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Consommation et épargne incompressible

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ED Consommation

Exercice 1

1/ Keynes définit l’épargne comme un résidu, c’est-à-dire la part du revenu qui n’est pas
consommée. Pour obtenir la fonction d’épargne, il faut partir de la fonction de consommation.
C(Y) = c.Y + C0 = 0.7 Y + 3
Y représente le revenu, c la propension marginale à consommer, C0 la consommation incompressible
(ou autonome). L’épargne, notée S, égalise la différence entre le revenu et la consommation.
S(Y) = Y – C(Y) = (1 - c).Y –C0 = s.Y + S0 = 0.3 Y – 3
Avec s = 1 – c qui est la propension marginale à épargner, S0 = -C0 l’épargne incompressible.

2/ 3 représente la consommation incompressible.

3/ Notons PMC et PMS les propensions moyennes à consommer et à épargner, Pmc et PmS les
propensions marginales à consommer et à épargner.

( )

( )

Il est à noter que les propensions marginales sont calculées en déterminant les dérivées des
fonctions. Elles sont constantes, ne dépendant pas du revenu, du fait que ces fonctions sont linéaires.
En revanche, les propensions moyennes dépendent bien du revenu. Plus le revenu augmente, plus la
propension moyenne à consommer diminue, et plus la propension moyenne à épargner augmente.

Exercice 2

1/ Y = 8000
On nomme W le revenu des salariés et Π le revenu des propriétaires. On a l’égalité Y = W + Π.

et

Nous disposons des valeurs des propensions moyennes à épargner, il est donc facile de déduire les
propensions moyennes à consommer. On peut déterminer la consommation de chaque groupe
Nous disposons de l’intégralité des informations pour déterminer la propension moyenne à
consommer de l’économie.

Sur 100 EUR de revenu dans cette économie, en moyenne, 73.75 EUR sont consommés.

2/ Nous disposons des informations suivantes : Y = 8000 et . On en déduit la valeur

de la consommation : .
Il convient d’exprimer la consommation comme la somme des consommations des deux groupes.
( )
( )

Pour relancer la propension moyenne à consommer, il faut un transfert de revenu entre propriétaires
et salariés de : 7111.11 – 6000 = 1111.11.

Exercice 3

1/Nous disposons du revenu national ainsi que des propensions moyennes et marginales à
consommer des groupes 1 et 2 tout comme la répartition du revenu entre groupes. On en déduit le
revenu de chaque groupe.

et

Il faut déterminer les fonctions de consommation des deux groupes de type :


(1)
(2)
Les propensions marginales à consommer sont déjà connues, il reste à déterminer les
consommations incompressibles.
( ) ( ) ( )
( ) ( ) ( )
Nous pouvons déduire les deux expressions des fonctions de consommation et également la valeur
de la consommation de chaque groupe.
2/ Il faut déterminer la fonction de consommation de l’économie de type . Pour cela,
on utilise l’égalité suivante.

( ) ( )

( ) ( ) (3)

De ce fait, en remplaçant par les valeurs numériques, on obtient cette fonction et aussi la
consommation d’équilibre.

3/ ΔY = 500
Pour analyser l’effet sur la consommation, on utilise la propension marginale à consommer.

La hausse du revenu national de 500 entraîne une hausse de la consommation nationale de 360.

4/ Même méthode :

Cela permet de conclure que l’effet d’une hausse du revenu des salariés sur la consommation
nationale est plus fort que celui d’une hausse du revenu des propriétaires de même valeur mais aussi
que celui d’une hausse du revenu national de même valeur. Cela provient du fait que la propension
marginale à consommer est plus forte pour les salariés que pour les propriétaires mais aussi que
pour l’économie en général.

5/ Il convient d’analyser l’effet de la nouvelle répartition de revenu sur les fonctions de


consommation et sur l’impact d’une hausse de revenu de 500. Les nouveaux revenus sont :

et

En reprenant les équations (1) et (2), nous pouvons retrouver les nouvelles valeurs des
consommations incompressibles de chaque groupe. La propension marginale à consommer de
chaque groupe n’est pas affectée par cette nouvelle répartition.
( ) ( )
( ) ( )
On peut donner les nouvelles fonctions de consommation et les valeurs d’équilibre.
En utilisant l’équation (3), on peut faire le même travail avec l’économie nationale mais en changeant
les parts de revenu.

( ) ( )

Conséquence : la nouvelle répartition modifie la propension marginale à consommer de l’économie


mais pas celles de chaque groupe et modifie la consommation incompressible de chaque groupe
mais pas celle de l’économie.
Analysons l’impact d’une hausse du revenu de 500 : ΔY = 500

Cette répartition est plus favorable à la consommation car les salariés ont une propension marginale
à consommer plus forte.
Deux commentaires :
→ la politique de distribution de revenus supplémentaires est plus efficace lorsqu’elle s’adresse
aux populations ayant une propension à consommer plus élevée ;
→ la fonction de consommation keynésienne est stable à condition que la répartition de revenu
entre les catégories le soit également.

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