R APPORT D’ETUDE GEOPHYSIQUE ET
HYDROGEOLOGIQUE POUR L’IDENTIFICATION DES
AQUIFERES EN VUE DE L’IMPLANTATION D’UN FORAGE
DANS LA REGION DU CENTRE, DEPARTEMENT DE LA LEKIE, COMMUNE DE
LOBO.
Maitre d’ouvrage : HANGOUA NGUEFANG Alain
Hangoua nguefangCyril
Alain
Operateur :
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Table des matières
INTRODUCTION .................................................................................................................... 3
1. TRAVAUX DE RECONNAISSANCE ....……...............................................................3
2. MATERIEL ET METHODES D’ETUDE ..................................................................... 3
3. a) Principe .......................................................................................................................... 3
b) Matériels et dispositif ....................................................................................................3
c) Modélisation géophysique 3D et 2D ............................................................................. 4
d) Implantation .................................................................................................................. 5
4. CONCLUSION ………….................................................................................................6
ANNEXES ………………………………………………………………………………….7
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INTRODUCTION
Les fluides souterrains sont très précieux et ont une grande importance. Se trouvant à des
profondeurs plus ou moins importantes, il est toujours nécessaire de les explorer, pour les exploiter. Les
profondeurs de forages varient de quelques dizaines de mètres à quelques centaines de mètres pour le cas
d’exploitations des aquifères. Dans le cadre de l’approvisionnement en eau potable, qu’une mission des
travaux de levés géophysiques a été réalisée. Cette mission avait pour objectif d’identifier les aires
favorables à l’implantation dudit ouvrage de captage.
1. TRAVAUX DE RECONNAISSANCE
La zone d’étude est située dans dans la région du centre, département de la lekié, commune de LOBO plus
précisément à Eyang. Les travaux de reconnaissance permettent d’identifier les structures tectoniques telles
que les fractures, failles et les pièges susceptibles d’emmagasiner l’eau souterraine à partir des données
géologiques, hydrogéologiques et géomorphologiques sur la zone d’étude.
Sur le plan hydrogéologique, le substratum rocheux de la zone a subi de nombreuses
déformations à la fin de sa mise en place et après sa consolidation. Ce contexte tectonique offre des
conditions favorables à l’existence probable des aquifères à même d’emmagasiner et de drainer les eaux
souterraines. Deux types de nappes se distinguent :
Les nappes superficielles contenues dans les alluvions et altérites ;
Les nappes profondes situées dans les zones de discontinuités du substratum rocheux.
La productivité de ces aquifères est tributaire du degré de fissuration, de fracturation et des
caractéristiques pétrographiques des formations.
2. MATERIEL ET METHODES D’ETUDE
a) Principe
La méthode de polarisation spontanée (PS) consiste à mesurer la différence de potentiel électrique
(ddp) naturel entre deux électrodes implantées à la surface du sol.
b) Matériels et dispositif
Pour l’exécution des travaux, l’équipe de géophysique disposait de :
Un voltmètre de type PQWT et ses accessoires de mise en œuvre (deux électrodes
impolarisables ; un câble de connexion ; une clé USB).
Deux doubles décamètres de 50 m ;
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Un GPS portable GARMIN ;
Un carnet de terrain pour prise des notes ;
Deux ordinateurs portables équipés, de logiciels de traitement 2D et 3D.
L’amplitude des signaux électriques mesurée à la surface du sol varie de quelques microvolts
(mV) à quelques volts (V) en valeur absolue. Ces signaux sont le reflet de l’activité électrochimique
(altération des sulfures, variations de la composition des roches, activité bioélectrique du matériel
organique, corrosion) ou mécanique (gradient thermique, pression dans les fluides souterrains).
Pour cette étude, l’acquisition des données s’est effectuée par la méthode du « gradient ». Le
travail a consisté à mesurer la différence de potentiel électrique au centre d’un dispositif constitué de
deux électrodes distantes de 10 m. Pour chaque station, 800 mesures ont été recueillies. Ces données
correspondent aux variations de la PS à l’aplomb du point de mesure.
Au total, Un profil avec une de direction 03°52,839’N ; 011°23,067’E à une altitude de 792m, de 20
mètres de long a été réalisé. Le nombre total de mesures est de 800 pour une profondeur d’investigation de
300m. Les données de terrain ont été traitées, analysées et interprétées sous la forme de modèle géophysique
2D et de courbe de variations PS, et ceci en utilisant les logiciels tels que Surfer.
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C) Modélisation géophysique 2D et 3D
Un profil de 20 mètres de long avec un pas de mesure d’un (01) mètre a été réalisé. Le nombre
total de mesures est de 800 pour une profondeur d’investigation égale à 300m. Les valeurs PS
s’étalent de 0.00 à 3,8mV.
Courbe de variation du profile PS PS = Points de sondage
F1
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A l’issue de ces travaux, l’ensemble des résultats obtenus a permis de localiser au sein de cette zone, un point
favorable. Les caractéristiques de ce point de forage sont contenues dans le tableau ci-dessus.
Tableau 1 : Caractéristiques du site de forage retenu
Coupe géophysique 3D du profile
Point de Toit du Profondeur (m)Profondeur Venues Débit Relevés GPS
foration socle Minimale(m) maximale (m) d’eau estimatif en UTM
Sain
retenu probables En m3
probable
(m) /h
(m)
F1 25-30 100 120 25-35, 35- ±0.8 03°52,839’N ;011°23,067’E
55 792m Al
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NOTABENE : - Le foreur pourra au regard des venues d’eaux et de la stabilité de la roche,
décider d’arrêter la foration (en fonction des Lithologies et venues d’eau observées et le débit estimé)
avant la profondeur projetée.
- Pendant la foration, l’assistance du Géophysicien est nécessaire.
CONCLUSION
Cette synthèse des données géologiques, hydrogéologiques et géophysiques sur le terrain, nous
a permis d’identifier l’existence de plusieurs zones de captage sur le site, présentant une bonne
probabilité d’avoir un forage positif au point F1. Toutefois, il s’agit dans un premier temps, de se
prononcer sur les probabilités de trouver de l’eau. Seule la méthode directe (Foration à la
machine) fournie une confirmation de la présence d’eau.
Du point de vu hydrogéologique les formations géologiques (granites ou gneiss) en présence sont assez
bonnes en aquifères au point F1
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Annexes : photos de terrain