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Notes de Psychologie Générale 5ème/6ème

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Notes de Psychologie Générale 5ème/6ème

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1

NOTES DE COURS DE
PSYCHOLOGIE GENERALE
Destinées aux élèves de 5eme et 6ème des humanités pédagogiques

Conçues et dispensées par MUKANDA


INNOCENT SIBANGA, Licencié en
Psychologie et Sciences de l’éducation de
l’Université Libre des Pays des Grands Lacs /
ULPGL GOMA

Contact : +243 976241049, 894089916,


innocentmukandagoma@[Link]

Appartenant………………………………………

Septembre 2017

Notes de cours de psychologie générale conçues par MUKANDA INNOCENT SIBANGA, Licencié en Psychologie
et Sciences de l’éducation de l’Université Libre des Pays des Grands Lacs.
Contact : +243 976241049, 894089916, innocentmukandagoma@[Link]
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«Le caractère est immuable, on ne peut pas le


changer. Chasser le naturel, il revient au
galon ». VOLTAIRE,

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I ère Partie : LA VIE COGNITIVE OU REPRESENTATION


Qui parle de la vie cognitive se présente à l’esprit le monde de connaissance. Chez
l’homme en particulier les connaissances constituent les matières premières aux moyens des
quelles s’élabore et se développe son comportement en vue de l’adaptation aux problèmes du
milieu.

Ces connaissances que nous avons pénétré par plusieurs voies dont deux sont les plus
généralement reconnues. Les unes passent par le sens et les autres par la raison. On
désigne les premières sous le nom des « connaissances sensibles ou concrètes » et les
secondes des « connaissances rationnelles ou abstraites. De plus, il existe des processus
conduisant à ces connaissances.

A. CONNAISSANCE SENSIBLE

CHAP I : LA SENSATION

I.1. Sensation
Exemple :

1) Tantine voit sur la table une boule verte en forme ovale (réaction ovale)
2) Tantine voit quelque chose, qui vole en l’air (réaction de l’œil)
3) Un passager entend un bruit quelconque (vibration de l’oreille)
4) Dans un restaurant, Tonton sent une odeur quelconque (réaction du nez)

I.1.1. Définition
La sensation est un phénomène psychique qui résulte de la réaction d’un organe sensoriel
face à un stimulus simple ou mieux encore une connaissance élémentaire qui se manifeste
suite à la réaction d’un organe de sens. D’où le schéma suivant :

Se - Ros

(Stimulus externe- Réaction de l’organe des sens)

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I.1.2. Sens
Le sens vient du verbe « Sentir » qui signifie « éprouver les impressions des objets
extérieurs. Le sens est une faculté qui permet à l’homme ou à l’animal d’éprouver les
impressions à travers un organe déterminé. Son rôle est de transformer les excitations
reçues en sensations. On distingue généralement cinq sens, la vue, l’ouïe, l’odorat, le gout et
le toucher. Actuellement on y ajoute d’autres : sens Kinesthésique, thermique, algésique,
viscérale, etc.

I.1.3. Parties d’un organe de sens


Trois parties de l’organe sensoriel jouent un rôle assez considérable dans l’élaboration de
la sensation.

1) Parties périphériques de l’appareil récepteur

Ce sont des extrémités ou parties extérieure de l’organe qui entrent en contact avec les
excitants externes. Pour l’œil par exemple, ce sont des bâtonnets se trouvant dans la rétine
qui constituent la périphérie.

2) Nerfs conducteurs

C’est par le canal des nerfs que l’impression reçue est conduite vers l’intérieur plus
précisément dans le cerveau.

Ex : Nerf optique

Ici ce sont les nerfs crâniens qui jouent un rôle assez important.

3) Centre nerveux

A ce niveau, le cerveau reçoit l’impression commande une réaction de l’organe sensoriel


excité. On parle dès lors de la sensation

I.1.4. La Sensibilité
a) Définition

La sensibilité vient du mot « sensible » qui signifie être capable d’éprouver les sensations. La
sensibilité est l’aptitude d’un organe sensoriel à réagir face à un stimulus déterminé ou à
recevoir les impressions.

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b) Critères de sensibilité

On se réfère à quatre critères pour parler d’une sensibilité :

1. Organe de sens
2. Nerfs conducteurs
3. Excitants
4. Sensations
c) Sortes de sensibilités

Il existe autant de sensibilités qu’il ya des sens.

[Link] EXTEROCEPTIVE :

Qui éprouve les sensations venues du dehors.

[Link] IMPRESSIONNABLES A DISTANCE

a, Sensibilité visuelle : l’œil est l’organe récepteur des images visuelles (couleur, lumière,
formes) qui passent par le nerf optique, donc par la rétine pour aboutir au cerveau (lobe,
occipital). La perte de vie s’appelle la cécité (aveugle)

[Link]é auditive : l’organe sensoriel est l’oreille. C’est à travers le nerf auditif ou
acoustique que les images auditives (sons, bruits) sont conduites et enregistrées par le
cerveau.

Le processus qui conduit à la perception du message est très complexe : de l’oreille


externe (pavillon, tympan) à l’oreille interne (liquide, limaçon) pour arriver à la vibration. La
perte de l’audition s’appelle « Surdité » (sourd).

[Link]é olfactive :

Les excitations (odeurs) pénètrent dans les fosses nasales (nez) par le nerf olfactif où elles
sont transmisses au cerveau organe centralisateur. La perte de l’odorat s’appelle
« Anosmie ».

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SENSIBILITES IMPRESSIONNABLES PAR CONTACT DIRECT

a. Sensibilité gustative :

La langue est l’organe de sens récepteur des impressions gustatives (saveurs) par
l’intermédiaire de nerf gustatif. Ici, les papilles jouent un role important dans le
discernement des saveurs (salé, amer et acide)

L’agueusie est la perte de gout. L’incapacité de parler est la (mutuité) muet.

b. Sensibilité cutanée : son organe sensoriel est la peau, on distingue à ce niveau : la


sensibilité tactile, thermique et algésique
- Sensibilité tactile : renseigne sur les impressions extérieures par le contact ou
pression exercée sur une partie de la peau.
- Sensibilité thermique : renseigne le corps sur le chaud et le froid ou tout la
température.
- Sensibilité algesique : renseigne le corps sur la douleur.

Lorsque le corps devient insensible à la douleur, on parle alors de l’analgésie.

N.B : les sensibilités visuelles, auditive et cutanée sont d’ordre physique tandis que les
sensibilités olfactives et gustatives sont d’ordres chimiques.

Sensibilité cénesthésique

Coenesthésie : koinos, « commun » disthesis, sensibilité ou sensibilité générale renseigne sur


les sensations diffuses c'est-à-dire rependues dans tout le corps sans une partie bien
localisée.

Ex : L’effet du courant électrique sur le corps, les sensations sexuelles pendant l’organe.

[Link] INTERNES OU INTEROCEPTIVES

Soit incluses à ce stade, la sensibilité intéroceptive et la sensibilité proprioceptive (position des


membres, altitudes, mouvements).

1. Sensibilité intéroceptive
Eprouve les impressions venant de l’intérieur.
2. Sensibilité viscerale ou végétative

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Donne les informations de mes viscères (estomac, intestins, organes sexuels) et


d’autres organes internes renseignant sur la faim, le soif et la tension.
3. Sensibilité proprioceptives
- Sensibilité statique : la position fixe équilibrée de la tête permet à l’oreille interne de
saisir avec précision des informations.
Ex : un cycliste stoppe de rouler ou de pédaler et reste fixe avec la tête bien dressée
pour une bonne perception du message.
- Sensibilité kinesthésique ou motrice (kinesi : mouvement) : renseigne sur le
mouvement, sur la position relative aux membres au corps.
Ex : l’homme marche sans faire attention à la position et aux mouvements des jambes.
Avec les yeux fermes, l’homme mange dans l’obscurité sans ignorer la position de la
main à la bouche.
TABLEAU SYNTHÉTIQUE

Sensibilités extéroceptives Sensibilités intéroceptives


Sensibilité à distance Sensibilité par contact
direct
1. Sensibilité visuelle 1. Sensibilité gustative 1. Sensibilité viscérale
2. Sensibilité auditive 2. Sensibilité cutanée 2. Sensibilité proprioceptive
3. Sensibilité olfactive + sensibilité statique et
kinesthésique

TABLEAU SYNTHÉTIQUE

N° Sensibilité Sens Org. sens Nerfs Trouble Excitants


1 Sens visuellle Vue Œil Optique Cécité Couleur,
lumière
2 Sens auditive Ouïe Oreille Auditif Surdité Bruits, sons
3 Sens olfactive Odorant Nez Olfactif Anosmie Odeurs
4 Sens gustative Gout Langue Gustatif Agueusie Saveurs
5 Sens cutanée Toucher Peau Sensitif Analgesie
Sens tactile Tactile Tacts

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Sens thermique Thermique Temperature


(chaud, froid)
Sens algesique Algesique Douleur
6 Sens interne Organes Nerfs
internes viscéraux
Sens statique Statique Oreille Position
interne
Sens Kinesthésique Articulation, Mouvements
kinesthésique Muscles membres
Sens viscerale Viscerale Estomac, Faim, soif
cœur
7 Sens Cénesthésique Corps entier Nerfs Plaisir
cénesthésique craniers et sexuel,
rachidiens excitation
corps

MESURES DE LA SENSIBILITE

A l’aide des tests psychologique ou des appareils mis au point (campimètre,


audiomètre, dextérimetre). On peut mesurer parfois la sensibilité par exemple l’acuité
visuelle, l’acuité auditive, la réaction.
- L’acuité auditive : est la capacité à discriminer le son par l’oreille ;
- L’acuité visuelle est la capacité de l’œil à percevoir les objets placés à une certaine
distance.
Cette mesure des sensations se réalise en terme de seuil d’intensité signifie que
l’impression est forte ou faible. Elle est déterminée par l’amplitude des variations qui
provoquent l’impression.

Seuil de sensibilité

On distingue deux seuils :

1. Seuil absolu : comporte à son tour deux niveaux :

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 Seuil absolu inférieur : est minimum d’intensité à partir duquel un excitant


donne lieu à une sensation ou peut êtreperçu.
Ex : le Volume minimum (25) de la radio est celui qui est perçu ; dépassé ce
niveau, ou ne capte rien.
 Seuil absolu supérieur : c’est le maximum d’intensité ou dèla duquel un excitant
ne donne plus lieu à une sensation ou n’est pas perceptible.
Ex : le volume maximum (75) de la radio est perceptible, dépassé ce niveau il
n’ya que le bruit.
2. Seuil différentiel : est la petite différence qui est perceptible lorsqu’on augmente ou
diminue l’intensité de l’excitant parfois en grandeur.

Ex : le sel ou sucre qu’on ajoute dans une nourriture. Cette quantité du sucre ajoutée
constitue le seuil différentiel ou relatif.

CHAPITRE II LA PERCEPTION

Exemple :

 Tantine voit un avocat non mur et sur la table à manger (connaissance précise)
 Dans un restaurant Patrick sent l’odeur d’un poulet grillé (connaissance précise)
 Chantal entend le bruit de la sirène d’un bateau qui signale le départ
(connaissance précise)

2.1. Définition

La perception est une fonction cognitive qui consiste en une prise de conscience d’un objet ou
d’un fait par laquelle s’élabore les connaissances.

On peut schématiser cette définition comme suit :

Se - Ros- Cp - C
(Excitant externe- Réaction de l’organe de sens – Prise de Conscience – Connaissance)

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2.2. Importance
C’est grâce à la perception que les connaissances sensibles peu contentes sont accessibles à
l’homme.

Elle le met donc en contact avec les réalités du monde naturel qui l’entoure. Elle constitue le
point de départ de notre vie psychique.

I.2.3. Inconvénients
En soit la perception n’a pas d’inconvénients mais elle a des limites :

- Le défaut ou l’insuffisance des organes des sens ;


- L’interprétation peut être influencée par les sentiments, des préjugés, des partis pris et
des idées préconçues.
Ainsi comme conséquence, il y a déformation de la réalité. On parle dès lors de la
perception subjective par opposition à la perception objective.

Quelques défauts de la perception

1. Illusion

L’illusion est une perception erronée ou déformée de la réalité. Elle peut être fonction de
certains facteurs physiologiques et psychologiques, les phénomènes physiques y compris.

Ex :

2. Hallucination

Sous ce terme « hallucination », on désigne une perception sans objet réel. C'est-à-dire le fait
de percevoir un objet quelconque qui en réalité n’existe pas. Ce phénomène se présente chez
les individus qui délirent. Il est donc imaginaire et apparait aussi au cœur des rêves. On peut
aussi parler d’hallucinationvisuelle, auditive, olfactive etc.

Ex : Dans un désert, un individu entend dernière lui un appel en regardant il n’ya personne.

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2.4. Conditions du phénomène perceptif

1. Condition physique : la présence d’un excitant provoquant une réaction de l’organe


excité.Exemple : Banane
2. Condition physiologique : l’impression est reçue par un organe sensoriel et transmise au
cerveau par la vie des nerfs concernés, ainsi il se produit une sensation.
3. Condition psychologique : la prise de conscience et l’interprétation de l’objet
comparativement au cadre de référence permet de dégager les réalités. C’est la
perception proprement dit.

Exemple : L’homme identifie la banane par ses caractéristiques propres.

2.6. Les lois de la perception


Parmi les lois de la perception citons :

1. La loi de proximité ou de la distance ( loi de groupement)


C’est une série d’excitants identiques rapprochés dans le temps ou dans l’espace
donne une impression d’unité ou d’ensemble.
Ex : une série de point nous apparait comme une ligne :

2. La loi de similitude : à condition égale, les impressions semblables tendent à former


des unités. Une suite des points ou des cercles nous donnent l’impression d’une ligne,
mais non pas une série constituée alternativement des points ou des cercles.

3. La loi de continuité du contour

Tout ce qui comprit dans un contour déterminé tend à former une unité.

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4. La loi de prégnance ou des formes favorisées

On constate que d’une manière générale qu’un groupe d’excitants étant donné, certaines
impressions se produisent de préférences à d’autres.

Nous avons tendance à voir dans le dessin A le dessin B alors qu’il peut bien etre aussi C.

2.7. Facteurs de la perception


Dans toute perception quelque peu complexe, nous nous trouvons en présence d’un tout plus
ou moins fortement organisé ou structuré.

Certains excitants nous semblent appartenir à la forme, d’autres au contraire au fond.

Parmi ces facteurs nous avons les facteurs subjectifs et les facteurs psychologiques
 La nature de l’excitant ou du stimulus : chaque excitant a sa manière
d’impressionner l’organe concerné.
 L’état de l’organe impressionné : sa qualité et son état de fonctionnement.
 La personnalité tout entière entre en jeu dans la saisie et l’interprétation du
phénomène. La personnalité englobe ici l’attitude, la culture, la langage et le milieuvécu.
 Le système ou le cadre de référence de l’objet perçu(ses caractéristiques), son
contexte et l’expérience de l’individu sur l’objet)
 L’intérêt et l’attention orientée vers l’objet.

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2.8 Sortes d’illusions

2.8. Etapes de la perception


a. La perception globale ou synthétique

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Est la vue globale et confuse de l’objet présenté. C’est en d’autres mots le fait de saisir ou
d’apprendre globalement des faits ou des choses.

Ex : le Mont Goma, on voit d’abord la forêt.

b. La perception synthétique : est la reconstitution des éléments en un tout ou une vue


d’ensemble.

Ex : ressembler les parties essentielles du Mont Goma

2.10. Différence entre sensation et perception


Sensation Perception
1. Simple et moins organisée (vague, 1. Complexe et organisée (précise)
floue, imprécise)
2. Niveau élémentaire 2. Niveau supérieur
3. Phénomène physiologique 3. Construction psychologique
4. Dépend de la réaction de l’organe de 4. Dépend de l’expérience et du cadre de
sens référence
5. Commune à l’homme et à l’animal 5. Propre à l’homme

2.11 Applications pédagogiques


« Rien n’entre dans l’intelligence qu’il n’y soit passé par le sens » Saint Thomas
D’Aquin.

Les éducateurs veilleront à la bonne santé de l’enfant et à l’hygiène des organes des sens.

1. L’enseignement sera toujours basé sur le concret. Le recours au procédé intuitif devient
une grande nécessité.
2. L’usage fréquent de matériel didactique adéquat est conseillé ;
3. Cultiver l’esprit ou le sens d’observation et solliciter au cours d’une leçon plusieurs sens
à la fois.
4. Conseiller ou exiger aux élèves, l’application des règles hygiéniques, condition
sinequanone d’une bonne santé et d’une meilleure conservation des organes de sens ;
5. Une bonne perception dans une classe suppose un éclairage suffisant, une écriture
lisible, une voix claire et sonore, une bonne respiration, etc.

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CHAP III : LA MEMOIRE

III.1. Exemple
1. Un élève prépare sa matière pour la retenir et la reproduire parfaitement à l’examen ;
2. Un grand père structure un conte à partir des souvenirs enregistrés pour le relater à
ses petits-fils.

Partant de ces exemples ci-dessus, il y a lieu de tenter de schématiser la définition de la


manière suivante :

III.2. Définition
La mémoire est la faculté de fixer, de conserver, de rappeler et de reconnaitre les états des
consciences antérieures.

II.3. Importance de la mémoire


La mémoire est la source vitale et fertilisante de toutes les fonctions mentales (intelligence,
imagination ou créativité, raisonnement, esprit critique) étant donné leur indépendance.
Son utilité et sa nécessité dans la vie courante et scolaire en particulier reste
incontestables.

II.4. Inconvénients
Une mémoire (mécanique) excessive apparait comme un frein ou obstacle à la créativité, à
l’esprit critique et à l’initiative par le fait que l’individu reste attaché au passé, c'est-à-dire il
devient incapable de sortir des chemins battus.

« Savoir par cœur n’est pas un savoir » dit Montaigne.

Le psittacisme (psittakos) = perroquet) qui est répétition mécanique des phrases fait parti
de ce genre.

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II.5. Sortes de mémoire


a. La réminiscence : le travail où le souvenir n’est pas intégral, l’état de conscience revit,
mais le sujet n’est pas capable de le situer dans le passé.

Les souvenirs sont vagues.

b. La mémoire de reproduction : on se concentre et on se souvient de quelque chose


qu’on avait perçu. La mémoire de reproduction comprend :
 La mémoire immédiate :
Est la reproduction de la matière immédiatement après sa présentation.
Ex : le numéro d’un téléphone à enregistrer à l’immédiat
 La mémoire médiate :
Est une mémoire qui retient les connaissances pour les reproduire après un long
intervalle de temps.
Ex : un élève qui reproduit les matières apprises à l’examen
 La mémoire de recognition ou de reconnaissance :
Lorsque les souvenirs ne sont rappelés que par la suite d’une cause extérieure.
Ex : une situation quelconque (corbiard)

II.6. Les étapes de la mémoire médiate

Elle comprend la fixation, la conservation et la reproduction des souvenirs.

a. Fixation des souvenirs : c’est la rétention. Certaines conditions lorsqu’elles sont


remplies favorisent la fixation des souvenirs.
- La netteté et vivacité de l’impression (matière expliquée, bien comprise)
- L’intérêt ;
- L’état de la santé ;
- L’attention et l’effort volontaire ;
- La répétition ;
- Le degré d’intelligence ;
- Unité logique ou naturelle ;
- La distribution des exercices.

b. Conservation des souvenirs

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Normalement ce qu’on a bien fixé doit pouvoir être conservé grâce à la mémoire, mais le
temps efface, dégradé et transforme les souvenirs.

Notons que l’oubli est parfois nécessaire dans la mesure où il n’est que l’animationspontanée
et la condition du fonctionnement normale de la mémoire.

c. La reproduction des souvenirs

Elle peut être spontanée ou volontaire selon que les souvenirs se présentent de lui-même à la
conscience on n’y apparait qu’à la suite d’un effort de réflexion.

II.7. Qualités d’une bonne mémoire


1. La mémoire fidèle : se dit d’une mémoire qui reproduit parfaitement les connaissances
acquises.
2. La mémoire facile : qui retient facilement sans beaucoup d’efforts.
3. Mémoire tenace : se dit d’une mémoire qui conserve longtemps les souvenirs.

Défauts de la mémoire

1. Mémoire rebelle : est une mémoire qui apprend et retient après beaucoup d’efforts.
2. Mémoire infidèle : Elle ne produit pas parfaitement les connaissances telles qu’elles
sont.
3. Mémoire de fugacité ou fugibilité : C’est le cas de la mémoire qui perd rapidement les
souvenirs. Les connaissances sont donc éphémères.

II.8. La mémoire chez les enfants


La mémoire immédiate grandit jusqu’à ce que l’individu atteigne 22, 25 ans. La mémoire de
l’enfant est surtout sensorielle (rétention des images perçues par le sens). Par rapport à
l’adulte, il a besoin de plus de temps pour retenir, mais l’oubli est moins rapide.

Lentement la mémoire de l’enfant devient plus logique, intellectuelle. La mémoire est souvent
en corrélation avec l’intelligence.

II. 9. Pathologies de la mémoire


1. La dysmnésie : caractérisée par la difficulté ou l’impuissance à enregistrer et à fixer les
souvenirs.

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2. Hypermnésie ou exaltation de la mémoire : c'est-à-dire que les souvenirs affluent à la


conscience, des souvenirs qui semblaient perdus surgissent inopinément.
3. La paramnésie ou illusion de la mémoire : on l’appelle aussi une fausse
reconnaissance : on prend les faits nouveaux pour du « déjà vu » ou du déjà entendu.
4. Amnésie : perte des souvenirs acquis. Cet état maladif entraine un oubli total ou partiel
d’une période déterminée de la vie.
Il est susceptible d’apparaitre à la suite d’un choc violent physique ou psychique.

II.10. Applications pédagogiques

- Confions à la mémoire ce qui est compris et expliqué ;


- Rendons nos leçons intéressantes pour susciter l’attention qui facilite la mémoire ;
- C’est la répétition fréquente et les applications que nous retenons ;
- Plus sont touchés de sens, plus la mémorisation est facile ;
- Bien présenter les textes à mémoriser ;
- Exercer la mémoire par des exercices ;
- Etudier avec intelligence.

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CHAP III. L’IMAGINATION

III.1. Exemple :
- En s’inspirant de l’image de l’oiseau, le savant Leonard de Vinci a inventé le schéma
d’un avion hélicoptère.
- Grace à la place d’une maison ordinaire, un architecte trace le plan d’une maison en
étage à triple toiture.

III.2. Définitions
Schématisons la définition de l’imagination comme suit :

L’imagination est la faculté de se représenter mentalement les objets absents (images)


ou mieux encore elle est la fonction mentale qui constate à évoquer , à combiner, à
reproduire les images originales (imagination proprement dite).
L’imagination c’est le pouvoir que nous avons de faire revivre nos sensations
antérieures sous-formes d’images, de transformer et de combiner ces images pour en
créer des nouvelles.

II.3. Importance
Elle constitue une puissance source d’idées de solutions variées et originale sans
lesquelles le monde n’aurait aucun progrès, car toutes les inventions et les découvertes
sont tributaires de l’imagination créatrices.

II.4. Sortes d’imagination


On distingue :
a. Imagination reproductrice : c’est elle qui fait revivre les choses perçues par les
sens, c’est la mémoire des images.
b. Imagination créatrice : c’est la forme supérieure de l’imagination. En réalité
cependant, elle ne crée rien mais elle emprunte à l’imagination reproductrice la

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matière de son activité, en dissociant les éléments, puis le combine et les transforme
en structures neuves et originales.
Quand l’imagination créatrice des images se fait d’une manière désordonnée on
parle de fantaisie. Quand l’activité est contrôlée et volontaire, c’est celle des
savants, des artistes, des écrivains.

III.5. Caractères de l’image et imagination


 L’image est concrète
 L’imagination existe à l’absence de l’objet
 L’imagination est subjective
 Elle dépend de la qualité de la perception
 L’imagination est flue vague en comparaison avec l’objet lui-même

III.6. Pathologie de l’imagination


a. Les rêves : c’est une incohérence de succession d’images, fugaces qui se présentent
en esprit lorsqu’on est endormi et lui donne l’illusion de réalité.
b. Somnambulisme : rêve en action
c. L’illusion : est une perception erronée d’une sensation ré
a) La fantaisie : le sujet propose ou imagine des choses à réaliser sans aucun effort « on construit
des châteaux en Espagne » ;
b) Le cauchemar : sont des rêves terrifiants, qui font peur, la terreur.
d. Hallucination : perception sans objets
e. Mythomanie ou mensonge pathologique. Elle est souvent associée à la débilité
mentale. Un mythomane invente des histoires fausses, dans le but de se faire admirer.
f. Fabulation : tendance à faire des récits imaginaires.
g. Le délire de persécution : un malade donne un ensemble des faits réels ou inventés
sous forme des explications absurdes et cohérentes.

III.7. Comparaison entre mémoire et imagination


Mémoire Imagination
1. Le souvenir est la première 1. L’image est la première caractéristique
caractéristique 2. L’imagination est orientée vers l’avenir
2. La mémoire est tournée vers le passé (futur)
3. Elle est essentiellement fonction de 3. Elle est fonction de créativité (avenir)

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reproduction

Comparaison entre image et perception

Perception Image
 Traite les objets présents  Elle est le reflet de l’objet présent
 Elle est plus riche que l’image  L’image est moins réelle, moins intense
 Elle est plus mobile que la perception
 L’image est visuelle et auditive

III.8. L’Imagination chez l’enfant


Elle est :

 Absurde et souvent incohérente ;


 Primesautière : faute d’expérience
 Génératrice d’illusion et d’émotion
 Fermée : elle aboutit à des créations personnelles, dont autrui est exclu
 Elle est aussi inférieure à celle de l’adulte.

Conclusions pédagogiques

1. L’enseignant développera l’imagination créatrice des élèves par la technique d’essais et


erreurs ou par les exercices au moyen de bricolage au cours de travaux pratiques ;
2. L’utilisation des matériels didactiques adéquats permet d’exercer le sens en créant les
images abondantes dans l’esprit de chaque élève ;
3. Les jeux libres (jeu de construction, de découpage, de pliage), le dessin libre et les arts
(plastiques, peintures) ;
4. Utilisation de procédéinterrogatif et actif ;
5. Apprendre à l’enfant à pratiquer la religion est une source d’excellence d’inspiration
divine.

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CHAP IV : ASSOCIATION DES IDEES

IV.1. Exemples :
- Quand on dit le corbeau, on a tendance à ajouter le Renard ;
- Lors on écrit le mot « simba » certains pensent à la Birere ou à l’animal féroce.
- Si on écrit « prostituée », on s’imagine directement « le SIDA » ou le
« préservatif ».

IV.2. Définition
L’association des idées est un phénomène par lequel notre état de conscience a une
tendance à se succéder mécaniquement, à s’enchainer, à s’appeler les unes les autres.

Elle est un terme mal choisi car elle privilégie tous les états de conscience : idées,
sensation, perception, image, … Elle s’exerce partout. D’où le schéma suivant :

IV.3. Formes d’association


On distingue communément :

1. Les associations simultanées : c’est l’apparition des idées, des images au même
moment.

Ex : l’éclair et le tonnerre, l’image et le son présenté à la TV, le feu et la fumée.

2. Les associations successives : évocations d’idées, des images se fait par succession
ou mieux encore l’apparition de l’une influence l’apparition de l’autre.
Ex : la vue d’un homme habillé en blanc fait penser à l’ange, au docteur,…

IV.4. Les Lois de l’association


a. La loi de continuité (rapprochement spatial ou temporel)

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Ex : garage – voiture ; Fa – Sol, Salon – Fauteuils

Deux ou plusieurs états de conscience simultanés s’associent.

b. La loi de ressemblance ou de similitude

Ex : Citron et Orange, Tigo – Orange

Deux états de conscience qui se ressemblent, tendent à s’associer, à se rappeler l’un, l’autre,
même si ils n’ont jamais coexisté dans la conscience.

c. La loi de contraste

Ex : Noir-Blanc, Grand-Petit,

Les choses ou les états contraires tendent à s’évoquer mutuellement.

IV.5. Importance
L’association constitue la base de la mémoire et de l’imagination, car toute représentation
mentale suppose un lieu associatif entre l’objet et l’image qui en est le reflet. Elle est
importance dans le domaine de la psychanalyse et de la psychologie.

IV.6. Association, Mémoire et Imagination


La mémoire fixe, conserve, reproduit, reconnait et localise les faits mentaux anciens.
L’association groupe et localisé entre elles les données de la mémoire et les ressuscite.

L’imagination se sert des souvenirs gardés par la mémoire.

IV.7. Applications pédagogiques


Dans l’enseignement, il faut faire usage des centres d’intérêts et répétitions fréquentes pour
créer de nombreuses et solides liens associatifs.

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CHAP V. L’ATTENTION
1. Définition

L’attention, c’est la concentration de notre activité mentale sur un objet ou un problème qu’il
nous importe de connaitre ou de résoudre. Elle signifie un rétrécissement du champ de la
conscience au profit de la zone focale qui devient, de ce fait, plus claire et plus nette :les
perceptions et les réactions deviennent plus rapides.

2. Double aspect de l’attention


a. Un aspect négatif : c’est inhibition au moins partielles des autres activités.
b. Un aspect positif : la focalisation de toutes les forces utiles dans la direction choisie (ici
l’intérêt joue, l’état de santé.

3. Formes de l’attention
a. L’attention spontanée : est celle qui attire l’esprit vers un objet sans que la volonté
intervienne. Cette attention instinctive est celle de l’enfant, de l’animal, c’est celle de
l’artiste (elle révèle les tendances et les intérêts).
Ex : suivre un film captivant
b. Attention volontaire : est celle qui suppose un effort de l’intelligence, de la volonté.
Ex : Suivre un film pourtant annuyeuse.

4. Distraction

Elle consiste à porter ou a maintenir son attention sur autre chose que sur ce qui devrait la
capter, étant donné la situation dans laquelle on se trouve momentanément engagé.

Sur le plan pathologique, elle devient l’incapacité plus ou moins totale de fixer son attention sur
n’importe quoi.

a. Sortes de distraits
- Les inattentifs : incapable d’attention avec cause organique.
- Les distraits par mobilité excessive et diffusion de l’attention :celle-ci
papillonne d’un objet à un autre.

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- Les vrais distraits : ils le sont par excès de concentration sur un problème qui
les préoccupe parmi ceux-ci on peut-citer : Archimède, Newton, Ampère,
Descartes, Rousseau, Piaget et tant d’autres.
b. Causes de la distraction
o Causes subjectives
- L’âge : l’enfant se concentre difficilement
- Le tempérament : manque d’intérêt chez l’apathique.
- Dispositions physiques
- L’inaptitude intellectuelle
- La faiblesse de la volonté

o Causes objectives
- Manque d’intérêt de l’objet qui sollicite l’attention ;
- Objets susceptibles de disperser l’attention ;
- Le maitre et son enseignement (manque de vivacité)
5. L’attention chez l’enfant

L’attention spontanée se manifeste très fort. Mais elle est fort mobile et est absolument
dépendante des stimulants extérieur et sensoriels. Plus tard l’enfant sera absorbé par le
jeu.

L’attention volontaire apparait avec les intérêts sociaux et moraux.

Conclusion pédagogique

Lorsqu’on a écarté les causes de distraction, on s’appuiera sur l’intérêt. Le maitre aura
l’esprit de ce qui dure trop finit par ne plus captiver l’attention de l’enfant.

CHAP VI : L’INTERET
Exemple :

Quand vous avez soit, la boisson est capable d’attacher votre soif, vous vous intéressez
plus que tout le reste.

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Les enfants s’intéressent beaucoup plus aux jeux.

Définition :

L’intérêt est le lieu de concordance ou de convenance entre le sujet et l’objet de la


tendance.

Importance

L’intérêt est le moteur le plus puissant de notre activité. Nous agissons presque toujours
par l’intérêt plus ou moins relevé.

L’intérêt est le facteur principal de l’attention, de la mémoire, de l’acquisition des habitudes.


Il joue dans la perception un rôle très important (observation par intérêt).

Dans le cadre pédagogique, connaitre les intérêts des enfants est donc d’importance
capitale puisque l’intérêt motive l’activité enfantine. Il s’avère au maitre de connaitre de
connaitre les intérêts des élèves et y répondre.

Evolution des intérêts

Les intérêts changent et évoluent avec la croissance de l’enfant.

a. Première enfance
 De 0 à 3 ans
On peut trouver trois types d’intérêts :
o Les intérêts sensoriels : succer, regardé, prendre,…
o Les intérêts moteurs : tout ce qui est lié au mouvement ; la marche, la
préhension, déplacer les objets
o Les intérêts glossiques entre 2 et 3 ans : enfant veut savoir comment parler,
o son intérêt est plus lié au langage

b. Deuxième enfance

De 3 à 6, 7 ans

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Ici, il s’agit de la période des intérêts subjectifs ou égocentriques. L’enfant manifeste plus
d’intérêt pour les jeux, pose beaucoup de questions relatives sa curiosité (age questionneur)

c. Troisième enfance

De 6, 7 à 12 ans

Cette période est caractérisée par les intérêts objectifs et intellectuels. L’age du raisonnement
logique et de la pensée critique.

d. L’adolescence
De 12 à 18 ans
C’est la période des intérêts supérieurs, les intérêts sociaux, les intérêts religieux,
moraux, esthétiques et dialectique. Il s’observe aussi l’âge de l’enthousiasme et de la
dialectique.

IIème PARTIE : LACONNAISSANCE RATIONNELLE

Nous avons vu que la connaissance sensible représente une forme inférieure de la


connaissance. Elle est commune à l’homme et à l’analyse et à l’animal. La véritable
connaissance humaine est la connaissance intellectuelle ou rationnelle.

I. L’INTELLIGENCE
1. Exemple :
- Un chimpanzé veut cueillir une banane mais la distance étant très grande, il
découvre la solution de relier les bâtons pour l’atteindre.
Cueillir une banane égale problème
Relier les bâtons égale solution

2. Définition

L’intelligence est la capacité d’adaptation à des situations nouvelles. Etre intelligence, c’est :

- Comprendre une situation, c’est saisir une situation entre le rapport qui unissent
un ensemble des données ;

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- Inventer ou découvrir les moyens aptes à résoudre un problème.

L’intelligence est un terme complexe et difficile à définir. Complexe parce qu’elle est la
résultante des toutes les fonctions psychiques (perception, mémoire, imagination,
raisonnement, conscience, volonté, compréhension, intuition, observation,…) et multiforme
puisqu’elle se présente sous différentes formes : verbale, symbolique, motrice ou pratique.

Tout ce qui précède, rend le terme très difficile à définir de manière précise et nette. Malgré les
divergences de vues entre les auteurs sur ce mot, bien de psychologues comme Stern,
Dewey, Binet, Claparede et Jean PIAGET donnent à l’intelligence une définition
opérationnelle. Du mot latin « intelligere ou intellecte » qui veut dire « connaitre ou
comprendre ».

L’intelligence est la faculté de s’adapter à des situations nouvelles, ou encore une capacité de
comprendre ou d’inventer, de résoudre les problèmes nouveaux (Binet)

De cette définition, découle le schéma suivant :

(Problème – Solution)
P - S

3. Importance de l’intelligence

De nombreux et nouveaux problèmes qui se posent dans le domaine de la vie humaine


seraient insurmontable sans intelligence. Cette faculté d’adaptation occupe une grande place
dans l’activité de l’homme, car elle la condition primordiale pour être accepter ou rejeter dans
la société.

4. Facteurs du développement de l’intelligence


a. L’hérédité

Chaque enfant en venant au monde possède de potentialité (gènes) qui lui ont été transmis
par ses parents. Certaines de ces potentialités déterminent le développement de
l’intelligence de l’enfant dans le sens qu’il possède un bagage héréditaire très pauvre, le
développement de son intelligence risque d’être handicapé. C’est ainsi que certains débiles
mentaux sont des enfants qui ont hérité de la part de leur parents un bagage héréditaire
tellement pauvre que leurs intelligence n’a pas pu se développer convenablement

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b. Le milieu

Les potentialités que l’enfant possède ont besoin d’être stimulées, exercées, développées.
Un enfant peut posséder un bagage héréditaire suffisant, mais si on ne le met pas dans un
milieu qui l’excite (sens), son intelligence risque de ne pas se développer. La famille,
l’école, l’entourage sont des milieux qui favorisent le développement de l’intelligence de
l’enfant.

c. La maturation

C’est le processus interne par lequel, l’individu atteint un développement complet. La


maturation permet l’exercice, l’observation, l’apprentissage, … et de ce fait influence le
développement de l’intelligence. C’est ce que Maria MONTESSORI appelle la période
sensible.

Ex : un enfant de 8 mois ne peut pas marcher.

d. L’apprentissage

L’individu apprend à s’adapter à certaines situations, il apprend même à réfléchir à se


concentrer, à mémoriser, … autant d’opérations intellectuelles favorisent l’intelligence. A
l’école, l’enfant ne fait qu’apprendre et développer par le fait même de son intelligence.

e. L’effort personnel

L’éducateur sollicite constamment l’effort dans l’apprentissage, dans la correction de la


conduite des habitudes. C’est ce qu’on appelle le courage personnel.

f. La grâce de Dieu

On peut aussi devenir par la grâce de Dieu.

Autres définitions de l’intelligence

Chaque auteur défini l’intelligence selon sa manière.

Selon certains psychologues, voici quelques définitions de l’intelligence :

Selon WILLIAM STERN, l’intelligence est la capacité d’adaptation à des taches et à des
conditions des vies nouvelles.

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TERMAN LEWIS lui définit l’intelligence comme le pouvoir de bien répondre au point de vue
de la vérité.

N. SILLAMY, l’intelligence est l’aptitude à résoudre, à comprendre les relations entre les
éléments d’une situation et de s’y adapter.

M.C DOUGAL définit l’intelligence étant qu’une capacité nouvelle de faire des nouvelles
adaptations.

Il est aussi la capacité de trouver solution à un problème, de s’y adapter à une situation
nouvelle.

Edouard CLAPAREDE, lui, l’intelligence est la capacité à résoudre des problèmes nouveaux.

Il distingue trois étapes dans un acte intelligent :

 La question (problème)
 Les hypothèses (comment trouver une solution)
 Contrôle de résultat (vérification des résultats)

Formes ou Sortes d’intelligence

A. Selon les déficiences

La déficience signifie l’insuffisance des capacités intellectuelles. Les causes trouvent leurs
origines au niveau de l’hérédité et certains accidents biologiques survenus avant ou pendant la
grossesse.

Rendent dans cette catégorie les cas suivants :

1. L’Idiotie (Idiot)

Il est un sujet gravement mental ; son Quotient Intellectuel (QI) est inférieur à 25 et ne dépasse
pas 2 ans d’âge Mental (AM).

L’idiot est caractérisé par l’absence de la parole (langue, parole) il est incapable de
communiquer par la parole avec ses semblables. Son QI varie entre O et 25

2. Imbécile

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Son QI (Quotient intellectuel) varie entre 26 et 50. L’individu est incapable de tenir un langage
écrit.

Il ne dépasse pas 7 ans d’âge mental (AM). Il peut acquérir certaines notions élémentaires. Il
est semi-éducable, on peut lui apprendre certaines techniques simples des gestes
automatiques tels que : fermer la porte, nettoyer les assiettes, aller aux toilettes, charger un
camion.

Il peut se nourrir, faire son hygiène, s’habiller. L’imbécile reste en général dépendant
socialement et en général ne peut pas se marier.

3. Le Débile

Son quotient intellectuel varie entre 51 et 70 et ne dépasse pas 10 ans d’âge (AM). Il peu avoir
certaines formations spécialisées. Il éducable mais ne peut pas dépasser l’école primaire avec
le doublement et le triplement dans chaque classe.

Il peut communiquer avec ses semblables par la parole et par écrits. Il présente u retard
scolaire de 2 ans par rapports à ses camarades normales de mêmeâge. Il peut avoir une
famille.

B. Selon la Conception générale

THORNDIKE E. et R. BUYSE distinguent :

1. L’intelligence pratique
C’est celle qui se base sur les connaissances sensibles. Elle consiste à résoudre les
problèmes concrets.
Ex : Cfr l’apprentissage par essai et erreur(try anderror de Thorndike)
2. L’intelligence conceptuelle ou abstraite
C’est celle qui est basée sur les connaissances rationnelles ou abstraites.

C. Selon la conception de Jean PIAGET

Selon la conception, on peut distinguer l’intelligence selon les périodes d’évolution ou de la


croissance de l’individu :

 L’intelligence sensori-motrice (0 à 3 ans)

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 L’intelligence préopératoire, intelligence concrète, intelligence intuitive (3, 6, 7 ans)


 L’intelligence d’opération concrète (6, 7, -12 ans.
 L’intelligence abstraite ou hypothético-déductive ou formelle

D. Selon THURSTONE, GUILDFORD et SPEARMAN

On distingue :

1. L’intelligence générale

C’est une capacité ou aptitude générale qui permet à l’individu de résoudre les
problèmes d’ordre général ; à s’adapter à toutes les situations.

2. L’intelligence spécifique :

Celle qui permet à l’individu de s’adapter à une situation particulière. Parmi ces sortes,
nous pouvons énumérer.

a. L’intelligence numérique : l’individu est capable de manipuler le nombre ou les


chiffres, capable de résoudre les problèmes mathématiques.
b. L’intelligence verbale :
Rend l’individu capable à manipuler la parole, le mot, la rhétorique.
c. L’intelligence artistique

Elle permet au sujet de manipuler les objets d’arts ou à expérimenter ses sentiments à
travers les objets inanimés.

d. L’intelligence sociale

Celle qui permet de comprendre et d’entretenir des relations avec les autres, de
s’adapter à la société.

Ex : Savoir comment accueillir les visiteurs.

e. L’intelligence scolaire

C’est l’aptitude à résoudre et comprendre un problème d’ordre intellectuel.

Ex : Réussir à l’école

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f. L’intelligence musicale

C’est la capacité ou l’aptitude à créer ou à inventer les chants et la danse.

g. L’intelligence motrice

C’est celle qui est liée aux mouvements.

MESURES DE L’INTELLIGENCE

Pour mesurer l’intelligence, ou fait recours à plusieurs mesures parmi lesquelles :

- Les examens ;
- Interviews,
- Concours,
- Les observations
- Et les tests.

A. LE TEST
a. Notion :Selon

Le mot test a été utilisé pour la première fois par James CATTEL aux USA en 1890.

Le test est un instrument psychologique de mesure, c’est un moyen utilisé par le


psychologue pour évaluer les phénomènes psychiques et mentaux.

Le mot test tire ses origines des USA ; pour CATTEL, ce terme signifiait « une épreuve »
du mot latin « testis » = témoin.

Il découle du mot anglais qui signifie épreuve.

Pour SILLAMY Norbert, un test est une épreuve standardisée dans son administration et sa
cotation qui renseignent sur certaines caractéristiques affectives et intellectuelles ou
sensori-motrices d’un sujet.

Un test est une épreuve destinée à déterminer un caractère physique ou mental d’un
individu en le classant par rapport aux autres.

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ANASTASIE (femme psychologue américaine), un test est « is an objective measure and


standard of behavior » qui veut dire « un test est une mesure objective et standardisée de
comportements.

Selon l’AIPA (Association Internationale des Psychologues Américains), un test est un


mesure ou une épreuve définie impliquant une tache à remplir identique pour tous les
sujets examinés.

En principe, le test mesure l’intelligence, l’aptitude, ou la personnalité.

b. Sortes de test

On distingue plusieurs sortes de test parmi ceux-ci on peut commencer par :

1. Les tests d’intelligence

Voici quelques tests d’intelligence reconnues mondialement :

- Test de BINET – SIMON (EMI)


- Le test de TERMAN-MERIL
- Le test de WESCHLER
- Le test de GOODNOUGH
- Le test de R. ZAZZO

A. Test de BINET – SIMON (EMI)

Ce test est aussi appelé Echelle Métrique de l’Intelligence (EMI). Il a été mis au point en 1905
en France par deux psychologues dont Alfred BINET et SIMON Théodord. Ces deux auteurs
ont collaboré pour mettre au point cette échelle en 1905 sous la demande du gouvernement
français pour permettre de sélectionner les enfants normaux et les enfants anormaux afin
qu’ils suivent un enseignement spécialisé. Ce test est destiné aux enfants de 3 à 15 ans.
L’enfant qui réussit aux questions de son âge est normal. La réussite de l’enfant est relative à
son âge mental (AM) ; la réussite à un item vaut 2 points.

- Si l’enfant échoue les questions données destinées à son âge, il a une intelligence
inférieure, il présenté une arriération mentale :

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- Si l’enfant réussit les questions destinées à l’âge supérieur, il a une intelligence de


doué, il est génie.

Ex : avec le test de BINET – SIMON, l’enfant de trois ans est capable de :

 Montrer le nez, la bouche, l’œil, les bras,…


 Monter la main gauche et la main droite ;
 Comparer deux objets de souvenir.

N.B : Le Test de BINET – SIMON avait connu un succès retentissant sur tout aux USA dans
les différents domaines (scolaires, psychiatriques et juridiques,…)

B. Le test de TERMAN-MERIL

Les psychologues américains Lewis TERMAN et MERIL ont entrepris la révision du test de
BINET-SIMON en 1916, puis en 1937 ils travaillent en collaboration d’où le test de TERMAN-
MERIL.

TERMAN lui a élargi son test, son échelle aux personnes de deux ans à l’age adulte comme il
a accordé des avancés nuancés.

La version française de TERMAN-MERIL est apparu dans l’ouvrage de CESSELIN FELIX.

C. Le test de R. ZAZZO

C’est un psychologue français qui a essayé d’adapter le test de BINET-SIMON (EMI), après
l’adaptation, il l’appela Nouvelle Echelle Métrique de l’Intelligence (NEMI).

La révision de TERMAN-MERIL comprend plusieurs corrections dont celles de quotient


intellectuel (QI) de William STERN inventé en 1912 après la mort d’Alfred BINET en 1911.

Voici la formule proposée par William STERN pour calculer le Quotient Intellectuel :

AM AM AC
QI  X 100 AC  X 100 AM  X 100
AC QI QI

QI : Quotient intellectuel

AM : Age Mental : c’est le niveau du développement de l’intelligence d’une personne

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AC : Age Chronologique ou Age réel (AR), est l’age de l’enfant depuis sa naissance.

D. Le test de David WESCHLER

Il est psychologue américain ayant mis au point plusieurs tests d’intelligence, il fut
professeur de psychologie à New York. WESCHLER a constaté que le test de BINET
SIMON contenait une faiblesse. Il a fait recours surtout aux épreuves verbales, or
certains enfants éprouvent les difficultés de s’exprimer par la parole.

Le test de WESCHLER a été conçu pour réagir à cette faiblesse en y ajoutant les
épreuves des performances c'est-à-dire les questions auxquelles le sujet peut répondre
par écrit ou par des gestes. Le test de WESCHLER comprend deux parties :

 Les épreuves verbales


 Les épreuves de performances.

Voici les différents tests élaborés par David WESCHLER :

1. Le WAIS : WESCHLER Adult Intelligence Scale (Test d’intelligence pour adulte)


2. Le WISC : Weschler Intelligence Scale for Children (Test d’intelligence pour Enfant)
3. Le WIPS : Weschler Intelligence preschool scale (Test pour enfant d’âge pré-scolaire)

B. TESTS DE PERSONNALITE

Ce sont les tests utilisés pour explorer la personnalité de l’individu, son caractère.

Le psychologue utilisent les méthodes suivantes : Le questionnaire, De comparaison, de


jugement, des interview.

Parmi ces tests figurent les test suivants :

1. Le TAT (Thematic Aperception Test) de Henri MURAY


2. Le test de RORCHARCH
3. Le test de frustration de ROSENZEIG
4. Le test de village d’ARTHUR
5. Le MMPI : Multiphrasic Minesota Personnality inventory de KINLEY et HATWAY

C. LE TEST D’APTITUDE

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Les tests d’aptitude sont très variés et nombreux. Ils visent à déterminer chez le sujet l’une ou
l’autre aptitude déterminée, telle que la vitesse de réaction, l’habileté manuelle, la coordination
dans le mouvement, …

Parmi ces tests citons :

- Le test de vitesse,
- le test d’habileté manuelle ;
- Le test de connaissance de métiers
- Le test de temps de réaction
- Le test d’aptitude musicale
- Le test d’aptitude verbale.

DIFFERENCE ENTRE INTELLIGENCE ET INSTINCT

1. Intelligence animale
- Son cerveau est moins volumineux et moins complexe avec 4 Milliard de cellules
nerveuses : neurones
- Se limitent aux objets concrets et aux images ;
- Ne communique que par les gestes, cris d’appel
- Accessible seulement aux connaissances sensibles (sens)
2. Intelligence humaine
- Son cerveau est plus volumineux avec 14 Milliard de cellules nerveuses
- Ils utilisent des concepts (abstraction ou idée)
- Usage du langage parlé ou articulé ou symbolique
- Accessible aux connaissances rationnelles ou abstraites (raison ou pensée)

CLASSEMENT DES INDIVIDUS SELON LEUR QUOTIENT INTELLECTUEL

QI DENOMINATION AM
0-25 Idiot Ne dépasse pas 2 ans
25 – 50 Imbécile Ne dépasse pas 7 ans

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50 – 70 Débile mentale Ne dépasse pas 10 ans


70 – 90 Intelligence lente ou inférieure Ne dépasse pas 12 ans
90 – 110 Intelligence moyenne Moyenne
110 – 130 Intelligence Normale Normale
130 et plus Intelligence de Génie, Doué Génie, Doué

EXERCICES SUR LE QI

REMARQUE IMPORTANTE

 Selon TERMAN MERIL, si un enfant a réussi une épreuve des enfants qui ne sont pas
de son âge, supérieur ou inférieure ou égale à son âge, on multiplie le nombre
d’épreuves réussi par 2 mois (2 mois)
 Commencer à transformer les années en mois sachant qu’un an = 12 mois
1. Calculer le QI d’un enfant de 10 ans qui a réussi les épreuves des enfants de 12 ans.
Résolution
AC= 10 ans = 120 mois
AM= 12 ans = 144 mois

AM
QI  X 100
AC

144
QI  X 100  120 Cet enfant a l’intelligence normale
120

2. Quel est l’âge chronologique d’un enfant dont le QI est de 80 et son age mentale est de
12 ans.

Résolution :

QI = 80

AM= 12 ans qui est égale à 144 mois

AM 144
AC  X 100 AC  X 100  180Mois  15ans
QI 80

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3. L’écolier Christian MIKANDA de la 2ème B âgé de 8 ans a réussi tous les tests jusqu’au
niveau de 7 ans, il a réussi également 2 tests des enfants de 8 ans et 1 test des enfants
de 9 ans. Quel est son QI et sont âge mentale.

Solution :

AC= 8 ans = 96 mois

AM= 7ans + 2(2) + 1(2)= 7ans + 6 mois = 90 mois AM= 90 mois

AM 90 9000
QI  X 100 QI  X 100   93,7
AC 96 96

L’élève Christian a une intelligence moyenne de 93.

4. Philémon âgé de 8 ans a réussi toutes les épreuves des enfants de 7 ans, 4 épreuves
des enfants de 8 ans et 2 épreuves des enfants de 9 ans. Quel est son âge mental et
son Quotient intellectuel.
Résolution
AC= 8 ans = 96 mois
AM= 7ans + 4(2)+ 2(2)= 7ans + 12 mois = 7 ans + 1 an= 96 mois

AM 96 9600
QI  X 100 QI  X 100   100
AC 96 96

Philémon a une intelligence moyenne de 100.

5. Indiquer le QI de l’écolier Alexy âgé de 10 ans qui a réussi toutes les épreuves des
enfants de 11 ans, 5 épreuves des enfants de 10 ans, 1 épreuve des enfants de 14 ans.
Après le dépouillement du premier résultat, il a passé encore 4 épreuves des enfants de
13 ans et 2 autres épreuves des enfants de 10 ans qu’il a réussi avec succès. Son QI
est de :
a. 156 b. 120 c. 130 d. 76 e. 132
Résolution
AC= 10 ans = 120 mois
AM= 11 + 5(2) + 1 (2) + 4(2) + 2(2) = 11 ans + 10 mois + 2 mois + 8 mois + 4 mois = 11
ans + 24 mois = 13 ans = 156 mois

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AM 156 15600
QI  X 100 QI  X 100   130
AC 120 120

L’intelligence d’Alexie est normale de 130.


6. L’âge chronologique du petit Joseph qui a réussi au test des enfants de 13 ans, ayant
un Quotient intellectuel de 60 est de :
a. 7 ans et 9 mois
b. 11 ans et 9 mois
c. 15 ans et 8 mois
d. 21 ans et 5 mois
e. 21 ans et 8 mois

Résolution

AM = 13 ans = 156 mois

QI = 60

AM 156 15600
AC  X 100 AC  X 100   260mois  260mois  21,6
QI 60 60 12

AC=21 ans et 6 mois

7. L’âge chronologique d’un enfant qui a réussi au test des enfants de 10 ans et ayant un
quotient intellectuel de 85 est de :
a. 7 ans et 9 mois
b. 11 ans et 7 mois
c. 15 ans et 8 mois
d. 21 ans et 5 mois
e. 21 ans et 8 mois

Résolution

AM = 10 ans = 120 mois

QI = 85

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AM 120 12000
AC  X 100 AC  X 100   141,176mois  141,176mois  11,76ans
QI 85 85 12

AC=11 ans et 7 mois

8. Un écolier Kinois de 7 ans et 8 mois qui a un QI de 125 doit avoir un age menta de :
a. 11 ans et 5 mois
b. 9 ans et 5 ans
c. 10 ans
d. 6 ans et un mois
e. 9 ans et 7 mois

Résolution

AC = 7 ans + 8 mois = 92 mois

QI = 125

AC 92 9200
AM  X 100 AC  X 100   73,6mois  73,6mois  6,1
QI 125 125 12

AM=6 ans et 1 mois

9. Trouvez le QI de l’écolier FARAJA de la 3ème B à l’EP KAUTA agé de 8 ans et 4 mois


qui a réussi au test des enfants de 6 ans et 8 mois. Son QI est de :
a. 80 b. 110 c.84 d.124 e.120

Résolution

AM = 6 ans + 8 mois = 80 mois

AC = 8 ans + 4 mois = 100 mois

AM 80 8000
QI  X 100 QI  X 100   80
AC 100 100

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10. En rapport avec la question n°9, indiquez sur ces assertions ci-dessous, quelle est la
dénomination de l’écolier FARAJA :
a. Il a l’intelligence supérieure
b. Il a l’intelligence normale
c. Il a l’intelligence inférieure
d. Idiot
e. Surdoué ou génie

CHAP II. LA PENSEE OU DE L’IDEE OU LE CONCEPT


2.1. Définition

La pensée est la jonction par laquelle nous pouvons saisir la signification des choses, c'est-à-
dire voir les relations entre les choses.

Les psychologues ont ramené à trois fonctions des opérations de la pensée :

 La conception de l’idée
 Le jugement
 Le raisonnement
A. Conception de l’idée
a. Exemple
- Cette femme que je regarde, c’est ma mère (perception)
- A l’internat, je me représente ma mère (imagination)
- Un enfant qui a perdu sa mère doit être malheureux (idée)
b. Définition

L’idée est la simple représentation intellectuelle d’un objet. Elle a deux caractères :

- Abstrait : elle n’inclut pas le caractère individuel, sensoriel, propre à chaque objet.
- Général : s’applique à toutes les choses d’une même espèce donnée.

c. Distinction entre perception, image, idée

La perception est le produit des sens ; l’objet est présent, la représentation fidèle, la chose
réelle.

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Caractères de l’image Caractères de l’idée


- Produit de l’imagination - Produit de la raison
- Représentation concrète - Représentation abstraite, sans lui garder
Ex : l’hôpital Heal Africa de Goma ses caractères extérieurs ;
- Image d’un seul objet, ex : notre maison Ex : un hôpital
- Montre des caractères extérieure des - L’idée générale s’étendant à tous les êtres
choses ; de la même espèce ; ex : une maison
- L’animal a aussi des images - Nous fait connaitre l’essence des choses ;
- L’homme seul peut avoir les idées

d. Classification des idées

Par la raison, nous connaissons :

- Les choses sensibles d’une façon abstraite, exemple : cet objet est un crayon, il sert à
…………….
- Les choses abstraites : la bonté, la science, la blancheur,…
- Les êtres spirituels : Dieu, Anges

Au point de vue de leur contenu, on distingue :

 Les idées empiriques : elles expriment avant tout une expérience et en dépendant
étroitement.
Ici nos idées et nos perceptions dépendent de nous
 Les idées rationnelles : idées proprement dites. Représentation intellectuelle des
choses d’après leurs caractères strictement essentiels.

Au point de vue l’objet signifié par idée, on distingue :

 L’idée individuelle
 L’idée générale
e. Propriété de l’idée

L’idée revêt deux propriétés principales :

- L’extension : c’est le nombre des sujets auxquels l’idée peut s’appliquer, on peut
s’étendre ;

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Exemple : Elève ; tout celui qui apprend


- La compréhension : est l’ensemble des qualités qui s’appliquent à une idée.
Ex : Elève, Africain, Congolais de Goma de l’institut Himbi, Kyeshero, Pacifique

N.B : Ces deux propriétés sont en rapport inverse, c'est-à-dire quand l’un augmente,
l’autre diminue. Autrement dit plus la compréhension est grande plus l’extension est
petite et vice-versa.
f. Formation de l’idée

C’est par l’abstraction et la généralisation que nous formons nos idées.

- L’abstraction est un acte par lequel notre intelligence perçoit un élément en le


considérant à part.
Ex : la notion de jaune, de vert
- La généralisation est un acte par lequel l’intelligence réfléchissant sur l’idée abstraite
l’étend à un nombre illimité d’être de même nature,…

B. Le Jugement
a. Exemple :
- Ce colis me semblent très lourde pour être transporté par cette pirogue ;
- Cette maison est solide que celle-là
- Je trouve que l’argent ne suffit pas pour faire le bonheur.
b. Définition

Le jugement est la faculté qui saisit les rapports de convenance ou de disconvenance entre les
idées ou les choses.

C’est aussi l’opération par laquelle l’esprit affirme ou nie une chose d’une autre. C’est encore
le contenu de cette opération. Le jugement est donc essentiellement comparatif.

c. Importance du jugement
 Domaine moral : la valeur d’une vie se mesure aux actes. Ceux-ci dépendent de la
valeur du jugement. La rectitude du jugement est primordiale dans la vie.
 Domaine intellectuel : le jugement est à la base de toute notre activité intellectuelle.
Penser = juger, tout homme vaut ce que vaut son jugement.

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d. Classification des jugements


 Le jugement à priori ou rationnel
Par simple comparaison de deux termes, pas d’intervention de l’expérience.
 Le jugement à postériori ou empirique : exige préalablement un recours aux faits.
Le jugement contient 3 éléments : un sujet, un prédicat, une affirmation ou une
négation.
e. Les étapes de la pensée humaine
 La connaissance concrète, sensible, commune à l’homme et à l’animal ;
 La formation des idées,
 Le jugement exprimé par la phrase ;
 Le raisonnement exprimé par le discours.

f. Le jugement et la croyance

Le phénomène psychologique de la croyance est étroitement apparenté à celui du jugement


dont il ne constitue qu’un cas particulier. Croire, c’est adhérer à une pensée que l’on considère
comme vraie.

C'est-à-dire conforme à la réalité sans doute, le jugement implique en quelque sorte cette
adhésion puis que juger, c’est affirmer une chose d’une autre, mais dans la croyance, c’est
l’assentiment de l’esprit fait l’objet d’un aspect spécial.

C. Le raisonnement
a. Définition

Le raisonnement, c’est tirer des jugements nouveaux de la comparaison ou de l’analyse


d’autres jugements précédents.

b. Parties du raisonnement

Un raisonnement comprend au minimum 3 jugements :

 La majeure
 La mineure
 Et la conclusion
La majeure et la mineure sont des prémisses.

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Ex : les vertèbres ont le sang rouge or la chèvre a le sang rouge donc la chèvre est un
vertèbre.

c. Sortes de raisonnement
1. Raisonnement inductif ou induction
C’est un raisonnement qui part du cas particulier au général, des exemples à la règle,
de l’effet à la cause.
Ex : A = B, B=C A=C
 Mamadou est un homme ; il est mortel ;
 Mandela est un homme, il est mortel ;
 Papa Wemba est un homme, il est mortel ;
 Piaget est un homme, il est mortel ;
 Mukanda prof est un homme, il est mortel ;
 Donc, tous les hommes sont mortels.
2. Raisonnement déductif ou déduction

C’est un raisonnement qui part d’une proposition générale pour aboutir à une proposition
particulière. Ou de la règle à l’exemple. C’est l’inverse de l’induction. Ce raisonnement
s’appelle le syllogisme.

Ex ; tous les hommes sont mortel, or Mobutu, Socrate sont des hommes

Donc Mobutu, Socrate sont mortels.

3. Raisonnement par analogie ou transduction

C’est un raisonnement qui part de certaines ressemblances des cas particulier à d’autres
ressemblances particulières.

Selon Jean PIAGET, c’est raisonnement sans logique.

Ex : Le petit bateau flotte sur l’eau parce que il est léger.

Raisonnement transductif :

La terre est une planète : elle est habitée par les hommes.

Mars est une planète : il est aussi habité par les hommes.

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4. Raisonnement par absurde

C’est un raisonnement qui démontre la valeur d’un jugement en montrant que si on part d’une
proposition opposée à la première, on aboutit à des conséquencesfâcheuses ou absurdes.

Ex : pour démontrer la valeur du travail ; je considère la situation de celui qui ne travaille pas.
J’en tire les conséquencesfâcheuses suivantes : mendicité, le vol, oisiveté, le parasitisme. Je
conclu qu’il faut travailler.

5. Raisonnement affectif ou logique des sentiments

C’est un raisonnement dans lequel les arguments ou les jugements sont de type affectif. Ici, la
conclusion est donnée de façon définitive avant toute argumentation pour des raisons
sentimentales et subjectives. On peut classer ici les préjugés.

d. Causes de l’erreur

Du point de vue logique

- Imperfection de sens ;
- Associations désordonnée
- Précipitation et irréflexion ;
- Ignorance de certaines lois physiques ;
- De règlement de l’imagination ;
- Une confiance, trop aveugle au témoignage des hommes :
- Difficultés accompagnant certaines vérités.

Du point de vue moral

- L’amour propre
- L’ignorance
- La paresse
- L’intérêt
- La passion
- La mauvaise Volonté

On peut y ajouter l’influence du milieu, la coutume, les préjugés.

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e. Remède à l’erreur

Honnête intellectuelle, juste défiance de nous même, réflexion, impartialité attentive,


énergétique et soutenue.

CHAP III. LE LANGAGE

1. Définition

Le langage est un ensemble ou un système ordonné des signes destinés à exprimer et à


communiquer ce qu’on pense, ce qu’on ressent.

2. Sortes de langage

On distingue deux sortes de langages :

a. Le langage naturel ou émotionnel


Il est constitué par l’ensemble des relations physiques et psychiques devant certaines
situations.
Ex : Le rire, les pleurs, les gestes
b. Le langage conventionnel

C’est le langage dans lequel, on utilise les signes conventionnels constitués de sons, des
lettres, des symboles.

Ex : Le français, le swahili, lingala,

Il faut utiliser les idées avant de parler.

3. Rapport entre le langage et la pensée

Il existe une relation étroite entre la pensée et le langage. On pense avant de parler, la pensée
précédé le langage. Il faut, avoir des idées et des pensées avant de parler.

Le langage est un moyen d’expression de la pensée. On reconnait les pensées de quelqu’un


par le langage. C’est pourquoi PLATON disait « parle afin que je te connaisse ». c’est ainsi
qu’on peut dire de fois « je manque de mot pour m’exprimer ». il ya des pensées sans mots.
D’où la pensée déborde le langage.

 La pensée et le langage sont étroitement liés ;

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 Le langage influence la pensée.


4. Développement du langage chez l’enfant

Le langage de l’enfant passe par plusieurs étapes suivantes :

- Le cri, le babillage, lallation, le mot-phrase et les phrases.


a. Le cri : lors de la naissance, l’enfant pousse un cri, ce cri exprime un malaise due au
changement du utérin au milieu ambiant.
b. Le babillage et les lallations : c’est le langage de l’enfant constitué de sous à la
longueur de la journée, qui sont la plus part de fois de syllabes.
Ex : la-la-la, mama, te-te
c. Le mot-phrase : ce sont les mots prononcés par l’enfant ayant la valeur d’une phrase.
Ex : Chai = peut signifier pour l’enfant « je veux du thé ».
d. La phrase : elle passe par certaines étapes.
- La phrase sans verbe
Ex : Maman beignet
- La phrase avec le verbe à l’infinitif
Ex : « maman, moi taper Jean »
C’est après deux ans que l’enfant peut expliquer convenablement avec des phrases
complètes.

CHAP IV. L’APPRENTISSAGE


1. Exemple
- Un maître forgeron initie un jeune néophyte à la forge ;
- Les joueurs de Léopards s’entrainent au stade de Martyr à Kinshasa ;
- Le professeur de musique initie ses élèves à jouer au piano ;
- Un jeune garçon s’entraine à rouler à vélo.
2. Définition

L’apprentissage est un processus du changement du comportement par l’exercice ou


l’expérience.

Selon Norbert SILLAMY, le définit comme « l’acquisition d’un nouveau comportement, à la


suite d’un entrainement particulier ».

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3. Sortes d’apprentissage
a. Apprentissage par essais et erreurs

Comme nous l’avons dit, l’individu ou l’animal se trouve dans une situation problématique fait
plusieurs essais, se trompe, recommence tout en éliminant les tentatives infectieuses,… peu à
peu, sa conduite se modifie et il arrive au succès.

Pour l’animal, cette expérience a été par le psychologue américain Edouard THORNDIKE qui
avait enfermé un chat affamé dans une boite. A l’extérieure, de celle-ci se trouvait de la
nourriture placée de la manière que l’animal ne pouvait pas la voir…

Même chose pour l’expérience de SKINER avec le conditionnement opérant qui a mis au pied
l’enseignement programmé. Cet apprentissage d’essai erreur est appelé par E. THORNDIKE
« try and error ».

b. Apprentissage par Insight

L’apprentissage par « insight » est souvent caractérisé par le fait que la solution est trouvée
subitement et dans sa totalité. On l’appelle aussi l’apprentissage brusque.

c. Apprentissage inconscient ou accidentel

Il se produit sans l’intervention de la volonté ou se réalise en dehors du but poursuivit.

Ex : L’apprentissage de la langue au cours d’une discussion avec les camarades

d. Apprentissage intellectuel

Il met en jeu les facultés intellectuelles comme la mémoire, l’imagination, le jugement, le


raisonnement.

Ex : un élève qui apprend à rédiger la dissertation.

e. Apprentissage distribué ou espacé :

Est un apprentissage qui se fait par intervalles de temps ; c'est-à-dire le temps de


l’apprentissage est entrecoupé par des périodes de repos.

Ex : un finaliste qui prépare ses examens d’Et

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IIIème PARTIE

LA PERSONNALITE
1. Définition

Le terme personnalité exprime la totalité de l’être tel qu’il apparait aux autres et lui-même du
point de vue actif, affectif et cognitif.

La personnalité est la manière globale d’être et de réagir propre à chaque individu.

2. Composantes de la personnalité

La personnalité comprend les éléments suivants :

- Le tempérament ;
- Les aptitudes
- Le caractère
1. LE TEMPERAMENT

C’est l’ensemble des facteurs biologiques qui constituent avec les facteurs psychologiques ; la
personnalité de l’individu. Le tempérament comprend en grande partie les glandes et le
développement des organes. On peut y ajouter la morphologie de l’individu.

Pour Joseph NUTTIN, le terme tempérament est réservé à la composante physiologique, en


grande partie, stable, héréditaire, les traits affectio-dynamiques.

2. Les aptitudes

Les psychologues spécialistes de l’intelligence affirment que l’intelligence est une résultante
des plusieurs aptitudes. Les différentes interindividuelles résultent de différentes dosages dans
les aptitudes.

On appelle aptitude une disposition, acquisition qui permet de développer la capacité


d’accomplir convenablement des taches ou travaux.

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52

On mesure l’aptitude grâce aux tests d’aptitude.

3. Le caractère
a. Définition

Le caractère est l’ensemble des traits permettant de distinguer un sujet d’un autre, c’est en
quelques sortes la physionomie psychique d’un individu, sa marque, un comportement.

Pour RENE LESSENE, c’est le squelette mental individuel. Plus facilement, on peut définir le
caractère comme étant la manière d’être et d’agir d’un individu.

Evolution du caractère

Les caractères peuvent ils évoluer ou changer ?

Les réponses des psychologues sont différentes.

Pour VOLTAIRE, le caractère est immuable ne peut pas changer. Il déclare « chasser le
naturel, il revient au galon ».

Pour d’autres auteurs, le caractère est modifiable. Le caractère est modifiable par l’age, le
milieu, l’éducation, le phénomène de la vie, l’état de la santé, les facteurs sociaux.

a. Facteurs physiologiques et matériel comme l’âge, croissance, régime alimentaire,


style de vie.
b. Facteurs psychologiques : expérience, raison, habitudes, volonté, matériel.
c. Evénements : mort d’un être cher, guerre, échec, …
d. Les aspects graphologiques (étude des caractères,…)
e. Les aspects morphologiques et biologiques de l’individu.

L’étude du caractère s’appelle caractérologie.

TYPOLOGIE OU CLASSIFICATION

A. Typologie de JUNG

Carl JUNG, c’est un psychiatre suisse. Ce psychiatre a distingue dans ses travaux deux
grands types d’hommes :

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53

- Les introvertis : ce sont des personnes vivant pour eux même, étrangères au monde
extérieur. Elles sont tournées envers soi-même.
- Les extravertis : sont des personnes orientées vers le dehors, ouvertes, joyeuses et
opportunistes. Cette personne est tournée vers l’extérieure (les autres).
B. Classification d’Hippocrate
Celui-ci a distinguée 4 types selon la prédominance plus ou moins marquée de l’une ou
de l’autre humeur : sang, bile, jaune, bile noire( qui n’existe presque pas)
Il distingue :
a. Le sanguin : il aime la vie, la société, le mouvement ;…
b. Le bilieux : il est dynamique, pleine d’énergie vivant pour l’action, se caractérise par
une grande puissance du travail.
c. Le nerveux : il a une sensibilité à fleur de peau, il est vulnérable et susceptible.
d. Le lymphatique ou flegmatique : celui-ci est tranquille et indifférencié, n’est pas
porté à l’action.
C. Typologie de KRETSCHMER

Il est médecin et psychiatre allemand.

Il a essayé d’établir des relations entre la constitution physique et psychique. Il distingué 3


types et 2 types psychiques. Les types distingués sont : le leptosome, l’athlétique et le
pycnique.

1. Le leptosome : il est long et mince. Il est schizothyme. Il a la maitrise de soi, des


réactions plus lentes, il n’aime pas le changement, il est prédisposé à l’épilepsie.
2. L’athlétique : il est fort et castaud, type intermédiaire, de caractère tranquille, mais peut
parfois exploser.
3. Le pycnique : il gros ; trapu. Il est cyclothyme : c’est un individu à humeur versatile, il a
l’enthousiasme et faiblement excité par les situations nouvelles. Chez lui, les traits
comme la camaraderie, le sens social et la projection sur autrui sont fréquents.
Il est prédisposé à la psychose maniaco-dépressive.
N.B : les termes de schizoïde et cycloïde qualifient le caractère de l’individu légèrement
déviant, le schizothyme et cyclothyme renvoient au caractère normal qui s’y apparente.

Synthèse :

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et Sciences de l’éducation de l’Université Libre des Pays des Grands Lacs.
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 Du point de vue physique :


- Leptosome : le mince
- Athlétique : le fort
- Le pycnique : le gros
 Du point de vue psychique
- La cyclothyme : nature peu compliquée, sociable, esprit ouvert et réaliste.
- Le schizothyme : de nature plus compliquée et plus problématique. Ce sont des
minces et forts.

D. Typologie de SHELDON

Il est médecin et psychologue américain. Il distingue :

a. L’endomorphie ou viscerotonie

Avec prédominence du ventre, de la graisse. Il est caractérisé par une bonne humeur, l’esprit
de sociabilité et l’avidité pour la nourriture. Il est peu intelligent.

b. La mésomorphie ou somatonie

Avec prédominance des muscles et des os, muscles développés. Il est prêt à l’action.

c. L’éctomorphie ou cérébrotinie

Il ya prééminence du cerveau et du système nerveux parfois avec fragilité du corps. Il est


solitaire, introverti, créatif ou intelligent.

E. Typologie de PAVLOV

Ce physiologiste russe distingue quatre types :

a. L’équilibré : adaptation positive aux situations, capable d’apprentissage (sanguin) ;


b. L’excitable : il a acquiert facilement des habitudes actives (colériques)
c. L’inhibe : il acquiert facilement des habitudes provenant de l’inhibition (mélancolique)
d. L’inerte : il est peu capable d’acquérir des habitudes (flegmatique)

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F. Typologie de HEYMANS ET WIERSMA

Sont des psychologues hollandais.

D’après ces auteurs, le caractère est la composante de trois facteurs : l’émotivité, l’activité
et la retentivité (primaire et secondaire).

E ou nA, A ou nA, p ou S

a. L’activité ; est la tendance assidue à agir ou à accomplir les taches, passer à


l’exécution d’un projet.
b. L’émotivité : est l’aptitude à réagir de façon vive devant un événement inattendu.
(émotion – sentiment)
c. La primarité : est du type primaire, l’individu qui vit les effets du présent et oublie le
passé. Il ne sait pas se maitriser mais réagit directement.
d. La secondarité : longtemps après l’événement, le souvenir continue à travail dans le
psychisme d l’individu du type secondaire. Il sait se maitriser, se contenir dans un
premier temps.

En combinant ces trois facteurs, les auteurs précités c'est-à-dire Heymans, Wiersma repris
par Réné LESSENE ont obtenu huit caractères différents :

a. Le colérique : EAP
Vitalité, sexualité exigeante, générosité. Besoin de l’action, entreprenant et
persévérant, sait prendre des initiatives et a le sens pratique. Il aime la foule et la
popularité (politique)
b. Le passionné : EAS

Ambitieux et capable de réalisations, hommes de principes et des réglés, avides de


responsabilités, soucieux de réussite sociale. Une volonté ferme, quand on veut le contrarier il
devient agressif. Il est fidèle au passé, puissance au travail, grande discipline et ponctualité. Il
est conscient de qualité et de sa valeur.

Ex : Napoleon premier et Beethoven, Racine, Corneille, B. Pascal

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c. Le nerveux : EnAP

Emotivité intense et irrégulière. Il est esclave du présent. Il a tendance à la violence et la


susceptibilité, mais se réconcilie rapidement. Il a l’intelligence imaginative et peu méthodique.
Ses émotions ne durent pas, il ne peut travailler que si le désircoïncide avec l’occasion, c'est-
à-dire, par « à coup » violent et susceptible. Il fuit la famille et recherche les amitiésextérieures.
Il est disposé à mentir, méfiant. Il est content de lui et aime que les autres viennent confirmer
sa propre satisfaction. Il s’adapte mal à un travail monotone.

Ex : C. Baudelaine, Musset, Chopin, Stendhal.

d. Le sentimental : EnAS

N’est doté d’une grande sensibilité. Il est profond et rêveur, constant. Il aime la solitude et se
contente de deux ou d’un camarade.

Il n’est pas esclave des ses événements, il essaie de les juger. Il vit rarement le présent. C’est
un homme qui se souvient et pense à l’avenir. Fidèle aux habitudes, il déteste le changement.
On doit se comporter avec lui, avec prudence, irrésolu et privé de sens pratique, timide et
sensible ; il devra être pris avec douceur, compréhension et justice.

e. Le sanguin

Sens pratique, adaptation, esprit clair, sens d’observation, recherche la réussite sociale et y
parvient. Excellent gestionnaire, mais ne tient pas toujours ses promesses. Il est actif et aime
la diplomatie. Il recherche la compagnie des femmes car sa sexualité est exigeante mais il ne
va pas loin que son plaisir.

Sons sens social est faible. Il est opportuniste. Il est susceptible et tolérant. Le gout des
théories philosophiques, des sciences et des mathématiques. Beaucoup de sanguins
possèdent des talents qui font d’eux des critiqueslittéraires ou des publicistes.

Ex : Montesquieu ; Mazarin, Voltaire,

f. Le flegmatique : nEAS

Froid, calme, solitaire, peu bavard, il limite la conversation à l’essentiel. Fidèle au milieu et à
lui-même, meurt rarement, ordonné dans son travail, il l’accomplit avec calme et régularité.

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Capable d’effort, lent mais suur. Il faut le prendre par des idées et les arguments, le tirer de la
solitude.

Ex : H. Bergson, E. KANT

g. L’amorphe : nEnAP

Il est caractérisé par une grande inertie. Il fait ce qui lui imposé et rien de plus. Son esprit ne
se meuble pas. Facilement, il remet au lendemain ce qu’il doit faire aujourd’hui. Il manque de
ponctualité partout.

Ex : La Fontaine, Louis XIV

h. Apathique : nEnAS

Il n’adhère pas à ce qu’il accomplit. Il pourra donner satisfaction dans un travail routinier qui
demande un certain ordre. Son humeur est égale et éprouve un certain goût pour la solitude,
mais sa solitude est pauvre.

Ex : Louis XVI

N/B : Ces types sont des types purs, les hommes s’en rapprochent. Ceux qui sont susceptible
d’être classés avec autant de facilité sont peut être des caractériels (malades mentaux) mais
l’homme normal est capable d’échapper à un type.

Emotivité Activité Retentissement Types


Emotif Actif Primaire Colérique
Emotif Actif Secondaire Passionné
Emotif Non Actif Primaire Nerveux
Emotif Non Actif Secondaire sentimental
Non Emotif Actif Primaire Sanguin
Non Emotif Actif Secondaire Flegmatique
Non Emotif Non Actif Primaire Amorphe
Non Emotif Non Actif Secondaire Apathique

Synthèse

EAP= colérique : Victor HUGO

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EAS = passionné : Napoléon Ier

EnAP = Nerveux : Beau Delaire

EnAS = Sentimental : J.J. ROUSEAU

nEAS = Sanguin: VOLTAIRE

nEAP = Flegmatique : H. Bergson

nEnAP = Amorphe : Louis XIV

nEnAS = apathique : Louis XVI

CONCLUSION PEDAGOGIQUE

Le maitre fera un effort pour connaitre ses élèves afin de s’adapter à chacun et de
mieux les orienter.

Les éducateurs se mettront en tête ceci : la personnalité se façonne peu à peu de


l’enfance, à l’adolescence, compte tenu des événements qui marquent une vie des
expériences que l’on rencontre progressivement.

TABLEAU SYNTHETIQUE DE TYPOLOGIE

N° Auteurs Différents types d’hommes classés


1 KRETCHMER 1. Leptosome : schizothyme
2. Athletique
3. Pychnique
2 SCHELDON 1. Endomorphe
2. Mesomorphe
3. Ectomorphe

3 CORMAN 1. Les dilate


2. Les retracés
4 JUNG 1. Introverti, extraverti, introverti sensitif, extraverti
sensitif, introverti sentimental, extraverti

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sentimental.
5 FREUD Type narcissique, type érotique, type obsessionnel.
6 RIBOT Les actifs, les sensitifs et les apathiques.
7 PAVLOV Equilibré, excitable, inerte et inhibe.
8 HIPPOCRATE Sanguin, bilieux, flegmatique nerveux
9 SPRANGER Théoricien, impérialiste, religieux, social, producteur,
esthète
10 HEYMANS, WIERSMA et Colérique, passionné, nerveux, sentimental, sanguin,
R. LESSENE flegmatique, amorphe, apathique.

Quelques déviations sexuelles de la personnalité

1. La masturbation : c’est la sexualité du solitaire consistant à se procurer la jouissance


sexuelle avec la main ;
2. Le lesbisme : il s’agit de l’homosexualité féminine qui consiste à avoir des relations
sexuelles avec une autre femme ;
3. Le masochisme : le fait de se présenter à soit un partenaire sadique qui le satisfait ;
4. Le sadisme : est la prévention sexuelle caractérisée par le fait d’aimer souffrir autrui ;
5. Le fétichisme : l’intérêt sexuel n’est éveillé que par une partie déterminé du corps ou
par des vêtements. (le fait de voir ou d’imaginer les parties pour être en érection) ;
6. Le voyeurisme : c’est une satisfaction sexuelle par la vue des organes génitaux du
sexe opposé ;
7. L’exhibitionnisme : c’est l’impulsion morbide à montrer ses organes génitaux. Ex : une
femme portant des habits transparents.
8. La zoophilie : sont des rapports sexuels avec les animaux. Ils seraient fréquents chez
les populations rurales surtout les pasteurs.
9. La sodomie : c’est le coït anal.
10. Le cunnilingus ; ce sont des caresses buccales des organes génitaux féminins
externes.
11. La fellation : ce sont des caresses buccales avec le pénis.

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12. La nécrophilie : c’est la sexualité pratiquée chez le cadavre. Cette pratique est
fréquente chez les hommes gardiens des morgues.
13. La pédophilie : relation avec les petits enfants.

BIBLIOGRAPHIE

1. O. STERIETH p (1979) , introduction à la psychologie de l’enfant, Liège, Georges,


Thome
2. A. MATSORO (2012), Cours de Psychologie différentielles, inédit , ULPGL/Goma
3. G. KIMBUANI (2011) ; Cours de Psychologie générale, inédit, ULPGL/Goma
4. C. LUKOBA (2011), Cours de Méthode de Test, Inédit, ULPGL, Goma
5. P. TSHIBANDA (1989), Psychologie, Kinshasa, Ed. St Paul
6. Gratien G. (1974), psychologie moderne, la caractérologie, Pairs, CEPL
7. G. KIMBUANI (2012), Cours de Construction de Test, inédit, ULPGL, Goma
8. N. SILLAMY (2010), Dictionnaire de Psychologie, Paris, LA ROUSSE
9. B. HANAMALI (2017), Notes de Cours de Psychologie appliquée, Inédit, Goma.
10. IBEKI L ( ) , Guide des Psychologue éducateur
11. K. KATSUVA, Manuel de Psychologie, programme 3 ème , 4ème, 5ème et 6ème
pédagogie.

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