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Thèmes abordés

  • évaluation des risques,
  • protection des travailleurs,
  • énergie cinétique,
  • électrodes,
  • suivi médical,
  • environnement,
  • accès réglementé,
  • radioprotection,
  • équipements électriques,
  • matériaux sensibles
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  • radioprotection,
  • équipements électriques,
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15.

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FICHE E
U
PRATIQ
DE
EC UR ITE 30, rue Olivier Noyer
75680 PARIS CEDEX 14
S Tél. 01 40 44 30 00

ED 72
LES ACCÉLÉRATEURS INDUSTRIELS
ET MÉDICAUX DE PARTICULES DE 1 à 10 MeV
I - DESCRIPTION - LIMITES D'EXPOSITION
G. Hée, INRS - DA/RPM avec la collaboration de D. Dugrillon, service Prévention CRAM du Centre

1 PRINCIPES GÉNÉRAUX
Un accélérateur de particules est un générateur élec-
trique de rayonnements ionisants au sens du décret mo-
difié n° 86-1103 du 2 octobre 1986 relatif à la protection
des travailleurs contre les dangers des rayonnements io-
nisants.

C'est un appareil ou une machine qui communique


une énergie cinétique à des particules chargées électri-
quement grâce à un dispositif d'accélération spécifique
qui les transfert du vide vers un autre milieu. C'est la mise
en œuvre du système d'accélération avec transfert de par-
ticules vers l'extérieur de l'appareil qui permet de diffé-
rencier l'accélérateur de particules des générateurs élec-
triques de rayons X.

Ce document concerne les accélérateurs d'électrons


de 1 à 10 MeV. Son contenu peut cependant être extra-
polé aux installations comprenant des appareils d'éner-
gie au moins égale à 500 keV et d'une puissance supé-
rieure à 5 kW. Il ne décrit que les installations génératrices
d'électrons utilisés sous forme de rayonnements β et X.
Son objectif est de donner des règles de radioprotection
en abordant d'autres risques tels les dangers dus à la pré-
sence de l'électricité.

Un accélérateur comporte une source de production


de particules chargées, un tube d'accélération qui leur Figure 1 - Dynamitron
communique de l'énergie cinétique et un système de ba-
layage ou scanner destiné à guider les particules pour les
projeter sur une cible. En pratique, le faisceau de parti-
cules accélérées est utilisé principalement pour des expé- Note : Les auteurs remercient le Dr. G. ABADIA de l'INRS,
riences de physique, des traitements médicaux en radio- G. BETTEMBOURG, inspecteur du Travail DRTE Lorraine,
thérapie, des contrôles non destructifs en radiographie J.C. ZERBIB, ingénieur CEA/UGSP et les experts du groupe
industrielle, des traitements de matériaux plastiques, des M 60-1 du BNEN présidé par J. CHATELET pour l'aide ap-
stérilisations de matériels à usage médical et des traite- portée à la rédaction de ce document.
ments divers de produits consommables (fruits, légumes,
viandes, etc.).

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L'action du scanner sur le faisceau étroit d'électrons assure


l'irradiation à des profondeurs plus ou moins importantes d'un
objet fixe ou mobile. En sortie d'accélérateur, une fenêtre consti-
tuée d'une feuille de titane permet le passage des électrons vers
l'extérieur et la cible sans affecter la qualité du vide des dispo-
2 FONCTIONNEMENT

sitifs de génération, d'accélération et de balayage.


2.1 ■ Les accélérateurs électrostatiques

On distingue trois catégories d'accélérateurs : Le principe du dynamitron (Figure 1) consiste à appliquer


aux particules une tension constante obtenue par un système
- les accélérateurs circulaires, multiplicateur de potentiels. Dès 1930, Greinacher a développé
- les accélérateurs électrostatiques, un système où la production d'électrons est assurée par une
- les accélérateurs linéaires. triode T qui oscille à une fréquence de l'ordre de 200 kHz. Sous
l'influence d'électrodes placées en face des condensateurs C,
ceux-ci se chargent, le potentiel étant maintenu par des diodes
D disposées entre les condensateurs successifs. Cette cascade
Les accélérateurs circulaires, mettant en œuvre des éner-
de condensateurs protégés par les diodes produit une tension
gies considérables (supérieures à plusieurs dizaines de MeV),
finale égale à la somme des tensions de redressement. Cette
sont généralement classés en INB, “installations nucléaires de
technologie a été exploitée industriellement grâce au dévelop-
base”. Ils sont réservés à la recherche scientifique et leur construc-
pement des semiconducteurs de puissance. Il en a résulté des
tion résulte souvent d'une coopération internationale. Ce type
appareils des types Cockcroft et Walton.
de matériel constitue le noyau de grands centres de recherches
autour duquel s'affairent un certain nombre d'équipes spécia-
lisées. Les cyclotrons et les synchrocyclotrons sont exclus de
l'objet de ce document. Dans un accélérateur de type Van de Graaff (Figure 2), des
charges électriques sont déposées, par influence ou effet de
pointe, sur une courroie isolante qui les amène jusqu'à une élec-
trode haute tension, le tube d'accélération se situant entre cette
électrode et la masse. Pour éviter les possibilités de claquage
dues à des tensions de l'ordre du million de volts, l'ensemble est
disposé dans un diélectrique gazeux sous pression. Dans la
configuration en tandem, les ions négatifs sont accélérés de la
masse vers l'électrode haute tension où des électrons leur sont
arrachés. Ils sont alors transformés en ions positifs pour être à
nouveau accélérés de l'électrode vers la masse.

2.2 ■ Les accélérateurs linéaires


Les particules sont accélérées en ligne droite sous l'effet
d'un champ électrique alternatif. Plusieurs variantes ont été dé-
veloppées (Figures 3 et 4).

La première consiste à maintenir un champ électrique al-


ternatif entre des cavités cylindriques, appelées tubes de glis-
sement. Leur longueur est calculée pour qu'il y ait synchronisa-
tion entre la phase du champ et la progression des particules.
Celles-ci reçoivent une impulsion chaque fois qu'elles passent
en paquet d'un tube à l'autre.

Pour la deuxième, l'émission d'une onde électromagnétique


progressive qui se propage entraîne les particules par vagues.
L'emploi de cavités supra-conductrices permet de produire des
champs magnétiques plus intenses avec des longueurs de tubes
et une puissance requise moindres. Un autre développement
consiste à accélérer des électrons qui entraînent avec eux, grâce
Figure 2 - Accélérateur «Van de Graaff»
aux forces de Coulomb, des ions lourds qui atteignent des vi-
tesses, donc des énergies cinétiques, considérables.

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La puissance électrique est le produit de la tension d'accélé-

3 APPLICATIONS
- Radiologie et techniques connexes (radiothérapie, radio-
ration par l'intensité du faisceau.

graphie industrielle...)
- Ionisation agro-alimentaire (assainissement, conservation)
- Ionisation des produits médicaux et pharmaceutiques (sté-
rilisation)
- Chimie sous rayonnement (polymérisation, vulcanisation,
produits thermo-soudables ou thermo-retractables...)
- Traitements physiques, implantation ionique
- Production de radioisotopes
- Diagraphie en forage (pétrole, gaz naturel, géothermie, re-
cherche minière...)
- Traitement de boues, déchets et effluents divers
- Traitement et durcissement de composants électroniques
et d'équipements électriques.

Figure 4 - Accélérateur en fonctionnement

Figure 3 - Accélérateur à tubes de glissement

5 UNITÉS D'EXPOSITION

4 GRANDEURS PHYSIQUES
Un accélérateur, se trouvant à la frontière des théories des
Valables pour l'ensemble des rayonnements ionisants, elles
se définissent par :
5.1 ■ La dose absorbée et le débit de dose
La dose absorbée D est l'énergie transmise à l'unité de masse
rayonnements électromagnétiques et des émissions corpus-
culaires, est caractérisé par l'énergie des particules du faisceau de la matière irradiée. Le débit de dose d est l'énergie absorbée
donnée en keV ou en MeV (kilo ou mégaélectronvolt). par unités de masse et de temps (généralement en h ou s).

1 eV = 1,6.10-19 joules (J) D s’exprime en grays (Gy)

pour
L'énergie du rayonnement dépend directement de la ten-
sion d'accélération. La dose absorbée par la matière est fonc-
tion de l’énergie et de l'intensité du faisceau. D = 1 gray ➞ D = 1 joule par kilogramme

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5.2 ■ L'équivalent de dose et son débit

L'équivalent de dose H est le produit de la dose absorbée LIMITE D'EXPOSITION EXTERNE


par un facteur Q qui tient compte de l'impact de chaque type de
rayonnement (α, β, γ, X et n) dans la matière. Le débit d'équiva-
lent de dose h est l'équivalent de dose par unité de temps (en h
ou en s).

La limite du débit d'équivalent de dose qui peut être reçue


H s’exprime en sieverts (Sv) par l'organisme pour 12 mois consécutifs est actuellement de
50 mSv. Les limites sont moins sévères en cas d'exposition par-
pour H = 1 Sv ➞ H = 1 Gy . Q tielle, des mains et des avant-bras, par exemple.

Q = 1 (β, γ et X) ; Q = 20 (α) ; Q = 2 à 11 (n)

Note : La directive 96/29/Euratom du Conseil a été adoptée le 13 mai 1996. Elle fixe "les normes de base relatives à la protection
sanitaire de la population et des travailleurs contre les dangers des rayonnements ionisants" et est publiée au Journal officiel des
Communautés européennes, N° L.159 du 29 juin 1996 - pp. 1-114.

Figure 5 - Accélérateur industriel


Rhodotron (source) : Société NACRE, 78000 - Conflans-Sainte-Honorine.

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LES ACCÉLÉRATEURS INDUSTRIELS
ET MÉDICAUX DE PARTICULES DE 1 à 10 MeV
II - INSTALLATION - PRÉVENTION
G. Hée, INRS - DA/RPM avec la collaboration de D. Dugrillon, service Prévention CRAM du Centre

7 NORMALISATION FRANÇAISE
Il existe un fascicule de documentation édité par
l’AFNOR (Tour Europe - 92049 - Paris-La Défense Cedex)
sous l’indice C 74-209 concernant les accélérateurs mé-
dicaux d’électrons de 1 à 50 MeV.

Le groupe de travail M 60/1 du Bureau de Normalisation


de l’Equipement Nucléaire (BNEN) élabore un projet de
norme française relative à l’installation d’accélérateurs in-
dustriels.

Sous réserve d’une adoption définitive et de son ho-


mologation, cette proposition «Accélérateurs industriels
- Installations» sera classée sous l’indice :

M 62-105

8 INSTALLATION

8.1 ■ Affectation des locaux


Figure 6 - Accélérateur médical

8.2 ■ Réalisation des locaux


8.1.1 - Zone de rayonnement
Toutes les parois et la géométrie du local d’irradiation sont
Elle renferme, en tout ou partie, l’accélérateur et le calculées, conçues et réalisées de manière à respecter
système de défilement des produits ou matériaux à trai- les règles en vigueur en ce qui concerne la protection des
ter. L’accès dans cette zone est interdit pendant l’irradia- travailleurs contre les dangers des rayonnements ioni-
tion. sants. En particulier, ce local est muni de plusieurs dis-
positifs de sécurité raccordés dans une “ chaîne de sé-
8.1.2- Zone hors rayonnement curité ”. La rupture d’un “ maillon de la chaîne ”, (ouverture
intempestive de porte, par exemple) arrête l’accélérateur.
Elle comprend généralement :
- les dispositifs de commande , Les sas, les orifices techniques et toute autre ouver-
- la partie hors rayonnement du système de ture doivent être conçues de manière à assurer la bonne
défilement du produit à traiter. application des règles de radioprotection.

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En ce qui concerne la radioprotection, les chicanes sont 8.2.2 - Choix des matériaux
considérées comme faisant partie du local d’irradiation.
Les matériaux synthétiques, tels que polymères et élas-
Dans le cas des installations équipées d’accélérateurs, les tomères sensibles à la dégradation oxydante sous rayonnement,
calculs de radioprotection permettent la réalisation des locaux sont à exclure du local d’irradiation à fort débit de dose. Dans
d’irradiation de manière à ce que les équivalents de dose po- tous les cas, la limite d’acceptabilité est définie en tenant compte
tentiellement subits par le personnel reste inférieurs aux limites des débits de dose, des durées d’exposition et des durées de
réglementaires. vie prévisibles des équipements.

A l’arrêt, le local d’irradiation est à considérer comme une


zone contrôlée dont l’accès est réglementé. Il doit être claire-
Les pièces en plastique sont à remplacer de préférence par
ment signalé et délimité par l’affichage conventionnel ou nor-
malisé (Figure 7). du métal, de la céramique ou du verre. Les tuyauteries sont mé-
talliques et les câbles électriques sont isolés à la fibre de verre
siliconé, par exemple.

Pour les métaux, il est utilisé de préférence des alliages in-


oxydables ou rendu peu oxydables par un revêtement de sur-
face. Indépendamment de la cible, les matériaux activables sont
à éviter.

8.2.3 - Implantation des équipements


Dans le local d’irradiation, les luminaires, les équipements
électriques de mesures et de contrôles sont placés au plus loin
de la source de rayonnement. Dans certains cas, les équipe-
ments sont protégés par blindages pour être étanches à l’ozone.
Les lubrifiants des pièces mécaniques en mouvement doivent
Figure 7 - Exemple d’affiche
avoir une bonne tenue à l’effet combiné rayonnement-ozone.
D’une façon générale, l’approche globale de la prévention doit
être assurée selon les dispositions de l’article L.230-2 du Code
du travail (loi du 31 décembre 1991 : risques électriques, chi-
En fonctionnement, le local d’irradiation et une zone interdite miques, maintenance, etc).
(prévoir l’affichage “ZONE INTERDITE” avec trèfle rouge).

8.2.1 - Environnement des locaux 8.3 ■ Sécurité d’accès - signalisations


Les locaux doivent être réalisés selon les spécifications tech-
niques du constructeur des accélérateurs qui doivent tenir compte Sept règles d’or sont à retenir :
des règles de sécurité applicables.
Le local d’irradiation est une zone contrôlée dont l’accès
est réglementé. L’accès est strictement interdit quand l’accélé-
rateur est sous haute tension, donc susceptible de délivrer un
Si le type de traitement effectué ou la nature du produit traité rayonnement. Tous les accès doivent comporter des obstacles
ne permet pas de respecter les spécifications du constructeur,
et être réalisés pour qu’ils ne puissent pas être franchis par in-
le local d’irradiation peut être constitué de deux locaux :
advertance. Ces accès sont matérialisés par une triple signali-
- un local de traitement dans lequel est émis le rayon- sation lumineuse :
nement et où est installé le système d’approvision-
nement des produits ; - un signal fixe de couleur verte qui doit être automa-
tiquement commandé lors de l’alimentation basse
- un local équipement où est implanté l’accélérateur. tension du circuit de sécurité de l’accélérateur,

- un signal orange qui est mis en service au début de


la procédure de vérification préalable avant la ferme-
Le local d’irradiation (local traitement et accélérateur) est
ventilé de manière à extraire l’ozone formé par ionisation de ture du circuit haute tension,
l’oxygène de l’air. La concentration de l’ozone sera ainsi limitée
- un signal clignotant de couleur rouge qui doit fonc-
à 0,1 ppm dans le local et 1 ppm en cheminée d’évacuation des
effluents. Les liaisons équipotentielles avec mise à la terre doi- tionner dès que l’accélérateur est alimenté en haute
vent être efficaces pour éviter tout choc électrique dû à l’élec- tension et pendant toute la durée de l’émission du
tricité statique. faisceau de rayonnement.

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Pour éviter, à l’arrêt de l’accélérateur, le danger lié à la de rondiers temporisés disposés judicieusement dans le local
présence de “courant sombre”, les alimentations de la source d’irradiation. Ces contacts doivent être enclenchés dans un temps
de particules et de la haute tention doivent être coupées (cf.: déterminé avant fermeture de la porte d’accès pour autoriser la
A.M. du 10/10/77). mise sous haute tension de l’accélérateur.

Pour être efficace, une signalisation optique (Figure 8) Le verrouillage des portes d’accès doit déclencher un
doit être bien visible, attirer l’attention et présenter un fonction- signal sonore indiquant la mise sous haute tension de l’accélé-
nement sûr (plusieurs lampes). rateur. Le local d’irradiation ainsi que ses accès doivent être
équipés de dispositifs d’urgence, type coup de poing, qui met-
tent hors circuit tous les circuits électriques de l’accélérateur et
de ses annexes.

Dans le cas particulier de fonctionnement de l’accélé-


rateur en mode rayons X de freinage, la cible de conversion peut
être activée. Dans ce cas, la cible est à considérer comme source
radioactive. Il est alors nécessaire de définir une zone d’accès
réglementée contrôlée ou surveillée au parage de la cible et un
document affiché placé à proximité de cette zone indiquera la
Figure 8 - Signalisation de danger période d’activation de la cible.

Toutes les portes d’accès au local d’irradiation doivent


être équipées de dispositifs électriques à sécurité positive (mi-
crorupteurs à sécurité positive, par exemple) qui, à l’ouverture
d’une de ces portes, coupent automatiquement l’alimentation
9 SUIVI MÉDICAL
Le personnel de catégorie A doit tous les six mois faire l’ob-
haute tension. Lorsque cette dernière est coupée, seule la per- jet d’un examen médical dont la teneur est déterminée par le
sonne compétente en radioprotection peut autoriser l’accès médecin du travail. Une carte de suivi médical signée par le mé-
dans le respect de procédures prévues à l’avance. decin du travail est à la disposition de chaque salarié.

Sécurité des interventions (accès locaux et pupitre)

L’ouverture des portes d’accès au local d’irradiation Le dossier médical spécial doit comporter :
n’est possible qu’au moyen de clefs prisonnières au pupitre de
- la fiche des conditions de travail établie par la per
commande de l’accélérateur en fonctionnement haute tension. sonne compétente ;
L’enlèvement de l’une de ces clefs coupe automatiquement la - le résultat des examens cliniques et de toutes ana-
haute tension. Tant que l’une des portes d’accès est ouverte, la lyses complémentaires (formule sanguine...) ;
clef reste prisonnière dans la serrure. De plus, l’ouverture d’une - les résultats dosimétriques reportés sur une fiche d’ex-
porte d’accès doit faire tomber automatiquement les contacts position.

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10 DISPOSITIONS ADMINISTRATIVES 11 BIBLIOGRAPHIE


Il y a lieu de procéder à la déclaration de détention d’un géné- 11.1 ■ Rappels réglementaires
rateur électrique de rayonnements ionisants auprès de l’ins- (Extraits de la publication du JO n° 1420)
pecteur du travail, une copie étant transmise au service Prévention
- Décret n° 66-450 du 20 juin 1966 modifié par le décret n° 88-521 du 18 avril
de l’organisme de sécurité sociale compétent (CRAM, CGSS,
1988 : Principes généraux de protection contre les rayonnements ionisants.(Cf.
MSA).
Cahiers de notes documentaires, 1988, 132, pp. 519-523)).

- Décret n° 86-1103 du 2 octobre 1986 modifié par les décrets n°88-662 du


L’inspecteur du travail transmet à l’office central de protec- 20 mai 1988 et n° 91-963 du 19 septembre 1991 : Protection des travailleurs
contre les dangers des rayonnements ionisants.
tion contre les rayonnements ionisants les déclarations et infor-
mations dont il est détenteur. - Arrêté du 19 avril 1968 modifié par l’arrêté du 30 septembre 1987 confirmant
les conditions d’utilisation des dosimètres individuels destinés au contrôle
des équivalents de dose reçus par les travailleurs directement affectés à des
travaux sous rayonnements et exposés au risque d’irradiation externe.

- Arrêté du 10 octobre 1977 fixant des mesures particulières de sécurité pour


Opri certaines installations nucléaires de base pris en application du décret n° 75-
308 du 28 avril 1975 (Protection des travailleurs en installations nucléaires
de base).
(Office de protection - Arrêté du 25 novembre 1987 relatif à la formation des personnes compé-
contre les rayonnements ionisants) tentes.

BP 35, 78110 - Le Vésinet - Arrêté du 1er juin 1990 définissant les méthodes de contrôle prévues par le
décret du 2 octobre 1986.

- Arrêté du 1er octobre 1990 fixant les conditions et les modalités d’agréments
des organismes habilités à procéder aux contrôles pour la protection des tra-
vailleurs contre les dangers des rayonnements ionisants ainsi que les mo-
En cas de transformation susceptible d’augmenter les risques
dalités de l’autorisation prévue à l’article 29 du décret du 2 octobre 1986.
d’exposition aux rayonnements ionisants du fait de transforma-
tions d’appareils ou installations émettrices ou d’installations - Arrêté du 2 octobre 1990 fixant la périodicité des contrôles des sources
constituant les dispositifs de protection, l’employeur doit re- scellées, des installations des appareils générateurs électriques de rayon-
nouveler la procédure de déclaration. nement ionisants et de leurs dispositifs de protection.

- Arrêté du 31 juillet 1991 fixant les modalités et le contenu de la carte de suivi


médical.
La manipulation et l’utilisation d’accélérateurs de particules - Arrêté du 28 août 1991 approuvant les recommandations faites aux méde-
sont effectuées sous la surveillance d’une personne compétente. cins du travail assurant la surveillance médicale des travailleurs exposés aux
Celle-ci, nommée par l’employeur, doit avoir suivi une formation rayonnements ionisants.
agréée en radioprotection.
- Décret n° 92-158 du 20 février 1992 complétant le Code du travail (deuxième
partie : Décrets en Conseil d’Etat) et fixant les prescriptions particulières d’hy-
giène et de sécurité applicables aux travaux effectués dans un établissement
Un document, mis constamment à jour et tenu à la disposi- par une entreprise extérieure.
tion de l’inspecteur du travail et des membres du CHSCT ou, à - Arrêté du 19 mars 1993 fixant la liste des travaux dangereux pour lesquels il
défaut, des délégués du personnel, indique pour chaque accélé- est établi un plan de prévention.
rateur :
- Arrêté du 4 novembre 1993 relatif aux signaux de sécurité et de santé au tra-
1- Les caractéristiques du générateur de rayonnements vail.
ionisants ;

2- Toutes les modifications apportées aux matériel émet-


teur et dispositifs de protection ; 11.2 ■ Documents CRAM et INRS (disponibles aux
services Prévention des CRAM et à l’INRS)
3- La nature et la durée moyenne mensuelle des travaux - DUGRILLON D. - Contrôles non destructifs par rayonnements ionisants (dé-
exécutés ; cembre 1990), CRAM du Centre.
- Plaquette informative «Radiations ionisantes, un risque invisible», 1987, CRAM
4- Un exemplaire des consignes d’utilisation, d’interven-
du Centre.
tion et de restriction d’accès ;
- DUGRILLON D. - Éléments de radioprotection - Notions de physique atomique
5- Une copie des fiches des conditions de travail établies (février 1996), CRAM du Centre.
par la personne compétente ; - Aide-mémoire de radioprotection. Paris, INRS, 1989, ED 483, 128 p. (mise à
jour septembre 1992).
6- La date des examens de contrôle réglementaires et les - Principes élémentaires de radioprotection. Paris, INRS, 1988, ED 658, 32 p.
comptes rendus correspondants ; - Signalisation de santé et de sécurité au travail. Réglementation. Paris, INRS,
1994, ED 777, 80 p.
7- La désignation des travaux de réglage et de mainte-
- Électricité statique. Paris, INRS, 1993, ED 507, 84 p.
nance assortie des noms des personnes intervenantes.

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