0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
67 vues32 pages

École

Transféré par

elastella
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
67 vues32 pages

École

Transféré par

elastella
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ÉCOLE

Thèmes d'étude :

● Age d'or mythique et diff actuelles : école, carrefour pbls éco et sociaux
● Fin ou mutation de la transmission

Sujets de concours :

● L’école en France est-elle un échec national ?


● Faut-il encore enseigner l’éducation civique ?
● L’école est-elle encore républicaine ?
● La religion a-t-elle sa place à l’école ?
● L’école doit-elle préparer au monde ou à un métier ?
● L’école est-elle égalitaire ?
● La transmission est-elle encore possible dans notre monde ?
● Que doit transmettre l’école selon vous ?
● Peut-on parler d’une démocratisation de l’école ?
● L'État, l'école et le citoyen
Située au coeur du processus de civilisat°, l'école se trouve au carrefour
d'interrogations majeures et de responsabilités difficilement conciliables.

Éléments convergent pour faire de l'école 1 point nodal du mal-ê social.


- Modèle citoyen s'effondre sous le coup de l'individualisme
- Perspective éducative recule du fait de la crise économique
- La crise de confiance dans l'avenir qui affecte toute la société

> 50'-60', les attentes des indiv en termes de réalisation de leur vie et de
celle de leurs enfants ne passaient pas par l'institution scolaire. Elle est apparue
comme le meilleur chemin d'introduct° à la vie sociale. Jusque-là, l'univers du
travail jouait ce rôle, paysans/ouvriers considérant que les années passées à
l'école étaient : perte de tps + manque de bras pr la communauté familiale.

Le consensus qui se manifeste en matière d'investissement éducatif tient à


une tradition développée par les Lumières (le progrès passe par la diffusion de
la connaissance) et espérances placées dans l'école et l'obtention du diplôme.

L'école : sanctuaire de la République ?


TITRE I. Age d'or mythique et difficultés actuelles :
l'école, carrefour des pbls économiques et sociaux

POLYBE, Histoires, Livre IV référence = Les habitants de Kaytha se sont


engagés dans une guerre civile. La cité a été rayée de la carte. Raison : ces
habitants avaient été négligents dans l'éducation de leur enfant.

ARENDT, La Crise de l'éducation (1991) : l'école n'est pas fondatrice de


transmission, elle enseigne/éduque. Diff : Il faut intégrer des enfants ds un
monde tjrs + vieux qu'eux, où ils n'ont rien décidé. Il faut leur apprendre à
respecter 1 cadre qui leur préexiste pour leur éducation. Ce cadre est
utilisé par des adultes, ms ne doit pas ê perçu comme une contrainte. Les
enfants doivent faire usage de leur liberté pr construire un monde qu'ils
souhaitent. L'école ne pt ê autre que conservatrice. Elle doit ê un lieu
stable. Elle doit s'appuyer sur qqch de solide pr créer du neuf. Pr ê créateur,
il faut ê héritier. L'école contemp crée l'inverse, créer d indiv neufs non
porteurs d'héritage.

BOURDIEU et PASSERON, Les Héritiers (1964) : Égalité formelle des


élèves = Démocratisat° réelle de l’école mettant fin aux discriminations
sociales à l’int d’1 institution jugeant le mérite indiv. Corrélation origine
sociale/réussite scolaire + Inégalité de chance par la possession inégale K
éco. Chances de réussite scolaire st le produit de la possession de K
culturel.
- Corrélation stat entre milieu social d’origine et réussite scolaire.
- Inégale représentation des classes sociales dans l’enseignement
sup
L'université n’est pas un lieu neutre socialement : Distinctions de classe
+ reproduction des privilèges + préservation des intérêts des héritiers.
→ Égalité formelle ≠ Égalité réelle : effort d’égalisation formelle tant
que perdurent des inégalités de classe ds la possession du K
culturel.
→ Idéologie du don transforme le privilège des héritiers en mérite
personnel et l’échec des déshérités en fatalité individuelle.
Il semble que ce soit de l’extérieur de l’univ que puisse ê posée la Q de
la réduction des inégalités culturelles « l’effort d’égalisation reste formel
tant que les inégalités ne sont pas effectivement abolies ».

L'école est habitée par un paradoxe. Pr pouvoir penser par nous-même,


ns avons besoin de maître : GAUCHET reprend la théorie d'ARENDT.
Importance de l'école = Lien consubstantiel avc la Rép. Cette dernière
repose s/ l'idée que générations ap générations, il faut fabriquer des citoyens.
- Il faut une institution spécialement dédiée à cet effet
- L'école ne dispense ps des connaissances pr l'obtention d'un métier,
mais forge une doctrine fondée sur les valeurs républicaines.
Chapitre 1. L'école, vecteur d'une démocratisation

§1. La démocratisation culturelle par un développement sans


équivalent de la machine éducative et de la promotion sociale

A) La massification de l'enseignement montre


l'évolution sociale du siècle et la démocratisation de la société

XIXe s : effectifs scolarisés faibles. 1810 : 50/60 000 enfants st scolarisés


du fait des coûts de scolarité élevés (frais de pension = élèves internes, coût des
fournitures,…) qui en interdisent l'accès aux familles modestes. Les bourses
sont attribuées pour récompenser des mérites familiaux, non les résultats.
Montée effectifs postérieure à la 2nd GM : Intensification des effectifs à
partir 60', accélération 80'. 2010, on scolarise bcp plus qu'en 1960.

1960 2000 2014


Primaire 6M 6,5 M 6,8 M
Secondaire 3,5 M 5,6 M 5,5 M
Supérieur 300 000 2M 2,460 M

Explications :
1. Croissance démographique (primaire, collège)
2. Démocratisation de l'accès à l'enseignement (lycée et supérieur)
3. Prolongation de l'âge de la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans

B) L'école a une place essentielle dans le processus d'égalisation car


elle améliore la promotion sociale

Ns avons assigné une valeur de démocratisation à l'école. Jusqu'au XVIe


s, l'éducation des femmes est inexistante dans les couches populaires. Dans les
catégories supérieures, elles reçoivent une éducation spécifiquement féminine
destinée à leur faire tenir leur rôle de maîtresse de maison soumises à l'autorité
du mari. C'est la querelle religieuse du XVIe s qui va entrouvrir les portes du
savoir aux femmes, la Réforme protestante accordant une importance nouvelle à
l'éducation. Il n'est pas Q de leur ouvrir le domaine des sciences, de la
philosophie et leur scolarité reste + courte que celle dispensée aux garçons.
Les femmes ne sont plus mises totalement à l'écart du savoir, même si
l'éducation maintient la répartition traditionnelle des rôles entre les
sexes.

L'idéologie universaliste des Lumières n'accorde pas attention à la Q


féminine et laisse perdurer les schémas habituels : 3 contributions à l'article «
Femme » de L'Encyclopédie qui la présente
1. comme « la femelle de l'homme »
2. comme la possession du mari
3. comme l'art de plaire ou d'aimer

Essentiellement préoccupés par l'égalité des D juridiques des hommes, les


révolutionnaires ne font pas de l'égalité des sexes une Q sociale.

Ils refusent tout D politique aux femmes en dépit des prises de position
comme celle d'Olympe De GOUGES qui prône l'adoption d'une Déclaration
des droits de la femme. Seul CONDORCET, qui voit dans l'ignorance la cause
majeure de la tyrannie, prend leur défense en réclamant pr elles une instruction
identique à celle dispensée aux hommes, publique, laïque et gratuite.

> 50' que se dvlpe massivement l'enseignement féminin. Rattrapant leur


retard, les filles dominent dps les garçons numériquement et qualitativement.

§2. L'éducation nationale est devenue la première source de dépenses


de la collectivité nationale

ED est une Q de moyen. 90' la machine éducative devient la + dépensière.


La dépense d'éducation constitue le 1er secteur de dépense de l'É. L'essentiel de
ces moyens supplémentaires va aux dépenses de personnel.

2014 : DIE est de 146 milliards € = 6,8% PIB. Financement :


- É : 84 milliards
- CT : 35 milliards
- Ménages : 11 milliards
- Entreprises : 13 milliards
Pr répondre à la hausse de la demande, l'É a été conduit à faire de l'EN le +
important secteur administratif. La massification des effectifs s'accompagne du
dvlpt numérique du monde de l'éducation (enseignants et personnels qui
gravitent autour). 2014 : 911 000 enseignants + 250 000 pers accompagnant le
processus. L'EN est donc devenue la 1ère source de dépenses de l'É.

En dépit d'une forte hausse globale, la Dépense Intérieure D'Éducation


(DIE = Représente tes les dépenses effectuées par l'ensemble des agents éco,
dam pub centrales et locales, entreprises et ménages, pr les actes d'éducation en
métropole : act d'enseignement scolaire et extrascolaire, act visant à organiser le
système éducatif, act destinées à favoriser la fréquentation scolaire et les
dépenses ddées par les institutions) demeure proportionnellement plus faible
que dans d'autres pays et elle est inégalement répartie selon les secteurs.

Au niveau Européen

Pays consacrant moins d'argent Pays consacrant plus d'argent


- Pays-Bas = 6,2 % PIB
- Italie = 4,6 % PIB
- Suède = 6,3 %
- All = 5 % PIB
- GB = 6,4 %
- Japon = 5 % PIB
- Finlande = 6,5 %

Moyenne Organisation de Coopération et de Développement Économique


(OCDE) : 6,1 % (// France hors formation continue)

Au niveau international

Les EU dépensent le + d'argent (syst universitaire) = 6,9% PIB

2014 : Dépense pour l'éducation = 8 000 € p/ élève et p/ an

Primaire Secondaire Supérieur


6 000€ 8 400€ Univ : 11 000€ Prépa : 16 000€

La causse principale de cet accroissement, plus que l'évolution des effectifs, est
la prolongation de la durée des études, surtout da,s le supérieur.

Chiffres :
- 13 M élèves et apprentis
. 7 M écoliers
. 3 M collégiens
. 1,5 M lycéens (général et technologiques)
. 663 000 lycéens (professionnels)
- 1 M personnels
. 855 000 enseignants
/ 137 500 privé sous contrat
/ 717 500 public
. 174 00 non enseignants
. 23 500 autres
- 64 000 écoles et établissements du second degré (8 800 privé)
Chapitre 2. L'école, facteur d'une démocratisation inaboutie

La société dans ses transformations met l'école en défaut.

Le tx d'accès des enfants du milieu populaire (ouvrier) cesse de croître dès


60', ms ce n'est perceptible que s'il y a des enquêtes personnelles.

Les rangs sociaux sont fixés par la naissance et même si la DDHC a


affirmé le contraire, ça restera longtemps ainsi. Jusqu'à il y a un demi siècle,
l'école n'a fait que refléter la hiérarchie sociale qui la préexistait. Il a été fait
grief à l'école d'avoir rater la redistribution des cartes dans l'organisation sociale
MAIS cette défaite ne peut pas vraiment ê imputée à l'école.

Fin des Trente Glorieuses : Chômage de masse dont nous sommes jamais
sortis (cela tient à des Q de marché + choix pol). Cette crise de l'emploi se
surajoute à ces phénomènes qui complexent le fonctionnement de l'école.

Ségrégation (= Action de mettre à part qql, un grpe) : Lgtps, la barrière


était du primaire au secondaire. Ds le monde rurale, l'école est perçue comme
une perte de tps CAR l'école n'a pas pour objectif d'obtenir un emploi. Temps
perdu = Temps qu'on ne peut pas consacrer à l'apprentissage d'un métier.

1er verrou à faire sauter : faire que la majorité des enfants ne s'arrête pas au
certificat d'aptitude professionnelle, puis le moment de blocage est le BAC :
CHEVÈNEMENT, Ministre de l'ÉN ss le gvt FABIUS (PdR MITTÉRAND)
= L'école doit menée 80% de enfants au niveau des BAC.

§1. L'éducation traverse une évidente crise de gestion

A) L'éducation est un secteur administratif difficile à gérer


du fait de sa lourdeur et de sa complexité

Qualifiée de « mammouth » qu'il s'agirait de « dégraisser » : ALLÈGRE,


nommé, le 2 juin 1997, ministre de l'Éducation nationale dans le gvt JOSPIN
prononce cette phrase, qui sera l'emblème du conflit avec les enseignants.

La gestion adm est d'autant + délicate que le million d'agents concernés est
divisé en de multiples corps attachés à leurs spécificités, ce qui favorise les
revendications catégorielle encouragées par des syndicats puissants mais
divisés.
Outre, le risque de corporatisme, cette fragmentation rend difficile les
innovations pédagogiques qui se heurtent à l'inertie du terrain.
L de décentralisation ajoutent des diff : les compé ont été partiellement
transférées aux collectivités ≠ les procédures de gest° demeuraient centralisées.
- É gère les universités
- Les régions gèrent les lycées
- Les département gèrent les collèges
- Les communes gèrent les écoles primaires

Budget : querelle du transfert des charges indues, collectivités estiment que l'É
s'est déchargé d'1 poids financiers lourd sans transfert d crédits correspondant.
Contenus : les collectivités se plaignent de ne pas pouvoir intervenir dans les
enseignements dispensés et dans la gestion des personnels.

B) La demande permanente du renforcement des moyens dissimule en


réalité un malaise profond du monde enseignant

1. La demande de création de postes supplémentaires présentée


comme la volonté d'assurer une pédagogie meilleure

La définition d'un nombre idéal d'élèves par classe est pratiquement


impossible compte tenu du nombre de variables entrant en jeu : niveau des uns
et des autres, pbls rencontrés,… L'objectif affiché par le corps enseignant est
tout autant un instrument de revendication que l'expression d'un réel désir.

Nombre moyen d'élèves par classe


- Maternelle : 26
- Primaire : 23
- Premier cycle du 2nd degré : 21
- Second cycle du 2nd degré :
. Général et technologique : 29
. Professionnel : 19

Nombre moyen d'élèves par enseignant :


- Primaire : 19
- Secondaire : 12,5

On a multiplié les matières. Dans les matières de langues mortes, il y a peu


d'élèves. Cela montre que l'EN fr vit deux choses :
- Nombre d'élève par classe : vers le haut
- Nombre d'élève par enseignant : vers le bas

Nous avons des classes surchargées et d'autres où il n'y a pas assez d'élèves
CAR nous mobilisons un professeur à temps plein pour peu d'élèves.

2. Le positionnement sociale des pédagogues

Ns constatons l'aigreur (= sentiment d'amertume mêlée d'irritation) des


enseignants. La revendicat° de la revalorisation des rémunérations constitue
un des éléments d'expression d'un malaise + général qui frappe le monde
enseignant et qui tient à la dévalorisation sociale des pédagogues. PROST,
Historien de l'éducation : « Malaise des enseignants est 1 nouveauté XIXe s »

Cette dévalorisation sociale doit ê relativisée car elle renvoie à un âge d'or
+ mythique que réelle. L'âge d'or des enseignants est en fait limité à une assez
courte période qui s'étend de la IIIe Rép aux années qui suivent la 2nd GM. Au
XIXe s, la fonction enseignante est socialement peu considérée, ce qui
confirme la difficulté à pourvoir les postes. Les traitements sont faibles.
L'origine sociale de la plupart des enseignants est modeste. La profession de
maître d'école n'est pas jugée assez importante pour être exercée seule et
l'instituteur est svt un auxiliaire du curé ou exerce des activités //. L'intégration à
la société locale est malaisée compte tenu des chgmnts de postes et de la
persistance des traditions aussi monacales héritées de l'Empire.

Le malaise n'est donc pas récent : PAGNOL, Topaze (1928) : Topaze est
un maître d'école au sens civique irréprochable et au salaire modeste. Licencié
pour s'ê montré trop honnête/influencé par les ex qu'il a sous les yeux, il devient
malhonnête et heureux de l'ê, en se lançant, sous l'influence d'une femme et d'un
conseiller municipal peu scrupuleux, dans le monde des affaires.

3 constats :
1. Les enseignants ont une origine sociale + modeste que celle des élèves.
2. La faible rémunération des enseignants
3. Ils ne peuvent pas s'intégrer ds la bonne société locale car ils sont astreint
à une mobilité, ils n'ont pas le temps de s'insérer dans les réseaux sociaux.

3. Le problème spécifique à l'enseignement supérieur

Le système est mal armé pour faire face à un afflux de demandes qui
excède ses moyens et ses objectifs habituels. Entre les enfants nés en 1930 et
ceux nés en 1945, le nombre d'étudiants dans le supérieur a triplé. Après une
stabilisation, la hausse a repris depuis le milieu des années 1980.

La réforme peut dès lors emprunter deux voies :


- soit de tenter de réguler les flux (clauses de numerus clausus)
- soit adapter l'institution en lui donnant les moyens nécessaires à
son fonctionnement et en professionnalisant les diplômes pour faire
mieux face à la progression du nombre de chômeurs
§2. La mission intégratrice et égalisatrice que partiellement réalisée

A) L'École, instrument d'égalisation et de promotion sociale tardif

L'idée que lorsque la République s'est installée, ns avons institué une école
pour le profit de ts est fausse. Pour les républicains de la IIIe Rép, ce dt il est Q
c'est l'égalité du citoyen et non l'égalité des chances. L'école a pour mission
de voir ds l'élève 1 futur citoyen, d'où 1 concept° qui fait d'elle un prolongemt
de la sphère dans laquelle ne peuvent entrer les particularismes ; ms elle n'a pas
pour objet de corriger les inégalités qui résultent de la structure sociale.

DURUY, Historien : « Il faut élever chacun ds sa condition ». Comment


avons-nous concrétisé ceci ? Avec une école à 2 filières. IIIe Rép qui crée :
- Filière courte = Filière primaire-primaire supérieur : conduit au
certificat d'études, créé par circulaire DURUY 1866, permet aux
enfants des couches populaires d'accéder aux emplois de bureau et
aux concours d'administratifs les plus simples. 80% des élèves se
dirigent à l'époque vers les métiers manuels.
- Filière longue = Filière secondaire supérieur : qui n'est réservée
qu'aux enfants de la bourgeoisie du fait de la longueur des études et
de leur coût. Ceci leur permet, par le passage du bac d'accéder à
l'enseignement sup. Ajrd'hui ce sont les enfants de zones urbaines et
CSP de la bourgeoisie CSP + ou CSP ++ jusqu'au BAC
→ Stratificat° enseignements rpd à celle des classes sociales.

La démocratisation sociale n'intervient qu'à l'issue de la 2nd GM grâce au


rapport Langevin-Wallon 19/06/1947 qui préconise une école unique avec un
enseignement commun à tous jusqu'à 15 ans.

B) La fonction de correction des inégalités sociales a assez échoué

L'élitisme républicain semble ê davantage un mythe qu'une réalité, les


inégalités sociales se maintenant au sein du système scolaire.
(1970) : analyse du rôle de l'école dans la reproduction des inégalités
sociales. Le système scolaire repose sur un ppe de différenciation fondée
sur des éléments + culturels qu'éco. Il élimine enfants issus des milieux
sociaux les + défavorisés.

Lorsqu'ils publient Les Héritiers, le moment est bien choisi. Les années 60
se caractérisent, dans le domaine scolaire, par la conjonction de trois processus
qui bouleversent les relations de la société française avec son système scolaire.

1. Le premier est démographique. Les générations du baby-boom, après


avoir fait exploser les effectifs des écoles maternelles et primaires dès
50', st arrivées dans le secondaire puis à l'université. Lycées et facultés
doivent faire face à une augmentation significative de leurs effectifs.
2. La politique croit à la nécessité de former des élites scientifiques et
techniques + nombreuses pour accroître la puissance économique. Dans
cette optique, les réformes de 1959 et 1963 ont prolongé la scolarité
obligatoire de 14 à 16 ans, et un effort d'ouverture du premier cycle de
l'enseignement secondaire a été entamé. La « démocratisation de
l'enseignement » devient un enjeu central des politiques éducatives.
3. Une augmentation remarquable de la demande des familles : L'élévation
du niveau de vie et l'augmentation de la proportion de cadres et de
professions intermédiaires dans la pop active provoque une mutation
sociale fonda. Comme l'a montré l'historien PROST, la projection sur les
enfants d'un espoir d'ascension sociale devient une des normes de
l'éducation familiale, particulièrement parmi les classes moyennes.

La « démocratisation de l'enseignement » : l'école est de + en + perçue


comme une chance pour tous les enfants, et non pas seulement pour une élite,
d'accéder à un statut socioprofessionnel meilleur que celui de leurs parents.

Dans un tel contexte, la publication des Héritiers apparaît comme une


opération de désenchantement radicale. En se fondant sur des analyses
statistiques indiscutables, ils montrent la dimension en partie illusoire du
processus de démocratisation de l'école. La surreprésentation des enfants
des familles culturellement favorisées dans l'enseignement supérieur, et à
l'inverse la sous-représentation des enfants d'origine populaire, indiquent
que l'école fonctionne comme une machine de sélection sociale. Alors que la
majorité des enfants des milieux à fort « capital culturel » accèdent à l'univ, les
enfants des milieux populaires sont « sursélectionnés ». Pour eux, la scolarité,
surtout secondaire, s'apparente à un parcours d'obstacles qui les oblige à faire
preuve de qualités intellectuelles et psychologiques supérieures à celles de leurs
camarades des milieux cultivés. Ces derniers, en revanche, « héritent » ces
qualités de leur environnement culturel familial et peuvent donc les réinvestir
spontanément dans leurs activités scolaires.

Dans La Reproduction, les 2 sociologues dénoncent la pratique du cours


magistral. Le professeur y développe selon eux un discours dont le registre de
langue, les réf culturelles implicites et les nombreuses digressions témoignent
de sa propre culture. Mais un tel discours n'est compréhensible que par des
élèves qui ont bénéficié d'une « familiarisation insensible » et antérieure à cette
même culture. A l'appui de leur démonstration, ils citent l'exemple, désormais
célèbre, du reproche d'être « trop scolaire » parfois adressé à certains élèves.
Ce qui est transmis scolairemt ne suffit pas, la culture authentique consiste
à savoir prendre ses distances avec le savoir scolaire et à manifester une aisance
linguistique et comportementale = Marque de « distinction » d classes sociales
dominantes. Il y aurait ds les enseignements secondaire et sup une « complicité
tradi » entre les prof et les élèves issus des familles cultivées.
La pensée de BOURDIEU sur l'école ressemble à une condamnation
sans appel de toute tentative de démocratisation du système scolaire.

Ce qui va passer de cette analyse ds l'opinion pub, c'est - son interprétation


du processus de reproduction sociale par l'école que sa dénonciation des
pratiques pédagogiques traditionnelles et des modes de sélection qui leur
sont associés. Dès le début du XXe siècle, les républicains progressistes avaient
dénoncé le caract socialement élitiste de l'enseignement secondaire.

Idée que si la sélection sociale s'opère aussi efficacemt à l'école, c'est parce
que les enseignants ne st pas conscients de ce qui, ds leurs pratiques prof,
produit cette sélection. BOURDIEU : chaque indiv intègre inconsciemment
des dispositions = Habitudes de comportement, de langage, de jgmt, de relation
au monde, propres à sa classe sociale. Cet ensemble de dispositions constitue
l'habitus. L'habitus est inconscient, il masque les « conditions sociales de P° »
de nos comportements et de nos jgmts. Par ex, les enfants des classes moyennes
et de la bourgeoisie qui ont réussi à l'école pensent avoir bien travaillé ou ê
doués, ms se rendent rarement compte, ou très superficiellement, de ce qu'ils
doivent à la culture et aux « dispositions » scolaires qu'ils ont héritées de leur
famille. Les enseignants du secondaire et du sup, presque toujours anciens bons
élèves, au moins dans leur discipline, sont donc en quelque sorte « accusés » par
BOURDIEU d'oublier ce que leur succès doit à leur héritage culturel. Ou bien,
s'ils sont d'origine populaire, d'oublier les efforts exceptionnels qu'ils ont dû
accomplir pour réussir à effacer les traces de leur culture d'origine.
Le constat stat de départ est demeuré inchangé. La corrélation entre échec
scolaire et milieux populaires se mesure dès la 2ème année d'école primaire et
dans les filières prestigieuses du sup, les enfants des milieux culturellement
privilégiés sont toujours largement surreprésentés. Ce constat ne valide pas
l'interprétation de BOURDIEU et PASSERON. Pour BOUDON, l'échec de la
démocratisation serait un « effet pervers » de l'accumulation de décisions indiv
(stratégie des acteurs) que l'effet de la domination symbolique exercée par les
classes sociales favorisées à l'école. Pr une famille modeste l'orientation vers le
technique est - risquée que vers les filières G : les études techniques assurent à
court terme une insertion prof sans interdire de continuer si les résultats sont
bons, alors que les filières G ne sont rentables qu'à long terme ; les filières
techniques sont de toute façon valorisantes puisqu'elles conduisent à un statut
socioprofessionnel qui a toutes les chances d'ê supérieur à celui de parents.
Le syst scolaire repose sur un ppe de différenciation et non d'unification.
Les critères de différenciation : Moins les facteurs éco que ce qu'ils
appellent le CAPITAL CULTUREL. Ce qui fait la différence de réussite
d'1 parcours scolaire, c'est le fait que les parents soient éduqués et non
riches.

« L'expérience de l'avenir scolaire ne peut ê la même pour un fils de cadre


sup, qui ayant + d'1 chance sur 2 d'aller en faculté, rencontre nécess autour de
lui, et mm ds sa famille, les études sup comme un destin banal et quotidien, et
pour le fils d'ouvrier qui, ayant moins de 2 chances sur 100 d'y accéder, ne
connaît les études et les étudiants que par des pers ou par milieux interposés ».

La culture « légitime » validée par les examens et par les diplômes est
nécessairement celles des classes privilégiées, mm l'enseignement scientifique
présumé socialement neutre « présuppose implicitement un corps de savoirs, de
savoir-faire et surtout de savoir-dire qui constitue le patrimoine des classes
cultivées ». Chez les enfants des professions libérales et cadres supérieurs, la
culture est acquise naturellement grâce à l'environnement familial (25%
enfants qui apprennent le Grecs et Latins sont des enfants d'enseignant).

Pour les enfants des classes sociales défavorisées, l'école reste la voie
d'accès à cette culture alors même qu'elle constitue une acculturation (=
Modification des modèles culturels de base de deux ou plusieurs groupes
d'individus, de deux ou plusieurs ethnies distinctes, résultant du contact direct et
continu de leurs cultures différentes) et que les connaissances dispensées sont
pour ces empreintes d'un caractère de grande artificialité.

K culturel a supplanté le K économique dans la formation des inégalités.


Critique de BOURDIEU : L'école est malgré elle un leurre démocratique.
Les stratégies des gouvernants ne sont pas républicaines démocratiques.

En dépit des moyens mis en oeuvre, illettrisme + échec scolaire demeurent


une réalité (60% d'illettrés au XIXe s). Pour corriger les inégalités sociales, des
discriminations positives ont été instituées en 1981 sous la forme de ZEP au
sein desquelles une majorité d'enfant connaît de grâces difficultés.

Malgré ces efforts, les résultats ne st pas probants et l'échec scolaire et


l'illettrisme demeurent alarmants. L'ampleur de l'échec scolaire conduit à
s'interroger sur l'efficacité du système éducatif. Cet échec a un coût social et
budgétaire élevé car les jeunes qui sortent du syst éducatif n'ont aucune chance
de trouver un travail et c'est de leurs rangs qu'émanent les violences urbaines.
L'É devant consacrer des sommes importantes aux stages de réinsertion.

L'école ne pt cpdt pas ê tenue pr respon d'une situation résultant largement


de données éco et sociale. Compte tenu du caractère multidimensionnnel
de l'échec scolaire, les pol à mettre en oeuvre relèvent pour beaucoup de la
pol sociale : pol du logement, pol de l'emploi, pol de la santé,…

C) L'école n'a pas non plus réussi à faire céder les inégalités sexuelles
dans l'accès aux formations valorisantes

Les filles on massivement investi le champ scolaire. Leurs résultats sont


meilleurs quelle que soit leur origine sociale. Pourtant, avec de meilleurs
résultats moyens que les garçons dans le primaire et le secondaire, les filles
demeurent largement écartées des filières les + valorisantes. Dès l'accès au
baccalauréat, elles sont exclues des voies les + prometteuses du fait d'une
ségrégation peu visible ms bien réelle.

Pour expliquer le maintien de tels écarts, deux raisons sont avancées :


1. ≠ psychologiques : + studieuses, elles liraient davantage que les
garçons et intérioriseraient mieux qu'eux les normes culturelles
prônées à l'école ; + dociles, elles s'adapteraient mieux à un syst
encore largement fondé sur les ppes de hiérarchie et d'obéissance.
2. Maintien stéréotypes à travers les modèles éducatifs parentaux :
éducation familiale qui impose tjrs aux filles d'anticiper les attentes
d'autrui et de respecter des règles préétablies
TITRE II. Fin ou mutation de la transmission

Du fait des choix résultant de son H, l'école doit en F assumer un double


rôle d'éducation et d'instruction : INSTRUIRE pour former un travailleur et
ÉDUQUER pour former un citoyen (processus de socialisation dans lequel
elle s'est au fil du temps substituée largement à la famille).
Or ces deux fonctions se heurtent à des difficultés croissantes.
- S'agissant de l'emploi, l'école doit s'adapter à une conjoncture
marquée par la crise de l'emploi + à une tendance qui impose d'ê +
adaptable de façon à pvr exercer des métiers ≠ au cours d'une vie.
- S'agissant de l'éducation, l'institution scolaire est confrontée à la
crise de la citoyenneté et à des Q nouvelles (multicularisme).

Chapitre 1. Instruire

§1. En dépit de la querelle du niveau, l'école a globalement rempli


son contrat en matière d'instruction

A) La durée d'études et de diplômes détenus n'a cessé de s'élever en


dépit du maintien d'inégalités entre générations et entre individus

L'aspect le + visible des progrès réalisés en matière d'instruction reste :


1. Accroissement de la part de la pop scolarisée et de l'âge moyen de
fin des études. 1948 : 13 ans et demi d'âge. Ajrd'hui : 18 ans.
2. Accélération du processus

Cette élévation de l'âge d'études n'est cpdt pas homogène dans le temps.
Se crée ainsi des inégalités supplémentaires entre les diverses générations.
Au sein d'une mm génération, le progrès moyen recouvre des disparités en
termes de nvx d'étude. Le phénomène de baisse du rendement du diplôme
joue pr ts en raison de l'accroissement moyen des titres détenus. Les étudiants
doivent poursuivre des études + longues pr obtenir des emplois équivalents à
cx de leurs aînés. L'écart ne cesse de se creuser entre le groupe de tête et le
groupes des sans diplômes. Se retrouver sans emploi, c'est avoir l'assurance de
rester durablement exclu de l'emploi et d'ê socialement marginalisé.

B) La progression du niveau moyen des connaissances est +


incertaine
Q de savoir si l'école est adaptée à l'injonction à trouver un emploi :
sur le niveau, le niveau moyen d'information en F n'a jamais été aussi élevé ≠
Valeur relative du diplôme. Quel est le niveau de la formation fr ? Les
gouvernements et la F reconnaissaient la validité des enquêtes par PISA.
Le programme PISA, acronyme pour « Programme international pour le
suivi des acquis des élèves » en français est un ensemble d'études menées par
l'OCDE et visant à la mesure des performances des systèmes éducatifs des pays
membres et non membres. Leur publication est triennale (1er en 2000).
2013 : Résultats des élèves de 15 ans en culture mathématique situent la
F ds la moyenne des pays de l’OCDE ms performance globale diminue
rapport à l’enquête comparable de 2003 (perte 5 places) + F apparaît comme le
+ inégalitaire des pays de l’OCDE : performance scolaire y est + marquée par
le niveau socioéco et culturel des familles = Aggravation des déterminismes
sociaux. L’origine sociale des enfants pèse lourd dans les résultats scolaires.
L’École de la Rép doit ê juste pr tous les enfants : elle doit faire en sorte que
l’origine sociale cesse de peser aussi lourd sur les résultats scolaires.

➢ Comment se comporte les élèves fr en terme de discipline ? Grèce, Suède,


Paris : Moins discipliné ≠ Chine, Corée : + discipliné.

2012 : Enquêtes sur le niv de lecture, sur 45 pays qui constituent le panel,
la F est 29ème. Les résultats sont en constantes dégradation depuis 2001.

BAUDELOT + ESTABLET, Sociologue, Le niveau monte (1989) +


L'élitisme républicain. L'école fr à l'épreuve des comparaisons interna
(2009) : Contradiction entre société qui se croit égalitaire et réalité
sociale inégalitaire. L'école joue un rôle central à travers l'élitisme rép qui
prétend légitimer, par des diplômes ne résultant que du seul mérite scolaire,
les privilèges accordés à l'élite vav de la masse de ceux qui n'ont pas eu
accès au Graal de nos grandes écoles prestigieuses. À travers ces
comparaisons, ils ne montrent ps slmt combien l'élitisme républicain est
injuste, ms aussi combien il est inefficace. Pays qui s'en sortent le mieux
éco st ceux qui, ≠ à la F, privilégient la format° + grd nbr : Finlande, Corée
Sud, Canada.

Hausse du niv moyen d'instruction reste contestée, une confusion


permanente s'établissant entre la notion de niveau relatif et de niveau général.
Qu'est-ce qu'on cherche à mesurer ?
. Niv relatif : Niv d'éducation n'a de sens que par rapport aux besoins
. Niv absolu : Maîtrise format° (contenu enseignement dispensé)
La thèse de la baisse tangentielle pt ê analysée de diverses manières :
- Interprétation marxiste : l'école est la figure de la lutte des classes.
La notion de niveau n'aurait d'autres sens que de permettre de
circonscrire une population de la façon à l'exclure des privilèges
réservés à cx qui auraient atteint le « niveau » requis. Ex : Le
baccalauréat = instrument de mesure d'une performance scolaire
qu'un instrument de sélection de la population.
- Interprétation sociologique : ns pouvons y voir une façon d'établir
la domination des anciens sur les jeunes.

GAUCHET, Transmettre, Apprendre (2014) : impact des nvlles techno =


Ns entretenons volontairement l'AUTODIDAXIE (= Le fait pr une pers de
se former elle-même, dans un cadre qui lui est propre, d'une façon +/-
éloigné des structures et institutions enseignantes et formatives).

Ns pouvons apprendre par nous-même, ce que valorise les Angl = MOOC (=


Formation en ligne ouverte à tous = Portail de cours en ligne)
1. Autoformation est à terme une catastrophe.
2. Internet fournit des informations ms qui ne sont ps tjrs exactes.
Csq : Ns n'avons jms eu autant d'informat° + Ps de mise en place de la réflex°.

§2. L'école souffre de la position française par rapport au marché du


travail et au monde de l'entreprise

A) Les exigences croissantes des parents sont motivées par leur


inquiétude en matière d'emploi

1. Le niveau de l'emploi et celui du diplôme sont corrélés


2. Une majorité juge que l'institution scolaire est incapable de répondre
aux attentes (Opinion Way 2015 : 72% des Fr estiment que les jeunes
ont moins de chances de réussir mieux que leurs parents)
3. L'école est trop coupée de la vie prof, elle dispense un enseignement
trop théorique, elle est trop éloignée de la vie sociale.

B) Le modèle de formation français, défavorable à l'entreprise, a


accordée une primauté désormais contestée à la culture générale

Inspirée du modèle de l' « honnête homme » de l'époque classique + de la


formule de MONTAIGNE selon laquelle mieux vaut « une tête bien faite à une
tête bien pleine » = Donner à chacun un ensemble de connaissances lui
permettant ensuite de s'adapter à des besoins différenciés.
Cette priorité s'inscrit dans la continuité de la philosophie des Lumières qui
place la raison au coeur de son dispositif.
Chapitre 2. Éduquer

§1. La question scolaire remplace la querelle de la laïcité XIXe siècle

Particularité école : Accorder 1 attention à la socialisation de l'enfant et


à la formation des citoyens avant mm de préparer au monde du travail.

A) L'école se singularise par la place accordée à la dimension


éducative

Ss l'AR, l'éducation gérée par l'Église doit remplir un double rôle en


donnant une instruction ms aussi en formant des chrétiens fidèles à leur Dieu
et leur souverain. L'école mêle étroitement préoccupations matérielles et
spirituelles, ces dernières étant jugées + importantes.

C'est avec la Révolution, que la formation du citoyen devient l'objectif


essentiel. L'éducation l'emporte sur l'instruction et voit triompher la vision
des Lumières, défendue par CONDORCET. Affirmant la primauté de la raison
et de la connaissance, les penseurs de l'époque st conduits à vouloir une
meilleure instruction pub afin d'assurer l'indispensable transmission du savoir.
Pr la plupart, c'est l'école qui est au centre de ce dispositif de transmission : une
école libérée de l'emprise de l'Église. DIDEROT, Plan d'une université (1775) «
instruire une nation c'est la civiliser » ≠ ROUSSEAU, Émile ou de l'éducation
(1762) : la nature est un meilleur lieu d'apprentissage que l'école.

Pour la Rép, l'éducation est un combat à mener c/ l'obscurantisme.


Combat qu'il reviendra aux institutions, les « hussards noirs de la Rép » (=
Surnom donné aux instituteurs publics sous la IIIe République après le vote des
L scolaires dites L Jules Ferry + L de séparation des Églises et de l'É. Réf
aux fameux Hussards Noirs, l'escadron de cavalerie constitué pdt la Révolution
1793 par la jeune Rép fr), selon l'expression de PÉGUY. Cx-ci ont pr mission
de forger l'identité nationale en transmettant une mémoire + apprendre à
se soumettre à la L morale (enfants débutent la journée par le commentaire
d'une maxime destinée à leur rappeler qu'il ne peut y avoir de vie collective sans
respect d'un certain nombre de règles de comportement).

L'Empire remodèle l'école, ms conserve ce rôle d'éducation, simplement,


c'est l'empereur qui est au centre du dispositif. L 10/05/1806 crée l'université.
Libération, Commission Langevin-Wallon (1944) réaffirme la dimens°
éducative de l'enseignement. Le devoir de l'école est de « préparer l'enfant à
prendre conscience du rôle qui sera le sien ds la vie sociale et sa responsabilité
de citoyen ». Commission Fauroux (1995) rappelle pple mission de l'institut°
scolaire qui est la « P° du citoyen par le moyen de l'instruction pub ».
B) Cette volonté éducative explique l'affrontement avec l'Église

Cette volonté éducative explique l'affrontement avec l'Église.


- L'école religieuse se conçoit comme un rassemblement d'une
communauté particulière unie par sa croyance.
- L'école républicaine met en avant ce qui unit, l'universalité de
l'homme envisagé sous l'angle de la citoyenneté.

Les élèves abandonnent leur individualité pr se fondre en un corps unique


soumis à un processus égalisateur. L'école rép est inséparable de la laïcité.

C) La laïcité le terrain d'un conflit social et pol majeure (XIXe s)

Son oeuvre anéantie ss la Révolution, l'Église est à nv appelée à jouer un


rôle ss l'Empire. Elle affirme son autorité sur l'enseignemt pub par la présence
de ses membres ds le corps enseignant + cours obli d'enseignemt religieux.

Quant à l'école privée, L permettent son dvlpt :


- L Guizot 28/06/1833
. la liberté de l'enseignement primaire, ce qui permet à l'Église
d'ouvrir des établissements privés
. obligatoire l'instruction morale et religieuse dans toutes les
écoles primaires, publiques comme privées.
- L Falloux 15/03/1850 :
. liberté de l'enseignement secondaire
. autonomie des écoles primaires privées.
. autorise l'enseignement confessionnel/congréganiste, subvent°
de l'É ne peuvent excéder 10% des dépenses annuelles.

2nd Empire : essort de l'enseignement confessionnel avc DURUY.

IIIe Rép : remise en cause de la présence de l'É ds l'enseignement pub.

IVe Rép : la Q scolaire demeure une pomme de discorde.


L'école de la Rép a fini par s'affirmer et un terme est mis à l'affrontement
entre l'école pub/privée : L DEBRÉ 31/12/1959 compromis. É accepte d'aider
financièrement l'enseignemt privé, celui-ci concourant au SP de l'enseignemt.

C'est au fond l'évolution de la société qui met un terme à la Q en dépit


des résurgences sporadiques. Le caractère religieux a beaucoup diminué en
même temps que son hostilité à la République.

D) La Q scolaire rebondit sous l'angle du multiculturalisme et fait


surgir une contradiction entre droits de l'homme et principes
républicains

Fin 80' : Aff du « foulard islamique ». Ce sont les ppes de laïcité, de


liberté de conscience et d'expression qui sont en jeu, certaines familles
voulant que leurs enfants puissent porter, au sein des établissements scolaires,
des insignes mettant en évidence leur appartenance religieuse.
Compte tenu de l'importance de la règle de neutralité de l'enseignement,
cette Q est soumise à l'appréciation du CE : AVIS 27/11/1989 CE = Les textes,
tant interna que nationaux, imposent de faire de la lib la rgl et de l'interdiction
l'exception. La liberté de conscience, assortie du D de manifester ses convict°,
l'emporte sur les exigences de la laïcité qui doit s'entendre comme une règle de
tolérance et non plus comme une laïcité de combat. La laïcité doit ê comprise
comme une neutralité de l'enseignement, ce dernier ne devant propager
aucune idéologie susceptible de heurter la conscience des élèves.
Mesures d'interdictions doivent demeurer mesurées : la religion relève
de la sphère priv ; elle pt s'exprimer ds la sphère pub ss réserve des rgls posées.

Q posée ajrd'hui s'inscrit ds le cadre + large du dvlpt du multiculturalisme


et pose 1 pbl au modèle républicain à la fr. Tradit° républicaine instrumentalise
l'école pr en faire le lieu d'apprentissage des valeurs citoyennes. Cette approche
est nécessairement remise en cause, dès lors que le modèle universaliste de la
citoyenneté est confronté à la dde d'une meilleure prise en compte de
caractères identitaires qui échappent à ce modèle uniformisant.
- D'un côté, émerge 1 dde de reconnaissance d diversités culturelles
- D'un autre, des tabous paralysent l'enseignement + liberté critique

§2. L'école vie une crise imputable aux conséquences de la modernité

➢ Pq l'école est en contradiction avec la société ? Disjonction des besoins.

A) Le surcroît de socialisation
La crise de l'école au surcroit de socialisation qui lui est imposé en raison
des mutations qui ont affecté la famille. Cette dernière a perdu sa fonction
institutionnelle et de ce fait la socialisation des enfants qu'elle assurait, l'école
complétant cette éducation en + de sa fonction d'enseignement.
Les femmes deviennent salariées, il est difficile de confier les enfants à de
proches parents = Éloignement familles. Csq : enfants éduqués différemment.
Plus ns descendons les strates socio-professionnelles, + le problème est aigu.
Transfert des fonctions d'éducation de la famille vers l'école. L'école se voit
charger d'un double tâche à laquelle elle n'est pas bien préparée et pr laquelle
elle manque de moyens + de ligne directrice claire.
B) Le désarroi général engendré par les mutations sociales

Traditionnellement, c'est l'école qui produit du sens pour ses acteurs. > 60' :
l'école républicaine est fondée sur des valeurs qu'elle impose aux élèves, aux
parents et aux enseignants. Sa légitimité est consensuelle. 3 raisons :

1. Dimension quasi sacrée

DUKHEIM, Précurseur incontesté de la sociologie de l'éducation du XIXe


siècle, Éducation et sociologie (1922) : sa lutte c/ l'Église la situe d'une
certaine manière au même niv que son adversaire. Elle poursuit un projet de
société = Éduquer la nat° avc des rgls // Église = Forger 1 nation chrétienne.
Dans les sociétés modernes, l'école remplit une fonction de socialisation :
« L'éducation consiste en 1 socialisation méthodique de la jeune
génération. » Il conçoit cette socialisation comme la transmission de valeurs
et de normes communes à ts les indiv « à quelque catégorie sociale qu'ils
appartiennent ».

2. Réel prestige : confiance placée ds l'instruction comme mode de


réalisation de soi, voie d'accès à l'insertion prof et à la citoyenneté.

3. Fonctionnement selon des règles qui la protègent des difficultés


du monde réel : injustice est située à l'extérieur de l'institution. On
ne peut pas reprocher à l'école les aléas prof futur car l'instruction
n'a pas pour but de donner un métier, mais c'est l'ensemble de
donnée de base de l'établissement d'un individu dans la société.

Formation prof se réalise sur le tas ou par l'apprentissage dans des écoles spé
- L Astier (1919) IIIe Rép, sur l’organisation de l’enseignement technique
industriel et commercial. Elle permet un financement des établissements
techniques privés, en matière d’investissement que de fonctionnement.
Le certificat de capacité prof devient certificat d'aptitude prof.
- L Falloux (1854) limite les subventions dans le cadre de la laïcité et de
l’égalité n'a pas atteint son objectif ; elle est contournable pour un lycée
privée ou d'essence confessionnelle par l'ouverture de classes techno.

PARETO, Sociologue, nous laisse 2 choses intellectuelles :


1. Analyse éco, le fonctionnemt d'un marché organisé est seul de nature à
obtenir effet d'optimum meilleur allocat° ressources p/ rapport besoins.
2. Analyse socio, les sociétés humaines fabriquent ds sa hiérarchie sociale
des élites. Risques : élites clos à l'entrée ET ne se renouvellent ps assez.

XVIIe s, RACINE écrit une seule pièce comique, Les Plaideurs (1669) :
Satire du monde judiciaire. Il y a pénurie de magistrats en F.
60' : chacun doit construire son avenir. Puisque l'indiv veut ê autonome, il
faut qu'il en assume les conséquences. École est une institution de précaution.
Le bouleversement résulte de l'accroissement des effectifs aggravé par la
crise économique et sociale, qui provoque 2 changements :
1. Accès à l'institut° scolaire d'une classe d'âge rompt le consensus
social que l'école pouvait établir lorsqu'elle n'accueillait que les
héritiers/boursiers (= socialement uniforme). Elle ne peut plus ê un
lieu d'identification collective.
2. Elle devient un appareil de classement permanent : Les choix
effectués pouvant ê contestés, l'institution ne peut plus échapper
aux débats sur la légitimité des méthodes et sur les résultats qu'elle
obtient. École du petit nombre n'a ps à se soucier du classement ≠
École de masse connaît de classements permanents pr différencier.

C) La crise économique et sociale

Contribue à déstabiliser l'école enfermée ds d'insurmontables contradict° :


- Reproche de ne plus fournir les format° adaptées aux nécessités du
marché de l'emploi. Critique + vive car le chômage s'accroît.
- Essaie de répondre à la dde par l'élévation du niv des diplômes, ms
plus elle contribue à exclure des jeunes qui ne peuvent suivre cette
inflation du savoir en favorisant une tyrannie du diplôme.

La crise dans laquelle nous avons la sensation d'ê englué à accentuer la


crise de l'école. Le reproche fait est celui de ne pas fournir les moyens nécess pr
l'obtention d'un métier ALORS QUE l'école n'a jms eu cette mission. Ex : une
école au Japon, à Tokyo, supprime les sciences humaines au motif qu'elles
n'avaient aucune utilité. Pq cela n'a pas troublé les indiv ? Les universités sont
financièrement autonomes, elles définissent elle-même le programme.

● Ds le domaine pédagogique :
- Diplôme constituant le sésame indispensable, élèves st conduits à
privilégier le résultat immédiat et non l'investissement à long terme.
- Fixer le critère de la réussite par un niveau donné de diplômes
introduit une déviation préjudiciable à l'ensemble du système car
nous organisons organisons l'éducation en fonction de l'aval, du
résultat attendu, et non de l'amont, des besoins de l'élèves.
- Classement s'effectue à partir d'un niv arbitrairement défini qui pr
ê atteint oblige à sélectionner par l'échec tt au long de la scolarité ts
cx qui ne paraissent ps en mesure d'atteindre l'objectif. Pr définir cx
doivent arriver à cet endroit, il faut éliminer. Objectif : Faire acquérir
des connaiss, surtt modes de raisonnement/maturité, mais sélection
par l'échec. Ns aboutissons à une génération de frustration.
● Ds le domaine des principes : L'égalité est mise à mal car se mettent en
place des stratégies qui développent une concurrence + vive à ts les nvx
du syst = Cela signifie que derrière une façade méritocratique égalitaire,
c'est un système inégalitaire qui se met en place. Réapparaissent des
privilèges qui ne tiennent plus nécessairement à la fortune ms à la
connaissance du syst de façon à en tirer le meilleur parti possible.

● Ds le domaine éco et social : Avec une croissance éco inférieure à 4%


par an, l'éco fr ne peut générer un besoin de plus 80 000 à 10 000 postes
de cadres. Or, l'inflation des diplômes provoque un flux annuel de près
de 250 000 étudiants titulaires d'une licence au moins. Quels que soient
les efforts de l'école pour s'adapter au marché de l'emploi, près de 2
diplômés s/ 3 occuperont d emplois ss-qualifiés. Ces diff provoquent
une crise de la motivation chez les enseignants comme les élèves. Ces
derniers sont + septiques sur l'intérêt de l'investissement dans l'école.

D) Le développement de l'individualisme

La socialisation est l'apprentissage des règles qui rendent possible la


vie en communauté MS la socialisation c'est aussi « apprendre à se regarder
comme un parmi d'autres, comme n'importe qui du point de vue des autres.
Apprentissage… de l'anonymat de soi. Apprentissage de l'abstraction de soi qui
crée le sens du public, de l'objectivité, de l'universalité… qui vous permet de
vous placer au point de vue du collectif ». (GAUCHET).
Or, le développement de l'individualisme a l'effet inverse dans la mesure
où il privilégie le regard sur soi et non les autres. Une société d'individu
privilégie le regard sur soi et non sur les autres. Pr que nous ayons le sens d'une
collectivité, il faut que nous acceptions d'ê un membre parmi les autres : effort
d'humilité (= Sentiment, état d'esprit de quelqu'un qui a conscience de ses
insuffisances, de ses faiblesses et est porté à rabaisser ses propres mérites).

L'individualisme transforme toutes les O° traditionnelles en option, ce qui


permet à l'individu de composer son mode de vie dans tous les domaines
comme il le souhaite. De ce fait, l'école a subi une double dévaluation :
1. Incarnant une autorité, l'école a vu sa légitimité mis en cause
2. Porteuse d'une tradition, elle a été victime d'une société ds laquelle
la tradition est en crise. ARENDT, La crise de la culture (1972) : «
La véritable difficulté de l'éducation moderne tient au fait qu'il est
aujourd'hui extrêmement difficile de s'en tenir à ce minimum de
conservation et à cette attitude conservatrice sans laquelle
l'éducation est tout simplement impossible… La crise de l'autorité
dans l'éducation est étroitement liée à la crise de la tradition, cad
notre attitude envers tout ce qui touche au passé »
Cette individualisme génère une demande de prise en compte des pers là
où l'école s'adressait à des groupes.

La disparition d'un modèle préétabli s'imposant à tous fait que chacun se


compose une culture à partir d'éléments qu'il choisit librement.

Il ne peut donc y avoir qu'un malentendu croissant entre une société qui fait
du libre choix un ppe de vie et une institution ressentie comme autoritaire.

E) La double logique contradictoire : logique égalitaire et élitaire

Le double système d'enseignement sup fondé d'une part, sur le réseau


des univ, et d'autre part, sur les grandes écoles n'apparaît guère satisfaisante.
Cette dualité génère des effets préjudiciables à tous. Inspiré par la volonté de
faire de l'école l'instrument de la promotion sociale, le projet Républicain a mis
en place un système fondé sur l'élitisme de la pensée. Pour les hommes de la
IIIe Rép, les écoles devaient permettre l'émergence des meilleurs destinés à
devenir les guides du peuple, conformément au ppe de l'élitisme républicain. Ex
: En 1880, De COULANGES, directeur de l'École normale supérieure écrit au
ministre de l'Instruction pub que son école n'est « faite que pour l'élite ».
Le recrutement des écoles aboutit à des effets pervers : accroissement des
inégalités sociales, formation d'une caste isolée du reste de la société,…
PROST, Historien de l'éducation : L'école fr est liée à l'H. Sa R 1947 est
une logique tardive (car avant double filière). L'école est censée ê l'outil de la
justice sociale MS la F reste dans une logique élitaire.
- École des Ponts et Chaussée : Création du corps des ingénieurs
- Polytechnique : Il faut des pers dt l'armée moderne a besoin
- ENA : On la recrée en 1945. Elle existait déjà en 1848 par la 2nde
Rép, elle disparaît avec le 2nde Empire et resurgit après la 2nde GM
car De GAULLE estime qu'il faut une culture adm commune.

L'É et la société poussent à une logique élitaire car la société valorise le


rang (TOCQUEVILLE)

D'IRIBARNE, La Logique de l'honneur (1993) : dans la société fr, il y a


problématique entre égalité et inégalité. L'école est un ex : côté égalitaire et
côté élitaire. Il essaye d'expliquer d'où ça vient : l'idée d'égalité ne vient pas
de la RF. Ds l'autre monde, il n'y a plus de hiérarchie. L'Église est la
matrice culturelle qui sert à diffuser l'idée de l'égalité.
CONCLUSION

➢ Comment pose t-on les Q scolaires ? En terme de moyen car ça permet


d'éviter de poser des Q en terme de valeurs.

ARISTOTE, Les pol, VIII : « L'éducation des enfants s'avère être un des
premiers soins du législateur… La négligence des cités sur ce point leur nuit
infiniment.. Il ne faut pas laisser ignorer ce qu'est l'éducation, ni comment elle
doit se faire. Tout le monde n'est pas d'accord sur son objet, cad si c'est à la
formation de l'intelligence plutôt qu'à celle des moeurs qu'il faut s'attacher ».

Tout le monde n'est pas d'accord sur son objet (sur ce qu'il faut enseigner à
la jeunesse) ni sur son but (si c'est à la formation de l'intelligence plutôt qu'à
celle des moeurs qu'il convient de s'attacher) = Ns sommes tjrs de ce clivage.

Idée : Il n'y a peut être aucun choix à faire

BELLAMY, Les Déshérités ou l'urgence de transmettre (2014) : ce sont les


plus belles figures qui ont rendu la transmission illégitime (DESCARTES,
BOURDIEU, …). Constat : la faillite de l'ÉN n'est pas la conséquence de
notre impéritie (= Incapacité dans l'exercice de sa profession ou de ses
fonctions) ms le fruit d'une idéologie diffuse. Son livre n'est pas seulement
un brillant réquisitoire contre l'ingratitude des esprits forts, il est surtout une
magnifique ode à ce qui fait l'humanité de l'homme : la culture.
L'enseignement doit-il ê au service de la société ?

➢ Quels st les but/la finalité de l'enseignement ? Dispenser des connaissances,


+/- concrète et élaborées + Contenu de ces connaissances doit ê en harmonie
avc l'état d'avancement de la société ds laquelle s'inscrit cet enseignement.

La société est une notion qui recouvre 2 configurations très ≠ avec :


- d'une part la société politique qui constitue une entité spécifique
- d'autre part les individus qui la composent

➢ Faut-il satisfaire les individus ou accorder la priorité aux finalités de la soc


pol ? L'enseignement pt-il évoluer de manière autonome par rapport à la soc ?

H montre que les dirigeants de tt É se sont trouvés confrontés à ces ≠ pbls,


ne serait-ce en raison de l'importance qu'occupe l'enseignement, « la direct°
des âmes » pr reprendre une express° utilisée en F ds la 2nde moitié du XIXe s.

Pr satisfaire les indiv, l'enseignement doit correspondre aux besoins d'une


société (I), ms le caract évolutif de tte société lui confère aussi 1 rôle
d'avant-garde qui doit lui faire dépasser une vision strictement utilitaire et
pratique (II).

*
* *

L'enseignement a pr objectif ppl de permettre aux indiv de s'insérer ds la


soc, on ne peut que souhaiter l'adaptat° de son contenu aux besoins de cette soc.
Cette constatation peut cpdt ê nuancée selon les types d'enseignement en cause.

Tout système éducatif comporte un tronc commun qui se caractérise par


l'apprentissage progressif des connaissances élémentaires et qui se traduit par
ce que ns pouvons qualifier au sens large d'ALPHABÉTISATION. Il importe
que les enfants soient en mesure de lire, écrire et compter, trilogie sur laquelle
est fondé tt le fonctionnement des écoles primaires.
Dès 1789, D à l'instruction posé, ms il faudra attente la L Guizot (1838) en
F pr assister à la naissance de l'école primaire. L Jules Ferry (1881)
compléteront le dispositif en introduisant les notions de gratuité et d'O°.

*
Cette adaptation de l'enseignement à la société est bcp + manifeste pour
le secondaire et l'enseignement supérieur.
Ds le secondaire, les filières classiques ont été remplacées par des secteurs
avec des matières + techniques/concrètes. L'enseignemt doit faire disparaître
ce qui contribuerait à cloisonner élèves féminines (promot° femmes à l'école
remonte aux initiatives de DURUY 2nd Empire) + l'informatique est présente
ds les écoles. Des établissements initient les élèves au fonctionnemt d'Internet.
Ds l'enseignemt sup : souci d'adaptation à l'évolut° sociale. L d'orientat°
universitaire (1968) cherche à relativiser la part de l'enseignement littéraire,
avc le système des unités de valeurs qui impose aux étudiants une polyvalence.

*
* *

Si la satisfaction des individus rejoint celle de la société, une conception


de l'enseignement uniquement axée sur cet objectif peut paraître étroite.

L'enseignement a un rôle moteur à jouer pour faire évoluer la société.


Il en a les moyens : âge de la 1ère scolarisation devient précoce et
l'enseignement tend à se substituer au milieu familial. La disparition des
grands-parents de la plupart des foyers appauvrit la cellule familiale : l'enfant
apprend ajrd'hui beaucoup + de l'école qu'auparavant. Ex : à l'image de Sparte,
les enfants appartiennent d'abord à la société avant d'appartenir à leurs parents.
La tentat° d'utiliser l'appareil éducatif pr propager d idéologies/opin°
pol est grde. Ex : IIIe Rép, enseignement généralisé ds les colonies pr affirmer
la présence fr. LYAUTEY plaça l'accent sur le rôle pacificateur de l'instituteur.
Qt à la métropole, le concept de laïcité fut compris en terme de combat.

L'enseignement est source de création. Il façonne l'avenir des sociétés.


L'enseignement sup ne pt se résumer à l'aspect utilitaire du service des
indiv. Toute soc est formée de couches successives représentant autant d'acquis.
L'enseignement jour 1 rôle de catalyseur entre chgmts et continuité sociale.
C'est en conciliant les innovations nécessaires et le maintien des traditions
(fonds commun culturel d'une nat°) que l'enseignement sert le mieux la société.

*
* *
Devons-ns choisir entre des slogans manifestant une vision diamétralement
opposés ? Réponse : conciliation de positions antagonistes. L'enseignement est
un outil ms sa finalité ne saurait ê seulement mécanique, elle est sociale.

Vous aimerez peut-être aussi