LE DROIT PENAL COMPARE
I.1 INTRODUCTION
I. 1. Définition
Il est une discipline du Droit comparé. Avant tout il est utile de chercher préalablement
la définition du Droit comparé pour enfin chercher le Droit pénal comparé.
Le Droit comparé est une discipline juridique qui étudie scientifiquement la comparaison de Droit. Cad la
comparaison de système juridique ou des institutions juridiques de divers Etats ou groupe d’Etats.
L’académie de Droit pénal comparé voit dans le Droit comparé le rapprochement de système ou
institution juridiques de diners pays et la conciliation des lois.
Fondamentalement, le Droit comparé consisterait dans la constatation des points communs et des
divergences qui existent entre deux ou plusieurs Droits nationaux et serait avant tout un processus de
comparaison.
Naturellement, les systèmes juridiques qui font l’objet d’étude en Droit comparé
débordent souvent les frontières et correspondent alors à des manières communes de penser.
Précisément, deux grands ordres cognitifs forment ces manières de penser. Chacun dans sa précarité
historique avec ses principes propres de mémorisation, de réaction et d’extension.
Il s’agit d’une part de la tradition romaniste de facture romanologiques et d’autre part, de la tradition de
camon Law d’allégeance idéologique.
[En droit romain, c’est la loi qui prime alors que dans la camon Law c’est la jurisprudence (pratique des
juges)]
A partir de cette définition du Droit comparé, nous pouvons ainsi définir le Droit pénal
comparé comme étant l’étude de différence et de ressemblance entre deux Droit ou plusieurs
ensembles juridique pénaux.
Matériellement, cette comparaison prend en compte tout le droit pénal cad celui de
fond et celui de la forme. En y incluant toutes les sources du Droit cad la législation, la jurisprudence, la
pratique et voire la doctrine (c’est la matière de la comparaison).
Géographiquement, le travail de comparaison consiste à comparer divers Droits entre eux chacun en ce
qui le concerne disposant d’une accise territoriale propre.
La sphère territoriale peut varier et déterminer les comparatistes à passer sa
comparaison à trois niveaux :
A l’intérieur d’un Etat
Ex. : dans l’Etat fédéral chez nous le droit écrit et le droit coutumier
Entre Etat : France-Congo
Entre groupe d’Etat : Etat d’Afrique australe.
2. l’autonomie du Droit comparé
Un auteur disait que : " le Droit comparé est une discipline étrangère" FESMAN AUTO.
Peut être parce qu’il suscite une véritable querelle doctrinale sur sa nature, querelle par ailleurs vieille.
La question qui se [pose est celle de savoir si le droit comparé est une discipline autonome ou
simplement une méthode scientifique de recherche?
Pour certains auteurs comme Mr Fesman Auto, le droit comparé est une discipline et non un ordre
juridique. Précisément une science autonome égalant les autres disciplines juridiques et débouchant sur
des résultats nouveaux que l’on n’obtiendrait pas sans appelle à la comparaison.
Pour d’autres par contre, le droit comparé et le droit pénal comparé ne sont pas de branches
autonomes des sciences juridiques. Il n’a pas un objet propre séparé des autres disciplines. Il n’est
qu’une démarche intellectuelle consistant à comparer entre eux des systèmes juridiques ou des
éléments de ce système. M. L. HIGOCHE
Pour ces auteurs, le droit comparé est une méthode pour traiter certaines branches pré
existantes du droit et non du droit comparé.
Nous pensons qu’il faut considérer le droit comparé comme à la fois une interprétation et une théorie
du droit qui revendique toutes compétences en matière d’unification du droit et même
d’authentification de la pertinence des solutions nationales et qui permet par sa méthode de dégager
les différences entre le model comparé à fin d’aboutir à la découverte d’un étalon ou d’une grille.
3. L’environnement du droit pénal comparé
Deux disciplines nous intéressent dans le cadre du droit pénal comparé, c’est le droit
pénal étranger et le droit pénal international.
Le droit pénal comparé n’est pas la science du droit pénal étranger. Faire du droit pénal comparé l’étude
du droit pénal étranger priverait la discipline de tout concours décidable.
Le droit pénal étranger s’attache à l’étude du droit d’un pays détermine en le décrivant
en lui-même.
L’attitude du chercheur est unitaire et passive. Mais le juriste comparatiste au contraire va au delà de
l’exercice du droit étranger puisque par le moyen d’une confrontation entre deux droits ou plusieurs
droits, il recherche ce qui les différencient et surtout ce qui les rapprochent afin de dégager les aspects
communs.
Et Jean Pradel de dire que l’attitude devient pluraliste et active.
D’abord parce qu’en faisant du droit étranger, le juriste est amené à comparer ce droit avec le sien
propre.
En suite et enfin, parce que toute étude du droit pénal comparé présuppose des matériaux de droit
pénal étranger les quels apparait comme une matière première du droit pénal comparé.
Le droit pénal comparé n’est pas non plus le droit pénal international, celui-ci règle l’ensemble des
problèmes pénaux qui se posent au plan international. Il détermine par exemple la compétence des
tribunaux répressifs d’un pays pour juger une infraction commise à l’étranger et la loi applicable à la
définition ou à la sanction pénale d’une telle infraction.
Si le DPI pose des règles nouvelles pour apporter des solutions à des problèmes pénaux qui existent, le
droit pénal comparé tend seulement à confronter seules les règles qui existent déjà.
En outre, le droit pénal international échappe à la comparaison.
4. les méthodes du droit pénal comparé
Comment procéder à la comparaison ?
Le chercheur doit proposer d’abord une réflexion sur les aspects les plus élémentaires de l’opération de
comparaison. Puis, il doit monter les interactions entre la comparaison et questionnement.
En fin, il doit élargir les champs des objets de la comparaison qui appartiennent à un univers dont il
convient de prendre conscience de limite. Les méthodes du droit comparé doivent permettre de
déboucher sur les conséquences concrètes cad sur l’influence de droit des uns sur les autres.
Deux phénomènes se rencontrent alors :
Le mimétisme (apprentissage)
La réception.
a) le mimétisme a longtemps été le comportement des Etats issus du système colonial avec des
transferts massifs de droits des anciens colonisateurs.
b) la réception est un phénomène contraire au mimétisme, son sens est celui qu’on donne à ce mot à
propos de griefs d’organe.
Ainsi, le droit comparé exige d’abord l’intervention des matériaux pour en suite les exploiter à des fins
de comparaison.
5. intérêt du droit pénal comparé ou droit comparé
Le droit pénal permet l’ouverture au monde, ce qui permet de bien comprendre les autres cultures en
vue d’assurer l’amélioration de relations internationales.
Le droit comparé peut aussi aider à harmoniser globalement le droit. Il permet en fin d’assurer une
meilleure connaissance de son propre droit en vue de le reformer éventuellement et une meilleure
connaissance du droit étranger.
Ce qui permet en fin de compte de souligner la relativité du droit.
Ière PARTIE : LES PRINCIPAUX SYSTEMES JURIDIQUES CONTEMPORAINS OU FAMILLE DE DROIT
Trois grandes familles de doit :
Romano-germanique
Camon-Law
La famille socialiste (en voie de disparition)
A ce trois grandes familles, l’on ajoute le droit musulman, le droit de l’Afrique noire ou subsarienne, le
droit de l’extrême orient principalement le droit chinois et même le droit indou et juif.
CHAPITRE I : LE DROIT ROMANO-GERMANIQUE
Cette appellation nous vient du droit latin. Il porte son nom, il est influencé par le droit romain d’une
part et d’autre part, le droit de pays traditionnel germanique. Ce système de droit a pour caractéristique
que la règle de droit est à la fois abstraite et générale.
CHAPITRE II : LES SYSTEMES DE CAMON LAW
Le terme camon Law peut se traduire littéralement par le droit commun. Le camon Law a conservé sa
spécificité. La loi n’est pas la source principale. C’est la jurisprudence qui est la source principale.
Seulement la tendance actuelle évolue dans le sens du principe de la légalité de délit et des peines.
IIème PARTIE : ETUDE COMPARATIVE DE L’ENQUETTE EN DROIT ROMANO- GERMANIQUE ET EN DROIT
DE LA CAMON-LAW
CHAPITRE I : NOTION DE L’ENQUETE
Paragraphe I : définition
Le mot enquête est un substantif qui vient du verbe pronominal ‘’s’enquérir’’. Ce verbe vient du latin
inquerere qui signifie rechercher ou chercher à savoir.
Ce verbe trouverait son antonyme dans le verbe se désintéresser de.
Le verbe s’enquérir passait l’idée qu’on ne peut rechercher ou chercher à savoir qu’en fin limier, en
détective ou en sondeur.
Point n’est besoin pour ce limier ou ce sondeur de relever le résultat auquel il va s’aboutir ; ni l’identité
de la personne qui a été interrogée ou qu’il entend interroger dans le cadre de son travail. Il ne relève
pas l’identité des personnes.
On y voit poindre l’idée d’une enquête menée dans le silence et emprunte d’une certaine dose de
mystère. C’est le secret de l’enquête.
Ce secret s’oppose à la publicité et signifie qu’en procédure pénale, toute personne qui concourt à
l’enquête est tenue au secret donc, à l’obligation de ne pas communiquer aux tiers le renseignement
provenant de la procédure en cours.
L’activité de l’enquête se déroule en l’absence du public qui n’ait pas accès. Le secret devient un
instrument de protection de l’enquête parce qu’il évite en même temps, les pressions de l’opinion sur la
magistrature.
Le secret devient aussi un instrument de pouvoir qui fait de l’enquête une procédure qui suppose
l’exercice d’une autorité dotée de pouvoir généralement étendue parfois aussi coercition en vue de la
recherche des preuves.
Il faut cependant admettre que la conception du secret de l’enquête dans la tradition inquisitoire
s’oppose au principe de publicité de l’enquête dans la tradition accusatoire.
CHAPITRE II : L’ENQUETE DANS LA TRADITION ROMANISTE ET DANS LA FAMILLE DE COMON LAW
Il se profile à cet effet, une question d’ordre organique dans le cadre de la gestion de la procédure
d’enquête.
En effet, d’un point de vue du droit comparé, selon que l’on se trouve dans la tradition romaniste une
subordination de la police varie.
La procédure de la recherche de preuve laisse apparaitre dans la tradition romaniste une subordination
de la police au ministère public qui fait ressortir sans ambigüité la suprématie de celui-ci sur celle-là et
qui implique d’une part, la direction et le contrôle de l’enquête par le MP ; et d’autre part, l’obligation a
charge de la police d’informer le M.P de l’état de l’avancer de l’enquête et de déférer à ces instructions.
A lui, tout seul et même sans OPJ dont il peut par ailleurs exercer tout le pouvoir, le magistrat du
parquet conduit l’enquête. Il peut a cet effet, procéder à l’interrogatoire de la personne mise en cause ;
auditionner le témoin, le confronter avec des personnes mises en cause, saisir les correspondances et
enregistrer les conversations ; perquisitionner, ordonner une enquête sur la personnalité du délinquant,
ordonner un examen médical ou psychologique, etc.
En fin de compte, il instruit à charge ou à décharge. En revanche, dans la procédure de la comon Law, la
police est caractérisée par un détachement organique vis-à-vis de l’organe de poursuite crown
projecution service et dispose traditionnellement d’une autonomie fonctionnelle.
John Spenser Rizen (explication du droit anglais en français). Le pouvoir de direction de l’enquête à été
conféré à la police qui dispose de l’entière responsabilité dans la recherche de preuve à la garde à vue,
aux perquisitions et même aux écoutes téléphoniques.
Bien plus, dans le droit de la comon Law, la police dispose d’un droit d’ordonner les poursuites ou de
classer les affaires.
La police peut donc décider, soit de ne plus agir, soit de déclencher un procès, soit enfin, de donner au
suspect un avertissement officiel.
Cela implique que le CPS est structurellement dépendant de la police dépend du ministère de justice.
En définitive, dans le droit de la comon Law, la police exerce toutes les attributions de l’enquête et de
l’instrument préparatoire.
Point commun
Qu’il s’agisse de la tradition romaniste ou du système de la comon Law, il apparait que l’enquête malgré
tout remplie trois fonctions :
Une fonction d’investigation,
Une fonction de poursuite,
Une fonction de sélection.
Les deux systèmes reconnaissent le principe de l’opportunité. Cela entraine le rattachement du MP à la
chancellerie cad au ministère de la justice ou globalement du pouvoir exécutif.
On excepterait à cet égard, la situation de l’Allemagne où coexiste le principe de l’opportunité de
poursuite et celui de la légalité de poursuite.
L’on excepterait également la situation de l’Espagne, de la Grèce et de l’Italie où existe plutôt ce principe
de la légalité de poursuite ‘’obligatorieta de la zione pénale’’.
FIN DU COURS ce 3 juillet 2012
Par le professeur TASOKI