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Nutrition et Métabolisme des Bactéries

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COURS + TD + EXAMENS

Encadré par :Mustapha idaouaid


TEL&WhatsApp : 07 66 32 89 90

REFERENCE : COURS DE MICROBIOLOGIE


(Pr: AIT ALLA AICHA)
Chapitre IV. NUTRITION ET METABOLISME
BACTERIENS
A. NUTRITION BACTERIENNE.

Définition

Les bactéries se nourrissent :

* de substances organiques simples (acides aminés, glucides,


acides gras, vitamines, hydrocarbures, ect.) et

* de certaines substances inorganiques (phosphates, soufre,


nitrates, ect.).

* Plusieurs types de bactéries sécrètent des enzymes digestives qui leurs


permettent d'absorber certains constituants alimentaires plus ou moins
complexes .
Besoins nutritifs des bactéries

• Les bactéries se nourrissent à partir des aliments présents dans les milieux de
culture et dans des conditions physico-chimique bien précises

• les besoins nutritifs des bactéries sont de deux types :

* Besoins élémentaires * Besoins spécifiques


- eau,
- une source d'énergie, - facteurs de croissance
- une source de carbone,
- une source d'azote et
- éléments minéraux .

Besoins communs à toutes Besoins essentiels pour certains


les bactéries types de bactéries
A. Besoins élémentaires
Selon la nature des besoins nutritifs, on définit différentes catégories de
bactéries : ce sont les types trophiques

1) Source d’énergie
- Oxydation d’un
- lumière
Composé chimique

Phototrophes Chimiotrophes

photolitotrophes photoorganotrophes
chimiolitotrophes chimioorganotrophes

donneur d’électrons donneur d’électrons


= Composé Minéral = composé organique donneur d’électrons donneur d’électrons
= Composé Minéral = composé organique
Ex : bactéries
sulfureuses, Ex : bactéries pourpres Ex : bactéries Ex : bactéries sulfo-
Pourpres et vertes Non sulfureuses nitrifiantes oxydantes
2) Source de carbone
Le carbone est l'élément constitutif le plus abondant chez les bactéries .

Selon la source de carbone on distingue :

Autotrophes hétérotrophes

Se développent en milieu inorganique Exigent des composés organiques


CO2 = seule source de carbone Pour se reproduire
Diversité de types trophiques

Source d’énergie Source d’électrons Source de carbone

lumineuse chimique inorganique organique inorganique organique

phototrophe chimiotrophe lithotrophe organotrophe autotrophe hétérotrophe

Types majoritaires : photolithoautotrophe, photoorganohétérotrophe,


chimiolithoautotrophe, chimioorganohétérotrophe

Types minoritaires (mixotrophes) : photolithohétérotrophe,


photoorganoautotrophe, chimiolithohétérotrophe, chimioorganoautotrophe
2) Source d’azote
• La synthèse des protéines nécessite des substances azotées .
nodules de Rhizobium
• La source d’azote peut être : sur des racines

* L'azote moléculaire :

- bactéries vivant en symbiose avec


des légumineuses (Rhizobiom)

- bactéries jouant un rôle dans


la fertilisation des sols. (Azotobacter)
Azotobacter

* composés inorganiques (ammoniac, sels d'ammonium, nitrites, nitrates)

* sources organiques (groupements amines des composés organiques

Chez la majorité des bactéries


3) Eléments minéraux

- Le souffre et le phosphore sont particulièrement importants .

* Le souffre est présent dans certains acides aminés (groupement

thiol) et il est incorporé sous forme de sulfate ou de composés

souffrés organiques.

* Le phosphore fait partie des acides nucléiques, de nombreuses

coenzymes et de l'ATP. il est incorporé sous forme de phosphate

inorganique .

- Le sodium, le potassium, le magnésium et le chlore jouent un rôle dans l'équilibre


physico-chimique de la cellule

- le fer, le manganèse, le molybdène, le calcium, le vanadium ou le cobalt sont des


oligoéléments nécessaires à des concentrations très faibles .
B. Besoins spécifiques = facteurs de croissance

• les bactéries capables de croitre en présence d'eau, d'une source


d'énergie, d'une source de carbone, d'une source d’azote et d'éléments
minéraux sont qualifiées de prototrophes.

• Les bactéries nécessitant, en plus, un ou plusieurs facteurs de croissance


qu'elles sont incapables de synthétiser sont dites auxotrophes

Définition

Un facteur de croissance est un élément indispensable à la croissance

De la bactérie (auxotrophe pour ce facteur). Il doit être présent dans

l'environnement car la bactérie est incapable de le synthétiser .


Nature des facteurs de croissance

Les facteurs de croissance Besoins quantitatifs

10 µg/ml
• des bases puriques ou pyrimidiques,

10 µg/ml
• des acides gras,

• des acides aminés, 10 µg/ml

• des vitamines (coenzymes, précurseurs 1 µg/ml


de coenzymes, groupements prosthétiques

de diverses enzymes)
* Si une bactérie a besoin d’un facteur de croissance, ce dernier doit être

introduit dans le milieu de culture

* Quelques fois les besoins en facteur de croissance d’une espèce

bactérienne peuvent être satisfaits par la présence dans le milieu d’une autre

espèce capable de synthétiser ce facteur : c’est le phénomène de Syntrophie

Exemple : la culture sur la même boite de :

* Haemophilus spp = bactérie auxotrophe au facteur V (NAD)

* Staphyloccoque = bactérie productrice de NAD

Donne une culture en satellite de Haemophilus spp


Un exemple de syntrophie
C. facteurs physiques
• On appelle facteurs physiques les facteurs qui relèvent de l'environnement

* ces facteurs peuvent favoriser, empêcher ou inhiber la nutrition et la


croissance bactérienne

- Eau
- température
- pH
- oxygène
- pression osmotique

a) Eau :

* représente 80 % des constituants cellulaires,


* indispensable au développement
* solvant des nutriment et agent des réactions d’hydrolyse
b) Température
* Elle influence aussi bien la multiplication que le métabolisme bactérien

* Les différentes espèces bactériennes ont une température

* minimale : à laquelle elles peuvent se développer


* optimale : c'est la meilleure à laquelle elles peuvent se développer
* maximale : au-delà de laquelle elles ne peuvent se développer

Bactérie mésophile

Tmin
Topt Tmax
Selon leur température optimale, les microorganismes sont dits

* psychrophiles : entre 0 et 15° , (optimum = 10°C) (Pseudomonas, Aeromonas, )


* mésophiles : entre 20 et 40 ° (majorité des bactéries) (optimum : 30-37°C)
* thermophiles: entre 45 et 65 ° , Bacillus et Clostridium
* thermophiles extrêmes : optimum situé vers 70°C
c) Le pH
* Il influence l’équilibre ionique du milieu, les réactions métaboliques
Et l’activité enzymatique

•Les milieux de culture doivent avoir un pH


pH optimum
favorable à la croissance de l'espèce recherchée.
C’est la raison pour laquelle ces derniers contiennent
Généralement des tampons (ex : K2HPO4 , KH2PO4)

* Selon leur pH optimale de croissance on distingue des


bactéries :

- Acidophiles (1– 4)

- Neutrophiles (5,5 – 8,5)

- Basophiles (alcalophiles) (8,5 à 11,5)


d) oxygène
* En fonction de leur exigence en oxygène, on distingue 4 types respiratoires

de bactéries :

- Aérobies stricts : exigent l’oxygène libre pour leur croissance

- Aéro-anaérobies (anaérobies facultatives) : capables de croitre avec

ou sans oxygène libre.

- Anaérobies stricts : ne peuvent pas se multiplier en présence

d’oxygène libre

- Microaérophiles : se multiplient en présence d’une faible

tension d’oxygène
* Mise en évidence du type respiratoire des bactéries
e) La pression osmotique

* La plupart des bactéries sont insensibles à la pression osmotique

(protégée par la paroi rigide)

* Seules les bactéries marines adaptées à une concentration de 35 g/l de

NaCl sont sensibles aux variations de ce paramètre.

•Selon cette sensibilité on distingue

- les non-halophiles : (NaCl < 0,2 M) (entérobactéries)

- les halophiles : 0,2 <NaCl<5,2 M (Ps. Marina, Halobacterium salinarium)

- Les halotolérants : NaCl élevée (Staphyloccus)


Généralités sur les Milieux
de culture
* La mise au point des milieux de culture est une étape importante
En microbiologie

* C’est grâce aux milieux de culture que l’étude des bactéries

Est passée du simple examen microscopique à l’isolement,

et de là à l’identification de bactéries
Définition

Le milieu de culture doit apporter à la bactérie un mélange

équilibré de tous les nutriments nécessaires, à des

concentrations qui permettent une croissance optimale, c’est

à dire :

• ni trop faible, sinon le milieu s’appauvrit vite et la bactérie

cultive mal ;

• ni trop forte sinon le milieu devient vite toxique.


* La composition du milieu de culture varie à l’infini.

* Elle est choisie en fonction du but à atteindre et des


besoins requis par la bactérie

* Le milieu peut être liquide ou solidifié par addition d’Agar :

C’est une substance extraite d’algues marines et qui possède

la propriété de fixer une grande quantité d’eau d’où

gélification.
CRITERES DE CLASSIFICATION
DES MILIEUX DE CULTURE

1) Composition chimique
Naturels ou Complexes Semi-synthétiques Synthétiques

- Composition chimique non Milieu synthétique + - Composition chimique


définie Extrait de Levure bien définie

(Extraits de Matière Exemple : Citrate de Exemple :Citrate


Organique + Glucose) Kristensen de Simmons

-Exemples : Gélose nutritive

-Types :
Extraits de Levure
Peptones pepsiques
Peptones trypsiques
Peptones pancréatiques
2) Consistance

- milieu liquide (ex. bouillon de Clark Lubs)

- milieu solide ou gélosé (ex. gélose Chapman)

- milieu semi-liquide ou faiblement gélosé (ex. milieu -


Mannitol-mobilité).
3) Utilisation

* les milieux usuels ou de base (ex. gélose nutritive , bouillon


nutritif)

* les milieux enrichis (ex. gélose au sang , Bouillon pour


Hémoculture )

* les milieux sélectifs ou électifs (ex. gélose SS)

* les milieux d’identification (ex. milieu TCBS)

* les milieux de conservation

* les milieux de transport


Exemples de milieux de culture
Et
Etude de leur composition
LES MILIEUX D’ISOLEMENT DES COQUES GRAM +
La gélose trypticase soja
Composition
Peptone trypsique de caséine 15 g
Source de C et N
Peptone papaïnique de soja 5g

Chlorure de sodium 5g Source minérale

Agar (gélose) 15 g

ED qsp 1 L

pH = 7,2

Milieu d’isolement riche qui convient à tous les microorganismes


Non exigeants
La gélose BEA (bile – esculine – azide de sodium)

Composition Source de C et N

Peptone 20 g Source de C, N, vitamines et


minéraux
Extrait de levure 5g
Bile de bœuf 10 g Inhibiteur de croissance
Chlorure de sodium 5g
Citrate de sodium 1g
Esculine 1g Source glucidique
Citrate de fer 0,5 g Ind des produits d’hydrolyse de
Azide de ammoniacal l’esculine
sodium 0,25
Inhibiteur de croissance
Agar (gélose) 13,5 g

ED qsp 1 L

pH = 7,1
Milieu d’isolement simple, sélectif et d’orientation
L’azide de sodium empêche la croissance des bactéries Gram – et de tous les
streptocoques sauf ceux du groupe D.
La bile inhibe les bactéries Gram + sauf les streptocoques du groupe D.
L’azide de sodium et la bile sélectionnent la culture des entérocoques et des
streptocoques du groupe D.
Lecture Colonies d’ascpect variable, sans
noircissment du milieu:
ESCULINE –
Orientation vers d’autres germes
différents des Streptococcus D

Petites colonies translucides entourées


d’un halo noir:
ESCULINE +
Orientation vers les Streotococcus D
dont fait partie le genre Enterococcus.
LES MILIEUX SELECTIFS DES ENTEROBACTERIES
Le Milieu SS = milieu Salmonella/Shigella

Composition
Source de C et N

Extrait de viande de boeuf 5g Source de C, N,


Polypeptone 5g
Lactose 10 g Source énergétique de C
Sels biliaires 8,5 g Inhibiteur
Citrate de sodium 10 g Inhibiteur car forte concentration
Thiosulfate de sodium 8,5 g Inhibiteur car forte concentration, source
Citrate ferrique 1g de soufre
Vert brillant 0,00033 g
Mise en évidence de la formation
Rouge neutre 0,03 g
d’H2 S
Inhibiteur
Agar (gélose) 13,5 g Indicateur de pH
ED qsp 1 L

pH = 7
Colonies incolores ➔ le pH est
Lecture neutre ou basique .
Les bactéries ne fermentent
pas le lactose : LACTOSE -

Colonies rouges ➔ le pH est


acide .
Les bactéries fermentent le
lactose en produisant des
acides: LACTOSE +
Colonies avec centre noir ➔
précipité de sulfure de fer.
Les bactéries ont produit de
l’H2S : H2S +
Colonie incolore ➔ le pH est neutre ou basique
Les bactéries n’utilisent pas le lactose : LACTOSE

Absence de centre noir : H2S -

Colonie rose ➔ le pH est acide .


Les bactéries fermentent le lactose
en produisant des acides : LACTOSE +
Absence de centre noir : H2S -

Colonie rose ➔ le pH est acide .


Les bactéries fermentent le lactose en
produisant des acides : LACTOSE +
Absence de centre noir : H2S -

Colonie incolore ➔ le pH est neutre ou basique


.
Les bactéries n’utilisent pas le lactose : LACTOSE
-
Présence d’un centre noir : H2S +
Suspicion de Salmonella
LES MILIEUX D’IDENTIFICATION DES VIBRIO
Le Milieu TCBS
Composition Source de C et N

Peptone 10 g Source de C, N, vitamines et


Extrait de levure 5g minéraux
Citrate de sodium 10 g Inhibiteur car forte concentration
Thiosulfate de sodium 10 g Source de S
Chlorure de sodium 10 g Source minérale, inhibiteur
Bile de bœuf 8g
Citrate ferrique 1g Inhibiteur car forte concentration
Saccharose 20 g
Bleu de bromothymol 0,04 g Indicateur des sulfures
Bleu de thymol 0,04 g
Agar (gélose) 13,5 g Source glucidique ©
ED qsp 1 L
Indicateur de pH

pH = 8,6
Colonies vertes ➔ le pH est neutre ou basique
.
Lecture Les bactéries ne fermentent pas le saccharose
: SACCHAROSE -
Sans centre noir : H2S -
Autres Vibrio

Colonies jaune ➔ le pH est acide .


Les bactéries fermentent le saccharose en
produisant des acides, virage de
l’indicateur de pH du vert au jaune:
SACCHAROSE +
Sans centre noir : H2S – Colonies avec centre noir
Suspicion de Vibrio cholerae ➔ précipité de sulfure de
fer.
Les bactéries ont produit
de l’H2S : H2S +
B. Métabolisme Bactérien

1. Définitions

Le métabolisme bactérien = ensemble des réactions chimiques•


(cataboliques et anaboliques) qui se produisent au niveau d’une
cellule bactérienne•

* Ces réactions assurent l’élaboration des constituants bactériens et


leur fonctionnement

* L'étude du métabolisme bactérien permet de définir des caractères


d'identification biochimique qui représentent des critères essentiels
dans la classification (ou Taxonomie) bactérienne.
* Les réactions cataboliques
conversion des aliments ( Protéines ,
Lipides , Polysaccharides) en
molécules organiques simples ou en
métabolites intermédiaires , avec
production d’énergie sous forme de
liaison phosphate (ATP)

* Les réactions anaboliques = voies de


biosynthèse (molécules simples donnent
des macromolécules intervenant dans la
structure et le fonctionnement bactérien .
L’énergie (ATP) utilisée dans ces
biosynthèses provient du catabolisme .
2. Enzymes bactériennes

Le déroulement de toutes ces réactions nécessite


l’intervention de catalyseurs appelés Enzymes.
Enzymes exocellulaires ou exoenzymes Enzymes endocellulaires ou endoenzymes

- sont sécrétées dans le milieu - sont en solution dans le cytoplasme


extérieur
- participent au métabolisme intermédiaire de la
- permettent la dégradation des cellule
macromolécules (ex : B-galactosidase, enzymes de la glycolyse,
(ex : amylase, caseinase) etc.).

-responsables du pouvoir pathogène


(coagulase, ADNase, exotoxines)
3. Métabolisme énergétique
3-1 Généralités
Pour qu’une bactérie puisse synthétiser ses constituants et se déplacer, elle doit
dépenser de l'énergie. Cette énergie est procurée soit par photosynthèse (cas des
bactéries photosynthétiques) soit par des réactions biochimiques d'oxydoréduction.
On définit alors deux types trophiques : bactéries
- énergie lumineuse phototrophie.
- énergie chimique chimiotrophie

A. Phototrophie
- C’est la photosynthèse bactérienne (chromatophores avec bactériochlorophylle)

- Caractérise les bactéries phototrophes (photosynthétiques)

- La différence avec la photosynthèse des végétaux supérieurs :


- ne libère jamais d'oxygène libre,
- les donneurs d'électrons sont soit de l’hydrogène, soufre, jamais l'eau
comme chez les plantes

- Conduit à la libération d'ATP aux dépens d'ADP et de phosphate inorganique


La réaction caractéristique de ce phénomène est :

Végétaux lumière + n CO2 + n H2O (CH2O)n + n O2

Bactéries Lumière + CO2 + DH2 CH2O + D +


H2O

DH2 = donneur d’éléctrons

Selon la nature chimique de DH2 on distingue deux types


trophiques :

- DH2 minéral → photolithotrophie.


- DH2 organique → photoorganotrophie.
B. Chimiotrophie
- La plupart des bactéries sont chimiotrophes.

- L’énergie est tirée de la dégradation d’un composé chimique


(organique ou inorganique)

- Le métabolisme général comporte trois étapes :

* digestion des macromolécules en molécules simples


à l’extérieur de la cellule (glucides Glucose)

* dégradation des molécules simples pour donner des


métabolites intermédiaires (pyruvate, acétylCoA) et de l’énergie (ATP)

* dégradation totale des métabolites intermédiaires en


CO2 et H2O avec une grande production d’énergie (ATP)
- Les réactions chimiques énergétiques sont essentiellement des réactions
d'oxydo-réduction.

- Un donneur d'hydrogène (DH2) est oxydé en D avec libération


d'énergie, c'est une oxydation.
Oxydation DH2 (donneur d’hydrogène)
- 2H+ Déshydrogénase
2e- - D (produit oxydé) + Energie
--2e
D (produit oxydé) + Energie

- Un accepteur d'hydrogène A est réduit en AH2,


c'est une réduction.
Réduction A (accépteur d’hydrogène)
+ 2H+ + 2e-
AH2 (produit réduit)
- ces réactions sont couplées

Somme :
DH2 + A D + AH2
ADP + Pi ATP
Nature du donneur d’hydrogène DH2

Le composé organique (DH2) peut être :

• un hydrate de carbone (surtout le glucose) source la


plus importante d’énergie

• un acide aminé

• un acide gras

• un alcane

• une base purique ou pyrimidique


3-2. Voies du métabolisme intermédiaire

Il existe 3 principales voies enzymatiques , à localisation cytoplasmique ,


qui oxydent le glucose en acide pyruvique (= plaque tournante du
métabolisme)

• La voie d’embden-Meyerhof ou voie des Hexoses-Diphosphates ,


voie comparable à la voie de la glycolyse des êtres supérieurs . Elle
aboutit à la production de 2 moles d’ATP par mole de glucose.

• La voie des Hexoses-Monophosphates ou voie des Pentoses-


Phosphates ou Shunt oxydatif ou cycle de Dickens-Horecker . Elle produit
1 mole d’ATP par mole de glucose.

• La voie du 2-céto-3-déoxy-gluconate ou voie d’Entner-Doudoroff est


assez propre aux microorganismes . Elle ne produit pas d’ATP.
3.3. Types métaboliques

Selon la nature de l’accepteur d’hydrogène, on distingue


2 types métaboliques :
Respiration Fermentation
Respiration aérobie Respiration anaérobie
Si Si
•A = composé inorganique
* A = oxygène oxygéné (nitrates, sulfates, * A= molécule organique
carbonates, etc) fermentescible
(sucre, acides organique, acide
Ou aminé, purine, pyrimidine, etc)

•A = composé organique
non fermentescible
(fumarate, acétate, etc)
La Respiration
La Respiration est l’ensemble des voies métaboliques au
cours desquelles :

- l’accepteur d’électrons et d’H2 dans les réactions redox est soit l’oxygène
moléculaire (Respiration aérobie) ou des composés oxygénés
inorganiques ou organiques non fermentescibles (Respiration anaérobie).

- Ces voies sont liées à la membrane cytoplasmique de la bactérie


(présence d’une chaine respiratoire membranaire).

- L’énergie est produite par phosphorylation oxydative et libérée par paliers


via une chaîne de transfert d’électrons ;

- Le bilan énergétique est élevé.


3.3.1. La respiration
Schéma général de la respiration

Glucose
Glycolyse Partie commune à la respiration et la fermentation
Pyruvate

Acetyl COA H20

Remarque

Le Pyruvate est le point d’aboutissement obligé de toutes les


voies de dégradation du Glucose et des voies d’oxydation de
nombreux acides aminés. Il est transformé en Acetyl~CoA par
décarboxylation oxydative.
Le cycle de Krebs

* L’Acetyl~CoA réagit avec l’acide


oxaloacétique pour
former de l’acide citrique .
Il s’en suit une succession de réactions
d’oxydation et de décarboxylation ,
avec réductions de NAD en
NADH2 couplées aux réactions
d’oxydation .

* Du point de vue énergétique , chaque


tour de cycle de Krebs produit une
molécule d'ATP par molécule d'acide
pyruvique oxydée et des coenzymes
réduits supplémentaires (4 NADH+H+ et
1 FADH2).
Devenir des coenzymes réduits produits par le cycle de Krebs

Tous les coenzymes réduits (4 NADH+H+ et 1 FADH2) produits

sont réoxydés au niveau d'une chaîne respiratoire permettant une

production supplémentaire d'ATP par phosphorylation oxydative.


Phosphorylation oxydative et chaine respiratoire

- C’est un processus essentiel de transfert d’énergie.

- l’énergie est fournie à partir du transfert du flux d’électrons libérés


par les catabolites du métabolisme intermédiaire à l’oxygène.

- L’énergie est fournie par l’oxydation des atomes d’hydrogène


(somme

protons plus électrons) récupérés des coenzymes réduits (NADH, H+,

FADH2).

- De l’eau est produite à partir de l’hydrogène et de l’oxygène, au terme


de la chaîne des réactions d’oxydoréduction dénommée chaîne
respiratoire.
Respiration aérobie

Respiration anaérobie
Constituants de la chaine respiratoire

* une chaîne d’oxydoréduction transportant protons et électrons


des coenzymes réduits vers l’oxygène (C’est la chaîne
cytochromique de transfert des électrons)

* un mécanisme de phosphorylation assurant la synthèse


d’ATP à partir de l’ADP catalysé par l’ATP synthétase
Constituants de la chaîne cytochromique de transfert des
électrons
* NAD : Nicotinamide Adénine Dinucléotide ou Coenzyme I
Coenzyme fonctionnant comme transporteur d’hydrogène
dans de nombreuses réactions redox. La molécule d’H2 est
portée sur le résidu Nicotinamide.
Forme oxydée :NAD+
Forme réduite : NADH + H+
(N.B. NADP= Coenzyme II)

* FP : Ce sont des protéines de haut poids moléculaire.


contenant des flavines comme groupement prosthétique .
Appartiennent aux FP la Flavine mononucléotide (FMN) et
Flavine Adénine dinucléotide (FAD). Ces flavoprotéines ont
pour fonction d’accepter l’H2 qui provient du NADH

* Ubiquinone ou Coenzyme Q : transporteur d’hydrogène ,


non lié à une protéine.
* Cytochromes : Systèmes redox (ce sont des protéines) qui transfèrent
des électrons et ne sont pas capables de transporter de l’hydrogène.

- De nombreux cytochromes ont été décrits chez les bactéries :

Cyta , cyta3, cytb, cytc , cyto.

- Le cytochrome terminal qui joue le rôle d’accepteur final

d’électron est appelé Cytochrome Oxydase.


ATP synthétase

complexe protéique
enzymatique
Son rôle est :
synthétiser l'ATP à partir du gradient
électrochimique de protons entretenu
par la chaîne respiratoire et
d'Adenosine diphosphate ADP, ainsi
que de Phosphate inorganique,
selon la réaction suivante :
ADP + Pi ATP + H2O
Structure de l'ATP synthétase:
- F0 le canal à protons
- la tige rotatrice en bleu,
- F1 chargé de la synthèse en rouge
- la membrane en gris.
La respiration se fait donc en 2 étapes :

1) Le cycle tricarboxylique de Krebs , avec libération de CO2 par

oxydation couplée à la réduction de 3 NAD+ et de 1 FAD+ par tour


de

cycle .

2) La chaîne respiratoire avec coenzymes de déshydrogénases ,

Quinones et Cytochromes

Selon l’accepteur final d’électrons et d’H2 , on peut distinguer :

1) Dans la respiration aérobie , l’accepteur final est l’O2

2) Dans la respiration anaérobie , l’accepteur final est un


composé
inorganique ou ionique (NO3- , fumarate)
La fermentation
La fermentation a été définie par Pasteur comme la
« vie sans air »;

- C’est une oxydation biologique au cours de laquelle


l’accepteur final d’H2 et d’é = composé organique fermentescible.

- Elle se déroule dans des conditions d’anaérobiose

- Les voies fermentaires se déroulent au sein du cytoplasme bactérien. -

- L’énergie est produite par Phosphorylation au niveau du substrat.

- Le bilan énergétique est réduit.


- la dégradation des molécules nutritives n'est pas aussi poussée que
pour la respiration.

- Il y a moins d'ATP formé dans le cytoplasme.

- Mais par contre il y a apparition de nouveaux produits qui s'accumulent.

- Selon les bactéries, ces produits vont être différents et vont caractériser
des espèces dites "fermentaires".
Fermentation du Glucose

- La première étape comporte les différentes voies du métabolisme

intermédiaire qui aboutissent au Pyruvate .

- Puis viennent les réactions de réduction du Pyruvate qui différentient

les bactéries fermentaires car elles conduisent à des produits finaux

divers , soit uniques soit plus souvent mélangés .

- selon la nature des produits finaux de fermentation, On distingue

plusieurs types de fermentation :


* la fermentation Acides complexes

C'est le type de fermentation le plus répandu chez les bactéries.


Elle peut se présenter sous 2 formes possibles:

- fermentation Acide Mixte : - fermentation butanédiolique :


caractéristique des Enterobactéries
VP(-)

Caractéristique des Enterobacteries


L'accumulation d'Acides dans le milieu VP+ , Listeria monocytogenes, la
plupart des Vibrio et Aeromonas Ces
de culture aboutit à un pH final bas.
bactéries possèdent, à côté du mode de
fermentation Acides Mixtes, une
voie fermentaire particulière, dite
Butanédiolique ou Butylène glycolique.
Fermentation lactique

On distingue 3 modèles:

- Fermentation Homolactique : retrouvée chez les Streptocoques : C'est


une fermentation sans production de gaz et s'accompagnant d'une
diminution importante du pH du milieu

- Fermentation Hétérolactique: retrouvée chez les Lactobacilles,


Comprend une production importante de CO2 et un pH bas

- Fermentation Aceto-lactique: retrouvée chez des bactéries du genre


Bifidobacterium , s'accompagne de la production d'un mélange d'acide
lactique et acétique.
Fermentation Alcoolique:

C'est une fermentation retrouvée chez les champignons et les


cellules végétales

Fermentation Butyrique :

Elle aboutit à l'Acetate , le Butyrate, H2 et CO2 et qui est


retrouvée chez les Clostridies dits Saccharolytiques

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