+
La création
d’entreprise
GC 5 – POLYTECHNIQUE – UNA
Pr RASOAMPARANY Jean Marie Hervé
1
La création d’entreprise
● Une aventure excitante mais risquée si elle n’est
pas bien préparée
● Taux moyen d ’échec des entreprises qui se
créent :
• 20% dès la première année
• 30% pour la période des deux premières années 40%
pour les trois premières années
• 50% pour les cinq premières années
● 5 ans après la création, une entreprise sur deux
a survécu ...
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L’entreprise est
une nécessité
importante
Idée Besoin de
innovante financement
3
+ Une idée innovante
A.Bienaymé
J.Hérard,
consultant
P.Drucker
+ … et besoin de financement
Ministère
d'industrie
J.Lesourn,
économiste
HENRY FORD
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L’idée & l’évaluation de l’idée : adéquation homme-projet
Tester la volonté d’entreprendre et l’adéquation homme-projet
Réalisation du Business Plan : étude marché & analyse financière
Trouver des financements : négocier avec des sources de financements
Les formalités de création : les procédures juridiques
Installer l’entreprise et la développer : assurer son succès et sa pérennité
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L'idée
• Trouver l’idée La définir et
en valider la pertinence Penser à la protection
de son idée
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+ Trouver l’idée
L’idée constitue le point de départ de
tout projet de création d’entreprise.
Elle peut résulter de son expérience, de
son excellente connaissance d’un
marché ou d’un métier.
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L’idée
• L'objectif de la phase de formulation est d'énoncer un projet innovant vis-à-vis du
marché, et cohérent vis-à-vis de l'entreprise (ses objectifs, ses ressources et
compétences techniques, humaines, et financières).
• La formulation d'un projet innovant résulte principalement de deux sources :
l'écoute des clients et la veille scientifique et technique. En pratique, de
multiples sources sont possibles (réclamation d'un client, observation de la
concurrence, analyse de la valeur des produits existants, ...) et il est toujours
intéressant de repérer la genèse du projet (où, quand, comment... est-il apparu
?).
• Tout au long de cette phase, vous aurez examiné les données juridiques
disponibles, évalué globalement les besoins de financement et la rentabilité du
projet, envisagé l'équipe projet à constituer et les possibilités de partenariat.
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Des questions clés à se poser à ce stade :
● Quels sont les secteurs et les applications visés a
priori ?
● Quel principe original et quelle technologie sont à la
base du projet ?
● Quelles sont les contraintes juridiques ?
● Quels sont les coûts, les besoins de financement,
les ressources disponibles ?
● Quelle est l'équipe envisagée, avec quels
partenaires ?
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Suis-je créateur ?
● Un bon projet ne suffit pas pour se lancer. Être chef d'entreprise exige, notamment,
une grande ténacité et des capacités certaines de résistance au stress. Pour le
moins, un petit questionnement personnel s'impose :
Définir● ses motivations : se mettre à son compte, ne pas être au chômage... mais
ne doivent pas se limiter à une analyse de court terme. Il s'agit de prendre
conscience que l'entreprise n'est pas l'affaire de deux ou trois années mais s'inscrit
dans le long terme.
Evaluer● ses capacités et celles qui font défaut :
Ce n'est pas parce qu'on est le porteur initial du projet que l'on sera
nécessairement le manager de l'entreprise.
Devenir chef d'entreprise nécessite, outre la résistance au stress et une aptitude à la
décision, de maîtriser un minimum de compétences dans des domaines divers
(commercial, financier, marketing, ressources humaines, juridiques). Il faut être
conscient de ses limites afin de savoir s'entourer judicieusement.
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+ Définir l’idée
Son
La formalisation de l’idée est une étape utilité
nécessaire dans tout projet de création.
Elle passe par la définition :
Ses
Le avantage
produit à s
offrir concurre
ntiels
Ses
points
forts et
faibles
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MO – Master à La création de l’entreprise
Formuler votre idée
L'histoire commence toujours par une idée avec ce sentiment que c'est LA
bonne idée. Mais au-delà de cette croyance forte, le projet ne peut être
économiquement viable que s'il y a rencontre de l'idée et du marché.
Que le besoin soit latent ou exprimé ou a fortiori à créer, il est impératif de
prendre le temps de formuler son idée, c'est-à-dire de mesurer l'avantage
concurrentiel tiré de la valeur additionnelle apportée par l'offre innovante à
l'utilisateur :
- qualité et performances supérieures,
- ratio prix/efficacité attractif,
- facilité d'utilisation,
- services associés...
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+ Valider la pertinence
Qu’elle que soit la nature de l’idée, il
faut en évaluer la pertinence.
S’il s’agit d’une idée nouvelle Si l’idée existe déjà, son
ou novatrice, il sera porteur devra réfléchir aux
nécessaire de s’assurer moyens de se différencier par
qu’elle répond à un réel rapport à des concurrents déjà
besoin et que le marché est installés sur le marché.
prêt à accueillir l’innovation
en question, si innovation il y
a 14
+ Protéger l’idée
L'idée en tant que telle ne peut être protégée.
Il est possible, voire conseillé, de
protéger l'expression ou l'application de
votre idée.
C’est le cas des franchise ou
cession des marques (brevet
d’invention…)
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Tester
La volonté d'entreprendre
et l'adéquation homme-projet
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+ L a volonté de l’entreprise
La viabilité économique d’une idée de création
d’entreprise ne garantie pas à elle seule la réussite du
projet de création.
Valider la cohérence entre l’idée et son
projet personnel
(prenant en compte sa personnalité, ses compétences, sa
motivation)
Est nécessaire avant de se lancer dans
l’aventure entrepreneuriale.
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Les contraintes
Le porteur de projet a besoin de recenser les différentes
contraintes engendrées par son idée de création
d’entreprise. L’analyse de ces contraintes permettra de
rechercher, dès cette étape, les moyens de les surmonter.
● Contraintes propres au produit ou à la prestation
● Contraintes de marché (à créer, très encombré, dominé
par de grands groupes)
● Contraintes légales (activité réglementée, en cours de
libéralisation…)
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+ L’homme et son projet
Quelles sont mes
•Il convient donc de réaliser un travail contraintes
personnelles ?
d’introspection, en toute transparence
dont l’objectif est de répondre aux
questions suivantes :
Quelles
compétences Quels sont mes
sont nécessaires objectifs en tant
pour mener à 1 que créateur
bien mon projet 9 d’entreprise ?
?
+ L’homme et son projet
Une fois l’évaluation est réalisée, le
porteur pourra statuer sur les suites à Poursuivre
donner à son idée de création. Modifier la démarche
Trois choix sont possibles : l’idée
Abandonn
er l’idée
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Réaliser
LE BP
Etude de faisabilité commerciale & financière
Rédaction du Business Plan
Définition de la stratégie commerciale
2
1
Elaboration du business plan
C’est l’étude du projet, laquelle servira à vérifier la faisabilité et la
rentabilité du projet une fois l’idée est fixée. L’analyse des attentes
de la clientèle combinée à l’analyse de la concurrence permettra
de définir un niveau de prix acceptable par les futurs clients. On
pourra alors préciser les objectifs de chiffre d’affaires ainsi que les
moyens nécessaires pour y parvenir.
Cette étude nécessite généralement les étapes suivantes :
- Etude Commerciale,
- Etude Technique,
- Etude Financière.
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+ L’étude du projet
Il est primordial d’étudier l'environnement de la future
entreprise afin de vérifier la faisabilité du projet.
+ L’étude du projet (suite)
Les opportunités ou
contraintes liées au
marché : innovations
technologiques, cadre
réglementaire, etc.
L’environnement
concurrentiel : nombre La clientèle ciblée :
de concurrents, nature, besoins et
caractéristiques, offre attentes.
proposée, ses acteurs
etc.
Les principaux postes
Les grandes tendances de coûts à prendre en
de son marché :
caractéristiques, Etudes compte dans les
estimations
évolution et potentiel. financières…
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+ Le Business Plan
Une fois l’ensemble de ces informations collectées, le futur
créateur sera amené à rédiger son Business Plan. Celui-ci
synthétise l’étude de marché préalablement réalisée et s’intéresse
à l'étude économique du projet (chiffre d’affaires prévisionnel, plan
de financement, moyens nécessaires, choix juridiques et fiscaux).
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+ Définir sa stratégie
commerciale
En parallèle de la rédaction du Business Plan, le porteur
de projet doit définir sa stratégie d’entrée sur le marché.
Il s’agit de définir les grandes orientations possibles permettant
d’atteindre les objectifs fixés, notamment en terme de chiffre
d’affaires, et d’effectuer des choix garantissant la pérennité de
l’entreprise.
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L’étude commerciale
Elle occupe une place clé dans l’élaboration
du projet. Ainsi, la construction de la future
entreprise va s’appuyer sur les conclusions
de cette étape, qui doit permettre :
- De bien connaître et comprendre le marché,
- De définir la stratégie,
- De choisir les actions commerciales.
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Cette étape passe par la définition précise de la cible à qui
on s’adresse et du positionnement de l’entreprise, en ayant
toujours à l’esprit sa pérennité.
Définir sa stratégie constitue une phase cruciale de
l’étape de création, pendant laquelle il faut faire preuve de
créativité, de bon sens et d’intuition ; d’où l’importance
de se faire conseiller par des professionnels.
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L’étude technique
Le but de l’étude technique du projet est de fournir des
réponses précises et pratiques aux questions :
- En quoi consiste le produit/service ?
- Comment va-t-on le produire ?
-Quels sont les moyens nécessaires pour réaliser un
produit compétitif quant à la qualité et au prix de
revient ?
29
Financer
Le choix des modes d’investissements
+
Une fois votre Business Plan réalisé avec soin, il
sera alors possible de chercher les financements
nécessaires à la concrétisation de votre projet.
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Incitation à l’investissement
Depuis Janvier 1994, un nouveau code d’investissement est entré en vigueur
en Tunisie. Etabli sur la base des enseignements de trois décennies de
développement , le nouveau code conforte la dynamique de libéralisation et
renforce l’ouverture de l’économie tunisienne sur l’extérieur.
Il se distingue par son caractère global: il couvre effectivement tous les
secteurs d’activité à l’exception des mines, de l’énergie et du secteur financier,
régis par des lois spécifiques, ainsi que du commerce intérieur.
Activités couvertes par le code: agriculture et pêche , industries manufacturières ,
travaux publics, tourisme, artisanat, transport, éducation et enseignement formation
professionnelle, production et animation culturelle, animation pour les jeunes et
l’enfance, santé, protection de l’environnement, promotion immobilière, autres activités
et services non financiers .
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Incitation à l’investissement
Il consacre la liberté d’investir: L’investissement se réalise
librement sur simple déclaration. Les étrangers peuvent détenir
sans autorisation préalable jusqu’à 100% du capital des projets, à
l’exception:
-des activités de services non totalement exportatrices
soumises à autorisation lorsque la participation étrangère
dépasse 50%;
-de l’appropriation de la terre agricole qui, cependant, peut faire
l’objet d’un bail à long terme.
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Incitation à l’investissement
Il permet le régime de la zone franche pour les unités de
production totalement exportatrices:
-soit dans le cadre de «points francs»: entreprises sous
douane qui peuvent être implantées n’importe où à
MADAGASCAR
-soit à l’intérieur de zones franches Economiques
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Avantages
Il accorde, à côté d’avantages communs à toutes les activités, des avantages
spécifiques modulés en fonction de certaines priorités en particulier:
- L’Exportation
- Le Développement régional
- Le Développement agricole
- La Protection de l’environnement
- La Promotion de la technologie
Des avantages spécifiques sont également accordés aux investissements de soutien au
développement, en l’occurrence, les investissements dans l’éducation, l’enseignement
supérieur, la formation professionnelle, la santé et la culture.
Ces avantages sont de nature fiscale sous forme de dégrèvements et
d’exonérations, accordés sur justification.
Ils sont aussi de nature financière, sous forme de primes ou de contributions aux charges
sociales, et de participation de l’Etat aux dépenses d’infrastructure octroyées sur dossier
après avis de commissions spécialisées.
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Avantages à l’investissement
Avantages communs à toutes les activités couvertes par le code:
• Suspension de la TVA et du droit de consommation sur les
équipements fabriqués localement.
• Limitation des droits de douane à 10% et suspension de la TVA
et du droit de consommation pour les équipements importés et
n’ayant pas de similaires fabriqués à Madagascar. La liste des
équipements éligibles est fixée par décret.
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Avantages à l’investissement
Avantages spécifiques:
• Exonération totale des droits de douane et suspension de la TVA et du droit
de consommation pour les équipements des projets totalement orientés vers
l’exportation, cette disposition n’est soumise à aucune restriction.
• Exonération totale des droits de douane et suspension de la TVA et du droit de
consommation sur les équipements importés et n’ayant pas de similaires fabriqués
à Madagascar:
- pour les projets de protection de l’environnement;
-pour les projets relatifs aux investissements de soutien au développement (
éducation , formation professionnelle , santé , ...... );
- pour les investissements réalisés dans le secteur du transport
international routier de marchandises, du transport maritime et du transport aérien.
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Avantages à l’investissement
• Possibilité de participation de l’Etat aux dépenses d’infrastructure:
- pour les projets industriels implantés dans les sites agrées à l’intérieur des
zones d’encouragement au développement régional;
- pour l’aménagement des zones destinées à l’aquaculture et aux cultures
utilisant la géothermie.
•Prime de 20% de la valeur de l’investissement relatif à la protection de
l’environnement.
•Primes d’investissement de 8% de la valeur de l’investissement pour les projets
implantées dans les zones d’encouragement au développement régional :
Projets concernés par le développement régional:
Ceux du tourisme, des industries manufacturières et de certains services liés à l’industrie (
montage d’usines, analyses et essais de produits, rénovation et reconditionnement, installations
de télécommunications).
Zones d’encouragement au développement régional
38
Avantages à l’investissement
Prime de 7% de la valeur de l’investissement pour les grands
projets de l’agriculture et de pêche, pour l’industrie alimentaire de
première transformation et pour les services liés à la production
agricole et de pêche.
Une prime additionnelle de 8% de la valeur de
l’investissement peut être accordée pour les investissements
agricoles réalisés dans les régions à climat difficile ainsi que
pour les investissements de pêche dans les zones aux
ressources insuffisamment exploitées:
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Avantages à l’investissement
- Régions à climat difficile: Gabès, Gafsa, Médenine, Kébili, Tataouine
et Tozeur, pour les exploitations agricoles à l’exception des grands
cultures en sec et de l’élevage bovin laitier en dehors des périmètres
irrigués.
- Régions de pêche insuffisamment exploitées: gouvernorats de Béja,
Bizerte, Jendouba, et délégation de Kélibia à l’exception de
l’aquaculture.
Les primes spécifiques sont calculées sur la base de la valeur des
investissements hors fonds de roulement. Elles sont cumulables dans
la limite de 25% du coût du projet compte non tenu de la participation
de l’Etat à la prise en charge des travaux d’infrastructure. Elles sont
servies en tranches durant la période de réalisation du projet.
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Avantages à l’exploitation
Avantage commun à toutes les activités couvertes par le code:
Possibilité d’option pour un système d’amortissement dégressif pour les
équipements dont la durée de vie comptable dépasse sept ans.
Avantages spécifiques:
• Exonération totale de l’impôt sur les bénéfices, au titre des revenus
provenant de l’exportation, pour une période de 10 ans et imposition au taux
réduit de 50% du droit commun ( droit commun 35% ), à partir de la 11ème
année sans limitation de période.
• Exonération totale de l’impôt sur les bénéfices au titre des projets de
développement régional pour une période de 10 ans et imposition au taux
réduit de 50% du droit commun pour une nouvelle période de 10 ans.
• Exonération totale de l’impôt sur les bénéfices pour une période de 10 ans
au titre des projets de développement agricole.
• Imposition au taux réduit de 10% des revenus et bénéfices des projets
d’investissement de soutien au développement et des projets de protection
de l’environnement.
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Avantages à l’exploitation
Avantage commun à toutes les activités couvertes par le code:
Possibilité d’option pour un système d’amortissement dégressif pour les
équipements dont la durée de vie comptable dépasse sept ans.
Avantages spécifiques:
• Exonération totale de l’impôt sur les bénéfices, au titre des revenus
provenant de l’exportation, pour une période de 10 ans et imposition au taux
réduit de 50% du droit commun ( droit commun 35% ), à partir de la 11ème
année sans limitation de période.
• Exonération totale de l’impôt sur les bénéfices au titre des projets de
développement régional pour une période de 10 ans et imposition au taux
réduit de 50% du droit commun pour une nouvelle période de 10 ans.
• Exonération totale de l’impôt sur les bénéfices pour une période de 10 ans
au titre des projets de développement agricole.
• Imposition au taux réduit de 10% des revenus et bénéfices des projets
d’investissement de soutien au développement et des projets de protection
de l’environnement.
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Avantages à
l’exploitation
•Prise en charge par l’Etat pendant 5 ans de la contribution patronale au régime légal de
sécurité sociale ( actuellement 17,5% ) au titre des salaires versés au personnel tunisien
pour les projets implantés dans les zones d’encouragement au développement régional.
Le même avantage est accordé à concurrence de 50% pour une période de 5 ans et quel que
soit le lieu d’implantation des projets:
-pour les équipes de travail supplémentaires à la première équipe pour les entreprises
industrielles ne fonctionnant pas à feu continu;
-pour le recrutement des nouveaux diplômés tunisiens de l’enseignement supérieur ( au
moins 4 ans après le baccalauréat ) par des entreprises opérant dans les industries
manufacturières, les services liés à l’industrie et dans l’agriculture et la pêche.
•Participation aux dépenses de formation du personnel pour les investissements permettant
un développement technologique d’intégration locale ou une amélioration de la productivité.
Pierre LE PARLOUËR - Université Joseph Fourier - Grenoble 43
Formalités
Les procédures juridiques de création d’entreprise
+ Les formalités de création
La constitution des Centre Régionaux d’Investissement
(CRI) a fortement simplifié les formalités de création à
Madagascar
Véritables « guichets uniques », vous y trouverez des
représentants des organismes suivants : OMPIC, CNSS,
subdivision des Impôts, Tribunal de Commerce,
Inspection du Travail et service de légalisation.
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+ Les principales formalités de c r é a t i o n
d’entreprise
1. Établissement d’un certificat négatif (toutes les sociétés
commerciales sont concernées sauf pour les entreprises
individuelles n’optant pas pour une enseigne).
2. Établissement des statuts - acte notarié ou sous seing
privé - (toutes les sociétés commerciales).
3. Établissement des bulletins de souscription et le cas
échéant des actes d'apport (SA, SAS et SCA).
4. Blocage du montant du capital libéré (SA, SARL, SAS ,
SNC , SCA).
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+ Les princ ipales formalités de
c r é a t i o n d’entreprise (Suite)
5. Établissement de la déclaration de souscription et de
versement
6. Publication au journal d'annonces légales et au bulletin
officiel (toutes les sociétés commerciales).
7. Dépôt des actes de création de société et formalités
d'enregistrement
8. Inscription à la patente et identifiant fiscal (IS - IGR -
TVA).
9. Affiliation à la CNSS (toutes les sociétés commerciales).
10. Déclaration d'existence à l'inspection du travail (toutes
les sociétés commerciales)
47
Installer
Installation de l'entreprise et la développer
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27
+ Avant de démarrer
Passer de la théorie à la pratique constitue un
virage décisif dans le parcours de l'entrepreneur.
Néanmoins, son caractère excitant est à maîtriser
afin de n'oublier aucun point essentiel. Avant de
démarrer son activité, il conviendra ainsi de :
49
+
◼ Choisir et aménager ses locaux, en ayant bien
à l'esprit que le local reflète l'image de
l'entreprise.
◼ Informatiser son entreprise et s'équiper de
logiciels de gestion, le cas échéant.
◼ Créer son site Internet, en veillant à bien le
référencer.
◼ Choisir ses partenaires : assureur, banquier
et expert-comptable notamment.
◼ Établir ses premiers documents commerciaux
(cartes de visite, prospectus, modèles de
factures, etc.).
◼ Recruter ses collaborateurs.
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+ Durant les premiers mois d’activité,
aura à relever plusieurs challenges :
l'entrepreneur
◼ Développer son réseau, en particulier en intégrant des
organisations professionnelles, en rencontrant d'autres chefs
d'entreprise et en s'appuyant sur les sites de Networking
professionnel
◼ Mettre en œuvre et suivre ses actions commerciales,
◼ Respecter les échéances fiscales et sociales.
◼ Contrôler la montée en puissance de son entreprise, en ayant recours à
des formations si besoin.
◼ Suivre de près l'évolution de son environnement, grâce au réseautage
évoqué précédemment, à l'abonnement à certaines revues
professionnelles et à la lecture d'études sectorielles.
◼ Réagir à temps à certaines difficultés inéluctables, sans oublier d'en faire
le bilan. 51
Droits de Douane
Dus à l’importation des biens et produits, ils varient
entre 0% et 43%.
Toutefois et en application des accords conclus par
Madagascar avec plusieurs partenaires (U.E., pays
arabes…) un démantèlement tarifaire total ou partiel
est en vigueur.
Pour les procédures et dossiers avec les douanes,
voir : site du service douanier
52
Régime Fiscal
Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)
Cette taxe est due par les assujettis aux taux suivants :
6% (produits sensibles à caractère social, médical et
éducationnel….)
10% (équipements informatiques, machines de production…)
18% (autres biens et services…)
29% (produits de luxe….)
Par ailleurs d’autres biens et services sont exonérés, il
s’agit notamment : pain, pâtes alimentaires…
Droits d’Enregistrement et Timbres fiscaux
Ces droits sont dus généralement au titre des actes (contrat,…).
53
Programme de modernisation de l’industrie-PMI
Objectifs
*Développer la compétitivité des entreprises par l’assistance technique (coaching et qualité)
* Densifier le tissu industriel par l’encouragement à la création d’entreprises
* Améliorer l’environnement des entreprises aux niveaux :
- De la propriété industrielle et du registre de commerce
-De l’établissement à terme d’Accords de Reconnaissance Mutuelle avec les pays européens dans
les domaines de la qualité, la normalisation et la métrologie.
* Faciliter l’accès des PME au financement.
*Le PMI est mis en œuvre par le Ministère de l’Industrie, de l’Energie et des PME à travers une Unité
de Gestion spécifique : UGPMI. La coordination de ses actions est assurée par un responsable
national du Programme représentant le Ministère de l’Industrie, de l’Energie et des PME.
Actions PMI dans le cadre des programmes nationaux : Coaching
Qualité
Assistance technique
La restructuration financière
Le passage de la sous-traitance à la co-traitance
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L’essaimage des entreprises économiques
Objectifs
1. Assister et accompagner les promoteurs
dans la création des entreprises.
2. Contribuer à la dynamique de création
d’entreprises nouvelles
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Essaimage
Cadre pratique
Les entreprises qui adoptent la technique d’essaimage s’engagent à
encadrer les promoteurs issus de son personnel ou venant de l’extérieur
dans la concrétisation des idées de projets, l’élaboration des études y
afférentes, la finalisation du schéma de financement, l’obtention des
primes et des avantages et la réalisation de projet, et ce, durant les
premières années de son lancement.
La réalisation des projets s’effectuera dans le cadre des conventions
conclues entre l’entreprise et le promoteur qui définissent le contenu
du projet et les engagements des deux parties conformément à une
convention-type approuvée par arrêté du Ministre chargé de
l’industrie et du commerce.
56
Essaimage
Incitations
1 Pour le promoteur
Le promoteur peut bénéficier du régime de congé pour la
création d’une entreprise ou du régime de la délégation et de la
mobilisation ainsi que du régime de distribution des revenus
d’exploitation des brevets de découverte ou d’invention
conformément à la législation en vigueur.
2 Pour l’entreprise essaimante
La déduction des dépenses engagées dans ce cadre de la base
d’impôt sur le revenu des personnes physiques ou de l’impôt sur
les sociétés de l’année au titre de laquelle ces dépenses ont été
engagées
57