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Méthanisation M2

Méthanisation

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Ministère de l’Enseignement Supérieur et de

la Recherche Scientifique
-----------------------------------

Université Jean Lorougnon Guédé

UE : BIOMASSE ENERGETIQUE

SUPPORT DE COURS

Mine et Géologie M1 ())

SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE……………………………………………………2
1

CHAPITRE I : LA METHANISATION DANS LA PROBLEMATIQUE ENERGETIQUE


ET
ENVIRONNEMENTALE……….………………………...

I/ La méthanisation…………………………………………………………............
II/ Aspects biochimiques et Microbiologiques de la méthanisation …………………………..

II.1. Les réactions enzymatiques (la biochimie) et microbiologiques …………………………

II.1.1.L’hydrolyse……………………………………………………………………

II.1.2.L’acidogénèse…………………………………………………………………………….

II.1.3.L’acétogénèse…………………………………………………………………………….
II.1.3.1. Les acétogènes productrices obligées d’hydrogène …………………………………...

II.1.3.2. Les bactéries homo-acétogènes ou acétogènes strictes ……………………………….

II.1.4. La méthanogénèse………………………………………………………………………
II.1.4.1. les méthanogènes hydrogénophiles (ou hydrogénotrophes) …………………………..

II.1.4.2. Les méthanogènes acétoclastes (ou acétotrophes)……………………………………..

II.1.5. Les autres réactions………………………………………………………………………

II.1.5.1 La sulfato-réduction……………………………………………………………………

II.1.5.2. Les réactions associées à l’azote………………………………………………………

III. Les conditions physico-chimiques………………………………………………………….

III.1. La température…………………………………………………………………………….

III.2.Le pH………………………………………………………………………………………

III. 3. Les co-facteurs……………………………………………………………………………

III.4. Acides Gras Volatils…………………………………………………………

III.5. Autres Critères à respecter pour bien


méthaniser…………………………………..

III.5.1 Broyage
…………………………………………………………..

III.5.2 Brassage ou agitation

…………………………………………………. III.5.3 Rapport carbone/azote


(C/N) :………………………………………. IV. Digesteurs
anaérobies………………………………………………………………………
V.
Biogaz…………………………………………………………………………

………..

V.1. Caractéristiques du biogaz………………………………………………………..

V.2. Qualité énergétique d’un biogaz…………………………………………………...


V.3. Prétraitement du biogaz…………………………………………………………….

V. 4. Les principales voies de valorisation du biogaz …………………………………………


VI. Digestat ou résidu de la digestion anaérobie………………………………………………

VII. Avantages et inconvénients de la digestion anaérobie……………………………………

VII.1. Avantages………………………………………………………………………...

VII.2. Inconvénients…………………………………………………………………….
INTRODUCTION :
L`homme est dans certaine mesure maître de son destin. De part son comportement il peut se
rendre heureux ou malheureux ou même anéantir sa vie.
Depuis un demi-siècle surtout, l`activité humaine entraîne des modifications à grande échelle
de l`environnement. Il y va de l`urbanisation, de l`industrialisation et de l`agriculture
moderne. Cet équilibre a profondément changé avec la première révolution agricole, au
néolithique, qui a favorisé l`érosion du sol et la régression de la végétation naturelle.
La montée puissante et rapide du volume des déchets biodégradables qui prolifère dans les
pays du tiers monde est l`un des problèmes de l`environnement parmi les plus alarmants du
monde actuel ; citons : la pollution de l`eau, de l`atmosphère, du sol... (Encyclopédie
Encarta, 2006). Les déchets biodégradables, lorsqu'ils sont déversés dans des décharges, ils
se décomposent dans des conditions anaérobies non contrôlées. S'ils ne sont pas exploités, du
gaz d'enfouissement se dégage et s'échappe dans l'atmosphère. Le gaz d'enfouissement
contient du méthane, un gaz à effet de serre plus dangereux que le dioxyde de carbone
(http://fr.wikipedia.org/wiki/D%A9chet_biod%C3%A9gradable).
Selon Paul ERHLICH, (1968) la population mondiale s`accroît rapidement d`une façon quasi
exponentielle de 6,5 milliards d`hommes sur la terre et certaines régions sont surpeuplées. Les
besoins en terre cultivables, en matières premières et en sources d`énergie croissent
constamment et les moyens techniques permettant de modifier ou même de détruire le milieu
ont une puissance considérable (Encyclopédie Encarta, 2006).
Aujourd'hui, sur la Terre, la moitié des adultes ne savent ni lire ni écrire ; un homme sur cinq
est mal nourri ; un homme sur six ne possède pas d'habitation correcte ; un homme sur quatre
ne dispose pas d'eau potable (Encyclopédie Encarta, 2006).
La dégradation de la biosphère qui en résulte a déjà, et aura des conséquences de plus en plus
préoccupantes. L`explosion démographique inquiète les scientifiques d`une telle menace que
fait peser sur l`humanité et les fragiles écosystèmes alors que les infrastructures de traitement
des déchets ne croissent pas.
Les villes de l`Afrique s`accroissent, le problème urbain de gestion des déchets (en particulier
de l`assainissement, de collecte et de stockage) est appelé à se développer
(SPENTELLIGENT, 2002).
L`insalubrité de l`environnement explique tout un tas des maladies évitables dans le monde.
Les problèmes de pollution tels que la contamination de l`eau et du sol ; l`élevage dans des
maisons d`habitation, la pullulation des moustiques et d`autres vecteurs des maladies
demeurent une préoccupation d`une mauvaise santé liés à l`environnement (O.M.S., 1995).
Pour Brigitte BROZIO (2003), la réglementation est la méthode à choisir pour tous les cas de
pollution environnementale grave et pour toutes les compromissions de la santé du
consommateur. Le principe de précaution est à prendre en considération. « Il vaut mieux
prévenir, que guérir » est une maxime de la santé environnementale, une discipline qui doit
avoir son mot à dire dans ce domaine (www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/pollution.htm). A en
croire, l`observation de SANE (1999), est que la collecte et l`élimination des déchets solides
dans les villes du Tiersmonde constituent à notre avis la plus grande difficulté. Le problème
que l`on connaît est technique, et cela a donné les résultats que l`on connaît : collecte partielle
des déchets, l`augmentation de décharges sauvages, odeurs nauséabondes, prolifération des
mouches et des rongeurs...
Les événements de ces deux décennies ont mis en évidence que le problème de
l`environnement est le problème numéro un de l`humanité et qu`une stratégie de la survie à un
niveau global est nécessaire. Il convient donc de jeter un coup d`oeil à la situation écologique
et humaine mondiale enfin d`inciter à affronter et préparer une meilleure gestion de l`avenir à
notre planète terre.
Mais l`on s`aperçoit rapidement d`une part que soustraire des sites intéressant à tout influence
humaine ne suffisait pas dans certains cas et qu`il fallait au contraire le gérer, d`autres part
l`homme étant l`un de composant de la création, il convenait de l`intégrer dans cette démarche
et donc de ne plus protéger la nature contre lui mais de la protéger avec lui (RIBAUT., 1993).
Ainsi donc notre préoccupation majeure sera centrée sur la problématique de la gestion des
déchets d`élevage et ménagers biodégradables pour la seule raison prépondérante sur la santé
publique
CHAPITRE I : LA METANISATION DANS LA PROBLEMATIQUE
ENERGETIQUE ET ENVIRONNEMENTATLE

1. La méthanisation
La méthanisation ou digestion anaérobie est la transformation de la matière
organique en un biogaz composé principalement de méthane et de gaz
carbonique par un consortium microbien fonctionnant en anaérobiose. C’est une
transformation naturelle qui se réalise dans tous les milieux où l’on trouve de la
matière organique en absence d’oxygène, et où les conditions physico-chimiques
sont compatibles avec celle du vivant.
Elle se produit dans les écosystèmes naturels: les marais, les intestins des
animaux et des insectes, les rizières, le fond des lacs, le fond des barrages
hydroélectriques; les cimetières …

C’est une transformation qui permet d’éliminer la matière organique pour faire un
biogaz énergétique, via le méthane qu’il contient.

Alessandro volta (1745-1827) montra en 1776 que le gaz produit dans les marais
était combustible. Lavoisier notamment, en 1787, mit en évidence que le gaz
inflammable de volta était du «gaz hidrogenium carbonatrum». Ce n’est qu’en
1865 que le terme méthane fut proposé.

2. Apport de la méthanisation
Le premier digesteur fut construit en 1859 à Bombay dans une léproserie. En
1895 furent développés dans la ville d’Exeter (en Angleterre) des réservoirs
anaérobie afin d’utiliser le biogaz comme source d’énergie pour l’éclairage. Le
processus de la méthanisation fut également appliqué au traitement des déchets
agricoles et d’élevage, pendant les années 1940, afin de produire de l’énergie à
partir du fumier. Ceci était notamment réalisé dans des digesteurs. Dans les années
1970, la première crise pétrolière entraîna une forte augmentation du coût
de l’énergie. Cette crise contribua à un large développement des recherches
fondamentales et appliquées dans ce domaine. Dans cette mouvance, ce
processus fut de nouveau appliqué à la production de biogaz à partir de résidus
agricoles et de déchets, ainsi qu’au traitement de la pollution organique des
effluents industriels ou urbain.
2.1. Dépollution des eaux usées
Pour le traitement des eaux usées industrielles, l’application de la méthanisation
a permis, non seulement de produire de l’énergie (le biogaz), mais d’en
économiser.
Un mètre cube de digesteur (réacteur anaérobie) est capable, pour un même
espace de temps «d’éliminer» 10 fois plus de pollution qu’un système aérobie.
Ceci est principalement dû aux importantes concentrations microbiennes mises
en œuvre, mais aussi au fait que produire un métabolite, le méthane, est moins
complexe que produire une biomasse qui doit comporter un grand nombre de
molécules différentes. Ceci explique l’important de la digestion anaérobie
comme outil de dépollution des effluents industriels mais aussi des effluents
urbains dans les pays chaud.
2.2. Traitement des déchets
Les déchets, qu’ils soient d’origine urbaine, industrielle ou agricole, peuvent être
aussi des sources de matière très intéressantes pour cette transformation :
soit parce qu’il faut éliminer un produit pouvant créer une pollution, soit parce
que c’est sa transformation en énergie qui motive son application et souvent les
deux aspects concourent à choisir la méthanisation.
3. Environnement et énergie
Deux éléments ont récemment modifié la perception des questions
d’environnement. Tout d’abord, l’idée que le climat change, et que le
réchauffement climatique est dû à l’activité humaine, est maintenant largement
acceptée. Deuxièmement, le fait que les réserves de pétrole ne sont pas infinies
et que, dans un avenir proche, elles devront être complétées par des
biocarburants, est devenu une évidence.
Dans le contexte du réchauffement de la planète, les processus relatifs à la
digestion anaérobie (méthanisation) joueront un rôle majeur. En effet, les
digesteurs anaérobies en milieu naturel produit du méthane qui est souvent
dissipé dans l’environnement. La libération de méthane par les marais, les
rizières, les décharges… mais aussi les digesteurs qui n’exploitent pas le biogaz,
contribuent à la problématique de l’effet de serre.
Par conséquent, tous les scientifiques et les technologues traitant de la digestion
anaérobie doivent être fortement préoccupés par cet aspect et doivent intégrer le
fait qu’il faille réduire au minimum les émissions dans l’atmosphère. En utilisant le
digesteur anaérobie pour traiter des effluents et des déchets, non seulement on
économise de l’énergie fossile mais on produit une énergie renouvelable car faite à
partir de la biomasse. Cette approche permet donc de supprimer la quantité
correspondante de gaz carbonique (d’origine fossile qui aurait été utilisée) qui
aurait été émise dans l’atmosphère
4. Place de la méthanisation dans les politiques énergétiques de demain
4.1. Les différentes filières de biocarburants
Dans le contexte de biocarburants renouvelables, à l’heure actuelle, l’attention est
principalement axée sur le bioéthanol (essence) et biodiesel (gazole).
En effet, toute une série de programmes de recherche est lancée dans le monde
entier pour favoriser ces deux productions. La principale caractéristique est que
ces combustibles répondent directement à nos besoins pour assurer notre
mobilité avec des véhicules à moteur. Seules les parties très riches en glucides à
savoir les plantes riche en sucres (betteraves ou cannes à sucre) ou en amidon
(blé, maïs…) ou alors en huiles (colza, tournesol, soja, palme …) peuvent être
fermentées en éthanol. Ce produit doit être distillé à partir du milieu de
fermentation et rectifié avant d’être utilisé
- Le biocarburant sous forme de bois ne nécessite pas de travailler la terre. Le bois
est complétement brulé et bien gazéifié.
-Le biogaz peut être généré par la fermentation de toutes les parties de la plante.
Figure 1 : Les principales filières de production des biocarburants liquide

4.2. Position de la méthanisation


Il existe des technologies fiables et durables pour cela. En effet, on peut produire
des «biomasses en liquide» pour les véhicules à partir du bois ou d’autres
biomasses sèches, par gazéification de la biomasse végétales couplées à la
conversion dite Fisher Tropsch (FT). On peut aussi remarquer, comme en
témoignent les expériences réalisées dans la ville de Lille de Stockhlom et
d’autres encore, que le biogaz généré peut être épuré, comprimé et utilisé
comme carburant pour les véhicule à moteur des flottes captives.
4.2.1. Qualité du sol et développement durable
Il existe des arguments supplémentaires pour promouvoir la digestion anaérobie
comme un processus important en termes de « développement durable ». Tous
les processus précités conduisent à une élimination avancée de la biomasse. Les
processus de la récolte totale, suivie par la combustion/gazéification du bois,
donnent peu de retour à la terre. La culture de la canne, du blé, de la betterave à
sucre, etc., en vue de l’obtention d’un milieu de fermentation adapté pour la
production d’éthanol, tend également à diminuer la matière organique du sol. La
culture de plantes oléagineuses et l’exploitation qui en est faite sont peu
compatibles avec un apport important de matière organique dans les sols. Les
données agricoles indiquent que, pour avoir une production agricole viable, le
système doit recevoir au moins plusieurs tonnes de matière organique sèche par
an pour assurer un sol sain qui maintienne sa structure, sa fécondité et des
caractéristiques habituelles. L’exception à cet égard est de nouveau la chaîne «
biomasse-biogaz ». En effet, après digestion de la matière, le processus
anaérobie laisse tous les matériaux ligneux intacts. Le digestat reste et se
présente comme un humus. Le processus ne supprime ni les éléments nutritifs, ni
les minéraux. Les potentiels fertilisants de l’azote et du phosphate notamment
sont conservés. Ainsi, en retournant la matière digérée à la terre, on met en place
une parfaite maîtrise du cycle dans lequel le soleil est récolté sous forme de
biogaz et une partie des matières organiques ainsi que les minéraux essentiels
retournent à la terre, afin que la qualité du sol soit maintenue. De cette façon, la
diversité biologique du sol est respectée.

Conclusion :
La méthanisation apporte déjà beaucoup à notre société : en économisant de
l’énergie, en la produisant et en mettant en œuvre des outils de dépollution très
performants. Le fait que ce soit un processus naturel encourage son application.
Son utilisation peut être facilement dissémilée avec des technologies rustiques.
À l’heure actuelle, nous sommes tous conscients du fait que nous devons réduire
notre contribution à l’émission de gaz à effet de serre. Nous devons accroître nos
efforts pour contenir et minimiser si possible la dissipation de méthane produit
par les écosystèmes naturels. En outre, la technologie des réacteurs permet de
réduire les émissions de méthane sauvage en recyclant, de manière structurée,
les déchets organiques vers notamment la production d’énergie

CHAPITRE II : ASPECTS BIOCHIMIQUES ET MICROBIOLOGIQUE DE

LA METHANISATION
La transformation du carbone organique en gaz carbonique et méthane, en
condition anaérobie, par des organismes vivants, est un des plus anciens
métabolismes. Cette réaction joue et continu à jouer un rôle essentiel dans le
biogéochimique, notamment dans celui du carbone mais aussi ceux du soufre et de
l’hydrogène. Cette fermentation se réalise spontanément dans des écosystèmes
naturels, où la matière organique est présente dans un milieu anaérobie et dans des
conditions compatibles avec l’expression du vivant. Ces communautés
microbiennes méthanogènes se retrouvent ainsi les marais, les rizières, les
sédiments lacustres et marins, le sol, l’intestin de mammifères, le tractus intestinal
de certains termites.
La minéralisation du carbone est le fruit d’un extraordinaire travail collectif et
successif de nombreuses populations de micro-organismes. C’est, un point de
vue biochimique, une succession de réactions chimiques catalysées par des
enzymes produits par différents organismes vivants.
Ce procédé biologique essentiel a été et est encore utilisé de façon empirique.
Pour mieux comprendre, il faut décrire les réactions chimiques, identifier les
microorganismes qui les réalisent, enfin comprendre les interactions qui règlent
la vie de ces micro-organismes.
1. Les réactions enzymatiques (la biochimie) et microbiologiques

Lors de digestion anaérobie, les réactions enzymatiques orientent les flux


métaboliques (essentiellement le flux de carbone) de molécules complexes vers
une minéralisation (méthane et dioxyde de carbone). Elle comporte quatre
étapes biochimiques (l’hydrolyse, l’acidogenèse (fermentation acidogène),
l’acétogenèse et la méthanogenèse).

1.1. L’hydrolyse

Au cours de cette étape, les molécules organiques de haut poids moléculaire


comme les polysaccharides, les lipides, les protéines et les acides nucléiques
sont hydrolysées en monomères (monosaccharides comme le glucose, acides
gras, acides aminés et bases azotées). Cette décomposition est réalisée par des
enzymes exocellulaires et peut devenir l'étape limitant dans le cas des composés
peu solubles ou solides (graisse, celluloses, lignines,…).
Les principales réactions d’hydrolyse :
● Les glucides : Dans le cas général, la dégradation des glucides se fait par
glycolyse après leur hydrolyse en monosaccharides sous l’action enzymatiques
de certaines bactéries (Bacillus subtilis, Aspergillus oryzae, Pseudomonas sp,
Streptomyces sp, Aerobacter aergenes, Streptomuces osp., Bacilus cereus,
Bacillus polymeras, Salmonella typhii, Salmonella gallinarum Escherichia
coli…).
● Les protéines : Les protéines sont des macromolécules regroupant des
centaines d’acides aminés polymérisés. Les acides aminés sont des acides
carboxyliques (R-COOH) comportant une fonction amine (-NH 2) sur un des
atomes de carbone. L’arrangement de ces acides aminés entre eux est effectué
par des liaisons peptidiques, c'est-à-dire la formation d’un amide entre la
fonction acide et la fonction amine :

R1COO-+ +H3N-R2COOH →R1CO-NH- R2COOH +H2O


L’hydrolyse des protéines est la rupture des liaisons peptidiques. Elle conduit à
la production de polypeptides (molécules comprenant 20 à 100 acides aminés),
puis de peptides (moins de 20 acides aminés) jusqu’aux acides aminés
euxmêmes sous l’action des bactéries protéolytiques (Bacillus spp, Clostridium
spp, Staphylomonas spp, Pseudomonas…). Dans les systèmes anaérobies, les
protéines sont hydrolysées en peptides et en acides aminés.

● Les lipides : Les formes les plus courantes de lipides rencontrées dans la
nature sont les triglycérides. Il s’agit de molécules de glycérol (une molécule à 3
carbones comprenant chacun une fonction alcool) sur laquelle chacune des
fonctions alcools est reliée à un acide gras par une liaison ester. Les acides gras
sont des acides organiques à longue chaîne linéaire. Le nombre de carbone des
acides gras varie de 4 à 22. L’hydrolyse d’une molécule de type triglycéride
(lipolyse) libère une molécule de glycérol et 3 molécules d’acide gras sous
l’action de Anaerovibrio lipolytica, Syntrophomonas spp…

Figure 2 : Différentes étapes de la fermentation de la matière organique


1.2. L’acidogénèse
Au cours de l’étape d’acidogénèse, les monomères (monosaccharides, acides gras,
acides aminés et bases azotées) issus de l’étape d’hydrolyse sont transformés en
acides gras volatils (AGV) (ex : acétique, propionique, butyrique, isobutyrique,
valérique et isovalérique), en alcool (ex : éthanol) en acides organiques (ex :
lactique), en sulfure d’hydrogène (H2S), dioxyde de carbone (CO2), hydrogène (H2),
carbonate et azote ammoniacal. Comme son nom le suggère, la phase d’acidognèse
se traduit donc souvent par une acidification du milieu.
Les bactéries qui participent à cette étape peuvent être anaérobies strictes ou
facultatives. Les bactéries anaérobies strictes du genre Clostridium constituent
souvent une fraction importante de la population anaérobie qui participe à
l’étape d'acidogenèse, bien que d’autres groupes bactériens comme la famille des
Enterobacteriaceae ou encore les genres Bacteroides, Bacillus, Pelobacter,
Acetobacterium et Ulyobacter puissent être impliqués.
Tableau I : Réactions d’hydrolytiques et d’acidogénèse

Réactions Energie libre ΔGo


(KJ/réaction)

C6H12O6 + 2 H2O 2 éthanol + 3HCO-3 + 2H2 -225,4


- +
C6H12O6 2 lactate + 2 H -198,1
C6H12O6 butyrate- + 2HCO-3 + 3 H- + -254,4
2H2
C6H12O6 3 acétate- + 3 H+ -310,6
C6H12O6 + HCO-3 succinate2-+ acétate-+ -144,0
formiate
+ 3H+ + H2
3 lactate- 2 propionate- + acétate- +HCO-3 + -164,8
H+
1.3. L’acétogénèse
Dans l’acétogénèse les intermédiaires métaboliques sont transformés en acétate
hydrogène et gaz carbonique grâce notamment à trois groupe de bactéries : Les
acétogènes productrices obligées d’hydrogène (qui sont des bactéries
syntrophiques), Les bactéries homo-acétogènes et des bactéries
sulfatoréductrices qui peuvent avoir une des fonctions précédentes.
1.3.1. Les acétogènes productrices obligées d’hydrogène
Ces bactéries sont des bactéries anaérobies strictes également appelées OHPA
(Obligate Hydrogen Producing Acetogens). Elles sont capables de produire de
l’acétate, bicarbonate et hydrogène (H 2) à partir des métabolites réduits issus de
l’acidogenèse tels que le propionate et le butyrate (tableau I). La voie
métabolique habituellement utilisée est celle de la β-oxydation. Les bactéries de
ce groupe peuvent appartenir au genre syntrophobacter, syntrophus,
syntrophococcus, Clostridium). L’accumulation de l’hydrogène dans le milieu
réactionnel inhibe l’action des bactéries acétogènes et méthanogènes et peuvent
être responsables de l’arrêt de la digestion anaérobie. Il y a donc nécessité d’une
élimination constante de l’hydrogène produit. Cette élimination peut être réalisée
grâce à l’association syntrophique des bactéries acétogènes et méthanogènes
avec des microorganismes hydrogénotrophes tels que les Archaea méthanogènes
qui consomment l’hydrogène produit.

1.3.2. Les bactéries homo-acétogènes ou acétogènes strictes produisent de l’acétate


par la réduction du dioxyde de carbone. Ces bactéries appartiennent essentiellement
au genre Clostridium. Elles ne semblent pas entrer en compétition pour
l’hydrogène avec les Archaea méthanogènes hydrogénotrophes et sont présentes
en quantité beaucoup plus faible dans les biotopes anaérobies. Il semble cependant
qu’elles contribuent à la régulation d’un niveau bas en hydrogène dans le milieu.
Tableau III: Réactions d’acétogénèses

Réactions Energie libre ΔGo


(KJ/réaction)

lactate-+ 2 H2O acétate- + 3HCO-3 + H+ + -3,9


2H2
éthanol + 2 HCO-3 acétate- + 2 formiate- + H2O + 7,0
+
H+
Éthanol + 2 H2O acétate- + H+ + 2 H2 + 9,6
Butyrate- + 2 H2O - +
2 acétate + 2 H 2 + 3 H + 48,1
propionate- + 3 H2O acétate-+ H+ + HCO-3 + 3
H2 + 76,1

Réaction d’homoactétogénèse
4 H2 + 2 CO2 acétate + 2H2O - 95 KJ

1.4. La méthanogénèse
Lors de cette dernière étape de minéralisation, les produits de l’acétogénèse
(acétate, formate, dioxyde de carbone, hydrogène…) sont transformés en
méthane. Deux types de réaction peuvent être distingués : la transformation du
dioxyde de carbone et de l’hydrogène par les méthanogènes hydrogénophiles et
celle de l’acétate et de l’hydrogène par les acétoclastes. 1.4.1. les méthanogènes
hydrogénophiles (ou hydrogénotrophes)

Ces bactéries tirent leur énergie de la production de méthane par réduction du


dioxyde de carbone, d’acide formique, de carbonates et de bicarbonates avec le
dihydrogène. La réduction du dioxyde de carbone par l’hydrogène se fait par
l’intervention de certaines enzymes et coenzymes, en particulier le facteur F 430
contenant un atome de nickel, le facteur F 420 (fluorescent à 420 nm), le facteur III
qui possède un noyau corrinique au centre duquel se trouve un atome de cobalt
et le coenzyme M spécifique de la méthanogenèse. Les genres les plus
représentés sont les Methanobacterium, Methanobrevibacter, Methanospirillum,
Methanogenium, Methanocorspusculum…

1.4.2. Les méthanogènes acétoclastes (ou acétotrophes)


Ces organismes produisent du méthane à partir d’acide acétique, de méthanol et
de méthylamine. Les deux gernres les plus fréquemment rencontrés sont un
Methanosarcina et Methanosæta (ou Methanothrix). Les Archaea du genre

Methanosæta utilisent l’acétate comme unique source de carbone pour produire le


méthane.
Les Archaea du genre Methanosarcina présentent un plus large spectre de
substrats : elles peuvent utiliser en plus de l’acétate, le dioxyde de carbone,
l’hydrogène, le méthanol et les méthylamines pour former le méthane

Tableau IIIII: Réactions de méthanogénèses

Réactions Energie libre ΔGo


(KJ/réaction)
acétate-+ H2O CH4 + H+ + HCO-3 -31,0
4 H2 + HCO-3 + H+ CH4 + 3 HCO-3 -135,6
4 formiate- + H2O + H+ CH4 + 2 H 2 + 3 H+ - 130,4
CO2 + 4H2 CH4 + 2 H2O -139,2
CH3OH + H2 CH4 + H2O
-121,1
Les différentes étapes de méthanisation ont été résumées sous la forme de
diagramme présenté dans la figure 2.

Figure 2 : Schéma de la chaîne trophique des étapes de la fermentation


1.5. Les autres réactions

1.5.1 La sulfato-réduction
Un certain nombre de molécules organiques produites par l’acidogenèse (en
particulier les acides organiques comme l’acétate, le propionate ou le butyrate,
ainsi que l’hydrogène) sont consommées en présence de sulfate, l’utilisant
comme source d’énergie. Cette voie métabolique, la sulfato-réduction, est plus
énergétique que l’acétogenèse, avec laquelle elle est en compétition pour les
mêmes substrats : c’est pourquoi la sulfato-réduction se produit toujours à partir
du moment où du sulfate est présent au détriment de la production de méthane.
La réduction des sulfates conduit à la production d’ions sulfure HS -, et
d’hydrogène sulfuré H2S, qui n’est pas sans effet sur les procédés à différents
niveaux :
•Inhibitions : il semble que la molécule d’H 2S agisse comme un composé toxique
qui affecte l’ensemble de la chaîne trophique ;

• Contamination du biogaz : la présence d’H 2S dans le biogaz a des conséquences


particulièrement néfastes sur les systèmes de valorisation.

Les sulfato-reductrices sont divisées en deux groupes :


- Les bactéries sulfato-reductrices (Desulfovibrio, Desulfotomaculum,
Desulfomicrobium…) utilisent le lactate comme source d’énergie pour
former le CO2 et l’acétate. Elles peuvent utiliser aussi l’ethanol, le
fumarate, le malate, le pyruvate…

Les bactéries sulfato-reductrices (desulfobacter, desulfobcterium, desulfococcus,


desulfosarcina…) oxydent CO2, l’acétate ainsi que d’autres acides gras à longue
chaîne et certains composés aromatiques mais aussi ceux cités précédemment.
Réactions Energie libre

ΔGo
(KJ/réaction)

Oxydation de l’acétate - 47,6


CH3COO-+ SO42- 2 HCO-3 + HS-
Oydation de l’éthanol -46,5
CH3CH2OH+ ½ SO42- CH3COO-+ 1/2 HS- + ½ H+ + H2O
Oxydation du propionate -37,7
CH3CH2COOH + ¾ SO42- CH3COO- + ¾ HS- + ¼ H+
Oxydation du butyrate -27,8
CH3CH2CH2COOH + ½ SO42- 2CH3COO- + ½ HS- + ½ H+ -151,9
-22
Oxydation de l’hydrogène -236
4H2 + SO42- + H+ HS- + 4H2O
Oxydation du thiosufates
S2O32- + H2O SO42- + HS- + H+
4SO2- + H+ 3SO42- + HS-

1.5.2. Les réactions associées à l’azote

Lorsqu’il est présent sous forme organique (protéines), l’azote se retrouve sous
forme ammoniacale (NH3 ou NH4+). En revanche, lorsqu’il est présent sous
forme oxydée (nitrite NO2-ou nitrate NO 3), il peut également servir d’accepteur
d’électron et contribuer à la compétition pour les acides organiques au même
titre que la sulfato-réduction, pour donner du diazote N 2 : c’est la dénitrification
(Paracoccus denitrificans…).
2 NO3- + 5 H2 + H+ N2 + 6 H20

Ici encore, le flux de matière organique est en quelque sorte détourné de la


production de méthane.

21
Réactions Energie libre ΔGo
(KJ/réaction)
4CH3NH2 + 2H2O + 4H+ 3CH4 + CO2 + -101,6
4NH4+
2 (CH3)2 NH+ H2O + 2H+ 3CH4 + 3 HCO-3 -86,3
4 (CH3)3N- + 6H2O + 4H+ 9CH4 + 3CO2 + 4NH4+ - 80,2

2. Les conditions physico-chimiques


Les réactions enzymatiques précédemment décrites peuvent se réaliser dans une
gamme relativement large de conditions physico-chimiques.
2.1. Potentiel redox
Un milieu anaérobie possède un potentiel redox compris entre -300 et -500 mV.
L’échelle des potentiels redox Eh (mV) est donnée pour un pH de 7 et une PCO 2
de 10-2 atm. Les Archaea méthanogènes sont des microorganismes anaérobies
stricts, et des traces d’oxygène suffisent à les tuer en grande partie par
autooxydation. Les Archaea méthanogènes ne se développent qu’à de très faibles
potentiels d’oxydoréduction (Eh) (-330 mV).
2.2. La température
La température est un paramètre important pour les procédés biologiques car elle
affecte la croissance des microorganismes. Selon la plage de températures dans
laquelle ils peuvent proliférer, les microorganismes sont classifiés en trois
catégories:
● Les psychrophiles qui tolèrent une gamme de températures de 10 à 30°C,
avec un optimum de 12 à 18°C ;

● Les mésophiles qui évoluent dans une plage de températures allant de 20


à 50°C, avec un optimum de 25 à 40°C ;

22
● Les thermophiles qui se développent dans une gamme de températures
comprise entre 55 et 75°C.
Aux températures élevées, la décomposition et la production de biogaz sont plus
rapides mais le processus est aussi plus sensible à la variabilité des substrats et
de la température. Certaines enzymes spécifiques fonctionnent dans des plages
de températures bien déterminées et l'activité enzymatique augmente avec une
élévation de la température jusqu’à une valeur optimale. Au-delà de cette
température commence le processus de dénaturation de l'enzyme et le taux de
croissance diminue rapidement.

2.3. Le pH

Le pH, comme la température est un paramètre essentiel car l’écosystème de la


digestion anaérobie en particulier les organismes méthanogènes est sensible aux
variations de pH. Celui-ci a également un effet indirect sur le fonctionnement du
système par la modification des équilibres chimiques des acides et bases faibles,
notamment les acides gras volatils (AGV) et l’azote ammoniacal dont la forme
non ionisée (NH3) peut inhiber la méthanisation. Il est donc important de suivre
le pH et si, nécessaire de l’ajuster dans l’alimentation ou de le réguler
automatiquement dans le digesteur. Les conditions optimales pour la digestion
anaérobie se situent autour de la neutralité, entre 6,5 et 7,3. Un élément
important pour le maintien du pH est l’alcalinité du digesteur.

2.4. Les co-facteurs


Des éléments minéraux en très faible quantité sont nécessaires à une vitesse
enzymatique optimale. Ce sont le fer, le nickel, le magnésium, le calcium, le
sodium et le cobalt

23
Tableau IV : Concentration en ions provoquant la stimulation ou l’inhibition de la
méthanisation

Ions Stimulation Inhibition modérée Inhibition total

Na+ (mg/L) 100 - 200 3500 - 5500 8000

K+ (mg/L) 200 - 400 2500 - 4500 12000

Ca++ (mg/L) 100 - 200 2500 - 4500 8000

Mg++ (mg/L) 75 - 150 1000 - 1500 3000

NH4+ (mg/L) 50 - 100 1500 3000

2.5. Acides Gras Volatils


Les Acides Gras Volatils (AGV) sont d’importants intermédiaires métaboliques
lors de la dégradation anaérobie entre les populations fermentaires et acétogènes.
Les formes dissociées ou non des AGV sont directement reliées au pH du milieu.
De fortes concentrations en acides gras volatiles peuvent entraîner une baisse de
la production de méthane en stressant et en inhibant l’activité des bactéries
méthanogènes. Les AGV ont pour cible l’ensemble de la chaîne microbienne.
Lors de l’acidogenèse, le processus anaérobie tend à devenir auto-inhibiteur par
l’accumulation d’acides gras volatiles pouvant induire une baisse du pH. Les
accumulations des AGV lors de processus de digestion anaérobie peuvent aussi
être le résultat de déséquilibres entre les différentes étapes microbiennes et ne
pas être liées à des inhibitions causées par ces composés.

2.6. Azote ammoniacal


En milieu aqueux, l’azote ammoniacal est présent sous deux formes en
équilibre : NH4+ et NH3. L’équilibre entre les deux formes est relié au pH du
milieu selon l’équation :

24
L’azote ammoniacal est indispensable aux métabolismes microbiens et stimule
l’activité méthanogène à des concentrations de 50 à 200 mg/L. Cependant, les
effets inhibiteurs de l’ammonium (NH4+) et de l’ammoniac libre (NH 3) ont été
relevés dans de nombreuses études. L’inhibition des émissions de méthane due à
l’ammonium semble apparaître seulement à de fortes concentrations. Des
concentrations tolérées jusqu’à 1500 mg.L-1 puis toxiques à 3000 mg.L-1 ont
été mises en évidence. Les microflores méthanogènes acétotrophes sont moins
sensibles à l’ammonium que celles méthanogènes hydrogénotrophes
Concernant l’ammoniac libre, des teneurs de 700 mg/L sont estimées être
inhibitrices. L’inhibition due à l’ammoniac libre affecterait directement les deux
populations d’Archaea méthanogènes. En effet, une diminution de la
température de 37°C à 29°C, à une valeur fixe de pH 7, améliore le taux de
croissance des populations méthanogènes hydrogénotrophes pas une moindre
sensibilité aux augmentations de concentrations en ammonium total. Le même
constat est dressé au sujet des microflores d’Archaea méthanogènes
acétotrophes. Enfin, les autres populations bactériennes de la chaîne trophique ne
sont pas sensibles à l’ammoniac libre.
2.7. DCO (Demande Chimique en Oxygène)
La mesure de la DCO permet d’estimer la charge organique polluante d’une eau
usée. Sa mesure avant et après un traitement physique, chimique (DCO) ou
biologique (DBO) permet également de contrôler le bon fonctionnement de
l’épuration ou d’évaluer l’activité des micro-organismes anaérobies dans un
digesteur. La digestion anaérobie est avantageuse pour les effluents fortement
chargés en matières organiques, avec des concentrations supérieures à 50 mg
DCO/L

25
2.8 Autres Critères à respecter pour bien méthaniser

2.8.1 Broyage ou aspect physique des matières fermentescibles à méthaniser


:
Certaines matières premières doivent être broyées le plus finement possible afin
de permettre le plus grand contact possible (plus grande surface) avec les
bactéries.
Exemples de broyages à envisager: Les restes de nourriture comportant des os,
des noyaux de fruits; les déchets de nettoyage de jardin (feuillages, grandes
herbes, branchages, fruits tombés à terre…); les déchets d’abattage d’animaux,
grosses arêtes ou os de poissons ...

2.8.2. Brassage ou agitation


Il est souhaitable d’envisager le brassage des matières dans le méthaniseur de
façon à: Bien mélanger les bactéries qui s’agglomèrent autour des particules de
matières organiques,
● Eviter la formation de croûtes en surface,
● Homogénéiser les matières en digestion pour mieux les dégrader dans leur
totalité,
● Faciliter la remontée des petites bulles de Biogaz.

2.8.3. Nature des matières fermentescibles :

Les matières fermentescibles ‘’entrantes’’ dans le méthaniseur ne doivent pas


être
‘’souillées’’ avec des produits chimiques (produits phytosanitaires par ex.), ou
des hydrocarbures divers.

Liste non exhaustive de produits ou matières ‘’interdites’’ : plastiques, métaux,


verres, piles, emballages divers, médicaments, sciures de bois traités, ou tout
autre matière ‘’non organique’’, c'est-à-dire non ‘’fermentescible’’.

26
Une attention particulière concerne les risques liés aux déjections animales qui
comporteraient des antibiotiques résiduels des traitements de ces animaux. Se
renseigner avant car certains éleveurs ‘’abusent’’ de ces traitements. Bien
entendu la présence d’antibiotiques peu notablement perturbé voire inhiber les
différentes phases de la méthanisation. 2.8.4. Rapport carbone/azote (C/N) :
Ce rapport représente la proportion massique du carbone par rapport à l’azote
dans un substrat donné. Il varie en fonction de la disponibilité du carbone et
surtout d’azote contenus dans le substrat traité. La valeur optimale du rapport
carbone/azote se trouve entre 20/1 et 30/1 pour une digestion anaérobie. La
diminution du rapport C/N dans les digesteurs montre la consommation du
carbone.

2.8.5. Ensemencement ou enrichissement

Nous vivons en permanence avec un nombre inimaginable de micro-organismes,


il y en a donc naturellement dans les matières organiques à méthaniser, mais en
nombre limité. Le début rapide d’une bonne fermentation méthanogène
demandera un ensemencement initial (amorçage) avec du fumier, lisier de porc,
bouse de vache, boues de mangroves, flores fécales de stations d’épuration,
liquide de fosse septique...

Dans un digesteur, la microflore ne s’adapte pas aux conditions de méthanisation


mais ce sont les conditions qui, au sein de la microflore, sélectionnent les micro-
organismes les mieux adaptés. Dans un digesteur thermophile, les

microorganismes dominant sont thermophile même si l’inoculum était mésophile

3. Effet de la digestion anaérobie sur les germes pathogènes


Les micro-organismes impliqués dans la digestion anaérobie ne sont pas
pathogènes. Cependant des germes pathogènes (virus, bactéries, parasites

27
eucaryotes, champignons) peuvent être présents dans les effluents alimentant les
digesteurs.

Les principaux facteurs influençant la réduction des micro-organismes


pathogènes durant la digestion anaérobie sont : le couple température et temps de
séjour et notamment la température. En effet, plus la température de digestion
augmente, plus le temps de séjour diminue pour obtenir le même taux de
réduction. La réduction des pathogènes est plus rapide en thermophilie qu’en
mésophilie. Le temps pour réduire de 90% la population en agents pathogènes
(T90) est de plusieurs heures en thermophilie, alors qu’il est de plusieurs jours
voir plusieurs mois en mésophilie. La zone thermophile assure des taux
d’élimination supérieurs à ceux de la zone mésophile. Par exemple la digestion
thermophile permet une réduction de plus de 10 4 streptocoques fécaux alors que
la digestion mésophile permet de réduire les streptocoques fécaux de 101à 102.

D’autres facteurs entrent en jeu pour réduire les microorganismes pathogènes :


- le système de digestion : continu ou discontinu
- AGV et pH
- concurrence entre les bactéries

5. Digesteurs anaérobies
Le digesteur (encore appelé fermenteur ou réacteur) anaérobie est généralement
constitué d’une cuve fermée, étanche à l’air et de préférence isolée
thermiquement de l’extérieur. Les réactions chimiques ou biologiques peuvent
être mises en œuvre de diverses manières.
Nous distinguerons les procédés continus et discontinus.

• digesteur continu : Le système continu est issu de fosses septiques qui


ont été développées au XIXième siècle. La caractéristique principale du système
continu est sa ressemblance avec un tube digestif et est le plus courant à
28
l’échelle industrielle. Dans un digesteur continu, le substrat introduit de manière
continue est digéré et déplacé soit mécaniquement, soit sous la pression des
nouveaux intrants vers la sortie sous forme de digestat.

• digesteur Discontinu : Les digesteurs en discontinu ou batch ont

l’avantage d’être d’une construction simple. A la différence de la digestion

continue, la production de biogaz dans ce système ne peut être régulière. Elle

commence après le chargement et la fermeture hermétique du réacteur et s'arrête

lorsque la production baisse jusqu'à devenir nulle. A la fin de la digestion, le

digestat est évacué et le processus peut recommencer.

• digesteur discontinu séquentiel ou sequencing batch reactor (SBR) :


c’est un mode fonctionnant hybride entre le continu et le discontinu. Dans ce
mode, une partie seulement du contenu du réacteur est renouvelé. Dans le cas
des réactions biologiques, cela permet de conserver une partie des micro-
organismes qui servent alors à ensemencer le milieu pour l’étape suivante.

5.1. Les réacteurs ou digesteur dédiés au traitement des produits


solides
La méthanisation des produits solides et principalement les résidus d’origine
agricole ou les ordures ménagères, constitue un mode de valorisation en pleine
croissance. Il existe deux familles de systèmes permettant de réaliser la digestion
de ces produits : les procédés de digestion humide et les procédés de digestion
sèche.

- les procédés de digestion humide : Dans ces réacteurs la teneur en eau


est ajustée de manière à retrouver une teneur proche de 10 à 15 % de matière
sèche. Ce sont des fermentations à caractère mélangé (les fermentations sèches

29
ayant un caractère plutôt piston). Comme les fermentations humides ont
tendance à former 3 couches, avec au-dessus les flottants et en dessous les
lourds, les agitations qui sont mises en place créent une boucle. Le tri est donc
essentiel ici et doit être particulièrement poussé lorsque les intrants sont, par
exemple, des ordures ménagères brutes. Les systèmes d’agitation peuvent être
mécaniques avec ou sans agitateur latéral ou réalisés par l’introduction de biogaz
(procédé Linde).
La dilution par l’eau permet de mieux maîtriser des problèmes d’inhibition qui
peuvent apparaître comme par exemple le maintien d’une concentration
d’ammoniac au-dessous de 3g/l.
Les procédés de digestion humide sont généralement précédés d’une étape de
préparation des déchets (mélangeur, pulpeur) avant l’entrée dans le réacteur de
méthanisation proprement dit (voir figure 3.3)
- les procédés de digestion sèche : c’est une technique qui permet de
maintenir les résidus dans leur état d’origine sans d’importants ajouts d’eau. Elle
se caractérise par une teneur en eau comprise entre 20 et 40 % ce qui confère au
milieu de fermentation une consistance.
Parmi les procédés de digestion sèche, nous retrouvons trois types de
technologies : deux systèmes à réacteurs verticaux (le procédé DRANCO, à
recirculation de digestat), et le procédé VALORGA, mélangé par recirculation
de biogaz), et les procédés horizontaux (KOMPOGAS, BRV) dans lesquels
l’écoulement est piston et où des agitateurs à vitesse lente confèrent un
mouvement de rotation à la matière en cours de digestion. Les principaux
procédés fonctionnant selon ce principe sont le procédé WAASA, le procédé
BTA et le procédé LINDE-KCA. La société espagnole ROS-ROCA
commercialise également un digesteur par voie humide (procédé BIOSTAB)
(figure 3.4)

30
31
6. Les paramètres opérationnels des réacteurs

6.1. Quelques définitions

Nous abordons ici les éléments permettant d’apprécier les performances


épuratoires des réacteurs de méthanisation.

6.1.1. La charge appliquée


La composition des matières polluantes est le plus souvent complexe et variable.
Il est possible de caractériser globalement les substrats à traiter par leur demande
chimique en oxygène (DCO en mgO2/l). Ainsi, il est possible de calculer la
charge organique introduite dans l'enceinte réactionnelle en kg de DCO/jour. La
charge appliquée d’un réacteur est définie comme le flux de matière entrant dans
le digesteur. La charge volumique appliquée (CVA) est le flux de matière traité
ramené à l’unité de volume du réacteur. Elle permet de comparer les conditions
d'alimentation de différents digesteurs.

CVA =(Q x C)/V

- CVA : exprimée en KgDCO/m3/j


- F : flux de matière traité exprimé en Kg DCO/j (F = Q (débit en m 3/J x C
(concentration en Kg/m3)

Le temps de séjour hydraulique (TSH ou temps de séjour théorique ou temps de


passage) correspond à la durée théorique du produit organique dans un réacteur.
Le TSH permet de connaître le volume d’effluent qu’on peut traiter chaque jour
dans le réacteur.

Le TSH représente le rapport entre le volume du réacteur et le débit


d’alimentation.

TSH : exprimé en j TSH = VL/Q


VL : exprimé en m3
Q : exprimé en m3/j

32
Ce temps correspond à la masse du solide dans le digesteur divisé par le flux
massique du composé sortant du réacteur.
6.1.3. Le rendement
Pour caractériser les performances d’une transformation, il est nécessaire
d’introduit la notion de rendement. Il est possible de calculer Le rendement
global de la réaction en comparant l’entrée et la sortie du système.

Rendement = (DCOe – DCOs)/DCOe

6.1.3. Le rendement en méthane


Le rendement en méthane est défini comme la quantité de méthane produite
rapportée à la quantité de matière organique entrant. Selon la grandeur
caractéristique de la matière organique (la DCO ou MV) nous pouvons les
calculer de deux manières :
- Pour les effluents : RCH4 = QCH4/ (Fe x [DCO] e)

RCH4 : est le rendement en méthane du (Nm3/kgMV ou Nm3/kgDCO


QCH4 : est le débit de méthane (Nm3/j)
Fe : est soit le Flux massique ou flux volumique

[DCO] e et [MV] e sont les concentrations (respectivement massiques et


volumiques) en rentrée

33
CHAPITRE III : TRAITEMENT ET VALORISATION DU BIOGAZ ISSU

D’UN REACTEUR ANAEROBIE

Le biogaz ou biométhane se caractérise par sa composition chimique et les


caractéristiques physiques qui en découlent. La quantité et la composition
chimique du biogaz produit en fermenteur dépendent du substrat, de sa DCO, du
débit d’alimentation du digesteur, de la qualité de l’agitation, du temps de séjour
dans le réacteur, de la température de fermentation.

1. Composition du biogaz.
Le biogaz est un gaz qui tout comme l’air est formé d’un certain nombre de gaz
(Tableau ). La composition du biogaz est le suivant : méthane (CH 4), dioxyde
de carbone (CO2), hydrogène (H2), hydrogène sulfuré (H2S) et de la vapeur d’eau
(H2O).
Le dioxyde de carbone et les autres gaz ont une influence sur l’état combustible
du biogaz. En effet, le CO 2 gène la combustion mais ne l’empêche pas.
L’hydrogène sulfuré (H2S) quant à lui est combustible, mais fortement corrosif
des surfaces métallique à la fois en raison de ses propriétés acides et par la
formation d’oxyde de soufre (SOX). D’autre part, il convient de souligner
également la nuisance olfactive et la toxicité pour l’homme : une exposition
d’une demi-heure à une concentration de 0,005 % en volume dans l’air est
mortelle. L’hydrogène (H2) est combustible et ne pose pas de problème. Les
autres gaz sont en trace et ne gênent pas la combustion.

34
Tableau V : Composition du biogaz selon ses origines

Composants Décharge Ordures Boues de Lisier de Plantes Effluents


(en d’ordures ménagères pourcentage stations bovin ou de d’industries
station de agroalimentaires
d’épuration d’ovin (en
ménagères triées (en de volume) digesteur) traitement (en digesteur)
(en
d’eaux usées
(production digesteur) digesteur) domestiques
naturelle) (en
digesteur)

CH4 (%) 50 – 58 50 - 60 60 – 75 60 – 75 58,6 - 62.8 50 - 90

CO2 (%) 25 – 34 38 – 34 33 – 19 33 – 19 37,2 - 41,4 10 - 45

CO (%) 0 - 0,1

N2 (%) 18 – 2 5–0 1–0 1–0 0,5 - 2

O2 (%) 1-0 1-0 < 0,5 < 0,5 0,1 - 1

H2 (%) 1-3

6 6 6 6 5
H2O à 30°C
(%)

H2S (mg/m3) 20 - 50 100 - 900 1000 - 4000 < 0,01 0-2


3000 -
10000

2. Qualité énergétique ou valeur énergétique d’un biogaz


Elle dépend de manière évidente de la teneur en méthane, qui est le principal
hydrocarbure issu de la transformation du carbone organique par les bactéries
méthanogènes. Le pouvoir calorifique inférieur (PCI) du méthane est de 9,94
kWh/m3, celui d’un biogaz est considéré comme quasiment proportionnel à son
pourcentage volumique en CH4. Ainsi, le PCI d’un biogaz à 50% de CH4 sera
très proche de 5 kWh/m3

35
Le pouvoir calorifique inférieur (PCI) permet la comparaison entre différents
systèmes parce qu’en fonction du combustible utilisé (gaz naturel, bois, mazout,
charbon...), les produits de combustion présentent une teneur différente en
vapeur d’eau (Tableau V).

Tableau VI : Comparaison des pouvoirs calorifiques inférieurs par type d’énergie

Pouvoir calorifique inférieur


Types de combustibles kCal kWh

Bois (kg) 3 300 3,80

Charbon tous types (kg) 6 650 – 7 800 7,60 – 9,07

Electricité (kWh) 860 1,00

Fioul domestique (L) 8 600 10,00

Gaz naturel (moyenne) (m3) 7 560 8,80

Gaz propane (kg) 11 000 12,80

Gaz méthane (m3) 8 297 9,65

Gaz butane (kg) 26 190 30,45

36
Figure 4 : Equivalence énergétique du méthane avec divers combustibles.

3. filière de valorisation énergétique du biogaz

3.1. Prétraitement du biogaz


Ce traitement vise à augmenter les proportions de méthane pour améliorer les
propriétés énergétiques du mélange gazeux en éliminant les composés toxiques
et corrosifs.

La purification du biogaz repose majoritairement sur des techniques physico


chimiques ex-situ, bien que des méthodes biologiques (utilisation des
thiobactéries pour le traitement du souffre…) aient également été proposées.

37
Tableau VII : Technique de purification du gaz

Composés à éliminer Techniques

Eau Déshydratation : condensation, par triéthylène glycols, tamis

moléculaires ; filtre déshydratant


Souffre Désulfuration : lavage à l’eau sous pression, adsorption sur charbon
actif, ajout de chlorure de fer in-situ, techniques biologiques,

microaération

Organohalogénés adsorption sur charbon actif


CO2 lavage à l’eau sous pression, tamis moléculaires, séparation par membrane, adsorption sur des
glycols, micro-algues

3.2. Les principales voies de valorisation du biogaz


• Valorisation thermique par chaudière : La chaleur issue de la combustion
du biogaz peut être utilisée pour la cuisson d’aliment, pour la cuisson des
aliments, gazinières, lampes à gaz, eau chaude instantanée (chauffe bain à gaz).

Valorisation électrique et thermique par cogénération : La cogénération


consiste en une production simultanée d’électricité et de chaleur à partir d’une
même source d’énergie. groupes électrogènes ou tous moteurs à poste fixe
(pompe agricole, groupe de soudure, nettoyeur Haute Pression ...).

• Production de carburant : Le biométhane carburant étant chimiquement


identique au gaz naturel volatil (GNV) il est possible d’injecter ce dernier après
épuration dans des véhicules appropriés.

4. Digestat ou résidu de la digestion anaérobie


Le Digestat est le résidu solide ou liquide pâteux composé d'éléments organiques
non dégradés et de minéraux.
Propriétés du digestat :

38
• Elimination presque totale des odeurs : les composés organiques soufrés
sont minéralisés : les odeurs disparaissent.
• Hygiénisation : la méthanisation permet de réduire les germes pathogènes
ainsi que les graines d'adventices (pour les agriculteurs, plantes qui se
développement à un endroit où on ne le souhaite pas) présentes dans les
déjections.
• Valeur amendante conservée : la fraction ligneuse qui contribue à la
formation de l'humus n'est pas attaquée.
• Valeur fertilisante conservée : la valeur fertilisante est améliorée par
rapport à un compost. Les teneurs en N (Azote), P (Phosphates), K (Potasse)
total des intrants sont conservées.

VII. Avantages et inconvénients de la digestion anaérobie


VII.1. Avantages
Les avantages de la digestion anaérobie sont multiples et peuvent être classés
comme suit :
Avantages Économiques
• Sources de revenus supplémentaires par la valorisation du biogaz, (vente
d’électricité, de chaleur ou de bio-méthane)
• Autonomie en chaleur (autoconsommation)

• Création éventuelle d’emplois sur le site de production

• Réduction de l’achat des engrais par la valorisation des digestats


Avantages Agronomiques
• Transformation des déchets en un produit fertilisant, plus facilement
assimilable par les plantes, avec diminution des odeurs et des agents
pathogènes
• Suppression des odeurs

39
Avantages Environnementaux
• Le biogaz issu par la méthanisation est source d’énergie renouvelable car

il se substitue à l’énergie fossile


• Transformation des déchets en énergie
• Réduction de la pollution et des émissions de gaz à effet de serre
• Gestion durable des déchets organiques

VII.2. Inconvénients
Cependant, la digestion anaérobie comporte aussi quelques inconvénients :
● Une forte sensibilité aux variations de charges organiques et aux composés
toxiques ;

● Le stockage du biogaz nécessite d’importants volumes. Sa


compression est coûteuse (grandes installations).

●Les investissement sont assez lourds bien qu’il y ait des subventions possibles
●L’entretien des installations doit être régulier et demande du temps. La
réaction biologique est à contrôler pour plusieurs raisons : éviter les
problèmes et optimiser la production. Le gaz est un élément inflammable, il
faut donc s’assurer des bonnes conditions de production (température et
pH), tout en respectant des procédures de sécurité

Références bibliographiques

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