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Cours de Topographie - Mohamed Coulibaly

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COURS DE

Topographie
Ecole Supérieure
Polytechnique de la
Jeunesse
Année académique : 2017-2018

Classe BTP 1

Chargé du cours : Mohamed


COULIBALY

Chargé du cours : Mohamed COULIBALY Ing. Géomètre-Topographe


(contact : 70 18 98 77/Email : mhcoulibaly@[Link])
Page i
Table des matières

Chapitre I : Généralités....................................................................................................... 1

I.Généralités...................................................................................................................... 1
1. Définitions ............................................................................................................... 2
2. Notions de fautes et erreurs ................................................................................... 3
3. La tolérance .............................................................................................................. 4
4. Notion d’échelle. ...................................................................................................... 4
II. Les Surfaces de référence ......................................................................................... 6
Chapitre II. Représentation plane .................................................................................... 8

I. Les Systèmes de Projection .................................................................................... 8


II. Les Surfaces de référence et altimétrie ................................................................ 11
Chapitre III : Nivellement ................................................................................................. 13

I. Le nivellement direct ................................................................................................. 13


1. Définitions ............................................................................................................... 13
2. Principe du nivellement direct ............................................................................. 13
3. Le matériel de base du nivellement direct ...................................................... 14
4. Les types de cheminement (simple ou double) ................................................ 14
5. Précision des résultats .......................................................................................... 17
II. Le nivellement trigonométrique ........................................................................... 18
Chapitre IV : Méthodes de mesures des longueurs ..................................................... 21

I. Les différents types de mesures directes de longueurs .................................. 21

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Page ii
I.1 La chaîne, le ruban (mètre, décamètre) ............................................................ 21
1. Mesure en terrain régulier et horizontal ............................................................. 22
2. Mesure de longueurs en pente regulière ......................................................... 22
3. Mesure en terrain irrégulier................................................................................ 23
4. Mesure en mode suspendu ................................................................................ 23
II. Mesure avec une stadia ........................................................................................... 24
III. Mesure avec un instrument électronique. ............................................................ 25
[Link] sens trigonométrique et l’orientation des angles topographiques ................ 26
II. Notion de gisement ................................................................................................... 27
III. La notion de G0 ......................................................................................................... 28
IV. Mesure d’angles horizontaux et verticaux ............................................................ 29
1. Les angles horizontaux ....................................................................................... 29
2. Les angles verticaux ............................................................................................ 30

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Chapitre I : Généralités
I.Généralités.
De tout temps il a toujours été nécessaire pour l’homme de délimiter et de diviser les terres. La
topométrie est l’une des plus vieilles disciplines pratiquée par l’homme, le plus ancien plan
topographique connu est une tablette d’argile fabriqué vraisemblablement vers l’an 4000 avant
Jésus Christ. Environ deux milles an avant Jésus Christ, la terre d’Egypte était divisée en
parcelles qui déterminaient l’assiette de l’impôt foncier. Ce genre d’activités amena donc les
savants grecs à développer la géométrie, la science en général était à ses premiers
balbutiements.
Les sciences géodésiques regroupent l’ensemble des techniques d’acquisition et de traitement
des dimensions physiques de la terre et de son entourage. On y a recours pour :

 Cartographier la terre ;
 Dresser des cartes de navigation aérienne, terrestre et maritime ;
 Etablir des limites de propriétés tant publiques que privées ;
 Déterminer la forme et les dimensions de la terre ;
 Créer une banque de données relatives aux ressources naturelles et à l’utilisation des
terres ;
Les sciences géographiques jouent un rôle extrêmement important dans plusieurs branches du
Génie. Par exemple, elle est requise avant, pendant et après la planification et la construction des
routes, chemins de fer, tunnels, canaux, des ponts, des bâtisses, de systèmes d’aqueducs, de
galeries de mines, etc.
Elles comprennent : la géodésie, la topographie, la topométrie, la photogrammétrie etc.

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1. Définitions
• Géodésie:
La science qui a pour but l’étude de la forme, des dimensions et du champ de pesanteur
terrestre. Elle se donne aussi pour mission la détermination de points assez nombreux connus en
coordonnées (X,Y et /ou Z) qui serviront d’appuis aux besoins des travaux en matière de Génie
Civil, Génie Rural, Aménagement etc.
• La Topographie est l'art de la mesure puis de la représentation sur un plan ou une carte des
formes et détails visibles sur le terrain, qu'ils soient naturels (notamment le relief et
l'hydrographie) ou artificiels (comme les bâtiments, les routes, etc.). Son objectif est de
déterminer la position et l'altitude de n'importe quel point situé dans une zone donnée, qu'elle soit
de la taille d'un continent, d'un pays, d'un champ ou d'un corps de rue.
La topographie s’intéresse à une petite partie de la terre.
Dans la littérature, elle peut aussi designer le relief. De façon générale, il s’agit de fixer un ou
plusieurs « points » au voisinage de la terre (sol, sous-sol, bâtiment, arbre, océan, vide,…) pour
en déterminer la position et la nature.
• Topométrie: ensemble des techniques permettant d’obtenir les éléments métriques
indispensables à la réalisation d’un plan à grande ou très grande échelle. Elle se résume en la
mesure des angles et des distances. En Topométrie les trois catégories d’opération que nous
effectuons sont :
 Les observations
 La phase des calculs
 Le report pour obtenir le plan.
•Photogrammétrie (aérienne): Prise de vue en vol pour établir une carte
• Cartographie: Art de faire des cartes à partir des données issues des techniques ci-dessus

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2. Notions de fautes et erreurs
Comme indiqué ci-dessus tous les travaux se rapportant à la topographie se résume en la
réalisation d’un certain nombre de mesures qui sont traitées pour ensuite être reporter afin de
produire les plans et cartes ou inversement effectuer des mesures sur des documents
graphiques qui devront être matérialisées sur le terrain. Ces mesures comme toute œuvre
humaine sont parfois entachées d’inexactitudes et d’incertitudes qui peuvent être grossières ou
minimes d’où les notions de fautes et erreurs.

Les fautes : encore appelées erreurs parasites sont des erreurs grossières non admissibles qui
résultent d’une exécution incorrecte du mesurage de l’inattention ou d’un oubli de l’opérateur.
Pour déceler les fautes qu’on est susceptible de commettre on pratique des contrôles.
Le contrôle peut être direct (répétition des mesures ou des calculs) ou indirect (contrôle au
moyen d’observations et/ou de calculs différents de ceux effectués initialement).

Erreurs : l’erreur est une inexactitude découlant de l’imperfection inévitable de nos instruments
et de nos organes de sens. On distingue :

Erreur systématique : est une erreur qi lors de plusieurs mesurages effectués dans les mêmes
conditions de la même valeur d’une certaine grandeur, reste constante en valeur absolue et en
signe ou qui varie selon une loi définie quand les conditions changent. On s’affranchit des erreurs
systématiques soit par le mode opératoire soit par le calcul.
Erreurs accidentelles : sont des erreurs variables en grandeur et en signe. Elles ont des causes
complexes, multiples qui échappent à une analyse précise. Elles sont de grandeurs variables
tantôt positives tantôt négatives. La faute est évitable alors que l’erreur ne l’est pas.
L’erreur et la faute sont des écarts par rapport à une valeur jugée bonne. L’importance de l’écart
permet de le classer en faute ou en erreur.
Il existe donc un seuil de comparaison pour la classification en erreur ou en faute: c’est la
tolérance T.

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3. La tolérance
Elle est fixée par le client à travers le cahier des charges.
Elle fixe les limites maximales dans lesquelles doivent être contenues les résultats des mesures
effectuées. La Tolérance est donc une valeur normée de critères de validité de
résultats. Les critères de fixation et de calcul des tolérances des travaux topographiques,
cartographiques et géodésiques sont fixés en général par Arrêté ou décret interministériel.
4. Notion d’échelle.
Le but de la Topographie est la représentation d’une portion de la surface terrestre sous forme
de plan ou de carte. Le constat que nous pouvons faire est que les détails à représenter qu’ils
soient d’origine naturels ou artificiels sont pour la plupart de grandes dimensions. Comment
devons-nous donc procéder pour les représenter sur un support de dimensions nettement
réduites ?
A cette interrogation on pourrait répondre par la détermination d’un facteur qu’on appelle
échelle.
On désigne donc sous le nom d’échelle le rapport de réduction des dimensions du tracé aux
dimensions horizontales du terrain autrement dit c’est le rapport numérique qui existe entre les
distances mesurées sur le plan ou sur la carte et les distances correspondantes sur le terrain.
𝟏
Ce rapport s’exprime sous la forme 𝒆 = .
𝐄

e est l’échelle du plan ou de la carte et E le facteur d’échelle. Une distance mesurée sur le terrain
doit être réduite E fois pour être reporter sur un plan.

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Type d’Echelle

Exercices
Quelle sera sur un plan 1/2000 l’équivalence d’une distance de 150m mesurée sur le terrain ?
Sur un plan au 1/5000 on relève une distance de 8cm entre deux points que représentera cette
valeur sur le terrain ?
Sur un plan on relève la longueur d’un ouvrage de franchissement et on trouve 13cm, sur le
terrain la longueur de l’ouvrage est de 65m. quel sera donc l’échelle du plan utilisé ?

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II. Les Surfaces de référence
En apparence la Terre a la forme d’une sphère. En fait, elle est légèrement déformée par la force
centrifuge induite par sa rotation autour de l’axe des pôles : la Terre n’est pas un corps rigide.
Cette déformation est relativement faible : « tassement » de 11 km au niveau des pôles par
rapport à un rayon moyen de 6 367 km et « renflement » de 11 km au niveau de l’équateur. Elle a
donc l’aspect d’un ellipsoïde de révolution dont le petit axe est l’axe de rotation : l’axe des pôles

La Terre est une surface en équilibre. La surface du niveau moyen des mers et océans
au repos n’a pourtant pas une forme régulière et ne coïncide ainsi pas avec un ellipsoïde
de révolution : elle n’est pas régulière mais ondulée, présente des creux et des bosses
Par exemple, la surface de la mer se bombe au-dessus d’un volcan et se creuse
au-dessus des grandes fosses océaniques parce que les reliefs créent des excès ou des
déficits de matière produisant ainsi des variations locales du champ de pesanteur. Or la
surface d’un fluide en équilibre est en tout point normal aux forces de pesanteur : on dit qu’elle
est équipotentielle du champ de pesanteur. La Terre, non rigide, peut être considérée comme un
fluide ; la direction des forces de pesanteur varie d’un endroit à un autre en raison de la
répartition hétérogène de la matière composant la Terre ; sa surface n’est donc pas régulière.

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Chapitre II. Représentation plane

• Elle consiste à représenter tout ou partie du globe terrestre sur une carte (plan).

• Tout point A de coordonnées géographiques L (lambda λ) et M (phi ᵩ) aura un correspondant


A’ de coordonnées planes X et Y dans un système d’axe: XOY
• Toute représentation plane de l’ellipsoïde déforme les longueurs.
I. Les Systèmes de Projection
Propriétés Géométriques des systèmes de projection

• Projection conforme: les angles sont conservés (angle ABCellipsoide=angle ABCCarte)


• Projection Equivalente: Les surfaces sont conservées (surface Objetellipsoide= surface objetCarte)
• Projection aphylactique: Projection ni conforme ni équivalente.
On distingue principalement deux types de projection conforme
• Projection cônique: Le globe est projeté sur un cône tangent à
l’ellipsoïde à un parallèle (l’isomètre central) Ex: Lambert

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• Projection cylindrique: Le globe est projeté sur un cylindre circonscrit à
l’équateur (cylindre vertical) ou à un méridien (cylindre horizontal): Ex:UTM

Projection UTM
" Universal Transverse Mercator" ou Projection Universelle Transverse de Mercator
• C’est un système international conforme principalement utilisé en Afrique.
• L’ellipsoïde est divisé en 60 fuseaux u zones, de 6° chacun, numérotés de 1 à 60 avec les
numéros 30 et 31 séparés par le méridien de Greenwich (Le 1 compris entre les méridiens 180°W
et 174°W)

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• Chaque fuseau en projeté sur le cylindre avec le méridien central du fuseau (isomètre) tangent
au cylindre (Ex 3°W pour
le fuseau 30)

• On appelle Y le nord de la projection


• O (500km, 0) pour l’hémisphère nord
• O (500km, 10000km) hémisphère sud pour éviter les ordonnées négatives

•Pour un point Pi (Xi,Yi) On peut en trouver dans chaque zone.


•Un point n’est donc réellement défini que lorsque le numéro de fuseau dans lequel il se trouve
est défini.

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•L’image d’un méridien (projection) n’étant pas parallèle à l’axe des Y, les abscisses des points
d’un même méridien ne sont pas égales.
•Idem pour les ordonnées d’un parallèle.

Depuis le 25 avril 2012, le Burkina Faso utilise officiellement la projection cylindrique transverse
conforme BFTM (Burkina Faso Transverse Mercator). Avant, c’était l’Universal Transverse
Mercator zone 30 et 31 (UTM 30 et 31).
II. Les Surfaces de référence et altimétrie
Nous avons défini deux types de surfaces : le géoïde et l’ellipsoïde. Nous allons maintenant les
définir à nouveau en nous intéressant au champ de pesanteur terrestre ; la seule orientation
accessible partout à moindre coût est la direction de la verticale donnée par les nivelles des
appareils de topométrie ou par le fil à plomb : c’est donc une référence obligée pour le
Topographe.
Les verticales locales étant les directions de la pesanteur, on peut définir des surfaces
perpendiculaires à ces directions ; ces surfaces sont des équipotentielles du champ de
pesanteur. Ces surfaces sont donc de même niveau (la surface de niveau zéro étant le
géoïde) ; une surface de niveau est telle qu’entre deux points, l’eau ne s’écoule pas

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Le géoïde est donc la surface de référence des altitudes, mais quoique proche du niveau de la
mer, le géoïde en est toujours distinct puisque le niveau moyen des mers ne cesse de changer au
cours du temps (mouvements de l’écorce terrestre, fonte des glaces polaires, etc.) ;
L’ellipsoïde étant le modèle mathématique qui permet de déterminer les éléments de la terre. Les
altitudes qui seront mesurées en prenant comme référence cette surface sont appelées altitudes
ellipsoidiques notées h elles diffèrent des altitudes orthométriques H dont la référence est le
Géoïde du fait des écarts existant entre le Géoïde et l’ellipsoïde.

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Chapitre III : Nivellement
I. Le nivellement direct
1. Définitions
Le géoïde est la surface de niveau zéro. On y suppose Z = 0,0000 m
C’est la surface sur laquelle l’eau ne coule pas.
L’altitude est la différence de dénivellation entre le point fondamental et un point.
C’est un indicateur homogène à une longueur qui traduit l’éloignement (hauteur) d’un point par
rapport au Géoïde (ou au point fondamental).
Le point fondamental du Burkina Faso se trouve à Dakar (marégraphe de Dakar)
2. Principe du nivellement direct
Le nivellement direct se fait par le principe de différentiation des
dénivelés (altitudes). Partir d’un point connu ou passer par un point connu en altitude. Cheminer
vers les points d’intérêt par le principe de détermination des dénivelées en faisant des lectures
sur mire.
Limiter la
portée
des
stations
à 80 m.

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3. Le matériel de base du nivellement direct

4. Les types de cheminement (simple ou double)


• Cheminement Encadré
Partir d’un repère connu et fermer sur un autre connu
R1

R2

• Cheminement en boucle (encadré fermé)


Partir d’un point connu et fermer sur le même point

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• Cheminement en antenne (ouvert)
Partir d’un point connu et fermer sur un point non connu : ce type de cheminement est fortement
déconseillé.

R1

Cheminement de nivellement
On distingue le cheminement encadré (simple) ; le cheminement aller-retour, le cheminement
double(méthode des deux crapauds)

Le cheminement encadré
Un nivellement par cheminement s’effectue par les opérations suivantes :
la mire étant sur le point origine A, l’opérateur stationne le niveau en S1 dont il
détermine l’éloignement en comptant le nombre de pas séparant A de S1, de manière
à ne pas dépasser la portée maximale de 60 m. L’opérateur fait une lecture arrière,
c’est-à-dire dans le sens de parcours choisi, sur le point A, notée Lar A ;
le porte-mire se déplace pour venir sur le premier point intermédiaire I1 le plus stable
possible (pierre, socle métallique appelé « crapaud », piquet etc.) et dont il détermine
l’éloignement en comptant lui-même le nombre de pas séparant A de S1 afin de
pouvoir reproduire ce nombre de pas de S1 à I1 ; toujours stationné en S1, l’opérateur lit sur la
mire la lecture avant sur Il notée Lav I1 ; il est alors possible de calculer la dénivelée de A à I1 de la
manière suivante :
ΔH1 = Lar A- Lav I1 = lecture arrière sur A - lecture avant sur I1. L’opérateur doit lire les fils
stadimétriques et vérifier que m = (m1 + m2)/2 ;
l’opérateur se déplace pour choisir une station S2 et ainsi de suite ;

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les dénivelées partielles sont les suivantes :
Lar A - Lav I1 = ΔH1
Lar I1 - Lav I2 = ΔH2
Lar I(i-1) - Lav I(i) = ΔHi
La dénivelée totale ΔHAB de A vers B est égale à la somme des lectures arrière diminuée de la
somme des lectures avant encore égale à la somme des dénivelées partielles.
Les points A et B étant connus on calcule
ZBcalc = ZA +∑ ΔHi que l’on compare à l’altitude de B fournie au depart pour determiner l’écart de
fermeture.
f Δ= ZBcalc –ZB
c Δ correspondant à la correction à apporter aux dénivelées ou aux altitudes.
c Δ=- f Δ
et la compensation proportionnellement aux dénivelées sera :
−f Δ
𝑐𝛥𝑖 = ; avec n nombre de dénivelées du cheminement.
n

On apporte ces corrections aux différentes dénivelées pour obtenir une altitude finale de B
conforme à celle fournie au départ.

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Le cheminement double
Pour déterminer avec précision la dénivelée entre deux points A et B sans pour autant
faire un cheminement aller-retour, on emploie le cheminement double. Cette méthode
consiste à niveler simultanément deux cheminements parallèles voisins mais
indépendants. Cela nécessite donc un opérateur, deux aides, deux mires et
deux crapauds, chacun étant affecté à l’un des deux cheminements de manière à con-
server l’indépendance des deux parcours : on peut, soit numéroter les crapauds et les
mires, soit repérer un des aides (porte-mire) avec un vêtement spécial : on parle alors de la
méthode du pantalon rouge, signe distinctif permettant de ne pas confondre les aides.

Le calcul se fait comme dans le cas du cheminement simple en considérant deux cheminements
distincts.
5. Précision des résultats
La précision des résultats fournis au client dépendant du cahier de charges imposé par celui-ci. Il
peut demander des altitudes au cm près alors que nos instruments et
nos méthodes permettent de garantir le mm voire le dixième de mm. Les résultats livrés doivent
être retranscrits au cm près afin de respecter le cahier des charges.
Aussi, cette précision imposée par le client ne se substitue pas aux normes topographiques
classiques en vigueur et ne doivent pas en principe être plus contraignantes que celles-ci.

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La précision client permet tout en tenant compte de la tolérance, de choisir un type de
cheminement, le matériel, les méthodes topométriques et un mode opératoire pour satisfaire les
exigences du client.
II. Le nivellement trigonométrique
Il est intéressant d’étudier en détail cette technique puisque c’est le moyen de mesure utilisé par
les stations totales. Il est donc appelé à se généraliser, même s’il reste moins précis sur les
dénivelées que le nivellement direct.

Le nivellement indirect trigonométrique permet de déterminer la dénivelée ΔH entre la station A


d’un théodolite et un point B visé. Ceci est fait par la mesure de la distance inclinée suivant la
ligne de visée Di et de l’angle zénithal
À partir du schéma, on peut écrire que :
ΔHAB = ht + [Link] - hp
ΔHAB est la dénivelée de A vers B.
ht est la hauteur de station (ou hauteur des tourillons).

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hp est la hauteur de voyant ou plus généralement la hauteur visée au-dessus du point cherché
(on peut aussi poser une mire en B).
On en déduit la distance horizontale Dh : DhAB = [Link]
On en déduit la distance suivant la pente Dp : Dp = √(ΔH2 + Dh2)
Le terme [Link] est appelé « dénivelée instrumentale ». Il est noté Δhi. C’est la
dénivelée entre l’axe des tourillons (t) du théodolite et le point p visé.
Δh ne dépend pas de hp et ht : elle n’est fonction que de Di et de V.
L’appellation « trigonométrique » vient des calculs de trigonométrie simples donnant ΔH et Dh.
Mais lorsque la distance horizontale Dh est connue : ΔHAB = ht + [Link] – hp.
Comme pour le nivellement direct on peut aussi procéder à un cheminement de nivellement
indirect ou Trigonométrique entre deux points A et B.
Sens de parcours
S1
S3
S2
A B
Chaque sommet du cheminement est stationné
Les visées seront directes et inverses. On obtient une dénivelée directe de A vers S1 et une
dénivelée inverse de S1 vers A.
Le signe de la dénivelée sera toujours celui de la dénivelée directe.
En prenant la moyenne des visées directes et inverses et en les additionnant algébriquement on
obtient en B une altitude dont la différence avec l’altitude connue donne l’écart de fermeture. On
repartie cet écart proportionnellement aux dénivelées en valeur absolue.

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Le nivellement trigonométrique peut être employé pour la détermination rapide des altitudes en
terrain accidenté dans les visées à grande distance mais inférieures à [Link] précision
recherchée est de l’ordre de quelques centimètres.

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Chapitre IV : Méthodes de mesures des longueurs
I. Les différents types de mesures directes de longueurs
L’alignement passant par deux points étant tracé, il est possible de mesurer la distance
horizontale entre ces points. Les méthodes de mesurage dépendent du degré de précision requis,
de la configuration et surtout de la pente du terrain
I.1 La chaîne, le ruban (mètre, décamètre)
La chaine de Gunter ou chaine d’arpentage, est (était) un assemblage longitudinal de maillons (100
maillons) métalliques ayant la même longueur (7,92 pouces soit 0,201168 m).
Elle a été inventée par Edmund Gunter (Mathématicien britannique né en 1581 à Hertfordshire en
Angleterre et mort le 10 décembre 1626 à Londres)
Mesurer une longueur à l’aide d’une chaine est une opération de chainage.

I.2 Le ruban
La rigidité de la chaine et ses imprécisions ont conduit à son remplacement par l’utilisation du
ruban gradué qui est plus flexible, enroulable (permet de mesurer des surfaces courbes) et
pouvant mesurer de grandes distances (100 m). Généralement le ruban est à base de plastique,
d’acier ou de fibre de verre.

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2 types d’instruments à base de ruban pour la mesure de longueur :

1. Mesure en terrain régulier et horizontal

Pour des pentes assez faibles (<2%) on considère la distance AB comme la distance horizontale
entre les points A et B. La pente s’exprime en % et correspond à la tangente d’un angle. La
précision qu’il est possible d’obtenir sur une mesure est au mieux de l’ordre de 5mm à 50m pour
un ruban de classe I.
Que vaut l’erreur si la longueur vaut 100 m?
2. Mesure de longueurs en pente regulière

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Si le terrain n’est pas parfaitement horizontal, il faut considérer que l’on mesure la distance
suivant la pente. Pour connaitre la distance horizontale avec précision il faut donc mesurer la
dénivelée ΔH entre A et B ou la pente p de AB.

𝐷ℎ = √𝐷𝑝2 − 𝛥𝐻 2 Ou Dh= Dp cosi ; p=tani

Exprimez la valeur de la distance horizontale en fonction de p et de la


longueur suivant la pente AB .Que vaut la distance horizontale pour une longueur suivant la pente
de 65 m et une pente de 3,7% ?
3. Mesure en terrain irrégulier
Dans ce cas de figure on procède au mesurage par ressauts horizontaux ou cultellation. Elle
nécessite l’emploi d’un niveau à bulle et de deux fils à plomb en plus de la chaine.

Dh=Dh1+Dh2+Dh3
Il faut donc une nivelle torique pour une détermination précise des distances horizontales
4. Mesure en mode suspendu
Un fil en matériau stable (invar) la tension est maintenue constante par des poids. L’opérateur
doit mesurer la dénivelée ΔH entre les sommets A et B pour pouvoir calculer la longueur 𝐷ℎ =
√𝐷𝑖 2 − 𝛥𝐻 2 .

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II. Mesure avec une stadia

Ce type de mesure parallactique nécessite l’emploi d’un théodolite et d’une stadia. Une stadia est
une règle comportant deux voyants (triangulaires ou circulaires) dont l’écartement est connu
(généralement 2 m). Il existe des stadias Invar pour des mesures de haute précision. La stadia
est dotée d’une nivelle sphérique et d’un viseur pour régler sa perpendicularité par rapport à la
ligne de visée A’ B’ .L’opérateur dispose en A un théodolite (ou un cercle d’alignement) et en
B une stadia horizontale perpendiculaire à la distance à mesurer AB.
Le réglage en hauteur est inutile : l’angle mesuré est l’angle projeté sur le plan horizontal. En
projection sur le plan horizontal passant par exemple par le point A, on obtient :

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𝛼 𝐿 𝛼
𝑡𝑎𝑛 = d’où Dh =𝑐𝑜𝑡𝑎𝑛 ; L =2m en général.
2 2𝐷ℎ 2

III. Mesure avec un instrument électronique.


Un distancemètre est un appareil qui fonctionne le plus souvent par émission d’une onde
électromagnétique, qui permet la mesure du déphasage de l’écho de cette onde renvoyée par un
réflecteur.
De nos jours les distancemètres sont directement intégrés dans les appareils de mesure. Ils sont
précis à quelques mm.

L’odomètre
L= R*2π q
q étant le nombre ou la fraction de tour fait par l’odomètre. Possibilité de
reculer.

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Chapitre V : Mesure des angles en Topographie

La mesure d’angles est toujours indispensable en Topographie. Par rapport aux mesures de
distance au moyen de technologies modernes, les mesures angulaires gardent l’avantage d’être
d’autant plus précises que les portées de mesures sont longues.
Le sens des angles en Topographie diffère de celui adopter en trigonométrie.
[Link] sens trigonométrique et l’orientation des angles topographiques

En topographie, conventionnellement, on compte les angles de la gauche vers la droite (sens


donné par les aiguilles d’une montre). Le grade est l’unité légale Française de mesure d’angles
topographiques. Son symbole se note gon (gônia, angle en Grec). C’est la 400 ème part du cercle.
C’est approximativement l’angle balayé au centre de la terre pour 100 km parcouru sur la terre.
C’est l’unité adopté par les Géomètres du Burkina bien qu’aucun décret ne l’impose.

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II. Notion de gisement
Le Gisement est un angle horizontal mesuré dans le sens horaire (topo) à partir d’une origine
privilégiée. L’axe d’origine pour les mesures de gisements est le Nord Cartographique: l’axe des Y+
Il varie de 0 à 400gon.

GBA= GAB± 200gon

LE CALCUL DE GISEMENT
XB−XA
tan GAB = . Deux solutions pour cette équation :
YB−YA
XB−XA XB−XA
GAB= arctan( ) ou GAB= arctan( )+200gon.
YB−YA YB−YA

Le résultat de sortie est en radian, si votre calculatrice est dans une autre unité il y’a donc eu
conversion du radian vers l’unité affichée.

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III. La notion de G0

L’appareil topographique permet de mesurer des angles horizontaux Hz et des angles verticaux V.
Un cercle horizontal (le limbe) permet de mesurer les angles horizontaux. L’axe en rouge 200-0
(en rouge) matérialise l’origine pour la mesure des angles horizontaux.

Cependant la plupart du temps sur le terrain, on travaille en coordonnées locales et par la suite
on rattache le chantier dans le système général de coordonnées. Le zéro du cercle horizontal ne
coïncide donc pas avec le Nord de la projection. L’écart entre le zéro du cercle horizontal et du
Nord cartographique est un gisement origine et se note G0
Le gisement de toute direction se calcule suivant la formule: Gis = G0 + L ; L étant la lecture
angulaire faite sur le cercle horizontal.

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IV. Mesure d’angles horizontaux et verticaux

1. Les angles horizontaux


Le cercle horizontal (ou limbe) est la graduation du théodolite sur laquelle l'opérateur lit les
angles horizontaux. Il est lié au socle de l'appareil mais peut aussi pivoter sur lui-même de
manière à régler le zéro des graduations sur une direction donnée. Il existe plusieurs
technologies possibles pour cette mise à zéro : le débrayage de l’entraînement du cercle (T16) ou
bien le mouvement par vis-écrou (T2).

Les graduations sont croissantes de 0 à 400gon dans le sens horaire. Après la mise en station du
théodolite, ce cercle est horizontal, ce qui explique que les angles lus soient des angles projetés
sur le plan horizontal et appelés angles horizontaux notés Hz.
L’opérateur se met en station sur le point S vise le point A et règle le zéro des graduations sur ce
point puis fait un mouvement de rotation pour viser B, il lit dans le théodolite l’angle horizontal A’-
S’-B’ (A’,B’ ,S’ sont les projections de A,B et S sur le plan horizontal passant par l’axe des
tourillons de l’appareil).

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2. Les angles verticaux

La lecture d’un angle vertical z, noté aussi V, est réalisée de la manière suivante.
Sur la figure, est représentée une vue en élévation du cercle vertical d’un théodolite en position
de référence (cercle gauche). Ce cercle est solidaire de la lunette. Son zéro est placé sur l’axe
de la lunette (visée). L’index de lecture est fixe et positionné à la verticale (zénith) du centre
optique (t) de l’appareil, lui-même stationné à la verticale du point S. Lorsque la ligne de visée
passe par un point M, l’index donne alors la lecture de l’angle z (ou V) intercepté sur le cercle
vertical : z = angle ( t M , t I ) ; z est appelé « angle zénithal » : c’est un angle projeté dans le plan
vertical du point de station.
Pour que l’utilisateur obtienne un angle évoluant
positivement en sens horaire, le cercle est supposé
gradué en sens trigonométrique. Pour simplifier le
schéma de lecture d’un angle zénithal, on considère
que le zéro de la graduation est au zénith lorsque
l’appareil est en station.
On considère alors que tout se passe comme si le
cercle vertical était fixe et que l’index de lecture se
déplaçait avec la visée.

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Ceci permet de faire apparaitre plus clairement :
L’angle de site i entre l’horizon et la visée.
L’angle nadiral n entre le nadir et la visée. Les configurations des figures correspondent à la
position de référence de l’appareil utilisé : dans cette position l’angle Z vaut 100gon sur
l’horizontale.
Le cercle à gauche de l’opérateur (CG) est la position de référence de la plupart des appareils
optico-mécanique classiques. Plus couramment on emploi la notation Z pour désigner l’angle
horizontal.

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Bibliographie

Topographie et Topométrie Editions Eyrolles Serge Milles


Moderne Professeur Agrégé de GC

Maitriser la Topographie Editions Eyrolles Michel Brabant


Géomètre Expert DPLG

Cours de Topographie Année 2013-2014 Augustin BAMOUNI


Appliquée au G.C Géomètre Expert

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