Alimentation et équilibre alimentaire
Question de santé, de plaisir…
et pas que…
Promotion 2016 2019
UE 4.1 S1
I/ Le rôle physiologique de
l’alimentation
Fournir à l’organisme l’énergie nécessaire à
son fonctionnement :
Métabolisme de base
Métabolisme postprandial
Métabolisme de l'exercice
Thermorégulation
Métabolisme de base
C’est la dépense énergétique minimum, incompressible,
permettant d’assurer les activités vitales de l’organisme
comme le fonctionnement cérébral, les contractions du
cœur et des muscles respiratoires, le maintien du tonus
musculaire, les sécrétions glandulaires et synthèses de
base.
Métabolisme de base
Il est mesuré sur un sujet au repos complet,
allongé, à jeun depuis 12 h et maintenu à
neutralité thermique (température ambiante
comprise entre 20 et 25°C, qui ne lui demande
pas de lutter contre le froid ou contre la
chaleur)
Il varie notamment selon la taille, le poids,
l’âge, le sexe de l’individu…
Métabolisme postprandial
C’est la dépense énergétique provoquée par
l’ingestion d’un repas :
Manger consomme de l'énergie
Métabolisme de l'exercice
C’est la dépense énergétique consécutive à un effort :
Physique : sport par exemple
Cérébral : travail intellectuel ou de concentration
intense (examens, conduite automobile...)
Thermorégulation
La température interne est maintenue constante à 37°C
A neutralité thermique, l’organisme ne consomme pas d’énergie
pour la maintenir constante
Lorsque la température extérieure s ’écarte des valeurs
thermiques neutres, une dépense d’énergie supplémentaire est
nécessaire :
Contractions musculaires nécessaires à la lutte contre le froid
(parfois jusqu’au frisson, qui consomme beaucoup d’énergie)
Vaporisation de l’eau de la sudation pour lutter contre la chaleur
Autres postes de dépense
énergétique
À ces postes principaux de dépense énergétique, il faut ajouter
des dépenses inhabituelles qui, dans certaines circonstances,
peuvent constituer un coût important. Exemples :
La période de croissance , état de grossesse…
Les phénomènes de réparation et de cicatrisation qui peuvent
s’avérer très importants, ex : les brûlures étendues
L’ensemble des réactions de défense contre l’infection et les
réactions inflammatoires
L’ensemble de ces dépenses énergétiques constitue
la dépense énergétique totale
II/ Aliments et nutriments
Les aliments sont des substances complexes : Viande,
céréales légumes, fruits, etc…
qui renferment des éléments de base appelés
nutriments
C’est la digestion, qui permet la transformation
mécanique et chimique des aliments en nutriments,
directement utilisables par l’organisme pour lui
fournir l’énergie nécessaire à son fonctionnement
Vous avez dit calories ?
L’énergie apportée par les aliments
s’exprime le plus couramment en
Kilocalories : Kcal Ou en kilojoules: kJ
1 kJ=1000 joules
1 kcal = 4.1868 kJ
Exemple de besoins caloriques
Estimés à partir de la dépense énergétique de repos (DER)
et du niveau d’activité physique (NAP)
NAP Homme, 70 kgs Femme, 60 kgs
Faible 2200 kcal 1800 kcal
Moyen 2500 kcal 2000 kcal
Fort 2800 kcal 2300 kcal
Intense 3200kcal 2400kcal
Les macronutriments
Glucides, lipides et protides
Les glucides
Ce sont des aliments énergétiques
Ils sont utilisés directement par la cellule pour fournir de
l’énergie, ou stockés dans les cellules du foie ou des muscles
pour servir de réserve d’énergie,
Consommés en excès, l’organisme peut aussi les transformer
en acides gras stockés dans le tissu adipeux, prêts à être
consommés…. Mais seulement si l’apport alimentaire devient
trop faible
1 g de glucides apporte 4 kcal
Les glucides
L'index glycémique est un critère de classement des
aliments contenant des glucides, basé sur leurs effets sur
la glycémie durant les deux heures suivant leur ingestion
La glycémie est le taux de sucre dans le sang
Les glucides
Plus l’index glycémique de l’aliment est élevé, plus
l’augmentation de la glycémie va être rapide mais transitoire :
En effet, cela va provoquer une forte sécrétion d’insuline,
hormone dont le rôle est de faire diminuer la glycémie (en
permettant au sucre de pénétrer dans les cellules)
Cette baisse de la glycémie a pour effet d’augmenter la faim
La consommation de produits à fort index glycémique peut
donc engendrer des problèmes de surpoids, et à la longue, un
dérèglement de la sécrétion d’insuline
Les glucides
Consommation d’aliments à IG élevé
augmentation de la glycémie
sécrétion d’insuline
diminution de la glycémie
sensation de faim
Les glucides
L'indice glycémique d'un aliment est donné par rapport à un
aliment de référence, auquel on attribue l'indice 100
Aliment à IG élevé : supérieur à 70
Aliment à IG modéré : entre 50 et 70
Aliment à IG bas : moins de 50
Pour un bon équilibre alimentaire,
il faut donc privilégier les aliments à IG bas ou modéré
Les glucides
L'index glycémique d’un même aliment peut varier
selon plusieurs facteurs :
L’état physique de l’aliment
Son mode de cuisson
Son mode de consommation
Les lipides
Ce sont les aliments les plus énergétiques
1 g de lipides apporte 9 kcal
Fournissent énergie + substances de réserve, et vitamines
liposolubles, indispensables à l’organisme
Ils contiennent des acides gras de différente nature
Les lipides
Ils contiennent des acides gras de différente nature:
les acides gras saturés
Les acides gras insaturés:
Les poly insaturés
Les mono insaturés
Les lipides
Les acides gras saturés se trouvent notamment dans les graisses
animales mais aussi dans l’huile de coco et de palme, et ont été
largement utilisés dans l’alimentation industrielle
ils sont à consommer avec beaucoup de modération,
car ils augmentent les risques de maladies cardio vasculaires
Les lipides
Les acides gras insaturés
1 les polyinsaturés : La plupart peut être synthétisée
par l'organisme, à l'exception de 2 acides gras
polyinsaturés qui doivent être obligatoirement
apportés par l'alimentation. On les appelle les acides
gras essentiels : Omega 6 et Omega 3
Les acides gras essentiels sont surtout présents dans
les huiles (noix, colza, soja, tournesol, mais, pépins de
raisin) et dans les poissons gras (saumon, maquereau,
sardine, hareng…)
Les lipides
Les acides gras insaturés
2 les mono-insaturés: ils se retrouvent en grande
quantité dans l'huile d'olive mais sont également
présents dans l'huile de colza, d'arachide, les
noisettes, les amandes, l'avocat, la graisse d'oie, les
viandes et poissons gras.
Les lipides
Contrairement aux précédents,
les acides gras mono et polyinsaturés ont un rôle dans
la protection contre les maladies cardiovasculaires
Varier les huiles dans l’alimentation pour un apport
optimal de ces acides gras
Les lipides
« graisses cachées » :
dans les charcuteries, les viandes grasses, les
fromages gras…
Les protides
Aliments bâtisseurs
Véritables « briques « de notre organisme.
Interviennent aussi dans la défense contre les maladies.
Agissent par l’intermédiaire d’enzymes dans de nombreuses
fonctions biologiques (mémoire, hormones …).
Les protéines sont indispensables à la croissance, ainsi qu’à la
formation du fœtus chez les femmes enceintes.
Les protides
Le corps humain ne possède aucun stock de protéines
mais il en « brûle » au minimum 50 grammes par jour.
L’alimentation doit donc compenser la perte
journalière de protéines.
1 g de protéines apporte 4 kcal
Les protides
viande
poisson
crustacés
œufs
jambon
Fromage blanc
Fromages secs
Lait
Protéines végétales (le soja, les lentilles, céréales et
légumineux…)
Les micronutriments
Vitamines, sels minéraux,
oligoéléments
Les vitamines
Elles sont classées en 2 catégories :
Hydrosolubles : Solubles dans l'eau, elles ne sont pas stockées
par l'organisme et sont ainsi éliminées par les urines en cas de
surdosage.
Vitamines B1, B2, B3 (ou PP), B5, B6, B8, B12 et vitamine C
Liposolubles : A la différence des hydrosolubles, elles sont
stockées dans l'organisme et absorbées avec les graisses
Vitamine A, D, E, K
Les vitamines
Elles sont apportées par l’alimentation, car elles ne peuvent
être synthétisées par l’organisme.
Les besoins sont de quelques milligrammes par jour, les
sources alimentaires de vitamine sont nombreuses, et il faut
savoir qu’une alimentation variée et équilibrée suffit à
combler les besoins quotidiens.
Une carence en vitamines entraîne des pathologies spécifiques
à chacune d’entre elles, qui peuvent être très graves.
Les sels minéraux et les
oligoéléments
Sels minéraux
sodium, potassium, calcium, phosphore,
magnésium, chlore
Oligoéléments
Les oligo-éléments sont une classe d’éléments minéraux purs
nécessaires à la vie, mais en quantités très faibles. Ils sont
parfois appelés éléments traces
Exemples : Iode, Fer, Zinc, Sélénium, Chrome, Fluor, Cuivre…
Une alimentation variée et équilibrée suffit à combler les
besoins quotidiens.
Les fibres
les fibres alimentaires n'ont pas de valeur nutritionnelle
apparente. En fait, le rôle des fibres est important dans la
régulation du transit intestinal
Elles ont également un effet positif d'accélération de la
satiété, retardent la sensation de faim, et limitent ainsi le risque
de suralimentation, ce qui aide à prévenir l'obésité.
III/ L’équilibre alimentaire
La répartition
L’équilibre alimentaire consiste à répartir au quotidien dans
l’alimentation des proportions caloriques bien définies en
glucides, protides, lipides et des quantités suffisantes en fibres,
vitamines, sels minéraux et oligoéléments et en eau
Proportion recommandée
en glucides, lipides et
protides
50 à 55% de glucides
30à 35% de lipides
12 à 15% de protides
Répartition des apports sur
les 3 repas principaux :
Petit déjeuner:20 à 25%
Déjeuner: 40 à 45%
Dîner: 25 à 30%
l’équilibre alimentaire
La variété
Aucun aliment ne contient à lui seul tous les
nutriments qui nous sont nécessaires.
Aucun aliment n’est à proscrire complètement dans
un régime alimentaire normal.
Les familles d’aliments : l’idéal
Recommandations PNNS
Augmenter la consommation de fruits et légumes ( 5/j)
Consommer des aliments riches en calcium (3/j)
Limiter consommation graisse totales ( surtout saturées)
Augmenter consommation de féculents
Consommer viande, œuf, poisson 1f/j
Limiter sucreries, alcool et sel.
Augmenter l’activité physique
30 min de marche rapide par jour au minimum pour se
maintenir en bonne santé
Objectifs
Réduire de 5% la cholestérolémie moyenne dans la
population adulte
Réduire de 10mm de mercure la pression artérielle
systolique chez les adultes
Réduire de 20% la prévalence du surpoids et de
l’obésité ( IMC> 25 ) chez les adultes et interrompre
l’augmentation de la prévalence de l’obésité chez
les enfants
Augmenter l’activité physique
Importance des
Repères visuels…
FAIM du cours
Merci de votre attention et...