20 M.rma
20 M.rma
Université Blida - 1 -
Mémoire
De fin d’Etude En Vue de l’Obtention du diplôme de Master en
Biologie
Option : Restauration Des Milieux Aquatiques Continentaux
Thème
Analyses physico-chimiques et bactériologiques des eaux brutes
du Barrage de Boukerdane et des eaux traitées au niveau de la
station de traitement des eaux potables de Sidi Amer
(wilaya de Tipasa).
Présentée par :
Melle AMIMER Soumaya
Soutenu le : 15 Septembre 2015
Devant le jury composé de :
Présidente : Mme Med MAHMOUD F. MAA UB 1
Examinateur : Mr. GRANDI M. MAA UB 1
Promoteur: Mr. LARBI DOUKARA K. MCB UB 1
2014/2015
Remerciements
Avant tout je remercie "Allah" tout puissant qui m’a donné le courage, la
volonté et la force pour accomplir ce travail. Merci de m’avoir éclairé le chemin
de la réussite.
J’adresse mes plus vifs remerciements à mon promoteur Mr LARBI
DOUKARA.K, de m’avoir aidé dans ce sujet et pour son suivi durant la période
de la réalisation de ce travail.
Merci à tous les membres du jury qui ont accepté de juger mon travail :
Mme MOHAMED MAHMOUD et Mr GRANDI.
Mes gratitudes vont aussi à toutes les personnes de laboratoires de la station de
traitement des eaux potables de Sidi Amar.
Mes remerciements vont également aux personnels des laboratoires de SEAAL
de la wilaya de Tipasa qui ont accepté de me guider pendant mon stage.
Je tiens à remercier tous les enseignants du département de la biologie et la
physiologie cellulaire que j’ai l’honneur de les rencontrés et être parmi eux
pendant mes études.
Finalement, je remercie tous ceux ou celles qui ont contribué de près ou de loin
à l’accomplissement de ce mémoire.
A vous tous, un grand Merci.
Dédicaces
Je dédie le fruit de mes études
A mes chers parents, la lumière de ma vie
Pour leur immense affection et tendresse à mon égard et leurs prières.
Que Dieu les garde et les protège pour nous.
A mes grands parents.
A mes chers Sœurs : NOUR EL HOUDA et CHAIMA.
A mon très cher fiancé SOUFYANE pour l’espoir qu’il a semé à moi et toute sa
famille.
A mes tantes RADIA et FARIDA et leurs maris.
A tous mes collègues de la promotion de 2ème année Master de
Restauration Des Milieux Aquatiques Continentaux (2014-2015).
A tous ceux qui me sont chères.
Sommaire
Résumé
Liste des abréviations
Liste de tableaux
Liste des figures
Glossaire
Introduction………………………………………………………………. 01
Chapitre I : Synthèses bibliographiques
I. Généralités sur les eaux de surfaces……………………………………………… 03
I.1 Cycle de l’eau ………………………………………………………………... 03
I.2 Eaux de surfaces……………………………………………………………… 03
I.2.1 Définition ………………………………………………………………… 03
I.2.2 Différents types des eaux de surfaces …………………………………….. 04
a. Eaux de rivière (partie amant)…………………………………………. 04
b. Eaux de rivière (partie avale)………………………………………….... 04
c. Eaux de lac……………………………………………………………… 04
I.3 Usage de l’eau ………………………………………………………………... 05
I.4 Pollution de l’eau …………………………………………………………….. 05
I.5 Caractéristiques de l’eau de surface………………………………………….. 06
I.5.1 Paramètres physico-chimiques………………………………………......... 06
I.5.1.1 Paramètres organoleptiques…………………………………………... 06
I.[Link] Couleur…………………………………………………………... 06
I.[Link] Odeur……………………………………………………………... 06
I.[Link] Gout………………………………………………………………. 06
I.5.1.2 Paramètres physiques…………………………………………………. 07
I.[Link] Température…………………………………………………….... 07
I.[Link] Turbidité………………………………………………………….. 07
I.[Link] Conductivité…………..………………………………………….. 07
I.[Link] Potentiel d’hydrogène……………………………………………. 07
I.5.1.3 Paramètres de pollution……………………………………………….. 08
I.[Link] Matières organiques…………………………………………….... 08
I.[Link] Azote ammoniacal ……………………………………………….. 08
I.[Link] Nitrite…………………………………………………………….. 08
I.[Link] Nitrate………………………………………………...…………... 09
I.[Link] Phosphore………………………………………………………... 09
I.5.1.4 Minéralisations globales……………………………………………… 09
I.[Link] Sulfate ……………………….…………………………………… 09
I.[Link] Chlorure…………………………………………………………... 09
I.[Link] Bicarbonate…………………………………………………….…. 10
I.[Link] Calcium et Magnésium………………………………………...…. 10
I.[Link] Oxygène dissous….………………………………………………. 10
I.5.1.5 Paramètres indésirables……………………...…………….………….. 10
I.[Link] Fer……..…………………………………………………………. 10
I.[Link] Manganèse...……………………………………………………… 11
I.5.2 Paramètres bactériologiques……………………………………………..... 11
I.5.2.1 Germes indicateurs de la pollution fécale…………………………….. 12
I.[Link] Coliformes totaux………………………………………………… 12
I.[Link] Coliformes fécaux………………………………………………... 13
I.[Link] Streptocoques fécaux…………………………………………….. 13
I.[Link] Clostridium Sulfito-Réducteurs………………………………….. 13
I.5.3 Maladies à transmission hydriques ………………………………………. 13
II. Traitement des eaux de surfaces ………………………………………………... 15
II.1 Objectif de traitement ……………………………………………………….. 15
II.2 Etapes de traitements ………………………………………………………... 16
II.2.1 Prétraitement……………………………………………………………... 16
II.2.2 Pré-chloration…………………………………………………………….. 16
II.2.3 Coagulation et floculation ……………………………………………….. 16
II.2.3.1 Particules en suspension ……………………………………………. 16
II.2.3.2 Particules colloïdales ……………………………………………….. 17
II.2.3.3 Affinité des particules colloïdales pour l’eau ………………………. 17
II.2.4 Décantation ………………………………………………………………... 18
II.2.5 Filtration …………………………………………………………………... 18
II.2.6 Désinfection ……………………………………………………………….. 19
Les changements climatiques de ces dernières décennies ont engendré un stress hydrique
qui s’est répercuté négativement sur la végétation mais sur le niveau des barrages et les
retenues collinaires. A cette situation, s’ajoute la qualité de l’eau qui se trouve bien dégradée
suite aux multiples facteurs de pollution aussi bien domestiques qu’industrielle.
Les analyses sur les eaux brutes de barrage de Boukerdane révèlent que les résultats de
l’étude des paramètres physico-chimiques représentent une conformité aux normes tolérées.
L’étude bactériologique a révélé que les eaux de barrage de Boukerdane présentent une
mauvaise qualité de point de vue bactériologique, d’après les normes annoncées par le journal
officiel et l’OMS.
Les analyses sur les eaux traitées au niveau de la station de traitement des eaux potables de
Sidi Amer montrent que les résultats physico-chimiques représentent une conformité aux
normes tolérées.
Les résultats bactériologiques indiquent une qualité satisfaisante selon les normes données
par le journal officiel et l’OMS.
Mots clés :
This work aims to study the physical and chemical parameters and bacteriological
Boukerdane dam water (Wilaya of Tipasa) and treated water at the drinking water treatment
plant of Sidi Amer. This approach required a follow-up five months (January, February,
March, April and May 2015) at two sampling points at the treatment plant for drinking water
bitter Sidi Amer (1 is the sampling the raw water and the 2nd of the treated water).
Analyses of the raw water dam Boukerdane show that the results of the study of physic-
chemical parameters present compliance with standardized tolerated.
Bacteriological study shows that water dams Boukerdane present a bad bacteriological
quality according to the criteria described by the official newspaper and the WHO.
Analyses of the treated water at the treatement station of Sidi Amar drinking water skow
that the physic-chemical results present compliance with standardized tolerated.
The bacteriological results indicate a satisfactory quality as given by the official newspaper
and the WHO.
Keywords:
و ﻗﺪ أدى ﺗﻐﯿﺮ اﻟﻤﻨﺎخ ﻓﻲ اﻟﻌﻘﻮد اﻷﺧﯿﺮة إﻟﻰ اﻹﺟﮭﺎد اﻟﻤﺎﺋﻲ اﻟﺘﻲ أﺛﺮت ﺳﻠﺒﺎ ﻋﻠﻰ اﻟﻐﻄﺎء اﻟﻨﺒﺎﺗﻲ و ﻟﻜﻦ ﻋﻠﻰ ﻣﺴﺘﻮى
اﻟﺴﺪود اﻟﺼﻐﯿﺮة .ﯾﻀﺎف ﻟﮭﺪا اﻟﻮﺿﻊ ﻧﻮﻋﯿﺔ اﻟﻤﯿﺎه اﻟﺘﻲ ﺗﺪھﻮرت ﻛﺜﯿﺮا ھﺪه اﻟﺘﺎﻟﯿﺔ اﺗﺖ ﻣﻦ ﻋﻮاﻣﻞ ﻣﺘﻌﺪدة ﻟﻠﺘﻠﻮث ﺳﻮاء
اﻟﻤﻨﺰﻟﯿﺔ ﻣﻨﮭﺎ أو اﻟﺼﻨﺎﻋﯿﺔ.
و ﯾﮭﺪف ھﺪا اﻟﻌﻤﻞ إﻟﻰ دراﺳﺔ اﻟﻤﻌﺎﯾﯿﺮ اﻟﻔﯿﺰﯾﻮﻛﯿﻤﯿﺎﺋﯿﺔ و اﻟﺒﻜﺘﯿﺮﯾﻮﻟﺠﯿﺔ ﻟﻤﯿﺎه ﺳﺪ ﺑﻮﻛﻮردان -وﻻﯾﺔ ﺗﯿﺒﺎزة – و اﻟﻤﯿﺎه
اﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﺴﺘﻮى ﻣﺤﻄﺔ ﻣﻌﺎﻟﺠﺔ اﻟﻤﯿﺎه اﻟﺼﺎﻟﺤﺔ ﻟﻠﺸﺮب ﺑﺴﯿﺪي أﻋﻤﺮ اﻟﺘﻲ ﺗﻢ ﻣﻌﺎﻟﺠﺘﮭﺎ ﻟﻤﺪة ﺧﻤﺴﺔ أﺷﮭﺮ -ﺟﺎﻧﻔﻲ-
ﻓﯿﻔﺮي -ﻣﺎرس -اﻓﺮﯾﻞ و ﻣﺎي – 2015ﻓﻲ ﻧﻘﻄﺘﯿﯿﻦ اﺧﺪت اﻟﻌﯿﻨﺎت ﻋﻠﻰ ﻣﺴﺘﻮى ﻣﺤﻄﺔ ﻣﻌﺎﻟﺠﺔ اﻟﻤﯿﺎه اﻟﺼﺎﻟﺤﺔ ﻟﻠﺸﺮب ﺑﺴﯿﺪي
أﻋﻤﺮ -اﻷوﻟﻰ ھﻲ ﺟﻤﻊ اﻟﻤﯿﺎه اﻟﺨﺎم و اﻟﺜﺎﻧﯿﺔ اﻟﻤﯿﺎه اﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ. -
اﻟﺘﺤﺎﻟﯿﻞ اﻟﺘﻲ أﺟﺮﯾﺖ ﻋﻠﻰ ﻣﯿﺎه اﻟﺨﺎم ﻟﺴﺪ ﺑﻮﻛﺮدان أﺛﺒﺘﺖ أن اﻟﺘﺤﺎﻟﯿﻞ اﻟﻔﯿﺰﯾﻮﻛﯿﻤﯿﺎﺋﯿﺔ ﻣﻄﺎﺑﻘﺔ ﻟﻠﻤﻌﺎﯾﯿﺮ اﻟﻤﻄﻠﻮﺑﺔ .
اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺒﻜﺘﯿﺮﯾﻮﻟﺠﯿﺔ ﺗﺜﺒﺖ أن ﻣﯿﺎه ﺳﺪ ﺑﻮﻛﻮردان ذات ﻧﻮﻋﯿﺔ ﺑﻜﺘﯿﺮﯾﻮﻟﺠﯿﺔ ردﯾﺌﺔ ﺣﺴﺐ ﻣﻌﺎﯾﯿﺮ اﻟﻤﻘﺪﻣﺔ ﻣﻦ طﺮف اﻟﻤﻨﻈﻤﺔ
اﻟﻌﺎﻟﻤﯿﺔ ﻟﻠﺼﺤﺔ و اﻟﺠﺮﯾﺪة اﻟﺮﺳﻤﯿﺔ.
اﻟﺘﺤﺎﻟﯿﻞ اﻟﺘﻲ أﺟﺮﯾﺖ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﯿﺎه اﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﺴﺘﻮى ﻣﺤﻄﺔ ﻣﻌﺎﻟﺠﺔ اﻟﻤﯿﺎه اﻟﺼﺎﻟﺤﺔ ﻟﻠﺸﺮب ﺑﺴﯿﺪي أﻋﻤﺮ أﺛﺒﺘﺖ أن
اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﻔﯿﺰﯾﻮﻛﯿﻤﯿﺎﺋﯿﺔ ﻣﻄﺎﺑﻘﺔ ﻟﻠﻤﻌﺎﯾﯿﺮ اﻟﻤﻄﻠﻮﺑﺔ.
اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺒﻜﺘﯿﺮﯾﻮﻟﺠﯿﺔ ﺗﺜﺒﺖ أن ﻣﯿﺎه اﻟﻤﺤﻄﺔ ذات ﻧﻮﻋﯿﺔ ﺑﻜﺘﯿﺮﯾﻮﻟﺠﯿﺔ ﻣﺮﺿﯿﺔ ﺣﺴﺐ اﻟﻤﻌﺎﯾﯿﺮ اﻟﻤﻘﺪﻣﺔ ﻣﻦ طﺮف اﻟﻤﻨﻈﻤﺔ
اﻟﻌﺎﻟﻤﯿﺔ ﻟﻠﺼﺤﺔ و اﻟﺠﺮﯾﺪة اﻟﺮﺳﻤﯿﺔ.
اﻟﻛﻠﻣﺎت اﻟﻣﻔﺗﺎﺣﯾﺔ ׃
ﺳﺪ ﺑﻮﻛﻮردان -ﻣﯾﺎه اﻟﺧﺎم -اﻟﻣﯾﺎه اﻟﻣﻌﺎﻟﺟﺔ -اﻟﺗﺣﺎﻟﯾل اﻟﻔﯾزﯾوﻛﯾﻣﯾﺎﺋﯾﺔ -اﻟﺗﺣﺎﻟﯾل اﻟﺑﻛﺗﯾرﯾوﻟﺟﯾﺔ.
LISTE DES ABREVIATIONS
Figure XII : Variation des moyennes mensuelles d’oxygène dissous (mg/l) en fonction
du temps (mois)…………………………………………………. 55
Figure XIV : Variation des moyennes mensuelles de nitrite (mg/l) en fonction du temps
(mois)………………………………………………………………. 56
Figure XV Variation des moyennes mensuelles de nitrate (mg/l) en fonction du temps
(mois)……………………………………………………………………….. 57
Figure XVII : Variation des moyennes mensuelles de fer (mg/l) en fonction du temps
(mois)………………………………………………………………………. 60
Figure XVIII : Présentation graphique des teneurs des germes (CF, CT, Strep et ASR)
des eaux brutes……………………………………………………………. 61
Glossaire
Biomasse : Quantité totale de matière (masse) de toutes les espèces vivantes présentes dans
un milieu naturel donné (Ramade, 1998).
Détritus : Organismes morts et particules des matières décantées ou non (Afnor, 2005).
Eau brute : Eau dans son état naturel, avant qu’elle ne soit traitée (Allal et Gouissem, 2009).
Eau de ruissèlement : Eau de surface s’écoulant vers un cours d’eau à la suite d’un forte
chute de pluie (Afnor, 2005).
Eau purifiée : Eau obtenue à partir de l’eau potable et ce par différents procédés (Allal et
Gouissem, 2009).
Eutrophisation : Enrichissement d’un milieu aquatique en sels minéraux qui entrainent une
prolifération des plantes aquatiques (Ramade, 1998).
Effluent : Toute eau usée rejetée directement ou indirectement dans les eaux de surface ou
dans un égout pluviale (Amir, 2005).
Flottation : Remontée en surface des matières en suspension, par exemple par entrainement
gazeux de ces particules (Afnor, 2005).
Hétérotrophe : Se dit d’un être vivant qui se nourrit de substances organiques, comme les
animaux et la plus part des plantes dépourvues de pigment assimilateur (Ramade, 1998).
Infiltration : Introduction naturelle ou artificielle (recharge) d’eau dans le sol (Afnor, 2005).
Pollution : Effets de l’ensemble des composés toxiques libérés par l’homme dans la
biosphère (Ramade, 2000).
Introduction
L’hydrosphère (du grec hydro : eau, sphéria : boule, globe) est l’enveloppe aqueuse de la
Terre, c’est-à-dire la partie de l’environnement qui est avant tout constituée d’eau : les océans,
les lacs, les cours d’eau, les nappes phréatiques, la glace polaire et les glaciers (Bliefret et
Perraud, 2001).
L’eau n’est pas seulement indispensable à la vie, c’est également une grande présence
culturelle, elle inspire les artistes, fait l’objet d’une recherche scientifique et dans beaucoup de
traditions et de religions, elle est un élément indispensable du rituel (Annan, 2006).
Malgré son importance et son caractère souvent sacré, l’eau continue partout dans le
monde à être gaspillée et souillée, dans les villes comme dans les campagnes. A ce jour, 18%
de la population mondiale n’a pas l’eau potable, 40% n’ont pas de moyens d’hygiène
élémentaires, chaque jour, les maladies causées par l’eau souillée font 6 000 morts, surtout
des enfants (Annan, 2006).
En Algérie la demande en eau, connaît un accroissement important, pour répondre à une
demande cumulée de trois secteurs souvent concurrentiels (la ville, l’industrie et le
périmètre d’irrigation). En plus de la rareté de l’eau, la sécheresse s’étant accrue, la
mobilisation des eaux superficielles par la construction des barrages et des retenues collinaires
devient indispensable (Habila, 2002).
La pollution de l’eau est une altération qui rend son utilisation dangereuse et/ou perturbe
l’écosystème aquatique. Elle peut concerner les eaux superficielles (rivières, plans d’eau)
et/ou les eaux souterraines (Painchaud, 1997).
Il faut rappeler que l’eau est une source de richesse et un bien-être pour l’homme, elle peut
être la cause de pauvreté, de malnutrition et de famines, si elle venait à manquer ou si elle
subit des altérations (Bouziani, 2006). Il semble donc que le contrôle et l’amélioration de la
qualité de l’eau sont indispensables pour la protection de l’environnement et de la santé des
consommateurs.
En fait, rien n’est plus important que la qualité microbiologique d’une eau, car toutes
sortes de maladies (fièvre typhoïde, choléra, maladie entéro-virale, dysenterie bacillaire,
dysenterie amibienne et de nombreuses variétés de maladies gastro-intestinales) peuvent être
transmises par l’eau (Barbe et al., 2003).
L’objectif du présent travail porte à déterminé l’efficacité de traitement grâce à une
comparaison physico-chimique et bactériologique entre l’eau brute issue du barrage
Boukerdane et l’eau traitée au niveau de la station de traitement des eaux potables de Sidi
Amer (wilaya de Tipasa).
1
Introduction
2
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
3
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
extérieur. C’est à cause de ça que ces eaux sont rarement potables sans aucun traitement
(Bliefret et Perraud, 2001).
Il s’agit d’une ressource facilement accessible mais malheureusement fragile et vulnérable,
la pollution rendant souvent impropre à l’utilisation en absence d’un traitement préalable
(Boeglin, 2003).
4
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
habituellement peu importante. Les caractéristiques des eaux de lac varient très lentement au
cours de l’année (Desjardins, 1990).
5
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
eaux sont dues à des rejets de matières en suspension, de matières organiques, de produits
azotés ou phosphorés et de produis toxiques (Schmidt, 2005).
Eaux domestiques : eaux ménagères et eaux vannes riches en bactéries, virus, protéines,
hydrate de carbone et autre déchets organiques ainsi qu’en détergent (Henry et Beaudry,
1992), provenant des habitants, elle est en générale véhiculée par le réseau d’assainissement
jusqu’à la station d’épuration.
La pollution domestique se caractérisé d’après Gaujous (1995) par :
Des germes fécaux ;
Des fortes teneurs en matières organiques ;
Des sels minéraux ;
Des détergents.
I.[Link] Couleur
La couleur apparente est due aux matières en suspension et en solution. Elle est en fonction
des composées chimiques solubles qui sont colorés (Djermakoye, 2005).
I.[Link] Odeur
L’existence d’une odeur est synonyme de pollution ou de présence de matières organiques
en décomposition, ce qui est trop dangereux pour la santé des consommateurs (Fall, 2007 ;
Rodier et al., 2009).
I.[Link] Goût
Il peut être défini comme l’ensemble des sensations gustatives et de sensibilité chimique
perçue lorsque l’eau est dans la bouche (Rodier et al., 1996).
6
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
I.[Link] Turbidité
La turbidité est définit comme l’inverse de la limpidité ou de la transparence, une eau
turbide est donc plus ou moins trouble (Henry et al., 1992). C’est le premier paramètre perçu
par le consommateur (Degrmont ,1995).
Elle est due à la présence des matières en suspension finement divisées : l’argile, limons,
grains de silice et matières organiques (Rodier et al., 2005).
La turbidité doit aussi être éliminée pour d’autre raisons :
Permettre une bonne désinfection de l’eau ;
Eliminer les polluants adsorbés sur les matières en suspension (métaux lourds ...) ;
Eviter tous dépôts dans le réseau de distribution (Degremont, 1995).
I.[Link] Conductivité
La conductivité électrique est une mesure de la capacité de l’eau à transmettre le courant
électrique. Elle est directement liée à la concentration des substances ionisées (Gaujous,
1998).
Sa mesure nous renseigne sur la salinité de l’eau, elle est utile pour la surveillance dans le
temps d’une même eau, car elle permet de déceler de suite des variations dans sa composition
(Gaujous, 1998).
7
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
C’est l’un des paramètres les plus importants de la qualité ; Il doit être étroitement
surveillé au cours de toute opération de traitement. Le pH des eaux naturelles est lié à la
nature des terrains traversés, il varie habituellement entre 7,5 et 8,5. C’est à l’intérieur de ces
deux valeurs que se situe le pH des eaux distribués aux collectivités (Rodier et al., 2005).
Les nitrites constituent un poison dangereux pour les organismes aquatiques, même à de
très faibles concentrations. Sa toxicité augmente avec la température. Ils provoquent une
dégradation de l’hémoglobine du sang des poissons qui ne peut plus véhiculer l’oxygène. Les
organismes aquatiques meurent par asphyxie (Sevrin Reyssac et al., 1995).
8
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
Les nitrates sont des ions minéraux nutritifs solubles dans l’eau, qui sont directement
assimilables par les plantes (Bliefret et al., 2001).
Les nitrates constituent le stade final de l’oxydation de l’azote organique dans l’eau. Les
bactéries nitratantes transforment les nitrites en nitrates.
Les nitrates ne sont pas toxiques, mais des teneurs élevées en nitrates provoquent une
prolifération algale qui contribue à l’eutrophisation du milieu (Sevrin Reyssac et al., 1995).
9
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
10
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
La présence du fer dans les sources naturelles en eau est attribuable à la décomposition de
la roche et des minéraux, aux eaux de lessivage de décharges contrôlées, aux effluents
d’égouts ainsi qu’aux rejets des secteurs industriels qui traitent le fer (James, 1980).
11
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
Micropolluants minéraux et organiques Présent dans les eaux des pays industrialisés, mais
susceptibles de disparaitre rapidement après suppression
de la source.
Solvants colorés Rarement présent.
Eléments vivants Bactéries (dont certains pathogènes), virus, plancton
(animal et végétale).
(Degrement, 1995).
Quelque soit son origine la mauvaise qualité microbiologique de l’eau est un facteur de
risque pour l’environnement (Martineau, 1997), ce qui rend indispensable d’effecteur les
analyses microbiologiques afin d’apprécier les risques sanitaires (Gaujous, 1995).
Les bactéries les plus couramment recherchées dans l’eau sont principalement des témoins
de contamination fécale (Gaujous, 1995).
Les effluents industriels, agroalimentaires ou papetiers, ont des charges importantes en
germes pathogènes et en entérobactéries indicatrices, dont les proportions varient selon la
nature de l’industrie responsable (Haslay et Leclerc, 1993).
12
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
13
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
sains, ou des animaux, qu’on appelle communément des réservoirs des germes (Leclerc et al.,
1993).
Si ces microorganismes potentiellement pathogènes, conservent dans l’eau leur viabilité en
même temps que toutes leurs propriétés intrinsèques et si leur nombre est suffisant, alors
l’individu réceptif pourra faire la maladie en absorbant de l’eau contaminée (Leclerc et al.,
1993).
Tableau II : Principales maladies transmises par l’eau.
MICRO-ORGANISMES MALADIES PRINCIPAL SITE
ATTEINT
1. Bactéries
Shigella Shigelloses Shigelloses (dysenterie Système gastro-intestinal
(dysenterie bacillaire) bacillaire)
Système gastro-intestinal
Salmonella typhi Fièvre typhoïde Intestin
Salmonella chlera Fièvre entérique Système gastro-intestinal
Salmonella entéritique Gastro entérite Système gastro-intestinal
Escherichia coli Gastro entérite Système gastro-intestinal
VIbrio chleras Choléra Intestinal
Francisella tul arensis Tularémie Système respiratoire foie –
rate
ganglions lymphatiques
Leptospirose Leptospirose Foie
icterohaemorragiae
2. Virus
Poliovirus Poliomyélite méningite Moelle épinière
aseptique Méningite
Coxsackievirus Myocardite méningite Cœur -muscle
aseptique –
épidémie myalgia
Echovirus Méningite aseptique Méningites- intestin
gastroentérite
Adénovirus Pharyngite Pharynx
14
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
3. Protozoaires
Entamoeba histolytica Ambiase Système gastro-intestinal
Naegleria grubéria Méningite encephalitique Système nerveux central
(ASANO, 1998).
II. Traitement des eaux de surface
II.1 Objectif de traitement
Pour définir les objectifs d’un traitement, deux paramètres s’imposent (Figure I) :
Connaissance de l’eau à traiter
Analyse complètes sur l’échantillon représentatif ;
Variation annuelles des caractéristiques de l’eau à traitée avec la connaissance des
maxima et minima ;
Eventuellement prévision de changement de qualité d’eau (exemple : usine polluante
prévue en construction, en amant de la prise d’eau, point d’eau, barrage exposé à une
pollution) (Kettab, 1992).
Définition des objectifs exacts du traitement
Ceux-ci peuvent être répartis en trois groupes :
La santé publique, qui implique de l’eau distribuée ne doit pas apporter aux
consommateurs ni substances toxiques (organiques ou minérales), ni organismes pathogènes.
Elle doit donc répondre aux normes physico-chimiques et bactériologiques ;
L’agrément de consommateur, qui est différent du premier point car une eau peut être
agréable à boire tout en étant dangereuse (source polluée…), il s’agit des qualités
organoleptiques, c’est-à-dire ce qui est perçu par les sens olfactifs de l’homme à savoir
couleur, odeur et gout ;
La protection du réseau de distribution, et aussi des installations des usages (robinetterie,
chauffe d’eau,…) contre l’entartrage et/ou la corrosion (Kettab, 1992).
15
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
II.2.2 Préchloration
Traitement préliminaire de l’eau brute par le chlore dans le but d’arrêter ou réduire
sensiblement la croissance des bactéries, des végétaux, des animaux, d’oxyder les matières
organiques et inorganiques, de facilité la floculation et/ou d’atténuer l’odeur (Afnor, 2005).
On utilise dans l’eau des doses de chlore, le taux de traitement en chlore est déterminé en
fonction de la langueur du réseau et des infiltrations (Kettab, 1992).
La coagulation
La charge électrique et la couche d’eau qui entourent les particules hydrophiles tend à
éloigner les particules l’une des autres et par conséquent, à les stabiliser dans la solution
(Desjardins, 1990).
Le but principal de la coagulation est de déstabiliser ces particules pour les agglomérer,
cette agrégation des particules permet ensuite une clarification efficace de l’eau à traiter par
sédimentation. Elle consiste en l’adsorption d’une espèce chimique de charge opposée à la
charge de surface de colloïde stable à éliminer (Aouabed, 2003).
Les principaux coagulants utilisés pour déstabiliser les particules et pour produire un floc
sont : le Sulfate d’alumine Al2(SO4), Aluminate de sodium NaAl2, le Chlorure ferrique FeCl3,
le Sulfate ferrique Fe(SO4)3…. (Desjardins, 1990).
17
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
La floculation
Formation par agglomération des petites particules, des grosses particules séparables, le
mode de formation est généralement accéléré grâce à des moyens mécaniques, physiques,
chimiques et biologiques (Afnor, 2005).
La floculation a pour objectif de favoriser, à l’aide d’un mélange lent (polymère), les
contacts entre les particules déstabilisées. Ces particules s’agglutinent pour former un floc
qu’on peut facilement éliminer par les procédés de décantation et de filtration (Desjardins,
1990).
II.2.4 Décantation
La décantation, procédé qu’on utilise dans pratiquement toutes les usines d’épuration et de
traitement des eaux, à pour but pour éliminer les particules en suspension dont la densité est
supérieure à celle de l’eau (Desjardins, 1990).
Ces particules en général des particules de floc ou des particules résultant de la
précipitation qui a lieu lors des traitements d’adoucissement ou d’élimination du fer et du
manganèse. Les particules s’accumulent au fond du bassin de décantation d’où on les extrait
périodiquement. L’eau clarifiée située prés de la surface, est dirigée vers l’unité de filtration
(Desjardins, 1990).
Il existe plusieurs types des décanteurs, les plus utilisés sont décanteurs à lamelles. Dans le
décanteur à lamelles, constitués d’un empilement de plaque inclinées à 35° par rapport à
horizontale, l’eau s’écoule de haut en bas (Desjardins, 1990).
Les solides s’accumulent sur la plaque inférieure et glissent jusqu'au fond du bassin de
décantation, tandis que l’eau clarifiée est acheminée par tube vers une goulotte située au-
dessus des lamelles et qui déverse son contenu sur les filtres (Desjardins, 1990).
II.2.5 Filtration
Procédé de traitement au cours du quel l’eau passe à travers d’une couche de matière
poreuse (Afnor, 2005).
La filtration a pour but de retenir les particules en suspension dans l’eau, c’est en fixant
par adsorption les matières solides en suspension dans l’eau que les filtres exercent leur action
essentielle (Afnor, 2005).
La rétention des matières solides contenues dans l’eau provoque une obstruction
progressive des interstices existent entre les éléments constitutifs des matières filtrantes
(Kettab, 1992).
18
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
A mesure que le colmatage se produit, la perte de charge subie par le courant d’eau en
traversant les filtres s’accroit (Kettab, 1992).
La rapidité du colmatage dépend :
De la nature des eaux traitées ; elle est d’autant plus rapide que les eaux sont plus
chargées ;
Du débit par unité de surface filtrante, ou vitesse de filtration, elle s’accroit avec cette
vitesse ;
De la granulométrie de la matière filtrante ; le colmatage est d’autant plus rapide que la
granulométrie est faible (Kettab, 1992).
Types des filtres
Il existe plusieurs types des filtres, on peut trouver :
Des filtres à sables rapides ;
Des filtres à sables lents ;
Des filtres sous pression ;
Des filtres à terre diatomée.
En pratique, les filtres à sables rapides sont les plus utilisés (Desjardins, 1990).
II.2.6 Désinfection
Le traitement de l’eau de consommation vise à supprimer les bactéries et les virus
pathogènes (Henry et Beaudry, 1992).
Avec l’augmentation de la pollution, la transformation de l’eau brute en eau potable
devient de plus en plus difficile (Bliefret et Perraud, 2001).
Le chlore par sa grande efficacité à l’état de traces et par sa facilité d’emplois, est le réactif
le plus utilisé pour assurer la stérilisation de l’eau (Kettab, 1992).
La stérilisation vise à tuer les germes pathogènes, qui peuvent se trouver dans l’eau
susceptibles peuvent causer des maladies infectieuses chez l’homme ou le bétail… Les
réactifs utilisés sont le chlore et certains composés chlorés, l’iode, l’ozone, le permanganate
de potassium et l’eau oxygénée (Kettab, 1992).
Les critères permettant de choisir le désinfectant
Tous les procédés et produits de désinfections n’étant pas équivalents, il faut choisir le
procédé le plus approprié, compte tenu de certaines conditions particulières (caractéristiques
et usages de l’eau, types de microorganismes à éliminer, qualité du réseau de distribution,
etc.) (Degrémont, 2005).
19
CHAPITRE I: Synthèse bibliographique
Les étapes de traitement des eaux potables sont présentées dans la figure I.
Eau brute
Dégrillage et dessablage
Pré-chloration éventuelle
Décantation
Phase de
séparation
Traitement
bactéricide et
Phase
virulicide
d’inactivation
Stérilisation Cl2, ClO2, O2… éventuellement
de destruction
21
CHAPITRE II : Zone d’étude
22
CHAPITRE II : Zone d’étude
III.3 Faune
Une étude de la conservation des forets portant sur 13 communes de la wilaya de Tipasa
montre que malgré la diversité du paysage, la faune est peu abondante (Tableau III)
(Conservation des forets, 2013).
Ceci est dû à la dégradation des forets, aux braconnages et à la chasse illicite
(Conservation des forets, 2013).
23
CHAPITRE II : Zone d’étude
24
CHAPITRE II : Zone d’étude
L’oxygène moléculaire n’est pas un bon oxydant en conséquence il ne peut pas être mis
en œuvre que lors oxygénation des composés facilement oxydables tels que : Mn2+, Fe2+, S2-
(Annexe VIII) (S. T. E. P., 2015).
L’injection de sulfate d’alumine (coagulant) et l’eau de javel se fait à l’entrée de la
cascade (S. T. E. P., 2015).
IV.3 Floculation
La station est composée par deux bassins de floculation. Chaque bassin a un volume
équivalent à 125 m3 qui correspond à un temps de séjour dans le bassin de floculation
enivrants 20 minutes (Annexe VIII) (S. T. E. P., 2015).
IV.5 Filtration
Les filtres sont de type WABAG et sont au nombre de quatre filtres. Ces filtres sont
composés de gravier (3 – 5.6mm de diamètre) avec une hauteur de couche de 200mm et de
sable (1 – 1.7mm de diamètre) avec une hauteur de couche de 1200mm (Annexe VIII) (S. T.
E. P., 2015).
L’opération de lavage est composée des phases suivantes :
Abaissement du plan d’eau ;
Décolmatage à l’air ;
Dégazage ;
Lavage par l’eau (S. T. E. P., 2015).
25
CHAPITRE II : Zone d’étude
IV.6 Réservoir
Le réservoir de l’eau traitée est installé à coté des filtres et comprend 3 compartiments
c’est-à-dire un réservoir de chlore de 200m3 et un réservoir d’eau traitée de 800m3, soit une
capacité totale du réservoir d’eau traitée de 1000m3 (S. T. E. P., 2015).
26
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
V. Matériel et Méthodes
V.1 Matériel
Le matériel sur le quel nous avons effectué notre analyse est l’eau brute du barrage de
Boukerdane et l’eau traitée au niveau de la station de traitement des eaux potables de Sidi
Amer.
Dans notre travail, le choix des zones d’échantillonnages s’est fixé sur deux points de
prélèvements représentés comme suit :
- 1er point : un prélèvement de l’eau à l’entrée de la station (EB : c’est le prélèvement de
l’eau brute).
- 2eme point : un prélèvement au niveau de la sortie de la station (ET : c’est le
prélèvement de l’eau traitée).
V.2 Méthodes
A. Mode de prélèvement
Quelle que soit la qualité d’une analyse, son résultat n’est valable que dans les conditions
suivantes :
L’échantillon analysé est bien représentatif de la masse considérée,
Cet échantillon n’est pas altéré entre le moment de prélèvement et celui de l’analyse
(Henry et Beaudry, 1992).
Le mode de prélèvement variera suivant l’origine de l’eau, il est indispensable d’attendre
que l’eau en stagnation dans les canalisations soit éliminée (Rodier et al., 2005).
B. Echantillonnage
Le premier objectif de l’échantillonnage est d’obtenir des prélèvements représentatifs de
l’eau que l’on désire analyser (Dégrément, 1995).
Nos analyses physico-chimiques ont été réalisées durant les mois de Janvier, Février,
Mars, Avril, Mai, 2015. On a travaillé avec trois réplicas (les analyses sont faite chaque jours,
dans chaque analyse on fait trois essaye donc trois réplicas, on suite on fait la moyenne des
analyses pour avoir notre graphe dans le chapitre Résultats et discussions).
27
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
C. Paramètres physiques
1. Mesure de la température et de pH
Objectif
Ce protocole opératoire a pour objet la description de la mesure du pH des eaux par une
méthode potentiométrique à l’aide d’une électrode au platine combinée à une sonde de
température.
Mode opératoire
Introduire l’électrode du pH-mètre, préalablement rincée avec de l’eau distillée, dans un
bêcher contenant l’échantillon à analyser ;
Agiter doucement avec un barreau magnétique ;
Appuyer sur la touche (Read / Enter), la valeur du pH et de la température évoluent
jusqu'à se stabiliser, un bip sonore indique la stabilité de la valeur, noter cette dernière ;
La valeur du pH est donnée directement par l’appareil ainsi que la température ;
A la fin de la mesure, rincer l’électrode avec de l’eau distillée et la placer dans la
solution de conservation KCL.
Expression des résultats
L’appareil donne la valeur de la température en degré Celsius (°C) ainsi que la valeur du
pH correspondante.
2. Mesure de la Turbidité
Objectif
Ce protocole opératoire décrit la méthode de mesure de la turbidité.
Mode opératoire
L’échantillon doit être remis à température ambiante et être homogénéisés doucement
avant la mesure ;
La cuve de mesure doit être propre et essuyée à chaque utilisation, elle doit être rincée
avec l’échantillon à analyser avant mesure ;
La mesure de la turbidité s’effectue de la manière suivante :
Remplir la cuve sans faire de bulle, visser le bouchon et sécher la cuve ;
Insérer la cuve dans le puits de mesure en plaçant la flèche de la cuve face au repère ;
Fermer le capot de l’appareil ;
Attendre l’affichage automatique d’une valeur. Si la valeur n’apparait pas au bout de
quelques secondes, appuyer sur (ENTRER) et lire la valeur affichée ;
28
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
3. Mesure de la Conductivité
Objectif
Ce protocole opératoire décrit la méthode de mesure de la conductivité en utilisant un
conductimètre électrique.
Mode opératoire
Prendre un échantillon conservé dans de bonnes conditions (température ambiante,
hygiène).
Remplir un bécher avec une quantité d’eau suffisante pour l’immersion de l’électrode du
conductimètre.
Mettre l’électrode dans le bécher puis appuyer sur la touche READ. La valeur de la
conductivité s’affiche sur l’écran de l’appareil.
Expression de résultats
Les résultats exprimaient en micro-siemens par centimètre (μS/cm).
D. Paramètres de pollutions
1. Détermination de la matière organique
Objectif
Le protocole décrit la détermination de l’indice de KMnO4 ou « oxydabilité »
permettant d’évaluer la contamination en matière organique et matière inorganique oxydables
dans des eaux peu ou moyennement polluées.
Réactifs
Acide sulfurique ;
Permanganate de potassium MKnO4, solution mère ;
Oxalate de sodium Na2C2O4, solution étalon.
Mode opératoire
Transférer à l’aide d’une pipete, 100ml d’échantillon (ou d’échantillon dilué) dans un
bicher de 250ml. Ajouter 20ml de l’acide sulfurique 2mol/l et mélanger en agitant doucement.
29
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
30
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
3. Dosage de Nitrite
Objectif
Ce protocole spécifie une méthode par spectrométrie d’absorption moléculaire pour le
dosage des nitrites dans les eaux potables, eaux brutes, eaux résiduaires.
31
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
Principe
La diazotation de la sulfanilamide en milieu acide et sa copulation avec la N-1naphtyl-
éthylène diamine donne un complexe coloré rose et susceptible d’un dosage colorimétrique.
Acide sulfalinique (réactifs 1).
N-1naphtyle éthylène diamine (réactifs 2).
Mode opératoire
On ajout 1ml de réactifs mixte à 50ml d’eau à analyser, après homogénations on laisse
agir pendant 10 min. L’apparition d’une couleur rose indique la présence du nitrite, la lecture
sera effectuée à l’aide d’un spectrophotomètre à une langueur d’onde 543nm.
Expression des résultats
Les résultats sont donnés directement en mg/l.
4. Dosage de Nitrate
Objectif
Ce protocole à pour objet la description du dosage spectrométrique nitrate par la méthode
au salicylate de sodium.
Principe
En présence de salicylates de sodium, les nitrates donnent du paranitrosonylate de sodium
coloré en jaune et susceptible d’un dosage colorimétrique.
Réactifs
Solution de salicylate de sodium à 0.5% ;
Solution d’hydroxyde de sodium à 30% ;
Acide sulfurique concentrée ;
Tartrate double de sodium et de potassium.
Mode opératoire
On ajoute 2 à 3 gouttes de NaOH à 30% et 1 ml de salicylate de sodium à 10 ml de
l’échantillon à analyser et on évapore à sec à l’étuve à 75°C-88°C, puis on laisse refroidir.
On reprend le résidu avec 2ml d’acide sulfurique et on laisse reposer 10min, puis en
ajoute 15ml de l’eau distillée et 15ml de tartrate double de sodium et de potassium, la lecture
sera effectuée à l’aide d’un spectrophotomètre à une langueur d’onde 420nm.
Expression des résultats
Les résultats sont données directement en mg/l (Rodier et al., 2005).
32
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
5. Dosage de phosphore
Objectif
Ce protocole a pour objet la description du dosage de spectrométrique des ortho
phosphates par la méthode au molybdate d’ammonium dans les eaux potables, les eaux brutes
et les eaux résiduaire.
Principe
Repose par formation en milieu acide d’un complexe avec le molybdate d’ammonium et le
tartrate double d’antimoine et de potassium. Réduction par l’acide ascorbique en un complexe
coloré en bleu qui présente deux valeurs maximales d’absorption (l’une vers 700 nm et l’autre
plus intense à 880nm).
Réactifs
Heptamolybdate d’ammonium ;
Acide ascorbique
Mode opératoire
Prélever 40ml de d’échantillon à analyser, ajoute sans attendre entre chaque ajout :
1ml d’acide Ascorbique à 100 g/l ;
2ml d’heptamolybdate d’ammonium.
Agiter quelque seconde. Après un temps compris entre 10 et 30nim (temps nécessaire au
développement de la couleur) :
o Si aucun couleur n’est apparu, il n’y a pas de phosphores (PO4-3). Indique alors
comme résultats : < 0.09 mg/l de phosphore.
o C’est une coloration bleu est apparue, effectuer la mesure au spectrophotomètre à la
langueur d’onde de 880nm.
Expression des résultats
Les résultats de dosage son données directement en mg/l.
E. Minéralisation globale
1. Dosage de sulfate
Objectif
Ce protocole a pour but pour déterminé les sulfates spectrophotomètre d’absorption
moléculaire.
Principe
Les ions sulfates sont précipités et pesés à l’état de sulfate de baryum.
33
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
Réactifs
Solution stabilisante ;
Solution de chlorure de baryum.
Mode opératoire
On complète les 20ml de l’eau a analyser par l’eau distillée à 100ml ;
On ajout 5ml de solution stabilisante et 2ml de chlorure de baryum ;
Après agitation pendant 1min, la lecture sera effectuée à l’aide d’un spectrophotomètre
à une langueur d’onde de 420 nm.
Expression des résultats
Les résultats sont donnés directement en mg/l.
2. Dosage de chlorure
Objectif
Détermination de la concentration des chlorures en mg/l dans un échantillon donnée.
Principe
La réaction des ions de chlorure avec des ions d’argent pour former le chlorure d’argent
insoluble qui précipite quantitativement. L’édition d’un petit excès d’ion d’argent et
formation du chromate d’argent brun-rouge avec des ions chromate qui on ajoutés comme
indicateur. Cette réaction est utilisée pour l’indication du virage. Durant le titrage le pH est
maintenu entre 5 et 9.5 afin de permettre la précipitation.
Réactifs
Nitrate d’argent…………………………….0.01N ;
Chromate de potassium…………………..……10%.
Mode opératoire
Introduire 5ml de l’échantillon dans un bicher ;
Ajouter 3 gouttes d’indicateur de chromate de potassium qui donne la couleur jaune ;
Après homogénation, on titre avec la solution de nitrate d’argent jusqu’au virage au brun
rougeâtre.
34
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
Avec:
Cl- : La concentration en milligramme par litre de chlore ;
V : Le volume en ml de la solution de nitrate d’argent utilisée pour le titrage du
l’échantillon ;
N : Normalité de nitrate d’argent.
M : Masse la chlorures ;
PE : Pris d’essai ;
F : Facteur lie en réactif.
3. Dosage de Bicarbonate
Objectif
Le présent protocole opératoire a pour objet de déterminer l’alcalinité d’une eau par la
mesure de titre alcalimétrique (TA) et de titre alcalimétrique complet (TAC).
Principe
Les carbonates n’existants qu’à pH ˃ 8,3 et les bicarbonates si le pH est compris entre 4,3
et 8,3. Au cours d’un dosage acimétrique doublé d’une mesure de pH, à quel moment ces ions
sont encore présents ou non dans l’échantillon.
Réactifs
Solution HCl……………………………………0,1N ;
pH mètre.
Mode opératoire
On mesure le pH de 100ml d’eau à analyser, ensuite on titre par l’acide de
chlorhydrique 0,1N jusqu’au pH égale 4,3.
Expression des résultats
La concentration en bicarbonate exprimée en milligramme par litre est donnée par la
formule suivante :
HCO3- (mg/l) = F× V × N × M × 1000/PE
HCO3- (mg/l) = F× 0, 1 × 61 × M × 1000/100
HCO3- = V × 61 (mg/l).
35
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
Avec:
HCO3- : La concentration en milligramme par litre de chlore ;
V : Le volume en ml de la solution utilisée pour le titrage du l’échantillon ;
N : La normalité d’acide chlorhydrique ;
M : La masse d’acide chlorhydrique ;
PE : Pris d’essai ;
F : Facteur lie au réactif.
Titre d’alcalinémétrique complet est :
TAC (°F) = V × 5
36
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
Pour Ca2+ et Mg 2+
On ajout 40ml d’eau distillée à 10ml d’eau analyser, 2ml NH4OH (Ph=10.1) et quelque
milligramme de eriochrome ;
Après homogénation on titre avec l’EDTA jusqu’au virage au bleu (on obtient un
volume d’EDTA V2).
Expression des résultats
V1 × N (EDTA) × M( Ca ) × 1000 × F
Ca =
PE × 2
TH° (°F) = V2 × 10 × 5
5. Oxygène dissous
Objectif
Ce protocole opératoire a pour objet la description du dosage de l’oxygène dissous par une
méthode électrochimique à la sonde.
Mode opératoire
Une foi l’électrode soigneusement stabilisée et calibrée, la mesure doit être effectuée
comme suit :
Placer l’électrode dans l’échantillon. La sonde de la température doit être émergée.
Agiter correctement l’échantillon ou remuer l’électrode dans l’échantillon afin de retire
toute bulle d’air de la membrane.
Le résultat de mesure s’affiche lorsque la valeur de mesure est stabilisée. Noter la valeur
ou l’enregistrer.
Expression des résultats
Le résultat est donné en concentration milligramme d’oxygène par litre.
37
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
F. Paramètres indésirables
1. Dosage de fer
Objectif
Le présent mode opératoire spécifie une méthode spectrométrique à la phénanthroline pour
le dosage du fer (Fe ++).
Principe
Le complexe fer-phénanthroline, est stable dans l’intervalle de pH entre 2,5 et 9,
l’intensité de la coloration est proportionnelle à la quantité de fer présent. La relation entre la
concentration et l’absorbance est linéaire jusqu’à une concentration de 5mg de fer par litre. Le
maximum d’absorbance se situe à environ 510 nm.
Réactifs
Tampon acétate ;
Chlorydrate d’hydroxylamine ;
Solution phéanthroline (1,10).
Mode opératoire
On ajout 1ml de solution HCl 0,1N et 5ml de persulfate de potassium à 50ml d’eau à
analyser ;
après chauffage de 20mn, on ajoute 2ml d’acétate d’ammonium et 2ml de solution
phéanthroline et 2ml chlorhydrate d’hydroxylamine ;
On mélange soigneusement puis conserver la fiole à l’obscurité pendant 15 min.
La lecture sera effectuée à l’aide d’un spectrophotomètre à une langueur d’onde de
510nm.
Expression des résultats
Les résultats sont donnés directement en mg/l.
2. Dosage de manganèse
Objectif
Le présent mode opératoire spécifie une méthode spectrométrique au persulfate
d’ammonium pour le dosage du manganèse (Mn++).
Principe
Le manganèse est oxydé en permanganate à l’aide de persulfate d’ammonium en présence
de nitrate d’argent. Le permanganate ainsi formé est dosé colorimétriquement à la longueur
d’onde de 525 nm.
38
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
Réactifs
Acide nitrique ;
Solution de nitrate de mercure ;
Nitrate d’argent ;
Acide phosphorique ;
Persulfate d’ammonium
Mode opératoire
Verser 100ml de l’échantillon à analyser dans un bécher ;
Ajouter 5ml d’acide nitrique à chacune des solutions ;
Puis 5ml de solution de nitrate de mercure ;
Agiter soigneusement ;
Ajouter 0,5ml de nitrate d’argent ;
Placer l’échantillon sur la plaque chauffante à ébullition durant environ 5min ;
Retirer de la plaque ;
Ajouter 1ml d’acide phosphorique concentré à 85 % ;
Puis 10ml de persulfate d’ammonium ;
Replacer de nouveau sur la plaque chauffante à ébullition durant environ 10min ;
Laisser refroidir ;
Effectuer les lectures spectrométriques à la longueur d’onde de 525nm.
Expression des résultats
Les résultats sont données directement en mg/l (Rodier et al., 2005).
A. Mode de prélèvement
Le prélèvement d’un échantillon d’eau est une opération très délicate à la quelle le plus
grand soin doit être apporté. L’échantillon doit être homogène, représentatif et obtenu sans
modifier les caractéristiques bactériologiques (Rodier, 2005).
Le matériel de prélèvement doit faire l’objet d’une attention particulière :
Les bouteilles sont en verre borosilicate de 1L d’un large col et d’un bouchon en verre
rodé à vis en métal ou en plastique pour les analyses bactériologiques.
39
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
B. Technique de prélèvement
Au cours de notre étude, nous avons effectué un type de prélèvement à partir d’un robinet.
La quantité nécessaire d’eau à analyser est de 1750 ml (pour chaque point de prélèvement),
prélevée dans un flacon de 1L pour les analyses bactériologiques, et dans une bouteille en
verre.
Avant de procéder au prélèvement proprement dit, il y a lieu d’entreprendre les opérations
suivantes :
Stériliser l’embout du robinet avec un chalumeau ou coton imbibé d’alcool. Ouvrir le
robinet avant le prélèvement de l’échantillon en prenant toute les précautions possibles pour
éviter de le contaminer, laisser couler l’eau quelque instante.
Prélever l’échantillon dans un flacon stérile adéquat, sans faire déborder, laisser un
volume d’air d’environ un 1/10 du volume du flacon, tout en maintenant la flamme à
proximité de l’embout du robinet.
Reboucher immédiate le flacon, identifier les flacons avec une étiquette (date, lieu et
heure de prélèvement).
C. Transport et conservation
La teneur initiale en germes des eaux risque de subir des modifications dans les flacons
après les prélèvements, c’est pourquoi toute analyse microbiologique n’a de chance d’être
représentative que si elle est réalisée le plutôt possible.
Nos analyses bactériologiques ont été réalisées durant les mois de Janvier, Février, Mars,
Avril, Mai 2015.
40
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
Dénombrement et confirmation
Après la période d’incubation, on dénombre les colonies (nombre C) caractéristiques qui se
présentent des colonies lisses légèrement bombées à contours réguliers et pigmentées jaune
quelle que soit leur diamètre.
Repiquage 5 à 10 colonie (nombre A) bien déterminées respectivement sur :
o Le milieu T.S.A : déposer la colonie en stries sur toute la surface du milieu.
Incubation à 36 ± 2°C pendant 22 ± 2h.
o Un bouillon au Tryptophane : incuber 44 ± 0,5°C pendant 22 ± 2h.
Après la période d’incubation effectuer le double test de confirmation suivant :
41
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
a=
Principe
42
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
Stériliser la rampe de filtration à l’aide d’un Bec Bunsen ; Prendre le filtre stérile à l’aide
d’un prince stérilisé à l’alcool (flambée) ; Placer le filtre au centre de la membrane poreuse de
la rampe ; Fermer l’entonnoir et verser l’échantillon à analyser (100ml) ; Attendre que la
tonalité de l’échantillon soit filtré pour retiré le filtre ; Placer le filtre dans la boite de pétri
contenant la gélose Slanetz et Bartley avec TTC ; S’assurer que le filtre adhère bien sur la
surface de la gélose (absence de bulles d’air) ; Mettre la boite de pétri dans l’incubateur à 44 ±
22°C pendant 44 ± 4h bas.
Dénombrement et confirmation
Après l’incubation, les entérocoques intestinaux donnent des colonies bombées de taille
moyenne, rose ou rouge. Si des colonies typiques se présentent sur le filtre, transférer le filtre
ou moyen d’une pince stérile, sans retournement, sur la boite de pétri contenant la gélose
B.E.A qui a été préchauffée au préalable à 44°C. Faire incuber à 44 ± 0,5°C pendant 2h.
Retirer la boite de pétri et compter les colonies entourées d’un halo noire indiquant l’esculine
plus.
Objectif
L’objet de ce mode opératoire est de décrire une méthode de recherche et de
dénombrement des spores de bactéries anaérobies sulfito-réductrice par méthode de filtration
sur membrane.
Principe
Rétention des spores de bactéries sur filtre de porosité 0,22 µm (de préférence, si non
0,45µm) après destruction des formes végétatives par chauffage de l’échantillon à 75 ± 5°C
(bain-marie) pendant 15 min ;
Incubation de la membrane sur milieu gélose Viande-Foie (ou milieu gélose Tryptoe
sulfite) additionné d’une ampoule de sulfite de sodium et une ampoule l’alun de fer pendant
22 ± 2h et 44 ± 4h à 37°C ;
Dénombrement des colonies noires. Cette coloration est due à la réduction des sulfites en
sulfures par action des bactéries, ces sulfures réagissent avec le fer et donnent la couleur
noire.
Mode opératoire (Annexe V)
Avant de précéder à l’essai, l’échantillon à analyser doit être chauffé des un bain marie à
75°C ± 5°C pendant 15 mn à partir du moment où cette température a été atteinte ;
Refroidir immédiatement sous l’eau de robinet jusqu’à la température ambiante ; Filtration
de 100 ml sur une membrane de 0,22 µm ;
Après filtration, enlever la membrane avec une pince stérile et la placer, face supérieur
tourné vers le bas dans le fond d’une boite de pétri en s’assurant qu’il ne reste pas de bulle
d’air sous la membrane ;
Ensuite verser soigneusement le milieu de culture liquéfié avec additifs, jusqu’au rebord
de la boite de pétri ; Incuber à 37 ± 1°C pendant 22 ± 2h (1ere lecture) et 44 ± 4h (2eme lecture).
Lecture
Une première lecture (dénombrement des colonies) après 22 ± 2h d’incubation doit être
impérativement faite, pour éviter un développement trop important de bactéries. En effet, en
présence de nombreuses colonies, une diffusion des halos peut conduire à une coloration noire
uniformes de la membrane, rendant le dénombrement impossible en 48h.
Toute colonie noire entourée d’un halo noir est considérée comme résultats d’une spore de
bactérie anaérobie sulfito-réductrice.
44
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
45
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
IV.1.1.1 Température
20
18
16
Température (°C)
14
12
10
8 ET
6 EB
4
2
0
janvier février mars avril mai
Temps (mois)
Figure III: Variation des moyennes mensuelles de la température (°C) des eaux brutes (EB)
et traitées (ET) en fonction du temps (Mois)
D’après la figure III, l’analyse thermique des moyennes mensuelles de la température des
eaux brutes du barrage de Boukerdane et des eaux traitée de la station de Sidi Amer montre
que celle-ci varie d’un mois à l’autre.
Pour les eaux brutes du barrage, les températures restent presque stables durent les mois
de : Janvier (13,20°C) et Mars (12,99°C), et augmentent progressivement durant les mois
d’Avril (15,05°C) et Mai (16,86°C).
46
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
Les valeurs de la température de l’eau traitée de la station de traitement des eaux potables
sont comprises entre 12,55°C au mois de Février et 17,35°C au mois de Mai.
On signale une différance de température entre l’eau brute et l’eau traitée de 0,5°C dans
certains cas à causée par la durée de traitement et l’exposition directe de l’eau au soleil dans le
décanteur et les filtres.
La températures des eaux superficielles est influencée par la température de l’air (Rodier
et al., 2005).
IV.1.1.2 pH
8,3
8,2
8,1
8
pH
7,9
ET
7,8
EB
7,7
7,6
7,5
janvier février mars avril mai
Temps (mois)
Figure IV : Variation des moyennes mensuelles du pH en fonction du temps (Mois) des eaux
brutes (EB) et traitées (ET).
La figure IV révèle que les eaux de barrage sont alcalines et dépassent les 7 unités de pH
durant toute la période d’étude et une variabilité des valeurs des moyennes mensuelles de pH
de 7,91 (Mai) et 8,18 (Mars) présentent une conformité par rapport aux normes (JORA,
2011).
47
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
Selon l’OMS (1991), les valeurs de pH montrent que tous les points d’eaux se trouvent
dans l’intervalle de la norme de potabilité et varie entre 7,5 et 8,5.
IV.1.1.3 Conductivité
820
815
Conductivité µs/cm
810
805
800
795 ET
790
EB
785
780
775
janvier février mars avril mai
Temps (mois)
D’après la figue V et les résultats de la variation de la conductivité (Annexe I), nous avons
noté que la variation des moyennes mensuelles de la conductivité des eaux traitées varie entre
793 µs/cm et 814 µs/cm.
Les valeurs des moyennes mensuelles des eaux brutes obtenues durant les cinq mois de
prélèvements varient entre un minimum de 789 µs/cm au mois de Février et un maximum de
805 µs/cm au mois Mars.
48
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
D’après Rodier et al., (2009), une conductivité supérieure à 666 µs/cm, ceci implique une
minéralisation importante des eaux.
IV.1.1.4 Turbidité
12
10
Turbidité (NTU)
6
ET
4 EB
0
janvier février mars avril mai
Temps (mois)
D’après la figure VI, la variation des moyennes mensuelles de la turbidité des eaux brutes
montre que :
Les valeurs varient entre 5,33 NTU notée au mois de Janvier et 10,67 NTU relevée
durant le mois d’Avril.
Les valeurs les plus faibles ont été observées durant le mois de Janvier avec une valeur
de 5,33 NTU.
On remarque un pic d’augmentation au mois d’Avril 10,67 NTU.
Cette variation de la turbidité est causée généralement par les tempêtes et les vents qui
influent sur la stabilité et les mouvements d’eau de barrage.
Les valeurs des moyennes mensuelles de la turbidité de l’eau traitée varient entre 0,44
NTU (Janvier) et 0,58 NTU (Avril).
Selon Henry et Beaudry (1992), la turbidité de l’eau traitée sur toute la période d’étude se
trouve dans les normes (<5NTU) mais sa variation est liée à plusieurs causes :
La charge de l’eau brute ;
49
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
L’état de déchanteur ;
L’efficacité de pré-chloration.
La mesure de la turbidité selon Rodier et al. (2005), à un grand intérêt dans le contrôle de
l’épuration des eaux brutes, celle-ci sera d’autant plus faible que le traitement de l’eau est plus
efficace.
IV.1.2.1 Calcium
Les résultats de la mesure de calcium sont représentées dans la figure VII.
100
90
80
70
Calcium (mg/l)
60
50
40 ET
30 EB
20
10
0
janvier février mars avril mai
Temps (mois)
Figure VII : Variation des moyennes mensuelles du calcium (mg/l) en fonction du temps
(mois) des eaux brutes (EB) et traitées (ET).
D’après la figure VII, nous avons noté que la variation des moyennes mensuelles de
calcium des eaux traitées varie entre 80,16 mg/l et 86 mg/l.
La valeur la plus faible a été observée au niveau des mois Mars, Avril et Mai avec une
valeur de 80,16 mg/l.
On remarque un pic d’augmentation au niveau de mois de Janvier avec une valeur de 86
mg/l.
On observe qu’il n’y’a pas une grande différence entre les valeurs des moyennes
mensuelles du calcium des eaux brutes qui sont enregistrées au niveau des différents mois.
50
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
Nous remarquons aussi que les teneurs en calcium pour les eaux traitées sont élevées par
rapport à celle des eaux brutes et cela due à la nature des terrains traversés et au traitement
effectué.
Les taux relatifs en calcium sont conformes aux normes algériennes (OMS, 1991 ; JORA,
2011).
Selon Degrémont (1978), les eaux chargées de calcium sont dures et celles qui sont
faiblement chargées sont denses. Les eaux qui dépassent 200 mg/l de calcium présent de
sérieux inconvénient pour les usages domestiques.
IV.1.2.2 Magnésium
60
50
Magnésium (mg/l)
40
30
ET
20
EB
10
0
janvier février mars avril mai
Temps (mois)
Figure VIII : Variation des moyennes mensuelles du Magnésium (mg/l) en fonction du temps
(mois) des eaux brutes (EB) et traitées (ET).
A partir de la figure VIII, les teneurs moyennes mensuelles du magnésium des eaux brutes
oscillent entre 31 mg/l (Janvier) et 43,2 mg/l (Avril).
Les concentrations des eaux traitées en magnésium répondent aux normes recommandées
(inférieur à 150 mg/l) (JORA, 2011).
Magnésium contribue à la dureté de l’eau. Une forte teneur en magnésium procure à l’eau
une saveur amère (Degrément, 1978).
51
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
IV.1.2.3 Chlorure
120
100
Chlorure (mg/l)
80
60
ET
40
EB
20
0
janvier février mars avril mai
Temps (mois)
Nous remarquons que les valeurs des moyennes mensuelles des chlorures des eaux brutes
du barrage varient d’un mois à l’autre et que ces dernières diminuent progressivement durant
les mois de Mai 70,90 mg/l, Mars 77,9 mg/l puis augmente en Janvier 83,66 mg/l pour
atteindre une valeur maximale de 86,50 mg/l au mois de Février.
On observe que les valeurs des moyennes mensuelles des chlorures des eaux traitées
enregistrées durant les cinq mois varient entre 80,12 mg/l (Janvier) et 99,26 mg/l (Mai).
Les concentrations des eaux en chlorure ne débordent pas l’intervalle des normes
recommandées (OMS, 1991 ; JORA, 2011).
Selon Henry et Beaudry (1992), la pollution apporte aux eaux de surface des quantités
appréciables de chlorure, les excrétions humaines en particulier l’urine est riche en chlorure.
Selon Degrémont (1978), une présence excessive de chlorure dans l’eau favorise une
corrosion.
52
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
IV.1.2.4 Sulfate
200
180
160
140
Sulfate (mg/l)
120
100
80 ET
60 EB
40
20
0
janvier février mars avril mai
Temps (mois)
Figure X : Variation des moyennes mensuelles du sulfate (mg/l) en fonction du temps (mois)
des eaux brutes (EB) et traitées (ET).
D’après la figure X, les valeurs des moyennes mensuelles des eaux brutes obtenues durant
les cinq mois de prélèvements varient entre un minimum de 121 mg/l au mois de Janvier et
un maximum de 160 mg/l au mois Mars et Avril. Ces valeurs sont faibles, car la norme de
qualité des eaux de surfaces est de 400 mg/l (JORA, 2011).
Selon Degrémont (1978), les teneurs élevés en sulfates peuvent occasionner des troubles
diarrhéiques et contribuer à la corrosion des systèmes de distribution.
Selon Cornaz (2004), le sulfate n’est pas généralement considéré comme minéral majeur à
l’eutrophisation.
IV.1.2.5 Bicarbonate
53
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
250
200
100 ET
EB
50
0
janvier février mars avril mai
Temps (mois)
D’après la figure XI, les résultats des moyennes mensuelles du dosage des bicarbonates
dans l’eau traitée sont conformes aux normes (OMS, 1991 ; JORA, 2011). Sa présence qui
est due à la nature des terrains qui travers par ces eaux car les ions bicarbonates proviennent
de la dissolution des roches calcaires ou aux nombreux effluent qui alimente le barrage et qui
lors de leur trajet se chargent en ion bicarbonates.
Selon Rodier et al., (2005), la concentration des eaux en bicarbonates HCO3- est en
fonction du pH de l’eau et de la température.
Dans les eaux douces, les ions bicarbonates sont produits par une forte photosynthèse des
plantes (Berne et Levy, 2007).
54
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
9
8
Temps (mois)
Figure XII : Variation des moyennes mensuelles de l’oxygène dissous (mg/l) en fonction du
temps (mois) des eaux brutes (EB) et traitées (ET).
D’après la figure XII, la variation des moyennes mensuelles de l’oxygène des eaux traitées
sont presque les même durant tous les mois varient entre 6,20 mg/l (Mai) et 7,79 mg/l (Mars).
La même observation pour les eaux brutes, avec une valeur minimale de 4,97 mg/l (Mai) et
une valeur maximale de 7,09 mg/l (Janvier).
Dans les milieux aquatiques, l’oxygène dissous a deux origines : la dissolution directe de
l’oxygène atmosphérique et la production par les végétaux aquatiques (représentés par le
phytobenthos et le phytoplancton) (Schlumberge, 1971 et Leveque, 1996).
55
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
1,8
1,6
Matiere Organique
1,4
1,2
(mg/l)
1
0,8
0,6
0,4
0,2
0
janvier février mars avril mai
Temp (Mois)
Figure XIII : Variation des moyennes mensuelles de matière organique (mg/l) en fonction du
temps (mois) des eaux brutes (EB) et traitées (ET).
A partir de la figure XIII, nous remarquons que les cinq mois présentent une certaine
hétérogénéité des valeurs des moyennes mensuelles de la matière organique que ce soit des
eaux brutes ou traitées. On observe que les eaux traitées sont moins chargées en matières
organiques que celle des eaux brutes.
Selon Aouabed (2003), les matières organiques sont responsables de la coloration des
eaux des surfaces et elles sont issus de processus de biodégradation des végétaux et des
détritus animaux.
IV.1.3.2 Nitrite
0,35
0,3
Nitrite (mg/l)
0,25
0,2
0,15 nitrite ET
0,1
nitrite EB
0,05
0
janvier février mars avril mai
Temps (mois)
Figure XIV: Variation des moyennes mensuelles de nitrite (mg/l) en fonction du temps
(mois) des eaux brutes (EB) et traitées (ET).
56
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
La figures XIV, relève que les teneurs en nitrite pour les eaux traitées sont relativement
faibles et conformes aux normes (<0,2 mg/l) (OMS, 1991 ; JORA, 2011). Ces faibles teneurs
sont dues probablement à leur transformation en nitrate par le processus d’oxydation en
présence d’une quantité d’oxygène suffisante.
Nous remarquons que les moyennes mensuelles des nitrites des eaux brutes varient entre
un minimum de 0,02 mg/l noté au mois de Mai et un maximum de 0,3 mg/l relevé au mois de
Février. Ces teneurs sont peut être dues à l’accès libre des ovins et des bovins à la prairie qui
entoure ce barrage.
Selon Cornaz (2004), les nitrites sont présents souvent en faibles teneurs dans les eaux
naturelles.
IV.1.3.3 Nitrate
0,16
0,14
0,12
Nitrate (mg/l)
0,1
0,08
0,06 ET
0,04 EB
0,02
0
janvier février mars avril mai
Temps (mois)
Les moyennes mensuelles des nitrates des eaux brutes varient entre 0,01 mg/l notée au
mois de Février et 0,14 mg/l enregistré au mois d’Avril.
57
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
Selon Henry et Beaudry (1992), les nitrates contenus dans les engrais sont entrainés par
les eaux de ruissèlement.
1,2
azot ammoniacal (mg/l)
0,8
0,6
ET
0,4
EB
0,2
0
janvier février mars avril mai
Temps (mois)
Figure XVI : Variation des moyennes mensuelles d’azote ammoniacal (mg/l) en fonction du
temps (mois) des eaux brutes (EB) et traitées (ET).
D’après la figure XVI, nous remarquons que la variation des moyennes mensuelles d’azote
ammoniacal des eaux traitées est hétérogène, une valeur moyenne mensuelles minimale de
0,68 mg/l notée au mois de Mars et une valeur moyenne mensuelles maximale de 0,86 mg/l
relevée au mois de Mais. Cette valeur est largement supérieure à 0,5 mg/l, norme exigée par
JORA, 2001. On ne note aucune valeur en Février.
Nous remarquons une répartition spatiale de cet élément dans les eaux brutes, ceci est
constaté par les différences qui existent entres les mois de : Janvier (0,86 mg/l), Février (0,75
mg/l), Mars (0,92 mg/l), Avril (0,99 mg/l) et le mois de Mai (0,95 mg/l).
Selon Cornaz (2004), l’origine de l’ammonium dans les eaux superficielles peut être de la
matière végétale des cours d’eau, de la matière organique animale ou humaine, des rejets
industriels (engrais).
58
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
La teneur en azote ammoniacal, dans les eaux naturelles devrait être relativement faible
puisque l’ammoniac est oxydé graduellement en nitrite justifiant sa diminution dans les eaux
traitées (Henry et Beaudry, 1992).
IV.1.3.5 Phosphore
Selon Hnery et Beaudry (1984), le phosphore peut être d’origine organique ou minérale ;
le plus souvent leur teneur dans les eaux naturelles résulte de leur utilisation en agriculture,
de leur emploi comme additif dans les détergents.
IV.1.4.1 Fer
59
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
0,3
0,25
Fer (mg/l)
0,2
0,15
0,1 fer ET
0,05 fer EB
0
janvier février mars avril mai
Temps (mois)
Figure XVII : Variation des moyennes mensuelles de Fer (mg/l) en fonction du temps (mois)
des eaux brutes (EB) et traitées (ET).
L’absence de fer dans les eaux traitées et sa présence dans les eaux brutes. Les teneurs sont
toujours conformes aux normes de potabilité (<0,3 mg/l) (OMS, 1991 ; JORA, 2011).
Le fer est parmi les éléments métalliques les plus fréquemment rencontrés dans les eaux. Il
peut être de l’origine de la plupart des problèmes de corrosion (Bontoux, 1983).
Sa présence dans l’eau peut avoir par l’origine les rejets industriels et aux lessivages des
terrains avec dissolution des roches (Potelon, 1998).
IV.1.4.2 Manganèse
60
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
D’après Rodier et al., (2005) la présence de manganèse dans les eaux superficielles
provient des industries, des usines d’engrais.
Les résultats des paramètres bactériologiques sont regroupés dans l’Annexe III.
Variation des germes (CF, CT, Strp et ASR) de l’eau brute est illustrée dans la figure XVIII.
1000
900
800
700
600 CT
500 CF
400
Strep
300
200 ASR
100
0
janvier février mars avril mai
Figure XVIII : Présentation graphique des teneurs des germes (CF, CT, Strep et ASR) des
eaux brutes.
61
CHAPITRE IV : Résultats et discussions
Selon le JORA (2011), les eaux brutes destinées à la production d’eau pour la
consommation humaine doit être contenir :
62
CHAPITRE V : Conclusion et perspectives
L’eau est une richesse essentielle à la vie et présente dans toutes les activités humaines.
Elle constitue un atout économique majeur pour un développement durable. En effet, pour
aboutir à une eau potable au robinet de chacun, l’eau brute puisée dans rivières, des fleuves,
des lacs, ou l’eau de pluie a subi de nombreux traitements. Cette opération peut se faire à
l’échelle d’une agglomération, dans des usines.
Il serait intéressant de continuer cette étude en portant la lumière sur le dosage des métaux
lourds et les produits phytosanitaires (pesticides).
Enfin, les dispositifs de traitement de l’eau sont coûteux, il faut mètre des mesures
préventives concernant l’utilisation et le stockage de cette ressource.
63
Références bibliographiques
64
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68
ANNEXE
Annexe I
Min
34 31 17,5 16,5 80,16 72,15 33,6 31,2 99,26 70,9 156,95 147 213,5 201,3 6,22 5,61
Max
34 31 17,5 16,5 80,16 72,15 33,6 31,2 99,26 70,9 156,95 147 213,5 201,3 6,17 4,33
ANNEXE
Annexe II
Matériels des analyses physicochimiques
Appareils
Verreries
Fiole ;
Becher ;
Pipettes;
Erlenmeyers.
Réactifs
Azote ammoniacal
Réactif 1
Acide dichloroiscyanurique
Hydroxyde de sodium NaOH…………………………...…………………………32 g
Eau distillée…………………………........ q.s.p ……….……………….1000 ml
Réactif 2
Tricitrate de sodium…………………………...………………………………….130 g
Salicylalte de sodiimi…………………………………………………….……….130 g
Nitropruciate de sodium……………………………………………………….…0,97 g
Eau distillée…………………………........ q.s.p ……………………..1000 ml
ANNEXE
Nitrite
Réactif mixte
Acide sulfanilique…………………………………..………………………………40 g
N-1 –Naphytyl –éthyléne-édiamine…………….……………………………………2 g
Acide phosphorique…………………………………...…………………………100 ml
Eau distillée……………………….......... q.s.p ………..……………..1000 ml
Nitrate
Solution de salicylate de sodium à 0,5% (renouveler toutes les 24h)
Solution d’hydroxyde de sodium à 30%
Acide sulfurique concentré
Tartrate double de sodium et de potassium
Laisser refroidir avant de compléter par de l’eau distillée. Cette solution doit être
conservée dans un flacon de polyéthylène.
Chloroforme………………………………………………………………………1 ml
Solution fille d’azote d’origine nitrique à 5 mg L-1
Phosphore
Réactif mixte
A : 13 g d’heptamolybdate d’ammonium………………...……………..100 ml d’eau distillée
B : 0,35 g tartrate d’antimoine…………………….………………...…..100 ml d’eau distillée
C : 150 ml d’acide sulfurique concentrée………………………….……150 ml d’eau distillée
(A+B) + C……………………………………………………….………150 ml d’eau distillée
Acide ascorbique à 10%
Matière organique
Solution d’acide oxalique à 0,1N
C2H2O4 2H2O…………………………..……………………………………..6,3033 g
H2SO4 (d=1,84)…………………………………………………………………..50 ml
Eau distillée………………………… q.s.p ………...……………..……1000 ml
Chlorures
Sulfates
Calcium et magnésium
NaOH 2N
NaOH………………………………………………..80 g dans 1000 ml d’eau distillée.
Fer
Tampon acétate
Dissoudre 40 g d’acétate d’ammonium (CH3COONH4) dans l’eau, jouter 50 ml d’acide
acétique cristallisables (CH3COONH4) P=1,06 mg ml-1. Compléter avec 100 ml d’eau
distillée.
Annexe III
Annexe IV
Matériels pour les analyses microbiologiques
Milieu de culture
Milieu TTC+gélose Lactosée au Tergitol ;
Milieu TTC+gélose Slanetz et Bartley ;
Gélose BEA ;
Gélose viande foie (VF).
Gélose TSA
Bouillon tryptophane
Alain de fer
Sulfite de sodium
Appareillages
Rampe de filtration en acier inoxydable stérilisée à la flamme
Membrane de filtration stérile de 0,45 µm de porosité
Étuve
Bec de benzen
Trompe à vide
Lampe à soudé.
Bain marie
Hotte bacteriologique
Compteur de colonie
ANNEXE
Annexe V
Technique de dénombrements des germes bactériologiques par la méthode de filtration
sur membrane.
Annexe VI
Matériels des analyses physicochimiques et bactériologiques
Annexe VII
Usine de traitement des eaux potables de Sidi Amer
ANNEXE
Annexe VIII
Filtration
ANNEXE
Annexe IX
Normes organoleptiques d’une eau potable.
Annexe X
Entérocoque n/100ml 0 0
Bactéries n/200ml 0 0
sulfitoréductrice+spore