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La Vie 2

La vie d’un pays pauvre

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ESJ Natural/Life/Medical Sciences Peer-reviewed

Persistance des Séquences Pluvieuses et Risques


d’Inondations de 1971 à 2022 en Côte d’Ivoire
Kolotioloma Alama Coulibaly
Kouadio Christophe N’Da
Daouda Sylla
Pauline Agoh Dibi-Anoh
Université Félix Houphouët Boigny, Abidjan, Côte d’Ivoire
Bi Tié Albert Goula
Université Nangui Abrogoua, Abidjan, Côte d’Ivoire

Doi:10.19044/esj.2024.v20n9p53

Submitted: 16 December 2023 Copyright 2024 Author(s)


Accepted: 12 March 2024 Under Creative Commons CC-BY 4.0
Published: 31 March 2024 OPEN ACCESS

Cite As:
Coulibaly K.A., N’Da K.C., Sylla D., Dibi-Anoh P.A. & Goula B.T.A. (2024). Persistance
des Séquences Pluvieuses et Risques d’Inondations de 1971 à 2022 en Côte d’Ivoire.
European Scientific Journal, ESJ, 20 (9), 53. https://doi.org/10.19044/esj.2024.v20n9p53

Résumé
Avec le réchauffement climatique mondial, les inondations sont
devenues plus récurrentes en Afrique de l’Ouest, particulièrement en Côte
d’Ivoire. Ainsi, la présente étude a pour objectif de contribuer à une meilleure
compréhension des risques d’inondations à travers les extrêmes
pluviométriques et leurs répartitions en Côte d’Ivoire. Pour cela, les données
pluviométriques journalières de 1971 à 2022 des 14 stations synoptiques de la
Direction de la Météorologie Nationale de Côte d’Ivoire sont utilisées.
L’approche méthodologique comporte les chaînes de Markov, la loi de
Gumbel et l’analyse fréquentielle des pluies journalières extrêmes. Les
résultats ont montré que pendant les saisons des pluies, il y a plus de chance
qu’il pleuve au Nord et à l’Ouest de la Côte d’Ivoire si la veille est sèche. En
revanche, au Centre, au Sud et sur le littoral, c’est lorsque la veille est
pluvieuse que la probabilité de pluie est élevée. Cette probabilité est plus forte
au Nord-Ouest et sur le littoral qu’au Centre et Sud. Au Nord et à l’Ouest de
la Côte d’Ivoire, la période allant de juillet à septembre enregistre 74,5 à 84,6
% des années à pluie extrême alors que sur le littoral, c’est 61,5 à 76,9 %
durant la première saison pluvieuse d’avril à juin. Au Centre et Sud ivoiriens,
ce sont 21,2 à 58,3 % des années qui ont des pluies extrêmes entre avril et

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novembre. Les pluies journalières normales à très exceptionnelles avec une


durée de retour respectivement inférieure à six ans et supérieure à 100 ans
occasionnent des inondations en Côte d’Ivoire. Ces résultats sont importants
pour la mise à jour des plans stratégiques de prévention et de gestion des
risques d’inondations en Côte d’Ivoire.

Mots-clés: Côte d’Ivoire, probabilité de jour pluvieux, pluie extrême, risques


d’inondations, durée de retour

Persistence of Wet Spells and Flood Risks from 1971 to 2022


in Cote d’Ivoire

Kolotioloma Alama Coulibaly


Kouadio Christophe N’Da
Daouda Sylla
Pauline Agoh Dibi-Anoh
Université Félix Houphouët Boigny, Abidjan, Côte d’Ivoire
Bi Tié Albert Goula
Université Nangui Abrogoua, Abidjan, Côte d’Ivoire

Abstract
With global warming, floods have become more recurrent in West
Africa, particularly in Cote d’Ivoire. Thus, this study aims to contribute to a
better understanding of flood risks through extreme rainfall and their
distributions in Cote d’Ivoire. For this, daily rainfall data from 1971 to 2022
for 14 synoptic stations of the National Meteorological Service of Cote
d’Ivoire are used. The methodological approach includes Markov chains,
Gumbel’s law, and frequency analysis of extreme daily rainfall. Results
showed that during rainy seasons, there is a greater chance of rain in the North
and West of Cote d’Ivoire if the day before is dry. However, in the Centre,
South, and coastal, it is when the day before is rainy that the probability of
rain is high. This probability is higher in the Northwest and on the coast than
in the Centre and South. In the North and West of Cote d’Ivoire, the period
from July to September records 74.5 to 84.6 % of years with extreme rain
while on the coast, it is 61.5 to 76.9 % during the first rainy season from April
to June. In the Centre and South of Cote d’Ivoire, 21.2 to 58.3 % of years have
extreme rainfall between April and November. Normal to very exceptional
daily rainfall with return periods respectively less than six years and more than
100 years cause floods in Cote d’Ivoire. These results are important for

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updating strategic flood risk prevention and management plans in Cote


d’Ivoire.

Keywords: Cote d’Ivoire, probability of rainy day, extreme rainfall, flood


risks, return period

Introduction
Le réchauffement climatique actuel que connait le monde est à
l’origine de l’accroissement de phénomènes météorologiques responsables
des risques hydroclimatiques dont les inondations, les sécheresses, les vents
violents et les vagues de chaleur (GIEC, 2014). Suivant les prédictions, ces
extrêmes climatiques devraient se multiplier et gagner en intensités avec des
conséquences effroyables pour les populations (GIEC, 2014). En effet, les
catastrophes naturelles entrainent la destruction de matériels et de dégâts
humains. Selon l’Organisation Météorologique Mondiale, 3253 événements
hydrométéorologiques dangereux ont été recensés dans le monde au cours de
la décennie 2005-2014. Ces évènements ont fait 283035 victimes et causé de
nombreux dégats matériels et pertes économiques.
En Côte d’Ivoire, les catastrophes les plus récurrentes sont les
inondations et les glissements de terrain. Les épisodes clés de ces types de
catastrophes ont été enregistrés respectivement en 1968-1970; 1996; 2007-
2009 et 2017-2018. Ils sont tous liés aux fortes précipitations durant les saisons
pluvieuses (RCI, 2019, p. 30). Le cas du 18 au 19 juin 2018 a perturbé les
activités socio-économiques suite aux pluies diluviennes à Abidjan et dans
d’autres localités ivoiriennes provoquant ainsi de nombreux dommages
matériels et humains (RCI, 2019, p. 9). Selon l’Office National de la
Protection Civile (ONPC) de Côte d’Ivoire, les récentes inondations observées
depuis les années 2010 ont occasionné des dégâts matériels et humains dans
certaines localités ivoiriennes telles que Abidjan, Aboisso, Agboville, Bonoua,
Bouaké, Grand-Bassam, Korhogo, San-Pédro, Tiassalé et Toulepleu. La
plupart de ces dégâts sont causés par le ruissellement des eaux de pluie.
Partant, la Côte d’Ivoire reste un pays très vulnérable aux catastrophes
naturelles d’origine hydrométéorolgiques telles que les inondations (K. M.
Traoré, 2023, p. 1). Ces inondations constituent un obstacle majeur au
développement économique du pays et à la vie des populations.
Face à ce problème, les solutions pour y faire face se concentrent
presque exclusivement sur la gestion des conséquences des inondantions.
Pourtant, les ressources de la Côte d’Ivoire pour réduire ces risques
d’inondations s’avèrent limitées malgré les initiatives de recherches existantes
pour étudier et comprendre les évènements pluviométriques extrêmes vecteurs
d’inondations (L. Konaté et al., 2016 ; G. E. Soro et al., 2016 ; A. M. Kouassi

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et al., 2018; A. E. L. Eba et al., 2021; B. Diarrassouba et al., 2022; K. M.


Traoré, 2023).
Ainsi, vu l’ampleur des récentes inondations pluviales sur l’ensemble
du territoire ivoirien, il est nécéssaire de poursuivre le développement de
stratégies d’adaptation pour les populations face à ce fléau d’origine
hydrométéorologique. C’est dans cette optique que la présente étude a pour
objectif de contribuer à une meilleure compréhension des risques
d’inondations à travers les extrêmes pluviométriques et leurs répartitions en
Côte d’Ivoire.

Méthodologie
Présentation de la zone d’étude
Située en Afrique de l’Ouest entre les latitudes 4° et 11° Nord et les
longitudes 2° et 9° Ouest, la Côte d’Ivoire couvre une superficie de 322462
km2 (Figure 1). Sa population est estimée à 29389150 habitants (INS-RGPH,
2021).

Note: Carte de la Côte d’Ivoire avec les 14 stations synoptiques (ou localités) et les régimes
pluviométriques.
Source : Adapté de I. Ndabalishye (1995, p. 47); P. A. Dibi-Anoh et K. A. Coulibaly (2022,
p. 136)
Figure 1. Localisation des zones pluviométriques homogènes en Côte d’Ivoire

Le Nord de la Côte d’Ivoire présente un climat tropical subhumide à


sec tandis que le Sud enregistre un climat tropical humide (I. Ndabalishye,
1995). Le premier type de climat comporte une saison sèche et une saison
pluvieuse centrée sur juillet-août-septembre avec le pic pluviométrique en

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août ou en septembre. Le second comprend deux saisons pluvieuses et deux


saisons sèches. La première saison humide est plus longue et intense. Elle se
situe entre avril et mi-juillet. La deuxième est plus courte et couvre la période
allant de septembre à novembre. Chaque saison pluvieuse est suivie par une
saison sèche (P. A. Dibi-Anoh et K. A. Coulibaly, 2022, p. 136).

Données
Les données journalières de pluie sur la période 1971-2022 sont
collectées à la Direction de la Météorologie Nationale (DMN), située au sein
de la Société d’Exploitation et de Développement Aéroportuaire,
Aéronautique et Météorologique (SODEXAM) de la Côte d’Ivoire. Ces
relevés proviennent des enregistrements effectués dans les 14 stations
synoptiques (ou localités) du territoire ivoirien. Ces localités sont listées en
suivant le découpage géographique de la Côte d’Ivoire du Nord-Est vers le
Sud-Ouest. Il s’agit de Korhogo, Odienné (zone Nord), Man (zone Ouest),
Bondoukou, Bouaké, Daloa (zone Centre), Dimbokro, Yamoussoukro,
Gagnoa (zone Sud), Adiaké, Abidjan, Sassandra, San-Pédro et Tabou (zone
du littoral). Ces postes sont retenus du fait de la régularité des observations et
de leur fonctionnement en continue. De plus, ces stations disposent
d’informations régulières et homogènes sur la période d’étude. Toutefois, les
données observées par la Compagnie Ivoirienne pour le Développement des
Textiles (CIDT), Ivoire Coton et la Société Sucrière Ivoirienne (Sucrivoire)
ont permis de combler les valeurs manquantes entre 2002 et 2017 pour
Korhogo, Odienné, Bouaké et Man. Avant la phase de traitement, les données
ont été contrôlées afin de s’assurer de leur qualité et homogénéité.

Calcul des probabilités de jour pluvieux selon les chaînes de Markov


Dans cette étude, un jour est pluvieux lorsque le cumul de pluie est
supérieur ou égal à 1 millimètre (mm). En revanche, un jour est sec s’il y a
abscence de pluie ou si le cumul de pluie est inférieur à 1 mm. Ce seuil permet
d’avoir des informations utiles pour les gestionnaires des ressources en eau et
les agriculteurs. Ainsi, la persistance des séquences de jours pluvieux est basée
sur l’utilisation des chaînes de Markov d’ordre 1 et 2. Cette méthode énonce
des probabilités conditionnelles de plusieurs évènements et détermine celles
d’avoir des jours de pluie sous certaines conditions. Le calcul est basé sur
l’application du théorème de Bayes qui est un corollaire du théorème de
probabilité totale. Plusieurs auteurs (H. Meddi et M. Meddi, 2009 ; C. S. U.
Y. Allé et al., 2013 ; N. H. Meledje et al., 2015; N. Soro et al., 2021) ont
montré la possibilité d’utiliser les chaînes de Markov pour l’analyse des jours
pluvieux ou secs. Le modèle des chaînes de Markov est un modèle
stochastique et itératif. Ce processus exprime des probabilités conditionnelles
de passage de l’état d’un ou deux jours précédents à l’état de jour pluvieux en

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cours. Ainsi, l’état du jour 𝑗 ne dépend que de l’état du jour 𝑗 − 1 pour un


modèle de Markov d’ordre 1, et des états 𝑗 − 1 ainsi que 𝑗 − 2 pour celui
d’ordre 2. Partant, ces modèles sont appliqués aux valeurs pluviométriques
journalières de 1971 à 2022 afin de déterminer la probabilité d’avoir un jour
pluvieux sachant que l’état du jour précédent ou des deux jours antérieurs est
sec ou pluvieux.
Pour un processus d’ordre 1 des chaînes de Markov, la probabilité (𝑃)
pour qu’il pleuve le jour dépend de l’état du jour précédant pluvieux (𝑟) ou
sec (𝑑) et est notée comme suit :
𝑃𝑟𝑟 = probabilité d’avoir un jour pluvieux sachant que le jour précédent
était pluvieux ;
𝑃𝑟𝑑 = probabilité d’avoir un jour pluvieux sachant que le jour précédent
était sec.
Pour ce qui est du processus d’ordre 2 des chaînes de Markov, la
probabilité (𝑃) pour qu’il pleuve le jour dépend de l’état des deux jours
précédents et est notée comme suit :
𝑃𝑟𝑑𝑑 = probabilité d’avoir un jour pluvieux sachant que les deux jours
précédents étaient secs ;
𝑃𝑟𝑑𝑟 = probabilité d’avoir un jour pluvieux sachant que la veille était jour
sec et l’avant-veille était jour pluvieux ;
𝑃𝑟𝑟𝑑 = probabilité d’avoir un jour pluvieux sachant que la veille était jour
pluvieux et l’avant-veille était jour sec ;
𝑃𝑟𝑟𝑟 = probabilité d’avoir un jour pluvieux sachant que les deux jours
précédents étaient pluvieux.
Ces probabilités sont calculées pour chacune des 14 stations (ou
localités) avant d’être moyennées par saison pluvieuse et par zone. Au Nord
et à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, la saison des pluies est centrée sur Juillet-
Août-Septembre (JAS) alors qu’au Centre, au Sud et sur le littoral, ce sont
Avril-Mai-Juin (AMJ) et Septembre-Octobre-Novembre (SON) qui sont les
périodes les plus pluvieuses.

Analyse fréquentielle des pluies extrêmes sur trois jours consécutifs


La plupart des inondations observées en Côte d’Ivoire sont dues à des
pluies diluviennes d’une durée moyenne de un à trois jours consécutifs (L.
Konaté et al., 2016). Dans cette situation, les sols sont souvent gorgés d’eau
et l’infiltration devient nulle. C’est pour cela que les pluies extrêmes (ou
maximales) sur trois jours consécutifs sont calculées de 1971 à 2022 pour
chaque localité, puis soumises à une analyse fréquentielle. Ainsi, les taux des
années ayant enregistré des pluies extrêmes sur trois jours consécutifs pour
chaque saison et localité sont déterminés. La quantité de pluie cumulée la plus
élevée sur les trois jours et la date de son observation sont identifiées. Le but

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est de connaître la fréquence des pluies extrêmes des jours consécutifs pendant
les saisons pluvieuses en Côte d’Ivoire.

Détermination des durées de retour des pluies extrêmes journalières


Les évènements pluviométriques extrêmes sont analysés en se basant
sur leurs durées (ou périodes) de retour. La loi de Gumbel par ajustement à la
méthode graphique est appliquée aux hauteurs de pluie journalière extrême de
1971 à 2022 pour chaque localité. Le but est de vérifier si les épisodes
pluvieux, sources d’inondations en Côte d’Ivoire, pourraient être qualifiés
d’extrêmes ou non. La durée de retour caractérise le temps statistique entre
deux occurrences d’un événement naturel d’une intensité donnée. La fonction
de répartition de la loi de Gumbel se définit comme suit :
𝑥−𝑎
𝐹(𝑥) = 𝑒𝑥𝑝 [−𝑒𝑥𝑝⁡(− )]
𝑏
𝑥−𝑎
avec la variable réduite 𝑢 = 𝑏
𝑎 et 𝑏 sont les paramètres du modèle de Gumbel.

La fonction de distribution devient alors 𝐹(𝑥) = 𝑒𝑥𝑝⁡(−


𝑒𝑥𝑝 𝑒𝑥𝑝⁡(−𝑢)⁡) et 𝑢 = −𝑙𝑛⁡(− 𝑙𝑛 𝑙𝑛⁡(𝐹(𝑥))⁡).
La durée de retour d’un événement (𝑇) est définie comme étant
l’inverse de la probabilité annuelle de dépassement de cet événement :
1
𝑇=
1 − 𝐹(𝑥𝑖)
𝑟−0,5
avec 𝐹(𝑥𝑖) = 𝑛 et 𝑟 = rang ; 𝑛 = taille de l’échantillon considéré.
Selon H. Hangnon et al. (2015, p. 498) et A. M. Kouassi et al. (2018,
p. 153), un événement pluvieux est qualifié de « très exceptionnel » si 𝑇 est
supérieure à 100 ans; de « exceptionnel » si 𝑇 est comprise entre 30 et 100
ans; de « très anormal » si 𝑇 se situe entre 10 et 30 ans; de « anormal » si 𝑇
oscille entre 6 et 10 ans, et de « normal » si 𝑇 est moins de 6 ans.
La mise en œuvre des méthodes des chaînes de Markov, de l’analyse
fréquentielle des pluies extrêmes et de la détermination de leurs durées de
retour, a permis d’obtenir les résultats. Ils sont présentés et discutés.

Résultats et discussion
Probabilités de jour pluvieux selon les chaînes de Markov d’ordre 1 et 2
Les probabilités saisonnières de jour de pluie après un jour pluvieux
ou sec selon les chaînes de Markov d’ordre 1 sont illustrées dans le tableau 1.

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Tableau 1. Probabilités saisonnières de jour pluvieux selon les chaînes de Markov d’ordre 1
en Côte d’Ivoire
Avril-Mai- Juillet-Août- Septembre-Octobre-
Juin Septembre Novembre
Zone Localité (AMJ) (JAS) (SON)
𝑃𝑟𝑑 𝑃𝑟𝑟 𝑃𝑟𝑑 𝑃𝑟𝑟 𝑃𝑟𝑑 𝑃𝑟𝑟
Korhogo 0,29 0,29 0,43 0,42 0,28 0,36
Nord et Odienné 0,33 0,32 0,56 0,54 0,35 0,39
Ouest Man 0,33 0,36 0,39 0,56 0,30 0,43
Moyenne 0,32 0,32 0,46 0,51 0,31 0,39
Bondoukou 0,29 0,29 0,27 0,35 0,27 0,37
Bouaké 0,30 0,33 0,26 0,37 0,23 0,35
Centre
Daloa 0,31 0,32 0,30 0,46 0,28 0,41
Moyenne 0,30 0,31 0,28 0,39 0,26 0,38
Dimbokro 0,32 0,34 0,22 0,37 0,25 0,32
Yamoussoukro 0,32 0,35 0,24 0,40 0,26 0,38
Sud
Gagnoa 0,41 0,43 0,26 0,43 0,34 0,42
Moyenne 0,35 0,37 0,24 0,40 0,28 0,37
Adiaké 0,41 0,47 0,24 0,45 0,33 0,45
Abidjan 0,37 0,47 0,15 0,35 0,26 0,42
Sassandra 0,33 0,47 0,15 0,39 0,23 0,38
Littoral
San-Pédro 0,33 0,47 0,19 0,45 0,27 0,44
Tabou 0,36 0,53 0,32 0,64 0,36 0,59
Moyenne 0,36 0,48 0,21 0,46 0,29 0,46
Note: Valeurs des probabilités de jour pluvieux par localité et par zone selon les saisons
pluvieuses. Source: Nos traitements (2023)

Au Nord et Ouest de la Côte d’Ivoire, en début (AMJ) et fin (SON) de


saison pluvieuse, les probabilités de jour de pluie (𝑃𝑟𝑑, 𝑃𝑟𝑟) varient en
moyenne entre 0,31 et 0,39. Elles sont élevées en pleine saison pluvieuse
(JAS). Pendant cette période, les 𝑃𝑟𝑑⁡et⁡𝑃𝑟𝑟 oscillent entre 0,46 et 0,51.
Cependant, elles peuvent atteindre 0,56 à Odienné et à Man. En général, les
probabilités des localités de Man et d’Odienné situées au Nord-Ouest sont plus
élevées que celles de Korhogo située au Nord de la Côte d’Ivoire. Cette
différence peut s’expliquer par l’effet du relief montagneux au Nord-Ouest
ivoirien qui créé un microclimat plus humide. De plus, le régime
pluviométrique de Korhogo est similaire à celui des pays sahéliens de
l’Afrique de l’Ouest avec une pluviométrie influencée par les mouvements
Nord-Sud de la zone de convergence intertropicale avec un fort gradient Nord-
Sud de pluviosité selon J. L. Redelsperger et al. (2006).
Au Centre de la Côte d’Ivoire, les probabilités de jour pluvieux
(𝑃𝑟𝑑, 𝑃𝑟𝑟) d’AMJ sont relativement identiques en moyenne autour de 0,30.
Au cours des périodes JAS et SON, les 𝑃𝑟𝑟 sont en moyenne 0,38 alors que
les 𝑃𝑟𝑑 fluctuent entre 0,26 et 0,28. La ville de Daloa enregistre les plus fortes

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probabilités jusqu’à 0,46 en JAS et 0,41 en SON pour ce qui est des 𝑃𝑟𝑟. Les
plus faibles probabilités (𝑃𝑟𝑑, 𝑃𝑟𝑟) sont observées à Bondoukou et à Bouaké.
La constance des probabilités de jour pluvieux au Centre de la Côte d’Ivoire
sur AMJ, JAS et SON entre 0,26 et 0,38 signale le caractère transitoire de cette
zone entre le régime pluviométrique bimodal et unimodal.
Au Sud ivoirien, les probabilités de jour pluvieux (𝑃𝑟𝑑, 𝑃𝑟𝑟) sont plus
élévées que celles du Centre au cours d’AMJ. Elles varient entre 0,35 et 0,37.
En JAS, les probabilités oxcillent entre 0,24 et 0,40 alors qu’en SON, elles
fluctuent entre 0,28 et 0,37. Pour les trois périodes, les plus fortes probabilités
sont enregistrées à Gagnoa (0,43 pour 𝑃𝑟𝑟 en AMJ et JAS) tandis que les plus
faibles sont à Dimbokro (0,22 pour 𝑃𝑟𝑑 en JAS).
Sur le littoral de la Côte d’Ivoire, les probabilités de jour pluvieux
(𝑃𝑟𝑑, 𝑃𝑟𝑟) sont plus importantes en AMJ et SON qu’en JAS. Elles varient
entre 0,36 et 0,48 pour AMJ et entre 0,29 et 0,46 pour SON. Ces deux périodes
enregistrent le plus de pluie dans l’année sur le littoral. La ville de Tabou située
dans l’extrême Sud-Ouest ivoirien enregistre les plus fortes probabilités
jusqu’à 0,59 en SON pour les 𝑃𝑟𝑟.
Ainsi, au cours des périodes AMJ, JAS et SON, la probabilité de jour
pluvieux précédé d’un jour de pluie (𝑃𝑟𝑟) est généralement supérieure à cellle
précédée d’un jour sec (𝑃𝑟𝑑) dans toutes les zones de la Côte d’Ivoire. De
plus, les probabilités (𝑃𝑟𝑑, 𝑃𝑟𝑟) de la période AMJ du Nord, de l’Ouest, du
Centre et du Sud fluctuent entre 0,30 et 0,37 à l’exception du littoral où elles
sont élévées. Cela signifie qu’en début de saison des pluies, la probabilité de
jour pluvieux est indépendante de l’état du jour precédent. En effet, le
demarrage de la saison des pluies en Côte d’Ivoire se caractérise par l’entrée
progressive des vents de mousson sur le continent du Sud vers le Nord suivant
le mouvement de la zone de convergence intertropicale en Afrique de l’Ouest
avec un saut au mois de juin tel que montré par B. Sultan et S. Janicot (2003).
Par ailleurs, les 𝑃𝑟𝑟 de la saison AMJ du littoral ivoirien sont plus importantes
que celles des autres zones. Cela révèle que la période AMJ est plus pluvieuse
et donc plus sujette à une récurrente des épisodes d’inondations au cours de
ces dernières années sur le littoral ivoirien. A cet effet, L. Konaté et al. (2016)
et B. Diarrassouba et al. (2022) ont souligné que les villes d’Abidjan et de
San-Pédro sont exposées à des risques d’inondations. Cette catastrophe
apparait le plus souvent au cours de la période AMJ qui concentre plus de 51
% des cumuls pluviométriques annuels sur le littoral selon K. A. Coulibaly et
al. (2019a). Les risques d’inondations augmentent lorsque les pluies
continuent sur plus de deux jours. Partant, les résultats issus du processus des
chaînes de Markov d’ordre 2 illustrés dans les figures 2 et 3 indiquent les
probabilités des jours pluvieux selon l’état des deux jours précédents.

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Note: Evolution journalière des probabilités de jour pluvieux selon les chaînes de Markov
d’ordre 2.
Source: Nos traitements (2023)
Figure 2. Evolution des probabilités journalières de jour pluvieux selon les chaînes de
Markov d’ordre 2 dans les localités du Nord, du Centre et de l’Ouest de la Côte d’Ivoire

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Note: Evolution journalière des probabilités de jour pluvieux selon les chaînes de Markov
d’ordre 2.
Source: Nos traitements (2023)
Figure 3. Evolution des probabilités journalières de jour pluvieux selon les chaînes de
Markov d’ordre 2 au Sud et sur le littoral de la Côte d’Ivoire

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Dans le Nord ivoirien (Korhogo et Odienné), en pleine saison des


pluies (JAS), les probabilités de jour pluvieux varient en moyenne entre 0,40
et 0,70 quel que soit l’état des jours précédents. En général, les probabilités de
jour pluvieux sont relativement identiques. Cependant, les 𝑃𝑟𝑑𝑑 sont
légèrement supérieures aux 𝑃𝑟𝑑𝑟, 𝑃𝑟𝑟𝑑 et 𝑃𝑟𝑟𝑟. Cela démontre que les
probabilités de jour pluvieux sont indépendantes de l’état des deux jours
précédents. Ceci explique le caractère aléatoire des jours pluvieux au Nord de
la Côte d’Ivoire où le régime pluviométrique est unimodal. Cette situation
accentue la baisse des jours de pluie et par conséquent des quantités
pluviométriques annuelles. Ce résultat est conforme à celui de K. A. Coulibaly
et al. (2019b) qui ont montré une baisse du nombre de jours de pluie en relation
avec les cumuls pluviométriques saisonniers en Côte d’Ivoire et
particulièrement au Nord sur la période allant de 1951 à 2017.
A Man (Ouest de la Côte d’Ivoire) et dans les localités du Centre, du
Sud et du littoral ivoiriens, les 𝑃𝑟𝑟𝑑 et 𝑃𝑟𝑟𝑟 sont supérieures aux 𝑃𝑟𝑑𝑑 et
𝑃𝑟𝑑𝑟 avec un écart très important pour les localités du littoral. Au Centre et
au Sud ivoiriens, en moyenne, les 𝑃𝑟𝑟𝑑 et 𝑃𝑟𝑟𝑟 oscillent entre 0,31 et 0,38
pour la première saison des pluies (AMJ) et entre 0,32 à 0,42 pour la deuxième
(SON). Sur le littoral ivoirien, elles sont en moyenne de 0,49 pour la période
AMJ et de 0,54 pour SON. Ces résultats indiquent qu’il y a plus de chance
qu’il pleuve après au moins un jour pluvieux au Centre, au Sud et sur le littoral
de la Côte d’Ivoire.
En somme, les probabilités de jour pluvieux selon les chaînes de
Markov d’ordre 2 sont supérieures à celles d’ordre 1. Cela indique qu’en Côte
d’Ivoire, il y a plus de chance qu’il pleuve connaissant l’état des deux jours
précédents. Par ailleurs, les probabilités de jour pluvieux sont plus élevées au
Nord et sur le littoral que dans le Centre et le Sud ivoiriens. Il est plus probable
qu’il pleuve après deux jours secs au Nord ivoirien à régime pluviométrique
unimodal alors qu’au Centre, au Sud et sur le littoral à régime bimodal, c’est
plutôt si un ou deux jours précédents sont pluvieux. Ainsi, l’analyse des
probabilités de jour pluvieux selon les chaînes de Markov montrent que les
localités peuvent être regroupées en trois zones qui varient selon les latitudes
en Côte d’Ivoire : fortes probabilités au Nord et sur le littoral, et faibles
probabilités au Centre et au Sud. Ces variations de probabilités s’alignent sur
les régimes pluviométriques en Côte d’Ivoire. Ces résultats sont conformes à
ceux de G. Samba et M. Mpounza (2005) qui ont montré que les valeurs des
probabilités des jours pluvieux selon le caractère de la veille opposent deux
domaines principaux à savoir le Sud (tropical humide) et le Nord (équatorial).
L’analyse des probabilités de jour pluvieux a révélé qu’elles sont
élevées pendant les saisons pluvieuses et faibles en saisons sèches (inférieures
à 0,1). Ainsi, les fortes pluies qui en résultent sur des jours consécutifs peuvent
être à l’origine de risques d’inondations en Côte d’Ivoire. C’est pour cela

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qu’une analyse fréquentielle des pluies extrêmes sur trois jours consécutifs
pendant les saisons pluvieuses est nécessaire.

Fréquences des pluies extrêmes sur trois jours consécutifs


Le tableau 2 présente les statistiques des pluies extrêmes sur trois jours
consécutifs pour les différentes saisons pluvieuses en Côte d’Ivoire.
Tableau 2. Statistiques des pluies extrêmes sur trois jours consécutifs en Côte d’Ivoire
Juillet-Août- Septembre-Octobre-
Avril-Mai-juin
Septembre Novembre
(AMJ)
(JAS) (SON)
Zone Localité
Taux Pluie Taux Pluie Taux Pluie
d’années extrême d’années extrême d’années extrême
(%) Date (%) Date (%) Date
109,2 152,7 mm
217,3 mm
mm 10
Korhogo 17,6 74,5 16 août 23,5
11 avril septembre
2014
1998 1986
145,6 140,2 mm
189,8 mm
Nord et mm 13
Odienné 11,5 84,6 06 aout 9,6
Ouest 13 mai septembre
1982
1978 1975
177,3 200,2 mm 200,2 mm
mm 25 25
Man 28,8 65,4 30,8
10 avril septembre septembre
1994 2013 2013
153,6 191,5 mm 191,5 mm
mm 16 16
Bondoukou 40,4 40,4 26,9
22 mai septembre septembre
2022 2021 2021
163,6
159,3 mm 142,3 mm
mm
Centre Bouaké 38,5 36,5 24 août 23,1 09 octobre
03 juin
2018 2016
1972
138,5
172,8 mm 136,1 mm
mm
Daloa 26,9 58,3 24 août 26,9 08 octobre
19 juin
1973 1995
2018
151,9 120,7 mm
149,2 mm
mm 26
Dimbokro 57,7 21,2 25,0 11 octobre
25 mai septembre
1994
1991 2021
159,6 165,8 mm 165,8 mm
mm 27 27
Sud Yamoussoukro 47,9 33,3 29,2
04 mai septembre septembre
1995 2005 2005
147,9
163,6 164,4 mm
26
Gagnoa 48,1 1er mai 30,8 22 juillet 32,7
septembre
2014 2007
2005
268,9 mm 235,6 mm
381,2
Littoral Adiaké 69,2 23,1 08 juillet 9,6 05 octobre
mm
2022 2007

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05 juin
1997
337,4
280,7 mm 266,9 mm
mm
Abidjan 73,1 17,3 05 juillet 13,5 24 octobre
20 juin
1975 1992
1983
570,4
240 mm 180,1 mm
mm
Sassandra 76,9 9,6 09 juillet 11,5 10 octobre
13 juin
1989 1993
2017
303,4
275,8 mm 228,2 mm
mm
San-Pédro 67,3 9,6 06 juillet 9,6 28 octobre
29 mai
1989 1987
1982
422,3 247,9 mm
469,7 mm
mm 27
Tabou 61,5 28,8 06 juillet 17,3
25 mai septembre
1984
1983 2008
Note: Ce tableau résume pour chaque localité le taux des années ayant enregistré des pluies
extrêmes, la plus forte valeur et la date de son occurence. Les valeurs en gras représentent
le taux d’années le plus élevé par localité.
Source: Nos traitements (2023); données SODEXAM

Au Nord et à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, la période JAS enregistre le


plus d’années où les pluies extrêmes sont observées. Le taux d’occurrence
varie entre 64,4 et 84,6 %. Les fortes pluies de 189,8 à 217,3 mm sont
enregistrées entre juillet et septembre. Les périodes AMJ et SON enregistrent
moins d’années ayant observées des pluies extrêmes. Leurs taux varient entre
11,5 et 28,8 % pour AMJ et entre 9,6 et 30,8 % pour SON.
Dans le Centre et le Sud ivoiriens, les pluies extrêmes sont observées
sur les périodes AMJ, JAS et SON. Le taux d’années de ces pluies pour AMJ
varie entre 26,9 et 57,7 %, alors qu’il est de 21,2 à 58,3 % pour JAS et de 23,1
à 32,7 % pendant la période SON. Les pluies extrêmes oscillent entre 120,7 et
191,5 mm et s’observent en mai-juin ou en août-septembre, et quelque fois en
octobre. Ainsi, au Centre et au Sud de la Côte d’Ivoire, les extrêmes
pluviométriques occasionnant des risques d’inondations, surviennent entre
avril et novembre avec une fréquence élevée pendant les mois de mai, juin,
août et septembre.
Sur le littoral de la Côte d’Ivoire, AMJ concentre entre 60 et 77 % des
évènements pluvieux extrêmes pouvant atteindre 300 à 570 mm sur trois jours
consécutifs pendant les mois de mai et juin. Les périodes JAS et SON
enregistrent également de fortes pluies entre 180 et 469 mm en juillet ou en
octobre, bien que le taux d’années d’évènements extrêmes soit faible et
inférieur à 29 %. Malgré le fort taux d’années à pluie extrême enregistré en
AMJ, le risque d’inondation couvre les périodes allant d’avril à novembre sur
le littoral ivoirien.

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Il ressort de cette analyse qu’au Nord et à l’Ouest de la Côte d’Ivoire,


les pluies extrêmes sur trois jours consécutifs s’observent en JAS avec le pic
en août-septembre. Dans le Centre et le Sud, les pluies extrêmes sont
récurrentes de mai à octobre alors que sur le littoral, AMJ enregistre le plus
d’évènements pluvieux avec une extension de l’occurrence en juillet,
septembre et octobre. De plus, les pluies extrêmes sur trois jours consécutifs
observées pendant les périodes pluvieuses sont apparues dans la plupart des
cas après les années 1990. Cela concerne 64 % des localités pendant AMJ, 57
% en JAS et 71 % en SON. Ces resultats corroborent ceux du GIEC (2014)
qui a indiqué qu’avec le rechauffement climatique, les extrêmes climatiques
telles que les inondations et les séchéresses vont se multiplier et devenir plus
violents.
A l’échelle de la Côte d’Ivoire, les fortes pluies extrêmes journalières
sont observées sur le littoral ivoirien entre avril-mai-juin par rapport au Nord-
Ouest, au Centre et au Sud. Ce qui fait que les localités du littoral sont plus
vulnérables aux risques d’inondations même si aucune région de la Côte
d’Ivoire n’est exempte de cette catastrophe naturelle. G. E. Soro et al. (2016)
ont corroboré ce résultat en indiquant que les pluies journalières centennales
et décennales avec les plus fortes valeurs se trouvent surtout sur le littoral,
dans la zone montagneuse à l’extrême Ouest, et au Centre-Ouest de la Côte
d’Ivoire. Les quantités de pluie de plus de 100 mm accentuent le risque
d’inondations en Côte d’Ivoire. La détermination de la durée de retour de ces
quantités de pluie extrême est importante pour connaître leur qualification.

Durées de retour des pluies extrêmes journalières


Les durées de retour des pluies extrêmes journalières en Côte d’Ivoire
sont calculées. Les quantités quotidiennes pour chaque période de retour sont
illustrées dans le tableau 3.
Tableau 3. Quantités de pluie extrême journalière et leur durée de retour en Côte d’Ivoire
Durée de retour et caractérisation des pluies extrêmes journalières (mm)
Très Très
Normale Anormale Exceptionnelle
Zone Localité anormale exceptionnelle
10 11 30 31 100
2 ans 6 ans 7 ans 101 ans
ans ans ans ans ans
Nord Korhogo 68,8 94,6 97,8 105,2 107,1 127,1 127,8 150,6 150,8
et Odienné 69,5 93,1 96,1 102,8 104,6 122,8 123,4 144,3 144,5
Ouest Man 78,4 102,5 105,6 112,4 114,2 132,9 133,5 154,9 155,0
Bondoukou 70,1 97,3 100,8 108,5 110,6 131,7 132,4 156,5 156,7
Centre Bouaké 68,3 89,5 92,2 98,2 99,8 116,3 116,8 135,6 135,8
Daloa 77,3 99,3 102,1 108,4 110,0 127,1 127,6 147,1 147,3
Dimbokro 72,8 94,7 97,4 103,7 105,3 122,2 122,8 142,1 142,3
Sud Yamoussoukro 75,8 98,7 101,6 108,1 109,8 127,6 128,1 148,4 148,6
Gagnoa 77,8 105,1 108,5 116,3 118,3 139,5 140,1 164,3 164,5

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Adiaké 116,9 165,9 172,0 186,0 189,7 227,5 228,8 272,1 272,5
Abidjan 124,0 168,4 174,0 186,6 189,9 224,3 225,4 264,6 265,0
Littoral Sassandra 113,3 162,0 168,1 182,0 185,7 223,4 224,7 267,8 268,2
San-Pédro 116,2 151,7 156,2 166,3 169,0 196,5 197,4 228,9 229,2
Tabou 153,4 208,8 215,7 231,5 235,7 278,6 279,9 329,0 329,4
Note: Ce tableau résume les quantités calculées de pluie extrême selon les durées de retour
et leur qualification.
Source: Nos traitements (2023)

L’analyse des durées de retour montre que les quantités de pluie


extrême journalière inférieures à 100 mm sont normales au Nord, au Centre et
au Sud de la Côte d’Ivoire. Leurs durées de retour sont moins de six ans. Les
quantités de pluie supérieures à 100 mm ont une durée de retour moyenne de
sept à dix ans et sont qualifiées de pluies anormales. Les pluies deviennent
exceptionnelles lorsqu’elles dépassent en moyenne 110 à 120 mm sauf à Man
et Gagnoa où les seuils se situent à environ 130 à 140 mm. Selon K. N. Boko
et al. (2013), les enregistrements du Bureau de la coordination des affaires
humanitaires des Nations Unies (OCHA) indiquent des cas d’inondation dans
le Nord de la Côte d’Ivoire, notamment à Korhogo en 2006 et 2007 où de
nombreux dégâts matériels et humains, ainsi que des destructions
d’infrastructures routières ont été signalés. Les quantités de pluie extrême
journalière sur trois jours consécutifs observées à la station synoptique de
Korhogo étaient de 55,9 mm le 23 septembre 2006 et de 58,6 mm le 23 juillet
2007 selon les relevés de la Société d’exploitation et de développement
Aéroportuaire, aéronautique et Météorologique (SODEXAM). Ainsi, ce sont
des pluies normales avec une durée de retour inférieure à six ans qui ont
causées ces dégâts en 2006 et 2007.
Sur le littoral ivoirien, les quantités de pluie sont élévées. Seules, les
valeurs de plus de 220 mm sont considérées comme des pluies exceptionnelles
sauf à San-Pédro où le seuil est d’environ 197 mm. Ainsi, les quantités de pluie
enregistrées dans les communes du District Autonome d’Abidjan le 19 juin
2018 ont fait de nombreux dégâts matériels et humains selon les rapports de
l’Office National de la Protection Civile et de RCI (2019). Ces cumuls
pluviométriques ont varié entre 130 et 302 mm comme indiqué par la
SODEXAM (2019). Partant, ce sont des pluies normales à l’exception de la
quantité de pluie de 302 mm enregistrée dans la commune de Cocody qui a été
très exceptionnelle avec une durée de retour de plus de 100 ans. Par ailleurs,
au cours de ces dernières années, les cas d’inondations enregistrés en Côte
d’Ivoire, notamment à Abidjan, Aboisso, San-Pédro, Bouaké et Toulepleu,
sont survenues avec des pluies journalières inférieures à 150 mm. Sur le
littoral, ce sont des pluies normales car les durées de retour restent inférieures
à six ans. Ces résultats sont conforment avec ceux de K. M. Kouassi et al.
(2021) qui ont montré que le seuil de pluie normale dans le bassin de la Bia au

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Sud-Est de la Côte d’Ivoire est de 103 mm malgré les cas d’inondations


enregistrés dans la région entre 2001 et 2015. De plus, ces auteurs ont utilisé
des données de 1941 à 2000. Par conséquent, la présente étude allant de 1971
à 2022 est une actualisation des études antérieures.
Il ressort donc que les inondations enregistrées en Côte d’Ivoire sont
occasionnées par des pluies normales, anormales et quelques rares fois
exceptionnelles. Partant, ces inondations ne sont pas le fait seulement
d’extrême pluviométrique. Des facteurs environnementaux et humains comme
l’occupation du sol (constructions anarchiques), la topographie, l’obstruction
des voies d’eau pluviale peuvent également en être des causes. H. Hangnon et
al. (2015) ont abouti à des conclusions similaires à Ouagadougou (Burkina
Faso) en indiquant que l’urbanisation mal maitrisée et l’accroissement de la
population augmentent la vulnérabilité de la ville aux risques d’inondations.

Conclusion
Cette étude a permis, à travers l’utilisation de méthodes statistiques
d’analyse des pluies journalières, de montrer la relation entre la persistance
des séquences pluvieuses et les extrêmes pluviométriques qui sont à la base
des risques d’inondations en Côte d’Ivoire. En effet, pendant les saisons des
pluies, la probabilité pour qu’il pleuve est liée à l’état d’un ou des deux jours
précédents. La succession des jours pluvieux constitue des moments de
vigilance et de veille pour la population. En effet, les sols se saturent
rapidement d’eau, entrainant ainsi une accélération du ruissellement des eaux
pluviales et les risques d’inondations. Les pluies exceptionnelles sont des
causes de la survenue des inondations en Côte d’Ivoire. Cependant, les pluies
normales à durée de retour inférieure à six ans occasionnent des risques
d’inondations pendant les saisons pluvieuses. Les périodes Avril-Mai-Juin,
Juillet-Août-Septembre et Septembre-Octobre-Novembre concentrent les
pluies extrêmes journalières respectivement sur le littoral et Sud, le Centre et
le Nord-Ouest de la Côte d’Ivoire. Les décideurs et autres acteurs en charge
de la réduction des risques de catastrophes pourront exploiter ces résultats
pour approfondir les connaissances sur les séquences pluvieuses et les
extrêmes pluviométriques occasionnant les risques d’inondations. De plus, les
plans stratégiques de prévention et de gestion des risques d’inondations
pourront être actualisés à l’échelle de la Côte d’Ivoire dans ce contexte
mondial de changement climatique.

Remerciements
Les auteurs remercient sincèrement la Direction de la Météorologie
Nationale sise à la Société d’EXploitation et de développement Aéroportuaire
aéronautique et Météorologique (SODEXAM) de Côte d’Ivoire pour la mise

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à disposition des données pluviométriques journalières des 14 stations


synoptiques de 1971 à 2022.

Disponibilité des données : Toutes les données sont incluses dans le contenu
de l'article.

Déclaration de financement: Les auteurs n’ont obtenu aucun financement


pour la réalisation de cette recherche.

Conflit d'intérêts: Les auteurs signalent qu’il n’y a aucun conflit d'intérêts
pour cette étude.

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