0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
23 vues9 pages

État de la presse écrite en 2022

Transféré par

Ngoma Junior
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
23 vues9 pages

État de la presse écrite en 2022

Transféré par

Ngoma Junior
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Presse écrite

Le droit à l’information : une liberté constitutionnelle garantie par l’État


Inscrite dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, la libre commu-
nication des pensées et des opinions est un droit de portée constitutionnelle. Depuis la loi du
29 juillet 1881, la presse bénéficie d’un statut spécifique qui reconnaît son rôle éminent pour la
vitalité démocratique du pays. Les entreprises de médias sont soumises à des règles particulières
et à une régulation dont le principe est inscrit dans la loi 86-1067 du 30 septembre 1986 relative
à la liberté de communication. Enfin, la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias sont
inscrits dans l’article 11 de la loi constitutionnelle no 2008-724 du 23 juillet 2008.
Destinée à préserver le pluralisme et à reconstituer les réseaux de presse au sortir de la
Seconde Guerre mondiale, la loi du 2 avril 1947 dite « loi Bichet » institue la liberté de la diffu-
sion de la presse et garantit l’impartialité de sa distribution. Le dispositif législatif a été revu à
l’automne 2019 pour tenir compte de la baisse de diffusion de la presse papier et moderniser le
système de distribution, avec l’adoption, le 18 octobre 2019, de la loi no 2019-0244. Les kiosques
numériques ont notamment été intégrés au dispositif prévu par la loi.
En crise structurelle depuis plusieurs années, la presse écrite, en particulier d’information
générale et politique, bénéficie d’un soutien fort de l’État grâce à un dispositif d’aides directes
au secteur. Enfin, l’Agence France-Presse, opérateur de l’État, a pour mission de fournir à tout
instant une information exacte, impartiale, vérifiée et digne de confiance sur l’actualité du
monde entier.

Une population de journalistes en baisse


D’après l’enquête Emploi de l’Insee, 55 000 personnes déclarent être journalistes ou rédac-
teurs en chef à titre de profession principale en 2019 (code pcs 352A, voir fiche « Emploi cultu-
rel »). La profession est presque paritaire : sur les 55 000 journalistes et rédacteurs en chef, 49 %
sont des femmes.
La carte de presse est l’un des attributs du statut du journaliste professionnel défini par la
loi du 29 mars 1935 qui a posé deux principes complémentaires garantissant l’exercice de la
profession : les clauses de conscience et de cession qui permettent au journaliste de quitter de
sa propre initiative une entreprise de presse, tout en bénéficiant de ses indemnités de licencie-
ment (article L.7112-5 3o du Code du travail). La carte de presse est délivrée par une commission
professionnelle sous condition de diplôme et de ressources dans le secteur (rémunérations
issues de publications dans des titres de presse). En 2019, on comptait près de 19 700 jour-
nalistes de la presse écrite titulaires de la carte de presse. Les journalistes de la presse écrite
restent majoritaires parmi l’ensemble des journalistes titulaires de la carte de presse (57 %).
Leur nombre a cependant reculé de 15 % en dix ans (graphique 1). La presse spécialisée est la
première concernée et affiche une baisse de 39 % du nombre de titulaires entre 2009 et 2019 ;
la presse magazine a également perdu plus d’un tiers de ses effectifs de journalistes (– 35 %).
C’est en particulier parmi les jeunes journalistes de 26 à 35 ans que le recul est le plus important :
le nombre de premières demandes a reculé de 26 % en dix ans.

274 Chiffres clés, statistiques de la culture – 2022


Presse écrite

Des conditions d’emploi qui se précarisent


Les titulaires de cartes de presse sont à 51 % des hommes et 49 % des femmes. Les femmes
sont plus nombreuses que les hommes à effectuer une première demande de carte de presse,
mais les hommes plus nombreux à renouveler celle-ci. En 2019, la profession de journaliste de
la presse écrite s’exerce majoritairement en contrat à durée indéterminée, pour les trois quarts
des titulaires de la carte de presse (76 %), tandis qu’un journaliste sur cinq (20 %) est pigiste.
La profession se précarise : en dix ans, le nombre de journalistes de la presse écrite titulaires
de la carte de presse et employés en contrat à durée indéterminée a reculé de 12 % tandis que
celui des pigistes a augmenté (+ 11 %). Comme dans bien d’autres secteurs culturels, les femmes
subissent plus que les hommes des conditions d’emploi précaires : elles sont majoritaires parmi
les pigistes (56 %) et minoritaires parmi les titulaires d’un contrat à durée indéterminée (47 %).

Offre de presse écrite : tirage et audience de la presse


Le nombre de titres de quotidiens d’information générale et politique nationaux et locaux
est passé de 203 titres en 1946 à 70 titres en 2021, avec la disparition notamment d’une centaine
de titres régionaux. Au cours de la dernière décennie, le nombre de titres de presse quotidienne
nationale d’information générale est stable, celui des quotidiens d’information locale est passé
de 56 à 51 et le nombre de titres gratuits de 15 à 10. Au cours de la même période, le tirage total
moyen est passé sur la période de 1,7 million à 639 milliers pour la presse nationale (– 63 %),
de 5,6 à 3,6 millions pour la presse régionale (– 36 %), tandis que le tirage des gratuits, lui aussi,
recule continûment (– 56 %) (graphiques 2 et 3). Dans le même temps, la diffusion numérique,
mesurée depuis 2011, est passée de 38 000 à 1,6 million de fichiers pdf pour l’ensemble des
quotidiens nationaux et locaux.
En 2019, on compte 3 700 titres de presse, dont 9 titres de presse nationale (Le Monde,
Le Figaro, Libération, L’Humanité, La Croix…), 62 titres de presse quotidienne régionale et dépar-
tementale, 127 titres de presse nationale d’information générale, 349 titres de presse locale
d’information générale. En 2021, les lectures de la presse en version numérique représentent
plus de deux tiers des lectures des marques de presse (72 %), le mobile étant utilisé à hauteur
de 48 %1. Les 66 titres de la presse régionale réunissent 43 millions de lecteurs, devant Le Figaro
(26 millions) et les autres titres de presse.

Presse écrite : un secteur en crise structurelle et conjoncturelle


En 2019, le secteur de la presse rassemble près de 4 200 entreprises d’édition de journaux
(code naf 58.13Z) (17 %), de revues et périodiques (58.14Z) (59 %), et d’agences de presse
(63.91Z) (24 %), ainsi que 6 900 entreprises spécialisées dans le commerce de détail de journaux
et papeterie (47.62Z) (voir fiche « Entreprises culturelles »), pour un effectif salarié de près de
49 800 équivalents temps plein. Le chiffre d’affaires de l’ensemble de ces entreprises s’élève à
11,3 milliards d’euros.
Au cours de la dernière décennie, la valeur ajoutée de la presse écrite a reculé de 29 %,
passant de 6,2 milliards d’euros en 2010 à 4,4 milliards en 2020 (euros constants) (graphique 4).
Alors que la branche de la presse écrite était la deuxième branche culturelle en 2000, son poids
dans l’ensemble des branches culturelles est passé de 18 % à 14 % en 2020.
Ce recul s’explique en partie par la diminution des recettes publicitaires. La désaffection
des lecteurs pour le support papier depuis une dizaine d’années a contribué à la désertion
des annonceurs qui se sont reportés sur Internet, majoritairement au bénéfice du trio Google,
Facebook et Amazon (Gafam). Avec un chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros en 2021, les
recettes publicitaires de la presse écrite ont reculé de 53 % en euros constants en une décen-
nie, tandis que les dépenses de consommation des ménages pour la presse sont passées de

1. Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (acpm), OneNext 2021 V4.

Chiffres clés, statistiques de la culture – 2022 275


Presse écrite

8,8 milliards d’euros en 2010 à 5,3 milliards dix ans plus tard (graphique 5). Pour compenser la
baisse du lectorat, l’article 78 de la loi de finances du 30 décembre 2021 pour 2022 a introduit
un crédit d’impôt pour le premier abonnement à un journal, à une publication périodique ou
à un service de presse en ligne d’information politique et générale, égal à 30 % des dépenses
supportées par le foyer fiscal.
La loi no 2019-775 du 24 juillet 2019 tendant à créer un droit voisin au profit des agences
de presse et des éditeurs de presse en transposant en droit français la directive européenne
(UE) 2019/790 a pour but de rééquilibrer le rapport de force financier entre les Gafam et les
éditeurs de presse en imposant aux plateformes de verser un droit voisin aux titres de presse
qu’elles référencent. En 2021, on estime que le trio Google, Facebook et Amazon capte 67 % des
parts du marché de la publicité numérique, en progression de 24 % en une année.

L’abonnement numérique : un enjeu pour les éditeurs de presse


L’enjeu pour les titres de presse est donc de fidéliser les lecteurs par l’abonnement : retenir
les abonnés du support papier d’une part, et favoriser l’abonnement numérique d’autre part.
Après le leurre de la gratuité des contenus en ligne qui a contribué à la fragilisation du secteur
au cours des années 2000, les titres de presse cherchent désormais à monétiser les contenus :
offres premium ou haut de gamme, paywall ou péage de lecture numérique… Les médias de
la presse écrite française multiplient les offres numériques payantes, qui représentent désor-
mais leur principal levier de croissance. En 2021, le quotidien d’information générale Le Monde
compte ainsi 418 400 abonnés en version numérique générant 48 millions de chiffre d’affaires.
Les abonnements numériques et papier sont devenus, pour la première fois, la principale source
de revenus du quotidien : ils représentent 46 % des revenus du quotidien, la publicité, 25 %, et
la vente au numéro, 19 %.
Plusieurs titres de presse nativement numériques nés au cours de la dernière décennie ont
assis leur modèle en imposant l’abonnement et en refusant la publicité : c’est le cas des sites
Mediapart et Les Jours. En 2021, le site de Mediapart comptait 2 180 000 abonnés, 118 salariés et
175 pigistes, et déclarait un résultat net de 4 millions d’euros après impôt et participation aux
salariés. Créé en 2016 par d’anciens journalistes de Libération, Les Jours, financé par les abonnés,
l’apport d’investisseurs privés et du financement participatif, comptait 11 000 abonnés en 2019,
avec un objectif de 15 000 pour atteindre l’équilibre économique.

Diffusion et distribution de la presse : une filière en crise


Le secteur connaît une crise structurelle depuis plusieurs décennies. En 2021, on compte
près de 20 700 points de vente de la presse, soit 200 de moins qu’en 2020 et une baisse de 27 %
depuis 2011. Le réseau traditionnel, composé de tabacs-presse, bars, librairies-papeteries et
alimentations, représente les deux tiers de ces diffuseurs. Leur nombre a reculé de 30 % au
cours de la décennie (graphique 6).
En dix ans, la valeur ajoutée du commerce de détail de la presse a reculé de 17 %, passant
de 570 millions d’euros en 2010 à 470 millions d’euros dix en plus tard (graphique 4).
Conformément à la loi no 47-585 du 2 avril 1947 relative au statut des entreprises de grou-
page et de distribution des journaux et publications périodiques dite loi « Bichet », le réseau de
distribution de la presse ne peut être assuré que par des sociétés coopératives de messageries
de presse soumises aux dispositions de la loi du 2 avril 1947, c’est-à-dire contrôlées majoritaire-
ment par des coopératives d’éditeurs, afin de garantir l’égalité de traitement pour tous les titres
de presse. Acteur historique de la distribution de la presse, Presstalis, une entreprise née après
la Seconde Guerre mondiale qui distribuait 75 % de la presse française, a été placée en redres-
sement judiciaire en mai 2020. Restructurée et rebaptisée France Messagerie en juillet 2020, la
société se partage le marché avec les Nouvelles Messageries de la presse parisienne (nmpp), la
Société auxiliaire pour l’exploitation des messageries parisiennes Transports Presse (TP) et les
Messageries lyonnaises de presse (mlp).

276 Chiffres clés, statistiques de la culture – 2022


Presse écrite

Aides à la presse : un dispositif de soutien à la diffusion, à la modernisation


et au pluralisme
L’État soutient de longue date le secteur de la presse écrite afin de garantir la liberté de la
presse, le pluralisme des opinions et l’information du citoyen. Il s’agit à la fois d’aides directes et
de dépenses fiscales. Au total, ce sont 179,2 millions d’euros qui sont inscrits en loi de finances
initiale pour 2022 (tableau 1). Plus de la moitié du montant de ces aides (101,7 M€) sont desti-
nées à l’aide à la diffusion (aide au transport postal, aide au portage et exonération de charges
patronales), 31 % à l’aide à la modernisation et 16 % au soutien au pluralisme. Le total de ces
aides a augmenté de 53 % en 2022, en raison de l’attribution, en loi de finances 2022, du mon-
tant de l’aide au transport postal au programme 180 « Presse et médias », passé ainsi de 39,4 mil-
lions d’euros en 2021 à 101,7 millions d’euros en 2022, tandis que les aides à la modernisation
et les aides au pluralisme sont globalement restées stables.
En outre, la presse bénéficie d’un taux super-réduit de tva (2,1 % en métropole, 1,05 %
en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion), une dépense fiscale de l’ordre de 161 mil-
lions d’euros en 2022 par rapport à une norme fiscale de référence de 5,5 %. La loi no 2014-237
du 27 février 2014 a étendu ce dispositif aux services de presse en ligne, un dispositif législa-
tif conforté au niveau communautaire par un accord du Conseil de l’Union européenne du
2 octobre 2018 sur le texte révisant la directive tva.
Enfin, dans le cadre d’un accord-cadre, la presse bénéficie de tarifs postaux spécifiques et
bonifiés.

Concentration, indépendance et pluralisme des médias : un enjeu pour le secteur


de la presse écrite
La loi française guidée par des principes de transparence, d’indépendance et de pluralisme
des médias s’est dotée d’un dispositif législatif anti-concentration (loi no 86-897 du 1er août 1986
portant réforme du régime juridique de la presse) qui interdit à tout groupe de dépasser 30 % de
la diffusion totale de la presse quotidienne d’information politique générale et de posséder à la
fois une télévision, une radio et un quotidien de diffusion nationale. Pourtant, comme d’autres
industries culturelles et médiatiques, la presse écrite est caractérisée par une forte concentra-
tion monopolistique : un petit nombre de groupes, dont l’activité principale ne relève pas de la
presse, possèdent une grande partie des médias français. Ainsi, 5 des 9 titres de la presse quoti-
dienne nationale d’information sont possédés, à des degrés relatifs, par des groupes extérieurs
au secteur des médias. Les quotidiens d’information nationale ont été rachetés ces dernières
années par des groupes et personnalités notamment issus de l’aéronautique et de la défense,
de la finance, des télécoms et des nouvelles technologies. Sur les quatorze premiers groupes
français en 2019, six sont adossés à des actionnaires hors médias (ebra, Les Échos-Le Parisien,
cmi, Bolloré, Nice-Matin et Le Monde). En 2021, la vente de Prisma Media au groupe Vivendi a
renforcé le poids de ces acteurs hors médias dans le paysage de la presse écrite, déjà marqué
par les prises de participation de Dassault au sein du Figaro et d’Altice au sein de Libération.
En 2019, les dix plus importants éditeurs de presse concentrent 30 % du chiffre d’affaires,
une part stable en une décennie, qui masque toutefois un renouvellement des acteurs : cinq
conservent une position dominante (Bayard Presse, Prisma Media, Le Parisien, Le Figaro, Ouest-
France et Sud-Ouest) ; cmi Invest France et Reworld Media, nouveaux arrivants, reprennent
respectivement le catalogue des groupes Lagardère (Hachette Filipacchi) et Mondadori, qui
figuraient parmi les 10 premiers éditeurs en 2010. Seuls les groupes Le Monde et ebra font figure
de nouveaux acteurs dominants.
Près de 60 titres de la presse quotidienne régionale appartiennent à une dizaine de groupes
de presse et les groupes ebra (18 %) et Sipa-Ouest-France (15 %) représentent à eux deux près
du tiers de la diffusion de la presse quotidienne.

Chiffres clés, statistiques de la culture – 2022 277


Presse écrite

Une crise de confiance profonde envers les médias,


qui s’atténue pour la presse écrite en 2022
Le 35e baromètre annuel de confiance dans les médias réalisé en janvier 20222 confirme
la crise de confiance des Français envers les différents moyens d’information, notamment la
presse écrite. Un peu plus de six Français sur dix (62 %) affirment suivre l’actualité avec intérêt,
une baisse de 5 points par rapport à 2021. La crédibilité de la presse écrite (« le journal »), en
hausse d’un point, reste assez faible et convainc moins de la moitié de la population (49 %),
au même niveau que la radio. Ces deux médias restent les plus fiables en matière de sérieux
et de crédibilité des informations aux yeux des sondés. Moins d’un quart de la population
(24 %) accorde sa confiance à Internet en matière d’information. Dans un paysage médiatique
saturé d’informations, il importe donc de hiérarchiser et de certifier celles-ci. L’enjeu est parti-
culièrement important pour la jeunesse qui s’informe principalement par les réseaux sociaux :
cela concerne les deux tiers des moins de 35 ans, qui ne sont que 2 % à déclarer s’informer de
l’actualité nationale et internationale par la lecture de la presse écrite.

Pour en savoir plus


• Observatoire de l’e-pub, Bilan FY 2021, 27e édition, 2022 : [Link]
content/uploads/2022/02/27%C2%B0Observatoire-E-Pub-FY-2021_VF030222.pdf
• Observatoire des métiers de la presse : [Link]
• Confiance des Français dans les médias, Baromètre Kantar Public-Onepoint, La Croix, 2022 :
[Link]
public-onepoint-la-croix-de-la-confiance-dans-les-medias/
• Laurent Lafon et David Assouline, Rapport fait au nom de la commission d’enquête afin de
mettre en lumière les processus ayant permis ou pouvant aboutir à une concentration dans
les médias en France et d’évaluer l’impact de cette concentration dans une démocratie, Sénat,
no 593, 29 mars 2022 : [Link]
• Nicolas Pietrzyk, Le Poids économique de la culture en 2020, Paris, Ministère de la Culture,
DEPS, coll. « Culture études », 2022-1, mai 2022

2. Réalisé par Kantar Public-Onepoint pour La Croix.

278 Chiffres clés, statistiques de la culture – 2022


Presse écrite

Graphique 1 – Évolution de la population de journalistes titulaires de la carte de presse


par média, 2009-2019

Unités
25 000
22 500
21 070
20 000 19 690

15 000

10 000
Presse écrite
5 810 Télévision
5 250 6 070
5 000 Radio
3 320 3 360 3 310
3 217 3 290 3 270 Agence de presse
2 660 2 430 2 230
0 Autres
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Source : Données Observatoire des métiers de la presse - Afdas/ccijp, DEPS, Ministère de la Culture, 2022

Graphique 2 – Nombre de titres de quotidiens d’information générale et politique,


1945-2021

Unités
250

200 203

Total avec quotidiens nationaux


150 175 Quotidiens locaux
Quotidiens gratuits
100

70
50 51

10
0
1945
1947
1949
1951
1953
1955
1957
1959
1961
1963
1965
1967
1969
1971
1973
1975
1977
1979
1981
1983
1985
1987
1989
1991
1993
1995
1997
1999
2001
2003
2005
2007
2009
2011
2013
2015
2017
2019
2021

D’après les déclarations d’imprimeurs (arrêté du 9 août 1950).


En juin de chaque année. Le mois de référence en 2020 est septembre.
Somme moyenne d’exemplaires des quotidiens imprimés chaque jour.
Ne comprend que les titres des quotidiens d’information générale et politique (non compris la presse quotidienne sportive ou spécialisée, ainsi que les quotidiens édités
dans les départements ou les collectivités d’outre-mer).
Source : acpm, dgmic/DEPS, Ministère de la Culture, 2022

Chiffres clés, statistiques de la culture – 2022 279


Presse écrite

Graphique 3 – Tirage total moyen journalier des quotidiens d’information générale


et politique, 1945-2021

Milliers d’unités
10 000 Quotidiens nationaux
9 170
9 000 Quotidiens locaux
8 000 Quotidiens gratuits

7 000
6 000 5 960
5 000
4 000
3 000 3 550
2 000 1 260
1 000
0 640
1945
1947
1949
1951
1953
1955
1957
1959
1961
1963
1965
1967
1969
1971
1973
1975
1977
1979
1981
1983
1985
1987
1989
1991
1993
1995
1997
1999
2001
2003
2005
2007
2009
2011
2013
2015
2017
2019
2021
D’après les déclarations d’imprimeurs (arrêté du 9 août 1950).
En juin de chaque année. Le mois de référence en 2020 est septembre.
Somme moyenne d’exemplaires des quotidiens imprimés chaque jour.
Ne comprend que les titres des quotidiens d’information générale et politique (non compris la presse quotidienne sportive ou spécialisée, ainsi que les quotidiens édités
dans les départements ou les collectivités d’outre-mer).

Source : acpm, dgmic/DEPS, Ministère de la Culture, 2022

Graphique 4 – Évolution de la valeur ajoutée de la presse écrite, 2010-2020

Valeur ajoutée en valeur (milliards d'euros constants 2020)


7,0
6,21
6,0
5,50
5,0 5,64
4,44
4,88
4,0
Total 3,97
3,0 Presse hors commerce de détail
Commerce de détail de journaux et papeterie
2,0

1,0 0,57 0,61 0,47


0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Source : Insee, comptes nationaux – base 2014/DEPS, Ministère de la Culture, 2022

280 Chiffres clés, statistiques de la culture – 2022


Presse écrite

Graphique 5 – Indices d’évolution des investissements publicitaires dans la presse écrite


et de la consommation des ménages pour les journaux, 2011-2021

Indice 100 en 2011, milliards d'euros constants 2021


100
90
80
71
70
60 60
63
50 47
40
30
20 Consommation des ménages
10 Investissements publicitaires dans la presse
0
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Recettes publicitaires hors taxes nettes, c’est-à-dire après déduction des remises professionnelles, hors échanges de marchandises, petites annonces de presse incluses.
Non compris : publicité extérieure, annuaires, courrier publicitaire et imprimés sans adresse.

Source : Irep/Observatoire de l’e-pub du sri/DEPS, Ministère de la Culture, 2022

Graphique 6 – Évolution du nombre de points de vente de la presse, 2011-2021

Base 100 en 2011


110

100 99

90 89 91
84
80 82
79
74
73
70 70

63
60
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Enseignes non presse (grandes et moyenne surfaces, enseignes culturelles, supérettes, pétroliers, etc.)
Enseignes presse (magasins Sddfi, kiosques, Relay, etc.)
Total
Réseau traditionnel (librairies-papeteries, tabacs-presse, bars, alimentations, etc.)
Autres
Source : Commission du réseau de la diffusion de la presse/Presstalis, dgmic/DEPS, Ministère de la Culture, 2022

Chiffres clés, statistiques de la culture – 2022 281


Presse écrite

Tableau 1 – Aides directes de l’État à la presse, 2012-2022


En millions d’euros courants

2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022

Total 272,8 396,5 135,1 130,1 128,8 125,9 118,5 113,5 110,9 116,9 179,2
Aides à la diffusion 58,5 57,7 40,9 39,4 39,4 101,7
dont Aide au transport postal
de la presse d’information 107,2 249,4 /// /// /// /// /// /// /// /// 62,3
politique et générale*
Aides au pluralisme 11,5 15,5 16,0 16,0 22,0 22,0
dont Aide aux quotidiens
nationaux d'information
9,2 9,2 8,7 8,7 12,7 13,2 13,2 13,2 13,2
politique et générale et à
faibles ressources publicitaires
Aides à la modernisation 60,1 55,6 56,6 55,5 55,5 55,5
dont Fonds stratégique pour le
38,3 33,5 30,9 30,5 29,7 17,4 16,5 16,5 16,5
développement de la presse
Note : d’après les lois de finances initiales (lfi, crédits de paiement).
* Crédits transférés vers le programme 134 « développement des entreprises et du tourisme ». En lfi 2022, Matignon a arbitré le versement de la dotation sur le programme
180 « Presse et médias ».
Compensation des missions d’intérêt général à l’Agence France Presse (afp) : 113,3 millions en 2022, 113,3 millions en 2021, 113,8 millions en 2020, 113,5 millions d’euros
en 2019, 110,8 en 2018, 119,6 millions d’euros en 2013, 117,5 millions d’euros en 2012, 115,4 millions d’euros en 2011 et 113,4 millions d’euros en 2010, ainsi que la
réserve parlementaire.
Source : Ministère de l’Économie et des Finances/DEPS, Ministère de la Culture, 2022

282 Chiffres clés, statistiques de la culture – 2022

Vous aimerez peut-être aussi