont recevables, le temps passé étant l’unité
plus utilisée.
Pour les organismes dont l’activité est homogène, d’autres unités de mesure peuvent être utilisées :
heure/stagiaire, heure/groupe, nombre de participants, mètres carré, etc.
Il s’agit de :
• trouver une unité de mesure qui soit pertinente pour mesurer l’activité liée à l’opération
mais également pour mesurer l’activité globale de l’organisme ;
• définir et mettre en place les outils de mesure de l’activité dès le démarrage du projet
cofinancé ;
• être en capacité de justifier par des pièces non comptables probantes les valeurs réalisées (et
non plus prévisionnelles) du numérateur et du dénominateur de la clé de répartition.
Il convient d’exclure les clés financières (chiffre d’affaire, etc.) lesquelles ne permettent pas de
mesurer correctement la part d’activité liée à l’opération cofinancée.
Si la clé de répartition est basée sur le temps d’activité du personnel rémunéré, seul le temps
d’activité des personnes directement affectées à l’opération est comptabilisé au numérateur
(Cf. «Modalités de justification du temps d’activité des personnels mobilisés »).
Le seul fait de disposer d’une comptabilité analytique ne dispense pas d’appliquer une clé de
répartition distincte si la comptabilité analytique ne permet pas de retracer les dépenses et les
ressources liées au projet cofinancé.
Dépenses en nature
• Contributions en nature
Le montant de ces contributions est estimé sur la base de la valeur marchande du bien ou du service
considéré validée par le gestionnaire.
77
GUIDE DES PROCEDURES
Les contributions en nature sont inscrites, pour le même montant, en dépenses et en ressources.
Dans le cas d’apports à titre gratuit de biens, le gestionnaire demande également la production d’une
attestation de mise à disposition gracieuse du bien considéré.
Cette attestation précise l’origine de l’apport, la nature du bien ainsi que la période de mise à
disposition.
De même, s’agissant d’apports à titre gratuit de services, dans le cadre d’une convention de mise à
disposition, le temps d’activité des bénévoles sera justifié par la production d’une attestation de
service rendu signée par le responsable de la structure bénéficiaire et le bénévole, précisant la
nature du service ainsi que la durée et la période d’activité du bénévole. Devra être privilégiée la
valorisation du temps passé par les bénévoles sur la base du SMIC horaire.
Le suivi des temps pour les personnels bénévoles obéit aux mêmes règles de justification que pour
les personnels dont les rémunérations sont déclarées en dépenses directes sur l’opération
Les dépenses acquittées par des organismes tiers sont valorisées selon les modalités fixées dans
l’annexe à l’arrêté du 8 mars 2016 pris en application du décret 2016-279 du 8 mars 2016 précité.
La prise en compte de ces dépenses est conditionnée à l’établissement d’un acte juridique entre
l’organisme bénéficiaire et chaque opérateur tiers concourant à la réalisation de l’opération
cofinancée.
Cet acte juridique précise les modalités d’intervention de l’organisme tiers et le montant de sa
participation à l’opération. Ces dépenses obéissent aux mêmes règles de justification que les
dépenses acquittées par le bénéficiaire. Celui-ci est seul responsable de l’éligibilité et de la
justification du montant et de l’acquittement des dépenses considérées.
De plus, il mentionne les obligations européennes de publicité, de mise en concurrence, de
conservation des pièces justificatives et de mise à disposition de ces pièces en cas d’audits ou
contrôles nationaux ou européens
La contribution d’un organisme tiers est comptabilisée, pour le même montant, dans les dépenses et
les ressources de l’opération.
Une ligne spécifique doit être créée pour chaque organisme tiers dans le plan de financement.
b) Les recettes
Les recettes générées par l’opération sont déduites du coût total conformément à l’article 65§8 du
règlement (UE) n°1303/2013 qu’elles soient présentes ou non dans le plan de financement
prévisionnel de l’opération. Si à l’issue de l’analyse d’application de la réglementation « aides d’Etat »
le gestionnaire détermine que le projet relève du règlement de minimis, les recettes ne doivent pas
être déduites du coût total. Dans ce cas, le gestionnaire doit demander la modification du plan de
financement.
De même lorsque le total des dépenses éligibles de l’opération n’excède pas 50 000 €, les recettes
générées par l’opération n’ont pas à être déduites du coût total du projet.
c) Les ressources
Les ressources sont catégorisées comme suit :
- Fonds européens
- Financements publics externes
- Financements privés externes
- Autofinancement
- Contributions de tiers
- Contributions en nature
78
GUIDE DES PROCEDURES
Le gestionnaire statue sur le montant des subventions nationales mobilisées, à l’issue des
vérifications suivantes :
2) Il convient également de vérifier que ce cofinancement n’entre pas dans l’assiette éligible d’autres
projets financés par des crédits européens.
A partir du numéro SIRET du porteur, « Ma démarche FSE » recense toutes les opérations déposées
par le même porteur au sein de « Ma démarche FSE », c’est-à-dire auprès des services gestionnaires
de l’Etat et de ses organismes intermédiaires. Ce tableau rapatrie les noms des projets, les montants
totaux ainsi que les durées de réalisation de chaque projet. Il appartient au gestionnaire de vérifier
qu’une même dépense n’est pas valorisée dans deux projets différents. Pour cela, il doit se
rapprocher des services gestionnaires identifiés dans le tableau afin de s’assurer de l’absence de
double financement.
Les opérations déposées auprès des Conseils régionaux n’étant pas dans « Ma démarche FSE », le
contrôle de l’absence de double financement doit dans ce cas s’effectuer lors des comités de
programmation régionaux.
La dernière version de la demande de financement portant toutes les modifications apportées durant
l’instruction sert de base aux annexes techniques et financières de la future convention. Le
79
GUIDE DES PROCEDURES
gestionnaire doit donc s’assurer que cette dernière version prend intégralement en compte les
demandes de modification qu’il aurait formulées.
A l’issue de ces vérifications, le gestionnaire émet un avis (favorable ou défavorable). Cet avis doit
être validé par le détenteur du profil chef de service dans « Ma démarche FSE ».
L’instruction est terminée lorsque la dernière page du rapport d’instruction, signée par le
gestionnaire et le chef de service ou son délégataire, est numérisée et téléchargée dans l’outil « Ma
démarche FSE ».
80
GUIDE DES PROCEDURES
ETAPE 3 : PROGRAMMATION
L’autorité de gestion ou l’organisme intermédiaire organise la sélection des opérations par une
instance de décision constituée en son sein. Elle veille à ce que les opérations soient sélectionnées
dans le respect de l’ensemble des critères de sélection et conditions d’éligibilité applicables en
prévenant tout conflit d’intérêt.
La sélection des opérations s’opère sur la base de l’avis rendu par le gestionnaire et validé par le chef
de service à l’issue de l’étape d’instruction.
L’ensemble des demandes recevables doivent être examinées par le comité de programmation afin
d’assurer une transparence dans la sélection des projets.
Le comité se prononce sur chaque opération inscrite à l’ordre du jour et rend l’un des avis suivant :
- favorable : le comité de programmation estime que l’opération peut être programmée en l’état et
que la convention peut être établie sur la base du rapport d’instruction validé;
- défavorable : l’opération est refusée de façon définitive ;
- ajourné : le comité de programmation estime que l’opération ne peut pas être programmée en
l’état et demande des informations complémentaires.
- déprogrammé : cet avis permet de rendre disponible des crédits initialement affectés à une
opération programmée qui est abandonnée. Ne peuvent être déprogrammées que les opérations
pour lesquelles aucun bilan n’a pas été déposé par le bénéficiaire.
En cas de divergence entre l’avis du service instructeur et l’avis du comité de programmation, c'est
l'avis rendu en comité qui fait foi. Cet avis doit alors être obligatoirement motivé.
Les relevés de décisions doivent être établis par les autorités de gestion et les organismes
intermédiaires.
Le relevé de décisions (procès-verbal du comité de programmation) est signé par le responsable
légal de l’autorité de gestion. Il fait partie intégrante de la piste d’audit de chaque opération
programmée.
Une fois les avis du comité saisis dans « Ma démarche FSE », les opérations inscrites à l’ordre du
jour10 changent définitivement de statut (programmé, refusé). Lorsque l’opération est ajournée sur
avis du comité, le gestionnaire peut demander au porteur de projet d’amender ou compléter sa
demande de financement.
10
Opérations pour lesquelles le comité a rendu un avis uniquement
81
GUIDE DES PROCEDURES
La convention ou notification selon le cas intègre en annexe l’ensemble des éléments techniques et
financiers caractérisant l’opération, tels que définis à l’issue du travail d’instruction et retenus après
sélection par le comité de programmation.
L’avance doit, le cas échéant, être prévue par l’article 5.1 de la convention.
Il est possible de prévoir des bilans intermédiaires obligatoires supplémentaires. Le nombre et les
dates de remise de ces bilans intermédiaires tiennent compte :
- de la capacité du bénéficiaire à faire l’avance de trésorerie,
- des capacités de traitement par le service gestionnaire étant donné la nécessité posée par l’article
132 du règlement général de veiller au remboursement de l’aide FSE dans les 90 jours à réception du
bilan.
- des dates de disponibilité des justificatifs comptables pour le bénéficiaire (exemple : compte de
résultats, attestation du commissaire aux comptes etc.)
- des impératifs de déclaration de dépenses à la Commission européenne
Tous les bilans prévus dans la convention ont une date butoir fixée par le service gestionnaire en
accord avec le bénéficiaire. Cette date de dépôt pourra être reportée dans « Ma démarche FSE », si
cette demande de report est justifiée.
Une fois finalisées, les pièces constitutives de la convention peuvent être envoyées au bénéficiaire.
Le bénéficiaire doit renvoyer la convention signée et les annexes paraphées en double exemplaire au
service gestionnaire. Un courrier de notification de la convention signée par les deux parties est
envoyé au bénéficiaire. La date d’effet de la convention est la date du courrier de notification de la
convention signée par les deux parties envoyé au bénéficiaire.
Une demande d’avenant peut être faite à l’initiative du bénéficiaire ou du gestionnaire dans la limite
des 9 mois suivant la fin de la période de réalisation fixée dans la convention.
La passation d’un avenant n’est pas possible lorsqu’un bilan ou un contrôle de service fait sur
l’opération est en création dans « Ma démarche FSE ».
82
GUIDE DES PROCEDURES
Il n’est pas possible d’introduire des modifications à la convention ayant pour effet de remettre en
cause :
- l’objet et la finalité de l’opération.
- le taux de forfaitisation des dépenses directes et indirectes.
- le mode de calcul de l’ensemble des dépenses conventionnées par le changement de l’option
de coûts simplifiés utilisée pour le calcul des dépenses.
- le recours à une option de coûts simplifiés pour les opérations dont le montant de soutien
public conventionné est inférieur à 50 000 €.
Dans le cadre d’un avenant, il est possible de modifier le nombre et la périodicité des bilans
intermédiaires obligatoires. L’avenant sera notamment recommandé s’il est constaté sur une
opération pluri-annuelle un écart important entre les dates de remise des bilans fixées par la
convention et les dates effectives de dépôt de ces bilans (après demande de report présentée au
gestionnaire).
Pour une opération dont la durée de réalisation est supérieure à 24 mois et inférieure ou égale à 36
mois, l’avenant ne peut avoir pour effet de supprimer l’ensemble des bilans intermédiaires pour ne
conserver qu’un seul bilan final sur l’opération.
Peut également donner lieu à la conclusion d’un avenant une variation du coût total éligible
prévisionnel annuel de plus de 30% dans la limite du coût total éligible conventionné. Un avenant
sans être obligatoire peut être alors recommandé s’il est constaté un écart significatif dans le rythme
de consommation annuelle des crédits laissant augurer une sous-réalisation globale des dépenses sur
l’opération.
Une variation du coût total éligible prévisionnel annuel de moins de 30% dans la limite du coût total
éligible conventionné ne donne pas lieu à la conclusion d’un avenant.
83
GUIDE DES PROCEDURES
Dans le cadre d’un avenant, la modification du plan de financement d’une opération ne peut
conduire à diminuer les dépenses ou ressources déjà déclarées dans les bilans déposés sur
l’opération. En outre, il n’est pas autorisé de supprimer des postes de dépenses qui ont été
initialement conventionnés si des dépenses relatives à ce poste ont déjà été déclarées dans un bilan.
L’introduction d’un avenant affectant l’équilibre et les conditions d’exécution du projet ne peut
intervenir qu’avant production du bilan final de l’opération.
Certaines modifications mineures peuvent donner lieu à avenant sans passage en comité de
programmation. Dans ce cas, l’avenant papier établi hors « Ma démarche FSE » devra être
téléchargé a posteriori dans le module « avenant ».
La modification des coordonnées bancaires du bénéficiaire fait l’objet d’une information écrite du
bénéficiaire au service gestionnaire sans qu’il y ait lieu d’établir un avenant pour ce seul motif.
L’ensemble des modifications portant sur les données d’identification du bénéficiaire (SIRET, adresse,
nom du représentant légal, etc.) doivent dans tous les cas être reportées dans la fiche organisme de
« Ma démarche FSE ».
Ces modifications y compris celles ayant trait aux coordonnées bancaires seront reprises dans tout
avenant établi postérieurement dans « Ma démarche FSE » pour des demandes de modifications
substantielles évoquées supra.
84
GUIDE DES PROCEDURES
Les vérifications sur pièces justificatives dans le cadre du contrôle de service fait ne permettent pas à
elles seules de garantir l'éligibilité des dépenses déclarées et la réalité des actions.
Il est donc nécessaire, pour une part significative des opérations cofinancées, de réaliser des visites
sur place en cours d’exécution de l’opération.
Pour les opérations individuelles du régime « Subvention », les visites sur place sont réalisées par le
gestionnaire de l’opération.
A l’issue de chaque visite sur place, le gestionnaire est tenu d’établir un rapport de visite sur place11
formalisant les conclusions de la visite, les écarts constatés et les suites à donner le cas échéant.
L’original du rapport est conservé dans le dossier de gestion afférent à l’opération.
En règle générale, le gestionnaire informe le bénéficiaire de sa venue. Les visites sur place peuvent
également être menées de manière inopinée.
11
Sur la base du modèle de rapport en vigueur diffusé par la DGEFP et téléchargeable sur « Ma démarche FSE ».
85
GUIDE DES PROCEDURES
Si nécessaire, le gestionnaire procède à une sélection complémentaire, parmi les opérations non
retenues à partir des deux premiers critères.
86
GUIDE DES PROCEDURES
• Opération de 12 mois maximum : 1 bilan final remis 6 mois maximum après la fin de
réalisation de l’opération
• Opération de plus de 12 mois et inférieur ou égale à 24 mois : 1 bilan final remis 6 mois
maximum après la fin de réalisation de l’opération
• Opération de plus de 24 mois et inférieur ou égale à 36 mois : 1 bilan intermédiaire
obligatoire + 1 bilan final remis 6 mois maximum après la fin de réalisation de l’opération
Aucun bilan ne peut être déposé après la date limite fixée par la convention. Le bénéficiaire conserve
toutefois la possibilité de demander au gestionnaire un report de la date de remise du bilan via « Ma
démarche FSE ». Cette demande de report doit être validée par le gestionnaire.
Dans le cadre de la programmation 2014-2020, le système des tranches fixes basées sur des années
civiles n’est plus en vigueur. Le bilan couvre les dépenses acquittées jusqu’à la date de dépôt dudit
bilan.
Le bénéficiaire est tenu de justifier pour chacune des actions conventionnées le niveau de réalisation
à la date du bilan et d’indiquer les modalités de mise en œuvre des actions.
Pour les opérations d’assistance aux personnes, « Ma démarche FSE » génère la liste des nouveaux
participants qui est annexée au bilan. Celle-ci sert de base aux vérifications portant sur l’éligibilité des
participants. Le contrôle de l’éligibilité des participants est mené au regard du programme
opérationnel, de l’appel à projets ou de l’objet de la convention, le cas échéant.
87
GUIDE DES PROCEDURES
Tous les justificatifs de l’éligibilité des participants sont téléchargés dans « Ma démarche FSE » si la
population des participants est inférieure ou égale à 30.
Lorsque que celle-ci est supérieure à 30, les pièces justificatives relatives à l’éligibilité des
participants seront demandées par le gestionnaire à l’issue de l’échantillonnage qu’il aura mené.
Le bénéficiaire est tenu de justifier les modalités de mise en œuvre de la publicité et joindre au bilan
les justificatifs afférents.
Seules les dépenses acquittées, à l’exception des dépenses en nature, peuvent être déclarées au
bilan. L’acquittement est justifié dans les conditions fixées par le décret du 8 mars 2016 et l’arrêté du
8 mars 2016 relatifs à l’éligibilité des dépenses cofinancées par les fonds européens. Pour les
programmes opérationnels nationaux Emploi et Inclusion en métropole et IEJ, une attestation
d’acquittement ne peut être valablement produite que si elle émane, pour les structures privées,
d’un commissaire aux comptes dans le cadre d’une procédure spécifique et non pas dans sa mission
générale de certification des comptes, et pour les structures publiques d’un comptable public. Les
pièces justificatives sont téléchargées dans « Ma démarche FSE » si les lignes de dépenses sont
inférieures ou égales à 30. Au-delà, le bénéficiaire est autorisé à renseigner une ligne de dépense de
synthèse par sous-poste, et télécharge à l’appui la liste comprenant le détail des dépenses qui la
compose.
Seules sont éligibles les dépenses relevant de postes conventionnés. Au sein d’un poste
conventionné, il est toutefois possible de déclarer des lignes de dépenses non prévues dans le
budget prévisionnel.
De même, seules les ressources externes nationales encaissées à la date du bilan doivent être
déclarées. Pour les ressources non exclusivement dédiées à l’opération, une clé de répartition
physique est utilisée pour imputer dans le bilan une part de la ressource à l’opération. Cette clé est
appliquée au mandat pour isoler la part du montant encaissé affecté à l’opération.
Si les dépenses réalisées à la date du bilan sont supérieures au montant de ressources encaissées à la
même date, le bilan est équilibré par le montant UE maximal dû (dépenses - ressources dans la limite
du montant et du taux conventionné) et par un montant d’autofinancement calculé
automatiquement si besoin. Les dépenses ayant été réalisées l’autofinancement matérialise l’avance
de trésorerie du bénéficiaire le cas échéant.
Si les ressources encaissées à la date du bilan sont supérieures aux dépenses réalisées, les ressources
excédentaires sont mises en réserve pour comptabilisation dans un bilan ultérieur. Aucun paiement
UE ne sera associé à ce bilan, mais la dépense peut toutefois être intégrée à un appel de fonds après
certification du contrôle de service fait.
88
GUIDE DES PROCEDURES
Le contrôle de service fait est la vérification administrative, physique et comptable d’un bilan
d’exécution produit par un bénéficiaire à l’appui de sa demande de paiement au titre d’une
opération cofinancée. Le rapport de contrôle de service fait doit être suffisamment détaillé pour
pouvoir retracer l’ensemble des vérifications menées par le gestionnaire à chaque étape de son
contrôle et correctement documenté pour étayer les travaux menés dans ce cadre. Le gestionnaire
doit motiver de façon explicite ce qui le conduit à retenir ou écarter les dépenses, ressources ou
pièces justificatives présentées.
Le contrôle de service fait a pour finalité de déterminer le montant FSE dû au bénéficiaire après
examen des dépenses déclarées dans le bilan d’exécution.
Le gestionnaire d’une opération est tenu de procéder à un contrôle de service fait sur chaque bilan
d’exécution déposé par le bénéficiaire. Les travaux de contrôle de service fait commencent dès
réception d’un bilan recevable c'est-à-dire signé par la personne ayant capacité à engager la
structure bénéficiaire. Le gestionnaire peut à tout moment et jusqu’à la validation du formulaire de
contrôle de service fait, demander au bénéficiaire d’effectuer des modifications ponctuelles sur le
bilan. Ces demandes de modifications doivent être limitées et restreintes au cas d’erreur manifeste
dans le renseignement du bilan et bloquant la réalisation du contrôle de service fait. En effet, dans le
cadre du contrôle de service fait, le gestionnaire est dans une logique de contrôle et le bénéficiaire
ne peut présenter plusieurs versions de son bilan, comme il l’a fait pour la demande de subvention.
89
GUIDE DES PROCEDURES
Le contrôle de service fait ne peut en aucun cas se limiter à un examen des justificatifs comptables
des dépenses.
A l’issue de cet examen, le service écarte l’ensemble des dépenses directes correspondant aux
actions entièrement inéligibles.
En cas d’inéligibilité partielle d’une action, il identifie le périmètre de dépenses directes affectées par
l’inéligibilité et contrôle l’ensemble des pièces justificatives correspondant à ces dépenses.
Ce contrôle au vu de pièces non comptables est à recouper avec l’analyse des pièces comptables.
Si des dépenses indirectes ont été déclarées au réel dans le bilan, le gestionnaire corrige la clé de
répartition appliquée par le bénéficiaire dans le cas où cette clé est affectée par une inéligibilité des
actions.
Les dépenses indirectes forfaitisées sont recalculées automatiquement dans « Ma démarche FSE »
sur la base des dépenses directes retenues par le gestionnaire à l’issue de ces vérifications.
En cas de non-respect des obligations de publicité, le gestionnaire indique les mesures correctives
demandées. Il détaille par ailleurs les vérifications effectuées pour valider l’application des mesures
correctives demandées. Celles-ci doivent être réalisées avant la fin du contrôle de service fait.
Cette étape du contrôle a pour objet d’identifier toute action déclarée présentant une différence
avec les actions conventionnées qui aurait nécessité l’établissement d’un avenant.
90
GUIDE DES PROCEDURES
Pour procéder à cette vérification, le gestionnaire renseigne la nature des pièces justificatives
examinées et les écarts éventuels constatés entre le prévisionnel et le réalisé tant sur l’objet de
l’opération conventionnée, que sur son impact géographique et temporel.
De plus, il convient d’écarter toute dépense correspondant à des actions dont l’impact géographique
ne correspond pas au(x) territoire(s) éligible(s).
L’ensemble des dépenses correspondant aux actions inéligibles doit être écarté par le gestionnaire.
Le gestionnaire s’assure que les principes conventionnés ont été pris correctement en compte.
Cette vérification ne s’applique que pour les opérations de soutien aux personnes. L’éligibilité des
participants est appréciée au regard du public ciblé dans le programme opérationnel, dans l’appel à
projets, dans la convention et dans les règles nationales applicables, le cas échéant, au dispositif
cofinancé.
Il est réalisé à partir de la liste des participants issue du module « Indicateurs » de « Ma démarche
FSE » produite à l’appui du bilan. Cette liste comporte uniquement les nouveaux entrants saisis dans
l’outil informatique et contient pour chaque participant les informations nécessaires au contrôle de
l’éligibilité du public pour l’opération considérée.
Si le nombre de participants à contrôler est inférieur à 30, le gestionnaire doit réaliser un contrôle
exhaustif sur ces participants. Dans le cas contraire un contrôle par échantillonnage peut être
effectué. Le contrôle de l’éligibilité des participants peut être effectué par échantillonnage selon les
modalités ci-après :
L’unité de sélection est ici le participant. La sélection s’opère sur la liste jointe au bilan (cf. supra).
Un échantillon doit être constitué aléatoirement, par exemple à partir de la fonction « Alea » d’un
tableur.
La taille de l’échantillon dépend du nombre total de participants contrôlés :
• Si le poste de dépenses comprend moins de 500 unités, le contrôle porte sur 1/7ème des
unités du poste et au minimum 30 unités ;
• Si le poste de dépenses comprend 500 unités ou plus, la taille de l’échantillon est calculée en
utilisant l’outil statistique disponible dans le module « contrôle de service fait » de « Ma
démarche FSE ».
En cas de recours à l’extrapolation, le taux d’inéligibilité constaté dans l’échantillon est appliqué au
montant total de dépenses retenues pour chacun des postes de dépenses au terme du contrôle de
service fait.
Le nombre de participants échantillonné doit être précisé. Les pièces justificatives de l’éligibilité des
participants sont demandées au bénéficiaire sur la base de la liste de participants échantillonnés.
91
GUIDE DES PROCEDURES
La méthode et les conclusions de l’analyse de l’éligibilité du public sont présentées dans le rapport de
contrôle de service fait.
A l’issue de la vérification, soit :
- les participants sont éligibles.
- des participants inéligibles ont été identifiés. Dans ce cas, le gestionnaire doit renseigner les
participants et préciser les motifs d’inéligibilité.
Le taux de renseignement des données obligatoires relatives aux participants ne s’affiche que dans le
cadre d’un contrôle de service fait sur bilan final. La correction éventuelle est en effet appliquée lors
du contrôle de service fait sur bilan final.
Le gestionnaire doit s’assurer que les obligations de renseignements des données relatives aux
participants et aux personnes sont respectées. Le gestionnaire doit non seulement renseigner le
mode de collecte des informations utilisé par le bénéficiaire mais il doit également se prononcer sur
la fiabilité du système de collecte des données relatives aux indicateurs mis en place par le
bénéficiaire. Cette analyse est à rapprocher des constats dressés par le gestionnaire à l’occasion des
visites sur place qui auraient pu être réalisées dans le cadre de l’opération.
Si une dépense a été acquittée au cours de la période couverte par un bilan, mais non déclarée dans
celui-ci, cette dépense peut être déclarée dans un bilan ultérieur. Dans le bilan, elle sera attachée à
son année d’acquittement puisque celui-ci fait apparaître toutes les années civiles couvertes par
l’opération.
Préalablement à l’analyse des pièces comptables, le gestionnaire écarte les dépenses appartenant à
des postes de dépenses non conventionnés conformément aux dispositions conventionnelles.
Sauf dans les cas où le recours à l’échantillonnage est autorisé, le gestionnaire examine l’ensemble
des pièces justificatives mises à disposition par le bénéficiaire.
Quel que soit le type de bilan contrôlé (bilan intermédiaire ou bilan final), le gestionnaire examine les
pièces comptables justifiant les dépenses et ressources déclarées dans le bilan. Il peut demander la
transmission des pièces justificatives comptables ou se rendre dans les locaux du bénéficiaire afin de
procéder à leur examen. Dans ce dernier cas, le contrôle n’est en rien assimilable aux visites sur place
et ne saurait s’y substituer.
92
GUIDE DES PROCEDURES
Le contrôle de double financement doit être mené en premier chef sur les bilans déposés par le
bénéficiaire au titre de la même opération afin de vérifier que la même dépense n’a pas été
présentée sur plusieurs bilans d’exécution. Une attention particulière sera apportée dans ce cadre
aux dépenses de personnel.
Si le bénéficiaire a déposé plusieurs bilans dans le cadre d’opérations distinctes, le gestionnaire doit
vérifier que ce ne sont pas les mêmes dépenses qui sont présentées dans les différents bilans. Toute
dépense figurant dans un bilan qui serait par ailleurs déjà présentée dans un bilan déposé au titre
d’une autre opération doit être écartée lors du contrôle de service fait. Afin d’effectuer les
vérifications nécessaires, le gestionnaire doit prendre l’attache des autres services gestionnaires
pour disposer d’éléments probants lui permettant d’écarter tout risque de double financement.
Pour les dépenses présentées au réel dans le bilan, les points suivants doivent être contrôlés :
• L’éligibilité de la dépense au regard de la réglementation applicable et de la convention ;
• Le caractère lié et nécessaire à l’opération conventionnée de la dépense ;
• L’éligibilité temporelle des dépenses déclarées;
93
GUIDE DES PROCEDURES
Les dépenses calculées sur la base d’un taux forfaitaire ne sont pas contrôlées.
Toute dépense pour laquelle les points ci-dessus ne sont pas respectés doit être écartée par le
gestionnaire.
Les charges indirectes qui ne sont pas calculées forfaitairement sont justifiées à partir du compte de
résultat certifié.
Si le compte de résultat certifié n’est pas disponible au moment de l’élaboration d'un bilan
intermédiaire, l’organisme bénéficiaire reporte la déclaration des dépenses indirectes et les intègre
dans le bilan suivant.
Le rejet de dépenses directes constituant l’assiette de calcul d’un montant de dépenses forfaitisées
conduit mécaniquement à une diminution du montant de dépenses forfaitisées. Le recalcul de ces
dépenses est opéré automatiquement dans « Ma démarche FSE ».
Justification des taux d’affectation appliqués aux dépenses directes et des clés de répartition
appliquées aux dépenses indirectes non forfaitisées
Le contrôle de service fait donne lieu à un examen des pièces non comptables justifiant le
numérateur et le dénominateur de chaque coefficient d’affectation et, le cas échéant, de la clé de
répartition.
94
GUIDE DES PROCEDURES
Les pièces non comptables peuvent être contrôlées par échantillonnage selon les modalités définies
dans la fiche technique «Règles d'échantillonnage et d'extrapolation».
Le calcul des dépenses directes qui sont affectées partiellement à l’opération est effectué en
appliquant un ou plusieurs coefficients.
Chaque coefficient d’affectation est établi à partir d’une unité physique de mesure de l’activité et
peut être présenté de la manière suivante :
Le niveau de réalisation de chaque coefficient est justifié lors de la production du bilan d’exécution.
Si les dépenses ont été calculées par le bénéficiaire à partir d’une unité de mesure non prévue dans
la convention, le gestionnaire vérifie que la nouvelle unité mesure retenue par le bénéficiaire permet
d’apprécier de façon pertinente la part des dépenses directes liées au projet et que les valeurs
retenues au numérateur et au dénominateur sont justifiées.
Les quantités déclarées au numérateur et au dénominateur pour chaque coefficient doivent être
reconstituées lors du contrôle de service fait à partir des pièces justificatives non comptables mises à
disposition par le bénéficiaire.
Le résultat obtenu pour chaque coefficient au terme de cette analyse est appliqué aux dépenses
directes reconstituées pour le périmètre concerné (salarié(s) rémunéré(s), frais de location
proratisés, etc.).
Si la valeur recalculée par le gestionnaire pour un coefficient d’affectation est inférieure à la valeur
déclarée dans le bilan pour ce coefficient, la valeur recalculée doit être retenue.
Si la valeur recalculée par le gestionnaire pour un coefficient d’affectation est supérieure à la valeur
déclarée dans le bilan pour ce coefficient, la valeur recalculée peut être retenue si cela ne conduit
pas à retenir plus que ce qui a été déclaré par le bénéficiaire au global dans le bilan.
Les dépenses indirectes sont calculées sur la base du régime de forfaitisation applicable ou à partir
de la clé de répartition conventionnée pour les dépenses déclarées au réel.
Le gestionnaire vérifie, lors du contrôle de service fait, que le bénéficiaire a utilisé dans le bilan la
même unité de mesure que celle retenue dans la convention ou dans ses avenants si cette clé a été
modifiée par la suite.
Sur cette base, il s’assure que la clé a été correctement calculée en reconstituant les données
déclarées au numérateur et au dénominateur à partir des pièces justificatives non comptables mises
à disposition par le bénéficiaire
Si les pièces produites ne permettent pas de reconstituer la valeur de la clé appliquée dans le bilan, le
gestionnaire écarte les dépenses indirectes non justifiées.
95
GUIDE DES PROCEDURES
Dans l’hypothèse où le gestionnaire constate lors du contrôle du service fait que la clé de répartition
conventionnée est irrégulière et que la convention ne peut plus être révisée, une nouvelle clé de
répartition doit être définie par le gestionnaire sans établissement d’un avenant.
Les dépenses calculées à partir de la nouvelle clé sont plafonnées à hauteur du montant de dépenses
obtenu en appliquant la clé conventionnée.
Les règles de justification du temps d’activité relatif aux dépenses directes de personnel diffèrent
selon que la personne est affectée en totalité ou partiellement à l’opération cofinancée.
Pour une personne affectée à l’opération pour la totalité de son travail sur une période donnée, le
temps d’activité consacré au projet est justifié sur la base d’une fiche de poste ou d’une lettre de
mission, en complément des pièces justificatives comptables attendues.
La lettre de mission ou la fiche de poste qui doit avoir été acceptée préalablement par le service
gestionnaire doit mentionner :
• les missions prises en compte au titre de l’opération cofinancée et les missions confiées à la
personne rémunérée ;
• La période d’affectation à la réalisation de l’opération ;
• l’affectation de cette personne à l’opération (soit à 100% de son temps de travail, soit à 100%
de son temps de travail sur une période prédéterminée).
Pour une personne affectée partiellement à l’opération hors des cas précédemment mentionnés, le
bénéficiaire doit justifier le temps d’activité effectivement consacré à l’opération selon les modalités
suivantes :
• à partir d’extraits de logiciels de suivi du temps détaillant par jour les heures affectées au
projet,
• ou, à défaut, sur la base de fiches de temps détaillées par jour ou par demi-journée pour la
durée de l’opération, datées et signées de façon hebdomadaire ou à défaut mensuellement par la
personne rémunérée et son supérieur hiérarchique.
En outre, le lien entre le temps d’activité justifié et les actions cofinancées doit être vérifié par le
gestionnaire notamment pour les personnels affectés à 100% à l’opération sur une période
prédéterminée.
96
GUIDE DES PROCEDURES
Les informations figurant dans les justificatifs de paiement doivent être comparées avec les montants
de subventions nationales déclarés dans le bilan d’exécution et les informations figurant dans les
attestations d’engagement annexées à la demande de subvention FSE ou au bilan.
Dans le cas où l’intégralité d’une subvention nationale prévue dans le budget prévisionnel ou dans
les attestations d’engagement n’a pas été versée à la date de production du bilan final, le service
gestionnaire doit disposer d’une attestation du cofinanceur indiquant le montant définitivement
octroyé au bénéficiaire. A défaut, à l’issue du contrôle de service fait sur le bilan final, l’intégralité du
montant prévisionnel du cofinancement est retenue.
Les attestations d’engagement produites par les cofinanceurs externes nationaux doivent indiquer
expressément que les fonds octroyés au bénéficiaire ne sont pas mobilisés en cofinancement d’une
autre opération bénéficiant de fonds européens.
- si le document produit par le cofinanceur mentionne un montant précis affecté à l’opération, dès
lors que le versement du cofinanceur atteint ce montant, celui-ci est intégralement retenu au
contrôle de service fait, même si in fine le montant total versé par ce cofinanceur est inférieur au
montant prévisionnel.
Pour les subventions nationales non prévues dans la convention, le bénéficiaire produit, en
complément des justificatifs de paiement, l’attestation du financeur indiquant que la subvention
nationale n’a pas été mobilisée dans le cadre d’une autre opération cofinancée.
Cette attestation précise également :
- le montant total octroyé au bénéficiaire,
- la part affectée à l’opération si le financement n’est pas intégralement mobilisé sur
l’opération.
Si l’attestation ne précise pas la part affectée par le financeur à l’opération, le bénéficiaire indique
dans le bilan d’exécution la part de cette subvention nationale allouée à l’opération et le mode de
calcul de cette part, ce mode de calcul devant faire l’objet d’un contrôle par le service gestionnaire.
Les subventions nationales additionnelles figurant dans le bilan d’exécution final (contributeurs non
prévus dans la convention et/ou dépassement des montants conventionnés pour les contributeurs
prévus) sont comptabilisées dans les ressources externes nationales de l’opération, sans qu’il soit
nécessaire d’établir préalablement un avenant.
• Contributions en nature
Les pièces justifiant la valeur estimative des biens et services en nature mobilisés sont téléchargées
dans « Ma démarche FSE ».
97
GUIDE DES PROCEDURES
Les contributions en nature sont inscrites, pour le même montant, en dépenses et en ressources
dans le bilan de l’opération.
Dans le cas d’apports à titre gratuit de biens, si le bénéficiaire n’a pas produit une attestation de
mise à disposition gracieuse du bien considéré à l’instruction, celle-ci doit figurer en pièce
justificative jointe au bilan à la première déclaration de cette dépense.
Cette attestation précise l’origine de l’apport, la nature du bien ainsi que la période de mise à
disposition.
Il en est de même pour l’attestation de service rendu pour les dépenses déclarées pour du personnel
bénévole. Le suivi des temps pour les personnels bénévoles obéit aux mêmes règles de justification
que pour les personnels dont les rémunérations sont déclarées en dépenses directes sur l’opération.
La convention conclue entre le bénéficiaire et le tiers doit avoir été établie à la déclaration des
premières dépenses sur l’opération (cf. infra, instruction).
La contribution d’un organisme tiers est comptabilisée, pour le même montant, dans les dépenses et
les ressources de l’opération.
Une ligne spécifique doit être créée pour chaque organisme tiers dans le plan de financement.
Les dépenses acquittées par un organisme tiers sont justifiées sur la base des pièces comptables et
non comptables mises à disposition par cet organisme et listées dans le bilan d'exécution du
bénéficiaire.
Ces dépenses sont contrôlées selon les règles applicables aux dépenses acquittées par la structure
bénéficiaire.
Les recettes sont déduites des dépenses totales déclarées sur l’opération dès lors que ces dépenses
dépassent 50 000 euros (art 65.8 du règlement (UE) n°1303/2013) et que l’opération ne relève pas
d’un régime d’aide d’Etat.
Le montant des recettes perçues est justifié par le bénéficiaire en produisant des relevés de compte
bancaire et des extraits comptables des comptes concernés.
La part d’autofinancement représente la différence entre le montant du coût total éligible justifié
(après déduction des recettes générées par l’opération) et le total du montant FSE dû et des
ressources externes nationales.
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GUIDE DES PROCEDURES
Si l’opération relève d’un régime d’encadrement des aides, le gestionnaire détermine le montant
plafond de participation publique sur la base des seuils d’intensité prévus dans les règlements
applicables.
Toute opération de contrôle de service fait donne lieu à la production d’un rapport de contrôle de
service fait circonstancié faisant état des différentes vérifications opérées et des résultats obtenus à
chaque étape du contrôle.
Le cas échéant, il fait apparaître les montants écartés et les motifs de la correction.
La description des travaux et les conclusions du gestionnaire doivent être détaillées et documentées
clairement dans le rapport en vue de faciliter les vérifications réalisées dans le cadre des autres
niveaux de contrôle.
Si le montant FSE retenu avant la période contradictoire est inférieur au montant demandé dans le
bilan, le bénéficiaire est invité à apporter avant l’échéance fixée tout élément d’information
complémentaire de nature à modifier l’appréciation du gestionnaire.
Le service gestionnaire est seul habilité à signer le rapport de contrôle de service fait et à notifier au
bénéficiaire les résultats du contrôle.
Cette notification prend la forme d’un avis motivé, exposant le cas échéant les rectifications opérées
par rapport au bilan, leurs motifs et leur incidence sur le calcul de la participation FSE due. Les
conséquences d’une absence de réponse de la part du bénéficiaire y sont clairement exposées.
Une période contradictoire d’un mois maximum commence à la date de notification des conclusions
intermédiaires.
En l’absence d’observation du bénéficiaire pendant la période contradictoire ou après modification
du montant de l’aide FSE retenue sur la base des éléments complémentaires apportés par le
bénéficiaire, le gestionnaire :
Si le montant FSE retenu au terme du contrôle est égal à la participation FSE demandée dans le bilan
contrôlé, il n’est pas nécessaire d’engager une procédure contradictoire.
Le contrôle de service fait prend fin à la date de notification des conclusions finales du contrôle au
bénéficiaire.
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GUIDE DES PROCEDURES
Les contrôles de service fait finalisés sont communiqués sans délai à l’autorité de certification pour
éviter une concentration des transmissions au moment des appels de fonds et permettre un
étalement des travaux de certification tout au long de l’année.
Les conclusions du contrôle de service fait notifiées au porteur de projet doivent mentionner
explicitement les motifs de rejet de dépenses, le mode de liquidation du FSE/IEJ ainsi que les voies et
délais de recours.
Pour les associations supports juridiques de PLIE, organismes intermédiaires, les litiges relatifs à
l’exécution des conventions FSE relèvent de la compétence du juge judiciaire (Tribunal des Conflits,
16 novembre 2015, Société CLAF Accompagnement c/association PLIE Nord-Est).
Pour les services gestionnaires relevant des juridictions administratives, les notifications aux
bénéficiaires des conclusions de contrôle de service fait doivent comprendre en sus les mentions
suivantes :
Dans un délai de deux mois à compter de sa date de notification ou dans un délai de deux mois à
compter de la date de notification de la décision de rejet du recours administratif, d’un recours
contentieux devant le Tribunal administratif de [X, adresse postale] »
-------------------------------------------------
Dans le cas où il est fait droit à la demande du requérant, deux cas de figure se présentent lorsque la
subvention est considérée due :
100
GUIDE DES PROCEDURES
est postérieure au dernier appel de fonds de la programmation) et pourra faire l’objet d’un
remboursement par la Commission européenne;
- soit la dépense n’est pas requalifiée comme éligible (exemple : erreur de conventionnement), la
dépense ne peut pas être réintégrée dans un appel de fonds et le paiement est supporté par les
crédits nationaux inscrits au budget du service gestionnaire.
101
GUIDE DES PROCEDURES
ETAPE 8 : PAIEMENT
Le paiement de l’aide FSE au bénéficiaire peut faire l’objet d’une avance, d’acomptes ou d’un solde.
Les modalités de paiement de l’avance éventuelle, des acomptes et du solde sont définies lors de
l’instruction et inscrites dans la convention. Sous réserve des disponibilités budgétaires et
conformément à l’article 132 du règlement 1303/2013, le service gestionnaire veille au paiement du
bénéficiaire dans les 90 jours à compter de la date de présentation de la demande de paiement par
le bénéficiaire.
Ce délai de paiement peut être interrompu dans les cas dûment justifiés suivants :
- le montant de la demande de paiement n’est pas dû ou les pièces transmises ne sont pas
appropriées ;
- une enquête a été lancée en rapport avec une éventuelle irrégularité touchant la dépense
concernée.
Le bénéficiaire concerné doit être informé par écrit de cette interruption et de ses motifs. Ma
démarche FSE permet de tracer les demandes de complément adressées au bénéficiaire qui
interrompent ce délai.
Conformément aux dispositions de l’article 2231 du Code civil, l’interruption fait courir un nouveau
délai de même durée que l'ancien.
Les paiements relatifs au versement de l’aide européenne et des cofinancements nationaux font
l’objet d’un suivi dans le dossier de l’opération.
Le paiement peut être opéré avant ou après certification des dépenses par l’autorité de certification
selon la date de remise des bilans. Si le paiement est opéré après certification, il est recommandé de
de notifier les conclusions du contrôle de service fait au bénéficiaire après certification des dépenses.
Les recouvrements des indus doivent être opérés et leur suivi assuré par les services gestionnaires.
Le recouvrement de l’indu peut être opéré par compensation sur les paiements restant dus au titre
de la convention sur laquelle a été constaté le montant indument perçu. Le bénéficiaire doit être
informé officiellement de la compensation opérée.
Pour les organismes gestionnaires soumis au décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la
gestion budgétaire et comptable publique dès lors que la récupération de l’indu est effectuée par
ordre de recouvrement, celui-ci doit être établi pour son intégralité.
L’échelonnement du recouvrement est possible mais il doit alors être autorisé par le service en
charge du recouvrement (DRFIP) sur demande du bénéficiaire et après accord du service
ordonnateur.
Les services gestionnaires peuvent décider de ne pas recouvrer un montant indûment payé si le
montant de la contribution européenne ne dépasse pas 250 € sur l’opération concernée.
Ils peuvent décider ne pas mettre à la charge du bénéficiaire le recouvrement d’un indu s’il est
démontré que celui-ci est imputable à l’autorité de gestion ou à l’organisme intermédiaire.
102
GUIDE DES PROCEDURES
Le montant de l’indu sera alors pris en charge sur leur budget, la dépense irrégulière ayant été
retirée de la déclaration de dépenses présentée à la Commission européenne dès son constat. Les
aides réputées illégales au sens de la réglementation relative aux aides d’Etat doivent être
recouvrées.
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GUIDE DES PROCEDURES
ETAPE 9 : CERTIFICATION
L’ensemble des contrôles de service fait doit faire l’objet d’une certification par l’autorité de
certification désignée. Le contrôle de service fait une fois validé par le service gestionnaire est
envoyé dans « Ma démarche FSE » à la certification. Si le gestionnaire constate une erreur sur le
contrôle de service fait adressé à l’autorité de certification et si celui-ci n’a pas encore été
comptabilisé par l’autorité de certification, il peut demander à l’autorité de certification de rejeter le
contrôle de service fait. Le contrôle de service fait et le bilan associé sont alors ré-ouverts à la
modification. Aucun bilan ne pourra être déposé par le bénéficiaire tant que le service gestionnaire
n’aura pas validé le contrôle de service fait en question et transmis celui-ci à l’autorité de
certification.
L’autorité de certification procède à un contrôle de conformité sur le contrôle de service fait qui lui a
été transmis et éventuellement à des contrôles spécifiques (contrôles ciblés sur le risque et contrôles
qualité certification) si l’opération s’inscrit dans le plan de contrôle qu’elle a établi en fonction de son
analyse de risques. A l’issue de ses travaux, l’autorité de certification valide le contrôle de service fait
qui est dès lors inscrit dans sa comptabilité, rejette le contrôle de service fait ou l’exclut à titre
conservatoire si ce contrôle de service fait s’inscrit dans une opération ou partie du programme
affectée d’une erreur systémique relevée par un contrôle et pour laquelle le service gestionnaire n’a
pas mis en œuvre des mesures correctives validées par l’autorité à l’origine du contrôle.
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GUIDE DES PROCEDURES
ETAPE 10 : ARCHIVAGE
Toutes les étapes de vie du dossier doivent être conservées dans un dossier unique.
L’ensemble des pièces du dossier doivent être conservées par le bénéficiaire soit sous forme
d’originaux ou d’originaux certifiés conformes ou sur des supports de données contenant les versions
électroniques des documents.
Dans « Ma démarche FSE » sont sauvegardées l’ensemble des pièces ayant fait l’objet d’un contrôle
par l’une des autorités intervenant dans la gestion du FSE (gestion, certification ou audit). En cas de
recours à l’échantillonnage, seules les pièces demandées par le service gestionnaire font l’objet d’un
archivage électronique.
Durée d’archivage :
Conformément aux dispositions de l’article 140 du règlement (UE) n°1303/2013, sans préjudice des
règles régissant les aides d’Etat, les pièces relatives aux opérations cofinancées par le FSE doivent
être disponibles :
- Pour les opérations d’un montant inférieur à 1 000 000 € : 3 ans à compter du 31 décembre suivant
la présentation des comptes dans lesquels figurent les dépenses de l’opération ;
- Pour les opérations d’un montant supérieur à 1 000 000€ : 2 ans à compter du 31 décembre suivant
la présentation des comptes dans lesquels figurent les dépenses finales de l’opération achevée.
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