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Direction Régionale des Provinces du Sud

M201
Régulation en génie
climatique.

TSGC 201

1
A-Base et principe de la régulation.
1-Définition de la régulation.
La régulation permet de maintenir une grandeur physique à une valeur constante
quelques soient les perturbations extérieures.
Satisfaire les besoins de confort et réduire les consommations d’énergie.
L'objectif global de la régulation peut se résumer par ces trois mots clefs :
Mesurer, Comparer et Corriger.
Un régulateur doit satisfaire plusieurs critères :

 Maintenir la grandeur réglée à sa consigne.


 Compenser les effets des perturbations.
 Être stable (éviter le pompage).
 Régler de manière rapide une grandeur.

2-les oranges de la régulation.


La régulation est un processus consistant à comparer une grandeur à régler
(valeur réglée) par rapport à une grandeur de référence (point de consigne) et agir
pour réduire l'écart constaté.
Pour réaliser les opérations nécessaires à la régulation il faut :
 Un capteur : la sonde
 Un régulateur
 Un actionneur : vanne, registre, moteur, etc…

2
3-Régulation manuelle.
Le capteur l’œil
Le régulateur le cerveau
L’actionneur la main

4-Régulation automatique.
Le capteur la sonde
Le régulateur l’appareil de réglage
L’actionneur vanne/moteur

3
5-Les fonctions principales de la régulation.
Les principales fonctionnalités que l’on peut attendre d’une régulation peuvent
se classer en 3 catégories :
 La régulation : maintenir une valeur réglée à une valeur prescrite.
 La programmation : modifier en fonction du temps le niveau de réglage
d’une grandeur.
 L’optimisation : calculer une commande en fonction de plusieurs
grandeurs ou contraintes pour diminuer les consommations d’énergie.

4
B-Les types et les actions de la régulation.
1-Les types de la régulation.
Une boucle de régulation est un processus continu qui va piloter des
actionneurs (vanne, etc.) afin d’atteindre une grandeur physique (température,
humidité, pression) déterminée. Cette grandeur physique s’appelle le point de
consigne.
On distinguera principalement deux types de boucles :
 Boucle de régu0lation ouverte.
 Boucle de régulation fermée.

1-1 La boucle fermée.


On parle de "Boucle fermée" lorsque la régulation agit directement sur la
valeur mesurée.

Pour cela, la valeur à régler doit être mesurée et revenir en information à


l'entrée du régulateur.

Le principe est de mesurer la grandeur réglée et agir sur la fourniture (de


chaleur par exemple) pour conserver la grandeur à la valeur désirée.

5
Exemple :

1-2 La boucle ouverte.


On parle de "Boucle ouverte" lorsqu'on ne mesure pas la valeur sur laquelle
on agit.
Le régulateur n'a donc aucune information de résultat sur son action et ne peut
donc pas la corriger.

Le principe est de mesurer la ou les grandeurs perturbatrices et agir en fonction


d’elles. Ce n’est pas la grandeur à régler qui est mesurée, mais la ou les grandeurs
perturbatrices.

6
Exemple.

2-Qualités d'une bonne régulation.


Les qualités exigées d’une régulation sont définies par les critères suivants :
 Stabilité : elle doit toujours converger vers un point d’équilibre stable, et
ne doit pas osciller autour du point de consigne.

 Précision : maintenue en permanence au plus près de la consigne.

7
 Rapidité : on cherchera à atteindre le point d’équilibre en prenant le
moins de temps possible.

3-Les actions de la régulation.


La régulation permet de multiples actions nécessaires au fonctionnement des
installations de chauffage, de climatisation ou encore frigorifiques. Elle corrige en
permanence les dérives de fonctionnement afin de maintenir la consigne
(température, hygrométrie, pression) la plus stable possible.

3-1Action tour ou rien (TOR).


Les régulateurs tout ou rien est des régulateurs dont leur signal de sortie Ne
peut prendre que deux valeurs d'état :
 Y = 0 ou 0%
 Y = 1 ou 100%
Avantage de la régulation : TOR
 Ils sont très simples
 Leur prix n’est pas cher
 Ils fonctionnent de façon fiable.
8
C'est trois avantages font que la régulation Tout ou Rien est essentiellement
Utilisée comme sécurité.
Leur réglage ne nécessite au maximum que 2 paramètres :
 C : la consigne
 D : le différentiel

Différentiel est : 24°C-23°C=1°C

3-2Action proportionnelle (P).


Le principe de l’action proportionnelle consiste à générer un signal de réglage
proportionnel à l’écart entre la consigne et la mesure de la grandeur réglée.

9
L’action P est la régulation de base de tout régulateur PID. Elle permet de lui
procurer sa rapidité et sa progressivité.
Le rôle de l’action proportionnelle est d’accélérer la réponse de la mesure, ce
qui a pour conséquence de réduire l’écart entre la mesure et la consigne.

 Exemple.

 Bande proportionnelle.
La bande proportionnelle Bp c'est la variation de l'écart (𝜀 = 𝑊 − 𝑋)

10
 𝑊 = Consigne.
 𝑋= Variable à régler.

3-3Régulateur à action proportionnelle et intégrale (P .I).


Le principe de l’action intégrale consiste à générer un signal de réglage
proportionnel à la somme des écarts passés entre la consigne et la mesure de la
grandeur réglée sur une période définie.
L’action I peut également être définie comme une variation proportionnelle de
la vitesse de l’organe de réglage en fonction de l’écart instantané entre la
consigne et la mesure de la grandeur réglée.
L’action I permet d’annuler l’erreur statique c

3-4Régulateur à action proportionnelle, intégrale et dérivée (PID).


Lors de la prise de consigne (première montée en température vers la valeur
de consigne), l'action dérivée freine la montée et évite ainsi les dépassements
éventuels.
Le système étant en régime établi, si une perturbation intervient, l'action
dérivée apparaîtra dès que l'on détectera une variation de l'écart.

11
Il s'agit donc d'une action anticipatrice car la commande est corrigée dès
l'apparition d'une perturbation.

C-Les instruments de mesure et de régulation.


1-L’instrument de mesure de température.
La température c’est le niveau auquel l’énergie calorifique se trouve dans un
corps. C’est la température qui nous permet de dire qu’un corps est plus au moins
chaud qu’un autre.
Paramètre qui caractérise l’état d’agitation des molécules dans un fluide.

1-1Thermostat.
Un thermostat est un boîtier compact assurant la régulation de température.
On parle de thermostat d'ambiance, de thermostat de chaudière, de thermostat
antigel, ... Il est à la fois capteur, régulateur et actionneur et peut agir directement
sur l'organe de chauffe.

 Type des thermostats.


 Le thermostat d’ambiance.
Il permet de maintenir la pièce à la température voulue par le consommateur
indépendamment de la température réelle à l’extérieur du logement.

12
Le thermostat d’ambiance doit être placé dans une pièce de référence : le salon.
On distingue trois thermostats d’ambiance différents
 Le thermostat électromécanique : modèle le moins chère et le plus simple
qui maintient à un 1°C près la température souhaitée par le consommateur.

 Le thermostat électronique plus précis que le thermostat


électromécanique puisqu’il peut atteindre une précision de 100% par
rapport à la température souhaitée par le consommateur.

 Le thermostat « radio » : un thermostat à émetteur et récepteur radio


intégrée. Il envoie ses consignes d’arrêt ou de mise en route par ondes à un
récepteur placé à proximité de la chaudière. Il est le thermostat d’ambiance
le plus performant mais également très chère.

13
 Le thermostat programmable.
Le thermostat programmable permet à l’utilisateur de réguler la température de
son intérieur en fonction du jour de la semaine et des heures de la journée.
L’utilisateur peut réduire la température de ses chauffages la nuit, l’augmenter au
petit matin et la stabiliser dans l’après-midi par exemple.
Généralement ce type de thermostat n’a plus utilise aujourd’hui puisque 75% des
thermostats d’ambiance sont programmables.

14
 Le robinet thermostatique.
Il s’agit d’un robinet à tête tournante placé sur le radiateur que l’utilisateur doit
tourner dans un sens ou dans un autre pour augmenter ou réduire la température
de celui-ci. Les nouveaux robinets thermostatiques à fonctionnement automatique
sont extrêmement performants puisqu’ils peuvent bloquer automatiquement
l’alimentation en eau chaude du radiateur s’ils constatent un apport de chaleur
extérieur suffisant : soleil, vent chaud…

15
 Thermostat antigel.
Le thermostat antigel est un dispositif thermique de sécurité qui a pour rôle de
maintenir la température ambiante d’une pièce au-dessus d’une température
déterminée. Tout thermostat antigel est équipé d’une sonde qui est reliée à une
unité de commande et de traitement et qui détecte les risques de gel. Concernant
la température de consigne, deux cas sont possibles : soit elle est fixe et préréglée
en usine ce qui fait que le particulier ne peut pas la changer, soit elle est réglable
sur un gradateur, avec des températures disponibles variant en fonction des
appareils à protéger. Dès qu’une température inférieure à la consigne antigel est
détectée, le thermostat se déclenche.

16
 Aquastat.
C’est un équipement de régulation réduit à un simple thermostat placé sur
un circuit d'eau de chauffage ou de chaudière. Il fonctionne la plupart du temps
en boucle TOR, Tout ou Rien, c'est à dire qu'il donne un ordre de marche ou
d'arrêt à un actionneur.

1-2Les sondes.
Les sondes de température (ou capteurs de température) sont des dispositifs
permettant de transformer l’effet du réchauffement ou du refroidissement sur
leurs composants en signal électrique.

 Type des sondes.


 Les thermo-résistances.
Elles sont composées d'un fil métallique (argent, cuivre, nickel, or, platine,
tungstène, titane) dont la résistance varie de façon "presque" linéaire en fonction
de la température.
Elles n'ont pas de polarité : on peut inverser le sens de raccordement de leurs
fils.

17
 Les thermistances CTN et CTP.
Elles sont composées de matériaux semi-conducteurs (oxydes métalliques,
composites). Leur résistance varie également en fonction de la température, mais
de façon plus importante.
Cette variation n'est pas toujours linéaire. Elle peut être assez irrégulière et
parfois brutale dans une plage étroite de température.
Elles n'ont cependant pas de polarité : on peut inverser le sens de
raccordement de leurs fils.

2-L’instrument de mesure de Pression.


La pression est une grandeur physique qui traduit les échanges de quantité de
mouvement dans un système.
La pression définie comme le rapport entre une force (F) et la surface (S) d'un
corps sur laquelle celle-ci s'exerce :

2-1Manometre.
Un manomètre est un instrument de mesure de la pression d'un fluide. Il est à
noter que celle-ci ne peut être mesurée que par rapport à une pression de

18
référence, en général la pression atmosphérique. Il existe de nombreuses
variantes de manomètres.

3-L’instrument de mesure de débit.


Le débit est la quantité d'une grandeur qui traverse une surface donnée par
unité de temps. Le symbole de débit est la lettre Q et s’exprime en mètre cube par
heure.

3-1Controleur de débit.
Le contrôleur de débit appelé aussi flow Switch (terme anglais), il permet de
contrôler la présence d'un débit minimum dans les installations de refroidisseur
de liquide, de pompes à chaleur sur boucle, de pompes à chaleur eau/eau etc.

19
3-2Débitmettre.
Appareil de contrôle, de mesure ou de réglage du débit, en volume ou en
masse, d'un fluide, d'un liquide ou d'un gaz s'écoulant à l'air libre ou dans une
canalisation.

20
4-L‘instrument de mesure d’humidité.
L'humidité est la présence d'eau ou de vapeur d'eau dans l'air ou dans une
substance.
Dans l'air elle peut se mesurer grâce à un hygromètre et s'exprime en
pourcentage.
4-1hygromètre.
Un hygromètre est un appareil qui sert à mesurer l'humidité de l'air. Suivant
le type, il mesure soit l'humidité relative de l'air, ou degré hygrométrique, soit son
humidité absolue.

4-2Sonde d’humidité.
Le capteur d'humidité permet, comme son nom l'indique, de mesurer
l'humidité ambiante.

21
D-La régulation avec la vanne à 3 voies.
1-Définition.
La vanne à 3 voies (V3V) permet d'ouvrir, fermer ou ajuster le débit de liquide
circulant dans un circuit.

En forme de T, elle est donc munie de 3 raccords afin de pouvoir ajouter une
conduite d'entrée à un circuit existant. Munie d'un volant ou d'une manette
permettant de doser le débit de liquide, d'ouvrir ou de fermer chacune de ses
sorties, la vanne à 3 voies est notamment utilisée en régulation.

2-Technologies de vanne à 3 vois.


 Vannes à soupape/siège

22
 Vannes à secteur.

 Vannes à boisseau sphérique.

 Vannes à papillon.

23
3-Caractéristique de la vanne à 3 voies.
3-1Les raccords.
La vanne à 3 voies est également caractérisée par son type de raccordement.
 Raccord à bride (utilisé par les installations à haute pression).
 Raccord fileté.
 Raccord taraudé.

3-2 Le débits normalisés Kv.


Le coefficient Kv représente un débit en m3/h traversant un organe soumis à
une pression différentielle de ∆p=1 bar. Il s’agit d’un débit de référence qui
permet de comparer toutes les vannes entre elles. Il permet de caractériser une
vanne indépendamment du circuit sur lequel elle est placée et en dehors de sa
plage potentielle de fonctionnement.

Le Kvs est le Kv d'une vanne en position d'ouverture totale.

24
C’est ce coefficient Kv qui déterminera le diamètre nominal de la vanne de
régulation.

 Exemple 1.
Quel est le Kv d’une vanne qui présente une perte de charge de 1 mCE pour un
débit de 3 m3/h.

 Exemple 2.
Quel est le débit qui occasionne dans une vanne de Kv=5m3/h une perte de
charge de ∆p=0,5 bar.

 Exemple 3.
Quelle est la perte de charge d’une vanne de Kv=4 m3/h lorsqu’elle est traversée
par un débit de Q=3m3/h.

25
3-3L’Autorité de vanne 3 voies.
La qualité première d'une vanne est de réguler un débit ou une puissance
thermique de façon progressive cette précision de réglage s'appelle l'autorité de la
vanne nommée AV et représente le rapport entre la perte de charge de la vanne
grande ouverte (H = 100%) et la perte de charge de réseau.
Généralement l'autorité d'une vanne doit être comprise entre 0,5 et 0,7 ,en
dessous de 0,5 la précision sera faible avec risque de pompage de la vanne, au-
dessus 0,7 les pertes de charge seront importantes avec usure du matériel .

Δ PV: perte de charge de la vanne de régulation.


Δ Pr: perte de charge du réseau où le débit varie en fonction de la levée de la
vanne.
 Si a=1 : la perte de charge est trop grande.
 Si a=0 : la vanne fonctionne en tout ou rien (elle pompe)

 Exemple.
Une vanne 3 voies est branchée sur une batterie à eau glacée dont la perte de
charge est de 10 mCE pour un débit de 2,8m3/h, pour ce débit la Δpv de la vanne
est de 15 mCE (10mCE=1bar).

Calculer l’autorité de se vanne.

26
3-4La pression nominale.
La pression nominale se note PN. Elle représente la pression maximale que
peut admettre une vanne en service.
Exemple : PN6 La vanne portant l’indication PN6 peut être montée uniquement
sur une installation en service ne dépassant pas 6 bar de pression.

3-5Le diamètre nominal.


Le diamètre nominal se note DN. Il représente une approximation du diamètre
intérieur de la vanne en millimètre.
Exemple : DN20 La vanne portant l’indication DN20 possède un diamètre
intérieur de 22.3 millimètres.

3-6La pression différentielle.

27
3-7Fonctionnement de vanne trois voies.
Le vanne à 3 voies (V3V) comporte une voie commune, où le débit ne change
pas placée en série avec la pompe. Cette voie est reliée à la voie directe (vanne
ouverte) ou à la voie by-pass (vanne fermée).
Deux voies où les débits varient en fonction de l’ouverture de la vanne la vois
directe et la vois bypass.

4-Les montages de vanne à 3 voies.


Une vanne trois voies peut être utilisée pour régler la puissance d’un
échangeur selon quatre procédés.
4-1 Montage en mélange.
Le montage en mélange est le montage utilisé sur un circuit de chauffage par
radiateurs, les émetteurs dans ce type de montage et placé à la vois directe et
toujours alimentés en débit constant mais avec une température d’eau variable.
Si la vanne 3 voies est complètement ouverte (by-pass fermé), l'eau circule
dans la batterie. En position intermédiaire, il y a mélange entre l'eau du départ et
l'eau du retour ce qui permet de faire varier la température de l’eau.

28
4-2 Montage en mélange inverse.
Ce montage permet le réglage de la température de départ d’une installation
de chauffage ou de climatisation par mélange entre la température de retour de
l’émetteur et la température de départ du générateur. La vanne trois voies est
placée sur le retour d’émetteur vers la vois directe et alimentés en débit constant
mais avec une température d’eau variable.

29
4-3 Montage en décharge ou répartition.
Le montage en décharge ou en répartition est plutôt utilisé en climatisation, il
permet de faire varier sur les émetteurs le débit par contre la température reste
constante c.-à-d. l’émetteur et placé dans le circuit à la voie directe.
Si la vanne 3 voies est complètement ouverte (by-pass fermé), l'eau circule dans
la batterie. En position intermédiaire, ici c'est le débit qui est partagé est
proportionnelle au degré d'ouverture de la vanne. Il s'agit d'une régulation de
débit.

30
4-4 Montage en décharge inverse ou répartition inverse.
Ce montage permet d’alimenter l’émetteur à température constante et à débit
variable la vanne trois voies est placée sur le retour d’émetteur vers la vois
commune.

31
5-Vanne servomoteur.
Les moteurs qui commandent les vannes trois voies peuvent être de trois types
différents :
 Le plus simple est le servomoteur 2 points celui-ci n’autorise que
l’ouverture à 100 % et la fermeture de la vanne à 100 %.
 Quant à lui le moteur 3 points permet l’ouverture, la fermeture et l’arrêt
à une position intermédiaire de la vanne.
 Bien entendu le fonctionnement le plus évolué, qui donne le plus de
satisfaction au point de vue du réglage et confort c’est l’alimentation par
signal proportionnel de 0 à 10 V.

Le moteur est alimenté sous une tension de 24 V alternatif tandis que le signal
d’ouverture et de fermeture est délivré sous forme d'une tension continue de 0 à
10 V.
Pour une tension de 0 V nous aurons une fermeture totale de la vanne tandis
que pour 10 volts nous aurons une ouverture totale de la vanne.
Logiquement si le moteur de la vanne est alimenté en 3 V continu et bien celle-
ci sera ouverte à 30 %.

32
E-La régulation par vanne à 4 voies.
1-Définition.
Les vannes à 4 voies en régulation mixent de l'eau froide avec l'eau chaude qui
arrive directement du générateur de chaleur. L'eau froide qui est utilisée est
contenue dans le circuit retour.
Le seul montage de vanne à 4 voies est en mélange est typiquement le montage
utilisé sur un circuit de chauffage par radiateurs.

2-Principe de fonctionnement d’une vanne 4 voies.


Réglage de la vanne 4 voies sur la position ½ départ, ½ retour. Le retour
chaudière récupère une partie de l’eau provenant du départ chaudière, ce qui a
pour effet de remonter la température arrivant dans le corps de chauffe évitant
ainsi le point de rosée.

33
Réglage de la vanne 4 voies sur la position ¼ départ, ¾ retour. Le retour
chaudière récupère une partie plus importante du débit du départ chaudière, le
risque de corrosion dû au point de rosée devient inexistant.

34
Direction Régionale des Provinces du Sud

M203
Technique de chauffage.

TSGC 201

1
A-Les Déperditions.
1- Définition.
La déperdition thermique correspond aux pertes de chaleur subies par un
bâtiment. Ces pertes thermiques sont souvent causées par une isolation
insuffisante.

Les déperditions thermiques représentent les pertes thermiques et donc la


puissance thermique qu'il est nécessaire de mettre en œuvre pour assurer le
chauffage d'une pièce, d'une maison, d'un bâtiment.

Les déperditions surfaciques (à travers les parois plus les ponts thermiques)
ajoutées aux déperditions par renouvellement d'air (pour réchauffer l'air neuf)
donnent les déperditions totales nécessaires pour le chauffage. Elles sont
calculées en Watts et donnent une puissance à couvrir à minima par le
système de chauffage. Elles tiennent compte de l'écart de température
intérieure et température extérieure, autrement dit delta T.

Les déperditions sont exprimées en Watt, la somme des déperditions indique


la puissance minimale qu'il faut installer pour chauffer lorsque la température
minimale, dit température extérieure de base, est atteinte. Le calcul des
déperditions s'effectue désormais par logiciel thermique qui indique pièce par
pièce les déperditions, les puissances des radiateurs ou émetteurs dynamiques.

2- Importance des déperditions.


 Elles dépendent :
 De l’importance des surfaces de contact avec « l’extérieur »
 De la nature des parois donnant sur l’extérieur (isolation, type de vitrage)
 Des entrées d’air extérieur (infiltration, aération)

 Et de plus :
 De l’écart de température entre l’intérieur (température de
chauffage) et l’extérieur (température extérieure de base).

2
3- Les apports gratuits.
On appelle apports gratuits les apports de chaleur susceptibles de
compenser les déperditions.

Il s’agit :

 Des rayons du soleil


 Des appareils électro-ménagers
 Des ordinateurs
 De l’éclairage

Aucun de ces apports gratuits n’est pris en compte dans le calcul des
déperditions d’un local ou d’un bâtiment. En effet, on souhaite que la
puissance du système de chauffage installé soit suffisante pour maintenir la
température intérieure sans aucune aide

4- Les postes de calcul des déperditions.


 Les déperditions surfaciques.
Pertes par les murs, la toiture, les ouvrants (porte, fenêtres…). Ces
pertes de chaleur représentent 50 à 60 % des déperditions.

 Les déperditions linéiques.


Ou ponts thermiques au niveau des liaisons entre dalles, murs extérieurs,
cloisons, … Ces pertes de chaleur représentent 10 à 20 % des déperditions.

 Les déperditions par le sol posé sur terre-plein.


Ces déperditions n’existent que pour les locaux enterrés ou en Red-chaussée,
elles sont de l’ordre de 10 %.

 Les déperditions par infiltration.

Renouvellement d’air neuf dues l’introduction d’air neuf. Elles sont de l’ordre de 30 %.

3
5- Calcul de la déperdition.
 Si l’objectif est la détermination des émetteurs à installer, le calcul
s’effectuera local par local.
 Si l’objectif est seulement la détermination de la chaudière à installer
pour alimenter l’ensemble des émetteurs, le calcul pourra s’effectuer
pour l’ensemble des locaux en même temps.

5-1 Calcul de la déperdition surfacique.

 Vers l’extérieur.
Ces pertes dépendent :
 Des matériaux de construction des parois extérieures (bois, béton, isolant…)
 De la surface A en [m2] de la paroi en contact avec l’extérieur.

DS = U × A
Avec :
 Ds : déperdition surfacique en W/°C.
 U : coefficient de déperdition surfacique en [W/(m2. °C)]
 A : surface de paroi en m2

 Vers les Locaux Non Chauffés : LNC.


Ces locaux type garage, cage d’escalier, sont appelés « locaux non
chauffés ».
Ces pertes dépendent :
 Des matériaux de construction des cloisons de séparation (bois, béton,
isolant, …)
 De la surface A en [m2] de la cloison en contact avec le local non
chauffé.
 De la température du local « non chauffé »

Ds = b × U × A
Avec :
 Ds : déperdition surfacique en W/°C
4
 b : coefficient minoratif pris en compte pour les locaux « non chauffés »
 U : coefficient de déperdition surfacique en [W/ (m2. °C)]
 A : surface de paroi en m2

5-2 Calcul des déperditions par transmissions linéiques en W/°C.


Les déperditions linéiques interviennent à chaque liaison entre 2 parois.
Chaque liaison est un cas particulier. Un calcul précis de ces déperditions
nécessite une étude au cas par cas et de nombreuses recherches.

Pour une étude rapide, on estimera simplement les déperditions


linéiques à : 10 % de la déperdition surfacique pour des
logements faiblement isolés. 20 % de la déperdition
surfacique pour des logements bien isolés.

5-3 Calcul des déperditions par transmission dans le sol en W/°C.

La plus grande partie des pertes par le sol s’effectuent sur la


périphérie du local en contact avec le sol, sur les côtés donnant sur
l’extérieur.
On évalue ces pertes grâce à un coefficient d’échange linéique appelé ,
exprimé en [W/(m.°C)].

Dsol =  × L
Avec :
 Dsol : Déperditions par le sol en W/°C.
  : Coefficient de perte vers le sol en W/(m.°C).
 L : Périmètre du local donnant sur l’extérieur en m.

5-4Calcul des déperditions par renouvellement d’air.


Elles dépendent de la quantité d’air extérieur qui s’introduit dans le local par
infiltrations (non souhaitées) et par renouvellement d’air (aération souhaitée).

La déperdition en W/°C est calculée par la formule :

5
Hv = qv x 0,34
Avec :

 Hv : déperdition par renouvellement d’air


en W/°C
 qv : Débit d’air extérieur en m3/h
 0,34 : Coefficient de chaleur volumique de l’air en Wh/ (m3. °C)

En méthode rapide de calcul des déperditions, on détermine le débit d’air par


l’application d’un taux de renouvellement d’air exprimé en [V/h] (volume du
local par heure).

qv = Taux [vol/h] × volume du local [m3].

 Puissance à installer en W :

P = D x (Ti – Te)
B-LES EMETTEURS DE CHALEUR.
Tout corps à une température donnée dégage de la chaleur, s'il se
trouve dans une ambiance plus froide.
Pour apporter une puissance de chauffe dans le local à maintenir en
température, une solution consiste donc à disposer dans ce local un objet
plus chaud que l'ambiance.
On appelle cet objet " émetteur de chaleur ".

1- Rôle des émetteurs.


A l’intérieur d’un volume à maintenir en température, les émetteurs
assurent la dissipation (‫ ) تبديد‬d’une puissance de chauffe égale aux
déperditions.

La chaleur se déplace des corps chauds vers les corps froids. L’émetteur est
un objet dont la température est supérieure à celle du local dans lequel il se

6
trouve.

Ils sont alimentés par de l’électricité (effet joule) ou un débit d’eau chaude.

2- Transmission de la chaleur.
La chaleur se transmet de l’émetteur au local :

 Par convection (réchauffage de l’air).


Dans le cas de la convection, l’émetteur de chaleur chauffe un fluide,
généralement de l’air, qui circule en son sein. L’air froid de la pièce, plus
lourd que l’air chaud, entre par la partie basse de l’émetteur de chaleur. Il
est réchauffé et ressort plus chaud, donc plus léger, à travers une grille
située dans sa partie haute. La convection peut être dite « naturelle » ou «
forcée » si un dispositif interne stimule le transfert thermique.
Ce type d’émission permet de monter rapidement en température
mais la chaleur se concentre généralement surtout dans le haut de la
pièce.

7
 Par rayonnement.
Dans le cas du rayonnement, l’émetteur de chaleur chauffe les parois, les
corps et objets de la pièce par émission de lumière infra-rouge. Des rayons
se propagent dans l’air jusqu’à ce qu’ils rencontrent une matière qui les
absorbe.
Ce type d’émission réchauffe ainsi une pièce de façon plus homogène
que dans le cas de la convection, ce qui peut apporter aux occupants une
meilleure sensation de confort.

3- Technologie des radiateurs.

Le radiateur de chauffage est un appareil qui utilise de l'eau chaude ou de l'air


chaud pour chauffer une pièce. Il est constitué d'un boîtier métallique contenant des
tubes ou des plaques parcourus par de l'eau chaude ou de l'air chaud.

3-1Types de radiateur.
Les radiateurs émettent leur chaleur par rayonnement et par convection.
La répartition entre ces deux modes d’émission dépend du type de radiateur.

8
3-2Règles d’installation des émetteurs.
 On doit favoriser la circulation de l’air autour et à l’intérieur des émetteurs.
 Le raccordement des tuyauteries doit favoriser une bonne irrigation.

 Longueur < Hauteur.

Le raccordement peut s’effectuer du même côté

9
 Longueur > Hauteur.

Le raccordement doit s’effectuer en diagonale

Les émetteurs s’installent sur les parois les plus froides, si possible sous les
fenêtres.

3-3Règles d’exploitation des émetteurs.


 Le débit d’irrigation de l’émetteur doit être correctement réglé (équilibrage)
 L’émetteur ne doit pas être déréglé.
 L’émetteur de doit pas piéger de poche d’air (dégazage manuel et
automatique).

10
4- Le plancher chauffant.
Le plancher chauffant est un système de chauffage où des tuyaux sont installés sous le sol
pour diffuser de l'eau chaude provenant d'une source centrale. Cette chaleur est transférée
du sol vers l'air de la pièce par convection thermique, créant une distribution uniforme de la
chaleur et une ambiance confortable.

Le plancher chauffant est efficace et économique car il élimine les courants d'air froid et
permet d'utiliser de l'eau chauffée à une température plus basse que les radiateurs
classiques.

4-1Types de plancher chauffant.


Il existe deux types de plancher chauffant :

 Planchers chauffants hydrauliques : Ce type de plancher chauffant utilise l'eau chaude


circulant dans des tuyaux encastrés dans une dalle en béton ou dans une chape pour
chauffer le sol.

Ce système peut être alimenté par une chaudière, une pompe à chaleur ou un
système solaire thermique.

 Planchers chauffants électriques : Ce type de plancher chauffant utilise des câbles


électriques encastrés dans une couche isolante sous le revêtement de sol pour
chauffer le sol.

Ce système est alimenté par l'électricité et peut être contrôlé par un thermostat
pour régler la température.

11
4-2Différents types de pose.
 Pose en colimaçon : C’est le mode de pose le plus utilisé car il permet d’avoir une
homogénéité des températures superficielles.

 Pose en serpentin : Elle permet d’avoir une plus grande densité d’émission.

12
C-Les circuits de chauffage.
Le circuit de chauffage se décompose-en :

 Circuit aller : tuyauteries amenant l’eau chaude de la chaudière aux


différents émetteurs
 Circuit retour : tuyauteries ramenant l’eau refroidie des émetteurs à la chaudière.

Le circuit de chauffage est un circuit fermé. L’eau qui quitte la chaudière


et reviendra intégralement après son refroidissement dans les émetteurs.

Un circuit ouvert est un circuit dans lequel tout ou partie de l’eau distribuée
ne revient pas à son point d’origine. C’est le cas des circuits de distribution
d’eau sanitaire.

1- Les régimes de température.


On appelle « régime de température » l’indication des températures de
départ et de retour du circuit de chauffage par grand froid.
Aujourd’hui on utilise des régimes moins chauds et un peu plus confortable
de type 80 / 60 [°C].
Le choix du régime de température est effectué par le bureau d’études de
conception des installations de chauffage.
Il dépend du type d’émetteur :

 Radiateurs, convecteurs : 80 / 60 [°C] (ordre de grandeur)


 Plancher chauffant : 45 / 35 [°C] (ordre de grandeur).

13
2- Les circuits monotubes.

 Les circuits de type monotube en série.


Ce type de raccordement ne permet pas la fermeture individuelle de
chaque appareil. Si l’on fermait l’entrée d’un émetteur, les autres ne
recevraient pas d’eau chaude.

Il ne peut donc être utilisé que pour alimenter plusieurs émetteurs situés
dans un seul grand volume, tel qu’une salle de classe, un hall etc. On ne
rencontrera pas de circuits monotubes de type série pour le chauffage d’un
logement.
Notons que les émetteurs ne sont pas alimentés à la même température. La
sortie de l’un correspond à l’entrée de l’autre.

14
 Les circuits de type monotube dérivé.
Comme pour les circuits monotubes séries, les émetteurs sont alimentés
successivement, mais on installe des robinetteries permettant la fermeture
d’un émetteur sans perturber le fonctionnement des autres.

Les robinets de type A permettent l’isolement des émetteurs. Les


robinets de type B obligent une partie du débit à traverser les émetteurs.

Comme pour les circuits monotubes séries, les émetteurs sont alimentés à des
températures différentes. La sortie de l’un correspond en partie à l’entrée du suivant.
La détermination des températures d’entrée des émetteurs successifs nécessite un
calcul particulier.

Caractéristiques générales des circuits de type monotube

 Le débit est le même tout au long du circuit. Le diamètre de la conduite


est donc constant.
 La température de l’eau à l’entrée de chaque appareil est différente et
s’abaisse au long de la distribution.

15
3- Les circuits bitubes.

Le tube de départ (canalisation aller) amène l’eau de la chaudière à chaque


émetteur. Tous les émetteurs sont alimentés à la même température et leurs
températures de sortie sont identiques. Le tube de retour collecte l’eau en
sortie des émetteurs.

A l’entrée de chaque émetteur un robinet permet leur isolement sans


perturber le fonctionnement des autres. Le robinet de sortie (té de réglage)
permet le réglage du débit de chaque émetteur. Ces robinets doivent être bien
réglés pour éviter que les émetteurs les plus proches de la pompe ne reçoivent
un débit trop important, et les plus éloignés un débit trop faible. Ce réglage
s’appelle l’équilibrage de la distribution.

 Avantages.
 Tous les émetteurs sont alimentés directement avec de l’eau en provenance
de la chaudière. On peut alimenter un nombre quelconque de radiateur,
alors qu’en distribution de type monotube, l’alimentation successive des
émetteurs pouvait conduire à une température d’alimentation trop faible
des derniers.
 Tous les émetteurs ayant la même température d’entrée et de sortie, leur
sélection est simplifiée.

16
 Inconvénients.

 La longueur de canalisation à installer peut-être du double de celle


d’une distribution de type monotube.

 Le débit de chaque émetteur doit être correctement réglé si l’on


veut éviter que les émetteurs éloignés de la pompe ne manquent
de débit (équilibrage).

3-1Le bitube de type TICHELMANN.


Une difficulté majeure des distributions de type bitubes est la nécessité de
l’équilibrage. Une solution permettant d’atténuer cette difficulté consiste à réaliser
des circuits tels que les longueurs aller-retour d’alimentation des différents
émetteurs soient comparables.
Ainsi, un émetteur proche de la pompe sur le tube aller disposera d’un long
retour et inversement.

Le trajet de l’eau (aller-retour) pour alimenter chaque appareil est de


même longueur. Il est plus facile de régler le débit de chaque appareil.

17
La longueur totale de tube n’est pas plus grande que pour le bitube
classique si les appareils sont disposés en boucle.

3-2Le bitube de type Pieuvre.


Ce type de distribution consiste à alimenter chaque émetteur à partir d’un
distributeur aller et d’un distributeur retour appelés collecteurs.

Ce type de distribution augmente les longueurs de canalisation. Il se pratique


particulièrement pour les tubes en matériaux de synthèse (matières plastiques)
ou en cuivre recuit faciles à installer. Les tubes passent dans le sol sous
fourreau comme des canalisations électriques.

18
 Caractéristiques générales des circuits bitubes
Le débit véhiculé depuis la chaudière décroît au fil de l’alimentation
des différents émetteurs. La tuyauterie n’est donc pas d’un diamètre
constant tout au long du circuit.

La température de l’eau est identique à l’entrée de chaque appareil. En règle


générale, les températures de sortie aussi. Le régime de la distribution par
exemple 80/60 [°C] est aussi le régime de fonctionnement de chaque émetteur.

Le raccordement bitube permet l’alimentation des appareils en


diagonale. Cette disposition est plus efficace pour l’émission de chaleur
que le raccordement de type monotube.

19
D-Distribution de chauffage dans les bâtiments.
1-Types et définitions.
 Chauffage individuel pièce par pièce.
Un appareil de chauffage indépendant est installé dans chaque pièce à
chauffer. Le chauffage par convecteur électrique rentre dans cette
catégorie.
 Chauffage central.
Le chauffage est assuré par la circulation d’eau réchauffée
centralement par une chaudière.
 Chauffage central individuel.
Chaque logement dispose d’une chaudière.
 Chauffage central collectif.
L’immeuble dispose d’une ou plusieurs chaudières communes à
l’ensemble des logements.

2-Les distributions collectives de type "parapluie".


Dans ce type d’installation, l’eau réchauffée par la chaudière est totalement
véhiculée en haut de l’installation avant de redescendre au travers des différents
émetteurs.

20
Au point haut de l’installation, on installe un purgeur d’air permettant
l’évacuation des poches d’air emprisonnées dans les tuyauteries. Un tube de
distribution générale chemine en partie haute du bâtiment.
Le raccordement des appareils dans chaque colonne est souvent de type
bitube Tichelmann.
Ce type de circuit était utilisé autrefois dans les circuits sans pompe. L’eau et
circulait par thermosiphon (l’eau chaude plus légère que l’eau refroidie) montait
par la conduite principale verticale avant de redescendre naturellement après
passage par les émetteurs.

 Purgeur d’air

Le purgeur permet l’évacuation des gaz contenus dans l’installation de chauffage.


Lorsqu’un gaz arrive dans le purgeur, le flotteur (1) redescend et la sortie (2)
est ouverte. Lorsque de l’eau arrive, le flotteur (1) remonte et la sortie (2)
est fermée.

3-Les distributions collectives de type "chandelles".


Dans ce type d’installation, l’eau réchauffée par la chaudière est véhiculée vers
diverses colonnes d’alimentation de groupes d’émetteurs.
En haut de chaque colonne une purge d’air est installée pour permettre le
dégazage de l’installation.
Tous les tubes de distribution générale sont disposés en sous-sol du
bâtiment. Les différentes colonnes et les radiateurs doivent être
soigneusement équilibrés.

21
Comme en distribution de type parapluie, le nombre des colonnes peut être
très important. Ainsi, une colonne alimente tous les radiateurs des séjours
superposés des différents logements, une colonne alimente tous les radiateurs
des cuisines superposées des différents logements, etc. Si l’on isole une
colonne, on supprime le chauffage d’au moins une pièce dans tous les
appartements concernés.

3-Les distributions de type horizontale par logement.


Dans les schémas précédents, on ne pouvait isoler séparément le chauffage de
chaque appartement. Si l’on isolait une colonne, on supprimait le chauffage d’au
moins une pièce dans tous les appartements concernés.
Une meilleure solution consiste à prévoir l’alimentation des émetteurs de
chaque appartement par une boucle particulière horizontale, à partir d’une ou
plusieurs colonnes. On pourra ainsi facilement isoler le circuit de chauffage de
chaque logement sans perturber les autres circuits. On parlera pour les boucles
horizontales de lignes de radiateurs.

22
 Chaque circuit d'appartement comporte une vanne
d'équilibrage.
 Le nombre de colonnes dans le bâtiment est plus
limité.
 A l’entrée de chaque logement, il sera possible d'installer un
compteur de chaleur permettant de facturer séparément les
différentes consommations de chauffage.

4-Les distributions de type "Chauffage Individuel Centralisé"


(C.I.C.)
Il s’agit d’installation de chauffage central et collectif mais dont la distribution
permet le réglage individuel du chauffage de chaque logement. Pour cela, chaque
logement est équipé d’une pompe individuelle qui puise l’eau de chauffage
nécessaire à une distribution collective réalisée à partir de la chaudière centrale.

23
Des pompes individuelles permettent l'alimentation séparée de chaque
circuit d'appartement.
Chaque appartement peut avoir sa régulation et son compteur de chaleur
individuels. Il faut équilibrer le circuit alimentant les bouteilles à partir de la
chaudière.

 Régulation des distributions de type C.IC.


Au départ de la chaudière, la température de l’eau est ajustée en fonction de la
température extérieure.

Ce premier niveau de régulation permet d’alimenter chaque logement avec une


température d’eau suffisamment chaude.

Un deuxième niveau de régulation permet à chaque appartement d’ajuster la qualité de


son chauffage.
Ce 2ème niveau s’effectue le plus souvent par l’action d’un simple thermostat d’ambiance
agissant en « tout ou rien » sur le circulateur d’alimentation du logement.

Une régulation centrale ajuste la température de l’eau pour l’ensemble des logements.
Chaque occupant peut régler son chauffage sans perturber le chauffage des voisins.
Le comptage de l'énergie consommée par chaque occupant est possible
grâce à l’installation d’un compteur individuel de calorie.

24
E-Les pompes des circuits de chauffage.
1-Présentation.
Les pompes des circuits de chauffage ont pour rôle de permettre la circulation de
l’eau de la chaudière aux émetteurs, puis son retour à la chaudière.
Dans notre branche, on appelle les pompes « circulateur » ou « accélérateur ».
A l‘intérieur du corps de pompe, une roue (turbine) entraînée à grande vitesse
par un moteur électrique (1500 [tr/mn]), capte l’eau à l’aspiration de la pompe et la
projette vers son refoulement, ces pompes sont dites de type centrifuge.
On peut facilement en régler le débit en obturant plus ou moins le refoulement.
Ceci n’endommage pas la pompe, car la roue peut tourner même si l’obturation est
complète.

On distingue :
 Les circulateurs à « rotor noyé »
Le rotor du moteur électrique baigne dans l'eau véhiculée. Cette disposition
limite les risques de fuite, et facilite le refroidissement du moteur électrique. On
les appelle parfois accélérateur.

25
 Les circulateurs « à rotor sec »
Le moteur est monté en bout d'arbre et séparé du corps de pompe. Cette
disposition nécessite un système d'étanchéité à la sortie d'arbre (presse-
étoupe ou garniture mécanique).

 Presse-étoupe : l’étanchéité est réalisée par une sorte de joint


comprimé ; celle- ci, par principe, ne doit pas être totalement parfaite
et impose d’évacuer une goutte à goutte appelé « égouttures ».
 Garniture mécanique : l’étanchéité est réalisée par un dispositif
comprenant une bague de friction et un joint tournant ; les faces
sont usinées avec un soin extrême et la mise en œuvre exige des
précautions ; ce dispositif est totalement étanche.
Le moteur des pompes « à rotor sec » est refroidi par un ventilateur installé en bout d’arbre.

 Les circulateurs « jumelés ».


Il s'agit de deux circulateurs montés en parallèle sur le circuit. Les deux
corps de pompe constituent une même pièce, et comportent des orifices
d'aspiration et de refoulement uniques.

26
Pompe Salmson : La roue (1) de la pompe est entrainée par le moteur
(2) par l’intermédiaire de l’arbre de liaison (3). L’eau captée à l’aspiration
(4) est expulsée au refoulement (5).

2-Les débits des pompes des circuits de chauffage.


Les débits à véhiculer sont fonctions des puissances de chauffage à distribuer et du
régime d’eau de chauffage (températures d’eau aller-retour pour la température extérieure
minimale).
Les débits à véhiculer peuvent se calculer par la formule :

Qv = P / (1,16× ΔT )
Avec :

 P : puissance de chauffage à véhiculer en [kW]


 Qv : débit à véhiculer en [m3/h]
 ΔT : écart de température nominal aller-retour en [°C]

27
3-Pressions fournies par les pompes de chauffage.
Pour mettre un fluide en circulation, il est nécessaire de créer un écart de
pression, le fluide circulant alors des « hautes » pressions vers les « basses »
pressions.

Dans un tube horizontal, l’eau ne peut circuler d’un point A vers un point B,
que si la pression en A est supérieure à celle de B.
Cet écart de pression (Δp) correspond au frottement de l’eau sur la paroi de
la canalisation. On l’appelle perte de charge (PdC).
Dans un circuit fermé c’est la pompe qui génère l’écart de pression
permettant à l’eau de circuler :

C’est la pompe qui génère l’écart de pression entre A et B Cet écart s’appelle
hauteur manométrique totale (Hmt) de la pompe.

4-La hauteur manométrique des pompes.


C'est la différence de pression que la pompe fournit entre son point d'aspiration
et son point de refoulement.
Cet écart de pression peut se mesurer en raccordant successivement un manomètre au
refoulement puis à l’aspiration de la pompe.
La différence des 2 pressions mesurées sera la Hmt de la pompe.

28
 Calcul de la hauteur manométrique d'une pompe de chauffage

La hauteur manométrique de la pompe est toujours égale à la perte de charge


totale du circuit à irriguer :

Δp= Hmt = PdC


Pour calculer la Hmt qu’une pompe doit fournir, il faut calculer les PdC
qui seront générées par le débit à véhiculer dans le circuit principal à
irriguer.

5-La courbe caractéristique d’une pompe.


Une pompe est capable de fournir des débits très différents selon qu’on
l’installe sur un circuit plus ou moins résistant.
Les combinaisons possibles de valeurs de débit/pression pour chaque pompe
sont indiquées par une courbe appelée courbe caractéristique de la pompe. Cette
courbe est donnée par le fabricant.

29
F-Expansion et la sécurité des circuits de chauffage.
1-Déffinition.
Les installations de chauffage à eau chaude sont considérées comme des
circuits fermés, c’est à dire contenant un volume d’eau à froid défini et « fermé ».
On appelle ce volume contenance en eau (CE).
Lorsque l’eau est chauffée, l’augmentation de température génère une
augmentation du volume d’eau ; ce phénomène est naturel, c’est l’expansion de
l’eau.
Un coefficient de dilatation, noté %d et fonction de l’augmentation de la
température, permet de déterminer le volume supplémentaire créé ; ce volume est
appelé « volume dilaté » et noté Vd.

Vd=CE X %d

2- Les différents systèmes d’expansion.

2-1 Le vase ouvert.

C’est un système ancien simple et sûr. Il s’installe particulièrement sur les


installations de chauffage à combustible solide.
La capacité utile du vase d'expansion doit être au moins égale à 6 % du
volume total de l'installation.
Il est placé au point haut de l’installation sensiblement au-dessus de la
chaudière. Il est raccordé au départ de la chaudière.

30
 Lorsque l’eau se dilate, le volume créé monte dans le vase (et inversement)
 Les inconvénients du système sont :
 L’encombrement.
 Les pertes de chaleur.
 Le risque de gel.
 L’entrée d’air dans le circuit (oxygénation de l’eau)

2-2Le vase d’expansion fermé.


Cet organe est composé d’une membrane qui le divise en 2 parties étanches.
D’un côté du vase, il y a de l’azote (ou air comprimé) sous pression, l’autre partie
est quant à elle connectée au circuit de chauffage et absorbe donc la surpression
lors de la montée en température de l’eau.

 Fonctionnement des vases d’expansion à pression variable.


 Le vase étant non raccordé, le gaz (air) occupe la totalité du
volume du vase. Sa pression est celle que le fabricant a réglée en
31
usine.
 Cette pression de pré gonflage correspond à la hauteur d’eau froide qui
sera au-dessus du vase lorsqu’il sera raccordé à l’installation de
chauffage. En fin de remplissage en eau de l’installation, le vase étant
raccordé.
 Lorsque la température de l'eau de l'installation augmente, elle se
dilate et occupe donc un volume plus important. Comme le volume
interne du circuit ne varie pas, le volume d'eau supplémentaire ne
trouve à se loger que dans le vase d'expansion, en repoussant la
membrane et en comprimant le gaz.
 Lorsque l'eau de l'installation se refroidit, elle se rétracte. Mais
comme le volume interne du circuit est fixe, il faut que le volume
d’eau qui "disparaît" soit remplacé instantanément pour éviter que
l'installation ne se mette "sous vide".
 Au cours de cette phase, le volume d'eau dans le vase diminue, tandis
que le volume de la poche de gaz augmente (le gaz « repousse » la
membrane et se détend) et la pression chute.
 Il est d’usage de surdimensionner les vases d’expansion. Ceci permet
de disposer en permanence d’une « réserve d’eau » dans le vase pour
compenser les inévitables petites fuites des circuits de chauffage
importants.

 Règles d’installation des vases d’expansion fermés.

 Il est d’usage de les raccorder au retour d’eau à la chaudière ou


au tuyau de remplissage en eau froide (en aval du dispositif
anti-retour).
 Il est utile de placer une vanne de sectionnement entre le vase et son
raccordement à l’installation afin de faciliter son changement, mais on
en démontera le volant de manœuvre pour diminuer le risque de
sectionnement
 L’installation d’une soupape de sécurité sur le départ de la chaudière
est obligatoire en complément d’un vase d’expansion fermé.
 On peut installer une « batterie » de petits vases d’expansion à la
place d’un vase unique plus gros.

32
DRPS/ CF/ ISTA LAÄYOUNE

MODULE 117 : BRULEUR A AIR SOUFFLE

SECTEUR : FROID ET GENIE THERMIQUE

SPECIALITE : TECHNICIEN SPECAILISE EN


GENIE CLIMATIQUE

FORMATEUR FGT : DOUKALI IHYA

1
A-LES CHAUDIÈRES.

1-Définitions.
Une chaudière est un appareil qui permet de fournir en continu de la
chaleur à un fluide, donc d'augmenter la température de ce fluide.
Ce fluide peut être utilisé pour fournir une énergie mécanique, sous
forme de vapeur, centrale thermique.
Mais le plus souvent, ce fluide permet de transporter de la chaleur,
pour chauffer des locaux, et pour bien d'autres utilisations industrielles.On
parle alors de fluide " caloporteur ".

2-Chaudières en ACIER.

2-1La chaudière en acier à tubes de fumées.


Est constituée d'un grand réservoir d'eau, traversé par des tubes dans
lesquels circulent les fumées.
Ce principe est particulièrement utilisé pour les chaudières fioul et gaz, ce
qui représente une grande majorité des chaudières.
La grande capacité en eau contenue dans son réservoir permet d'éviter
les court-cycles du brûleur.
Souvent disposés à l'horizontal sur les chaudières fioul et gaz, les tubes
de fumées devront être disposés à la verticale dans les chaudières à
combustibles solides, afin de permettre une bonne extraction des
cendres.

Sinon, le foyer doit être séparé et placé avant la chaudière à tubes de


fumées. Le foyer est alors un avant foyer à tubes d'eau, ou en réfractaire.

2
2-2Chaudières en acier à tubes d'eau.
Les chaudières à tubes d'eau se caractérisent par la présence de deux
collecteurs, en partie haute et basse de la chaudière, reliés entre eux par
des tubes dans lesquels circulent l'eau.
Elles sont utilisées avec tous types de combustible ( bois, gaz, fioul,
etc.. ) lorsqu'il est nécessaire de faire monter le fluide à des pressions
supérieures à 30 bars.
C'est le cas lorsque la vapeur doit entraîner des turbines, pour produire
de l'électricité.
Le trop grand volume d'eau des chaudières à tubes de fumée ne leur
permettrait pas de résister mécaniquement à de telles pressions.
En contre-partie, le faible volume d'eau des chaudières à tubes d'eau
ne permet pas toujours de refroidir les fumées autant que sur une
chaudière à tubes de fumées. Elle a donc généralement un moins bon
rendement.

3
3-Chaudière en FONTE.
Les chaudières en fonte ont une meilleure inertie. La fonte est capable
d'emmagasiner plus de chaleur que l'acier. Lorsque le brûleur s'arrête, la
chaudière en fonte continue à restituer de la chaleur à l'eau plus
longtemps. Ces chaudières sont également plus résistantes à la corrosion.
La fonte est plus lourde que l'acier, donc moins facile à manipuler lors
de l'installation.
La grande majorité des chaudières en fonte sont équipées d'un corps
de chauffe composé de plusieurs éléments, chacun coulé dans des
moules en fonderie (aucune soudure) :
 un élément de façade, sur lequel est montée la porte foyère
et le brûleur.
 un élément de fond qui referme le foyer, sur lequel est
montée la boîte à fumée.
 un ou plusieurs éléments intermédiaires, le nombre variant
en fonction de la puissance souhaitée.

4
L'eau passe dans chaque élément en fonte, qui lui est traversé
plusieurs fois par les fumées de combustion.
Ces éléments sont parfois assemblés entre eux à l'usine, par le
fabricant, pour les chaudières de petites puissances.
Pour les plus grosses puissances, les éléments peuvent être assemblés
sur site, ce qui facilite leur transport et permet de les amener dans des
endroits difficiles d'accès pour des chaudières acier de puissance
équivalente.
L'étanchéité du circuit d'eau est assuré par insertion de 2 nippes en
acier entre chaque élément. au niveau des collecteurs départ et retour
chauffage.
Les nippes sont généralement des bagues coniques en acier.
L'étanchéité du circuit de combustion est lui assuré par une tresse ou
par du silicone résistant à de hautes température, qu'il faut déposer
soigneusement dans la rainure prévue à cet effet sur tout le contour de
l'élément.

Vue éclatée chaudière


5
Légende.
1- Loquet de regard de flamme 2- Porte foyère 3 et 4- Isolation porte
foyère 5- Élément avant 6- Élément intermédiaire 7- Isolation de
fond de foyer 8- Élément arrière 9- Doigt de gant 10- Boîte à
fumées.

Exercice1.
1-Que veut-on dire lorsqu'on prétend que la FONTE a une meilleure "INERTIE"
que l'acier
a-la FONTE emmagasine plus de chaleur que l'ACIER pour monter en
température.
b-la FONTE monte moins vite en température que l'ACIER.
c-Lors de l'arrêt du brûleur, la FONTE refroidit plus vite que l'ACIER.
d-Lors de l'arrêt du brûleur, la FONTE restitue de la chaleur plus longtemps.
2-Quels sont les autres avantages et inconvénients des chaudières en FONTE.

6
a-Elles sont PLUS LÉGÈRES que les chaudières en ACIER.
b-Elles sont PLUS LOURDES que les chaudières en ACIER.
c-Elles sont plus faciles à transporter, meme lorsqu'elles sont de petite
puissance et donc déjà assemblée en usine.
d-Elles sont plus faciles à transporter dans des chaufferies difficiles d'accès,
lorsque les éléments peuvent être assemblés sur site.
3-Lors de l'assemblage, l'étanchéité entre les différents éléments en fonte se
fait grâce à ...
a-des bagues coniques en acier, placées au niveau des carneaux, côté FUMÉES
b-des bagues coniques en acier, placées au niveau des collecteurs départ et
retour, côté EAU
c-des tresses ou joints silicones placées dans des rainures, en périphérie de
chaque élément, côté FUMÉES
d-des tresses ou joints silicones placées dans des rainures, en périphérie des
collecteurs de chaque éléments, côté EAU.

4-Rendement d’une chaudière.


4-1PCI d’un combustible & Quantité de chaleur.
Lorsque la ressource énergétique est sous forme de combustible (fioul, gaz,
bois, etc…), nous pouvons la brûler pour la transformer en énergie thermique.
Dans ce cas, on préfèrera parler de quantité de chaleur.

W = quantité de chaleur = énergie thermique


Lorsqu’on brûle 1kg de fioul dans le foyer d’une chaudière,
on considère que la flamme fournit une énergie de 11,89 kWh sous forme de
chaleur.
Cette valeur est appelée PCI (Pouvoir Calorifique Inférieur) : PCIFIOUL = 11,89
kWh/kg
L’énergie thermique fournie par la flamme ne dépend donc que de la quantité
de fioul qui est brûlée :

W = quantité de combustible x PCI


7
4-2Puissance absorbée, puissance utile et pertes.
Le rôle d’une chaudière est d’absorber et brûler un combustible pour
produire de la chaleur.
La fumée se dégageant de cette combustion va être freinée par des chicanes
afin d’avoir le temps de transmettre sa chaleur à l’eau de chauffage.
Malheureusement, toute la chaleur produite par la flamme n’est pas
restituée à l’eau de chauffage.
Non seulement les fumées sortent chaudes par la cheminée avant d’avoir
restituée toute leur chaleur …
... mais une partie de la chaleur s’échappe également
à travers les parois de la chaudière.
 La puissance absorbée par la chaudière -puissance calorifique de la
flamme -dépend du débit de combustible brûlé Qcomb ,et du Pouvoir
Calorifique Inférieurde ce combustible (PCI).

Pa = Qcomb x PCI
 La puissance transmise par la chaudière au circuit de chauffage dépend
donc du débit d’eau qm, et de l’élévation de température ΔT de cette
eau dans la chaudière.
Pu = qm x 1,163 x ΔT
 Pertes = Pa – Pu
4-3Rendement d’une chaudière.
Le rendement correspond à la proportion d’énergie calorifique absorbée par
la chaudière qui est vraiment restituée au circuit hydraulique de chauffage.
Il peut être défini par un pourcentage ou par un nombre compris entre 0 et 1.

8
B-Bruleur fioul à air soufflé.
1-Définition.
Les brûleurs fiouls sont généralement montés sur des chaudières.
La flamme du brûleur sert à chauffer le corps de chauffe de la
chaudière. Celui-ci transmet ensuite sa chaleur à l'eau contenue dans la
chaudière. Grâce au circulateur, l'eau ira à son tour chauffer les
radiateurs (ou autres types d'émetteurs), qui finiront par donner leur
chaleur aux pièces de la maison.
Le brûleur démarre et fonctionne UNIQUEMENT SI la température de
l'eau de chauffage n'est pas suffisante.
C'est la régulation de la chaudière qui ordonne le démarrage du
brûleur, lorsqu'elle juge la température d'eau insuffisante. Un contact
électrique interne à cette régulation se ferme et laisse passer le courant
jusqu'à l'entrée de la boîte de contrôle du brûleur, qui sait alors qu'il
faut allumer la flamme.
C'est ce même contact du régulateur qui ordonne l'arrêt du brûleur, en
s'ouvrant à nouveau, lorsque la température d'eau souhaitée est atteinte.

9
2-Cycle de démarrage du bruleur.
Pour que le brûleur puisse fournir une flamme et chauffer l'eau de la
chaudière, il faut les 3 composantes du triangle du feu :

1-un combustible : le fioul aspiré dans la cuve par la pompe, et


pulvérisé en fines gouttelettes à travers le gicleur lorsque l'électrovanne
lui autorise le passage

2-un comburant : l'air, aspiré par la turbine de ventilateur, et rejeté


dans le canon de la tête de combustion pour alimenter la flamme

3-une source de chaleur : l'arc électrique prenant naissance entre les


deux électrodes, lorsqu'elles sont soumises à une forte tension électrique
(plusieurs milliers de volts). Cette tension est fournie par le
transformateur d'allumage.
La gestion du cycle de démarrage du brûleur est gérée par la boîte
de contrôle qui alimente tour à tour les autres composants du brûleur.
Elle contrôle également, avec l'aide de la cellule, la présence de la
flamme, et commande si nécessaire la mise en sécurité du brûleur.

10
1- Pompe fioul avec régulateur de pression 2- Moteur électrique avec condensateur
3- Turbine de ventilateur 4- Bobine d'électrovanne
5- Transformateur électrique d'allumage 6- Gicleur
7- Réchauffeur fioul 8- Boîte de contrôle
9- Electrodes d'allumage 10- Cellule photorésistante
11- Déflecteur ("Accroche flamme") 12- Volute
13- Tête de combustion

3-Principe de fonctionnement.

11
C-Les composants de bruleur fioul.
1-Circuit d’air.
Le ventilateur aspire généralement l'air ambiant de la chaufferie,
parfois l'air extérieur à travers un conduit de cheminée type "ventouse".
Afin de ne fournir que l'air nécessaire à la combustion, un volet d'air
permet de régler le débit d'air fournit à la flamme. Il peut se trouver
aussi bien en entrée qu'en sortie de ventilateur.
L'air est ensuite rejetée vers la tête de combustion. Le déflecteur, situé
juste après le gicleur, divise cette quantité d'air en deux parties :
1-" l'air primaire " qui passe par le trou central et les fentes du
déflecteur, pour se mélanger au fioul pulvérisé par le gicleur
2-" l'air secondaire" qui passe entre le déflecteur et la partie conique
du canon. son rôle est de rabattre le fioul, qui pourrait être éjecté en
dehors de la flamme, dans la flamme.
L'avancée du déflecteur dans le canon permet de régler la proportion
air primaire / air secondaire. Ce réglage est indispensable à une bonne
stabilité de la flamme, donc à une bonne combustion, sans imbrûlés, sans
monoxyde de carbone.

Déflecteur avec électrodes Turbine de ventilateur

12
2-L’alimentation en fioul.
Entraînée par le moteur électrique, la pompe puise le fioul dans la
cuve et le rejette en direction du gicleur "UNIQUEMENT SI" l'électrovanne
fioul est ouverte et le laisse passer.
Un régulateur, intégré à la pompe, permet de maintenir une pression
suffisante de fuel pour permettre sa pulvérisation.

Pompe fioul
L'électrovanne fioul est commandée électriquement par une bobine.
Lorsque cette bobine reçoit du courant électrique, elle se comporte
comme un aimant. Son champ magnétique attire le clapet qui permet
d'ouvrir le passage du fioul.
Lorsque la bobine n'est plus alimentée, un ressort referme ce clapet :
le fioul ne peut alors plus alimenter la flamme.

Bobine d'électrovanne
13
Le gicleur est le dernier organe par lequel le fioul passe avant de
brûler. Il permet justement de pulvériser le fioul, par nature liquide, en
de très fines gouttelettes. Ainsi, le fioul se mélange plus facilement à
l'air, condition indispensable pour avoir une combustion propre, sans
imbrûlés.

Gicleurs
Pour améliorer encore cette combustion, certains brûleurs sont équipés
d'un réchauffeur fioul. Il se trouve dans la tête de combustion, juste
avant le gicleur. Son rôle est de réchauffer le fioul afin de le rendre plus
fluide (moins visqueux). En effet le fioul a tendance à "s'épaissir" à basse
température, en hiver.
Le réchauffeur fioul garantie une combustion régulière tout au long
de l'année. Il est composé :
 d'une résistance électrique qui chauffe le fioul,
 d'un thermostat qui informe la boîte de contrôle lorsque le fioul
est suffisamment chaud.

Réchauffeur fioul
14
3-Circuit d’allumage.
Pour que le courant électrique puisse traverser l'espace entre les deux
électrodes et ainsi former un arc électrique, il faut soumettre les
électrodes à une tension au minimum de 1000 VOLTS par millimètre d'air
à traverser.
Lorsqu'il reçoit une tension de 230 VOLTS, le transformateur électrique
l'élève à une tension de 5 000 à 15 000 VOLTS, selon les brûleurs. Il
fournit cette tension aux électrodes qui peuvent alors créer l'arc
électrique nécessaire à l'allumage de la flamme.

Transformateur d'allumage Electrodes d'allumage


4-La Cellule.
Elle détecte la lumière de la flamme et en informe la boîte de
contrôle.

Cellule photorésistante

15
5-Le moteur électrique.
Il entraîne en rotation la turbine de ventilateur et la pompe fioul.
En général, ce moteur est de type " ASYNCHRONE MONOPHASÉ " : il a
besoin d'un condensateur pour pouvoir choisir son sens de rotation et
s'élancer au démarrage.
La turbine du ventilateur se serre à l'aide d'une vis sur l'arbre du
moteur.
La pompe est liée au moteur uniquement par un accoupleur, petite
pièce en plastique destinée à s'user en cas de grippage de la pompe. Le
moteur est ainsi protégé.
REMARQUE : Lorsqu'on entend le moteur vibrer sans entendre le souffle
de la turbine de ventilation, alors il y a de fortes chances que le
condensateur soit défectueux et à remplacer.

La capacité du condensateur doit être au minimum de 14 µF par


ampère pour que le moteur puisse démarrer.

16
6-La boite de contrôle.
Aussi appelée " coffret de sécurité ", c'est le cerveau du brûleur. Dès
que l'aquastat de la chaudière est en demande, cette boîte de contrôle
va gérer toutes les séquences de démarrage du brûleur.
Elle alimente en premier le réchauffeur fioul. Lorsque le fioul est
chaud, le thermostat du réchauffeur l'en informe.
Elle commande alors la mise en route du moteur et l'alimentation du
transformateur. L'air arrive à la tête de combustion et l'étincelle apparaît
entre les électrodes.
Après une temporisation, elle décide d'alimenter la bobine
d'électrovanne. L'électrovanne s'ouvre et le fioul est pulvérisé par le
gicleur à proximité des étincelles qui allument la flamme.
MAIS le travail de la boîte de contrôle ne s'arrête pas là. Elle doit
recevoir de la cellule le signal de détection de flamme pour décider de
couper l'alimentation du transformateur d'allumage. Sans cela, elle met le
brûleur en sécurité.
Si la boîte de contrôle perd le signal de détection de flamme alors
que l'aquastat de la chaudière est encore en demande, alors elle
réalimente le transformateur pour tenter de rallumer la flamme. Si elle
n'y parvient pas, après une temporisation de quelques secondes, elle met
le brûleur en sécurité.
Après un défaut, la boîte de contrôle peut être réenclenchée par
simple appui sur le bouton ou voyant rouge de réarmement.

17
D-Technologie des composants de bruleur a fioul.
1-Pompe fioul & électrovanne.
1-1Pompe fioul à engrenage.
La pompe fioul, lorsqu'elle est entraînée par le moteur électrique,
aspire le fioul dans la cuve et le rejette vers le gicleur afin d'alimenter la
flamme du brûleur.
Elle est composée de 2 roues dentées. Le fioul est transporté à
l'intérieur des dents de ces roues pour passer de l'entrée ("aspiration") à
la sortie ("refoulement") de la pompe.
Le moteur électrique entraîne la rotation de la roue motrice "R. M. 1".
Seule cette roue "R. M. 1" est accouplée au moteur.
La roue R.2 est entraînée à son tour par l'engrenage la reliant à la
roue R.M.1, mais n'a aucune liaison avec le moteur.
A l'entrée de la pompe, lorsque les deux engrenages s'écartent l'un de
l'autre, le fioul est aspiré dans le creux des dents.
Lorsque les dents des deux engrenages rentrent l'une dans l'autre, le
fioul est chassé vers le refoulement.

18
1-2Electrovanne fioul.
Afin de brûler tout le fioul, et donc d'éviter d'encrasser la chaudière,
il est nécessaire d’amener l’air et l’étincelle avant le fioul.
Ainsi, le fioul peut s’enflammer immédiatement, dès sa pulvérisation.
MAIS la pompe fioul et le ventilateur sont généralement tous les deux
entraînés par le même moteur, donc démarrent en même temps.

 COMMENT ALORS EMPÊCHER LA PULVÉRISATION DU FIOUL


DANS LE FOYER DE LA CHAUDIÈRE ALORS QUE LA POMPE FIOUL
TOURNE DÉJA ?
Une électrovanne ,sorte de robinet commandé électriquement, permet
donc d’empêcher la pulvérisation du fioul dans le foyer de la chaudière
au démarrage de la pompe fioul.
Elle est composée :
1-d'une bobine électrique : soumise à une tension de 230 V, elle se
comporte comme un aimant.
2-du mécanisme de l'électrovanne, partie qui ouvre le passage du
fioul lorsqu'elle est attirée par le champ magnétique de la bobine, et qui
referme le passage du fioul par l'action d'un ressort, dès que la bobine
n'est plus alimentée.

19
HORS TENSION, l'électrovanne empêche SOUS TENSION, l'électrovanne laisse
le fioul d'alimenter la flamme passer le fioul.

1-3Régulateur de pression.
COMMENT FAIRE TOURNER LA POMPE FIOUL, ÉLECTROVANNE
FERMÉE, SANS DANGER ?
Il suffit de rajouter un régulateur de pression entre le refoulement de
la pompe et l'électrovanne.

Lorsque la pompe tourne et que l'électrovanne n'est pas encore


ouverte, la pression du fioul comprime le ressort du régulateur de
pression et s'ouvre le passage pour retourner à la cuve.

20
Lorsque l'électrovanne s'ouvre,le fioul va alimenter la flamme. Seul le
surplus de fioul retourne vers la cuve.

La vis de réglage du régulateur de pression permet de régler la


pression du fioul allant au gicleur, donc la puissance de la flamme.
Plus le ressort sera comprimé par cette vis, plus le fioul montera en
pression.

21
Lorsque la pression du fioul essaie de dépasser le réglage du ressort,
le passage vers la cuve s'ouvre et "stabilise" cette pression à la valeur
réglée.

1-4Pompe fioul complète.


L'électrovanne et le régulateur de pression font partie intégrante de la
pompe.
Une prise de pression permet de raccorder un manomètre afin de
vérifier le réglage de la puissance de la flamme.
Une seconde prise permet de raccorder un vacuomètre afin de
contrôler la dépression à l'aspiration, donc de vérifier que le fioul arrive
bien.

22
La vis de réglage du régulateur se trouve généralement sur la face
avant de la pompe (parfois sous la pompe).
La bobine d'électrovanne se trouve sur le dessus de la pompe.
Un filtre permettant de filtrer les impuretés du fioul se trouve
également dans la pompe, à l'aspiration. Il est démontable, nettoyable
et/ou remplaçable.
1:Bobine d'électrovanne.
2:Prise de pression pour
manomètre.
3:Vis de réglage (régulateur
pression fioul).
4:Prise de dépression pour
vacuomètre.
5:Vis démontage filtre fioul.

2-Gicleur.
2-1Role du gicleur.
Lorsqu'on verse du fioul à l'état liquide dans un feu, il brûle très
rapidement, mais sans vraiment avoir le temps de se consumer
entièrement. Il en résulte un dégagement de fumées très noires, chargées
en suies et en monoxyde de carbone.
Une telle combustion encrasserait très rapidement la chaudière et le
conduit de cheminée.
Dans un brûleur, la pompe fioul pousse le fioul sous pression à travers
le gicleur.
Le gicleur fioul, à l'instar des gicleurs que l'on trouve sur les bombes
d'aérosol ou de déodorant, permet la pulvérisation du fioul en des
milliards de gouttelettes.
Cela facilite et améliore le mélange du fioul avec l'oxygène de l’air.

23
Le choix du gicleur participe également au réglage du débit. Plus son
orifice de pulvérisation sera gros, plus il laissera passer une grande
quantité de fioul.
Mais le débit de fioul qui est pulvérisé dépend aussi de la pression à
laquelle la pompe pousse le fioul dans le gicleur. Cette pression se règle
sur la pompe fioul, à l'aide de la vis du régulateur de pression.

2-2Constitution du gicleur.
Le gicleur est constitué :

1 : d'un " filtre " qui permet de filtrer les impuretés les plus fines que
le préfiltre fioul et le filtre interne de la pompe ont laissées passer
2 : d'une "vis de blocage", permettant de maintenir l'obus au fond du
corps du gicleur, près de l'orifice de pulvérisation
3 : de " l'obus conique " composé de canaux, provoquant la circulation
giratoire du fioul, avant de former un cône de fines gouttelettes lors de
sa pulvérisation

24
4 : le corps du gicleur, intégrant le disque à orifice de pulvérisation 5

2-3Parcours du fioul a travers le gicleur.


1 Filtre
2 Vis de blocage
3 Obus conique
4 Corps du gicleur
5 Disque à orifice

Le fioul traverse le filtre " 1 " et passe par le centre de la vis de blocage
" 2 ".
Il ressort par les trous latéraux de la vis de blocage " 2 ". et passe
ensuite entre la surface cylindrique de l'obus conique " 3 " et le corps du
gicleur " 4 ".
La surface conique de l'obus " 3 " est plaquée contre le disque à
orifice " 5 ".
Le fioul s'engage à grande vitesse dans les canaux (petites rainures )
de l’obus conique.
Il prend un mouvement circulaire dans la chambre de rotation se
trouvant entre l'obus conique " 3 " et le disque à orifice " 5 ".
Il est ainsi pulvérisé par l'orifice du gicleur sous une forme conique.
25
Il est donc normal de trouver deux angles de pulvérisation différents
marqués sur le gicleur, selon s'il est donné pour la norme européenne
sous une pression de 10 bars, ou pour la norme US sous une pression de 7
bars.

 Le mode de pulvérisation.
Le mode de pulvérisation définit la manière dont la pulvérisation des
gouttelettes est répartie à l’intérieur du cône de pulvérisation.
Par exemple, pour les gicleurs "DANFOSS", on distingue 3 grands modes
de pulvérisation pour la norme US :

3-Réchauffeur fioul.
3-1Rôle du réchauffeur fioul.
Placé juste avant le gicleur, le réchauffeur permet d’augmenter la
température du fioul avant sa pulvérisation.
Cela permet :
 de diminuer la viscosité du fuel, donc d'améliorer sa
pulvérisation et sa combustion,
 d'atténuer les variations de viscosité du fioul liées à la
température de stockage et aux caractéristiques du fuel acheté.

28
5-Circuit d'allumage.
5-1L'arc électrique.
Pour que la combustion du mélange « Fioul-Air » puisse s’amorcer, il
est nécessaire d’apporter une énergie sous forme de chaleur. Dans un
brûleur, cette énergie est fournie par un arc électrique.
L'arc électrique n'est rien d'autre qu'un courant électrique traversant
l’espace séparant deux extrémités métalliques appelées « électrodes ».
L’air séparant les deux électrodes opposant une résistance au courant
électrique, il faut appliquer une tension électrique élevée entre ces 2
électrodes pour que le courant électrique puisse traverser et créer ainsi l’arc
électrique.
Elle doit être d'au moins 1000V par millimètre d'espacement
Sur un brûleur, la tension entre les électrodes est souvent comprise
entre 5 000 et 15 000 V
L'arc électrique ainsi créé atteint une température de 4 à 5000 °C.

5-2Les électrodes.
Dans la pratique, elles sont généralement en fil d’acier et affinées à
leur extrémité.
Elles doivent être correctement positionnées :

33
Toujours en série avec l'aquastat de sécurité, l'aquastat de régulation
peut se trouver avant la borne " L1 " de la fiche européenne .
Dans ce cas, un "shunt" ( ou "pont" ) doit assurer la continuité
électrique entre les bornes " T1 " et " T2 ", à l'intérieur de la fiche 7
broches femelle ( côté chaudière ).
Ce pont peut être retiré et remplacé par un contact de sécurité ou de
régulation ( pressostat "manque d'eau", autres.. ) .

43
E- BRÛLEUR GAZ à AIR PULSÉ
Comment reconnaître un brûleur gaz à air pulsé
Comme le brûleur fioul, ce brûleur se fixe sur la porte foyère de la
chaudière.
Il est d'ailleurs souvent utilisé lorsqu'on veut passer du fioul au gaz
sans changer de chaudière.
On peut cependant le différencier, au premier coup d'oeil, par la
présence de la rampe gaz accolée au brûleur, et par l'absence de
flexibles fioul.

BRÛLEUR GAZ AIR PULSÉ Brûleur FIOUL


La rampe gaz est composée du bloc gaz, d'un pressostat gaz et d'une
vanne de barrage.

Bloc gaz Pressostat mini gaz

47
51
Direction Régionale des Provinces du Sud

M205

Procédés de climatisation.

TSGC 201

1
A-Climatisation et besoin de confort thermique.
1-Climatisation.
La climatisation consiste à maîtriser et modifier les caractéristiques
physicochimiques de l’air, et maintenir un niveau de confort pour les
occupants.
2-Notion de Confort thermique.
Le confort thermique est une sensation de bien-être lorsqu'on est exposé à
une ambiance intérieure. Il est défini de façon générale comme l'absence de
gêne ou de contraintes, qui seraient susceptibles de gêner les activités d'un
individu. De plus, il dépend de plusieurs paramètres à savoir : la santé, l’âge,
l’état psychologique du moment, etc…
Le confort thermique ne dépend pas exclusivement de la température, mais
également des conditions d'humidité de l'air intérieur et la vitesse de l’air.

3-Système de climatisation.
Un système de climatisation est l’ensemble des équipements servant à :
 Préparer l’air à distribuer (traitement de la température, de l’humidité…
Filtration...).
 Distribuer cet air traité dans les locaux.

2
Ce système comprend le plus souvent :
 Des équipements centralisés, préparent les fluides ;
 Des équipements terminaux ;
 Des équipements d’intermédiaires, tels que les conduits ou les
tuyauteries ;
 Des équipements de contrôle et de sécurité.
Schéma représentant les différents équipements d’un système de
climatisation.

3-Classification des procédés.


Le classement des systèmes de climatisation se base généralement sur la
nature des fluides, soit l’air soit l’eau. Nous retiendrons 4 procédés principaux :
 Ceux n’utilisant que de l’air, appelés « procédés à air total »
 Ceux n’utilisant que de l’eau, appelés « procédés à eau pulsée »
 Ceux utilisant à la fois l’air et l’eau, appelés « procédés mixtes »
 Et enfin les « procédés à détente directe », faisant appel aux fluides
frigorigènes.

3
B-Procédés de climatisation à détente directe.
La chaleur est prélevée sur l’air à refroidir à partir d’un échangeur fluide
frigorigène /air, les puissances de ces différents systèmes sont généralement
faibles ou moyennes.
1-Les climatiseurs.
Les climatiseurs individuels sont des appareils permettant de rafraîchir ou
de ventiler un ou plusieurs locaux à un faible coût, mais sans aucune possibilité
de contrôle précis du degré hygrométrique intérieur.
Ils peuvent ventiler, rafraîchir, déshumidifier ou chauffer* un local. La
fonction chauffage est assurée par résistance chauffante (climatiseur Window)
ou, pour les climatiseurs réversibles, par inversion de cycle (climatiseur split).
Les climatiseurs individuels sont prévus pour un refroidissement de l’air
extérieur de 8 à 10 °C.
1-1Les Climatiseurs de fenêtre (type Window).

 LES AVENTAGES.
 Les climatiseurs de fenêtre sont d’un prix très compétitif.
 Ils sont alimentés en monophasé 230V.
 Leur installation est très rapide.
 LES INCONVENIENTS.
 Leur niveau de pression acoustique est plus élevé.
 La filtration d’air est y sommaire.
 Ils ne permettent pas le contrôle de l’hygrométrie.
4
1-2Les climatiseurs mobiles.

Ces appareils permettent la déshumidification et le refroidissement, ils


comportent un bac de récupération des condensats.
Cet appareil à l’avantage d’être mobile et de ne poser pratiquement aucun
problème d’installation et de mise en route.
Ces appareils doivent être raccordés avec l’extérieur par un gaine souple
afin de permettre l’évacuation de la chaleur de condensation.
1-3Les climatiseurs monobloc (Console).
Les climatiseurs monoblocs ont pour principal avantage d’être facile à
installer. Ils sont généralement équipés de ventilateurs à plusieurs vitesses. Ils
peuvent permettre le chauffage et le refroidissement.

5
1-4Les climatiseurs à éléments séparée (split système).
Les composants (compresseur, échangeurs, détendeur) sont répartis
dans 2 unités distincts appelé unité intérieur et unité extérieur (split en
anglais), reliés par des canalisations dans lesquelles circule le fluide frigorigène
(une ligne liquide, une ligne gaz).

Dans l'unité intérieure (UI) (qui prend place dans le local à traiter) : un
échangeur (évaporateur dans le mode rafraîchissement), un ventilateur, des
filtres amovibles à la reprise de l'air et le dispositif de commande de l'appareil.
Dans l'unité extérieure (UE) se trouve le reste des composants :
compresseur, échangeur ventilé par une hélicoïde, détendeur et vanne 4 voies
dans le cas d'un appareil réversible.
L'alimentation électrique se fait généralement au niveau de l'unité
intérieure, l'unité extérieure étant alimentée par son intermédiaire via les
liaisons existant entre les 2 blocs.
Ces liaisons pré chargées sont livrées avec l'appareil (longueurs standards
jusqu’environ 10 m) et regroupent donc aussi le raccordement électrique.
BTU/h et KW.
Le B.T.U. (British Thermal Unit) est une unité de mesure d'énergie thermique.
Pour convertir une puissance en BTU/h et obtenir la puissance en Watt, unité
légale, il suffit de diviser la puissance en BTU/h par 3412 pour obtenir la
puissance en kW. Par exemple, si la puissance d'un climatiseur est affichée à
9000 BTU/h (unité anglo-saxonne), sa puissance frigorifique est de 2,6 kW
(unité internationale)
6
Les différents modèles d'unité intérieure fréquemment utilisées sont :

 Les avantages et les inconvénients.

9
10
2-Les armoires de climatisation.
2-1Principe de fonctionnement.
Une armoire de climatisation est installer directement dans la pièce à
climatiser, c’est la solution adoptée pour climatiser une salle informatique.
En pratique, cette armoire métallique verticale peut regrouper tous les
éléments nécessaires au traitement ; un filtre ; une batterie froide ; une
batterie chaude (électrique ou à eau) ; un humidificateur ; un ventilateur
centrifuge.
On parle de climatiseur “autonome” parce que la batterie froide est
généralement parcourue directement par le fluide frigorifique : la machine
frigorifique est intégrée dans l’armoire et la batterie froide en constitue
l’évaporateur.

L’air repris est aspiré en partie inférieure et pulsé en partie supérieure de


l’armoire, éventuellement via un réseau de gainage restreint. Mais on peut
imaginer une solution inverse où l’air est repris en partie supérieure puis
distribué en partie inférieure via un faux plancher : c’est une belle solution dans
les locaux informatiques.

11
2-2Les types des armoires de la climatisation.
 Le condenseur à air intégré à l’armoire.
La paroi au dos de l’armoire est percée afin que le rejet de chaleur puisse
se faire directement vers l’extérieur (attention au pont acoustique ainsi créé !).
Il est également possible d’amener et d’évacuer l’air de refroidissement par
gaine.

 Le condenseur à air séparé.


Le fluide frigorifique est directement refroidi dans le condenseur placé à
l’extérieur (sur une terrasse, sur le sol, …). L’éloignement est limité afin de ne
pas Amplifier les pertes de charge sur le circuit du fluide frigorifique. La
surélévation du condenseur doit être limitée pour pouvoir gérer le retour de
l’huile vers le compresseur.

12
 Le condenseur à eau recyclée.
Le condenseur est refroidi par de l’eau glycolée, eau qui est elle-même
refroidie à l’extérieur.
L’aéro-refroidisseur.
L’eau est refroidie dans un échangeur à air ; un ou plusieurs ventilateurs
forcent le passage de l’air extérieur pour accélérer le refroidissement. Un mode
de régulation très simple consiste à actionner le(s) ventilateur(s) en fonction de
la température de la boucle d’eau. Seul inconvénient : la performance
frigorifique de l’armoire de climatisation ne sera pas excellente. En effet, la
température de la boucle d’eau va monter avec la température extérieure. En
plein été, le condenseur sera mal refroidi, la pression en sortie de compresseur
sera plus élevée, le rendement de la machine frigorifique va se dégrader… Et
ceci est renforcé par la présence du double échangeur (fluide/eau glycolée –
eau glycolée/air). L’usage de l’aéro-refroidisseur sera dès lors limité à des
moyennes puissances.

13
La tour de refroidissement ouverte.
L’eau de refroidissement du condenseur est pulvérisée à contre-courant du
débit d’air extérieur pulsé par un ventilateur. L’échange est particulièrement
efficace et, surtout, il entraîne l’évaporation d’une partie de l’eau pulvérisée. Or,
cette vaporisation entraîne un fort refroidissement de l’eau. A tel point que l’eau
peut descendre sous la température de l’air extérieur. Un tel refroidissement
permet de limiter la pression du condenseur et donc de diminuer le travail du
compresseur. Si c’est la meilleure solution énergétique, elle pose par contre
assez bien de problèmes au service de maintenance (corrosion, encrassement,
gel, …).

3-La pompe à chaleur (roof top).


3-1Définition.
Le roof top (Unité de climatisation de toiture) est un appareil de
climatisation monobloc implanté en toiture du local à climatiser qui ne
convient qu'au traitement de locaux de grandes surfaces, supermarchés,
entrepôts, sans cloisonnement et d’une seule pièce, il présente l'avantage
d'avoir tous les équipements nécessaires au fonctionnement et ceci dans une
seule enveloppe nécessitant qu'un raccordement électrique et aéraulique.

14
La machine intègre tous les éléments la constituant :
Le compresseur, le détendeur, la vanne d’inversion de cycle, l’échangeur
ventilé sur l’air extérieur et le dispositif de commande.

Installation d’une centrale de toiture roof-top

15
3-2Les types des roof-top.
Il en existe de plusieurs types les plus fréquents sont :
 Froid seul - air / air.
 Froid seul - air / air + résistances électriques.
 Froid seul - air / air + batterie eau chaude.
 Froid seul - air / air + générateur (chaudière gaz).
 Pompe à chaleur (réversible) - air / air + batterie eau chaude.

3-3Modes de fonctionnement.

Le Roof top tout air neuf assure la fonction "free-cooling" pour Le


renouvellement d'air d'un local.

16
C-Procédés de climatisation à air total.
Ces systèmes sont basés sur le principe d’un traitement d’air centralisée,
l’air traité est acheminé vers les locaux à climatiser par un réseau de gaine.
Il existe 3 principales technologies en tout air :
 Le débit constant.
 Le débit variable.
 Le double gaine.
1-Les Centrales de traitement d’air à débit constant.
1-1Mono-gaine uni-zone.
Le système de traitement d’air “tout air, à débit constant, mono-gaine” est
un système où l’air est préparé (chauffé, refroidi, humidifié, …) en centrale
dans un caisson de traitement d’air, puis envoyé par un réseau de gaines vers le
local.

17
1-2système uni zone avec réchauffage terminal.
Le « réchauffage terminal » permet d’ajuster la température de l’air soufflé
aux besoins spécifiques de chaque local, lorsque ces locaux ont des charges
thermiques très différentes.
En hiver : La batterie de réchauffage terminale élève la température de l’air
soufflé pour les locaux à fortes déperditions.
En été : Elle élève la température de l’air soufflé pour les locaux à faible
charge thermique. Ainsi la température de soufflage de l’air primaire (et le
débit), sera définie pour la zone de plus forte charge thermique.

1-3Mono-gaine multizone.
Crée plusieurs zones dans le bâtiment, chaque zone pouvant recevoir un air
traité spécifiquement en fonction de ses besoins.

18
1-4Double-gaines.
Le système de traitement d’air “tout air, à débit constant, double gaine” est
un système où deux niveaux de température d’air sont préparés en centrale,
puis distribués par deux gaines distinctes vers le local.

19
2-Les Centrales de traitement d’air à débit variable.
2-1Système à un seul conduit et à débit d’air variable.
Adapter le débit d’air soufflé aux charges thermique des locaux à
climatiser, de façon à obtenir des conditions intérieures constantes (en
température et en hygrométrie).
qmas = Ho / (hs-hi)

 Ho = charges thermiques du local, en [W].
 qmas = débit massique d’air soufflé, en [kgas/s]
 hs = enthalpie spécifique constante de l’air soufflé, en
[J/kgas]
 hi = enthalpie spécifique (constante) de l’air du local, en
[J/kgas].
Donc qmas directement proportionnel à Ho.

Le système avec variation de débit impose :


 Des diffuseurs spéciaux, capables de distribuer l’air
correctement, aussi bien aux grands débits qu’aux faibles débits.
 Des clapets d’air assurant la variation des débits dans les réseaux,
associés à un ventilateur de soufflage à débit constant.
 Ou bien des ventilateurs à débit variable, lorsque les variations
de débit sont grandes.

20
2-2Système à deux conduits.
Les locaux à climatiser comportent une boite de mélange généralement
disposée en faux plafond. Cette boite de mélange est raccordée à une gaine
d’air chaud et à une gaine d’air froid. Chaque boite de mélange est asservie à
un thermostat d’ambiance permettant la prise en compte des besoins du local.

2-3Système à deux conduits avec récupérateur de chaleur.


Le récupérateur de chaleur peut être statique, par exemple un récupérateur
à plaques. Pour transférer à l’air neuf une partie de l’énergie thermique
contenue dans l’air extrait.

21
D-Procédés de climatisation à eau pulsée.
Ces procédés n’utilisent que l’eau comme fluide primaire (eau « pulsée »
par pompe). Cette eau est froide ou chaude selon les saisons et elle est
distribuée aux appareils par différents réseaux de tuyauteries.
Les plus importants de ces systèmes sont les systèmes à « VENTILO -
CONVECTEURS ».
1-Le principe de fonctionnement.
Le ventilo-convecteur est un appareil qui permet de traiter l'air d'un local,
(chauffage ou climatisation). L’air repris dans la pièce est filtré puis il traverse
un ou deux échangeurs avant d'être pulsé par un ventilateur dans la pièce.
Le ventilo-convecteur suivant le modèle peut être placé au sol, fixé au mur,
au plafond ou encore intégré dans un plafond avec un réseau de gaine.

2-Les différents types de ventilo-convecteurs.


2-1Le ventilo-convecteurs à 2 tubes.
Ils ne disposent que d’un seul échangeur, alimenté alternativement en eau
chaude en hiver, et en eau glacée en été. Mais un risque de perte d’énergie
apparaît par mélange entre eau froide et eau chaude si la zone neutre est trop
faible.
Cette configuration présente le désavantage de ne fonctionner

22
correctement que dans les bâtiments ayant la même charge thermique
(exposition, apports internes) et pose des problèmes de confort surtout en mi-
saison.

 La régulation des ventilos 2 tubes.


 Régulation de température.

Une sonde de température est insérée à la prise d’air. En fonction de l’écart


à la consigne, on module l’ouverture d’une vanne à trois voies, et donc le débit
d’eau chaude (hiver) ou d’eau glacée (été).
Il s’agit généralement d’un régulateur à action progressive, qui peut
commander plusieurs ventilos d’un même local.
En hiver, plus le local est froid, plus il faut ouvrir la vanne d’eau chaude. En
été, c’est l’inverse, c’est la montée en température qui doit ouvrir la vanne
d’eau glacée…

23
Pour commuter de la rampe “chaud” vers la rampe “froid”, on agira via un
thermostat d’inversion dont la sonde détecte “la saison” en fonction de la
température de l’eau du réseau.
 Agir sur le ventilateur.

La vitesse du ventilateur est cette fois réalisée automatiquement en


fonction de l’écart de température par rapport à la consigne. La
température de l’eau (froide ou chaude) est alors constante. Ce système est
très bon marché.
L’avantage de ce système est de limiter le coût de fonctionnement du
ventilateur. Mais l’inconvénient est de créer des trains d’air chaud/d’air
froid, surtout si le ventilateur n’a qu’une seule vitesse (fonctionnement en
tout ou rien) … un différentiel de 4° est alors parfois rencontré, ce qui n’est
pas très confortable !
 Régulation des débits.
Dans les circuits sans vannes ou avec des vannes à trois voies, le débit
hydraulique total de l’installation est constant (grâce à la vanne de réglage
placée sur le bypass).

2-2Le ventilo-convecteurs à 2 tubes et 2 fils électriques.


Les ventilo-convecteurs « 2 tubes 2 fils », possède un seul échangeur
alimenté en eau glacée pour l'été et pour assurer le chauffage une résistance
électrique (le ventilateur pulsant l'air du local au travers de la résistance). Les
résistances sont munies de deux thermostats de sécurité, un à réarmement
manuel et un à réarmement automatique. Ici on peut chauffer des locaux ou
refroidir d'autres en même temps suivant la demande, mais attention à la
consommation électrique des résistances.

24
 La régulation des ventilos 2 tubes et 2 fils électriques.
Une sonde dans la prise d’air permet de commander soit le débit
d’alimentation de la batterie froide, soit l’alimentation de la résistance
électrique.

2-3Le ventilo-convecteurs à 4 tubes.


Ce type de configuration est bien adapté pour des locaux de nature,
d'exposition, de charges différentes.
Deux batteries distinctes sont incluses dans l'appareil délivrant soit du chaud
soit du froid, en fonction de la saison et de la demande du local.
C'est certainement la configuration la plus viable au niveau confort, mais
l'installation est plus lourde techniquement, deux réseaux de tuyauteries
distinctes, pompes ...etc.

25
E-Procédés de climatisation mixte.
Ces procédés utilisent simultanément deux fluides, soit l’air et l’eau, qui
sont préparés séparément de manière centralisée et pulsée.
 Pour l’air, dans un réseau de conduites (ou « gaines »).
 Pour l’eau, dans un réseau à 2,3 ou 4 tuyauteries.
Ils fournissent un confort élevé, par un contrôle précis de la température
et de l’humidité.
Un réseau d’eau pour apporter chaleur et froid au local.
Un réseau d’air pour assurer la pulsion minimale d’air neuf hygiénique.

1-Définition.
Un éjecto convecteur est un terminal de climatisation avec des buses de
soufflage d'air neuf assurant une induction de l'air repris.
L'air soufflé dans les buses est un air primaire qui correspond à l'air neuf
(entre 40 et 80 m3/h). C'est un air préparé par une centrale de traitement d'air
neuf, fonctionnant comme une ventilation double-flux avec une extraction
généralisée associée à la CTA.
L'induction assurée par l'éjecto-convecteur évite tout ventilateur,
cependant, la vitesse d'air primaire s'accélérant au niveau des buses
occasionne un niveau sonore notable.

1Air primaire. 2 Air secondaire (air ambiant).


3 Air pulsé. 4 Raccordement d’air primaire.
5 Gicleurs à induction. 6 Appareil de transfert thermique.

26
2-Préparation de l’air primaire.
En centrale, de l’air primaire est préparé. C’est à ce moment que l’on peut
agir globalement sur le taux d’humidité de l’ambiance (humidification en hiver
et déshumidification en été).
Le débit d’air primaire est constant puisqu’il correspond généralement au
débit d’air neuf hygiénique calculé sur base du nombre d’occupants prévus
dans le bâtiment (30 m³/h/personne).
Le caisson de préparation est équipé d’une filtration. les buses d’induction
se colmatent rapidement (d’où baisse du taux d’induction, augmentation de la
vitesse et donc du bruit, …).

3-Distribution de l’air primaire.


Traditionnellement, l’air primaire est pulsé par des ventilateurs
centrifuges, à grande vitesse (de 15 à 25 m/s) et sous forte pression (de 150 à
500 Pa) jusqu’aux éjecto-convecteurs.
Mais d’une part cette haute vitesse génère du bruit et d’autre part les
effets d’induction ont été améliorés, si bien que les constructeurs proposent
aujourd’hui des éjectos fonctionnant à vitesse normale.
Chaque appareil doit être raccordé au réseau de distribution d’air primaire,
contrainte surtout gênante pour un projet de rénovation.

4-Emission dans les éjecto-convecteurs.


Cet air passe dans des buses d’injection. A la sortie de ces injecteurs, une
dépression est crée (effet Venturi) et l’air du local est aspiré par induction.
Et là, un choix crucial apparaît : plus la pression de l’air primaire est forte,
plus l’induction est forte… mais aussi plus un bruit de sifflement peut
apparaître aux injecteurs ! Il faudra donc limiter le niveau de pression et faire
en sorte que l’air secondaire du local n’ait pas à vaincre une trop forte perte de
charge ! Les échangeurs seront de grande surface, les ailettes seront espacées…
Autrement dit, le matériel sera plus encombrant et plus cher que celui des
ventilos… Généralement, il n’y a pas de filtres sur les éjectos pour réduire la
perte de charge. Mais si un filtre est placé sur le passage de l’air induit, son
nettoyage fréquent s’impose.
Si la température de l’eau glacée est inférieure au point de rosée de

27
l’ambiance (de l’ordre de 12°C), un réseau d’évacuation des condensats sera
prévu.
Généralement, l’éjecto est non carrossé et intégré dans le mobilier du local.
Le placement d’absorbants acoustiques collés sur les parois internes de ce
mobilier sera bien utile.

5-Les réseaux d’alimentation des échangeurs.


Comme pour les ventilo-convecteurs, il existe quatre grandes familles.
1-Les éjectos “à 2 tubes réversibles” : ils ne disposent que d’un seul
échangeur, alimenté alternativement en eau chaude en hiver et en eau glacée
en été.
2-Les éjectos “à 4 tubes” : ils disposent de deux échangeurs, pouvant
être connectés en permanence soit au réseau d’eau chaude, soit à celui d’eau
glacée. La taille (le nombre de rangs) de l’échangeur de froid est plus élevé que
celui de la batterie chaude, suite au delta T° plus faible sous lequel travaille la
batterie froide. On dit que “le pincement” est plus faible entre T°eau et T°air
dans l’échangeur.
3-Les éjectos“à 2 tubes – 2 fils” : pour diminuer les coûts d’installation,
on ne prévoit que le réseau d’alimentation en eau glacée. Pour assurer le
chauffage d’hiver, une résistance électrique d’appoint est prévue. Mais le prix
du kWh électrique étant nettement plus élevé que le kWh thermique, les coûts
d’exploitation seront importants… Ce système ne se rencontre que rarement
dans les éjectos.
4-Les éjectos à “trois tubes” : deux tubes apportent séparément l’eau
chaude et l’eau froide, le troisième assure un retour commun. Ce système est
catastrophique au niveau énergétique par suite du mélange eau chaude/eau
froide. Il est totalement abandonné aujourd’hui.

28
M206 : CENTRALE DE
TRAITEMENT D’AIR

TSGC 201

1
Dans un Système de « clim » il y a toujours une unité extérieure
(qui produit l’air froid et chaud) et une unité intérieure (qui diffuse
l'air).
C’est l’élimination de la chaleur qui permet le rafraîchissement
d’une pièce. Le processus est relativement simple : la chaleur est
absorbée par le fluide réfrigérant qui circule à l’intérieur de l'unité
intérieure. Le fluide donne sa chaleur à l'air extérieur et la boucle est
bouclée.
1-2Les Différents systèmes de Climatisation.

4
2-Traitement d’air.
2-1Définition.
Le traitement de l'air qu'on appelle aussi purification de l'air
regroupe l'ensemble des procédés et technologies permettant
d'obtenir de l'air purifié et assaini des émanations chimiques toxiques
de l'air, de la pollution atmosphérique, des particules volatiles
intérieures nocives et des odeurs. Le traitement de l'air concerne
aussi bien la pollution atmosphérique que la pollution domestique.
Ce sont les produits toxiques rejetés par les usines, les industriels
etc. qui contribuent au réchauffement climatique. Ainsi, pour rendre
l’atmosphère plus pure, des systèmes et produits de traitement de
l’air sont très pertinents, comme le lavage de gaz, qui permet de
diminuer de manière simple et économique tous les types de résidus
pollués placés dans l’air.
2-2Type de la ventilation en traitement d’air.

5
3-Conditionnement d’air.
3-1Définition.
Tout d’abord, il est important de savoir que le conditionnement
d’air est le synonyme de climatisation. Ainsi pour définir cette notion,
nous pouvons dire qu’il s’agit d’une méthode de traitement de l’air
permettant de contrôler la température, l’hygrométrie et
éventuellement la qualité de l’air au sein d’un bâtiment.
Un air conditionné désigne ainsi une atmosphère contrôlée et
traitée afin de bénéficier d’un degré de confort thermique.

3-2les différents types des systèmes de conditionnement


d’air.

Sur le marché, nous trouvons deux grands types d’appareils


de clim : les climatiseurs monoblocs et les climatiseurs split.

6
7
 Les Composants des CTA.

1 : Grille d’entrée d’air neuf


2 : Registres
3 : Caisson de mélange
4 : 1er rang de filtration, filtre plissé
4 bis : 2ème rang de filtration, filtre à poche
5 : Batterie chaude
6 : Batterie froide
7 : Pare gouttelette
8 : Humidificateur à pulvérisation d’eau recyclée
9 : Moteur du ventilateur de soufflage
10 : Ventilateur de soufflage
11 : Humidificateur à vapeur

12
12 : Groupe moto ventilateur de reprise (ou d’extraction)
13 : Grille de rejet
14 : Caisson de soufflage
15 : Caisson de reprise (ou d’extraction)
16 : Gaine de soufflage
17 : Gaine de reprise (ou d’extraction)
18 : Gaine de rejet

B-LE ROLE DES ORGANES DES CTA.

L’ORGANE IMAGE LE ROLE


Elles protègent de
la pluie et de
l’entrée de
Grille d’entrée d’air rongeurs ou
neuf d’oiseauxgrâce à
un grillage
métallique.
Les registres sont
situés à l'entrée de
la centrale d'air.
Leur ouverture et
leur fermeture sont
couplés au
fonctionnement
Registres des ventilateurs. Ils
sont pilotés par des
servomoteurs. Un
ensemble de 2 ou 3
registres permet le
dosage des débits
d'airneuf, d'air
rejeté et
d'air
recyclé.
13
Le caisson de
mélangeest
généralement
Caisson de utilisé pour
mélange réaliser le mélange
de deux airs :l’air
neuf ;
l’air
recyclé.
Protège la CTA
contrela poussière
et les diverses
Les filtres particules
nuisibles.

Les batteries
chaudes sont des
équipements
couramment
Les batteries utilisés dans la
chaudes centrale de
traitement d’air
afin dechauffer l’air
(évolution de
chauffage).
Les batteries
froides sont des
équipements
couramment
Les batteries utilisés dans la
froides centrale de
B.F. à détente B.F. à détente traitement d’air
indirect
direct afin derefroidir
l’air (évolution de
refroidissement).

14
Les pares
gouttelettes,
également appelés
éliminateurs de
Pare gouttelette gouttelettes, ont
pour objectif
d’empêcher les
gouttelettes venant
desbatteries froides
ou des
humidificateurs.
Il permet
d’augmenter
l’humidité absolue
par l’injection d’eau
recycledans la
Humidificateur conduit aéraulique
par un pompe de
circulation ou par
injection du vapeur.
Il permet d’aspirer
l’airvenu des
batteries froids,
chaude ou des
ventilateur de humidificateurs,
soufflage déshumidificateurs
et le souffler vert
locale, cette
ventilateur
entraine par une
moteur électrique.
Il permet d’aspirer
l’airvenu du local et
le souffler vert
l’extérieurou
ventilateur de caisson de mélange,
reprise cette ventilateur
entraine par une
moteur électrique.

15
Les gaines
permettent de
guide l’air soit vers
Les Gaines l’extérieur (gaine
rejet), ou vers
locale (gaine de
soufflage), ou vers
le caisson de
mélange (gaine
reprise).

Il permet de
Caisson de localise l’air venu
des locauxpour le
reprise guide vert gaine
recyclé et rejet

Le diffuseur d'air est


matérialisé par une
grille le plus souvent
en métal qui peut être
Les Diffuseurs ronde, carréeou
rectangulaire. Il est
d’air employé dans
l'habitat, l'aviation, le
milieu de la santé ou
dans l'industrie pour
diffuser, chauffer,
Ventiler ou purifier
l'airambiant.
Comme leur nom
l’indique, les clapets
coupe-feu ont pour but
de stopper la
Clapets-coupe- propagation du feu
feu dans lesconduits de
ventilation, en
procédant
mécaniquement à la
fermeture du réseau
aéraulique traversant
les murs et les
planchers
Résistants au feu, lors
d’un
Incendie.

16
C’est un organe
installeraprès le
ventilateur de
Caisson de soufflage il permet de
soufflage distribuer l’air vert les
locaux.

Le thermostat Est utilisé pour la


antigel surveillance de la
température en
aval des chauffe-
eaux dans les
installations de
ventilation et de
climatisation afin
de
Prévenir les
dommages causés
par le gel.

C-Avantages et inconvénients de la CTA.

17
D-LES TYPES DES CTA.
1-La CTA simple flux.
1-1Définition.
La Centrale de Traitement d’air simple flux ne traite qu’un seul
flux d’air (en extraction d’air vicié, en recyclage ou en soufflage d’air
neuf).
Sa fonction : prendre l'air extérieur, lui faire subir un traitement (le
chauffer ou le refroidir, le purifier) et l'insuffler via le réseau de
gaines aérauliques dans les locaux.
La CTA simple flux : Elle utilise de l’air extérieur qu’elle traite et
filtre, afin de le rendre de meilleure qualité. Elle peut tout aussi bien
utiliser des flux venant d’autres pièces (air repris).

18
2-La CTA double flux.
2-1Définition.
La Centrale de Traitement d’air double flux traite à la fois
l’extraction et le soufflage et qui permet toutes les combinaisons
possibles entre les 2 flux d’air.
Sa fonction : Même fonction que la CTA simple flux avec Reprise
de l'air dans les pièces nécessitant une extraction d'air et expulsion
hors du bâtiment.
La CTA double flux permet d’effectuer les mêmes tâches que la
CTA simple flux, mais dispose de caissons d'échange, qui permettent
de récupérer des calories, en utilisant la chaleur de l'air repris pour
réchauffer l'air entrant.

19
20
3-Système tout air, à débit constant, double gaine.
3-1Schema de l’installation.

3-2Principe de fonctionnement.
Le système de conditionnement d’air “tout air, à débit constant,
double gaine” est un système où deux niveaux de température d’air
sont préparés en centrale, puis distribués par deux gaines distinctes
vers le/les locaux.
En pratique, un caisson central assure un premier niveau de
préparation de l’air (par exemple jusque 16°), puis une batterie de
post-chauffe et une de refroidissement préparent de l’air chaud et de
l’air froid, Distribués dans deux gaines différentes. Des boîtes de
mélange sont prévues à l’entrée de chaque local, ou zone de locaux
ayant des besoins similaires.
Chaque registre de mélange est piloté par un thermostat
d’ambiance. Ce mélange est destructeur d’énergie.

21
4-Système tout air, à débit constant, Mono-gaine.

Une unité de toiture aurait pu être classée dans les installations


“tout air, à débit constant, mono-gaine”. Elle présente la spécificité
d’être équipée d’un refroidissement à détente directe.

22
5-Les CTA à débit variable.
5-1Schéma.

23
La CTA est soit positionné en faux-plafond (CTA de faible puissance
et faible débit) soit pour des débits plus importants (disons au-delà
de 4000 m3/h) dans un local technique.
Différents types de CTA existent : CTA d'air neuf, centrale de
traitement de l'air neuf. CTA recyclage : centrale qui recycle l'air
ambiant et le traité au passage. CTA free-cooling : centrale avec un
caisson d'air 4 voies qui permet d'optimiser les débits
soufflage/recyclage/air neuf/air extrait.
La traduction de CTA en anglais est AHU, Air Handling Unit.

Module CTA Image Le Rôle


Utilisé dans le cas où le débit d’air à souffler
est inférieure au débit d’air neuf
règlementaire ou dans le cas où le
recyclage d’air du localest interdit pour des
CTA d'air neuf
raisons hygiéniques (dans les
Salles d’isolement par exemple). Ce
systèmen’est pas économique vu qu’il
conduit à des
puissances thermiques élevées.
CTA recyclage Le traitement d’air n’apporte pas d’air neuf,
total ce type est utilisé lorsque le renouvellement
d’air n’est pas exigé, mais il est peu
préférable car la présence des personnes
dans un local nécessite pour des raisons
hygiéniques le
d’air.

25
CTA recyclage L’air traité est le mélange d’air repris du
partiel local et de l’air neuf provenant de
l’extérieur. Il est utilisé généralement
lorsque le débit d’air neuf réglementaire
est inférieure au débit d’air soufflé,
donc on compense cette différence par
l’air recyclé ce qui permet une quantité
d’énergie très importante par rapport
au système tout airneuf.
CTA free-cooling Le free cooling (refroidissement gratuit)
consiste à utiliser directement l'air
extérieur pour refroidir unlocal on
introduit de l'air extérieur si celui - ci
est d'une température plus basse que
l'air repris (intérieur) et que la
régulation est endemande de froid.

26
CH IV : Maintenance des CTA.

A-DEFINITION ET LES AVANTAGE DE LA


MAINTENANCE.
1-Définition.
Ensemble des opérations permettant de maintenir ou de
rétablir un matériel, un appareil, un véhicule, etc., dans un état
donné, ou de lui restituer des caractéristiques de fonctionnement
spécifiées.

2-Les avantage de la maintenance.

43
B-Les types et L’Organigramme de la maintenance.
1-L’Organigramme de la maintenance.

2-LES TYPES DES MAINTENANCES.


2-1Maintenance préventive.
a-Définition.
Maintenance effectuée selon des critères prédéterminés, dont
l’objectif est de réduire la probabilité de défaillance d’un bien ou la
dégradation d’un service rendu.
Elle doit permettre d’éviter les défaillances des matériels en cours
d’utilisation.
44
L’analyse des coûts doit mettre en évidence un gain par rapport
aux défaillances qu’elle permet d’éviter.
B-But de la maintenance préventive.
 Augmenter la durée de vie des matériels.
 Diminuer la probabilité des défaillances en service.
 Diminuer les temps d’arrêt en cas de révision ou de Panne.
 Prévenir et aussi prévoir les interventions coûteuses de
Maintenance corrective.
 Permettre de décider la maintenance corrective dans de
Bonnes conditions.
 Éviter les consommations anormales d’énergie, de
lubrifiant, de pièces détachées, etc.
 Améliorer les conditions de travail du personnel de
Production.
 Diminuer le budget de maintenance.
 Supprimer les causes d’accidents graves.
c-La maintenance préventive systématique.
La maintenance systématique est une opération de
maintenance Réalisée par un technicien de manière régulière selon
un certain cycle de temps. En général, sa fréquence est déterminée
par le constructeur, mais peut aussi être ajustée selon l’utilisation qui
en est faite. Ainsi, on peut réaliser des opérations de maintenance
systématique toutes les trois semaines de fonctionnement ou selon
d’autres variables (nombre de cycles, de pièces produites, etc.).
Dans certains cas, l'opération peut être programmée selon
l'historique des pannes ou des défaillances, en s'appuyant sur des
données historiques ou l'expérience du personnel.
Cette méthode nécessite de connaître :
Le comportement du matériel.
Les modes de dégradation.
45
Le temps moyen de bon fonctionnement entre 2
avaries.

Remarque : de plus en plus, les interventions de la maintenance


systématique se font par échanges standards.

Cas d’application.
 Équipements soumis à une législation en vigueur (sécurité
réglementée) : les ventilateurs, les batteries (froides et
chaudes), les humidificateurs….
 Équipements dont la panne risque de provoquer des accidents
graves : Electricité, les ventilateurs….
 Équipement ayant un coût de défaillance élevé : Les pompes,
les vannes à 3 voies……
 Équipements dont les dépenses de fonctionnement deviennent
anormalement élevées au cours de leur temps de service :
Consommation excessive d’énergie……

d-La maintenance préventive conditionnelle.


La maintenance conditionnelle constitue également une
opération de maintenance préventive. Celle-ci n'est, en revanche,
réalisée qu'en cas de Besoin réel. Elle se base sur des données et des
indicateurs réels qui suivent l'état de l’équipement. Si une machine
montre régulièrement une perte de cadence ou des signes de baisse
de rendement, cela signifie qu'une maintenance est à prévoir
rapidement.
La maintenance conditionnelle nécessite donc un déclencheur qui
va lancer la procédure de contrôle. Cela peut être un événement
particulier, un diagnostic posé dans le cadre d'une maintenance

46
2-2Maintenance corrective.
a-Définition.
La maintenance corrective est un type de maintenance effectué
par des techniciens pour corriger un dysfonctionnement
d'équipements, de machines ou de systèmes. Elle vise à rétablir le
bon état de fonctionnement et le niveau de performance spécifié des
machines/systèmes de l'entreprise.
La maintenance corrective est parfois appelée maintenance
réactive car elle est déclenchée lorsqu'une défaillance de la machine
s'est déjà produite.

b-Comment les besoins de maintenance corrective sont-ils


identifiés.
Les ordres de maintenance corrective sont généralement lancés
lorsqu'un problème supplémentaire est découvert au cours d'un
ordre de travail distinct. Par exemple, si un technicien de
maintenance détecte un problème lors d'une réparation d'urgence,
dans le cadre d'une inspection de routine ou au cours d'une
opération de maintenance préventive, ce problème peut se
transformer en un ordre de maintenance corrective. Cette tâche de
maintenance corrective est alors planifiée et programmée pour une
date ultérieure. Pendant l'exécution des travaux d'entretien correctif,
la machine est réparée, restaurée ou remplacée selon les besoins.

48
c- les avantages et inconvénients de la maintenance
corrective.

d-Optimiser la maintenance corrective.


La maintenance corrective joue un rôle important dans le cadre
des services de maintenance d'une entreprise ou d'une usine. Les
techniciens qui peuvent trouver et identifier les problèmes potentiels
avant qu'ils ne deviennent des urgences peuvent faire économiser
beaucoup d'argent à l'entreprise.
Pour maximiser les avantages de la maintenance corrective, les
entreprises doivent former et éduquer les techniciens de
maintenance et les superviseurs sur les types d'éléments à
rechercher lorsqu'ils fournissent des services de maintenance
préventive ou d'urgence.

49
2-3Différences entre la maintenance corrective et
Maintenance préventive.

Maintenance Maintenance
préventive corrective
Objectif Avoir un fonctionnement Rétablir le fonctionnement
Continu de la machine De la machine
Nature Prévue, planifiée Non prévue, non planifiée
Réalisée régulièrement à A chaque fois que
heure fixe l'équipement tombe en
Fréquence panne
Faire des inspections : Faire les réparations
détection et prévention nécessaires : remplacer les
Protocole des défaillances possibles pièces, remontage,
imminentes réglage, tests...

3-Les Objectifs de la maintenance.


La stratégie de maintenance est une méthode de
management utilisée en vue d'atteindre les objectifs de
maintenance. Les choix de stratégie de maintenance
permettent d'atteindre un certain nombre d'objectifs de
maintenance.
 Les objectifs de la maintenance seront :
• Développer, adapter ou mettre en place des méthodes
de maintenance.
• Elaborer et optimiser les gammes de maintenance.
• Organiser les équipes de maintenance.
• Internaliser et/ou externaliser partiellement ou
totalement les tâches de maintenance.

52
 DIFFÉRENCE ENTRE L'ENTRETIEN ET
MAINTENANCE
ENTRETIEN MAINTENANCE
Dépanner, réparer Prévenir, optimiser le coût de
possession
Subir le matériel Maîtriser
Tâche ingrate : période estivale, Outils spécifiques : fiabilité,
improductif GMAO…
Activité de faible priorité : Valorisation du métier :
faible qualification, participation aux études, à la
responsabilité limitée, conception, à l’installation et à
exploitation prioritaire l’amélioration

2-Les types d’Entretien des CTA.

54
3-Les visites d’Entretien des CTA.
Les Organes Des CTA Les Visites D’Entretien Fréquence Recommandée
-Vérification de l’étanchéité du pré
filtre.
-Vérification de l’étanchéité du
Les Filtres filtre. Annuelle
-Relevé des pertes de charge des
filtres, remplacement des filtres si
nécessaire.
-Nettoyage, aspiration, détartrage
(si besoin), traitement désoxydant,
réparation si besoin.
Caisson -Désinfection de l’ensemble des Annuelle
surfaces de l’enveloppe intérieure
de la centrale.
Contrôle des raccordements
batteries (chaud/froid) et contrôle
Mensuelle
étanchéité.
Nettoyage des éléments de Mensuelle
l’échangeur thermique.
Les Batteries Mesure des pertes de charge des Trimestrielle
(froide /Chaude)
batteries.
Batteries (chaud/froid) : Inspection
des bacs de récupération condensat.
Mensuelle
Si présence de condensats vidange
et désinfection, inspection des
siphons.
-Contrôle des paliers, contrôle des
manchettes souples.
Annuelle
-Vérification des silentblocs et
Les Ventilateurs fixations.
Vérification transmission (courroies,
poulies, alignement, tension).
Semestrielle
Vérification pistons, resserrage
graissage rotules, vérification des
Les Registres Annuelle
fins de course.

55
-Prise d’air neuf : Contrôle du débit
d’air neuf minimum.
-Vérification des thermostats.
-Grille de reprise : vérification du
Les Divers débit d’extraction par Annuelle
échantillonnage (mini 1 par
branche du réseau).

4-Les actions d’Entretien des CTA.


LES COMPOSANTS MAINTENANCE PREVENTIVE
a) Ventilateur en marche :

Intensité absorbée, pression différentielle, débit d’air (un


dispositif de mesurage a été installé lors de la construction),
noter toute anomalie telle que bruit ou vibrations, état de
vétusté de certaines parties.....

VENTILATEUR b) Ventilateur à l’arrêt :

-Etat des pales, absence de jeu sur l’axe moteur et l’axe


ventilateur, tension et état d’usure des courroies.
- Opérations d’entretien (ventilateur à l’arrêt) : nettoyer les
pales,
- Dépoussiérer l’intérieur de la volute et les tronçons de gaine
de raccordement.
a) Installation en fonctionnement :
- Perte de charge aéraulique ;
- Si disponible noter les températures d’entrée et de
BATTERIES FROIDES sortie du circuit d’eau, température de l’air en amont en
ET CHAUDES aval de la batterie
- Absence de fuites d’eau et d’air
b) Installation à l’arrêt :
- état de propreté de l’échangeur et des ailettes ;

56
-Fonctionnement des vannes de régulation suivant
instructions du constructeur.
- Dans le cas de la batterie froide : bon état du bac à
BATTERIES FROIDES condensats et de sa pompe d’évacuation, si elle existe, bon
ET CHAUDES état de la sonde à détection du givre.
b) Opérations d’entretien :
(installation à l’arrêt)
- Nettoyer les ailettes de la batterie.
- Dépoussiérer l’intérieur du caisson.
- Dans le cas de la batterie froide : nettoyer le bac à
Condensats.
a) Vérifications :
- L’alimentation en eau ;
- La propreté du bac de récupération ;
- L’amorçage du siphon ;
- L’absence d’eau hors du caisson.
- Mesurer la dureté de l’eau
HUMIDIFICATEUR - Pour l’humidificateur à pulvérisation, le bon fonctionnement
du circulateur
b) Opérations d’entretien :
- Nettoyer les buses de pulvérisation ou les injecteurs ;
- Nettoyer le séparateur de gouttelettes ;
- Nettoyer le bac de récupération ;
- Dépoussiérer l’intérieur du caisson ;
- Désinfecter l’ensemble de l’appareil ;
Vérifications :
a) Installation en fonctionnement :
- Vérifier le bon état des manomètres à liquide et des
FILTRES A AIR pressostats ;
- relever la perte de charge de chaque étage de filtration et la
comparer à la valeur maximale en fin de colmatage

57
b) Installation à l’arrêt :
- Vérification visuelle du bon état des filtres et de leur système
de montage.
c) Opérations d’entretien :
Installation à l’arrêt :
- Si cela est prévu, démontage et nettoyage des prés filtres de
protection des batteries démontage des filtres qui ont dépassé
leur perte de charge limite ou de ceux dont le remplacement
systématique est prévu. Les emballer en vue de leur transport
vers leur lieu d’élimination ;
FILTRES A AIR - Nettoyer les parties accessibles des caissons de filtration (si
nécessaire s’équiper d’une tenue salle propre) ;
-Nettoyer le cadre de montage et son plan de joints ;
-Mettre en place le filtre neuf ;
-Serre progressivement en suivant les recommandations du
fournisseur du filtre.
Installation en fonctionnement :
- Relever la perte de charge des filtres neufs ;
- Tester l’intégrité des filtres et l’étanchéité de leur montage.
Vérifications :
Installation en fonctionnement :
- Relever les pressions différentielles entre les différents locaux ;
- Examen visuel de l’état extérieur des conduites et de leur
RESEAU AERAULIQUE calorifugeage ;
- recherche de fuites éventuelles au niveau des raccordements.
- vérification de la classe d’étanchéité du réseau ;
- état général et de propreté des bouches de soufflage et de
reprise.
Installation à l’arrêt :
- bon fonctionnement des registres, des clapets, des volets des
bouches de soufflage et de reprise ;
- état de propreté des parties les plus empoussiérés du réseau;
-Eventuellement mesurage de cet état.

58
Opérations d’entretien :
Installation à l’arrêt :
- Un nettoyage périodique du réseau est nécessaire. Si cette
opération est facile pour les parties accessibles telles que
RESEAU AERAULIQUE les grilles de soufflage, la partie interne peut nécessiter
l’intervention de sociétés spécialisées
Installation en fonctionnement :
- Si une opération métrologique de qualification a révélé
que le réseau était déséquilibré, mesurage des débits et
éventuel opération de rééquilibrage

Chapitre V : Les filtres et les ventilateurs des CTA.

A-LES FILTRES DES CTA.


1-La Définition.
Les filtres constituent l’un des composants majeurs d’une CTA.
Ils sont essentiels pour protéger les gaines d’aération et conduits
aérauliques contre les risques d’encrassement. Ils protègent
également les batteries à eau chaude ou électrique, échangeurs et
ventilateur de soufflage.
2-Le but de la filtration.
1/ DE L'EXTERIEUR, chargés de polluants, VERS L’INTERIEUR,
représentant un environnement de vie (habitat, bureaux,
commerces, salles d’opérations,) ou de processus (usine, production,
...).

59
64
Direction Régionale des Provinces du Sud

M110
Climatisation à détente
directe.

TSGC 101

1
A-Rappel sur le circuit frigorifique.
1-Les composants et leurs rôles.

2
1-1Composant de base.
• 14-Le Compresseur : son rôle reste même d’Aspirer, comprimer
et refouler le fluide frigorigène à l'état gaz.
Type de compresseur hermétique, semi hermétique, ouverte.
• 15-condenseur : est un échangeur thermique. Il permet la
transformation des vapeurs surchauffées par le travail de
compression en liquide sous-refroidi. Il est constitué d'un
serpentin lié à des ailettes pour favoriser l’échange, le tout refroidi
par un ventilateur, de l'eau perdue, de l'eau d'une tour de
refroidissement.
Type de condenseur : condenseurs à air, condenseur a eau multitubulaire, Condenseur
à eau à plaque.
• 01-Détendeur : permet d'alimenter correctement l’évaporateur
en fluide frigorigène, optimise son remplissage en tenant compte
de la charge thermique. En abaissant brusquement la pression à
l'entrée de l'évaporateur, il réduit la température du fluide et le
vaporise partiellement.
Type de détendeur : Détendeur capillaire, Détendeur thermostatique à égalisation
interne, Détendeur thermostatique à égalisation externe, détendeur électronique.
• 12-L’Evaporateur : L'évaporateur est un Echangeur de chaleur ou
un appareil permettant de convertir un état liquide en un état
gazeux.
Type de l’évaporateur : évaporateur à air, mural, plafonnier, air force, évaporateur a eau.

1-2Composant annexe.
• 16-Séparateur d’huile : Il a pour rôle comme son nom l'indique de
séparer l'huile contenue dans les vapeurs sortant du compresseur
et de la rediriger vers le carter via un dispositif à flotteur.
• 13-Réservoir liquide : destinée à constitue une réserve de fluide
frigorigène liquide. Il permet de compenser les variations de
demande de débit du détendeur thermostatique.
• 10-Filtre déshydrateur : Son rôle consiste à filtrer le fluide
frigorigène circulant dans le circuit (les particules étrangères),
mais surtout à absorber l'humidité éventuellement présente.
3
• 11-voyant liquide : Il permet de contrôler l'état du fluide
frigorigène dans la conduite liquide de l'installation, La
présence d'humidité dans le circuit frigorifique.
• 5-L’électrovanne : est une vanne commandée électriquement.
Grâce à cet organe, il est possible d'agir sur le débit d'un fluide
dans un circuit par un signal électrique.
• ??es bouteilles anti-coup : protègent le compresseur contre les
retours de liquides par la tuyauterie d'aspiration du système
frigorifique.

1-3Les organes de sécurité.


• 2-Thermostat d’ambiance : contrôler la température de chambre
froide.
• 4-Pressostat HP ET BP Combine : Dispositif comprenant un
pressostat haute pression et un pressostat basse pression,
agissant sur un mécanisme commun d'enclenchement et de
déclenchement.
❖ Le pressostat BP de régulation : Il permet d’assurer le
fonctionnement automatique de l’installation en fonction de la
pression d’évaporation et de réguler la température de l’enceinte
refroidie.
❖ Le pressostat BP de sécurité : Il permet de mettre le compresseur à
l’arrêt en cas de baisse anormale de la pression d’aspiration et de
rétablir le fonctionnement lorsque les conditions sont redevenues
normales.
Est utilisé pour assurer la sécurité du circuit frigo contrée les surpressions, mais peut
aussi être utilisé pour réguler le fonctionnement des ventilos condenseur ou la pompe
d'eau en cas d'un condenseur à eau.

• 7-Pressostat d’huile : Le pressostat différentiel d'huile est un


organe de sécurité qui protège le compresseur contre un
dysfonctionnement de la pompe à huile ou un manque d'huile en
mesurant la pression différentielle entre la pression dans le carter
(BP) et la pression en sortie de la pompe à huile (HP).

4
1-4Les régulateurs de pression.
• 3-Régulateur de pression d'évaporation (KVP) : Ce régulateur sert à
maintenir une pression minimale préréglée dans l'évaporateur sur
lequel il est raccordé, Ce régulateur se monte après l'évaporateur sur
la conduite d'aspiration et sur l'évaporateur dont la pression est la
plus élevée.
• 6-Régulateur de démarrage (KVL) : Le régulateur de démarrage
permet de limiter la pression d'évaporation à une valeur
prédéterminée au démarrage d'un compresseur. Il doit être installé
le plus près du compresseur.
• 9-Régulateur de pression de condensation (KVR) : Le régulateur de
pression de condensation est généralement raccordé entre la
bouteille liquide et le condenseur, son rôle est de garder la pression
de condensation dans des valeurs acceptables et ceci malgré les
conditions extérieures.
• 8-Clapet différentiel NRD : Le système de régulation NRD est
utilisé pour maintenir une pression constante et suffisamment
élevée dans le condenseur et la bouteille sur des installations de
réfrigération et de conditionnement d’air avec des condenseurs à
air.
• ??- Régulateur de capacité (KVC) : Le régulateur de capacité (vanne
injection gaz chauds) permet en établissant un by-pass entre la
conduite d'aspiration et de refoulement d'adapter la puissance du
compresseur à la charge variable de l'évaporateur ou des
évaporateurs (évaporateurs multiples), et il évite ainsi que la
température d'évaporation ne soit trop faible.

5
2-Pompe à vide.
La pompe à vide fait partie des outils indispensable qui caractérise bien le métier de
frigoriste.

1. Plaque signalétique
2. Moteur électrique
3. Boitier raccordement et interrupteur marche/arrêt.
4. Vacuomètre bain huile
5. Poignée de transport
6. Corp de la pompe généralement en aluminium
7. Raccordement (aspiration)
8. Ballast (sur les pompes)
9. Rejet (refoulement) et bouchon de remplissage de l'huile 1
10. Voyant d'huile
11. Purge d'huile

Sur les pompes à deux étages (à palettes ou rotatif par exemple), le ballast
sert à modifier la quantité d’air admise dans les premiers étages (aspiration) de
la pompe. Son utilisation permet de prévenir la condensation des vapeurs à
l’intérieur de la pompe. Ouvrir le ballast permet aussi d'augmenter la dépression
pouvant être atteinte par une pompe à vide.

3-Procédure du tirage au vide.


• Rôle : Enlever l'air et l'humidité du circuit frigorifique. Le circuit ne doit pas
Être sous pression et les fuites ont été recherchées au préalable. Il ne faut jamais laisser
un circuit au vide, on doit réaliser au moins une précharge une fois l'opération
terminée.

11
• Matériel nécessaire.
➢ Une pompe à vide.
➢ Une clef à cliquet.
➢ Un vacuomètre si possible.
➢ Un jeu de manifolds.

• Mode opératoire du tirage au vide.

➢ Vérifier le niveau d'huile de la pompe à vide puis raccorder la sur la voie


d'intervention du jeu de manos.
➢ Démarrer la pompe à vide.
➢ Mettre les vannes 1 et 2 en position intermédiaire et vérifier que le
circuit ne soit pas sous pression.
➢ Ouvrir les by-pass du jeu de manifolds, vérifier que la pression diminue
sur les aiguilles des manos HP et BP.
➢ Ouvrir les vannes 3 et 4.
➢ Au bout d'un moment, refermer les by-pass du jeu de manifolds et
vérifier la tenue du vide.
➢ Le tirage sera terminé quand les aiguilles des manos HP et BP indiqueront
-1 bar.
➢ A ce moment-là, refermer les by-pass HP et BP du jeu de manifolds et
arrêter la pompe à vide. Vous réaliserez la charge du système
immédiatement.

12
C-Charge en fluide frigorigène.
L’installation est tirée au vide (mise sous pression d'azote et recherches fuites
effectuées), les appareils de sécurités et de régulations sont préréglés. Le jeu de
manifolds est monté sur l'installation. Bien évidemment si l'on connaît la quantité
de fluide à introduire ce n'est que mieux, mais ce n'est pas toujours le cas et on
peut utiliser cette méthode.

1-Matériel nécessaire.
• Une bouteille de réfrigérant.
• Une balance.
• Une clef à cliquet.
• Un thermomètre équipé d'une sonde de contact.
• Un jeu de manifolds avec micro vannes sur les flexibles.
• Une pompe à vide.

13
1 : Reprise air en partie haute
2 : Appareil intérieur
3 : Filtration
4 : Soufflage
5 : Volet de soufflage orientable
6 : Reprise air en façade
7 : Voyants fonctionnement et défauts
8 : Récepteur infrarouge
9 : Télécommande infrarouge
10 : Tuyauteries et câbles de liaison
11 : Appareil extérieur (groupe extérieur)
12 : Evacuation condensat
13 : Support ou silent bloc
20
sont raccordés de part et d'autre du branchement de l’aspiration (6)

➢ Fonctionnement normal froid

➢ Fonctionnement normal chaud

26
Il ne pas installer de climatiseur plafonnier ou mural (ou cassette) avec une portée (
ou rayon de diffusion) trop grande du côté opposé à l’occupant.

➢ Le choix de l’emplacement de l’unité intérieure doit répondre à certains


critères :

• Choisir un emplacement ou les orifices d’aspiration et de soufflage de l’air ne


sont pas obstrués.

• L’endroit doit pouvoir supporter le poids de l’unité intérieure.

• L’emplacement doit permettre une installation facile des tuyauteries de


drainage et de réfrigération jusqu’à l’unité extérieure.

• Le filtre à air doit pouvoir être enlevé par le bas.

• Un ensoleillement direct du récepteur de la télécommande sur l’unité intérieur


doit être évité.

• Déterminer l’emplacement de la commande à distance.

• Vous devez prévoir un emplacement qui respect les distances autour de l’unité
intérieure pour la maintenance.

➢ Le choix de l’emplacement de l’unité extérieure est aussi important :

• Choisir un endroit sec et ensoleillé. si celui-ci et exposé un ensoleillement


direct, abriter l’unité extérieure.

• Ne pas installer l’unité dans un emplacement ou une fuite de gaz


combustible pourrait se produire.
30
• L’eau de drainage ne doit occasionner aucun problème à cet endroit (pour
un climatiseur réversible).

• Laisser un espace suffisant pour la ventilation à l’entrée et à la sortie de l’air.

Tout objet entravant la ventilation doit être retiré. La sortie de l’air d’une unité
extérieure en direction d’une autre et déconseillée.

3-Dimensionnement du climatiseur.
Pour dimensionner une installation de climatisation, il faut faire le bilan thermique
du local à climatiser, c’est-à-dire calculer les apports ou déperditions à combattre
pour maintenir dans le local une température et une hygrométrie déterminées.

3-1Blian thermique des climatiseurs.


➢ Le coefficient thermique K.
Appelé également coefficient de transmission thermique, le coefficient K,
exprimé en W/m².K, correspond aux déperditions thermiques d’une paroi. Il
représente l’inverse de la résistance thermique R total de la paroi et indique la
capacité de la paroi à laisser s'échapper la chaleur vers l’extérieur. Plus le
coefficient K d'une paroi est faible, plus cette paroi est isolante.

k = 1 / RT
RT : Résistance thermique totale (RT)

31
Avec
• h = coefficient de convection thermique, W/(m2°C) .
• L = épaisseur de la paroi, m.
• λ = conductivité thermique, W/(m°C).

➢ La puissance thermique échangée, W=J/s.

Q=K .S.ΔT
Avec
• Q = puissance thermique échangée, W=J/s
• S = surface d'échange, m2
• K = coefficient de transfert thermique global, W/(m2°C)
• ΔT=moyenne écarts de température Intérieur et extérieur, °C

➢ Exercice d’application.

➢ Les données :
• Les mures on a K=2,09 w /m2. °C
• Planche K=1,36 w /m2. °C
• Plafond K=1,14 w /m2. °C
• Vitre K=1,36 w /m2. °C.
• Porte K=2,37 w /m2. °C
• Mure A =mure C : l= 3,5m, L=10m
• Mure D=mure B : l=3,5m, L=18m
• Vitre mure C : l=0,5m, L=1,5m
32
2-La pré-détente.

Désignation Ecart fonctionnement Ecart de


normal Fonctionne
ment
ΔT Total à L’évaporateur 15°C <ΔT<20°C
ΔT total Evap = T entrée air Evaporateur - T évaporation 31°C
ΔT Total au condenseur 10°C <ΔT<20°C
ΔT total Cd = T condensation - T entrée air Condenseur 10°C
Surchauffe à L’évaporateur = 5°C <SC<8°C
T Sortie Evaporateur - T d’évaporation 15°C
Sous refroidissement = 4°C <SR<7°C
T de condensation – T sortie Condenseur 7°C
ΔT air Condenseur 6°C <ΔT<10°C
ΔT air = T sortie air Condenseur – T entrée air Condenseur 8°C
ΔT air Evaporateur 6°C <ΔT<10°C
ΔT air = T entrée air Evaporateur – T sortie air Evaporateur 6°C
ΔT sur la ligne liquide ΔT LL < 1 °C
ΔT LL = [T sortie Condenseur - T entrée Détendeur] 7°C

35
➢ Conséquences.
• Le ΔT total Evap est grand : la BP est faible.
• Le ΔT air est faible : manque de la puissance frigorifique.
• La surchauffe est élevée.
• Le ΔT LL = 7 °C : Perte de charge sur la ligne liquide.
• La température de condensation est faible.

➢ Les symptômes.
• BP faible.
• Grande surchauffe.
• Bon sous refroidissement.
• Delta sur la ligne liquide

➢ Les couses possibles.


• Filtre du déshydrateur bouché, colmaté.
• Vanne du départ liquide partiellement fermé
• Electrovanne ouvre mal. Membrane déformée…
• Mauvaise sélection d’un appareil installé sur la ligne liquide
• Diamètre de la ligne liquide trop faible
• La ligne liquide traverse un endroit très chaud
• Flash gaz.

➢ Interprétation.
Les différentes causes provoquent une perte de charge sur la ligne liquide, donc un débit du
fluide plus faible que d’habitude. Une perte de charge importante se traduit par une pré-détente
(une partie du fluide s’évapore).

On parle aussi du flash gaz sur la ligne liquide. La baisse de température sur la ligne liquide est la
principale conséquence d’une telle panne.

Baisse de température sur la ligne liquide entraîne une perte de charge (perte de pression), donc
la quantité du fluide qui arrive au détendeur est faible : la puissance frigorifique baisse (l’air se
refroidit moins) et la surchauffe augmente.

Le condenseur recevant moins de puissance frigorifique à évacuer, il devient surpuissant et le


fluide frigorigène est bien refroidi et la pression de condensation baisse. Moins de fluide dans
l’évaporateur se traduit par plus de liquide dans le condenseur : Le sous refroidissement est bon.

36
3-Détendeur trop petit.

Désignation Ecart fonctionnement Ecart de


normal Fonctionne
ment
ΔT Total à L’évaporateur 15°C <ΔT<20°C
ΔT total Evap = T entrée air Evaporateur - T évaporation 31°C
ΔT Total au condenseur 10°C <ΔT<20°C
ΔT total Cd = T condensation - T entrée air Condenseur 10°C
Surchauffe à L’évaporateur = 5°C <SC<8°C
T Sortie Evaporateur - T d’évaporation 15°C
Sous refroidissement = 4°C <SR<7°C
T de condensation – T sortie Condenseur 7°C
ΔT air Condenseur 6°C <ΔT<10°C
ΔT air = T sortie air Condenseur – T entrée air Condenseur 8°C
ΔT air Evaporateur 6°C <ΔT<10°C
ΔT air = T entrée air Evaporateur – T sortie air Evaporateur 6°C
ΔT sur la ligne liquide ΔT LL < 1 °C
ΔT LL = [T sortie Condenseur - T entrée Détendeur] 0°C

37
➢ Conséquences.
• Le ΔT total Evap est grand : la BP est faible.
• Le ΔT air est faible : manque de la puissance frigorifique.
• La surchauffe est élevée ·
• Le ΔT LL = 0 °C : Pas de perte de charge sur la ligne liquide.
• La température de condensation est faible
➢ Les causes.
• Buse mal sélectionnée
• Détendeur déréglé suite à une intervention
• Train thermostatique percé
• Bulbe du détendeur fixé en aval du piquage de l’égalisation
externe
• Le détendeur ne correspond pas au bon fluide frigorigène
• Détendeur grippé ou mal ouvert
• HP trop faible : T° de condensation trop faible en hiver (réguler
la condensation)
• Diaphragme à l’évaporateur trop petit

➢ Interprétation.
La quantité du fluide qui arrive à l’évaporateur est faible : la puissance frigorifique
baisse (l’air se refroidit moins) et la surchauffe augmente.
Le condenseur recevant moins de puissance frigorifique à évacuer, il devient
surpuissant et le fluide frigorigène est bien refroidi et la pression de condensation
baisse. Moins de fluide dans l’évaporateur se traduit par plus de liquide dans le
condenseur : Le sous refroidissement est bon.

38
4-Manque de charge.

Désignation Ecart fonctionnement Ecart de


normal Fonctionne
ment
ΔT Total à L’évaporateur 15°C <ΔT<20°C
ΔT total Evap = T entrée air Evaporateur - T évaporation 31°C
ΔT Total au condenseur 10°C <ΔT<20°C
ΔT total Cd = T condensation - T entrée air Condenseur 10°C
Surchauffe à L’évaporateur = 5°C <SC<8°C
T Sortie Evaporateur - T d’évaporation 15°C
Sous refroidissement = 4°C <SR<7°C
T de condensation – T sortie Condenseur 01°C
ΔT air Condenseur 6°C <ΔT<10°C
ΔT air = T sortie air Condenseur – T entrée air Condenseur 8°C
ΔT air Evaporateur 6°C <ΔT<10°C
ΔT air = T entrée air Evaporateur – T sortie air Evaporateur 6°C
ΔT sur la ligne liquide ΔT LL < 1 °C
ΔT LL = [T sortie Condenseur - T entrée Détendeur] 0°C

➢ Les symptômes.
39
• BP Faible.
• Grande surchauffe.
• Mauvais sous refroidissement.
➢ Les causes.
• Fuites : rechercher les fuites
• Problème à une soupape de sécurité
• Charge insuffisante.

➢ Interprétation.

La quantité du fluide qui arrive à l’évaporateur est faible : la puissance


frigorifique baisse (l’air se refroidit moins) et la surchauffe augmente.
Le condenseur recevant moins de fluide frigorigène, la pression de
condensation baisse et il n’y a pas d’accumulation du fluide : le sous
refroidissement est trop faible.

40
5-Evaporateur Trop petit .

Désignation Ecart fonctionnement Ecart de


normal Fonctionne
ment
ΔT Total à L’évaporateur 15°C <ΔT<20°C
ΔT total Evap = T entrée air Evaporateur - T évaporation 31°C
ΔT Total au condenseur 10°C <ΔT<20°C
ΔT total Cd = T condensation - T entrée air Condenseur 10°C
Surchauffe à L’évaporateur = 5°C <SC<8°C
T Sortie Evaporateur - T d’évaporation 03°C
Sous refroidissement = 4°C <SR<7°C
T de condensation – T sortie Condenseur 05°C
ΔT air Condenseur 6°C <ΔT<10°C
ΔT air = T sortie air Condenseur – T entrée air Condenseur 8°C
ΔT air Evaporateur 6°C <ΔT<10°C
ΔT air = T entrée air Evaporateur – T sortie air Evaporateur 12°C
ΔT sur la ligne liquide ΔT LL < 1 °C
ΔT LL = [T sortie Condenseur - T entrée Détendeur] 0°C

41
➢ Les symptômes.
• BP faible.
• Faible surchauffe.
• Mauvais débit d’air ou encrassé.
• ΔT air Evaporateur grande.

➢ Les causes.
• Ailettes de l’évaporateur encrassé
• Filtre à air sale
• Courroie du ventilo patine ou cassée
• Poulie mal réglée
• Le ventilateur tourne à l’envers
• Evaporateur mal sélectionné
• Ventilateur coincé par le givre
• Mauvaise circulation de l’air du aux denrées
• Les ventilateurs sont hors services.

➢ Interprétation.
Deux cas possibles :
Premier cas (ΔT air grand > 10 °C) : la panne est provoquée par un débit d’air faible. La
vitesse de l’air faible et ce dernier reste beaucoup plus longtemps en contact avec
l’évaporateur.
Deuxième cas (ΔT air petit < 06 °C) : la cause de la panne est l’encrassement de
l’évaporateur (aussi des filtres sales ou des ailettes écrasées), l’échange d’énergie entre l’air
et le fluide frigorigène se fait très mal, l’air est moins refroidi.

42
6-Condenseur trop petit.

Désignation Ecart fonctionnement Ecart de


normal Fonctionne
ment
ΔT Total à L’évaporateur 15°C <ΔT<20°C
ΔT total Evap = T entrée air Evaporateur - T évaporation 18°C
ΔT Total au condenseur 10°C <ΔT<20°C
ΔT total Cd = T condensation - T entrée air Condenseur 26°C
Surchauffe à L’évaporateur = 5°C <SC<8°C
T Sortie Evaporateur - T d’évaporation 04°C
Sous refroidissement = 4°C <SR<7°C
T de condensation – T sortie Condenseur 02°C
ΔT air Condenseur 6°C <ΔT<10°C
ΔT air = T sortie air Condenseur – T entrée air Condenseur 04°C
ΔT air Evaporateur 6°C <ΔT<10°C
ΔT air = T entrée air Evaporateur – T sortie air Evaporateur 07°C
ΔT sur la ligne liquide ΔT LL < 1 °C
ΔT LL = [T sortie Condenseur - T entrée Détendeur] 0°C

43
➢ Les symptômes.
• HP élevée.
• Faible surchauffe.
• Sous refroidissement trop faible.
• Mauvais débit d’air, ou encrassé.
• ΔT air Condenseur faible.

➢ Les causes
• Tubes et ailettes encrassés
• Emplacement du condenseur mal choisi
• Le ventilo condenseur tourne à l’envers
• La courroie du ventilateur est cassée ou patine
• Recyclage d’air chaud sur le condenseur
• Un ventilateur du condenseur ne fonctionne plus.

➢ Interprétation.
La HP augmente et la capacité du compresseur baisse, donc la puissance
frigorifique baisse et l’intensité absorbée par le moteur augmente.

La HP étant élevée, le détendeur injecte plus du fluide dans l’évaporateur et le


surchauffe est plutôt faible.

Le sous refroidissement est faible, dans ce cas le condenseur est sale ou le


débit d’air est faible.

44
7-Excès de charge.

Désignation Ecart fonctionnement Ecart de


normal Fonctionne
ment
ΔT Total à L’évaporateur 15°C <ΔT<20°C
ΔT total Evap = T entrée air Evaporateur - T évaporation 18°C
ΔT Total au condenseur 10°C <ΔT<20°C
ΔT total Cd = T condensation - T entrée air Condenseur 26°C
Surchauffe à L’évaporateur = 5°C <SC<8°C
T Sortie Evaporateur - T d’évaporation 04°C
Sous refroidissement = 4°C <SR<7°C
T de condensation – T sortie Condenseur 10°C
ΔT air Condenseur 6°C <ΔT<10°C
ΔT air = T sortie air Condenseur – T entrée air Condenseur 07°C
ΔT air Evaporateur 6°C <ΔT<10°C
ΔT air = T entrée air Evaporateur – T sortie air Evaporateur 07°C
ΔT sur la ligne liquide ΔT LL < 1 °C
ΔT LL = [T sortie Condenseur - T entrée Détendeur] 0°C

45
➢ Les symptômes.
• HP haute.
• Sous refroidissement élevé.
• Faible surchauffe.
• Test des incondensables négatif

➢ Les causes.
• Erreur lors de la mise en service
• Bouteille liquide trop petite.

➢ Interprétation.
La HP augmente car la surface utilisée pour la condensation est réduite.
Le sous refroidissement est plutôt élevé.
La capacité du compresseur baisse, donc la puissance frigorifique baisse et l’intensité
absorbée par le moteur augmente.
Le détendeur injecte plus du fluide dans l’évaporateur, la BP augmente et la surchauffe
est plutôt faible.

46
8-Présence des incondensables.

Désignation Ecart fonctionnement Ecart de


normal Fonctionne
ment
ΔT Total à L’évaporateur 15°C <ΔT<20°C
ΔT total Evap = T entrée air Evaporateur - T évaporation 18°C
ΔT Total au condenseur 10°C <ΔT<20°C
ΔT total Cd = T condensation - T entrée air Condenseur 26°C
Surchauffe à L’évaporateur = 5°C <SC<8°C
T Sortie Evaporateur - T d’évaporation 04°C
Sous refroidissement = 4°C <SR<7°C
T de condensation – T sortie Condenseur 10°C
ΔT air Condenseur 6°C <ΔT<10°C
ΔT air = T sortie air Condenseur – T entrée air Condenseur 07°C
ΔT air Evaporateur 6°C <ΔT<10°C
ΔT air = T entrée air Evaporateur – T sortie air Evaporateur 07°C
ΔT sur la ligne liquide ΔT LL < 1 °C
ΔT LL = [T sortie Condenseur - T entrée Détendeur] 0°C

47
➢ Les symptômes.
• HP haute.
• Sous refroidissement élevé.
• Faible surchauffe.
• (Test : Pression / T° au Manomètre > T° Ambiante)

➢ Les causes.

• Tirage au vide mal réalisé (vérifier que les vannes sont


ouvertes pendant le tirage au vide).
• Introduction de l’air suite à la pose du manifold.
• Introduction de l’air dans le circuit après une intervention sur
l’installation

➢ Interprétation.
La HP augmente car la surface utilisée pour la condensation est réduite, et le sous
refroidissement est plutôt élevé.
La HP augmente et la capacité du compresseur baisse, donc la puissance frigorifique
baisse et l’intensité absorbée par le moteur augmente.
La HP étant élevée, le détendeur injecte plus du fluide dans l’évaporateur, la BP
augmente et le surchauffe est plutôt faible.

➢ Test des incondensables / Mode opératoire


• Ramener tout le fluide à la bouteille.
• La BP baisse et le pressostat BP coupe le compresseur.
• Forcer le ventilateur du condenseur pour équilibrer la température de l’air
avec celle du fluide.
• Si les indications du manomètre (température du fluide) et du thermomètre
(température de l’air) coïncident à 2°C près, on peut dire qu’il n’y a pas
d’incondensables dans le circuit.

48
9-Compresseur trop petit.

Désignation Ecart fonctionnement Ecart de


normal Fonctionne
ment
ΔT Total à L’évaporateur 15°C <ΔT<20°C
ΔT total Evap = T entrée air Evaporateur - T évaporation 14°C
ΔT Total au condenseur 10°C <ΔT<20°C
ΔT total Cd = T condensation - T entrée air Condenseur 10°C
Surchauffe à L’évaporateur = 5°C <SC<8°C
T Sortie Evaporateur - T d’évaporation 10°C
Sous refroidissement = 4°C <SR<7°C
T de condensation – T sortie Condenseur 07°C
ΔT air Condenseur 6°C <ΔT<10°C
ΔT air = T sortie air Condenseur – T entrée air Condenseur 06°C
ΔT air Evaporateur 6°C <ΔT<10°C
ΔT air = T entrée air Evaporateur – T sortie air Evaporateur 06°C
ΔT sur la ligne liquide ΔT LL < 1 °C
ΔT LL = [T sortie Condenseur - T entrée Détendeur] 0°C

49
➢ Les symptômes.
• HP anormalement faible.
• BP augmente.
• Surchauffe élevée.
• Bon sous refroidissement.

➢ Les causes.
• Clapets plus étanche ou cassé.
• Cylindres rayés.
• Le joint de culasse n’est pas étanche entre la HP et la BP.
• Compresseur trop petit par rapport à l’évaporateur.
• La soupape de sécurité du compresseur n’est pas étanche.
• Le flotteur du séparateur d’huile est coincé ouvert.
• La vitesse de rotation du compresseur est trop faible.
• Les charges thermiques sont anormalement élevées.
(Trop de denrées, porte toujours ouverte…)

➢ Interprétation.

Le compresseur est petit, il aspire moins de vapeurs que l’évaporateur n’en


produit. C’est pourquoi la BP augmente. La puissance frigorifique baisse.
La quantité de chaleur évacuée au condenseur baisse et la HP baisse.

50
10-Schéma des pannes frigorifiques.

51
Direction Régionale des Provinces du Sud

M207
Réseau aéraulique.

TSGC 201

1
A-Les pressions en aéraulique.
En aéraulique, les 3 pressions (totales, statiques et dynamiques) doivent être connues tout
au long d’un circuit.

1- La pression statique.
La pression statique est une pression potentielle. C’est la pression exercée par l’air sur
des éléments de paroisperpendiculaire au sens du flux. En aéraulique, la pression statique
s’exprime en Pascals (Pa), en déca pascals (daPa) ou en millimètres de colonne d’eau (mm de
CE).

2- La pression dynamique.
La pression dynamique est en fait l’énergie cinétique de l’air circulant dans le
ventilateur. Elle s’exerce sur des parois obstruant l’écoulement du ventilateur. Cette
pression dynamique est donc directement dépendante de la vitesse de l’air (V) et peut
être calculé de la façon suivante :

 Pd : Pression dynamique en pascals.


 : masse volumique en kg/m3.
 V : vitesse d’air en m/s.

3- La pression totale.
La pression totale est la somme de la pression dynamique et de la pression
statique.

PT = P d + P S

2
B-Les débits en aéraulique.
1- Les débits d’air en circulation.
On distingue donc principalement.
 Le débit d’air neuf Qe ou QAN.
Air en provenance de l’extérieur, destiné à subir ou non un
traitement avant d’être introduit dans un local.

 Le débit d’air soufflé Qs.


Air traité ou non, qui est introduit mécaniquement dans un local,

 Le débit d’air repris Qrp.


Air repris dans les locaux en vue d’être recyclé ou rejeté.

 Le débit d’air rejeté Qrj.


Tout ou partie de l’air repris qui est rejeté à l’extérieur,

 Le débit d’air recyclé Qrc.


Tout ou partie de l’air repris qui retourne dans le bâtiment après
avoir ou non subi un traitement.

 Le débit d’air extrait Qex.


Air qui ressort mécaniquement d’un local ou d’un bâtiment après
l’avoir traversé.

6
avec une vitesse moyenne d’écoulement v⃗ (en m/s).

QV= S.V

En cas d’une gaine circulaire on a : S = π.D2/4


Donc
QV= (π.D2/4). V
 QV : débit volumique.
 S : section conduit.
 V : vitesse d’air.
 D : diamètre.

Relation entre deux vitesses de deux différentes


conduits:(Mécanique des fluide)
S1V1=S2V2
2-2Débit massique d’air.
Débit massique (qm en kg/s) : un corps de masse m (kg) et de
masse volumique 𝛒 qui traverse une section de passage S (m²)
pendant un intervalle de temps t (s) avec une vitesse v⃗ (m/s) :

3- Poids volumique.

ω=p .g
 g : accélération d’air.
 p : masse volumique d’air.

8
 Remarque.
Pabs = pef + 1 (pression atm)

C-Les Gaines aéraulique.


1- Définition.
Les gaines aérauliques sont des canalisations qui transportent
de l’air pour les besoins de chauffage, de climatisation, d’aération.
Elles jouent des rôles importants dans les installations aérauliques.
Pour assurer les conditions de confort et de sécurité, il est
nécessaire de savoir choisir la gaine et l’isolation adaptée aux
installations pour que l’air transporté dans les gaines arrive dans les
conditions exigées de :
 Température : en assurant l’isolation thermique dans les gaines
(confort thermique).
 Vitesse de l’air : assurer le passage du débit à une vitesse
acceptable.
 Bruit : en assurant un niveau minimal (confort acoustique)
 Sécurité : comportement au feu : en choisissant le matériau
adapté.

2- Les types de gaines.


2-1Conduits circulaires / spiralés.
Conduit d'air de forme circulaire assurant le transport et
l'évacuation de l'air.
Les conduits circulaires peuvent avoir les propriétés suivantes :
 Acier, aluminium, PVC, etc.
 Rigides, semi-rigides, flexibles.

9
 Avantages.
 Léger et économique.
 Idéal pour les changements de direction en plan et en élévation.
 Pertes de charges réduites.
 Très bonne étanchéité avec raccord en double joint.
 Montage et entretien aisés.
 Inconvénients.
 Piquages et placement de bouches en parois sont plus
compliqués.
2-2Conduits rectangulaires.

Conduit d'air de forme rectangulaire limitant l'encombrement et


disposant des différentes caractéristiques :
 Acier, aluminium, PVC ….
 Installés principalement pour les réseaux secondaires,
en apparent (‫)واضح‬, dans les faux plafonds.
 Rigides ou semi-rigides.

10
 Avantages.
 Encombrement (utiliser beaucoup) en hauteur plus réduit.
 Supports, piquages et bouches, en flanc (‫ )جانب‬de conduit facile
à réaliser.
 Coudes facilement équipés (‫ )تركيب‬d'aubes directrices.
 Inconvénients.
 Réseau plus lourd et plus coûteux.
 Perte de charge linéaire plus élevée pour un même débit.
 Déformation des conduits plus rapide.
 Impossible d'atteindre l'étanchéité des conduits circulaires.
 Problème des poussières dans les coins.

2-3Conduits oblongs.

Principalement utilisés pour le passage des débits d'air dans des


espaces réduits.

 Avantages.
 Bon ajustement entre les conduits circulaires et rectangulaires.
 Pertes de charges plus faibles que le rectangulaire.
 Bonne étanchéité avec raccord en double joint.
 Montage et entretien simple.
 Inconvénients.
 En plus par la Conduit en PVC.
 Ne pas utiliser pour de grands débits.

11
2-4Conduits autoportants et isolants.

Applications de conditionnement d'air, installations de type


ventilo-convecteurs gainables ou climatisation gainables.

 Avantages.
 Bon niveau d'isolation thermique.
 Inconvénients.
 Fragile (‫) هش‬à la pose et au nettoyage.

2-5Conduits souples et conduits semi rigides.


Utilisés sur les installations aérauliques.
 Avantages.
 Intéressant pour les zones acoustiques sensibles.
 Connexion facilitée au niveau des bouches.
 Inconvénients.
 Pertes de charges élevées.
 Empoussièrement plus important.
 Nettoyage sensible.

2-6Conduits diffusants.
Utilisés sur les installations commerciales et industrielles.

12
 Avantages.
 Très bonne diffusion de l'air.
 Faibles pertes de charge.
 Faible coût d'investissement et de montage des conduits.
 Inconvénients.
 Mauvaise isolement thermique.
3- Besoin du réseau aéraulique.
Deux paramètres nécessaires pour dimensionner les gaines :
 Débit d’air Q [m3/h] dans les différentes gaines
de ventilation du réseau de ventilation.
 Vitesse d’air V [m/s].
4- Méthode de dimensionnement d’une gaine.
Deux méthodes pour dimensionner une gaine :

 Méthode 1 : Calcul par la formule.

Etape1 : déterminer la section de la gaine à partir la formule


suivante.

13
 S : section de passage en m².
 Q : débit d’air en m3/s.
 V : vitesse d’air en m/s.
Attention : il faut respecter la vitesse maximale supportée par
chaque matériau de la conduite.

Étape 2 : déterminer le diamètre ‘’d’’ de gaine à partir de la forme


souhaitée (carrée, circulaire…) :
 Cas de gaine circulaire :

 Cas de gaine non circulaire (Pm : périmètre en m).

 Méthode 2 : Calcul par les abaques :


Le diagramme contient 4 paramètres : débit, vitesse, diamètre et
perte de charge. En connaissant deux paramètres, les deux autres
sont déterminés à partir du diagramme.

 Diamètre équivalent :

Les abaques permettent de connaître le diamètre équivalent qui


crée la même perte de charge que le conduit rectangulaire pour un
même débit d’air.

Le diamètre équivalent pour un même débit peut aussi être


calculé par la formule suivante :

14
a : grand côté de la gaine ; b : petit côté de la gaine.

 Coefficient de forme :

Le coefficient de forme, rapport entre le grand et petit côté de la


gaine, est un facteur important qui doit être considéré lors du calcul
initial, car son augmentation entraîne une augmentation des frais
d’acquisition et d’exploitation.

Exemple.
1- Calcul du diamètre équivalent d’une gaine ayant un petit côté de
20 cm et un grand côté de 60 cm.

2- Calculer le coefficient de forme.

5- Equilibrage des réseaux.


Un réseau est un ensemble de branches de gaines. Les branches
doivent être équilibrées en termes de débits, afin que les débits réels
correspondent aux débits nominaux. Mais, les branches les plus
proches du ventilateur seront les plus favorisées, et les plus éloignées
auront moins de pression, et alors moins de débit. Il faudra alors
équiper le réseau de registres de réglage de débit, afin de procéder à
l’équilibrage du réseau quand c’est nécessaire (après la mise en
service, ou en maintenance).

Les organes d’équilibrage seront placés sur 4 niveaux du réseau de


distribution : distribution principale, branches, et diffuseurs ou grilles.

15
D-Les pertes des charges.
1- Les pertes de charge linéaire.
Le fait de frottement de l’air en mouvement sur les parois de la
gaine se traduit par une perte de charge.
La formule de calcul des pertes de charge :

 J’ : pertes de charge linéique en Pa/m (mètre de conduite)


 J : pertes de charge linéique en m / m (mètre de conduite)
 L : longueur de tuyauterie en m (mètre de conduite)
 ∆p : l’ensemble des pertes de charge linéaires dans la conduite
en Pascal (Pa).
 ∆H : l’ensemble des pertes de charge linéaires dans la conduite
en mètre (m).

Les pertes de charge linéaires sont proportionnelles à la longueur


L de la conduite, proportionnelles au carré de la vitesse débitante
(V²) du fluide et inversement proportionnelles au diamètre (d) de la
conduite :

(En m) (En Pa)

 V : vitesse moyenne d’écoulement dans la conduite (m/s)


 d : diamètre de la conduite (m)
 ρ : la masse volumique du fluide en kg/m3
 λ : le coefficient de Darcy Représenter la rugosité (‫ ) خشونة‬de la
paroi interne du conduit.

16
2- Les pertes de charge singulières.
Les pertes de charges singulières qui sont dues aux différentes
singularités du réseau (entrées et sorties d'air, coudes, réductions,
etc…)
La relation des calculs des pertes de charge singulières :

 ΔP singulière : la perte de charge singulière (en Pa).


 ζ : (tesla) : le coefficient de perte de pression singulière de
l'élément considéré (coudes, tés, ...)
 ρ : la masse volumique de l'air en (kg/m³).
 v : la vitesse moyenne de l'air (en m/s).

Exercice d’application.

 Point 1 :
Pression statique = – 10 daPa.
Section = 1 m2.
Vitesse de l’air = 6 m/s.
Masse volumique de l’air 1,2 kg/m3.
Coefficient de perte de charge du convergent : z = 0,15.
18
3- Pertes de charge totales.
La perte de charge totale est la somme des pertes de charge
linéaires et des pertes de charge singulières :

Exemple.
On a une gaine en acier inox de diamètre 24 cm, vitesse ventilateur
09 m/s, la masse volumique d’air est 1,2kg/m3 et g=9,81 m /s2.
λ = 0,64 et un coude 90° à une Coefficient de perte de charge du
convergent : z = 0,4.
1- Calculer la perte de charge totale de la gaine.

20
E-Diffuseurs d’air.
1- Généralités.
Le bon fonctionnement d’un équipement de traitement d’air
dépend de chacun de ses constituants. La sélection, l’emplacement
des bouches de reprise et de soufflage en particulier ont un impact
important sur le niveau de satisfaction… ou d’insatisfaction du
client. En effet, une ambiance confortable dépend des facteurs
principaux suivants :
 Température homogène,
 Pas de sensation de courant d’air,
 Niveau de bruit acceptable.
2- Technologie de base.
2-1Diffuseur.
Le diffuseur d'air est utilisé pour laisser pénétrer l'air extérieur
dans un espace clos donc l’air est admis dans le local à partir d’un
diffuseur.
Le diffuseur d'air est matérialisé par une grille le plus souvent
en métal qui peut être ronde, carrée ou rectangulaire.

Diffuseur plafonnier circulaire

21
2-2Damper.
C’est un accessoire adaptable dans le col du diffuseur. Il permet
le réglage du débit d’air tout en assurant une bonne répartition de
celui-ci dans le local.

2-3Les plénums.
Le plénum permet le raccordement du diffuseur à la gaine.

PLC : Plénum ; CM1 : Diffuseur circulaire.

3- Sélection de diffuseur.
 Le débit.
Le débit découle du bilan thermique et des calculs
psychrométriques. Un diffuseur donné est garanti pour un débit
maximal et minimal.

22
Les zones hachurées correspondent aux portées minimales des
diffuseurs. Il n’y a pas chevauchement des zones à portées
minimales.
5- Mode de distribution horizontale ou verticale.
La distribution de l’air à partir d’un diffuseur plafonnier peut
être réalisée soit horizontalement soit verticalement par projection.
La distribution horizontale (parallèlement au plafond) est la plus
utilisée en raison de ses caractéristiques d’uniformité et l’absence de
courants d’air. En effet, en été l’air froid soufflé se distribue dans
l’ambiance avec uniformité des températures et sans courants d’air,
grâce à l’induction interne et externe.
La distribution horizontale est aussi très efficace en
fonctionnement hiver à condition que les reprises soient placées en

24
partie basse pour aspirer l’air plus froid qui se trouve au niveau du
plancher.

Par contre la distribution verticale avec projection est difficile à


maintenir sans courants d’air. Pour éviter des mouvements d’air
excessifs et des différences élevées de température en
refroidissement, le débit d’air devra être réduit ainsi que sa vitesse.
Par ailleurs, le phénomène d’induction est beaucoup plus
important en projection horizontale que verticale. En projection
horizontale, l’air doit parcourir un trajet beaucoup plus important
avant d’entrer dans la zone d’occupation ce qui permet un mélange
optimum entre l’air soufflé et l’air du local.

25
6- Ventilateur à vitesse de rotation variables.
Si l’on fait varier la vitesse de rotation d’un ventilateur installé
dans un circuit donné, on a :

Le débit qui varie proportionnellement à la vitesse de rotation.

Qv1/Qv2 = N1/N2
La pression du ventilateur qui varie proportionnellement au
carré de la vitesse de rotation.

P1/P2 = (N1/N2) ²
La puissance utile qui varie proportionnellement au cube de la
vitesse de rotation :

Pu1/ Pu2 = (N1/N2) 3

7- Puissance et Rendement d’un ventilateur.


Les différentes puissances mises en jeu entre l’alimentation
électrique de l’installation et le fluide pulsé sont répertoriés à la
figure suivante.

7-1Puissance utile d’un ventilateur.


La puissance utile du ventilateur (Pu du ventilateur) correspond
au débit volumique ‘’qv‘’ véhiculé multiplié par l’énergie volumique
totale (J/m3 ou Pa) nécessaire ‘’ DPT’’ :

36
7-2Rendement d’un ventilateur – puissance sur arbre.
Le rendement d'un ventilateur est égal au rapport de la puissance
utile Pu renfermée dans le fluide en mouvement et de la puissance
absorbée PA par le ventilateur :

Le rendement indiqué par les fabricants tient compte en général


des pertes suivantes :
 Pertes mécaniques : Pertes par frottement des paliers.
 Pertes internes : Pertes par frottement de l’air sur les
parois du ventilateur (appelées aussi ‘’pertes
hydrauliques’’).
 Pertes volumétriques : Proviennent de l’espace
inévitable existant entre la roue et la volute.
 Connaissant le rendement du ventilateur, on peut donc
déterminer la puissance sur l’arbre du ventilateur.

7-3Synoptique des pertes et des puissances.


Les pertes de puissance électrique depuis l’alimentation du
moteur jusqu’à le ventilateur est illustré sur la figure ci-dessous :

37
Le rendement total est donc égal :

Exercice 01.
Un ventilateur doit fournir un débit de 28 800 m3 /h sous 320
daPa, son rendement est supposé être au maximum de 73 %.
1- Calculer la puissance absorbée par le système de ventilation.

Exercice 02.
Un ventilateur centrifuge pulse un débit de 10 m³/s avec une
charge de 1000 Pa, ηto=0,7, ηvent=0,86.

Calculer la consommation du ventilateur.

 Puissance utile fournie à l’air.

 Puissance fournie sur l’arbre du ventilateur.

 Puissance consommée par le moteur électrique.

38
M107
THERMODYNAMIQUE

TS EN
GENIE CLIMATIQUE

1
A-DÉFINITIONS GÉNÉRALES.
1-Température.
C’est le niveau auquel l’énergie calorifique se trouve dans un corps. C’est la
température qui nous permet de dire qu’un corps est plus au moins chaud qu’un
autre. Le réglage de la température est obtenu par des thermomètres, le plus
souvent à dilatation de mercure ou d’alcool.

1-1Echelle Celsius.
Si nous affectons au point A la valeur 0 et la valeur 100 au point B et qu’ensuite
nous divisons la longueur AB en 100 parties égales nous aurons réalisé une échelle
thermométrique dite centésimale ou échelle Celsius dont l’unité est le degré Celsius
(ºC).

1-2Echelle kelvin ou échelle thermodynamique.


On démontre en thermodynamique que la température de (-273.15°C) est la
température la plus basse qui puisse exister.
Cette température a été appelée « ZÉRO ABSOLU ». Dont l’unité est le degré
Kelvin (K).

2
1-3 Echelle Fahrenheit.
Dans cette échelle la distance AB a été divisée en 180 parties égales et le point
A correspond à +32 ºF, il en résulte la relation suivante :

1-4Echelle Rankine.
Divisée de la même façon que l’échelle Fahrenheit et le point A correspond à
+492 ºR, il en résulte relation suivante :

3
1-5 TABLEAU COMPARATIF DES ÉCHELLES THEMOMÉTRIQUES.

2-Etat physique de la matière.


La matière d’un système peut se trouver sous forme de trois phases : liquide,
solide, gazeuse, ou un mélange de deux ou trois phases.
Une substance pure (ou corps pur) est composée d’une seule matière
(molécule). Cette matière peut exister sous différents états physiques.
Exemple de l’eau : liquide, gaz (vapeur d’eau), solide (glace). Dans les trois états,
l’eau est formée uniquement des molécules (H2O).

4
Diagramme des différents états de la matière

 Les passages d’un état à un autre est décrits ci-après.


 Fusion.
La fusion est le passage de l'état solide à l'état liquide. Lorsqu'un glaçon fond,
l'eau passe de l'état solide à l'état liquide.

SOLIDE + CHALEUR = LIQUIDE


 Vaporisation.
La vaporisation est le passage de l'état liquide à l'état gazeux.
À pression normale, l'eau pure se met à bouillir à partir de 100°C. Cette ébullition
de l'eau entraîne sa vaporisation.

LIQUIDE + CHALEUR = GAZ


 Liquéfaction.
La liquéfaction est le passage de l'état gazeux à l'état liquide.
Lorsque de la vapeur d'eau rencontre une surface froide, elle se condense et
forme des gouttelettes d'eau liquide dessus.

GAZEUX - CHALEUR = LIQUIDE

5
 Sublimation.
Lors d'une sublimation, le corps passe de l'état solide à l'état gazeux sans
passer par l'état liquide.

 Condensation solide.
La condensation solide est le passage de l'état gazeux à l'état solide.

GAZEUX - CHALEUR = SOLIDE


 Solidification.
La solidification est le passage de l’état liquide à l’état solide.

LIQUIDE - CHALEUR = SOLIDE

3-Température et changement de phases.


L’énergie fournie (ou cédée) lors du changement d’état est dite : chaleur
latente. Ce changement d’état s’effectue à une température et une pression dites
température (et pression) de changement d’état. Lors du changement d’état ces
deux variables restent constantes durant toute l’étape de changement de phase.
Exemple : Le changement d’état de la phase liquide vers la phase gaz de l’eau est
une vaporisation. Pour réaliser ce changement l’eau doit recevoir de l’énergie.
L’énergie pour vaporiser l’eau est dite chaleur latente de vaporisation. Ce
changement d’état se réalise à la température de 100°C (à la pression de 1
atmosphère). Lors du changement d’état, la pression et la température restent
constante.

6
4-Relations pression –température.
Pour chaque liquide il existe une relation précise entre pression et température
d'ébullition, on peut définir la température d'ébullition comme le moment ou
apparaît la première bulle de vapeur à la surface d'un liquide.
Donc pour toute variation de température correspond une variation de pression
et réciproquement, Une seule goutte de liquide suffit pour que la relation pression
température soit effective, la pression augmentera en fonction de
la température jusqu'à ce que cette dernière goutte de liquide se soit évaporée.

7
Pour faire bouillir un liquide soit on augmente sa pression interne (apport de
chaleur) soit on réduit la pression externe située au-dessus de ce liquide.

5-La chaleur.
5-1 Définition.
La chaleur est la quantité d’énergie transférée d’un objet à haute température
à un autre plus basse température.
La chaleur est une forme d’énergie que possède une substance en vertu du
mouvement de ses particules. Lorsqu’une substance est chauffée, ses particules se
déplacent rapidement et violemment, entrent en collision et rebondisse.

5-2Différence entre Chaleur et température.


 La température est une grandeur physique mesurée à l'aide d'un
thermomètre, provenant du transfert de chaleur entre les corps.
 La chaleur est une énergie (ex : chauffe l’eau cad donne le l’énergie cela
provoque l’augmentation de la température).

8
5-3Unité de quantité de chaleur.
La chaleur est définie comme étant de l’énergie, l’unité de quantité de chaleur
sera donc la même que pour l’énergie.
C’est-à-dire le joule (j) Le Joule est aussi l’unité de travail : 1J=1 N.m
Le Joule, unité internationale du système S.I. est obligatoire depuis janvier
1978. La profession n’est pas encore habituée à ce changement et continue à
s’exprimer avec leurs anciennes unités que voici :
 La calorie : 1cal =4.1868 Joule
 La kilocalorie : 1 kcal = 4186,8 joules= 4,1868 k joule
 La thermie : 1000 kcal= 4186800 joules= 4187 k joule
La frigorie (fg) : utilisée uniquement dans l’industrie du froid
 1 Fg = 1 kcal négative
 1 joule =0,24 calories
Unités américaines
 Le B.T.U.= 0,2516 kcal= 1 ,05 kJ
 1 kcal = 3,996 BTU
 Pratiquement 1kcal = 4BTU

5-4 Chaleur latente.


La chaleur latente est la quantité de chaleur (ou énergie) qu’il faut fournir ou
retirer à l’unité de masse d’un corps pour changer son état physique à température
et pression constante.
La chaleur latente (CL)(Lv) s’exprime en KJ/Kg

QL=Lv .m
 Lv : chaleur latente de la matière.
 m:quantité de la matière.

9
5-5Chaleur sensible.
C’est la chaleur apportée ou retirée à un corps pour modifier sa température
de T1 à T2 sans provoquer le changement d’état physique.

CHALEUR TOTALE = CHALEUR SENSIBLE + CHALEUR LATENTE

Qs=m .c. (T2-T1)


 C : Chaleur massique de la matière.
 m : quantité de la matière.
 T2 : Température final.
 T1 : Température initial.

5-6Diagramme de changement d’état de la matière.

10
6-transferts de chaleur.
Lorsque deux corps sont en présence, la chaleur va toujours du corps le plus
chaud au corps le plus froid, l’échange ne peut cesser que lorsque l’équilibre
thermique est établi.
La chaleur peut se transmettre d’un corps à un autre par trois modes de
transfert : conduction, convection et rayonnement.

6-1Par conduction.
La chaleur est transmise par la substance qui constitue le système sans qu’il y
est mouvement des particules, le sens d’écoulement est toujours orienté du chaud
vers le froid, la conduction est le seul mécanisme possible d’écoulement de la
chaleur dans les solides.

6-2Par convection.
L’écoulement de chaleur est dans ce cas lié au mouvement des particules,
c’est le mode d’échange privilégié entre une paroi solide et un fluide.
On distingue deux types de convection :

11
 Convection libre ou naturelle :qui se fait naturellement
 Convection forcée : fait intervenir un système mécanique telle que
pompe ou ventilateur.

6-3Par Rayonnement.
Le rayonnement est une propagation d’énergie ne nécessitant pas un milieu
matériel intermédiaire, il se fait :
 Dans le vide.
 Dans un milieu dit transparent.
Le mécanisme du transfert de chaleur par rayonnement fait intervenir dans le
cas général une source S qui émet un rayonnement électromagnétique, un milieu
intermédiaire M qui transmet tout ou une partie du rayonnement et un récepteur
R qui absorbe tout ou une partie du rayonnement transmis. Par exemple
l'échauffement de l'air par le rayonnement (soleil et la terre).

12
 Exercice d’application.

1- Calculer la quantité de chaleur à fournir à 5kg d’eau pour élever sa


température de -15°C à 150°C sous la pression atmosphérique.
On a :
 Chaleur massique de la glace C1=2,09 Kj/Kg.°C
 Chaleur massique d’eau C2=4,18Kj/Kg.°C
 Chaleur massique de la vapeur d’eau C3=1,78Kj/Kg.°C
 Chaleur latente de fusion de la glace : Lv=335KJ/KG
 Chaleur latente de la vaporisation : Lv=2500KJ/KG

2- Tracer le diagramme de changement d’état correspond.

13
B- La notion de la thermodynamique.
1-Définition.
Le mot thermodynamique est d’origine grec. Il est composé de deux parties :
« thermo » qui signifie chaleur et « dynamique » qui signifie travail ou
mouvement. Le mot composé veut dire mouvement produit à partir de la chaleur.
La thermodynamique correspond à une branche de la physique qui étudie le
comportement thermique des corps, plus exactement
les mouvements de chaleur.

2-Notions générales.
2-1Système thermodynamique.
Un système thermodynamique S est une zone qui effectue ou non des
échanges de matière et d’énergie avec le milieu extérieur.

Le milieu extérieur est le reste de l’espace entourant le système.

2-2Types de système thermodynamique.


Un système thermodynamique peut échanger, à travers sa frontière, avec son
environnement soit :

 L’énergie.
 La matière
 L’une des deux
 Aucune des deux

Le mot ‘’échanger’’ signifie que le système peut perdre ou gagner de la matière


et/ou de l’énergie (travail ou chaleur). On distingue trois types de systèmes en
fonction de types d’échange à travers leurs frontières :

14
 Système fermé.
Dans un système fermé la quantité de matière est fixe, la frontière est
imperméable à la masse : le système n’échange pas de matière avec le milieu
extérieur (environnement).

Le système échange de l’énergie sous forme de travail ou de chaleur (W ou Q).

 Système ouvert.
Un système ouvert échange la matière et l’énergie avec le milieu extérieur à
travers sa frontière. L’énergie peut être sous forme de travail ou de chaleur (W ou
Q).

Le corps humain est un système ouvert, car il échange de la matière (manger,


boire, respirer…) et de l’énergie avec le milieu extérieur (courir, parler…).

 Système isolé.
Dans un système isolé : Aucun échange ni de matière ni d’énergie n’est possible
avec le milieu extérieur.

2-3Variables d’un système thermodynamique.


L’état d’un système thermodynamique est défini ou décrit par des variables
telles que : température, pression, volume, masse…etc, dites aussi variables
d’état.

Elles sont dites ‘’variables d’état’’ car elles permettent de déterminer l’état
d’un système thermodynamique (est-ce que le système gagne ou perd de
l’énergie, est-ce que son état final est identique ou différent de l’état initial, est-ce
qu’il est à l’état liquide ou gaz …).

Exemple : un corps pur de masse m (gaz, liquide ou solide) est caractérisé par
les paramètres (P1, V1, T1) dans un état 1. Ce corps va subir des échanges
(matières, énergies) pour se retrouver dans un état 2 caractérisé par les
paramètres (P2, V2, T2).

15
2-4Variables intensives et extensives.
Une variable thermodynamique est dite additive si la valeur associée à un
système composée de plusieurs parties est égale à la somme des valeurs associées
aux différentes parties.

Les variables thermodynamiques sont des grandeurs permettant de


caractériser un système thermodynamique. On distingue :

 Variables intensives : sont indépendantes de la masse et sont définies


localement en chaque point du système (pression, température, masse
volumique).
 Variables extensives : sont dépendantes de la masse et sont définies
pour le système dans sa globalité, elles sont proportionnelles à la
quantité de matière du système (Volume, masse, énergies…)

2-5Convention de signe.
Un système peut échanger de la matière et de l’énergie avec le milieu
extérieur, son état thermodynamique change alors par gain ou par perte de masse
et/ou d’énergie. Les énergies principalement échangées sont sous forme de travail
(W) et de chaleur (Q).

Les énergies (W, Q) reçues par le système sont > 0 (positives) et affectées de
signe (+).

Les énergies (W, Q) cédées par le système sont < 0 (négatives) et affectées de
signe (-).

16
3-Transformations thermodynamiques.
3-1Définition.
Sous l’influence d’échanges ou de transferts d’énergie entre le système et le
milieu extérieur, le système évolue et les variables d’état du système sont
modifiées. On dit que le système se transforme ou change d’état lorsqu’il passe
d’un état d’équilibre initial (1) à un autre état d’équilibre final (2).

Une transformation thermodynamique correspond donc à un changement de


l’état du système.

3-2Représentations graphiques.
Les transformations thermodynamiques sont représentées dans des
diagrammes en fonction des types de variables du système.

Le diagramme de Clapeyron PV où chaque état est représenté par la valeur


des deux paramètres P (pression) et V(volume).

Au cours d’une transformation, l’une des caractéristiques reste constante,

 Transformation isotherme : température constante.


 Transformation isobare : pression constante.
 Transformation isochore : volume constante.
 Transformation adiabatique : entropie constante.
 Transformation isenthalpique : enthalpie constante.
17
3-3Transformation cyclique.
Lors d’une transformation cyclique, le système passe par un certain nombre de
changements d’état ou d’évolutions différentes puis retourne à son état initial.
Dans ce cas, les paramètres de l’état initial sont identiques à ceux de l’état final.

3-4Réversibilité d’une transformation thermodynamique.


Lors d’une transformation, certaines variables d’état du système varient pour
changer l’état d’équilibre du système d’un état d’équilibre (1) vers un état
d’équilibre (2).
La transformation peut être réversible ou irréversible :

 Transformations réversibles ou « cas idéal » : Ce sont les


transformations infiniment lentes qui se réalisent suite à une succession
d’états d’équilibre. La réversibilité d’une transformation exige que le
système passe par une infinité d’états intermédiaires peu différents
d’états d’équilibre.
 Transformations irréversibles (réelles) : Ce sont des
transformations rapides et brutales qui se réalisent hors équilibre. Les
transformations naturelles spontanées sont irréversibles ; elles ne
peuvent évoluer que dans un seul sens.

18
4-Travail échangé entre un système et le milieu extérieur.
5-1Expression générale du travail.
Le travail élémentaire est l’énergie développée par une force extérieure F
Pour faire déplacer son point d’application de dx :

δW = F.dx
La force F est la résultante des forces de pression extérieure.

F = Pext .S. n
Avec n : vecteur unitaire selon l’axe x.

ΔW = Pext .S.dx . n
Avec dV = S.dx

Les vecteurs dx et n : étant de sens contraire.

19
L’expression générale du travail mécanique élémentaire échangé par le système
est donc :

δW = -Pext . dV
Ainsi :
 Si dV > 0, alors δW < 0 ; le système cède du travail au milieu extérieur.
 Si dV < 0, alors δ W > 0 ; le système reçoit du travail du milieu extérieur.
 Si dV = 0, alors δW = 0 ; le système n’échange pas de travail avec le milieu
Extérieur.

5-2Travail échangé au cours d’un cycle.

Le travail de ce cycle (Wcy) :


Wcy = W12+W23+W34+W41
W12= -P1 ∫1 2 dV= -P1(V2-V1)
avec Pext = P
W23= 0 V = cte d’où dV = 0
W34=-P2(V1- V2) ; avec Pext = P2
W41= 0 ; V= cte d’ou dV= 0

20
Donc Wcyc= (V2 –V1)(P2-P1)

Conclusion : Wcyc = aire du cycle.

5-3Travail échangé au cours d’une transformation.


L’expression du travail échangé au cours d’une transformation de l’état 1 à
l’état 2 est :

W12=-∫1 2 Pext dV
 Transformation isochore V=cte
W12=-∫1 2 Pext dv
V=cte cad V1=V2 donc dv = 0
W12= 0
 Transformation isobare P=cte

ON A W12=-∫1 2 Pext dv
Et transformation réversible donc Pext =P
Cad W12=-P∫1 2 dv
W12 = -P(V2-V1)
 Transformation isotherme T=cte
ON A W12=-∫1 2 Pext dv
Et transformation réversible donc Pext =P

Cad W12=-∫1 2 P dv
Pour un gaz parfait : PV=nRT
P=nRT/V
W12=-∫1 2 nRT/v dv W12=-nRT∫1 2dv/v

21
W12=-n RT[ln V ]12 W12= -n RT(ln V2 – ln V1)
W12=-n RTln (V2/V1)
 Transformation adiabatique DQ=0
W12= n Cv DT
W12= n Cv (T2-T1)
n : nombre de mole Cv :capacité calorifique

C - LA CALORIMÉTRIE
La calorimétrie est la science qui étudie tout ce qui se rapporte à la chaleur et
aux échanges de chaleur.

1-Principes fondamentaux de la calorimétrie


La calorimétrie est basée sur deux principes :
 Lorsqu’il y a échange de chaleur entre 2 corps, la quantité de chaleur
gagnée par l’un est égale à la quantité de chaleur perdue par l’autre.
Ce principe n’est évidemment applicable que si les échanges de chaleur ne sont
accompagnés d’aucun travail. Il ne se démontre pas, mais il est vérifié par
l’expérience.

En effet, nous avons :


 Chaleur perdue par B = m2.C.(t2 - t)
 Chaleur reçue par A = m1.C.(t - t1)
Appliquons le premier principe de la calorimétrie :

22
Chaleur perdue = Chaleur reçue
 La quantité de chaleur fournie à un corps au cours d’une certaine
transformation est égale à la quantité de chaleur que cède ce corps au
cours de la transformation inverse.

Pour faire fondre 1 Kg de glace à 0°C,il faut lui fournir 335 kJ on obtient 1 Kg
d’eau à 0 °C .
Pour obtenir 1 Kg de glace à 0°C,à partir de 1 Kg d’eau à 0°C , il faut retenir 335
kJ à l’eau.

2-Calorimétrie relative aux gaz.


2-1Les 3 lois approchées d’une masse m de gaz.
 Loi de Mariotte : établie à T= cte
Donc P.V = cte

 Loi de Gay Lussac : établie à P = cte


Dans une transformation isobare la loi de variation de V entre 0°C et t °C est :
V = V0 ( 1 + α.t )
α:cœfficient moyen d’augmentation de volume entre 0°C et t °C .

23
 Loi de CHARLES : établie à V= cte
Dans une transformation isochore la loi de variation de P entre 0°C et t °C est :

P = P0 ( 1+ βt )
β : cœf d’augmentation de pression entre 0°C et t °C.

2-2Equation caractéristique d’un gaz parfait.


Les gaz parfaits : Sont des gaz idéaux qui obéissent à la loi de Mariotte, la loi de
Gay-Lussac, la loi de Charles et la loi de Joule.

Relation des Gaz parfait PV=nRT


Avec n=m/M et R : constante des gaz

2-3Coefficients calorimétriques.
Pour une mole de gaz la quantité de chaleur élémentaire δQ s’exprime en
fonction de deux variables indépendamment choisies :

δQ = CV dT + l dV variables ( T, V )
δQ = CP dT + h dP ‫ ( ״ ״‬T , P)
δQ = λ dP + µ dv ‫ ( ״ ״‬P , V)

Les cœfficients : CV, CP, λ , l , h, µ sont appelés cœfficients calorimétriques.


Dans le cas de gaz parfait on démontre que :

l=P λ = CV. (V/R)


h=-V µ = CP .(P/R)
CV et CP sont des chaleurs massiques à volume constant et à pression constante.
Relation entre CV et CP pour un gaz parfait :
Relation de Mayer : cp - cv = r Chaleur massique.

24
CP -CV = R Chaleur molaire.
Relation entre les constantes des gaz parfaits r et R : r=R/M
Avec M : masse molaire du gaz

2-4Equation de la transformation adiabatique.


Une transformation adiabatique s’effectue sans échange de chaleur avec le
milieu Extérieur.

δQ = 0 ↔ λ dP + µ dV = 0 (1)
Pour un gaz parfait λ = CV. (V/R); µ = CP. (P/R)
D’où (1) devient dP/P + γ dV/V = 0 avec γ = CP/CV
Les relations d’une transformation adiabatique est :

PV γ = cte
T V γ-1 = cte
TP γ-1 / γ = cte

D-Les principes de la thermodynamique.


1-Principe de l’équivalence.
Au cours d’un cycle la somme algébrique des quantités de chaleur et de travail
reçus ou fournies par le système est nulle.

On écrit : (Q+W)cycle= 0
Q cycle = quantité de chaleur échangée au cours du cycle.
W cycle = travail échangée au cours du cycle.
La relation : (Q+W)cycle= 0 traduit bien l’équivalence entre travail et chaleur
échangés au cours du cycle.
25
2-Premier Principe de la thermodynamique.
2-1énergie interne.
A tout système thermodynamique on peut associer une grandeur U appelée
énergie interne qui possède les propriétés suivantes :
 U est une fonction d’état.
 U est une grandeur extensive.
 La variation de U au cours d’une évolution infinitésimale du système
échangeant uniquement du travail et de la chaleur est :
dU= δW+ δQ
La somme du travail et de la chaleur échangés par un système passant d’un état
initial à un état final est donc indépendante du chemin suivi.

∆U = W + Q
L’énergie interne ne dépend que de l’état initial et de l’état final donc c’est une
fonction d’état.

dU= δ W + δQ
δW et δQ ne sont pas des fonctions d’état.

2-2Fonction enthalpie.
L’enthalpie H est définie à partir de l’énergie interne de la manière suivante :

H = U + PV
H est une fonction d’état.

26
3-Deuxiéme Principe de la thermodynamique.
3-1Énoncé du deuxième principe.
Pour tout système fermé, il existe une fonction d'état, extensive, non
conservative, telle que sa variation au cours d'une transformation élémentaire
s'écrit :

dS= Qe/Te Si


Avec

 Qe : Quantité de chaleur reçue par le système .


 Te :Température du milieu extérieur.
 Si :Entropie produite (crée) dans le système lors de la
transformation
Pour une transformation réversible Si =0 Donc

dS= Qe/Te

3-2 Principe de Carnot.


« Au cours d’un cycle, le système qui le parcourt doit échanger de la chaleur
d’une part avec un milieu extérieur chaud, d’autre part avec un milieu extérieur
froid. »
C’est un cycle thermodynamique réversible décrit entre 2 sources, pour que les
échanges de chaleur entre le système et la source soient réversibles il faut que
leurs températures soient les mêmes donc dans un tel cycle appelé cycle
réversible ditherme, il comprend deux isothermes T1etT2 reliées par deux
adiabatiques.

 Formule de Clausius

Q1/Q2 + T2/T1 =0

27
Cette relation est valable pour tout cycle réversible ditherme. T1> T2 donc T1
est la Température de la source chaude (TC) T2 est la Température de la source
froide (Tf)
On peut écrire :

η = 1 – Tf / Tc

3-3Application du deuxième principe aux cycles thermodynamiques.


a-Cycles monothermes
Un cycle monotherme ne fait intervenir des échanges d'énergie (Q, W) qu'avec
une seule source de chaleur. L'entropie étant une fonction d'état, sa variation au
cours d'un cycle est nulle, de même que celle de l'énergie interne.
Pour un système échangeant une quantité de chaleur Q au cours d'un cycle
non nulle, avec une seule source thermique à la température T .
Le 1 er et le 2 èmè principe donnent respectivement :

U  0  WQ0 Et S  0  Q/T< 0

28
On en déduit qu'un système thermodynamique subissant une transformation
cyclique, et n'échangeant de la chaleur qu'avec une seule source thermique, ne
peut pas produire de travail : il ne peut qu'en recevoir du milieu extérieur. En
d'autres termes, un tel système ne peut pas se comporter comme un moteur (il
n’existe pas).

b-Cycles dithermes
Un cycle dithermes (machine dithermes) fait intervenir des échanges d'énergie
(Q, W) entre deux sources de chaleur.
Pour qu’un système dithermes fournisse du travail, il faut qu’elle encaisse de la
chaleur de la source chaude et qu’elle en remet une partie à la source froide.
Une machine thermodynamique doit donc nécessairement fonctionner entre
au moins deux (02) sources de chaleur.
La transformation de chaleur en travail (Q  W) à partir d'une source chaude
n'est donc possible qu'à la condition de rejeter une partie de la chaleur à une
autre source froide.
A partir de ce schéma à deux sources (source chaude et source froide), on
définit deux types de machines thermiques :
1. Les machines thermo-dynamiques,
2. Les machines dynamo-thermiques.

29
 Machines thermo-dynamiques.
Les machines thermo-dynamiques transformant de la chaleur en un travail
mécanique (Q  W), elles sont productrices du travail (machines motrices), c'est
le cas :
 Des moteurs thermiques à combustion interne
 Des machines à vapeur (moteur à vapeur, turbine à vapeur...)

D’après le 1 er principe :

Q1 + Q2 + W = U = 0
D’après le 2 è principe : Pour un cycle réversible, on a :

S =Q1/T1 +Q2/T2 = 0

30
 Machines dynamo-thermiques.
Les machines dynamo-thermiques transformant du travail mécanique reçu en
une chaleur (W  Q), elles sont par contre des machines de transfert de chaleur,
c'est le cas des machines frigorifiques ou les pompes à chaleur.
 Cas d’une machine frigorifique (le réfrigérateur).
D’après le 1 er principe, on a :

Q1 + Q2 + W = U = 0
D’après le 2 ème principe : Pour un cycle réversible, on a :

S = Q1/T1+Q2/T2 = 0

Le coefficient de performance (COP) d’une machine dynamo thermique,  est


donné par

31
 = Tf / ( Tc-Tf )

 Cas d’une pompe à chaleur.


Elle est basée sur le même principe qu’un réfrigérateur mais avec un objectif
différent, c’est pomper de la chaleur d’une source froide et la restituer à une
source chaude (c’est pour chauffer).
D’après le 1 er principe, on a:

Q1 + Q2 + W = U = 0
D’après le 2 ème principe : Pour un cycle réversible, on a :

32
S = Q1/T1+Q2/T2 = 0
Le coefficient de performance (COP) d’une machine dynamo thermique,  est
donné par

 = Tc / ( Tc- Tf )

33
E-Diagrammes thermodynamiques.
1-Introduction.
Les diagrammes thermodynamiques sont les outils commodes des bureaux
d’études thermiques. Les calculs principaux des machines thermiques sont conduits
à l’aide de ces diagrammes.

2- Diagramme (P,V) ou diagramme de Clapeyron.


Inconvénient : les isothermes et les isentropiques sont très rapprochées, donc la
lecture est peu précise.

Le diagramme (P,V) ou de Clapeyron est commode lorsqu’il s’agit de l’étude de


machines alternatives ; on peut suivre facilement la variation du volume V d’une
masse de fluide de 1 kg , qui évolue dans le cylindre. Un travail échangé avec le
milieu extérieur est représenté par une aire ; un cycle étant tracé sur le diagramme,
son bilan mécanique se fait par simple mesure de l’aire du cycle.

34
3-Diagramme entropique ou diagramme (T, S).
Le diagramme entropique ou diagramme (T,S), d’emploi très courant, est
commode pour l’étude d’un cycle quelconque. Une quantité de chaleur échangée
avec le milieu extérieur est représenté par une aire ; un cycle étant tracé sur le
diagramme, son bilan thermique se fait par simple mesure de l’aire du cycle.

4-Diagramme enthalpie-pression ( h ; P ).
Les 2 diagrammes (P, V) et (T, S) permettent de déterminer graphiquement un
travail et une quantité de chaleur et ce à partir de la mesure d’une surface.
C’est pourquoi les frigoristes préfèrent travailler avec un autre diagramme
dénommé diagramme enthalpique ou diagramme enthalpie-pression qui permet
de connaître directement les quantités de chaleurs et les travaux mis en jeu au
cours d’une transformation.
Il existe 2 diagrammes enthalpiques :
 Diagramme (h, P), également appelé diagramme de Mollier :
 Enthalpie en abscisse.
 Pression en ordonnée.
 Diagramme (h, lg P) :
 Enthalpie en abscisse

35
 Pression en échelle logarithmique en ordonnée

36
 Température d'entrée à l'évaporateur (point D),Ce point est constitué par
une droite perpendiculaire partant du point C et coupant l'isobare de la
pression d'évaporation.

3-Bilan énergétique et enthalpique.

a-Débit masse de fluide frigorigène en circulation.

qm = Qo / ∆Hev
qm = Débit masse de fluide frigorigène en circulation en kg / s
Qo = Puissance frigorifique en kW
∆Hev = Variation d'enthalpie entre la sortie et l'entrée de l'évaporateur en kJ / kg

41
b-Volume de fluide aspiré par le compresseur.

Va = qm . v " . 3600
Va = Volume de fluide aspiré par le compresseur en m³/ h
q m = Débit masse de fluide frigorigène en circulation en kg / s
v " = Volume massique entrée compresseur en m³/ kg

c-Taux de compression.
t = P ref. / P asp.
t = Taux de compression
P ref. = Pression de refoulement en bar absolu
P asp. = Pression d'aspiration en bar absolu
Dans le cas où les pertes de charge sont négligeables, la formule devient :

t = Pk / Po
t = Taux de compression
Pk = Pression de condensation en bar absolu
Po = Pression d'évaporation en bar absolu

d-Rendement volumétrique.
ηv = 1 - 0,05.t
ηv = Rendement volumétrique
t = Taux de compression

42
e-Volume de fluide balayé par le compresseur.
Vb = Va / ηv
Vb = Volume de fluide balayé par le compresseur en m³/ h
Va = Volume de fluide aspiré par le compresseur en m³/ h
ηv = Rendement volumétrique

f-Puissance théorique du compresseur.


PthCP = qm . ∆Hcp
PthCP= Puissance théorique du compresseur en kW
qm = Débit masse de fluide frigorigène en circulation en kg / s
∆Hcp = Variation d'enthalpie entre la sortie et l'entrée du compresseur en kJ / kg

g-Puissance à fournir sur l’arbre du compresseur.


Pf = PthCP / (ηi . ηm)
Pf = Puissance à fournir sur l’arbre du compresseur en kW
PthCP= Puissance théorique du compresseur en kW
ηi Rendement indiqué ( égal au rendement volumétrique )
ηm Rendement mécanique

h-Puissance utile du moteur électrique.


Pu = Pf / ηtr
Pu = Puissance utile du moteur électrique en kW
P = Puissance à fournir sur l’arbre du compresseur en kW

43
ηtr = Rendement de transmission
Arbre direct 1 ; Manchon d'accouplement 0,95 ; Accouplement par courroie 0,90
à 0,70

i-Puissance absorbée par le moteur électrique.


Pa = Pu / ηel
Pa = Puissance absorbée par le moteur électrique en kW
Pu = Puissance utile du moteur électrique en kW
ηel = Rendement électrique

j-Puissance rejetée au condenseur.


Pcd = qm . ∆Hcd
Pcd = Puissance rejetée au condenseur en kW
qm = Débit masse de fluide frigorigène en circulation en kg / s
∆Hcd Variation d'enthalpie entre l'entrée et la sortie du condenseur en kJ / kg

k-Coefficient de performance frigorifique.


COPf =Qo / Pa
COPf = Coefficient de performance frigorifique
Qo = Puissance frigorifique en kW
Pa = Puissance absorbée par le moteur électrique en kW

44
l-Coefficient de performance de Carnot.
COPct = To / (Tk – To)
COPct = Coefficient de performance de Carnot
To = Température d'évaporation en degré K
Tk = Température de condensation en degré K

m-Rendement de l’installation.
η = COPf / COPct
η = Rendement de l’installation
COPf = Coefficient de performance frigorifique
COPct = Coefficient de performance de Carnot

45
Direction Régionale des Provinces du Sud

M210 : Energie solaire.

TSGC 201

1
A-Energie solaire au Maroc.
1-Introduction.
Le soleil est une source d’énergie propre, abondante, inépuisable et
presque uniformément répartie sur le globe terrestre. La récupération de la
totalité de l’énergie solaire reçue sur terre, durant une heure seulement est
largement suffisante pour répondre aux besoins énergétiques de l'humanité
pendant un an.
Depuis plusieurs années, sous la menace de la flambé des prix du pétrole,
tous les pays du Monde se sont intéressés aux technologies de conversion de
l’énergie solaire en énergie électrique.
Le Maroc, pays de soleil, possède un gisement solaire très important.

2-Le gisement solaire marocain.


Le soleil est l’astre central de notre système planétaire.
Le cœur du soleil est une gigantesque réaction thermonucléaire où
l’hydrogène est transformé en hélium, qui rayonne en toutes directions.

2
Compte tenu de la dimension du soleil par rapport de la terre et de la
distance qui les sépare, rayons qui atteignent la terre sont parallèles.

3-Carte solaire marocain.


Depuis 1982, le Laboratoire d’énergie solaire de la Faculté des sciences de
Rabat donne la carte solaire du pays ; il en ressort que la durée annuelle
d’insolation au Maroc, varie de 2700 heures dans le nord du pays à plus de
3500 heures dans le sud.

L’énergie solaire annuelle reçue par un plan horizontal varie de 1,7 à plus
de 2,2 MWh/m2/an ; soit 4,7 kWh/m2/jour à 5,5 kWh/m2/jour.

D’après cette carte le Maroc dispose d'un potentiel d'énergie solaire très
intéressant.

3
4-Le rayonnement solaire au niveau du sol.
La puissance de rayonnement solaire au niveau du sol dépend de la couche
Atmosphérique et de la distance qui doit parcourir le rayonnement pour
atteindre Un point précis au niveau du sol.

Cette distance varie en fonction des mouvements relatifs de la terre autour


du soleil étant :

 Rotation de la terre sur elle-même (cycle journalier).


 Translation de la terre autour du soleil (cycle annuel).

Le flux solaire en niveau du sol dépendra donc :

 De l’instant de la journée (cycle journalier).


 Du jour de l’année (cycle annuel).

Mais aussi :

 Du lieu d’installation en fonction de sa latitude.


 De l’inclinaison des rayons qui frappent la surface réceptrice.

Au voisinage de la couche atmosphérique, la puissance du rayonnement


émis Par le soleil à une valeur moyenne de 1380W/m2 sur une surface placée
Perpendiculairement aux rayons.

Le rayonnement qui atteint le sol se compose :

 Le rayonnement direct : c’est le soleil que nous voyons briller et Qui


nous irradie.
 Le rayonnement diffus : c’est le rayonnement absorbé par les
Particules en suspension dans L’atmosphère et qui est dissipé dans
Toutes les Directions.

4
Une partie du rayonnement solaire peut être réfléchie par les nuages ou
absorbée par l’atmosphère.

La puissance de rayonnement direct récupérable sur le sol est


malheureusement variable au cours d’une journée, en fonction des saisons et
des conditions météorologiques.

Dans les meilleures conditions, elle peut être de 1 000 W / m².

5-Les avantages et les inconvénients d’énergie solaire.


Toute énergie possède ses qualités et ses défauts. Voici donc quelques
points forts du solaire :

 Énergie verte, propre, saine et renouvelable.


 Équipement rentable.
 Peu d’entretien.
 Éligible aux aides financières.
 Possibilité d’auto-consommation ou de revente de l’énergie produite.

Concernant les inconvénients, peu d’exemples sont dénombrables, mais il


en existe tout de même :

5
 Coût de l’investissement initial.
 Source intermittente car il n’y a pas de soleil la nuit => nécessité
de stockage.
 Même si des efforts ont été faits et que des aides existent,
l’énergie solaire est encore marginale par rapport à l’utilisation
des ressources non renouvelables.

6-Les mouvements du soleil.


Dans la journée, le soleil est pratiquement toujours visible dans le ciel pour
un observateur regardant vers le SUD.

Pour capter un maximum d'énergie, le capteur devra toujours être


idéalement orienté plein SUD.

Le soleil est « haut dans le ciel » pendant la saison estivale, il est «bas » en
hiver.
L'inclinaison du capteur, angle du capteur par rapport au sol, dépendra de la
période de la production.

L'inclinaison moyenne idéale est de :

 Pour une production de chaleur sur toute l’année : 45°


 Pour une production estivale : 30° (soleil bas sur l'horizon)
 Pour une production hivernale : 60° (soleil haut sur l'horizon)

6
Dans la pratique, on choisira le plan de toiture le mieux incliné et orienté. A
défaut, on installe les capteurs sur des châssis.

B-Les capteurs solaires thermiques.


1- Définition.
Un capteur solaire thermique est un dispositif permettant de transformer
l'énergie solaire en énergie thermique et le transférer à un fluide caloporteur
(air, eau).
Les capteurs doivent :
 Permettre la meilleure récupération possible.
 Être le moins encombrants possible.
 Ne pas être trop lourds.
 Être résistants et faciles à entretenir.
 Être d’un prix raisonnable
Donc leur fonction est de récupérer la chaleur du soleil dans un fluide, et la
réutiliser pour chauffer de l’eau chaude sanitaire, de l’eau destinée au
chauffage de bâtiments et parfois au chauffage des piscines.
Il existe 3 types de capteurs solaires thermiques :
Le capteur plan vitré, le capteur plan non vitré, le capteur à tubes sous vide.

2- Capteur non vitré (Capteur "Moquette").


Sans vitrage ni isolant, c'est le capteur qui a les plus grosses déperditions
thermiques.
Il peut cependant être très efficace lorsqu’on souhaite avoir des
températures d’eau peu élevées, soit pour « préchauffer » l’eau chaude
sanitaire, soit pour le chauffage de l’eau des piscines.
Il est en matière plastique « souple » et donc facile à installer. Il est très
bon marché.

7
Il est composé :
 D'un absorbeur (métallique ou synthétique) revêtu d'une peinture
sombre et sélective.
 D'un faisceau de tubes cylindriques ou ovalisés, résistants aux
rayonnements ultraviolets et aux variations de température.
Les tubes sont parcourus par de l'eau (fluide caloporteur). Cette eau se
réchauffe au fil de l'écoulement dans les tubes.

 Avantages.
 Faible rendement.
 Convient aux piscines.
 Peu coûteux.

8
3- Capteur plan vitré.
Un verre noir attire et retient la chaleur, ce sont les plus utilisés,
généralement pour la production de chauffage et d’ECS.
Il est composé :
 D'un caisson.
 D'un isolant permettant de limiter les fuites thermiques en sous face
et sur les bords.
 D'un film réfléchissant.
 D'un faisceau de tubes cylindriques.
 Une surface absorbante placée à l'intérieur du coffre.
 Un vitrage fixé sur le caisson.
Les tubes sont parcourus par un fluide caloporteur (eau + antigel). Cette eau
se réchauffe au fil de l'écoulement dans les tubes.

9
 Avantages.
 Rendement meilleur que non vitré (effet de serre).
 Température entre 30°C et 80°C.
 Technologie la plus répandue.
 Le fonctionnement des capteurs.
Le capteur solaire thermique est composé « d’absorbeurs » autrement dit
de tubes placés entre une plaque de verre et une couche d'isolant.
 La plaque de verre va permettre d’augmenter la température dans
le coffre par effet de serre.
 L'isolant va limiter les déperditions de chaleur à l’extérieur de ce «
coffre ».
 Les tubes-absorbeurs, en cuivre sont chauffés au contact des rayons
du soleil.
A l'intérieur circule le liquide caloporteur (eau) qui se charge en chaleur
laquelle est ensuite transmise au chauffe-eau ou circuit de chauffage. La
température obtenue à l’intérieur des tubes va de 30 à 70°C.

10
4- Capteur à tubes sous vide.
Ces capteurs permettent d’atteindre des températures très élevées (jusqu’à
130 °C).
Ils sont constitués de plusieurs tubes en verre, dans lesquels on a créé le
vide.
Le vide d’air est le meilleur isolant de conductivité thermique. Il permet de
réduire au maximum les pertes thermiques par conduction du capteur. En
plus, il laisse passer en plus les rayons du soleil.
Chaque tube renferme un absorbeur sélectif et une conduite d’eau glycolée.
L’absorbeur sélectif est une plaque métallique conçue pour avoir un fort
facteur d’absorption, tout en émettant un minimum de rayonnement.
Deux techniques sont utilisées pour la conception des conduites d'eau
glycolée contenues dans chaque tube :

 A circulation directe : l’eau glycolée qui circule dans les tubes est la
même que celle qui circule dans le circuit solaire. Ce système est parfois
sujet à des problèmes d’étanchéité entre les tubes et le collecteur.

11
 A liaison sèche entre les caloducs et le collecteur : l’eau glycolée
circulant dans la conduite d’un tube ne se mélange pas avec celle qui
circule dans le circuit solaire. Elle lui transfère sa chaleur par conduction,
la tête du caloduc étant noyée dans le collecteur.
La partie basse du caloduc est appelée « bouilleur », car l’eau glycolée s’y
évapore. Alors plus légère, la vapeur d’eau glycolée remonte dans la tête du
caloduc (appelée « condenseur").
Elle va se condenser après avoir été refroidie par le collecteur.
Ainsi, l'eau glycolée circule dans le caloduc, du bas vers le haut sous forme de
vapeur, du haut vers le bas sous forme liquide.

 Avantages.
 Rendement meilleur que les autres capteurs.
 Moins encombrant.
 Possibilité d’adapter l’orientation des tubes en fonction de
leur l’implantation.

12
5- Rendement des capteurs thermiques.
Malheureusement, toute l’irradiation solaire reçue sur le capteur n’est pas
utilisable.
Une partie du rayonnement solaire est réfléchi par la vitre du capteur, une
autre partie par l’absorbeur.
En s’échauffant, la vitre du capteur et l’absorbeur émettent également un
rayonnement Infra-Rouge dont une partie est également perdue.
A cela se rajoutent les pertes thermiques par conduction, à travers l’isolant
et le caisson du capteur, ainsi qu’une partie plus négligeable, par convection.

13
Les capteurs solaires thermiques sont caractérisés par :

 Leurs pertes optiques.


 Leurs pertes thermiques.

Ces pertes permettent par ailleurs de calculer le rendement global du


capteur, pour une situation de fonctionnement donnée.

4-1Les pertes optiques.


En premier lieu, les capteurs sont caractérisés par leur rendement optique
(coefficient B).
Le facteur optique " β « correspond au rapport entre le rayonnement
solaire qui tape sur la surface vitrée du capteur et le rayonnement qui peut
réellement être transformé en chaleur par l’absorbeur. Il est généralement
donné par le fabricant.

β = P absorbeur ÷ Irradiance
 Remarque.
Le rendement optique est parfois appelé rendement solaire. Il ne faut pas le
confondre avec le rendement global du capteur qui sera défini plus loin et qui
ne peut se calculer que dans une condition de fonctionnement donnée.

 Exemple.
Quel est le rendement optique B du capteur ci-dessous.

14
Le capteur transforme 1000 [W/m²] de rayonnement solaire en 800
[W/m²] de chaleur pour le fluide caloporteur.
Son rendement optique B est donc de :
(800/1000) x 100 = 80%

4-2Les pertes thermiques.


Lorsque le fluide caloporteur qui circule dans le capteur s’échauffe, une
partie de la chaleur reçue est perdue par convection et par rayonnement vers
l’extérieur.

Le coefficient de transmission thermique « K » prend en compte les


déperditions thermiques pour 1 m² de l’absorbeur. Ces déperditions sont
proportionnelles à l’écart entre la température dans le capteur et la
température extérieure.

Pertes thermiques = k x (Tm - Text)


Où Tm correspond à la température moyenne du capteur : Tm = (Te + Ts) ÷ 2

Et Text à la température de l’air à l’extérieur du capteur.

Putile=β - K x (Tm - Text)


Exemple.
Prenons un capteur recevant une Irradiance solaire de 700 W / m².

Surface d'ouverture capteur de 2m², facteur optique β = 0,82 et coefficient


de transmission thermique K = 5,10 W/m². K

L’eau glycolée entre à 55°C dans le capteur pour en ressortir à 65°C.

La température extérieure est de 30°C.

 Calculer la puissance utile.

15
4-3Rendement global du capteur.
η capteur = β - K x (Tm - Text) ÷Irradiance au m²
η capteur = P utile ÷ Irradiance
Où Tm correspond à la température moyenne dans le capteur et Text à la
température à l’extérieur du capteur

ATTENTION ! K x (Tm - Text) correspond aux pertes thermiques pour 1 m²


de capteur. Il faut utiliser l’irradiance au m², PAS l’irradiance sur la totalité du
capteur.

On peut aussi calculer la puissance utile récupérée par l'eau glycolée en


mesurant son débit, ses températures d'entrée et de sortie, en appliquant la
formule ;

P utile = q x c x (Te - Ts)


Exercice d’application.
1- Calculez la puissance réellement récupérée sur le capteur ci-dessous,
sachant que son rendement optique est de 85% et son coefficient k de 3
[W/m².K].

2- Quel est le rendement global du capteur solaire ci-dessus.

16
C-Chauffe-eau solaire individuel.
Le Chauffe-Eau Solaire Individuel (CESI) permet de produire généralement
entre 50 et 70% de vos besoins annuels en eau chaude sanitaire, et jusqu’à
100% l’été.

1-CESI à THERMOSIPHON.
Dans le système par thermosiphon, le ballon de stockage est situé au-
dessus des capteurs.

La masse volumique du fluide caloporteur est plus faible lorsque ce fluide


est chaud que lorsqu'il est plus froid.

Le fluide qui est chauffé dans le capteur solaire va monter vers le haut de ce
capteur pour en sortir et se diriger vers l'échangeur du ballon ECS.

Dans l'échangeur du ballon ECS, le fluide caloporteur va donner sa chaleur


à l'eau chaude sanitaire. Le fluide caloporteur est alors refroidi et devient plus
lourd que le fluide chaud se trouvant dans les capteurs. Il va donc redescendre
vers le capteur, et pousser ainsi le fluide chaud qui s’y trouve vers le ballon.

Ainsi est créé la circulation naturelle du fluide, par "thermosiphon", sans


utilisation de la pompe.

17
N. B. Pour faciliter la circulation par thermosiphon, il est préférable d’utiliser
un capteur solaire « échelle ».

Le capteur solaire à serpentin, composé d'un seul drain et de nombreux


coudes, a des pertes de charge trop élevées et oppose trop de résistance à la
circulation du fluide par thermosiphon.

 Avantages.
 Simplicité de fonctionnement
 Peu de matériel mis en œuvre (pas de pompe, de régulation…)
 Coût avantageux
 Inconvénients.
 Ballon soumis au risque de gel
 Peu esthétique.
 Poids important à supporter pour la charpente

18
2-Thermosiphon à éléments séparés.
Le ballon n'est pas monté sur le même châssis que le capteur solaire, mais se
trouve à l'intérieur de la maison.

La mise en œuvre est plus délicate. Il faut respecter scrupuleusement les


préconisations du fabricant.

Le fond du ballon doit se trouver au-dessus du bord supérieur du capteur.

Les canalisations doivent être lisses, de diamètre supérieur à une installation


à circulation forcée, et le plus court et le plus direct possible entre les capteurs
et le ballon.

La pente des canalisations doit être régulière. Il ne doit en aucun cas y avoir
de contre-pente.

Lors de l’utilisation d’un capteur échelle, le diamètre intérieur des tuyaux


verticaux doit être au minimum de 12 mm, celui du collecteur doit être de 22
mm.

19
3-Les systèmes par circulation forcée.
La circulation du fluide caloporteur entre le stockage et le capteur est
assurée par l’intermédiaire d’une pompe (circulateur).

Le système par circulation forcée comporte, des capteurs, un groupe de


transfert, un ballon de stockage avec appoint intégré (ou non intégré).

Les capteurs peuvent être installés au-dessus du stockage.

La circulation est gérée en fonction de la comparaison des températures


dans le capteur et dans le ballon solaire.

En l’absence de soleil, un appoint électrique ou à partir d’une chaudière


électrique, peut être réalisé dans le ballon de stockage.

 Avantages :
 Peu de risques de gel de l’eau du ballon de stockage.
 Capteurs plus légers sur la charpente.
 Plus esthétique en comparaison au thermosiphon.
 Inconvénients :
 Plus coûteux.
 Plus de matériel à entretenir.

20
Exercice d’application.
1- Dressez la nomenclature des équipements numérotés ci-dessous :

4-La régulation des CESI.


Pour gérer la régulation du CESI, le régulateur a besoin de connaître deux
températures :

 La température du fluide chaud sortant du panneau solaire, Tc.


 La température de l’ECS stockée en bas du ballon, Tb.

21
Il contrôle en continu l’écart entre ces deux températures, appelé «
différentiel ».

En fonction de la valeur de ce « différentiel », le régulateur commande la


mise en marche ou à l'arrêt de la pompe du circuit solaire.

 Différentiel de démarrage (DD).


Le seuil d'enclenchement de la pompe est appelé " différentiel de démarrage
DD ". Il est généralement réglé entre 5 et 10°C.

Lorsque Tc - Tb est supérieur à DD, alors le régulateur met en marche la


pompe.

L'écart de température Tc - Tb est jugé suffisant pour avoir un bon échange


thermique entre le fluide caloporteur et l'eau sanitaire stockée en bas du
ballon.

 Différentiel d'arrêt (DA).


Le seuil de déclenchement de la pompe est appelé "différentiel d'arrêt DA".

Il est généralement réglé entre 2 et 4°C.

Lorsque Tc - Tb est inférieur à DA, alors le régulateur arrête la pompe.

L'écart de température Tc - Tb est jugé insuffisant pour avoir un bon


échange thermique entre le fluide caloporteur et l'eau sanitaire stockée en bas
du ballon.

Exercice d’application.
Pour un différentiel de marche de 7 [°C] et un différentiel d'arrêt de 3 [°C],
quelle est la situation des circulateurs ci-dessous ?

22
5-CESI avec appoint électrique intégré.

Le ballon de stockage est équipé d’un échangeur solaire situé en partie


basse et d’une résistance électrique d’appoint de 1 à 2 [kW] permettant la
préparation de l’eau sanitaire en cas d’absence de soleil.

La distribution vers les capteurs est équipée de 2 clapets anti


thermosiphons montés en opposition pour éviter que le ballon ne réchauffe le
capteur. Si le ballon est plus chaud que le capteur, la pompe est alors à l'arrêt.
Une circulation parasite par thermosiphon peut alors s'amorcer entre le ballon
et le capteur qui se comporte comme un radiateur et perdra la chaleur dans
l'atmosphère.

La disponibilité d’ECS en cas d’absence de soleil est équivalente à celle d’un


système de production par accumulation.

23
24
6-CESI avec appoint chaudière intégré.

Le ballon de stockage est équipé d’un échangeur solaire situé en partie


basse et d’un échangeur d’appoint hydraulique permettant la préparation de
l’eau sanitaire par l’intermédiaire d’une chaudière en cas d’absence de soleil.

La disponibilité d’ECS est équivalente à celle d’un système de production


semi-instantanée car la puissance de la chaudière est suffisante pour
réchauffer rapidement la partie supérieure du ballon.

25
26
D-Chauffe-eau solaire collectives.
1-Chauffe -eau solaire avec échangeur à plaque.
Sont utilisés sur les installations collectives ayant une surface de capteurs
importante. On utilise un échangeur thermique à plaques externe au ballon,
nettement plus compact qu’un échangeur interne de type serpentin. Ceci
permet de gagner du volume de stockage.

Le principe de fonctionnement d’un chauffe-eau solaire collectif est


semblable au CESI, avec cependant quelques particularités.
Le plus souvent, sur un CESC, l’échange de chaleur entre les capteurs et
l’ECS ne se fait plus dans le ballon de stockage, mais dans un " échangeur à
plaques « extérieur. Celui-ci permet d’obtenir une plus grande surface
d’échange, donc une plus grande puissance, avec un encombrement réduit. En
plus du gain en efficacité, il est plus facile d’intervenir sur un échangeur à
plaques que sur celui d’un ballon.

27
2-CESC avec deux ballons solaires en série.
Lorsque le volume de stockage nécessite l’utilisation de plusieurs ballons de
stockage, il faut les mettre en série pour obtenir une bonne stratification.
Point de vue fonctionnement, cela revient à mettre les ballons l’un sur
l’autre, avec un « 1er ballon froid » qui correspondrait au bas du ballon, et un
"2nd ballon chaud " qui correspondrait au haut du ballon.
Pendant la phase de production d'ECS solaire, toute l'eau chauffée par
l'échangeur à plaques entre par le haut du "2nd ballon chaud", ressort par le
bas, rentre ensuite par le haut du "1er ballon froid " avant d'en ressortir par le
bas et retourner à l'échangeur à plaques.
Ainsi, c’est toujours l’eau sanitaire la plus froide qui entre dans l’échangeur
à plaques, ce qui permet d’avoir également un circuit solaire plus froid et un
meilleur rendement des capteurs.
Pendant un soutirage, l’eau froide parcours le chemin inverse : elle rentre
par le bas du « 1er ballon froid » pour pousser l'ECS solaire à traverser les deux
ballons de stockage, ressortir par le haut du " 2nd ballon chaud ", avant de
rentrer dans le ballon d'appoint et de pousser l'ECS vers les points de puisage.

28
Ainsi, c'est toujours l'eau sanitaire la plus chaude qui est fournie au ballon
d'appoint, ce qui économise l'utilisation de l'appoint.
Cela ne serait pas possible avec les ballons de stockage en parallèle.

E-Dimensionnement CESC.
1-Entretien des installations.
Une visite d'entretien de l'installation doit être effectuée avec une
périodicité annuelle.
Au cours de cette visite, il y aura lieu de vérifier l’état général des capteurs
solaires :
 La bonne tenue des fixations.

29
 La bonne tenue à la corrosion des supports et des visseries.
 La bonne tenue des peintures.
 La bonne tenue des calorifuges.
 L'étanchéité des raccordements.
Par ailleurs, le bon fonctionnement de l‘installation sera vérifié :
 La pression de remplissage du fluide caloporteur.
 Les caractéristiques du fluide caloporteur (pH et densité).
 Les dispositifs de purge d'air.
 Les dispositifs de sécurité et d'expansion.
 Le dispositif de régulation.
 L'encrassement de l'échangeur.
 Le débit de fluide caloporteur.

Attention : lors de l’ouverture d’une vanne pour vidanger ou purger le réseau


solaire, le fluide à très haute température peut se vaporiser.

2-Volume de stockage.
Le volume de stockage ECS doit correspondre à la consommation
quotidienne. Pour des logements, ce volume doit être de 30 à 40 litres par
personne.
Un bon ballon doit :
 Être habillé d'une isolation d'au moins 10 cm.
 Pouvoir accepter des températures supérieures à 90°C (ballon
inox ou émaillé).
L’isolant doit être bien plaqué contre le ballon, afin d'éviter son
refroidissement par convection.
Tout comme le ballon, l'ensemble des canalisations ainsi que tous les
composants hydrauliques devront être calorifugés.
Pour des bâtiments autres, si l'utilisation de l'ECS est réduite en période
estivale, il faudra en tenir compte pour dimensionner le volume de stockage.

30
Même si les capteurs et l’eau glycolée peuvent supporter
occasionnellement la vaporisation, ils ne la supporteront pas sur des trop
longues durées répétées tout l’été.
Il faut éviter les trop longues périodes de stagnation du fluide dans les
capteurs.

3-Surface de capteurs.
En 1ère approche, on peut considérer que pour obtenir une productivité de
400 à 600kWh par m² de capteur par an, et couvrir 40 à 60% des besoins (Taux
de couverture), il faut :
1 m² de capteur pour 40 à 60 litres de stockage
Si le volume de stockage est trop grand, les capteurs solaires ne
parviendront pas à le faire monter en température. L'appoint sera donc
forcément sollicité.
Si le volume de stockage est trop petit, la température maximale sera trop
vite atteinte dans le ballon qui ne pourra pas récupérer toute l'énergie
thermique que peuvent absorber les capteurs. La pompe solaire sera trop
souvent arrêtée, avec de trop longues périodes de stagnation du fluide dans les
capteurs et des problèmes de surchauffes.
Ceux-ci prendront en compte les conditions climatiques du lieu de
l'installation, et les conditions d'implantation des capteurs (inclinaison,
orientation, masque solaire).

31
Direction Régionale des Provinces du Sud

M208
Traitement d’eau.

TSGC 201

1
SELS MINERAUX BICARBONATES. HCO3- CALCIUM; Ca++

CARBONATES. CO3-- Magnesium++

SULFATES. SO4-- de SODIUM. Na+

CHLORURES. CI- POTASSIUM. K+

NITRATES. NO3- AMMONIUM. NH4+

GAZ OXYGENE. AZOTE. GAZ CARBONIQUE. AMMONIAC

Organismes vivants Plancton. Algues. Champignons. Vers. Larves. Bactéries.


Amibes. Virus

5-Titre Hydrotimétrique (T H) : Dureté de l’eau.


Permettre de connaître avec précision la concentration en sels de calcium (Ca2+) et en
sels de Magnésium (Mg2+) d’une eau ou d’une solution.

L’expression « dureté de l’eau » est issue du langage populaire et caractérise la difficulté


rencontrée lors de la lessive : les eaux nécessitant beaucoup de savon pour obtenir de la
mousse sont réputées « dures ».

La dureté de l'eau est également appelée Titre Hydrotimétrique (TH). C'est la teneur en
calcaire de l'eau. Elle se mesure en degré français (°F).

Un degré français °F correspond à une teneur de 10 mg de carbonate de calcium par


litre d'eau.

5
Une eau douce est une eau corrosive qui favorise la formation de fuites.
On dit que c'est une eau "AGRESSIVE".

Une eau dure est une eau qui contient une forte teneur en CALCAIRE.
On dit que c'est une eau "INCRUSTANTE".
La dureté totale de l'eau est la mesure du calcium et du magnésium contenus dans l'eau.
Ces deux éléments combinés forment du carbonate de calcium.
Notre corps a besoin de calcium (Ca) et de magnésium (Mg). Dans certains
pays, des niveaux minimums de calcium sont conseillés (le taux minimal de
calcium est de 20 mg/l). Le principal problème d'un niveau de dureté totale élevé
de l’eau est que des dépôts peuvent se former dans la tuyauterie et les rendre
moins efficaces. Si l'eau est trop dure, cela peut également provoquer une
diminution de l'efficacité des savons et détergents, et affecter le goût de l'eau.

La dureté est calculée à partir de l'équation :

Dureté = 2,497*Ca + 4,118*Mg.


Par conséquent, des variations de quantités de magnésium affectent la
dureté plus fortement que les fluctuations de calcium.

6-Potentiel hydrogène (PH).


6-1Définition.
L’eau est un composé chimique combinant deux atomes d’hydrogène
(H2) et un atome d’oxygène (O) pour former l'EAU (H2O).
Cette molécule d'eau peut se redécomposer naturellement selon la
réaction suivante :
6
6-2Mesure de PH.
 Au papier PH.
Rubans de papier imprégnés qui changent de teinte en fonction du pH de
l’échantillon à analyser, les teintes de référence se trouvant sur le couvercle de
la boîte.
Précision : ± 0.5

 Par colorimétrie.
Comparaison de la teinte de l’échantillon avec une réglette
comportent les teintes de référence. L’échantillon étant préalablement teinté
avec un colorant organique.

La précision est très variable en fonction de la coloration des eaux de chaudières :


o =0,2 point de pH pour une eau claire.
o =0,5 point de pH pour une eau trouble ou colorée.

8
 Au PH. Mètre.
Ce sont des millivoltmètres, les plus simples étant munies d’un
galvanomètre de grande dimension qui donnent des mesures précises
Avant usage, il faut étalonner le pH mètre à l’aide de solutions tampons de PH
connus. Ces solutions sont à changer régulièrement pour éviter toute erreur de
mesure.

7-Titres alcalimétriques : TA, TAC.


7-1Définition.
Le TAC : Titre Alcalimétrique Complet (couramment appelé "Alcalinité")
représente la concentration en ions carbonates, bicarbonates et
hydroxydes présents dans l’eau.
Rappelons que la présence d'ions hydroxydes, carbonates et
bicarbonates dans l'eau provient de la transformation d'une partie des
molécules d'eau.

Le TAC permet de stabiliser le pH à la valeur recommandée ; c’est ce que


l’on appelle le « pouvoir tampon ».
Il s'exprime également en degré français (°F).
Une eau ayant une valeur de TAC correcte aura donc un pH relativement
stable.
Pour avoir un pouvoir tampon suffisant, il est recommandé d’avoir un TAC
compris entre 8 °F (80mg / l) et 14 °F (140 mg / l).
En-dessous de ce seuil, le pH risque de rester bas.
Au-dessus de ce seuil, le pH risque d’être trop élevé et "ENTARTRANT".

7-2Mesure de TA et TAC.
La détermination des TA et TAC se fait par un dosage en présence d’indicateur coloré la
Phénolphtaléine (pour le TA) ou le vert de bromocrésol/l’hélianthine (pour le TAC) à l’aide de
L’acide chloridrique. Les TA et TAC s’expriment en degré français (°f).

9
B-Phénomènes d’entartrage et de corrosion.
1-L’entartrage.
1-1-Définition de l’entartrage.
Action d'entartrer, c'est-à-dire d'entraîner la formation d'un dépôt solide
(calcaire/tartre) sur les parois d'un objet ou d'un appareil en contact récurrent
avec de l'eau.
Les principaux éléments générateurs de tartres sont des sels minéraux peu
solubles ou instables contenus dans le liquide (eau chaude, vapeur, eau
potable…).
L’entartrage d’un réseau correspond à la précipitation des sels de calcium
(Ca) et/ou de magnésium (Mg) contenus dans l’eau.
L’entartrage dépend de la nature et de la concentration en sels, de la nature
des récipients et des conditions de fonctionnement du réseau.

1-2Types de dépôts de tartre.


11
L'entartrage est principalement dû à la présence de sels de calcium (Ca 2+) et de
magnésium (Mg2+) qui se combinent avec les carbonates (CO32-) ou les sulfates (SO42-) pour
former des tartres. Ces sels sont moins solubles à chaud que à froid.

La température élevée accélère la vitesse des réactions d’entartrage. En plus, le gaz


carbonique (CO2), contenu dans l’eau, se libère quand la température s’élève. Il accélère
l’entartrage par la combinaison des carbonates (CO32-) avec le Ca et/ou le Mg

 Dépôt carbonate.

Le dépôt des carbonates de calcium (calcaire, CaCO3) est généralement granulaire et,
parfois, de nature poreuse. Les carbonates sont emmêlés (mélangés) avec des particules
d'autres matériaux finement divisés de sorte que le tartre soit dense et uniforme.

L'envoie de ce tartre dans une solution acide peut facilement identifier un dépôt
carbonate.
Le tartre des carbonates est identifié par la formation des bulles de dioxyde de carbone
sous forme d’effervescence lors d’un contact avec une solution acide.

 Dépôt sulfate.

Un dépôt sulfate de calcium (CaSO4) est plus dur et plus dense qu'un dépôt de carbonate
parce que les cristaux sont plus petits et plus unis. Il est fragile, ne se pulvérise pas facilement
et ne provoque pas d'effervescence quand il est en présence d'acide. La figure ci-dessous
présente le dépôt des sulfates sur une résistance de chauffage d’eau.

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 Dépôt de silice.
Un fort dépôt en silice est très dur. Le cristal de silice est extrêmement petit,
formant un tartre très dense et imperméable. Ce tartre est extrêmement
fragile et très difficile à pulvériser. Il n'est pas soluble dans l'acide
chlorhydrique et est généralement très coloré. Les images ci-dessous
représentent le dépôt de la silice dans les canalisations d’eau des chaudières
et sur les ailettes d’une turbine à vapeur.

1-3Conséquences de l’entartrage.
Les phénomènes d’entartrage auront pour conséquence :

13
1-4Protection contre la formation des tartres.
La protection contre la formation des tartres sera de la nature de tartre
dont on veut éviter la formation.

Mais, quel que soit le type de tartre vis-à-vis duquel on veut assurer une
protection, il est possible d’intervenir suivant trois procédés généreux :

 Le maintien de la concentration des sels en -deçà de leur limite


de solubilité.
 L’épuration qui consiste à éliminer de l’eau des éléments générateurs
de tartres.
 Le conditionnement, qui consiste à additionner l’eau d’un réactif
qui maintient en dispersion les produits devenus insolubles et qui
précipitent.

1-5Procédés d’épuration.
 Protection contre les tartres carbonatés.

Puisque les tartres carbonatés ont pour origine les carbonates d’une part,
et le calcium d’autre part on pourra éliminer de l’eau :

 Tous les carbonates, c’est la décarbonatation, qui peut se faire par


addition d’acide chlorhydrique ou sulfurique.
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 La dureté carbonatée, c’est une décarbonatation qui est effectuée
soit sur résine échangeuse d’ions qui fixe la dureté liée aux
bicarbonates, soit par addition de chaux (décarbonatation à la
chaux).

 Protection contre les tartres sulfatés.


De même, il est possible, pour éviter la formation de tartres sulfatés, d’éliminer de
l’eau,

 Soit toute la dureté : Adoucissement par permutation sodique.

Adoucissement par permutation sodique. Ce traitement permet d'obtenir


une eau entièrement débarrassée de sa dureté par transformation de tous les
sels de calcium et de magnésium en sels de sodium

 Soit les sulfates : Par déminéralisation totale

Opération qui consiste en l'élimination partielle ou totale des sels minéraux


contenus dans un produit. Elle est couramment pratiquée sur les eaux

 Protection contre les tartres siliceux.

On assurera une protection contre la formation des tartres siliceux en


éliminant la silice : par échangeurs d’ions, ou à l’aide d’aluminate de soude, de
sulfate de magnésium ou de magnésie.

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2-Corrosions.
2-1Définition.
La corrosion des métaux est la détérioration progressive causée par une réaction
chimique et/ou électrochimique avec l’environnement. C’est un processus naturel qui
convertit le métal en une forme chimique oxydée. Cette forme oxydée présente des
impacts négatifs sur les installations FGT.

Le processus typique de la corrosion d’un métal peut être considéré comme la


réaction du métal avec les éléments chimiques présents dans l’eau (électrolyte). Les
principaux éléments corrosifs sont des impuretés indésirables telles que l’oxygène
dissous, chlorure…
Les exigences nécessaires pour qu’un phénomène de corrosion se produit :
 Un métal conducteur
 Une eau de mauvaise qualité : présence de l’oxygène, chlorure, acidité…

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2-2Type des corrosions.
 La corrosion par "oxydation".

La corrosion par "oxydation" : l’eau à l’état naturel (H2O) contient du dioxygène (O2).
L’oxygène dissous dans l’eau va ronger les pièces métalliques de l’installation et ainsi
produire des oxydes ferreux. La quantité d’oxydes ferreux dépend de la quantité d’oxygène
dissous et du temps d’exposition.

 La corrosion par le cuivre.


Le cuivre est naturellement passivé dans les eaux aérées par la
formation d’une fine couche de Cu2O.

 La corrosion par cavitation.


Il s’ensuit une fatigue locale des zones soumises à la cavitation et le métal
subit une déformation de son réseau cristallin et ne résiste pas longtemps à la
dégradation. Par ailleurs, le métal écroui devient fortement anodique par
rapport au métal non soumis à la cavitation, vient alors s’ajouter l’effet électro-
chimique qui accroît la vitesse de destruction.

17
2-3Moyens de lutte contre les corrosions.
 Contrôle des réactions anodiques.
Consiste à contrôler la migration des électrons et des ions ferreux. Ne peut
s’obtenir qu’en formant, à la surface du métal, une couche imperméable qui
s’oppose à ces migrations.

 Contrôle des réactions cathodiques.


Les deux principaux facteurs des réactions cathodiques sont les ions
hydrogène H+ et l’oxygène.

La réduction de la concentration en ions H+ est obtenue en augmentant le pH.

Cette augmentation du pH entraîne une augmentation de la concentration


en ions OH- et tend à renverser le sens de la réaction.

O2 + 4 e- + 2 OH2 4 OH-

Donc à bloquer l’absorption des électrons par l’oxygène.

On peut aussi bloquer les réactions cathodiques en éliminant l’oxygène par


un réducteur adapté.

 Formation d’une couche protectrice.


Les différentes réactions électrochimiques peuvent être bloquées en
isolant le métal de l’eau, en formant une couche protectrice.

 Formation d’une couche de magnétite.


Il faut pratiquement, faciliter la formation de ce film de magnétite et ceci
ne peut être obtenu que par l’intermédiaire de réducteur puissants et en
relevant le PH de l’eau, de manière à faciliter la formation de l’hydroxyde
ferreux Fe(OH)2 suivant la réaction :

Fe++ + 2 OH- Fe(OH)2

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C-Principaux traitement des eaux de chaudières.
1-Adoucisseur à permutation sodique.
L'adoucissement est la technique utilisée pour supprimer le TH de l’eau (dû
à la présence des sels alcalino-terreux : carbonates, sulfates et chlorures de
calcium et de magnésium).

L'adoucisseur est un appareil qui utilise une résine échangeuse d’ions et le


principe consiste à permuter les ions calcium et magnésium qui constituent la
dureté de l’eau par des ions sodium liés à la résine de l’adoucisseur. L'échange
ionique d'adoucissement sera réalisé sur un support solide constitué d'une
résine initialement chargée en sodium. Chaque ion Ca2+ et Mg2+ va chasser de
la résine 2 ions Na+.

L'opération d'adoucissement va se poursuivre jusqu'à ce qu'il n'y ait plus


d'ions Na+ sur la résine. Lorsque tous les ions sodium ont été échangés, on dit
que la résine est saturée et elle doit être régénérée. Il faut donc la recharger en
ions sodium pour lui redonner son pouvoir adoucissant. Pour cela on va
effectuer une régénération de la résine avec une saumure (solution de Na Cl
saturée ou chlorure de sodium). Les ions Na+ vont se fixer sur la résine, tandis
que les ions Cl- entraîneront vers l'égout les ions Ca2+ et Mg2+ qui étaient fixés
sur la résine. Ainsi, les ions sodium sont de nouveau remis en place sur les
résines, alors que les ions calcium et magnésium sont évacués à l’égout sous
forme de chlorures. Une succession de rinçage permet d’éliminer la saumure.

19
1-1L'échange ionique.
Principe de l'échange d'ion dans une bouteille d'adoucisseur

Les minéraux que l'eau dissoute lors de son passage dans le sol est sous
forme d'ions. Les ions sont des particules électriquement chargées. Les uns
sont négatifs, issus des acides, ce sont les ANIONS (ex : chlorures Cl-,
bicarbonates HCO3-, sulfates SO4--). Les autres, issus des métaux, sont positifs,
ce sont les CATIONS (ex : calcium Ca++, magnésium Mg++, sodium Na+). Les
échangeurs d’ions sont des composés capables de fixer certains ions et d’en
céder d’autres dont ils sont chargés.

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Lorsque les résines ont épuisé les ions Sodium qu’elles fixaient, l’adoucisseur
devient inopérant.

Il faut donc procéder à une opération appelée « REGENERATION »

1-2Régénération.
Les résines ont cette particularité d’échanger dans les deux sens ; le système
est réversible si les résines sont mises en présence d’une solution très riche en
sodium (SAUMURE), elles vont échanger dans le sens inverse et donc se
retrouver à nouveau chargée en ions sodium pour effectuer un nouveau cycle
d’adoucissement.

La SAUMURE est une solution sursaturée en Chlorure de Sodium, (200g/l)


mais au niveau des résines, cette solution passe par un « Hydro-éjecteur » qui
la dilue et la ramène à 100g/l environ.

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1-3Durée de vie des résines.
Si elles ne subissent pas de dommages, les résines sont à changer en
principe toutes les 1000 régénérations.

Si l’on prend l’hypothèse de 100 régénérations par an, cela donne


sensiblement une durée de vie de plus ou moins 10 ans à un adoucisseur
domestique.

1-4Pouvoir d’échange des résines.

Le pouvoir d’échange des résines dans un adoucisseur est fonction d’un


grand nombre de facteurs, en général on compte 7° f m3 / l c’est-à-dire qu’un
litre de résines est capable d’échanger 7000° f ou encore un litre de résines
peut adoucir 1000 l d’eau titrant 7° f de TH.

Il est à noter que la variation du pouvoir d’échange en fonction de TH est


pratiquement nulle en dessous de TH = 70°f.

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1-5Cycle d’un adoucisseur.

Volume d’eau adoucie entre deux régénérations successives.

CYCLE (m3) = P. échange de résines /DURETE DE L’EAU (°f).

1-6Calcul d’un adoucisseur.

Relation fondamentale :

Q (L de résines) = TH x V /Pe
Où : TH = Dureté en °f

V= Volume d’eau à traiter (cycle de

l’adoucisseur) Pe = Pouvoir d’échange en

°f. m3 / l de résines

Il faut tenir compte des débits instantanés.

Chez tous les fabricants il existe des abaques qui permettent de déterminer
l’appareil enfonction de chaque utilisation bien définie.

23
2-Décarbonatation.
La décarbonatation n’élimine que les ions calcium et magnésium liés aux
bicarbonates, il s’agit alors d’un adoucissement partiel.

Parmi les procédés de décarbonatation, on trouve :

 Décarbonatation au chaud.
 Décarbonatation sur résines.

2-1Procédé à la chaux.
La chaux se combine aux Bicarbonates pour former des Carbonates qui
précipitent et peuvent être éliminés sous forme de boues que l’on recueille à la
partie basse des décanteurs.

La décarbonatation à la chaux est le procédé de précipitation le plus largement


utilisé. Son but est d'éliminer la dureté bicarbonatée liée au calcium et au
magnésium, c'est-à-dire la présence dans l'eau d'hydrogénocarbonates et
carbonates de Ca et de Mg, en ajoutant soit de la chaux ou soit de la soude à l'eau.
Dès que l'eau et le réactif sont mis en contact, des cristaux se forment. Cette
opération est réalisée dans une structure en forme d'entonnoir d'où l'eau épurée
déborde par surverse et du fond de laquelle sont extraites les boues de carbonate
de calcium.
L’eau décarbonatée doit ensuite être filtrée pour garantir la qualité de l’eau
produite et remise à pH (ajout d’acide). Ce procédé est destiné aux installations
supérieures à 100 m3 /h.

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3-Chaînes de déminéralisation.
3-1Principe de fonctionnement.
Pour éliminer les sels minéraux dans une solution, on fait passer celle-ci dans
deux cuves, l'une contenant des résines cationiques, l'autre des résines anioniques.
Les résines cationiques fixent les cations (Na+, Ca2+, Mg2+) en libérant les ions
H+ pour lesquels elles ont une affinité plus faible ; la fixation a lieu tant qu'il subsiste
des ions H+ à échanger.
Les résines anioniques fixent les anions (Cl-, SO₄²-, (NO3)2) en libérant les ions
OH pour lesquels elles ont une affinité plus faible ; la fixation a lieu tant qu'il
subsiste des ions échanger.
Lorsqu'une résine ne peut plus fixer d'ions, elle est saturée : il faut alors la
régénérer. La régénération en ions H+ de la résine cationique se fait par injection à
contre-courant d'acide chlorhydrique, celle de la résine anionique se fait par
injection de soude.

3-2Echangeurs d’ions.
Les résines échangeuses d’ions sont caractérisées par leur affinité vis-à-vis des
cations ou des anions. L’association des résines dites cationiques et anioniques dans
un même chaînage, permet d’obtenir de l’eau déminéralisée.
Un échangeur est constitué d’un réservoir cylindrique vertical construit en tôle
ordinaire fermé à ses extrémités par 2 fonds bombés. Un revêtement de peinture de
protection réalisé intérieurement évite la corrosion du fer par l’oxygène contenu
dans l’eau.

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5-Osmose inverse.
5-1Principe.
L'osmose inverse est un procédé de séparation de l'eau et des sels dissous au moyen de
membranes semi-perméables sous l'action de la pression.

Ce procédé fonctionne à température ambiante et n'implique pas de changement de


phase. Les membranes polymères utilisées laissent passer les molécules d'eau et ne laissent
pas passer les particules, les sels dissous, les molécules organiques de 10-7 mm de taille.

L'énergie requise par l'osmose inverse est uniquement celle électrique consommée
principalement par les pompes haute pression.

Soit un système à deux compartiments, séparés par une membrane semi-perméable et


contenant deux solutions de concentrations différentes. Le phénomène d'osmose va se
traduire par un écoulement d'eau dirigé de la solution diluée vers la solution concentrée.
Si l'on essaie d'empêcher ce flux d'eau en appliquant une pression sur la solution
concentrée, la quantité d'eau transférée par osmose va diminuer.
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