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Examen AlgebreMultilineaire20160113 Corrige-2

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ENSP, Dpt MSP

Examen MAT218 Algèbre multilinéaire


Janvier 2016
Durée 3h

Exercice 1. (5pts)
n
1. Soient n ∈ N , a1 , . . . , an ∈ R tels que ai = 1. On considère l'application ϕ dénie sur
X

i=1
Rn × Rn par
n
ai xi yi , pour tous x = t (x1 , . . . , xn ) , y = t (y1 , . . . , yn ) ∈ Rn .
X
ϕ (x, y) =
i=1

[1 pts] (a) Montrer que ϕ est une forme bilinéaire symétrique sur Rn .

Solution:

Pour cela, il sut de montrer que ϕ est linéaire à gauche et symétrique. Soient
x = t (x1 , . . . , xn ), y = t (y1 , . . . , yn ), z = t (z1 , . . . , zn ) ∈ Rn et α ∈ R. On a
n
X n
X n
X
ϕ (x + αy, z) = ai (xi + αyi ) zi = ai xi zi + α ai yi zi
i=1 i=1 i=1
= ϕ (x, z) + αϕ (y, z) et
Xn n
X
ϕ (x, y) = ai xi yi = ai yi xi = ϕ (y, x) .
i=1 i=1

ϕ est alors bilinéaire symétrique.

[1/2 pts] (b) Déterminer une condition sur les ai pour que ϕ dénisse un produit scalaire.

Solution:

Si ϕ est un produit scalaire, alors pour tout x ∈ Rn , x 6= 0Rn , ϕ (x, x) > 0. Notons
β = (e1 , . . . , en ) la base canonique de Rn . On a alors ϕ (ei , ei ) = ai > 0 pour tout
i ∈ {1, · · · , n}.
n
Réciproquement, si ∀i ai > 0, alors ∀x ∈ R , x 6= 0Rn , ϕ (x, x) =
X
n
ai x2i > 0
i=1
Ainsi, ϕ est un produit scalaire si et seulement si tous les ai soient > 0.
v v
n u n u n
[1/2 pts] (c) Montrer que
X uX uX
a i x i yi ≤ t 2
ai xi t ai yi2
i=1 i=1 i=1

Solution:

Soient ∀x = t (x1 , . . . , xn ), y = t (y1 , . . . , yn ) ∈ Rn . D'après l'inégalité de Cauchy-


Schwartz, p p
ϕ (x, y) ≤ |ϕ (x, y) | ≤ ϕ (x, x) ϕ (y, y).
Ainsi, v v
n
X
u n u n
uX uX
ai xi yi ≤ t 2
ai xi t ai yi2 .
i=1 i=1 i=1

On peut aussi se servir du produit scalaire usuel sur Rn déni par


n
X
< x, y >:= x i yi .
i=1

Dr. Wilson Toussile Page 1 / 10


Examen MAT218 Janvier 2016

√ √ √ √
Posons x0 = t ( ai xi , · · · , an xn ) et y 0 = t ( ai yi , · · · , an yn ). On a alors
n
X
ϕ (x, y) = ai xi yi =< x0 , y 0 >
i=1
v v
u n u n
X uX
0 0
p p u
0 0 0 0
≤ | < x ,y > | ≤ < x ,x > < y ,y > = t 2
ai xi t ai yi2
i=1 i=1
par l'inégalité de Cauchy-Schwartz.

2. On considère un espace ane euclidien de dimension 3 muni d'un repère orthonormé R =


(O, e1 , e2 , e3 ).
[1 /2 pts]
1 (a) Montrer que la courbe d'équation
 1
 x =
 z (cos (ln(z)) − sin (ln(z)))
2

1
y = z (cos (ln(z)) + sin (ln(z)))


 2∗
z ∈ R+
est tracée sur un cône de sommet O.

Solution:

Il sut de montrer que x, y et z vériant les équations données vérient aussi


l'équation d'un cône. Pour cela, calculons x2 + y 2 .
1 2 2
x2 = z cos (ln(z)) + sin2 (ln(z)) − 2 cos (ln(z)) sin (ln(z))

4
1 2
= z [1 − 2 cos (ln(z)) sin (ln(z))]
4
1 2 2
y2 = z cos (ln(z)) + sin2 (ln(z)) + 2 cos (ln(z)) sin (ln(z))

4
1 2
= z [1 + 2 cos (ln(z)) sin (ln(z))]
4
1 2
x2 + y 2 = z qui est l'équation d'un cône de révolution.
2

[11/2 pts] (b) Déterminer l'équation de la quadrique (Q) qui contient le point A (2, 2, 3) et les paraboles
(C1 ) et (C2 ) d'équations respectives :
 
y = 0 x = 0
et
z 2 = 2x z 2 = 2y.

Solution:

L'équation de la quadrique en question est de la forme


a1 x2 + a2 y 2 + a3 z 2 + a4 xy + a5 xz + a6 yz + a7 x + a8 y + a9 z + α = 0.

Il sut alors déterminer les ai .

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Examen MAT218 Janvier 2016

• (C1 ) est sur la quadrique. Remplaçons y par 0 dans l'équation de la quadrique.


Alors l'équation
a1 x2 + a3 z 2 + a5 xz + a7 x + a9 z + α = 0

est celle de (C1 ). Par identication, on a :




 α = 0



 a1 = 0
a3 = 1

(1)

 a5 = 0
a = −2

 7



a9 = 0
A ce stade, l'équation de la quadrique est alors
a2 y 2 + z 2 + a4 xy + a6 yz − 2x + a8 y = 0. (2)

• La parabole (C2 ) est sur la quadrique. On pose alorsx = 0, et on procède par


identication :
a2 y 2 + z 2 + a6 yz + a8 y = 0.
On en déduit 
 a2 = 0
a6 = 0 (3)
a8 = −2

À ce stade, l'équation de la quadrique est de la forme


z 2 + a4 xy − 2x − 2y = 0. (4)

• Le point de coordonnées (2, 2, 3) appartient à la quadrique. Ainsi,


1
9 + 4a4 − 4 − 4 = 0 ⇒ a4 = − .
4

• Équation de la quadrique (Q) :


1
z 2 − xy − 2x − 2y = 0.
4
• Juste pour compléter, donnons l'équation réduite.
1 1
(x − y)2 − (x + y)2 + z 2 − 2x − 2y = 0
16 16
La matrice de passage de la base duale canonique à la nouvelle
γ ∗ := (e∗1 − e∗2 , e∗1 + e∗2 , e∗3 )

est  
1 1 0
P = −1 1 0 
0 0 1.
On a alors  
1 1 0
1
t
P −1 = −1 1 0
2
0 0 2

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Examen MAT218 Janvier 2016

Le nouveau repère est R0 = (O, u1 , u2 , u3 ) où


1
u1 = (e1 − e2 )
2
1
u2 = (e1 + e2 )
2
u3 = e3 ,

et l'équation de la quadrique dans ce nouveau repère est :


1 2 1 1 2 1
X − Y 2 + Z 2 − 2Y = 0 ⇐⇒ X − (Y + 16)2 + Z 2 + 16 = 0
16 16 16 16
1 02 1
⇐⇒ X − Y 02 + Z 02 + 16 = 0,
16 16
dans le repère R00 = O0 , u1 , u2 , u3 avec O0 de coordonnées t (0, −16, 0).


Ainsi, la quadrique (Q) est une hyperboloïde à 2 nappes.

Exercice 2. (6.5pts)
On considère le R-espace vectoriel R3 muni de sa base canonique β = (e1 , e2 , e3 ). On dénit
la forme quadratique :
qα (x) = α x21 + x22 + x23 − 2x1 x2 − 2x1 x3 − 2x2 x3 , pour tout x = x1 e1 + x2 e2 + x3 e3 ∈ R3 ,


où α ∈ R.
[1 pts] 1. Déterminer la matrice de qα relativement à la base β , puis sa forme polaire.

Solution:

• La matrice de qα :  
α −1 −1
Aα = −1 α −1 .
−1 −1 α

• La forme polaire que nous notons ϕα

ϕα (x, y) = α (x1 y1 + x2 y2 + x3 y3 ) − x1 y2 − x2 y1 − x1 y3 − x3 y1 − x2 y3 − x3 y2 .

[1 pts] 2. Déterminer les valeurs de α pour lesquelles la forme quadratique qα est non-dégénérée?

Solution:

qα est non-dégénérée si et seulement sa matrice est de rang 3 ou de façon équivalente, si


et seulement le déterminant de Aα est diérent de 0.
det (Aα ) = (α + 1)2 (α − 2) .

Ainsi, l'ensemble des α pour lesquels qα est non-dégénérée est R r {−1, 2}.

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[11/2 pts] 3. Montrer qu'il existe une base de R3 qui est qα -orthogonale indépendamment de α.

Solution:

Soient x = x1 e1 + x2 e2 + x3 e3 et y = y1 e1 + y2 e2 + y3 e3 . On peut remarquer que


ϕα (x, y) = (α + 1) (x1 y1 + x2 y2 + x3 y3 ) − (x1 + x2 + x3 ) (y1 + y2 + y3 ) .

Une condition susante pour que deux vecteurs x et y soient ϕα -orthogonaux indépen-
damment de α est
x1 + x2 + x3 = 0 ou

x1 y1 + x2 y2 + x3 y3 = 0 et
y1 + y2 + y3 = 0.

Si on suppose par exemple x1 + x2 + x3 6= 0, il sura alors que y1 + y2 + y3 = 0 et


x1 y1 + x2 y2 + x3 y3 = 0. Ce qui implique y1 (x1 − x3 ) + y2 (x2 − x3 ) = 0. Pour cela, il
sut que x1 = x2 = x3 . Le choix le plus simple est x1 = x2 = x3 = 1, ce qui signie
x = e1 + e2 + e3 .
Pour ce vecteur x, y vérie :
y1 + y2 + y3 = 0 c'est-à-dire y = y1 (e1 − e3 ) + y2 (e2 − e3 ) .
 
Posons alors y (1) = e1 − e3 et y (2) = e2 − e3 . Il est alors clair que ϕα x, y (1) =
   
ϕα x, y (2) = 0. Mais, notons que ϕ y (1) , y (2) = α + 1 dépend de α.

Il reste à trouver un troisième vecteur. Notons z (i) = z1(i) e1 + z2(i) e2 + z3(i) e3 celui corre-
spondant à y (i) . Alors   
 ϕα x, z (i) = 0
 
 ϕα y (i) , z (i) = 0

• Pour i = 1 :
    
 α z (1) + z (1) + z (1) − 3 z (1) + z (1) + z (1) = 0
 1 2
 3 1 2 3
(1)
 α z −z (1)
1 3 = 0

Il sut alors que


(
(1) (1) (1)
z1 + z2 + z 3 = 0
(1) (1)
z1 − z3 = 0

c'est-à-dire
(
(1) (1)
z2 = −2z1
(1) (1)
z3 = z1

Ainsi, z (1) = z1(1) (e1 − 2e2 + e3 )


• Pour i = 2 :
    
 α z (2) + z (2) + z (2) − 3 z (2) + z (2) + z (2) = 0
 1 2
 3 1 2 3
 α z (2) − z (2) = 0
2 3

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Examen MAT218 Janvier 2016

Il sut alors que


(
(2) (2) (2)
z1 + z2 + z3 = 0
(2) (1)
z2 − z3 = 0

c'est-à-dire
(
(2) (2)
z1 = −2z2
(2) (2)
z3 = z2

Ainsi, z (2) = z2(2) (−2e1 + e2 + e3 )


• On a alors déterminé deux bases ϕα -orthogonales indépendamment de α :

γ = (e1 + e2 + e3 , e1 − e3 , e1 − 2e2 + e3 )
γ 0 = (e1 + e2 + e3 , e2 − e3 , −2e1 + e2 + e3 ) .

4. Soit ∆ la droite vectorielle engendrée par le vecteur u = 2e1 + 2e2 + e3 .


[1 pts] (a) Déterminer le q0 -orthogonal ∆⊥ de ∆, où q0 est la forme quadratique qα avec α = 0.

Solution:

Un vecteur x = x1 e1 + x2 e2 + x3 e3 ∈ ∆⊥ si et seulement si
ϕ0 (x, u) = 0
−3x1 − 3x2 − 4x3 = 0
3 3
x3 = − x1 − x2 .
4 4
     
3 3 3 3
Ainsi, x = x1 e1 + x2 e2 + − x1 − x2 e3 = x1 e1 − e3 + x2 e2 − e3 . On
4 4 4 4
a alors  
3 3
∆⊥ = R e1 − e3 , e2 − e3 .
4 4

[1 pts] (b) ∆ et ∆⊥ sont-elles supplémentaires dans R3 ?

Solution:

On a
2 1 0
 

3 3
 3
2 − 1  = 29 6= 0.
 
det u, e1 − e3 , e2 − e3 = det  4
4 4 
3
 8
1 0 −
4
 
3 3
Alors u, e1 − e3 , e2 − e3 est une base de R3 . On en déduit que ∆ et ∆⊥ sont
4 4
supplémentaires.

[1 pts] 5. Montrer que qα est dénie positive si et seulement si α > 2.

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Solution:

Nous le montrons par double implication.

• Supposons qα dénie positive. Alors det (Aα ) = (α + 1)2 (α − 2) > 0. Ce qui


implique α > 2.
• Maintenant, supposons α > 2. Alors pour tout x = x1 e1 + x2 e2 + x3 e3 ∈ R3 ,

qα (x) = (α − 2) x21 + x22 + x23 + 2 x21 + x22 + x23 − 2x1 x2 − 2x1 x3 − 2x2 x3
 

= (α − 2) x21 + x22 + x23 + q2 (x)



 2
1 1 3
= (α − 2) x1 + x2 + x3 + 2 x1 − x2 − x3 + (x2 − x3 )2 ,
2 2 2

2 2 2

obtenu après réduction de q2 . On voit alors que si α > 2, alors qα est dénie
positive.

Donc, qα est dénie positive si et seulement si α > 2.

Exercice 3. (8.5pts)
On considère le R-espace vectoriel E = C 2 ([0, 1], R) des fonctions réelles de classe C 2 sur
[0, 1]. On dénit l'application < ·, · > de E × E dans R par
Z 1
f (t)g(t) + f 0 (t)g 0 (t) dt.

< f, g >=
0

[11/2 pts] 1. Montrer que < ·, · > est un produit scalaire sur E .

Solution:

Soient f, g, h ∈ E et α ∈ R.


Z 1
(f (t) + αg(t)) h(t) + f 0 (t) + αg 0 (t) h0 (t) dt
 
< f + αg, h > =
0
Z 1 Z 1
0 0
g(t)h(t) + g 0 (t)h0 (t) dt
   
= f (t)h(t) + f (t)h (t) dt + α
0 0
= < f, h > +α < g, h > .

• < f, g >=< g, f >.

• Soit f ∈ E diérente de la fonction nulle.


Z 2 Alors f 2 est continue et diérente
de la fonction nulle, ce qui implique f 2 (t)dt > 0. On a alors < f, f >=
Z 1 Z 1 0
2
f (t)dt + f 02 (t)dt > 0.
0 0

Donc, < ·, · > est un produit scalaire sur E .

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2. Soient V = {f ∈ E| f (0) = f (1) = 0} et W = f ∈ E| f 00 = f .




[1 pts] (a) Montrer que V et W sont deux sous-espaces vectoriels de E .

Solution:

• Toute combinaison linéaire de deux fonctions qui s'annulent en 0 et en 1


s'annule aussi en 0 et 1. Ainsi, V est stable pour l'addition interne et la
multiplication externe. V est alors un sous-espace vectoriel de E .
• Si f 00 = f et g 00 = g , alors pour tout α ∈ R, (f + αg)00 = f 00 + αg 00 = f + αg .
Ainsi, W est stable pour l'addition interne et la multiplication externe. W est
alors un sous-espace vectoriel de E .

[1 pts] (b) Montrer que V et W sont orthogonaux.

Solution:

Il s'agit de montrer que pour toutes fonctions f ∈ V et g ∈ W , < f, g >= 0.


Soient f ∈ V et g ∈ W .
Z 1 Z 1
< f, g > = f 0 (t)g 0 (t)dt
f (t)g(t)dt +
0 0
Z 1 Z 1
1
f (t)g(t)dt + g 0 (t)f (t) 0 − f (t)g 00 (t)dt

=
0 0
par parties avec u(t) = g 0 (t) et v 0 (t) = f 0 (t)
Z 1 1
Z 1
f (t)g(t)dt + g 0 (t)f (t) 0 −

= f (t)g(t)dt = 0.
0 0

3. Pour tout (α, β) ∈ R2 , on dénit la fonction hα,β par


hα,β (x) = αex + βe−x .

[1/2 pts] (a) Montrer que pour tout (α, β) ∈ R2 , hα,β est un élément de W .

Solution:

On montrer facilement que hα,β est de classe C 2 ([0, 1]) et h00α,β = hα,β . Donc hα,β ∈
W.

[1 pts] (b) Montrer que V et W sont des supplémentaires orthogonaux de E .

Solution:

Nous avons déjà montré que V et W sont orthogonaux. Il reste à montrer que
E = V + W . Pour cela, montrons tout d'abord que pour toute fonction f ∈ E , il
existe α, β tels que f − hα,β ∈ V .
f − hα,β ∈ V ⇐⇒ hα,β (0) = f (0) et hα,β (1) = f (1)
= α + β = f (0) et αe + βe−1 = f (1)
f (1) − f (0)e−1 ef (0) − f (1)
= α= −1
et β = .
e−e e − e−1

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Ainsi, pour α et β comme ci-dessus, on a f −hα,β ∈ V . On a ainsi f = f −hα,β +hα,β ,


avec f −hα,β ∈ V et hα,β ∈ W . Ce qui achève de montrer que E = V +W . Et comme
V ⊥ W pour un produit scalaire, on conclut que V et W sont des supplémentaires
orthogonaux.

[1 pts] (c) Déterminer la projection orthogonale sur W .

Solution:

Soit f ∈ E . D'après la question précédente, il existe un unique couple (α, β) tel


que f = f − hα,β + hα,β ∈ V + W . Et comme V et W sont des supplémentaires
orthogonaux, on a par dénition de la projection orthogonale
PW (f ) = hα,β ,

avec
f (1) − f (0)e−1 ef (0) − f (1)
α= −1
et β = .
e−e e − e−1

Z 1
[11/2 pts] 4. Soit F = {f ∈ E| f (0) = f (1) = 1}. Montrer que inf f 2 (t) + f 02 (t) dt = khα1 ,β1 k2 ,

f ∈F 0
où α1 et β1 sont des réels à déterminer.

Solution:

Soit f ∈ F . La décomposition de f dans E = V + W est f = f − hα1 ,β1 + hα1 ,β1 avec


f (1) − f (0)e−1 1 − e−1

 α1 =
 =
e − e−1 e − e−1
 β1 ef (0) − f (1) e−1
= =

e − e−1 e − e−1
Alors
Z 1
f 2 (t) + f 02 (t) dt = kf k2 = kf − hα1 ,β1 k2 + khα1 ,β1 k2 par Pythagore

0
inf kf k2 = inf kf − hα1 ,β1 k2 + khα1 ,β1 k2 .
f ∈F f ∈F

Par ailleurs, f − hα1 ,β1 ∈ V implique que hα1 ,β1 (0) = f (0) = 1 et hα1 ,β1 (1) = f (1) = 1,
c'est-à-dire que hα1 ,β1 ∈ F . Ainsi,
inf kf − hα1 ,β1 k2 = 0.
f ∈F

On conclut alors
inf kf k2 = khα1 ,β1 k2 .
f ∈F

[1 pts] 5. On pose Ga,b = {f ∈ E|f (0) = a et f (1) = b} pour a, b ∈ R. Déterminer


Z 1
f 2 (t) + f 02 (t) dt.

inf
f ∈Ga,b 0

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Solution:

Remarquer F = G1,1 . Pour tout f ∈ Ga,b , la décomposition de f dans E = V + W est


obtenue de façon analogue à celle de la question précédente :
b − ae−1 ea − b
f = f − hα,β + hα,β , avec α = −1
et β = .
e−e e − e−1
Il est clair que hα,β ∈ Ga,b car hα,β (0) = f (0) = a et hα,β (1) = f (1) = b du fait que
f − hα,β ∈ V . On en déduit

inf kf k = inf kf − hα,β k2 + khα,β k2 = khα,β k2 .


f ∈Ga,b f ∈Ga,b

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