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Guide de l'Inspection du Travail au Sénégal

Transféré par

Ndeye Aminata Sawadogo
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TABLE DES MATIERES

PREFACE…………………………………………………….……06
REMERCIEMENTS…………...…………………………………09
L’EQUIPE DE REDACTION………………………………..…...10
GLOSSAIRE……………………………………………….…...…11
LISTE DES ABREVIATIONS………………….……………...…17
INTRODUCTION…………………………….…………….…..…18

PREMIERE PARTIE : REFERENTIEL JURIDIQUE DE


L’INSPECTION DU TRAVAIL ET DE LA SECURITE
SOCIALE…..………………….…….....………………………22

CHAPITRE 1 : LES TEXTES D’ORIGINE INTERNATIONALE


………………………………………………………………………22

Section 1 : Les conventions de l’Organisation Internationale du


Travail (OIT)………………………………………………………22
Section 2 : Les recommandations de l’OIT………………………..24

CHAPITRE 2 : LES TEXTES D’ORIGINE NATIONALE…..26

Section 1 : Les lois…………………………………………………26


Section 2 : Les décrets……………………………………………..27
Section 3 : Les arrêtés………………………………………………32
Section 4 : Les conventions et accords collectifs…………………..36

DEUXIEME PARTIE : L’INSPECTION DU TRAVAIL ET DE


LA SECURITE SOCIALE……………40

CHAPITRE 1 : LES MISSIONS DE L’INSPECTION…………40

Section 1 : Missions juridiques…………………………………….41


Paragraphe 1 : Elaboration des projets de lois et règlements……….41
Paragraphe 2 : Suivi de l’application de la législation et de la
réglementation sociales………………………………………….….41
Paragraphe 3 : Conseil et information sur la législation sociale……41
Section 2 : Missions de contrôle…………………………………....41

Section 3 : Missions de régulation …………………………..……..42


Paragraphe1 : Prévention des différends de travail…………………42
Paragraphe 2 : Règlement des différends de travail………..……….44
- Les différends individuels de travail………………………………44
- Les différends collectifs de travail……………………………..….45

Section 4 : Missions administratives………………………………..46

Paragraphe1 : fonctions d’administration générale…………………46

Paragraphe 2 : fonctions d’autorité…………………………………48


Section 5 : Missions économiques………………………………….49

CHAPITRE 2 : ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DE

L’INSPECTION DU TRAVAIL………………………50

Section 1 : organisation……………………………………………50

Paragraphe 1 : Au niveau National…………………………………50

Paragraphe 2 : Au niveau Régional…………………………………51

Section 2 : fonctionnement …………………………………………51

2/99
CHAPITRE 3 : LES AGENTS DE CONTROLE DE L’INSPECTION DU
TRAVAIL ET DE LA SECURITE SOCIALE……………………………53

Section 1 : statuts des agents de contrôle de l’inspection du travail et


de la sécurité sociale……………………………………………….53

Paragraphe 1 : Statut général……………………………………….53

Paragraphe 2 : Statut particulier……………………………………53

Section 2 : Déontologie…………………………………………….54
TROISIEME PARTIE : LES POUVOIRS ET MOYENS………58

CHAPITRE 1 : LES POUVOIRS DE L’INSPECTEUR DU TRAVAIL…….58

Section 1 : Les pouvoirs de contrôle……………………………..…58


Paragraphe 1 : Pouvoir de libre entrée, de visite, de contrôle et
d’enquête…………………………………………...58
Paragraphe 2 : Pouvoir de contrôle sur pièce……………………….59

Paragraphe 3 : Pouvoir de convocation…………………………….59


Paragraphe 4 : Pouvoir de prescription et de vérification…………..60

Section 2 : Les pouvoirs de coercition……………………………...61

Paragraphe 1 : Pouvoir d’infliger une amende…………………….61

Paragraphe 2 : Pouvoir d’arrêter un chantier…………………..…..62

CHAPITRE 2 : LES MOYENS D’EXECUTION………………………..63

Section 1 : les moyens de constatation……………………………63

Paragraphe 1 : La commission d’experts, aide et assistance……...63

3/99
Paragraphe 2 : Le prélèvement et l’analyse d’échantillons………..63
Section 2 : Les actes de constatation et d’injonction………………63

Paragraphe 1 : La lettre d’observation……………………………..63

Paragraphe 2 : La mise en demeure………………………………..64

Paragraphe 3 : Le procès verbal de constat d’infraction……………64

QUATRIEME PARTIE : LES VISITES D’ENTREPRISE………………....66

CHAPITRE 1 : LA PREPARATION DE LA VISITE…………………….67

Section 1 : l’approche lointaine……………………………………..67


• Les visites systématiques …………………………………..69
• Les visites sollicitées………………………………………..71
• Les visites d’urgence………………………………………..72

Section 2 : l’approche immédiate…………………………………..73

CHAPITRE 2 : LE DEROULEMENT DE LA VISITE……………………75

Section 1 : le contrôle administratif…………………………..…….75

Section 2 : le contrôle technique……………………………..…….76

CHAPITRE 3 : LE SUIVI DE LA VISITE……………………………….78

Section 1 : la restitution……………………………………………..78

Section 2 : la rédaction des correspondances………………...……..78

Section 3 : la mise en place d’une mémoire………………………...79

4/99
ANNEXES

Procès-verbal de carence

Autorisation de candidature (Election des délégués du personnel)

Attestation de chômage
Attestation de service
Attestation de régularité
Attestation d’installation CHS
Procès verbal de carence
Autorisation de candidatures indépendantes
Convocation (conflit individuel)
Demande d’aide et d’assistance aux autorités civiles et
militaires
Fiche de contrôle
Procès verbal de non conciliation
Procès verbal de conciliation
Procès verbal de conciliation partielle

5/99
PREFACE

Présente au Sénégal depuis la période coloniale, l’Inspection


du Travail, pilier essentiel de l’Administration du Travail,
demeure encore de nos jours perçue sous le prisme étroit de
sa fonction originelle de police administrative, notamment le
contrôle et l’édiction de mesures parfois contraignantes et
coûteuses pour l’entreprise, le rétablissement de l’ordre public
social lorsque celui-ci est menacé par un différend de travail ou
perturbé par une grève ou un lock out.

La dimension économique de la mission de l’Inspection du


Travail est très peu ou mal appréhendée. En effet, cette
mission, au travers d’actions multiformes telles que
l’élaboration et la mise en œuvre d’un cadre et de normes
juridiques adaptées aux besoins des entreprises, l’information
et le conseil, les études et enquêtes, la régulation et l’animation
des relations professionnelles, la prévention des risques et la
promotion de la sécurité et de la santé au travail, contribue en
dernière analyse à l’amélioration du climat des affaires,
d’accroître la productivité du travail et de promouvoir la
création de richesses pour le bien-être des populations.

C’est sous ce rapport qu’apparaît toue la pertinence de l’édition


par le Ministère chargé du travail, du présent guide
méthodologique de l’inspection du travail. En effet, ce guide
réalisé dans le cadre du Programme de renforcement des
capacités, en cours depuis 2005 en collaboration avec le
Ministère du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité
de la République française, aidera à coup sûr à combler les
insuffisances ci-dessus relevées.

Entièrement conçu et élaboré par les techniciens du Ministère


chargé du Travail (Inspecteurs et Contrôleurs en l’occurrence),
avec l’appui technique d’experts mis à disposition par le
6/99
Ministère français du Travail, des Relations sociales et de la
Solidarité via son organe d’exécution en matière de
coopération technique, le Groupement d’intérêt public
International (GIP Inter), le guide poursuit un triple objectif :

- il se veut un outil de communication et d’information


destiné à tous, acteurs comme usagers, pour mieux
faire connaître l’Inspection du Travail dans ses missions,
son organisation, son fonctionnement, ses ressources
humaines et ses moyens ;

- il constitue au plan scientifique un ouvrage de référence


dans lequel les chercheurs, les chefs d’entreprises, les
directeurs et responsables de ressources humaines, les
travailleurs, les étudiants et les praticiens du Droit du
Travail trouveront, compilées et classées, de
nombreuses informations utiles en matière de Travail ;

- le Guide, comme le suggère son titre éponyme,


constitue désormais le bréviaire susceptible d’aider à
une action coordonnée, uniforme et efficace des
Inspecteurs et Contrôleurs du Travail dans la réalisation
de leurs missions.

En mettant en œuvre les méthodes et pratiques qu’il


contient, les agents de l’Administration du Travail, dont il
me plaît de louer la compétence et le dévouement,
disposent avec le guide, d’un nouvel instrument apte à
les aider à donner corps aux ambitions du code du
travail ainsi résumés dans l’exposé des motifs :

… adapter le Code du Travail « aux réalités


économiques et sociales de notre pays, en faire un
vecteur dynamique de la croissance et assurer à notre
pays un développement humain durable, dans l’équité et
7/99
la justice sociale » …………… « ….moderniser les
relations sociales, promouvoir le dialogue social entre
les partenaires sociaux, poser les jalons de
l’épanouissement de l’entreprise sans déprotéger le
travailleur. »

Je saisis également cette occasion pour magnifier, une fois de


plus, l’excellence des relations entre la République française et
la République du Sénégal, dont la coopération dans les
domaines de l’Emploi et du Travail notamment est dynamique
et féconde, en particulier grâce à l’action soutenue et très
efficace du Service régional de l’Action sociale de l’Ambassade
de France à Dakar.

Enfin, j’adresse mes félicitations à tous les experts et


responsables administratifs et techniques qui ont participé à
l’élaboration ou contribué à la réalisation de ce premier Guide
Méthodologique de l’Inspection du Travail.

Madame Innocence Ntap NDIAYE


Ministre de la Fonction publique, de l’Emploi,
du Travail et des Organisations professionnelles
de la République du Sénégal

8/99
REMERCIEMENTS

Ce guide méthodologique a été élaboré par une équipe


d’Inspecteurs sénégalais du Travail et de la Sécurité
sociale, dans le cadre de la Coopération bilatérale entre le
Ministère du Travail, des Relations sociales et de la
Solidarité de la République française et le Ministère de la
Fonction publique, de l’Emploi, du Travail et des
Organisations professionnelles du Sénégal, avec l’appui
technique et l’expertise, pour la partie française, du
Groupement d’Intérêt public International (GIP Inter), de
l’Institut national du Travail, de l’Emploi et de la
Formation professionnelle (INTEFP), du Service régional
des Affaires sociales de l’Ambassade de France à Dakar.

Outre les autorités du ministère français chargé du travail,


de l’Ambassade de France à Dakar et du GIP Inter, la partie
sénégalaise adresse des remerciements particuliers aux
experts qui ont activement collaboré à la réalisation du
guide :
 Monsieur Pascal ROIG
 Madame Nelly CAILAC
 Madame Christiane LENFANT
 Monsieur Jean-Jacques SEGONI,
 Ainsi qu’à :
 Madame Nicole TREMAUDEUX,
 Madame Dominique MENSAH, chargée des affaires
sociales à l’Ambassade de France.

9/99
L’EQUIPE DE REDACTION

Ont participé à la rédaction du guide :

- Madame Abdatou Kane BA ;


- Monsieur Ibra BA
- Monsieur Mady DIAGNE
- Monsieur Moussé Guèye DIARRA
- Monsieur Aliou DIOP
- Monsieur Ousseynou DIOP
- Madame Ndiémé Seck DIOUF
- Monsieur Oumar DIOUF
- Monsieur Abdoulaye FALL
- Monsieur Oumar FALL
- Madame Ramatoulaye Niang FALL
- Monsieur Alioune Badara GUEYE
- Monsieur Ibrahima GUEYE
- Monsieur Djibril KANE
- Monsieur Mouhamed Mactar LOUM
- Monsieur Harouna Haby LY
- Madame Mariétou Diop NDIAYE
- Monsieur Ndiaga NDIAYE
- Monsieur Thiagoune NDIAYE
- Madame Thioro Mbaye SALL
- Monsieur Mouhamadou Mbackiou SECK
- Monsieur Mamadou SOW
- Monsieur Alassane TOUNKARA
- Monsieur Mamadou Tidjane WADE
- Monsieur Mahamadou WANE
10/99
GLOSSAIRE

ACCIDENT DU TRAVAIL
Est considéré comme accident du travail, qu’elle qu’en soit
la cause, l’accident survenu à un travailleur :
1. par le fait ou à l’occasion du travail ;
2. pendant le trajet de sa résidence au lieu de travail et
vice versa, dans la mesure où le parcours n’a pas été
interrompu ou détourné par un motif dicté par
l’intérêt personnel ou indépendant de l’emploi ;
3. pendant les voyages et les déplacements dont les
frais sont mis à la charge de l’employeur en vertu du
Code du Travail.

ADMINISTRATION
Ensemble des personnes morales de droit public assurant,
par essence, la satisfaction de l’intérêt général et
disposant souvent, à ce titre, de prérogatives exorbitantes
du droit commun

AMPLITUDE DE TRAVAIL
Intervalle de temps entre le début et la fin d’une même
journée de travail.

BRANCHE D’ACTIVITES
Ensemble d’entreprises ou d’éléments d’entreprises qui
exercent la même activité.

11/99
CERTIFICAT DE TRAVAIL
Document écrit et remis par l’employeur au salarié au
moment de son départ définitif de l’entreprise, certifiant la
durée, la nature et les dates des emplois successivement
occupés ainsi que les catégories de la convention collective
dont il relève.(Art.L58 Code du Travail)

CHOMAGE TECHNIQUE
Décision de l’employeur de l’interruption temporaire
collective de travail de tout ou partie de son personnel
résultant de causes conjoncturelles ou de causes
accidentelles. (Article L 65 du code du travail)

CIRCULAIRE
Lettre, avis administratif qui sert à communiquer une même
information à plusieurs personnes.

CONCILIATION
Procédé de règlement amiable des conflits individuels ou
collectifs de travail (pouvant être mis en œuvre notamment
par l’Inspecteur du travail) (Art.L 241 Code du Travail)

CONTRAT DE TRAVAIL
Accord par lequel une personne physique (le travailleur)
s’engage à mettre son activité professionnelle sous la
direction et sous l‘autorité d’une personne physique ou
morale, publique ou privée (l’employeur) qui s’engage à lui
assurer en contrepartie une rémunération.

12/99
CONVENTION COLLECTIVE
Accord relatif aux conditions de travail conclu entre, d’une
part, les représentants d’un ou plusieurs syndicats ou
groupements professionnels de travailleurs, et, d’autre part,
une ou plusieurs organisations syndicales d’employeurs, ou
un ou plusieurs employeurs pris individuellement.

EMPLOYEUR
Personne physique ou morale, publique ou privée qui
emploie du personnel salarié.

ENTREPRISE
L’entreprise est une organisation économique de forme
juridique déterminée (propriété individuelle et collective)
constituée pour une production de biens destinés à la vente
ou pour la fourniture de services rémunérés.

ETABLISSEMENT
L’établissement s’entend d’un groupe de personnes relevant
d’une même entreprise et travaillant en commun, en un lieu
déterminé sous l’autorité directrice d’une personne
(physique ou morale, publique ou privée).L’établissement
est caractérisé par l’exercice d’une activité collective
en un lieu donné ; le mot lieu étant employé dans le sens
d’usine, de local, de chantier et non dans le sens de ville ou
de circonscription.

GRÈVE
Cessation concertée et collective de travail dans le but
d’appuyer une revendication professionnelle.
13/99
ENTREPRISE DE TRAVAIL TEMPORAIRE
Est réputée entreprise de travail temporaire, toute personne
morale dont l’activité exclusive est de mettre à la
disposition provisoire d’un utilisateur, des travailleurs
qu’elle embauche et rémunère en fonction de leur emploi.

JOUR FERIE
Jour pendant lequel il y a cessation collective de travail
résultant de la loi ou de la pratique d’une profession pour
célébrer une fête religieuse ou civile.

JOUR OUVRABLE
Tous les jours de la semaine à l’exception du jour de repos
hebdomadaire (en principe le dimanche) et du jour férié

JOUR OUVRE
Jour effectivement travaillé dans l’entreprise.

MALADIE PROFESSIONNELLE
Sont réputées maladies professionnelles et comme telles
inscrites aux tableaux prévus par arrêté conjoint des
ministres chargés du travail et de la santé :
1. les manifestations morbides d’intoxication, aigu ou
chronique présentées par le travailleur exposé d’une
façon habituelle à l’action de certains agents nocifs.
Des tableaux donnent, à titre indicatif la liste des
principaux travaux comportant la manipulation ou
l’emploi de ces agents ;

14/99
2. les infections microbiennes, lorsque les victimes ont
été occupées d’une façon habituelle à certains
travaux limitativement énumérés ;
3. les infections présumées résulter d’une ambiance ou
attitudes particulières nécessité par l’exécution de
travaux limitativement énumérés ;
4. les infections microbiennes ou parasitaires
susceptibles d’être contractées à l’occasion du travail
dans les zones qui seraient reconnues
particulièrement infectées.

MISE EN DEMEURE
Injonction adressée à l’employeur par l’Inspecteur du
Travail en vue de remédier à une infraction à la législation
du travail constatée dans son établissement.

NORMES INTERNATIONALES DU TRAVAIL


Les normes internationales du travail sont des instruments
juridiques élaborés par les mandants de l’OIT et adoptés
par la Conférence Internationale du Travail.

PROCÈS-VERBAL D’INFRACTION
En droit du travail, le procès-verbal d’infraction est un
document dans lequel l’Inspecteur du Travail constate les
infractions à la législation du travail, document qu'il
transmet au Parquet pour suite à donner. Le procès verbal
fait foi jusqu'à preuve du contraire.

15/99
SALAIRE
Sommes dues par l’employeur au travailleur en contre
partie de sa prestation de travail et payées selon une
périodicité fixée par la loi, les conventions collectives ou
les usages.

TRAVAILLEUR
Est considéré comme travailleur au sens du Code du travail,
quels que soient son sexe ou sa nationalité, toute personne
qui s’est engagée à mettre son activité professionnelle,
moyennant rémunération, sous la direction et l’autorité
d’une autre personne, physique ou morale, publique ou
privée (art L 2 du Code du Travail).

RISQUES PROFESSIONNELS
Le risque professionnel, c’est la probabilité de la
survenance d’une atteinte à l’intégrité physique ou morale
du travailleur à l’occasion de l’exécution de son contrat de
travail.

SYNDICAT
Groupement constitué par des personnes exerçant la même
profession, des métiers similaires ou des professions
connexes, en vue de l’étude et de la défense des intérêts
économiques, industriels, commerciaux, agricoles et
artisanaux de ses membres.

16/99
LISTE DES ABREVIATIONS

DOM / TOM : Département D’outre Mer / Territoire


d’Outre Mer ;
A.O.F: Afrique Occidentale Française ;
C: Convention ;
CC: Convention collective ;
CCF: Convention collective fédérale ;
CCNI : Convention collective nationale
interprofessionnelle ;
CHS : Comité Hygiène et de Sécurité ;
CSS: Caisse de Sécurité Sociale ;
CT : Code du travail ;
DTSS : Direction du Travail et de la Sécurité Sociale ;
IRTSS : Inspection Régionale du Travail et de la Sécurité
Sociale ;
IPRES: Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal ;
IPM : Institution de Prévoyance Maladie ;
JO: Journal Officiel ;
JOS: Journal Officiel Spécial ;
OIT: Organisation Internationale du Travail ;
NIT : Norme Internationale du Travail ;
I.G.T.L.S : Inspection Générale du Travail Et Des Lois
Sociales ;
R: Recommandation ;

17/99
INTRODUCTION
De sa création au 19ème (XIX) siècle à nos jours, la vocation
de l’Inspection du Travail demeure, au plan idéologique,
inchangée : la prise en charge globale, au sein de
l’appareil d’Etat, des intérêts de l’homme au travail, dans
un souci de justice et de paix sociales, ainsi que de
développement économique harmonieux.
Mais, de sa fonction originelle de « gendarme » de la lutte
contre les effets sociaux néfastes de la première révolution
industrielle en Europe, l’Inspection du Travail, qui agit
dans un milieu (l’entreprise) qui n’est ni homogène dans
ses composantes, ni figé dans ses caractéristiques sociales,
techniques et économiques, a vu ses missions et
responsabilités s’élargir au fur et à mesure des diverses
mutations sociales, politiques, scientifiques, technologiques
et économiques.

Devenue un des moteurs du progrès social, elle doit


continuellement ajuster son organisation et, passant d’une
stratégie d’action traditionnellement réactive à une stratégie
proactive orientée vers l’anticipation et la prévention,
adapter ses méthodes d’intervention, pour faire face aux
défis croissants auxquels le monde globalisé d’aujourd’hui
la soumet :

 défis de l’adaptation permanente de l’homme au


travail ;

18/99
 défis de la segmentation du marché du travail et de la
précarisation de l’emploi, face à une population
active croissante ;

 défis de la « déréglementation » et de la complexité


du droit du travail ;

 défis de la lutte contre les inégalités, les exclusions et


la pauvreté ;
 défis du transfert d’industries polluantes ou
dangereuses ;

 défis liés aux incertitudes de la conjoncture


économique et à la concurrence ;
 défis de la coexistence de deux mondes du travail,
l’un technologiquement avancé, l’autre utilisant
encore des méthodes de travail traditionnel.

Ainsi si l’Inspection du Travail contribue à l’élaboration et


la mise en œuvre de la législation sociale, son action n’en a
pas moins pour finalité de participer directement et de
manière significative au développement économique et
social.

Par l’impact direct et décisif de son action au sein du jeu


économique l’Inspection du Travail garante de l’ordre
public social participe au progrès des entreprises en aidant

19/99
ses différentes composantes à préserver ou restaurer les
conditions de travail, et la cohésion sociale.
Pour autant bien qu’elle soit la seule administration
publique qui a un accès direct et permanent à tous les
niveaux de l’entreprise, l’Inspection du Travail, composée
de fonctionnaires d’autorité, demeure dans notre pays assez
peu connue de ceux qu’elle a vocation à servir.
Il apparaît donc nécessaire de disposer d’une source
d’information commune sur l’Inspection du Travail, sous la
forme d’un document de référence, permettant désormais
de mieux faire connaître cette Administration dans son rôle,
son organisation, son fonctionnement, ses instruments et
moyens et d’harmoniser, en son sein, ses méthodes et ses
pratiques d’intervention.
C’est à cette fin que répond le présent guide
méthodologique, qui a la prétention d’être pour ses
destinataires (employeurs, travailleurs, autorités,
enseignants, chercheurs, Inspecteurs et Contrôleurs du
Travail et de la Sécurité sociale eux-mêmes, etc.), à la fois :
- un recueil d’informations utiles ;
- un document de références juridiques ;

- un ouvrage didactique ;

- un manuel pratique des méthodes d’intervention de


l'Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale.

20/99
La première partie passe en revue les principaux textes
juridiques, tant d’origine internationale que d’origine
nationale.

La seconde partie présente les missions, l’organisation et le


fonctionnement, ainsi que les agents de l’Inspection du
Travail.
La troisième partie traite des pouvoirs et moyens d’action
des agents de l’Inspection du Travail.

La quatrième et dernière partie du guide est consacrée à


l’activité principale de l’Inspection du Travail et de la
Sécurité sociale : la visite d’entreprise

21/99
PREMIERE PARTIE

REFERENTIEL JURIDIQUE DE L’INSPECTION


DU TRAVAIL ET DE LA SECURITE SOCIALE

L'Inspection du Travail et de la Sécurité sociale présente la


particularité d'être régie par des textes d'origine
internationale et des textes d'origine nationale qui en
constituent le référentiel juridique.

CHAPITRE 1 : LES TEXTES D’ORIGINE INTERNATIONALE.

Ils sont principalement constitués de conventions et de


recommandations de l'OIT.
Section 1 : Les conventions de l’Organisation
Internationale du Travail (OIT)

Une Convention de l'OIT est un instrument juridique


international élaboré par les mandants de l’OIT
(Organisations de travailleurs- Organisations de
Travailleurs- Gouvernements) qui, une fois ratifiée par un
Etat membre crée des obligations à sa charge.

Le Sénégal a ratifié 37 conventions dont 33 seulement sont


en vigueur, parmi lesquelles on peut retenir essentiellement
10 :

22/99
la Convention 81 sur l'Inspection du Travail dans
l'Industrie et le Commerce de 1947 ratifié le 22/10/ 1962 ;
la Convention 102 sur la Sécurité sociale (concernant la
norme minimum) de 1952 ratifié le 22/10/1962 ;
Huit Conventions fondamentales de la Déclaration de 1998
de l’OIT sur les Principes et Droits fondamentaux que
sont :

• la c 87 sur la liberté syndicale et la protection du


droit syndical de 1948 ratifiée le 04/11/1960 ;
• la c 98 sur le droit d'organisation et de négociation
collective de 1949 ratifiée le 28/07/1961 ;
• la c 100 sur l'égalité de rémunération de 1951 ratifiée
le 22/10/1962 ;
• la c 111 sur la discrimination en matière d'emploi et
de profession de 1958 ratifiée le 13/11/1967 ;
• la c 29 sur le travail force de 1930 ratifiée le
04/11/1960 ;
• la c 105 sur l'abolition du travail force de 1957
ratifiée le 28/07/1961 ;
• la c 138 sur l'age minimum d'admission a l'emploi de
1973, ratifiée le15/12/1999 ;
• la c 182 sur les pires formes de travail des enfants de
1999, ratifiée le 01/01/2000 ;

A coté des Conventions, les Recommandations occupent


aussi une place importante.

23/99
Section 2 : Les recommandations de l’OIT

Instruments juridiques élaborés suivant la même procédure


que les Conventions, les Recommandations contiennent des
principes directeurs non contraignants.

Elles constituent des normes internationales du travail et


ne sont pas soumises à la ratification des Etats membres.
Les recommandations peuvent correspondre à des
conventions dont elles ont pour objet de faciliter la mise en
oeuvre afin d'atteindre les objectifs visés dans ces dernières.

Elles peuvent aussi être autonomes, c'est à dire sans lien


avec des Conventions.
Les Recommandations sont actuellement au nombre de cent
quatre vingt dix huit (198) dont il conviendra de retenir
essentiellement :

 celles qui portent sur l'Administration du Travail et


l'Inspection du Travail, notamment :

• R 158 sur l'Administration du Travail, 1978 ;


• R 81 sur l'Inspection du Travail (Industrie et
Commerce), 1947 ;
• R 82 sur l'Inspection du Travail (Mine et Transport),
1947 ;
• R 133 sur l'Inspection du Travail (Agriculture),
24/99
1969 ;

 celles qui contiennent des principes fondamentaux,


notamment:

• R 163 sur la négociation collective, 1981 ;


• R 35 sur la contrainte indirecte au travail, 1930 ;
• R 36 sur la réglementation du travail forcé, 1960 ;
• R 90 sur l'égalité de rémunération, 1951 ;
• R 111 sur la discrimination (l’emploi et profession),
1958 ;
• R 146 sur l'âge minimum d'admission à l'emploi,
1973 ;
• R 190 sur les Pires formes de Travail des enfants,
1999 ;
• R 198 sur la relation de travail, 2006 ;

25/99
CHAPITRE 2 : LES TEXTES D’ORIGINE NATIONALE
Il s'agit essentiellement, outre la Constitution qui contient
quelques dispositions intéressant la matière, de la
législation nationale qui est articulée autour des lois, des
décrets, des arrêtés, des conventions collectives et accords
collectifs.

Section 1 : Les lois


Il s’agit notamment de :

• loi n° 61- 33 du 15 Juillet 1961 portant Statut général


des Fonctionnaires ;

• loi n° 65 - 60 du 21 Juillet 1965 portant Code pénal


(crimes et délits) ;

• loi n° 73 - 37 du 31 Juillet 1973 portant Code de la


Sécurité sociale ;

• loi n° 75 - 50 du 03 Avril 1975 relative aux


institutions de prévoyance sociale que sont l'IPRES,
la Caisse de Sécurité sociale et les IPM ;

• - loi n° 97 - 17 du 1er Décembre 1997 portant Code


du Travail de la République du Sénégal ;

• loi n° 2002 - 550 du 30 Mai 2002 portant Code des


Marchés publics ;

• loi n° 2002-22 du 16 août 2002 portant Code de la


26/99
Marine marchande;

• loi n˚ 2004-06 du 06 février 2004 portant Code des


Investissements du Sénégal ;

A ces lois s'ajoutent des décrets

Section 2 : Les décrets


On peut sérier les décrets selon qu'ils portent sur des
questions relatives aux organismes et moyens d'exécution, à
la sécurité et santé au travail ou aux conditions générales de
travail et à la sécurité sociale.

 Concernant les organismes et moyens d'exécution, on


peut noter :

• le décret n° 61-452 du 29 novembre 1961


fixant les conditions d’organisation et de
fonctionnement du Conseil Consultatif
national du Travail et de la Sécurité sociale, de
sa commission permanente et de ses deux sous
commissions ( JO du 16 Décembre 1961) ;

• le décret n° 62-017 du 22 janvier 1962 fixant


l’échelle des peines de simple police
applicable aux auteurs de contraventions aux
dispositions du Code du Travail et des
règlements prévus pour son application (JO
n°3506 du 10 février 1962) ;

27/99
• le décret n° 69-137 du 12 février 1969 fixant
les règles d'organisations et de fonctionnement
du comité technique consultatif nationale pour
l'étude des questions intéressant l'hygiène et la
sécurité (JO n° 4017 du 08 Mars 1972) ;

• le décret n° 77- 884 du 10 octobre 1977


portant statut particulier du cadre des
fonctionnaires du Travail et de la Sécurité
sociale (JO n° 4607 du 12 Janvier 1978).
 En matière de sécurité et santé au travail, il convient de
retenir:

• le décret n° 94- 244 du 07 mars 1994 fixant les


modalités d’organisation et de fonctionnement des
Comités d’Hygiène et de Sécurité au Travail (JO
n° 55 -83 du 04 juin 1994) ;

• le décret n° 2006 - 1249 du 15 novembre 2006


fixant les prescriptions minimales de sécurité et
de santé pour les chantiers temporaires ou
mobiles ;

• le décret n° 2006 - 1250 du 15 novembre 2006


relatif à la circulation des véhicules et engins à
l'intérieur des entreprises ;

• le décret n° 2006 - 1251 du 15 novembre 2006


relatif aux équipements de travail, fixant les
mesures de protection à appliquer aux machines,
28/99
engins et installations de travail ;

• le décret n° 2006 - 1252 du 15 novembre 2006


fixant les prescriptions minimales de prévention
de certains facteurs physiques d'ambiance ;

• le décret n° 2006 - 1253 du 15 novembre 2006


instituant une Inspection Médicale du Travail et
fixant ses attributions dans le dispositif de
protection de la santé des travailleurs ;

• le décret n° 2006 - 1254 du 15 novembre 2006


relatif à la manutention manuelle des charges et à
l’utilisation des moyens de levage ;

• le décret n° 2006 - 1255 du 15 novembre 2006


relatif aux moyens juridiques d'intervention de
l'Inspection du Travail dans le domaine de la
santé et sécurité au travail ;

• le décret n° 2006 - 1256 du 15 novembre 2006


fixant les obligations des employeurs en matière
de sécurité et de santé au travail ;

• le décret n° 2006 - 1257 du 15 novembre 2006


fixant les prescriptions minimales de protection
contre les risques chimiques ;

• le décret n° 2006 - 1258 du 15 novembre 2006


fixant les missions et les règles d'organisation et
29/99
de fonctionnement des services de médecine du
travail ;

• le décret n° 2006 - 1259 du 15 novembre 2006


relatif aux mesures de signalisation de sécurité au
travail ;
• le décret n° 2006 - 1260 du 15 novembre 2006
relatif aux conditions d'aération et aux mesures
d'assainissement des lieux de travail ;

• le décret n° 2006 - 1261 du 15 novembre 2006


fixant les mesures générales d'hygiène et de
sécurité dans les établissements de toute nature.

• S'agissant des conditions générales de travail et de


sécurité sociale, notons en particulier :

• le décret n° 67-1360 du 9 décembre 1967 fixant


les conditions et les modalités de désignation des
délégués du personnel dans les entreprises et
définissant leur mission (JO n° 3932 du 23
Décembre 1967) ;

• le décret n° 70 - 180 du 20 février 1970 fixant les


conditions particulières du travailleur journalier et
saisonnier (JO n° 4091 du 09 Mars 1970) ;

30/99
• le décret n° 70 - 182 du 20 février 1970
déterminant les heures pendant lesquelles, le
travail est considéré comme travail de nuit( JO n°
4091 du 09 Mars 1970) ;

• le décret n° 70-183 du 20 février 1970 fixant le


régime général des dérogations à la durée légale
du travail, modifié ;

• le décret n° 70 - 184 du 20 février 1970 fixant les


modalités de rémunérations des heures
supplémentaires ;

• le décret n° 73 - 085 du 30 janvier 1973 fixant,


en application de l'article L 142 du Code du
Travail, les modalités d'application du repos
hebdomadaire dans les entreprises autres que les
établissements et services publiques( JO n° 4280
du 03 Mars 1973) ;

• le décret n° 83 - 680 du 29 janvier 1983


abrogeant et remplaçant l'article 10 du décret
précité (JO 4961 du 13 Août 1983) ;

• le décret n° 89 - 1122 du 15 septembre 1989


fixant les conditions particulières d'emploi du
travailleur engagé en complément d'effectif ou
pour effectuer un remplacement( JO n°5309 du 19
31/99
Septembre 1989).
• L'article 2 du précédent décret est abrogé par le
décret 90 - 126 du 1er Février 1990 (JO n° 5346
du 28 Avril 1990) ;

• le décret n° 2006 - 1262 du 15 novembre 2006


modifiant l'article 11 du décret n° 70 - 183 du 20
Février 1970 fixant le régime général des
dérogations à la durée légale du travail(JO n°
4091 du 09 Mars 1970).

Aux décrets cités ci-dessus s'ajoutent des arrêtés.

Section 3 : Les arrêtés

IL convient de distinguer les arrêtés suivant leurs domaines


d'intervention. On peut en retenir principalement quatre
(04) :

 Dans le domaine de l’organisation et des moyens de


contrôle de l'Inspection du Travail :

• l'arrêté général n° 6554 IGT/LS/AOF du 03


septembre 1953 créant un registre dit "registre
d'employeur" ;

• l'arrêté général n° 6555 IGT/LS/AOF du 03


septembre 1953 portant dérogation à la tenue du
registre d'employeur ;
32/99
• l'arrêté ministériel n° 15660/MFPT/DTSS du
17 septembre 1962 fixant les modalités de la
déclaration des établissements prévues par l'article
191 du Code du Travail( alinéa 1 et 2), JOS du 20
Octobre 1962, page 1695 ;

• l'arrêté ministériel n° 7301/MFPT/DTSS/TMO


du 17 mai 1963 déterminant les modalités des
déclarations de mouvements de travailleur (JOS
n° 3610 du 22 Juin 1963) ;

• l'arrêté ministériel n° 8949/MFPTE/DTSS du


14 août 1972 déterminant les modalités de la
déclaration annuelle de la situation de la main
d'œuvre (JOS n° 4247 du 09 septembre 1972) ;
• l’arrêté n° 7435 du 09 décembre 1991 fixant les
ressorts et les sièges des Inspections du Travail et
de la Sécurité sociale et définissant leur
organisation et leurs règles de fonctionnement.

 En matière de sécurité et santé au travail :

• l'arrêté général n° 398 du 19 janvier 1955


déterminant les conditions dans lesquelles sont
installés et approvisionnés en médicaments et objets
de pansements les infirmeries, salles de pansement et
boites de secours dans les entreprises (JO du 29
Janvier 1955) ;
33/99
• l'arrêté local n° 2423 du 28 avril 1955 fixant les
modalités de constitutions, de fonctionnement des
services médicaux et sanitaires communs à plusieurs
établissements (JO du 12 Mai 1955)

• l'arrêté n° 8845 du 15 novembre 1955 fixant la liste


des établissements où sont effectués des travaux
insalubres ou salissants et les conditions dans
lesquelles des bains douches seront mis à la
disposition des entreprises ( JO du 26 Novembre
1955) ;

• l'arrêté Inter ministériel n° 5326 MFPET/DTSS


du 02 juin 1981 fixant la répartition des siéges entre
les organisations professionnelles au sein du comité
technique consultatif nationale pour l'étude des
questions intéressant l'hygiène et la sécurité des
travailleurs.
• A propos des conditions générales de travail, il y a
notamment :

• l'arrêté n° 8127 du 29 décembre 1953 déterminant


les conditions de forme et de fond, les effets, les cas
et conséquences de la résiliation et les mesures de
contrôle de l'exécution du contrat d'apprentissage (JO
du 14 Janvier 1954) ;

34/99
• l’arrêté n° 74 du 4 janvier 1968 fixant, en
application de l’article 99 du Code du Travail, les
modalités de communication, de dépôt et d’affichage
du règlement intérieur, ainsi que le nombre de
travailleurs de l’établissement au-dessus duquel
l’existence de ce règlement est obligatoire ;

• l'arrêté n° 974 du 23 janvier 1968 déterminant les


conditions générales d'emploi des domestiques et
gens de maison, modifié par les arrêtés ministériels
n° 3006 MFPTE/DTSS du 20 Mars 1972 et n° 10117
MFPTE/CAB/DTSS du 12 Septembre 1975 ;

• l'arrêté général n°10844 du 17 décembre 1956


fixant le régime des congé annuels payés (JO AOF n°
2863 du 29 Décembre 1956) ;
• l’arrêté n°30 du 7 janvier 2005 fixant les modalités
d’application du contrat de tâcheronnat ;

• l’arrêté n° 31 du 7 janvier 2005 fixant les modalités


d’aménagement du temps de travail dans les
industries textiles et de la confection ;

• -l’arrêté n° 32 du 7 janvier 2005 fixant les modalités


d’application de la semaine de quarante heures dans
les entreprises de téléservices et celles évoluant dans
le secteur des technologies de l’information et de la
communication ;
35/99
• l’arrêté n° 33 du 7 janvier 2005 fixant les modalités
d’application de la semaine de quarante heures dans
les industries textiles et de la confection ;

• l’arrêté n° 34 du 7 janvier 2005 fixant les modalités


d’aménagement du temps de travail dans les
entreprises de téléservices et celles évoluant le
secteur des technologies de l’information et de la
communication ;

• l’arrêté n° 35 du 7 janvier 2005 fixant les normes et


modalités de rémunération à la tâche ou à la pièce.

 Concernant le travail des enfants, il s'agit principalement


des arrêtés ci- après:

• l’arrêté n° 3748 du 6 juin 2003 relatif au travail


des enfants ;

• l’arrêté n° 3749 du 6 juin 2003 fixant et


interdisant les pires formes du travail des enfants ;

• l’arrêté n° 3750 du 6 juin 2003 fixant la nature


des travaux dangereux interdits aux enfants et
jeunes gens ;

• l’arrêté n° 3751 du 6 juin 2003 fixant les


catégories d’entreprises et travaux interdits aux
36/99
enfants et jeunes gens ainsi qu’à l’âge limite
auquel s’applique l’interdiction.

Section 4 : Les conventions et accords collectifs


Les conventions et accords collectifs constituent la
particularité du droit du travail par rapport aux autres
branches du droit, en ce sens qu'ils peuvent déroger aux lois
et règlements lorsqu'ils prévoient des dispositions plus
favorables au travailleur.
Une convention collective est un accord relatif aux
conditions de travail conclu entre, d’une part, les
représentants d’un ou plusieurs syndicats ou groupements
professionnels de travailleurs, et, d’autre part, une ou
plusieurs organisations syndicales d’employeurs, ou un ou
plusieurs employeurs pris individuellement.
Il existe, au Sénégal, une Convention Collective Nationale
Interprofessionnelle (CCNI) du 27 Mai 1982 qui présente la
particularité de régir toutes les relations de travail sur toute
l'étendue du territoire national.
En plus de la CCNI, il y a des conventions collectives
portant chacune sur des branches ou secteurs d'activité
propres. On peut retenir, notamment :
- la CC des industries hôtelières (annexes de
classifications révisées en Novembre 1998);
- la CC des industries alimentaires ;
- la CC des industries de la confection;
- la CC de l'industrie des corps gras;
37/99
- la CCF des industries extractives et de la prospection
minière ;
- la CC des industries polygraphiques;
- la CCF de l'industrie textile;
- la CCF des auxiliaires de transport;
- la CC des ouvriers des boulangeries de la délégation
de Dakar et dépendances;
- la CC de la mécanique générale ;
- la CC des banques et établissements financiers du
Sénégal;
- la CC des sociétés d'assurances ;
- la CC des transports aériens ;
- la CCF du bâtiment et des travaux publics ;
- la CC du commerce;
- la CC des transports publics routiers ;
- la CC du personnel de l'enseignement privé du
Sénégal;
- la CC des journalistes et techniciens de la
communication sociale du Sénégal.

38/99
Il faut noter que, pour l’essentiel, ces conventions ne
demeurent applicables que dans leurs annexes de
classification et dans leurs dispositions plus favorables que
celles de la CCNI.

Pour ce qui est des accords collectifs, il sied de mentionner


qu'ils sont conclus entre, d'une part, un employeur ou un
groupement d'employeur, et, d'autre part, les délégués du
personnel et les représentants des syndicats les plus
représentatifs du personnel de l'entreprise, du ou des
établissements intéressés, et y étant effectivement
employés.
Ils ont pour objectif de compléter les conventions
collectives sur des points particuliers notamment, les
conditions d'attribution et le mode de calcul de la
rémunération au rendement, les primes à la production
individuelle et collective ainsi que les primes à la
productivité.

39/99
DEUXIEME PARTIE

L’INSPECTION DU TRAVAIL ET DE LA SECURITE


SOCIALE

L’’Inspection du Travail et de la Sécurité Sociale est


l’élément central de l’Administration du Travail aux termes
des dispositions de la Convention 81 de l’OIT de 1947. Au
niveau interne, c’est la Loi 97-17 du 1er décembre 1997
portant Code du Travail et d’autres textes qui fixent les
missions, l’organisation, le fonctionnement de l’Inspection
du Travail ainsi que le statut de ses agents.

CHAPITRE 1 : LES MISSIONS DE L’INSPECTION DU TRAVAIL

La finalité de l’Inspection du Travail et de la Sécurité


sociale est d’assurer l’application de la législation sociale.
Elle se décline en missions :

Missions Juridiques (section1),

Missions de contrôle (section 2),


Missions de régulation sociales (section 3),
Missions administratives (section 4),

Missions économiques (section 5)

40/99
Section 1 : Missions juridiques
Paragraphe 1 : Elaboration des projets de lois et
règlements
Les Inspecteurs du Travail élaborent les projets de lois et de
règlements dans les domaines du travail, de la main-
d’œuvre et de la sécurité sociale.
Paragraphe 2 : Suivi de l’application de la
législation et de la réglementation
sociales
Les Inspecteurs du Travail sont chargés de suivre
l’exécution de la législation et de la réglementation sociale
tant à l’endroit des employeurs publics ou privés, et des
travailleurs, qu’à l’endroit des organismes de sécurité
sociale.
Paragraphe 3 : Conseil et information sur la
législation sociale

Les Inspecteurs du Travail sont chargés d’éclairer de leurs


conseils et de leurs recommandations, d’informer les
employeurs et les travailleurs ainsi que leurs représentants
sur la législation et la réglementation sociale.

Section 2 : Missions de contrôle


Le contrôle constitue la mission principale de l’Inspection
du Travail. Il se fait à deux niveaux, à l’Inspection du
Travail et en entreprise :
- à l’occasion du dépôt de certains documents notamment
les contrats, les déclarations de mouvement de travailleur,
41/99
les déclarations d’ouverture ou de fermeture
d’établissement, les déclarations annuelles de la situation de
la main d’œuvre… l’Inspecteur du Travail vérifie la
conformité des renseignements portés par rapport à la
législation sociale ;
- à tout moment, l’Inspecteur du Travail peut exiger la
présentation de certains documents tels que bulletins de
salaires, registres de paiement, registres d’employeur,
registres de sécurité…
- l’Inspecteur du Travail est aussi appelé à exercer un
contrôle au niveau de l’entreprise (cf. quatrième troisième
partie) portant sur tous les aspects de la législation du
travail (notamment les salaires, le fonctionnement des
institutions représentatives, le respect par l’employeur des
dispositions en matière d’hygiène et de sécurité en vue de la
prévention des risques professionnels Art.L170 du Code du
Travail).

Section 3 : Missions de régulation sociales


Ces missions de l’Inspection du Travail sont
principalement la prévention et le règlement des différends
de travail.
Paragraphe1 : Prévention des différends de travail
La prévention a pour but d’éviter les différends de travail,
promouvoir et maintenir la paix sociale au sein de
l’entreprise, la perturbation de celle-ci pouvant avoir des
conséquences néfastes sur les performances de l’entreprise.
42/99
Pour mener à bien cette mission l’Inspecteur a recours au
dialogue social et à la négociation collective :
- le dialogue social est un mécanisme de consultation, de
concertation et de négociation entre partenaires sociaux. Il
se déroule à trois niveaux :
 dans l’entreprise il concerne l’employeur et les
travailleurs ;
 au niveau de la branche d’activité il intéresse les
organisations d’employeurs et celles des
travailleurs ;
 au niveau national il concerne les organisations
syndicales d’employeurs et celles des travailleurs
ainsi que l’organe représentant l’Etat.
- La négociation collective est l’ensemble des discussions
entre des représentants des employeurs et des organisations
syndicales représentatives des salariés dans le but de
conclure une convention ou un accord : la négociation
collective est l’une des formes du dialogue social.
Dans ce cadre, l’Inspecteur du Travail peut être amené à
jouer le rôle de conseiller, de médiateur ou d’arbitre.
Le dialogue social et la négociation collective contribuent
fortement à améliorer les relations professionnelles.
Toutefois, lorsque ces mécanismes ne fonctionnent pas et
que survient un conflit, l’Inspecteur du Travail peut
intervenir pour son règlement.

43/99
Paragraphe 2 : Règlement des différends de travail
L’Inspecteur peut intervenir pour le règlement des
différends individuels et des différends collectifs.
- Les différends individuels de travail
Les différends individuels de travail sont ceux qui
surviennent entre un employeur et un ou des travailleurs à
l’occasion de l’exécution ou de la rupture du contrat de
travail. En matière de différend individuel de travail, la
saisine de l’Inspecteur du Travail dans le cadre de la
procédure de conciliation se fait obligatoirement par écrit.
La requête doit comporter les mentions essentielles à sa
compréhension et son exploitation par l’Inspecteur du
travail telles que :
- l’identité et l’adresse précise de chacune des parties,
- l’objet de la requête,
- un exposé sommaire des faits,
- l’énumération complète des réclamations,
- la signature du ou des requérants (cf. article L 241
du code du travail)
La procédure de règlement du différend est prévue à
l’article L 241 du Code du Travail qui dispose que
l’Inspecteur convoque les parties qui sont tenues de se
présenter aux jours et heures fixés .
Il leur fait connaître les droits du travailleur.

44/99
Si les parties sont disposées à se concilier l’Inspecteur
dresse un procès verbal de conciliation. Toutefois il doit
refuser d’entériner un accord portant manifestement atteinte
aux droits incontestables du travailleur (Art L 241 al 10
C.T.).
Revêtu de la formule exécutoire apposée par le Président
du Tribunal du Travail, ce procès verbal de conciliation à
valeur de jugement.
En cas d’échec de sa tentative de conciliation,
l’Inspecteur du Travail, dresse un procès verbal de non
conciliation et, à la demande de l’une des parties ou du
Tribunal du Travail, transmet le dossier complet qu’il a pu
constituer dans ce différend au Président du Tribunal du
Travail.
- Les différends collectifs de travail
Le différent collectif ou conflit collectif du travail est un
désaccord entre les travailleurs organisés ou non en
syndicat et leur (s) employeur (s) appartenant ou non à une
organisation patronale, portant sur une ou plusieurs
questions relatives à l’intérêt collectif des travailleurs sur
leurs lieux de travail.
L’Inspecteur du Travail joue un rôle déterminant dans le
règlement des différends collectifs intervenant dans son
ressort dans la mesure où il est saisi par la partie la plus
diligente conformément à la procédure prévue par le Code
du Travail.

45/99
Toutefois il peut prendre l’initiative d’intervenir auprès des
parties à titre de médiation afin de rapprocher les points de
vue.
Lorsque le conflit s’étend sur le ressort de plusieurs
Inspections régionales du Travail, c’est le Directeur du
Travail et de la Sécurité sociale qui est compétent.
La procédure de règlement du conflit collectif obéit aux
dispositions de l’article L 271 et suivants du Code du
Travail.
En plus de ses missions de régulation sociales, l’Inspecteur
du Travail accomplit des missions administratives.

Section 4 : Missions administratives


Paragraphe1 : fonctions d’administration générale

Les fonctions d’administration générale consistent à la


gestion quotidienne de certains documents, dossiers ou à la
participation à des organes consultatifs. Les fonctions
administratives s’exercent notamment :

- Sur les contrats de travail :


Les contrats de travail à durée déterminée font l’objet de
dépôt au niveau de l’Inspection du Travail, et l’Inspecteur
vérifie leur conformité à la réglementation, en ce qui
concerne notamment les classifications, les salaires, les
horaires de travail, les clauses spécifiques. Le visa est

46/99
obligatoire pour le contrat de tâcheronnat avant tout début
d ‘exécution.
- Sur les règlements intérieurs et les accords collectifs :

Toujours dans le cadre de ses missions administratives,


l’Inspecteur du Travail est chargé de vérifier la conformité
à la réglementation du travail, des règlements intérieurs et
des accords collectifs qui lui sont soumis. Ensuite, il fait
des observations sur ces documents et exige le retrait des
dispositions contraires aux lois et règlements en vigueur.
- Lors de la délivrance des attestations :
L’Inspecteur est amené à établir des documents
administratifs tels que les attestations de chômage, les
attestations de service, les attestations de régularité pour
attester que l’entreprise est en règle vis a vis de la
législation sociale après avoir vérifié tous les documents
relatifs à la gestion du personnel.
- Lors des enquêtes administratives :
L’Inspecteur du Travail procède également à des enquêtes
administratives, notamment en cas d’accident du travail et
maladies professionnelles, de demande d’autorisation de
licenciement de délégué du personnel, d’enquêtes sur les
circonstances et conditions de formation des syndicats etc.
- Lors de la participation aux organes consultatifs :
L’Inspecteur du Travail préside par exemple la commission
de classement lorsqu’un travailleur conteste sans suite

47/99
favorable, le classement de son emploi dans la hiérarchie
professionnelle auprès de son employeur.
- Elaboration de rapports :
L’Inspecteur du Travail élabore des rapports d’activités
mensuelle, trimestrielle ou annuelle qu’il transmet à la
Direction du Travail et de la Sécurité sociale ; il établit
également des rapports en cas d’accident mortel, ou à la
demande de l’autorité hiérarchique lorsque survient une
situation particulière.

Paragraphe 2 : fonctions d’autorité


 Octroi de dérogations et d’autorisations
L’Inspecteur du Travail exerce des fonctions d’autorités
lorsqu’il émet des actes tels que :
- les lettres d’observation aux employeurs ;
- les mises en demeure ;
- les procès-verbaux d’infraction ;
- les procès-verbaux de carence en matière
d’élection de délégué du personnel ;
- les autorisations ou refus de licencier les
délégués du personnel ;
- les autorisations ou refus de licencier des
membres titulaires ou suppléants du Conseil
Consultatif National du Travail et de la Sécurité
Sociale (CCNTSS) ;

48/99
- les autorisations de faire effectuer des heures
supplémentaires ;
- les octrois de dérogation aux conditions
d’éligibilité aux fonctions de délégué du personnel.
Section 5 : Missions économiques
L’accomplissement des missions énoncées ci-dessus place
l’Inspection du Travail et de la Sécurité sociale au cœur de
l’activité économique.

En effet, par ses actions de veille sur la sécurité et la santé


des travailleurs, de régulation des relations professionnelles
et de promotion de la paix sociale, condition sine qua non
de la productivité et de la compétitivité des entreprises,
l’Inspecteur du travail contribue à la performance
économique. De même son rôle d’observateur privilégié
permet de rendre compte de l’impact social des politiques
et programmes économiques mis en œuvre, par la collecte
et la diffusion d’informations et de données statistiques. En
veillant par ailleurs à l’égal respect de la législation sociale
par tous les acteurs de la vie économique et sociale,
l’Inspection du Travail contribue de manière significative à
l’Etat de droit économique et à l’Etat de droit social.

49/99
CHAPITRE 2 : ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT
L’INSPECTION DU TRAVAIL
L’Inspection du Travail est un service extérieur de la
Direction du Travail et de la Sécurité sociale rattachée au
Ministère chargé du Travail. En tant que service public
déconcentré, elle a une organisation et un fonctionnement
propres qui relèvent de l’arrêté n° 7435/MTFP/DTSS du 2
septembre 1991.
Section 1 : organisation
L’organisation de l’Inspection du Travail et de la Sécurité
sociale doit être envisagée à deux niveaux : au niveau
national et au niveau régional.
Paragraphe 1 : Au niveau National

Les Inspections du Travail sont réparties sur l’ensemble du


territoire national, à raison d’une Inspection par
circonscription régionale administrative à l’exception de
Dakar, qui compte en plus de l’Inspection de la région de
Dakar, l’Inspection du Travail de la Zone Franche
Industrielle (article 2 de l’arrêté 7435)
Le champ de compétence de chaque Inspection régionale
du Travail et de la Sécurité sociale se limite à son ressort
territorial.

En outre une section régionale de la main d’œuvre est


placée sous l’autorité et le contrôle de l’Inspecteur régional
du Travail et de la Sécurité sociale dans chacune des
50/99
Circonscriptions régionales du Travail excepté à Dakar où
le service compétent est le Bureau de la main d’œuvre, logé
à la Direction de l’Emploi.

Paragraphe 2 : Au niveau Régional


L’Inspection régionale du Travail et de la Sécurité sociale
est dirigée par un Inspecteur du Travail et de la Sécurité
sociale ayant un adjoint et assisté de Contrôleurs du Travail
et de la Sécurité sociale, d’un Secrétariat, d’un Comptable
matière, d’un Bureau du Courrier, d’un fichier des
entreprises et des travailleurs et d’une Section régionale de
la Main d’œuvre (article 5 de l’arrêté 7435).
Section 2 : Fonctionnement
L’Inspecteur régional du Travail et de la Sécurité sociale
organise et coordonne les activités de l’Inspection
Régionale du Travail et de la Sécurité sociale sous
l’autorité directe du Directeur du Travail à qui il rend
compte de l’activité et des affaires relevant de sa
compétence et avec qui il correspond directement. Il est
assisté d’un adjoint à l’Inspecteur Régional du Travail et de
la Sécurité sociale et par des Contrôleurs du Travail et de la
Sécurité sociale (article 6 de l’arrêté 7435).
L’Inspecteur Régional du Travail et de la Sécurité sociale
est responsable de la répartition des taches du service dans
le cadre de la bonne marche du service et en cas d’absence
ou d’empêchement il est suppléé par son adjoint (article 7
arrêté n° 7435) ou par les préfets dans leurs départements
notamment en cas d’urgence (article 8 arrêté 7435).
51/99
En outre, l’Inspecteur Régional du Travail et de la Sécurité
sociale adresse ses correspondances au ministre chargé du
Travail sous le couvert du Gouverneur.

L’Inspecteur Régional du Travail et de la Sécurité sociale


entretient aussi des relations de collaboration dans le cadre
de l’approche pluridisciplinaire avec des services et
organismes concourant à l’accomplissement de ses
missions notamment la caisse de sécurité sociale,
l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal, (IPRES) les
institutions de prévoyance maladie (IPM) ainsi que les
services déconcentrés des autres ministères.

52/99
CHAPITRE 3 : LES AGENTS DE CONTROLE DE
L’INSPECTION DU TRAVAIL ET DE LA SECURITE SOCIALE
Les agents de contrôle de l’Inspection du Travail et de la
Sécurité sociale sont régis par des textes qui définissent
leurs statuts et fixent un certain nombre de règles de
déontologie.
Section 1 : statuts des agents de contrôle de l’Inspection
du Travail et de la Sécurité sociale
Les Inspecteurs et Contrôleurs du Travail et de la Sécurité
sociale sont régis par un statut général et un statut
particulier.

Paragraphe 1 : Statut général


Les Inspecteurs du Travail et de la Sécurité sociale comme
tous les fonctionnaires sont régis par la loi n° 61-33 du 15
juin 1961 portant Statut général des Fonctionnaires.

Paragraphe 2 : Statut particulier

Le Décret 77-884 du 10 Octobre 1977 fixe le Statut


particulier du Cadre des Fonctionnaires du Travail et de la
Sécurité sociale.
Ce décret détermine les trois corps du Cadre des
Fonctionnaires des services du Travail et de la Sécurité
sociale (Inspecteur, Inspecteur Adjoint, et Contrôleur), la
hiérarchie à laquelle ils sont rattachés, les modalités de leur
recrutement, leur classement indiciaire et leur avancement.
53/99
Pour accéder à cet emploi les Inspecteurs du Travail et de la
Sécurité sociale reçoivent une formation au cycle A de
l’Ecole Nationale d’Administration (ENA).
Les Contrôleurs du Travail et de la Sécurité sociale
reçoivent également une formation à l’ENA (cycle B)
Section 2 : Déontologie
La Déontologie regroupe l’ensemble des règles de bonne
conduite dans l’exercice de la profession.
L’Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale est un
agent assermenté (article L 191 du Code du Travail).

L’accomplissement de ses missions se fonde


principalement sur un respect scrupuleux des éléments de
déontologie qui ont pour source principale la Convention
81 de l’OIT, le Code du Travail et le Statut général des
Fonctionnaires.
Pour l’essentiel, il convient de retenir les éléments de
déontologie ci-dessous :
- La probité :
L’Inspecteur du Travail n’a pas le droit d’avoir un intérêt
quelconque direct ou indirect dans les entreprises placées
sous son autorité (article 15 a, C 81, art. L193 du CT).
. Il ne doit accepter ni rémunération, ni cadeau, ni avantage
particulier et encore moins les solliciter (article 10 Statut
général des Fonctionnaires).
. Il doit faire preuve de responsabilité et d’autorité pour
échapper à toute forme de concussion ou de corruption.

54/99
- L’impartialité :
L’Inspecteur du Travail doit observer une neutralité stricte
dans ses relations avec les employeurs et les travailleurs
(article 3 alinéa 2 C 81 articles L 191 et 193 du Code du
Travail).

- Le secret professionnel :
L’Inspecteur du Travail et de la sécurité sociale est tenu,
sous peine de sanctions pénales ou de mesures
disciplinaires appropriées, de ne point révéler même après
avoir quitté le service, les secrets de fabrication ou de
commerce ou les procédés d’exploitation dont il pourrait
prendre connaissance dans l’exercice de ses fonctions (Art.
15 b C 81 et l’article L 191 du code du travail).

Il a l’obligation de discrétion professionnelle pour tout ce


qui concerne les documents, les faits et informations dont il
a connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice
de ses fonctions (art. 14 loi 61-33 portant Statut général des
fonctionnaires).

- La confidentialité des plaintes :


L’Inspecteur du Travail doit tenir pour confidentielle toute
plainte lui signalant un défaut dans l’installation ou une
infraction aux dispositions légales et réglementaires (art.
15c C81 et art L192 CT).

- L’indépendance :
L’indépendance est garantie à l’Inspecteur du Travail dans
l’exercice de ses missions.
55/99
Son Statut et les conditions de service doivent lui assurer la
stabilité dans son emploi et le rendre indépendant de tout
changement de gouvernement et de toute influence
extérieure indue. (art. 6 C81).

- La libre décision :
Il est laissé à la libre appréciation de l’Inspecteur du Travail
de décider, de donner des conseils ou des avertissements,
d’adresser des lettres d’observation aux employeurs, de
signifier des mises en demeure, de dresser des procès-
verbaux d’infraction.
Dans ses décisions il apprécie librement s’il doit autoriser
ou refuser :
- le licenciement des délégués du personnel ;
- de faire effectuer des heures supplémentaires
(au-delà du contingent réglementaire) :
- des dérogations aux conditions d’éligibilité aux
fonctions de délégué du personnel.

- La responsabilité :
L’Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale est
responsable de l’exécution des tâches qui lui sont confiées
(Statut général des Fonctionnaires, article 12, alinéa 2).
L’Inspecteur chargé d’assurer la marche d’un service est
responsable à l’égard de ses supérieurs de l’autorité qui lui
a été confiée pour cet objet et de l’exécution des ordres
qu’il a donnés.
56/99
Il n’est dégagé d’aucune des responsabilités qui lui
incombent par la responsabilité propre de ses subordonnés.
(cf. Statut général des Fonctionnaires Article 13,).
L’Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale est un
agent assermenté (article L 191 du Code du Travail).
Nantis de ces éléments de déontologie indispensables à
l’accomplissement des missions de l’Inspection du Travail
et de la Sécurité sociale, les agents de contrôle peuvent
investir leurs secteurs d’intervention par le biais du
contrôle.

57/99
TROISIEME PARTIE

LES POUVOIRS ET MOYENS

En raison de l’importance de sa mission, l’Inspecteur du


Travail dispose de pouvoirs et de moyens qui lui confèrent
l’autorité nécessaire à l’efficacité de son action.
CHAPITRE 1 : LES POUVOIRS DE L’INSPECTEUR DU TRAVAIL
Section 1 : Les pouvoirs de contrôle
Le contrôle étant la fonction principale de l’Inspecteur du
Travail, ce dernier dispose d’importants pouvoirs en la
matière.
Paragraphe 1 : Pouvoir de libre entrée, de visite, de
contrôle et d’enquête.

L’Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale a le


pouvoir de pénétrer librement, à toute heure du jour ou de
la nuit, dans les établissements publics ou privés, laïcs ou
religieux assujettis au contrôle de l’Inspection du Travail.
Les chefs d’établissements sont tenus de prendre toutes
dispositions utiles pour assurer le libre accès de l’Inspecteur
du Travail sur le champ et même si la visite est inopinée.
A l’occasion de sa visite dans l’entreprise, l’Inspecteur du
Travail a le pouvoir, s’il le juge nécessaire, de :
- se faire accompagner d’interprètes officiels
assermentés, de médecins, d’experts ou de

58/99
techniciens, des délégués du personnel, de
l’employeur ou de son représentant ;
- interroger, avec ou sans témoin, l’employeur ou le
personnel de l’établissement, contrôler son identité ;
- demander des renseignements à toute personne dont
le témoignage ou les informations lui semblent
nécessaires ;
- procéder ou faire procéder à tous examens, contrôles
ou enquêtes nécessaires pour s’assurer que les
dispositions applicables sont effectivement
observées.
(Convention n°81 de l’OIT, article L197 du Code du
Travail)

Paragraphe 2 : Pouvoir de contrôle sur pièce

A la demande, même verbale, de l’Inspecteur du Travail


l’employeur est tenu de produire tout registre ou document
dont la tenue est prescrite par la loi. Ces registres ou
documents devront être exhibés immédiatement même en
cas d’absence du chef d’établissement (articles L197-5b,
L221 al1, L116, L204).

Paragraphe 3 : Pouvoir de convocation.


Ce pouvoir est conféré à l’Inspection du Travail par la loi
97-17 du 1er décembre 1997 portant Code du Travail de la
République du Sénégal à travers respectivement ses articles
L.241 alinéa 4 et L.273 alinéa 2.

59/99
Ainsi, le pouvoir de convocation fait obligation aux parties
dans le cadre du différend individuel de travail de se
présenter à l’Inspection au jour et à l’heure fixés sous peine
d’amende.
En ce qui concerne le différend collectif de travail,
l’Inspecteur du Travail convoque dans les quarante huit
heures après sa saisine les parties en conflit.
Par ailleurs, l’Inspecteur du Travail a le pouvoir de
convoquer la commission de classement en cas de différend
portant sur le classement de l’emploi d’un travailleur dans
la hiérarchie professionnelle.

Paragraphe 4 : pouvoir de prescription et de


vérification.

Le pouvoir de prescription et de vérification dont dispose


l’Inspecteur du Travail relève de diverses dispositions
conventionnelles, légales et règlementaires.

En matière d’affichage
Dans ce domaine, pouvoir est donné à l’Inspecteur du
Travail d’exiger l’affichage de tout document dont
l’apposition est prévue par les dispositions légales (article
12 alinéa 1c iii de la Convention N°81 de l’OIT)
notamment en ce qui concerne :
- Le tâcheronnat
- Les horaires de travail
- Le règlement intérieur
60/99
- Les consignes destinés à préserver la santé et la
sécurité des travailleurs

En matière de sécurité et santé au travail

Dans ce domaine, l’Inspecteur du Travail peut prescrire des


mesures générales de sécurité et santé au travail applicables
à tous les établissements, notamment en matière de :
- Nettoyage et désinfection des lieux de travail ;
- Atmosphère chauffage et éclairage des lieux de
travail ;
- Installation à usage personnel des travailleurs :
- Entreposage et manipulation de matières
inflammables :
- Evacuation du personnel et du public :
- Lutte contre les incendies :
- Installation, aménagement et utilisation des
élévateurs :
- Protection contre les machines dangereuses.

Section 2 : Les pouvoirs de coercition

Il s’agit notamment des pouvoirs, d’infliger une


amende et d’arrêter un chantier de bâtiment et travaux
publics.

Paragraphe 1 : pouvoir d’infliger une amende


Lorsqu’il est saisi d’un différend individuel de travail,
l’Inspecteur du Travail a le pouvoir d’infliger une amende à
61/99
toute partie (employeur ou travailleur) refusant de déférer à
sa convocation. Cette amende forfaitaire ne peut excéder
cinq cents mille (500 000) Francs

Paragraphe 2 : pouvoir d’arrêter un chantier


L’article 19 du décret n° 2006-1255 du 15 novembre
2006 donne à l’Inspecteur du Travail le pouvoir de
procéder à l’arrêt des travaux sur un chantier du bâtiment et
des travaux publics, lorsqu’il existe un danger grave et
imminent résultant d’un défaut ou d’une absence de
protection.

62/99
Chapitre 2 : LES MOYENS D’EXECUTION

Section 1 : les moyens de constatation

Paragraphe 1 : Commission d’experts, Aide et


Assistance

Dans le cadre de l’exercice de ses fonctions, l’Inspecteur du


Travail peut demander aide et assistance aux autorités
civiles et militaires, qui sont tenues de lui prêter main forte
(article L 196 du Code du Travail).

Par ailleurs, l’Inspecteur du Travail peut recueillir l’avis de


médecins, techniciens et experts dans les domaines relevant
de sa compétence.
Ces derniers sont tenus au secret professionnel dans les
mêmes conditions et sous les mêmes sanctions que
l’Inspecteur du Travail.

Paragraphe 2 : Le prélèvement et l’analyse


d’échantillons
Dans certains établissements, l’Inspecteur du Travail peut
faire procéder à des prélèvements et analyses de produits
(article 12, 1c4 de la Convention 81 et article L 197 5c de la
Loi 97-17).

Section 2 : Les actes de constatation et d’injonction


Paragraphe 1 : La lettre d’observation

La lettre d’observation est une correspondance que


63/99
l’Inspecteur du Travail adresse à l’employeur, aux
représentants du personnel ou aux institutions de
prévoyance sociale, pour relever des manquements à la
législation sociale, et recommander des mesures
correctrices.

Paragraphe 2 : La mise en demeure

Lorsqu’il constate que ses recommandations ne sont pas


suivies d’effets, ou lorsqu’il relève des manquements
graves aux normes et prescriptions en vigueur, l’Inspecteur
du Travail met en demeure l’employeur de s’y conformer.

La mise en demeure précise la nature des manquements


constatés ou des dangers relevés, et fixe le délai dans lequel
ils doivent disparaître (article L170 al .3 du Code du
Travail)
La mise en demeure est insérée dans le troisième fascicule
du registre d’employeur.

Paragraphe 3 : Le procès verbal de constat


d’infraction
L’Inspecteur du Travail peut dresser à l’encontre d’un
employeur ou d’un travailleur qui viole la législation
sociale, un procès verbal d’infraction faisant foi jusqu’à
preuve du contraire.

C’est le cas notamment lorsque sa mise en demeure n’a


connu aucune suite ou lorsque la gravité de l’infraction
64/99
l’exige. L’Inspecteur du Travail peut même, en se fondant
sur des présomptions tirées notamment des conditions
d’organisation du travail, dresser procès verbal. Dans ce
cas, le procès verbal devra exposer ses présomptions
(article L204 du Code du Travail).

65/99
QUATRIEME PARTIE
LES VISITES D’ENTREPRISE

Le contrôle est une des missions essentielles de


l’Inspection du Travail. C’est dans ce cadre que l’article 6
de la convention n°81 sur l’Inspection du Travail dans le
domaine de l’industrie et du commerce et l’article 6 de la
convention n°129 de l’OIT disposent que « le système
d’Inspection du Travail sera chargé d’assurer l’application
des dispositions légales relatives aux conditions de travail
et à la protection des travailleurs dans l’exercice de leurs
fonctions ».

L’application des dispositions ci-dessus se fera selon des


modalités pratiques que doit mettre en œuvre, dans le cadre
de ses missions, l’Inspecteur ou le Contrôleur du Travail
que nous désignerons sous le vocable « d’Agent de
contrôle ». C’est là tout le sens et le fondement légal du
contrôle.

Le contrôle ou visite d’entreprise peut tenir en trois (03)


phases ou périodes. D’abord la programmation ou
préparation de la visite, ensuite la phase de la visite
proprement dite, et enfin la phase du suivi.

66/99
CHAPITRE 1 : LA PREPARATION DE LA VISITE
A ce niveau il parait opportun de procéder à la
préparation de la visite suivant d’abord une approche
lointaine, ensuite une approche immédiate.

Section 1 : l’approche lointaine


Il s’agit d’une approche basée sur une planification
rigoureuse avec comme support un calendrier de visite bien
ficelé. Au regard de la diversité des tâches quotidiennes qui
incombent à l’Inspecteur du Travail, il est évident que son
action risque d’être compromise s’il n’a pas un planning de
contrôle clair, précis mais souple, tenant compte des
imprévus et des situations d’urgence.
La programmation se fera en équipe à travers un listing des
établissements à contrôler et selon une périodicité qui
tiendra compte des activités saisonnières, des conditions
climatiques…

Il ne s’agit pas, comme le rappelle l’article 16 de la


Convention 81 de l’OIT, de venir tous les mois visiter une
entreprise au risque d’altérer le climat social dans
l’établissement ou les relations entre l’Inspection du Travail
et l’Employeur. Une périodicité de visite d’au moins une
fois par an et par établissement semble raisonnable si elle
n’est pas motivée uniquement par des plaintes et des
troubles sociaux.

67/99
Le choix des entreprises à contrôler peut faire appel à des
critères divers et variés :
 Activité de l’établissement : faculté est offerte à
l’agent de contrôle de préférer visiter tous les
établissements d’un même secteur d’activité.

 Dimension de l’entreprise

 Entreprise ou établissement autonome


 Lieu d’implantation des entreprises

 Conditions de travail particulières

Pour se faire, il faut :

A) D’abord s’enquérir de l’ambiance générale de


l’entreprise ciblée pour la visite (situation économique,
climat social, conflits ….), procéder à l’identification de
cette dernière en établissant la fiche d’entreprise
(dénomination ou raison sociale, nature juridique et statut,
adresse, activité, effectif, masse salariale, accidents du
travail …) ou en la complétant si elle existe déjà.
A ce stade ne pas perdre de vue la nécessité d’identifier les
vrais responsables de l’entreprise (niveau de responsabilité,
téléphone, adresse mail…).

B) Ensuite il convient de déterminer le type de


visite à effectuer. En effet la distinction peut être faite de
plusieurs formes de visite. Chacune a une spécificité et des
68/99
caractéristiques que l'agent de contrôle doit prendre en
considération pour accomplir sa tâche.
Ces visites peuvent se diviser en trois grandes catégories :
visites systématiques, visites sollicitées et visites d'urgence.
 Les visites systématiques dites visites programmées
ou planifiées ont pour objet un contrôle général ou
ciblé de l’application de la législation du travail.
Elles comprennent les visites générales, les visites
ciblées, les visites de suivi.

D’abord les visites générales sont des visites qui


s'inscrivent dans le travail quotidien de l’agent de contrôle
et ont pour objectif le contrôle général de la législation du
travail. Ce sont des visites complètes qui portent sur toutes
les dispositions législatives et réglementaires.
Parmi les visites générales, la première visite est celle qui
est effectuée après l’ouverture de l’établissement ou au
cours de sa création matérielle. Elle revêt une importance
capitale car c’est de ce premier contact que dépendra
l’opinion de l'employeur sur l'agent de contrôle et l'estime
qu'il pourra avoir pour ses compétences professionnelles.

La réussite de la première visite dépend de la crédibilité, de


l’objectivité et de la clairvoyance de l’agent de contrôle qui
doit aider l'employeur dans l'application de la législation du
travail. L'agent doit laisser une bonne impression chez
l'employeur, ce qui facilitera le travail pour ses collègues

69/99
qui seront amenés à faire des visites subséquentes. Un
mauvais démarrage ne se rattrape pas facilement.
Lors de la première visite, l'agent de contrôle doit
compléter une fiche d'établissement qui contiendra toutes
les informations nécessaires recueillies lors de la visite. Elle
sera versée au dossier de l'établissement qui contient tous
les documents qui se réfèrent à celui-ci.
Ensuite les visites ciblées ont un objet spécifique. Elles
peuvent porter sur un aspect particulier de la législation ou
viser certains établissements ou activités. Elle sont
généralement justifiées par des priorités locales ou
ministérielles établies en fonction de risques professionnels
(accidents de travail, amiante, benzène, plomb, produits
chimiques) ou de thèmes particuliers (salaire minimum,
protection sociale, durée du travail, travail des enfants,
condition des femmes salariées, discrimination syndicale,
médecine du travail…).

Enfin les visites de suivi ont pour objectif de s'assurer que


l'employeur s'est conformé aux observations ou mises en
demeure avec délai, formulées par l'Inspecteur de Travail
lors de la visite précédente.

De l'importance accordée à la visite de suivi dépendra


l’efficacité du service d'inspection. Ce type de visite
s'impose sans exception lorsqu'il s’agit de vérifier les suites
données à une mise en demeure avec délai ou à une
observation accompagnée ou non d'un procès-verbal. Les
visites de suivi devront s’effectuer peu après la fin du délai
70/99
octroyé dans une mise en demeure ou dans un délai
raisonnable après la notification des observations.
 Les visites sollicitées qui sont des visites effectuées à
la demande des salariés, des syndicats, des
représentants du personnel, des employeurs ou en
collaboration avec d’autres institutions.
D’abord concernant les salariés ou les syndicats, il peut
s'agir d'une plainte ou d'une réclamation de la part d'un
salarié, d’un représentant du personnel ou d'un syndicat
concernant l'application de la législation du travail. Dans ce
cas, l'agent de contrôle ne doit pas informer l'employeur de
l'origine de la plainte. Il procède à la visite pour valider le
contenu de la plainte et prendre les mesures nécessaires.

L'agent de contrôle peut informer le syndicat ou les salariés


sur les mesures prises à la suite de ses visites.
Ensuite pour ce qui est des employeurs, ils peuvent
demander à l'Inspecteur du Travail d’effectuer une visite
d'inspection dans leurs établissements afin de vérifier et de
confirmer le respect de la législation du travail.
Enfin à travers une certaine collaboration, l’Inspection du
Travail peut être sollicitée dans le cadre de certaines
commissions régionales (commission de la protection
civile, comité régional de lutte contre le sida…) ou par
certains organismes administratifs ou privés d’appui
technique (Service régional du tourisme, Service régional
de l’environnement, Inspection régionale des eaux et forets
71/99
IPRES, CSS…) pour mener des campagnes d’information
et de sensibilisation sur l’hygiène ou la sécurité du travail
ou effectuer des contrôles et enquêtes sur les
établissements classés insalubres, incommodes ou
dangereux.

 Les visites d’urgence sont des visites conduites


après un accident du travail ou après une déclaration
de maladie professionnelle.

L’agent de l’Inspection du Travail effectue l’enquête sur


l'accident et notifie au besoin des mises en demeure avec ou
sans délai dans le but d'éliminer les risques sous-jacents.

C) Enfin tout en identifiant le référentiel juridique


c’est-à-dire l’ensemble des dispositions légales (Code du
Travail), réglementaires (règlements d’application du Code
du Travail) et conventionnelles applicables (Convention
Collective de la branche professionnelle, accord
d’établissement) en l’espèces, il convient de recenser
l’ensemble des moyens humains (agents de contrôle,
experts et membres d’organismes d’appui technique…),
matériels et logistiques (moyen de transport, tenue de visite,
fiches de contrôle, cachet, instruments de mesure,
équipements de protection individuelle….) nécessaires et
indispensables à la réussite de la visite.
L’agent de contrôle doit savoir parfaitement où avoir des
informations claires sur le process et les techniques
employés dans le secteur d’activité ; il doit être au courant
des préoccupations économiques et techniques de
72/99
l’employeur afin d’être dans la mesure du possible un
interlocuteur crédible.
Section 2 : l’approche immédiate

Ici c’est l’occasion de procéder à une séance de


briefing ou échange en commun avec l’ensemble des
acteurs concernés, la veille ou le jour de la visite. Cet
échange va permettre en plus de la mise au point des
différents moyens à mettre en œuvre, de déterminer
l’ensemble des contraintes objectives surmontables et de
revisiter intégralement, à travers une évaluation prédictive,
la stratégie de contrôle adoptée.
A ce stade de la préparation peut se poser, selon la stratégie
de visite adoptée, la question de savoir si on doit ou non
prévenir l’employeur. En règle générale il est préférable de
ne pas informer l’employeur de la visite ; c’est une
précaution que prend l’agent de contrôle afin d’avoir une
vue réelle de la vie de l’entreprise et d’éviter le camouflage
de causes d’infraction pendant la durée de l’inspection.
C’est en effet le caractère inopiné du contrôle qui en fait
l’efficacité, l’imprévu faisant peser constamment sur
l’employeur le risque d’un contrôle.
En tout état de cause le préavis reste une faculté laissée à
l’appréciation de l’Inspecteur conformément à l’article
L.173 du Code du Travail.

73/99
L’agent de contrôle se doit aussi durant la préparation de
réfléchir sur le moment de la visite ; en effet selon l’activité
de l’établissement le jour ou la nuit sera choisi comme
moment de visite.

74/99
CHAPITRE 2 : LE DEROULEMENT DE LA VISITE
Par visite proprement dite entendons la démarche ou
le mode opératoire mis en œuvre à l’occasion de la
« pratique du terrain ». Elle s’articule autour de deux étapes
que sont le contrôle administratif et le contrôle technique.
Section 1 : le contrôle administratif
A ce stade il convient pour l’agent de contrôle
d’abord de se présenter en déclinant son identité, ensuite de
demander à s’entretenir avec l’employeur ou son
représentant. Cet entretien, qui se fait généralement dans le
bureau de l’employeur, est le moment privilégié pour en
premier lieu procéder à l’identification sur place de
l’entreprise à travers un échange sur la base de questions-
réponses, en deuxième lieu vérifier l’ensemble des registres
et documents administratifs dont la tenue est obligatoire
(déclaration d’ouverture, registre de paiement, registre
d’employeur, reçus de versements à la CSS et à l’IPRES,
contrats de travail…), et en troisième lieu faire la situation
de la main d’œuvre au niveau de l’entreprise.
La bonne tenue de ces registres ne signifie pas
obligatoirement que les dispositions à cet égard sont
respectées ; l’Inspecteur devra s’assurer que les écritures
traduisent bien la réalité.

Le registre de paiement est un élément très fiable de


contrôle des entreprises ;il permet de vérifier les
périodicités des paiements, les salaires effectivement versés
75/99
notamment les minima réglementaires payés, les heures
supplémentaires payées, les allocations de congé versées.
L’Inspecteur du Travail devra aussi procéder à l’examen
des heures de travail effectuées et vérifier si les horaires
réels sont conformes aux horaires affichés.
A l’issue de ce cheminement et préalablement à tout début
de contrôle technique, il faut demander à être accompagné
de l’employeur ou son représentant en plus d’un délégué ou
représentant du personnel et si possible d’un membre du
CHS, de l’infirmier ou du médecin d’entreprise.
Section 2 : le contrôle technique
D’abord il faut toujours commencer par faire une
« photographie » du site visité c’est-à-dire dresser un plan
de l’ensemble des locaux, installations et implantations sur
place.

Ensuite procéder à une approche méthodique de la visite, en


mettant en œuvre les techniques de contrôle appropriées
pour chaque secteur d’activité ciblé, notamment celle dite
du « LMNOP ».
Pour rappel, le LMNOP consiste, en tous lieux visités (L),
à faire l’identification et l’inventaire des machines et
matériaux (M) trouvés sur place, pour relever les risques
professionnels et les principales nuisances qu’ils présentent
(N), de l’organisation du travail mis en œuvre (O) et du
personnel employé (P).

76/99
En outre il faut avoir une conduite d’investigations en
d’autres termes savoir questionner, écouter, observer,
analyser et capitaliser sans pour autant faire de
commentaire séance tenante (pendant la visite) ou perturber
les situations de travail.

Enfin il est conseillé, au terme de la visite, de s’entretenir


avec l’employeur ou son représentant avant de quitter les
lieux. Cet échange à chaud doit être l’occasion, pour l’agent
de contrôle, de livrer ses premières impressions et
constations d’après visite, ou tout au moins de faire preuve
d’un minimum de courtoisie en prenant congé du maître
des lieux.
C’est le moment où l’agent de contrôle annote le registre
d’employeur. Il indique la date de son passage, il porte les
observations faites, les infractions relevées, les mises en
demeure faites et le délai donné pour remédier aux
infractions ou défectuosités. Il doit signer le registre.

77/99
CHAPITRE 3 : LE SUIVI DE LA VISITE
La phase de suivi est axée d’une part sur
l’exploitation des données de la visite recueillies, et d’autre
part sur la mise en place d’une mémoire au niveau de
l’Inspection.
Section 1 : Restitutions de la visite
Il s’agit d’abord, au retour de la visite, de tenir
immédiatement une séance de débriefing entre les
différents acteurs du contrôle (agents de contrôle, experts,
membres d’organismes d’appui technique…) qui est
l’occasion d’un échange sur l’ensemble des informations
recueillies et des observations faites dans l’optique d’établir
le rapport de contrôle.
Section 2 : Rédaction des correspondances
Ensuite vient la phase de la rédaction de la correspondance
adressée à l’employeur pour lui notifier l’ensemble des
observations et recommandations faites.
Par ailleurs, en plus de la transmission du rapport de
contrôle à la Direction du Travail et de la Sécurité sociale
(DTSS), il peut être opportun d’adresser aux institutions de
prévoyance sociale (IPRES et CSS) des correspondances
portant sur les observations faites à l’employeur.
Enfin, si les circonstances l’exigent, il convient d’envoyer
une mise en demeure et éventuellement un procès verbal de
constat d’infraction à l’employeur avec ampliations au
Directeur du Travail et de la Sécurité sociale, au Procureur
78/99
de la République et au registre chronologique du courrier
« départ » de l’Inspection.
Section 3 : La mise en place d’une mémoire
La mise en place d’une mémoire qui n’est rien d’autre que
la création ou la mise à jour du dossier d’entreprise, doit
permettre à l’IRTSS de travailler en réseau ou en équipe à
travers un meilleur partage des informations mais aussi et
surtout une plus grande lisibilité de ses actions.
Cette mémoire est le point de départ de l’élaboration d’un
calendrier de suivi de l’entreprise, en même temps qu’elle
constitue un élément important de cet ensemble vaste qu’est
le fichier des entreprises du ressort territorial de l’IRTSS.
Sa mise en place favorise une approche planifiée des
contrôles.

79/99
ANNEXES
PROCES-VERBAL DE CARENCE
(Election des délégués du personnel)

Références : - Code du Travail, article L. 211, 2ème alinéa


- Décret n° 67-1360 du 9 décembre 1967, fixant les
conditions et les modalités de désignation des délégués
du personnel dans les entreprises et définissant leurs
missions

L’an deux mille ….(année) et le (au plus tôt, 3 jours avant la date
annoncée du scrutin), nous, (prénoms et NOM), Inspecteur régional
du Travail et de la Sécurité sociale de (ressort), en application des
prescriptions de l’article 5 du décret n° 67-1360 sus-mentionné,
constatons, par le non exercice du droit de dépôt des listes de
candidats, la carence des organisations syndicales pour l’élection des
délégués du personnel de (nom de l’établissement), prévue le (date
annoncée du scrutin).

En foi de quoi, le présent procès-verbal est dressé pour servir et valoir


ce que de droit.

Signature

(NB : Ce procès-verbal est dressé dans le cas où des organisations syndicales sont
représentées dans l’établissement, mais n’exercent pas ou exercent tardivement
leur droit de dépôt de listes de candidats
Il est accompagné de la lettre autorisant le vote pour des listes non présentées par
les organisations syndicales)

80/99
REPUBLIQUE DU SENEGAL N …….…………/IRTSS/…(ressort)
Un Peuple – Un But – Une Foi … (ressort), le……….
-----------
MINISTERE DE LA FONCTION
PUBLIQUE, DE L’EMPLOI, DU TRAVAIL ET DES
ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES
------------
DIRECTION DU TRAVAIL ET
DE LA SECURITE SOCIALE
------------
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
ET DE LA SECURITE SOCIALE DE ….(ressort)

AUTORISATION DE CANDIDATURE
(Election des délégués du personnel)

Références : - Code du Travail, article L. 211, 2ème alinéa


- Décret n° 67-1360 du 9 décembre 1967, fixant les conditions
et les modalités de désignation des délégués du personnel
dans les entreprises et définissant leurs missions

En application des prescriptions de l’article 5 du décret n° 67-1360


susmentionné et au vu du procès-verbal de carence n° (numéro) du
(date), nous, Inspecteur régional du Travail et de la Sécurité sociale
de (ressort), autorisons le vote pour des listes de candidats non
présentés par les organisations syndicales à l’élection des délégués du
personnel de (nom de l’établissement), prévue le (date annoncée du
scrutin).

La présente autorisation est valable pour un seul scrutin.

Fait à (lieu), le .

Signature

81/99
REPUBLIQUE DU SENEGAL N …….…………/IRTSS/…(ressort)
Un Peuple – Un But – Une Foi … (ressort), le……….
-----------
MINISTERE DE LA FONCTION
PUBLIQUE, DE L’EMPLOI, DU TRAVAIL ET DES
ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES
------------
DIRECTION DU TRAVAIL ET
DE LA SECURITE SOCIALE
------------
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
ET DE LA SECURITE SOCIALE DE ….(ressort)

L’Inspecteur Régional du Travail et de la Sécurité sociale de …(ressort)


Soussigné, conformément aux dispositions de l’article 10, alinéa 2 du Code de la
Sécurité sociale certifie que………………………..affilié à la Caisse de Sécurité
sociale sous le n°….précédemment en service au………………….. comme
……………….pour la période du ………. Au………………………..
Est inscrit en qualité de demandeur d’emploi à la section de l’emploi de
l’Inspection du Travail de…...(ressort)
Cette demande n’étant pas encore satisfaite et l’intéressé déclare n’avoir pu trouver
du travail par ses propres moyens.
La présente attestation de chômage est délivrée pour servir et valoir ce que de droit.
L’Inspecteur Régional du Travail

82/99
REPUBLIQUE DU SENEGAL N °…………….………/IRTSS/. .(ressort)
Un Peuple – Un But – Une Foi
-----------
MINISTERE DE LA FONCTION
PUBLIQUE, DE l’EMPLOI, DU TRAVAIL ET DES …(ressort), le….

ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES
------------
DIRECTION DU TRAVAIL ET
DE LA SECURITE SOCIALE
------------
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL L’Inspecteur Régional du Travail
ET DE LA SECURITE SOCIALE…(ressort) et de la Sécurité sociale

ATTESTATION DE SERVICE
Nous soussignés…………………………………………..Inspecteur Régional du Travail et
de la Sécurité sociale de …..(ressort), attestons sous la responsabilité des déclarants ci – après que :
M………………………………………..C.N.I N°…………………………….a travaillé d’une façon
permanente à ……………………………..en qualité de
………………………………du…………………………………………………….au…………………
…………………..
Cette attestation est établie sur les déclarations concordantes faites en notre présence et en présence de
l’intéressé, de deux de ses anciens collègues.

Le premier témoin M………………………………….C.N.I N°…………………………….déclare avoir


parfaitement connu le requérant pour avoir été lui – même employé dans l’entreprise
du…………………………………..au……………………..……………………………… en qualité
de………………………………………………

Le second témoin M………………………………….C.N.I N°……………………………….déclare


avoir parfaitement connu le requérant pour avoir été lui – même employé dans l’entreprise
du…………………………………..au……………………..en qualité
de………………………………………………..

La présente attestation est destinée à la constitution d’un dossier de demande d’allocation de retraite.
Ainsi toutes fausses déclarations de la part de l’intéressé et des témoins les rendraient passibles des
peines prévues par l’article 161 du Code Pénal.

Lecture faite et après production des pièces d’Identité, les déclarants ont signés ci – dessous en notre
présence.

LE REQUERANT L’INSPECTEUR REGIONAL DU TRAVAIL

1er TEMOIN 2ème TEMOIN

83/99
REPUBLIQUE DU SENEGAL N °…………….…/IRTSS/…..(ress ort)
Un Peuple – Un But – Une Foi
-----------
MINISTERE DE LA FONCTION …..(ressort), le
PUBLIQUE, DE L’EMPLOI, DU TRAVAIL ET DES
ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES
------------
DIRECTION DU TRAVAIL ET
DE LA SECURITE SOCIALE
------------
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL L’Inspecteur Régional du Travail
ET DE LA SECURITE SOCIALE DE (ressort) et de la Sécurité sociale

A……………………………..
……………………………..
……………………………..

…(ressort)

L’Inspecteur Régional du Travail et de la Sécurité Sociale de …(ressort), atteste


n’avoir été saisi, à ce jour, d’aucune réclamation relative au salaire et accessoires de salaire
contre l’entreprise (ou employeur) …..que vous pouvez être considéré présentement en règle
vis – à vis de la législation du travail.

La présente Attestation, valable pour un mois, est délivrée pour servir et valoir ce
que de droit.

L’Inspecteur Régional du Travail

NB ; Il ne peut être délivrée qu’une seule attestation par mois. Faire des copies légalisées de
la présente pour la constitution de vos dossiers

84/99
REPUBLIQUE DU SENEGAL N °…………….……/IRTS S/….(ressort)
Un Peuple – Un But – Une Foi
-----------
MINISTERE DE LA FONCTION …..(
PUBLIQUE, DE L’EMPLOI, DU TRAVAIL ET DES
ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES
------------
DIRECTION DU TRAVAIL ET
DE LA SECURITE SOCIALE
------------
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
ET DE LA SECURITE SOCIALE DE … (ressort)

Je soussigné, Inspecteur Régional du Travail et de la Sécurité Sociale de


…(ressort), atteste que le Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHS)
………………………………………. a été officiellement installé le
……………………………………….conformément aux dispositions de l’article 6 du décret
94-244 du 07 mars 1994, fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement des
comités d’hygiène et de sécurité.

La présente Attestation est délivrée pour servir et valoir ce que de droit.

L’Inspecteur Régional du Travail

85/99
REPUBLIQUE DU SENEGAL N °…………….…………/IRTSS/…(r essort)
Un Peuple – Un But – Une Foi
-----------
MINISTE RE DE LA FONCTION …(ressort), le
PUBLIQUE DU TRAVAIL ET DES
ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES
------------
DIRECTION DU TRAVAIL ET
DE LA SECURITE SOCIALE
------------
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL L’Inspecteur Régional du Travail
ET DE LA SECURITE SOCIALE et de la Sécurité sociale

PROCES VERBAL DE CARENCE

L’an deux mille ….(année), …….., nous ………………., Inspecteur du Travail et de la


Sécurité Sociale, conformément aux dispositions du décret N° 67.1360 du 09 décembre
1967 fixant les conditions et les modalités de désignation des délégués du personnel dans les
entreprises et définissant leurs missions, notamment en son article 5, avons constaté, après
enquête diligentée à cet effet, l’absence d’organisations syndicales représentées à
………………………………………………………………………………………………….

Fait à …(ressort), le jour, mois et an que dessus pour servir de procès verbal de constat de
carence au sens de l’article 5 du décret précité.

L’Inspecteur Régional de Travail

86/99
REPUBLIQUE DU SENEGAL N °………………/IRTSS/…(res sort)
Un Peuple – Un But – Une Foi
-----------
MINISTERE DE LA FONCTION …
ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES
------------
DIRECTION DU TRAVAIL ET
DE LA SECURITE SOCIALE
------------
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
ET DE LA SECURITE SOCIALE DE …(ressort)
A Monsieur……………………

OBJET : Autorisation de candidatures indépendantes

REFERENCE : …………………………..

Monsieur ……………..,

En l’absence d’organisations syndicales représentées au sein de votre établissement


(ou du collège électoral), (ou Suite au non exercice du droit de dépôt des organisations
syndicales représentées au sein de votre établissement ou du collège électoral) constatée par
procès verbal de constat de carence au sens de l’article 5 du décret cité en référence, vous
êtes autorisé à organiser le vote pour des listes de candidats non présentés par des
organisations syndicales.

L’Inspecteur Régional du Travail

87/99
REPUBLIQUE DU SENEGAL CONFLIT INDIVIDUEL
Un Peuple – Un But – Une Foi
-------- Réf : article L .241
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL ET du Code du Travail
DE LA SECURITE SOCIALE DE …(ressort) (loi 97-17 du 1er décembre
1997)

Tel: …………

------- …(ressort), le........

« Les parties sont tenues de se présenter aux jour et heures fixés


sous peine d’une amende » (alinéa 4)

CONVOCATION
M……………………………………………………………..………………….est prié de se
présenter à l’Inspection du Travail et de la Sécurité sociale de ……(lieu), ……(adresse),
Le…………………………………..……à…………………………..h……………..………
…OBJET : Différend vous opposant à
M………………………………………………………………………………………………
NATURE :……………………………………………..………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
……………………….…………………………………………………………………………
……………………………………………….…………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………….
Demandez M……………………………………
Veuillez vous munir des documents ci-après

 Registre d’employeur
 Registre de paiement
 Dernier reçu délivré par l’IPRES et la CSS

L’INSPECTEUR REGIONAL DU TRAVAIL

88/99
REPUBLIQUE DU SENEGAL N°…… …………/IRTSS/….(ressort)
Un Peuple – Un But – Une Foi
-----------
MINISTERE DE LA FONCTION
PUBLIQUE DE L’EMPLOI, DU TRAVAIL
ET DES ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES …. (ressort), le….
------------
DIRECTION DU TRAVAIL ET
DE LA SECURITE SOCIALE
------------
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
ET DE LA SECURITE SOCIALE DE ……(ressort)

MONSIEUR (autorité militaire


ou policière) …… (ressort)

Chargé du dossier

En vertu des dispositions de l’article L.196 du Code du Travail, relatives à


l’aide et l’assistance que les autorités civiles et militaires doivent prêter aux
Inspecteurs et Contrôleurs du Travail et de la Sécurité sociale, dans l’exercice de
leurs fonctions, je vous demande de bien vouloir me faire remettre la convocation ci
– jointe à son destinataire,

…………………………………………………………………………………………………
………….

Qui, déjà convoqué, n’a pas cru devoir se présenter à nos bureaux.

Je vous serais obligé de bien vouloir me faire parvenir en retour le procès


verbal tenant lieu de notification.

Veuillez agréer, Monsieur (autorité militaire ou policière), l’assurance de


ma considération distinguée.

L’ Inspecteur Régional du Travail

89/99
REPUBLIQUE DU SENEGAL N°…………………….……………
UN PEUPLE-UN BUT-UNE FOI
MIINISTRE DE LA FONCTION Fiche établie le……….……………PAR………
PUBLIQUE DU TRAVAIL
DE L’EMPLOI ET DES ORGANISATIONS N° de visite……………………….
PROFESSIONNELLES ‫ ٱ‬suivie après visite N°…………
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA SECURITE ‫ ٱ‬routine
SOCIALE
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL ET DE LA
SECURITE SOCIALE DE ….(lieu)

FICHE DE CONTROLE

ENTREPRISE
ETABLISSEMENT

Raison sociale :
Adresse :
Téléphone :
E. mail :
NINEA :
Forme juridique :
Boite postale :
N° caisse de sécurité sociale :
N° IPRES :
N° IPM :
Activité principale :
Activité secondaire :

90/99
EFFECTIF : ----------
COMPOSITION DE L’EFFECTIF :
Cadre homme :

Cadre femme :
Maîtrise homme
Maîtrise femme :
Ouvrier homme :
Ouvrier femme :
Apprentis garçon :
Apprenti femme :
Intérimaire homme :
Intérimaire femme :
Temporaire homme :
Temporaire femme :
Saisonnier homme :
Saisonnier femme :
Travailleur étranger homme :
Travailleur étranger femme :
Autres…………………………………………..

OBJET DU CONTROLE : SUITE DU CONTROLE :

‫ ٱ‬Emploi Main d’œuvre ‫ ٱ‬Décision


‫ ٱ‬Conditions de travail ‫ ٱ‬Mise en demeure
‫ ٱ‬Relations de travail ‫ ٱ‬Observations orales/écrites
‫ ٱ‬Milieu du travail ‫ ٱ‬Procès verbal
‫ ٱ‬Sécurité sociale ‫ ٱ‬Référé

91/99
CONTACT DANS L’ENTREPRISE

Nom :
Fonction :
Téléphone :
E mail :

I .RELATIONS DE TRAVAIL

I. 1. Rémunération

‫ ٱ‬au temps ‫ ٱ‬absence Registre de Paie


‫ ٱ‬à la pièce ‫ ٱ‬Bulletin de paie non délivré
‫ ٱ‬prime de qualification ‫ ٱ‬retard dans paiement de salaire

‫ ٱ‬avantages en nature ‫ ٱ‬retenues non conformes


‫ ٱ‬avantages sociaux ‫ ٱ‬salaires non conformes

II. 2.Contrats de travail

‫ ٱ‬CDD ‫ ٱ‬contrats non conformes


‫ ٱ‬CDI contrat non écrit‫ ٱ‬contrats non formalisé
‫ ٱ‬Saisonniers‫ ٱ‬contrats non visés à l’IRTSS
‫ ٱ‬Non visés par DTSS ‫ ٱ‬contrats non visés Par DTSS

-autres contrats
‫ ٱ‬Tâcheronnats
3. relations sociales

‫ ٱ‬Délégués du personnel ‫ ٱ‬absence de délégués du personnel


‫ ٱ‬Date dernières élections ‫ ٱ‬entrave à la liberté de désignation de
délégués du personnel

‫ ٱ‬Accord d’établissement ‫ ٱ‬règlement intérieur non déposé à


l’IRTSS
‫ ٱ‬convention collective
‫ ٱ‬rencontres négociations régulières ‫ ٱ‬absence réunion DP
‫ ٱ‬bilan social ‫ ٱ‬absence de registre DP
‫ ٱ‬absence bilan social

92/99
II. CONDITIONS DE TRAVAIL

II.1. travail des enfants

‫ ٱ‬Apprentis ‫ ٱ‬age minimum

‫ ٱ‬Aide familial ‫ ٱ‬travail de nuit


‫ ٱ‬Accord des parents ou tuteur ‫ ٱ‬charge de travail
‫ ٱ‬Rémunération ‫ ٱ‬utilisation de produits
dangereux ‫ ٱ‬défaut d’examen médical

II.2.travail des femmes

‫ ٱ‬Travail administratif
‫ ٱ‬Travail avec tâche de manutention
‫ ٱ‬Travail avec machine dangereuse
‫ ٱ‬Travail en feu continu
‫ ٱ‬Travail de nuit
‫ ٱ‬Charge de travail élevée
‫ ٱ‬Travaux interdits
‫ ٱ‬Non bénéficiaire de congé de maternité

II.3. Durée de travail


‫ ٱ‬Horaire / jour
‫ ٱ‬Repos hebdomadaire
‫ ٱ‬horaire individualisé
‫ ٱ‬le même pour tous
‫ ٱ‬par roulement
‫ ٱ‬aucun

 pause quotidienne
‫ ٱ‬supérieure à 1 heure
‫ ٱ‬inférieure à 1 heure
‫ ٱ‬aucune

 Horaire de travail
‫ ٱ‬horaire non affiché
‫ ٱ‬heures supplémentaires non autorisées
‫ ٱ‬Non-respect repos hebdomadaire
‫ ٱ‬Pas de jouissance de congé
‫ ٱ‬Heures supplémentaires non majorées
‫ ٱ‬Travail pendant les congés
93/99
 organisation du travail
‫ ٱ‬par équipes alternantes
‫ ٱ‬en équipes chevauchantes

 heures supplémentaires
‫ ٱ‬fréquent
‫ ٱ‬de temps en temps
‫ ٱ‬majorations heures supplémentaires

 heures de récupération
‫ ٱ‬par roulement
‫ ٱ‬en même temps pour tous

 congés payés
‫ ٱ‬par roulement
‫ ٱ‬période fermeture
‫ ٱ‬aucun

III. MILIEU DE TRAVAIL


1 organisation de sécurité et santé au travail

‫ ٱ‬comité d’HST
‫ ٱ‬Absence CHS
‫ ٱ‬Service sécurité
‫ ٱ‬CHS non fonctionnel
‫ ٱ‬Service médecine du travail
‫ ٱ‬absence surveillance médicale
‫ ٱ‬politique de sécurité
‫ ٱ‬non tenue d’un registre de sécurité
‫ ٱ‬plan d’action
‫ ٱ‬non-élaboration d’un bilan annuel
‫ ٱ‬premier secours
‫ ٱ‬pas d’infirmerie /trousse de secours
‫ ٱ‬déclaration AT/MP
‫ ٱ‬dissimulation AT/MP
‫ ٱ‬POI
‫ ٱ‬absence de POI
‫ ٱ‬Formation en SST
‫ ٱ‬Absence de plan de formation

‫ ٱ‬Absence service médical

94/99
2 locaux de travail

‫ ٱ‬constructions adaptées
‫ ٱ‬manque de solidité, inflammabilité
‫ ٱ‬aération, ventilation et éclairage
assuré
‫ ٱ‬locaux mal aérés, mal ventilés et mal éclairés
‫ ٱ‬niveau sonore acceptable
‫ ٱ‬niveau sonore élevé
‫ ٱ‬protection contre intempérie
assuré
‫ ٱ‬encombrement des locaux de travail ‫ٱ‬
exposition au soleil et à la pluie

3. matières et installations dangereuses

‫ ٱ‬machines dangereuses
‫ ٱ‬défaut de protection des machines
‫ ٱ‬produits dangereux
‫ ٱ‬absences de mesures de protection
‫ ٱ‬procédés de travail dangereux
‫ ٱ‬absence de règles de sécurité
‫ ٱ‬installations électriques
‫ ٱ‬état dangereux pas de mise à terre
‫ ٱ‬incendies- explosion
‫ ٱ‬manque d’extincteurs appropriés
4. Equipement de protection individuelle (EPI)

‫ ٱ‬mise à disposition des EPI ‫ ٱ‬EPI non fournis


‫ ٱ‬port effectif des EPI ‫ ٱ‬EPI non portés
‫ ٱ‬entretien régulier des EPI ‫ ٱ‬EPI non entretenus
‫ ٱ‬remplacement périodique des EPI ‫ ٱ‬EPI usés et inopérants

5 . Sanitaires, repas, boissons

‫ ٱ‬toilettes, WC
‫ ٱ‬insuffisants, mal entretenus, ou absents
‫ ٱ‬points d’eau de boisson
‫ ٱ‬eau potable pas abondante ou absente
‫ ٱ‬douches
‫ ٱ‬insuffisantes, mal entretenues ou absentes
‫ ٱ‬vestiaires
‫ ٱ‬insuffisants, mal entretenus ou absents
‫ ٱ‬local pour prise de repas
‫ ٱ‬prise de repas dans un poste de travail

95/99
6. Sécurité sociale

‫ ٱ‬adhésion aux IPS


‫ ٱ‬défaut d’adhésion
‫ ٱ‬déclaration de tous les travailleurs
‫ ٱ‬travailleurs non déclarés
‫ ٱ‬cotisations sociales à jour
‫ ٱ‬retards ou arriérés de cotisation

7.Emploi et main d’œuvre

‫ ٱ‬registre d’employeur
‫ ٱ‬RE non tenu
‫ٱ‬DOE ‫ٱ‬absence de DOE
‫ ٱ‬DMT
‫ ٱ‬absence de DMT et immatriculation
‫ ٱ‬DASMO
‫ ٱ‬DASMO non déposé
‫ ٱ‬Recours à un agent de travail temporaire

Observations :
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................

96/99
REPUBLIQUE DU SENEGAL
Un Peuple – Un But – Une Foi
---------
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE
DE L’EMPLOI ET DU TRAVAIL
------------
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA SECURITE SOCIALE
------------
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
ET DE LA SECURITE SOCIALE
DE …(ressort)
PROCES VERBAL DE
NON CONCILIATION

Le ……………………………………………………deux mille………………………………..………
par devant nous…………………………………………….Inspecteur du travail et de la Sécurité sociale

ONT COMPARU
M…………………………………………………………………………………………….(employeur)
M…………………………………………………………………….………………………...…(salarié)
Référence aux dispositions de l’article L 241 de la loi
97-17 du 01-12-97 portant code du travail

ENONCE DES CHEFS DE RECLAMATIONS


…………………………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………………..
Il a été fait abandon des chefs de réclamations ci-dessous :
…………………………………………………………………………………………………………..
Aucun accord n’est intervenu en ce qui concerne les chefs de réclamations ci-dessous :
………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………….
MOTIF :
………………………………………………………………
………………………………………………………………
Fait à …(ressort), les jour, mois et an que dessus pour servir et valoir de procès verbal de

non conciliation au sens de l’article L.241 du Code du Travail.

L’Employeur l’Inspecteur du Travail le Travailleur


et de la Sécurité sociale
97/99
REPUBLIQUE DU SENEGAL
Un Peuple – Un But – Une Foi
---------
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE
DE ET DU TRAVAIL ET DES ORGANISATIONS
PROFESSIONNELLES
------------
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA SECURITE SOCIALE
------------
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL ET
ET DE LA SECURITE SOCIALE DE …(ressort)

PROCES VERBAL
DE CONCILIATION

Le ……………………………………deux mille…………………………………………….……..
par devant nous……………………………….... ….….. Inspecteur du travail et de la Sécurité sociale
ONT COMPARU
M………………………………………………………………………..….……………...(employeur)
M…………………………………………………………………………………………….….(salarié)
Référence aux dispositions de l’article
L 241 de la loi 97-17 du 01-12-97 portant code du travail

ENONCE DES CHEFS DE RECLAMATIONS


………………………………………………………………………………………………………………
Les parties ont convenu de se concilier sur les points et sommes ci-après :
………………………………………………………………………………………………………………
Il a été fait abandon des chefs de réclamations ci-dessous :
………………………………………………………………………………………………………………
MODALITES
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
Fait à ….. (ressort), les jour, mois et an que dessus pour servir et valoir de procès verbal de

conciliation au sens de l’article L 241 du Code du Travail.

L’Employeur l’Inspecteur du Travail le Travailleur


et de la Sécurité sociale

98/99
REPUBLIQUE DU SENEGAL
Un Peuple – Un But – Une Foi
---------
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE
DE L’EMPLOI ET DU TRAVAIL ET DES
ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES
------------
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA SECURITE SOCIALE
------------
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
ET DE LA SECURITE SOCIALE DE …(ressort)

PROCES VERBAL DE
CONCILIATION PARTIELLE

Le …………………………………………………………..deux mille……………………………….
par devant nous………………………………………... Inspecteur du travail et de la Sécurité Sociale

ONT COMPARU
M……………………………………………………………….………………………..….(employeur)
M……………………………………………………………………….……………………...…(salarié)
Référence aux dispositions de l’article L 241 de la loi 97-17
du 01-12-97 portant Code du Travail

ENONCE DES CHEFS DE RECLAMATIONS


………………………………………………………………………………………………………………
Les parties ont convenu de se concilier sur les points et sommes ci-après :
………………………………………………………………………………………………………………
Il a été fait abandon des chefs de réclamations ci-dessous :
………………………………………………………………………………………………………………
Aucun accord n’est intervenu en ce qui concerne les chefs de réclamations ci-dessous :
………………………………………………………………………………………………………………
MOTIF :
………………………………………………………………………………………………………………
Fait à Dakar, les jour, mois et an que dessus pour servir et valoir de procès verbal de non

conciliation.

L’Employeur l’Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale le Travailleur

99/99

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