Chapitre 1 - Correction des exercices
Exercice 1:
1. ∃ k ∈ R, ∀x ∈ R, f (x) = k.
2. ∃ (x1 , x2 ) ∈ R2 , f (x1 ) 6= f (x2 ).
3. ∀n ∈ N, ∃; m ∈ N, m > n.
4. ∀x ∈ R, x ≥ 1 ⇒ x ≥ 2.
5. ∀x ∈ R, x ≥ 2 ⇒ x ≥ 1.
6. ∀n ∈ N, n ≥ 3 ⇔ n > 2.
Exercice 2:
1. ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, n > N .
2. ∀x ∈ R, x 6= x2 ∨ ∃(x1 , x2 ) ∈ R2 , x1 6= x2 , x1 = x21 ∧ x2 = x22 .
3. (∃x ∈ E, A(x)) ∧ (∃x ∈ E, eA(x)).
Exercice 3:
1. C’est faux. Si on prend x = 1 et y = 2, on n’a pas x + y 2 = 1.
2. C’est faux. Prenons x = 2. Si on suppose la proposition vraie, ∃y ∈ R, 2 + y 2 = 1 ⇒ y 2 = −1. C’est
absurde.
3. C’est faux car la fonction y 7→ 1 − y 2 n’est pas constante.
4. C’est vrai. Prenons x = 1 et y = 0.
Exercice 4:
1. Soient x, y ∈ R. Prenons z = x + y + 1.
2. On peut utiliser le fait que la fonction carré est une bijection de R+ dans R+ ou on démontre l’existence et
l’unicité:
• x = 1 convient donc on a l’existence.
• Supposons qu’il en existe deux : ∃ (x1 , x2 ) ∈ R2+ , x21 = x22 = 1.
⇒ (x1 − x2 )(x1 + x2 ) = 0 ⇒ x1 = x2 ou x1 = −x2 .
Comme ils sont tous les deux positifs, on a x1 = x2 d’où l’unicité.
Exercice 5: On peut prendre A = {−1, 2, 3} et B = {−3, −2, 1}.
Exercice 6: Lister les ensembles suivants :
1. E = {−2, 2}.
2. E = {1, 25, 144}.
3. E = {(0, 0, 0), (0, 0, 2), (0, 2, 0), (0, 2, 2), (2, 0, 0), (2, 2, 0), (2, 0, 2), (2, 2, 2), }
4. E = {∅, {0} , {1} , {0, 1}}.
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Chapitre 1 - Correction des exercices
Exercice 7:
1. On raisonne par récurrence.
∀n ∈ N∗ , P (n) : 6|5n3 + n
• Initialisation : Pour n = 1, 5n3 + n = 6 donc P (1) est vraie.
• Hérédité : Supposons qu’il existe un entier n ≥ 1 tel que P (n) soit vraie.
5(n + 1)3 + n + 1 = 5(n3 + 3n2 + 3n + 1) + n + 1 = 5n3 + 15n2 + 15n + 6 = 5n3 + 15n(n + 1) + 6
Or, 2 divise n(n + 1) donc 6 divise 15n(n + 1).
Par somme, 6 divise 5(n + 1)3 + n + 1 et P (n + 1) est vraie.
• Conclusion : Par le principe de récurrence, on a le résultat souhaité.
2. Supposons qu’il existe un entier n ≥ 1 tel que 8|9n + 1.
∃ k ∈ N∗ , 9n + 1 = 8k ⇒ ∃ k ∈ N∗ , 9n+1 + 1 = 9(8k − 1) + 1 = 8(9k − 1)
Donc la propriété est héréditaire. Pourtant, on ne pourra jamais l’initialiser...
Exercice 8: On le fait par récurrence.
n
X 1 n
∀n ∈ N∗ , P (n) : =
k(k + 1) n+1
k=1
1
X 1 1 1 1 1
• Initialisation : = = . De plus, = donc P (1) est vraie.
k(k + 1) 1×2 2 1+1 2
k=1
• Hérédité : Supposons qu’il existe un rang n ≥ 1 tel P (n) soit vraie.
n+1 n
X 1 X 1 1
= +
k(k + 1) k(k + 1) (n + 1)(n + 2)
k=1 k=1
n 1
= +
HDR n + 1 (n + 1)(n + 2)
n(n + 2) + 1
=
(n + 1)(n + 2)
(n + 1)2 n+1
= =
(n + 1)(n + 2) n+2
• Conclusion : Par le principe de récurrence, on a le résultat souhaité.
Exercice 9: On utilise une récurrence double.
∀n ∈ N∗ , P (n) : ”un = 2n+1 + 3n , un−1 = 2n + 3n−1 ”
• Initialisation: Pour n = 1, 2n+1 + 3n = 4 + 3 = 7 et 2n + 3n−1 = 2 + 1 = 3.
De plus, u0 = 3 et u2 = 7 donc P (1) est vraie.
• Hérédité: Supposons qu’il existe un rang n ≥ 1 tel que P (n) soit vraie.
Par hypothèse de récurrence, on a un = 2n+1 + 3n .
un+1 = 5un − 6un−1
= 5(2n+1 + 3n ) − 6(2n + 3n−1 =
= 2n (10 − 6) + 3n−1 (15 − 6)
= 2n+2 + 3n+1
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Chapitre 1 - Correction des exercices
• Conclusion : Par le principe de récurrence double,
∀n ≥ 0, un = 2n+1 + 3n
Exercice 10: On raisonne par l’absurde. On suppose qu’il existe un entier n ∈ N à la fois pair et impair.
1
∃ (k1 , k2 ) ∈ N tel que n = 2k1 = 2k2 + 1 ⇒ k1 − k2 = .
2
C’est absurde.
Exercice 11: On raisonne par l’absurde. Supposons que l’ensemble des nombres premiers (on le note P) soit fini.
Alors, ∃n ∈ N∗ , ∃(p1 , . . . , pn ) ∈ RN , P = {p1 , . . . , pn }.
n
Q
Notons N = pk + 1. Soit N est premier, soit il ne l’est pas.
k=1
• Supposons N premier. Alors, ∃i ∈ [[1, n]], N = pi . Or, N > pi donc c’est absurde.
• Supposons N non premier. Alors, ∃i ∈ [[1, n]], pi |N .
n
Q
Or, pi | pk donc, par somme, pi |1. C’est absurde.
k=1
Donc, l’ensemble des nombres premiers est infini.
√
Exercice 12: On raisonne par l’absurde : supposons que 2 soit rationnel.
√ p
Soit (p, q) ∈ Z2 tel que pgcd(p, q) = 1 et 2 = .
q
√ p
2= ⇔ p2 = 2q 2
q
⇒ ∃k ∈ Z, p = 2k
⇒ ∃k ∈ Z, q 2 = 2k 2
⇒ ∃k ∈ Z, ∃k̃ ∈ Z, p = 2k et q = 2k̃
⇒ pgcd(p, q) 6= 1
√
C’est absurde donc 2 est un irrationnel.
Exercice 13: On raisonne par analyse et synthèse.
√
• Analyse: Supposons qu’il existe x ∈ R tel que x = x + 6.
√
⇒ x = x − 6 ⇒ x = x2 − 12x + 36 ⇒ x2 − 13x + 36 = 0
x = 4 ou x = 9
• √
Synthèse: On regarde
√ ensuite si ces candidats conviennent :
4 + 6 6= 4 mais 9 + 6 = 9 donc il existe bien un tel réel.
Exercice 14: On raisonne par analyse et synthèse.
• Analyse: On suppose que
1 a b
∃ (a, b) ∈ R2 , ∀x ∈ R, x 6= 1, x 6= −2, = +
(x − 1)(x + 2) x−1 x+2
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Chapitre 1 - Correction des exercices
Soit (a, b) ∈ R2 qui convient.
1 a(x + 2) + b(x − 1)
⇒ ∀x ∈ R, x 6= 1, x 6= −2, =
(x − 1)(x + 2) (x − 1)(x + 2)
⇒ ∀x ∈ R, x 6= 1, x 6= −2, 1 = (a + b)x + 2a − b
0=a+b
⇒
1 = 2a − b
a= 1
⇒ 3
1
b=−
3
• Synthèse:
1/3 1/3 1/3(x + 2) − 1/3(x − 1) 1
∀x ∈ R, x 6= 1, x 6= −2, − = =
x−1 x+2 (x − 1)(x + 2) (x − 1)(x + 2)
On a bien trouvé un couple de réels qui convient.
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