Guide M&A
Guide M&A
FUSIONS-ACQUISITIONS
GUIDE POUR PROMOUVOIR
L’USAGE DU FRANÇAIS
Vos avantages
LA PRATIQUE DE VOS MÉTIERS
• Retrouver vos pairs, échanger sur les meilleures
pratiques de la profession et sur vos activités
Qui sommes-nous ? et missions.
• Participer à l’amélioration de la visibilité du métier
Nos adhérents sont tous des professionnels du conseil
de conseil en haut de bilan notamment vis-à-vis
en haut de bilan pour les entreprises.
des chefs d’entreprise et des prescripteurs.
SERVICES DÉDIÉS M&A DES CABINETS • Bénéficier de conditions tarifaires attrayantes pour
D’AUDIT ET DE CONSEIL les outils nécessaires à la bonne pratique
du métier.
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votre appartenance à une association dont
les maîtres-mots revendiqués sont exigence,
éthique et professionnalisme.
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La raison d’être de l’Académie de l’économie durable
Conscients que « la finance est le nerf de la guerre », les initiateurs de l’Académie considèrent que les experts
financiers qu’elle regroupe ont un rôle important à jouer face aux défis auxquels est confronté notre pays :
• Le renforcement de sa souveraineté, notamment économique ;
• La promotion d’une économie durable ;
• L’amélioration de l’éducation et de la formation, notamment en matière économique.
L’Académie est un espace d’échanges et d’initiatives s’inscrivant dans le temps long, pour réfléchir aux évolutions
profondes des métiers de ses adhérents et à leur contribution au service de l’intérêt général et national.
Une place importante est réservée aux échanges avec la jeunesse (étudiants, universitaires, jeunes
professionnels…) pour favoriser la transmission et le dialogue entre générations.
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CNCEF France M&A / L’Académie de l’économie durable
SOMMAIRE
CHAPITRE 1
Structuration d’une opération de fusion-acquisition 8
CHAPITRE 2
Approche des acquéreurs potentiels
et premières négociations 10
CHAPITRE 3
Audit d’acquisition et rédaction du contrat d’acquisition 13
CHAPITRE 4
Principales clauses de garantie du contrat d’acquisition 15
CHAPITRE 5
Dernières négociations et finalisation de la transaction 18
CHAPITRE 6
Valorisation et détermination du prix 20
CHAPITRE 7
Opérations d’investissement 23
Toute reproduction de la présente publication, partielle ou totale, par quelque procédé que ce soit, des-
tinée à une utilisation collective est interdite sans l’autorisation de CNCEF France M&A et constitue une
infraction sanctionnée par le code de la propriété intellectuelle. La présente publication est établie à titre
purement indicatif et ne saurait en aucun cas engager la responsabilité de ses rédacteurs ou de CNCEF
France M&A.
©Tous droits réservés.
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Vocabulaire des fusions-acquisitions / Guide pour promouvoir l’usage du français
PRÉFACE PAR
Monsieur le Délégué général
à la langue française
et aux langues de France
L
e langage des fusions et des acquisitions servir donc l’exercice du droit au français, essentiel
d’entreprises peut sembler aussi inaccessible pour ceux qui n’ont pas de compétences dans d’autres
qu’inintelligible à la plupart des francophones langues, notamment en anglais.
qui n’ont pas de solides connaissances financières.
Encore plus, quand il se cache derrière M&A, un En rendant intelligibles des techniques et des opé-
sigle anglais. Cette activité de conseil financier se rations financières hautement techniques et en les
pratique en recourant souvent à des termes an- nommant en français, l’association CNCEF France
glais, ce savoir-faire s’étant développé dans les pays M&A s’inscrit dans les pas des experts du dispositif
anglo-saxons. Mais des spécialistes du domaine, d’enrichissement de la langue française – un réseau
membres de l’association CNCEF France M&A, ap- coordonné par la Délégation générale à la langue
portent les clés indispensables pour découvrir cet française et aux langues de France –, dont la mis-
univers dans le présent Vocabulaire des fusions-ac- sion est de combler les lacunes de notre vocabulaire
quisitions – guide pour promouvoir l’usage du fran- scientifique et technique et de créer des termes fran-
çais, dans lequel ils définissent les termes métiers çais pour désigner les réalités d’aujourd’hui, gom-
anglais et proposent des équivalents français. mant les écarts entre les jargons des professionnels
et le français que nous parlons au quotidien. Gageons
On ne peut que saluer la publication de ce recueil qui que ce vocabulaire, parce qu’il éclaire ceux dont les
s’adresse à tous ceux qui souhaitent découvrir et com- entreprises doivent être fusionnées ou rachetées,
prendre les techniques et les opérations de fusion et convaincra les étudiants et les spécialistes du secteur
d’acquisition. « Découvrir », parce qu’il constitue un à recourir moins souvent aux anglicismes.
manuel d’apprentissage en français pour ceux qui font
Paul de Sinety
le choix de travailler dans ce domaine. « Comprendre » Délégué général à la langue française
– c’est le plus important – , parce qu’en décryptant un et aux langues de France
5
CNCEF France M&A / L’Académie de l’économie durable
ÉDITORIAL
du Président de
CNCEF France M&A
L
es mots de la finance… autant les termes et funding ayant le meilleur leverage ». Tout serait
le vocabulaire de la banque et de la mon- donc une question d’argent et de finition, donc de
naie sont issus du latin, autant les mots de rendement, de performance et d’efficacité.
la finance sont communs et essentiellement an-
glo-saxons. Le mot finance vient de l’ancien verbe C’est donc à travers cette langue efficace qu’est
médiéval « finer » qui signifiait finir, terminer, l’anglais que les mots de la finance ont été pro-
conclure en général, et, dans un sens restreint, fi- gressivement inventés, développés et organisés
nir une affaire, terminer un différend moyennant pour s’imposer depuis le début du XXe siècle. Et si
argent. Nous sommes bien au cœur de nos mé- la banque est une invention méditerranéenne, le
tiers de la transmission et du financement des M&A est anglo-saxon. D’ailleurs comment mieux
entreprises ; « closer un deal » correspond bien à définir nos activités de conseil en financement et
cette vieille notion de « finer » ou bien « trouver le transmission d’entreprises que de parler de « Cor-
porate Finance » ou de « Mergers & Acquisitions » ?
“
« Expliquer, c’est donner confiance »,
c’est comme cela que nos membres
fonctionnent en accompagnant tous
Cela étant, il est toujours bien de donner du sens,
au-delà de l’usage de termes plus souvent utilisés
pour ce qu’ils laissent paraître que pour ce qu’ils
veulent dire réellement ; c’est là le risque d’un
« jargon ».
les jours les entreprises
et leurs dirigeants.
” Notre association CNCEF France M&A propose
donc ce lexique qui permet de mettre du sens, d’ex-
pliquer et de comprendre ces termes le plus sou-
vent anglo-saxons qui sont utilisés – trop souvent
– par nos professions et métiers.
Marc Sabaté
Président de CNCEF France M&A
6
Vocabulaire des fusions-acquisitions / Guide pour promouvoir l’usage du français
ÉDITORIAL
de l’initiateur
du Guide
L’
essor des entreprises passant par leur
internationalisation, parfois par crois-
sance externe, et l’anglais étant devenu la
langue internationale des affaires, il était logique
que l’emploi des termes anglais se répande lors
des opérations de rapprochement d’entreprises,
d’abord celles avec une contrepartie étrangère puis
les autres.
“
sont souvent plus explicites que leurs équivalents
anglais : « clause de sortie conjointe » n’est-il pas
plus explicite que « tag along », « complément de
Le présent guide aidera les jeunes
prix » que « earn-out » ou « cession à prix fixe » que
professionnels à s’y retrouver dans
« locked box » ? ;
• Promouvoir l’usage du français signifie aussi po-
un jargon pouvant sembler
ser un (petit) acte de souveraineté, en faveur de la hermétique. Aux plus expérimentés,
langue et la culture françaises, en étant conscient, il donnera l’occasion de renforcer
”
à l’inverse, que l’usage du « globish » n’honore pas l’usage de termes français.
la langue de Shakespeare.
Ainsi le présent guide rappelle l’équivalent, en fran- Pour finir, nous remercions les contributeurs au
çais, des acronymes et termes anglais répandus présent guide : Thierry Hernandez, Romain-Xavier
dans notre profession. Il aidera les jeunes profes- Tabot et Me Evelyne Brocard pour sa précieuse re-
sionnels à s’y retrouver dans un jargon pouvant lecture. Un grand merci également à M. Paul de
sembler hermétique. Aux plus expérimentés, il Sinety, Délégué général à la langue française et
donnera, espérons-le, l’occasion de retrouver, ou aux langues de France, d’avoir accepté de préfacer
renforcer, l’usage de termes français. notre ouvrage.
7
CHAPITRE 1
8
Vocabulaire des fusions-acquisitions / Guide pour promouvoir l’usage du français
1. M&A advisor : conseil haut de bilan (ou en 6. Leverage buy-out (LBO) : achat à effet
fusion-acquisition) de levier
Il joue en général, aux côtés du dirigeant et/ou de Acquisition d’une entreprise avec effet de levier,
l’actionnaire, le rôle de coordinateur des différents c’est-à-dire au moyen d’un faible apport de capi-
intervenants sollicités pour la réussite de l’opéra- taux propres et d’un recours important à l’emprunt.
tion, à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise cédée Voir aussi les termes relatifs aux opérations d’inves-
(avocat, expert-comptable...). Il est également impli- tissement au chapitre 7.
qué dans la rédaction de la documentation qui sera
transmise aux acquéreurs potentiels, notamment 7. Build-up : croissance externe
le profil anonyme (« teaser », voir définition n° 10), le Opération de croissance d’une société, par rachat
dossier de présentation (« memorandum of infor- d’une autre société avec financement fréquent du
mation », voir n°11) et le plan d’affaires (« business prix d’acquisition par recours à l’emprunt.
plan », voir n° 12), et dans les négociations tout au
long de la transaction. 8. Carve-out : opération de détourage
Détourage des actifs et passifs constituant une
2. Distressed M&A advisor : branche d’activité au sein d’une société. Technique
conseil haut de bilan (ou en fusion-acquisition) souvent utilisée pour céder la branche d’activité
spécialisé dans les sociétés en difficulté ainsi isolée, directement (cession d’actifs) ou après
filialisation (cession de titres).
3. M&A lawyer : avocat spécialisé en
fusion-acquisition
Avocat spécialisé qui établit la documentation
juridique relative aux opérations de fusion-acqui-
sition, notamment le contrat d’acquisition (« share
purchase agreement », voir définition n° 26) et la
garantie d’actif et de passif (« asset and liability
guarantee », voir n° 27).
9
CHAPITRE 2
10
Vocabulaire des fusions-acquisitions / Guide pour promouvoir l’usage du français
11
CNCEF France M&A / L’Académie de l’économie durable
12
CHAPITRE 3
Audit d’acquisition
et rédaction du contrat
d’acquisition
13
CNCEF France M&A / L’Académie de l’économie durable
21. Due diligences : audit d’acquisition 26. Share purchase agreement (SPA) :
Investigation qui implique le recours à des experts, contrat d’acquisition
notamment comptables, financiers, juridiques ou Contrat qui définit les termes du transfert de pro-
fiscaux, dont les conclusions serviront de base à la priété des actions lors de la cession d’une société.
prise de décision de l’acquéreur potentiel. Les principales clauses de garantie du contrat d’ac-
quisition sont indiquées au chapitre suivant.
22. Virtual data room (VDR) :
salle d’information virtuelle
Espace sécurisé sur Internet ouvert aux acquéreurs
potentiels d’une entreprise, afin qu’ils puissent
consulter les documents d’ordre économique, juri-
dique ou financier relatifs à cette dernière.
14
CHAPITRE 4
Principales clauses
de garantie du contrat
d’acquisition
15
CNCEF France M&A / L’Académie de l’économie durable
27. Asset and liability guarantee : d’indemnisation en cas de mise en jeu de la garan-
garantie d’actif et de passif (GAP) tie d’actif et de passif (« asset and liability gua-
Mécanisme par lequel le vendeur s’engage à rantee », voir définition n° 27), l’acquéreur peut
indemniser l’acquéreur en cas (i) de violation des demander certaines garanties financières. Ces
déclarations et garanties consenties par le vendeur garanties demeurent en vigueur pour la durée de
à l’acquéreur ou (ii) de baisse de l’actif net ou d’aug- la garantie d’actif et de passif. Leur montant initial,
mentation du passif survenant postérieurement à le plus souvent égal au plafond de la garantie, peut
la cession mais dont les causes lui sont antérieures. se réduire progressivement, pour tenir compte de
La garantie d’actif et de passif est le plus souvent la réduction du risque résultant de l’acquisition
intégrée dans le contrat d’acquisition. des prescriptions (notamment en matière fiscale
et sociale). Les formes de garantie les plus utilisées
28. Representations : déclarations sont la garantie bancaire (« bank guarantee », voir
ou affirmations définition n° 32) et le compte séquestre (« escrow »,
Déclarations du vendeur dans le contrat de cession. voir n° 31).
Elles portent sur deux types d’informations : des
informations de nature comptable (caractère pro- 31. Escrow : compte séquestre
bant des comptes de référence et conformité aux Compte bancaire bloqué sur lequel on dépose une
principes comptables, absence d’engagements somme pour en garantir le paiement.
hors bilan non révélés, adéquation des provisions
passées...) et des informations extra-comptables à 32. Bank guarantee : garantie bancaire
caractère déclaratif (régularité de la constitution C’est généralement la garantie donnée par la
de la société, réalité de la propriété des titres cédés, banque du vendeur pour garantir l’acquéreur d’une
respect de la réglementation, régularité des décla- éventuelle défaillance de sa part, en cas de mise
rations fiscales...). en jeu de la garantie d’actif et de passif (« asset
and liability guarantee », voir définition n° 27). Si
29. Warranties : garanties ou garanties générales le vendeur ne paie pas l’indemnité due, la banque
Le vendeur ne se contente pas uniquement de se substituera au vendeur et se retournera ensuite
faire des déclarations, mais il garantit également contre lui (recours subrogatoire).
leur exactitude. Ces garanties peuvent être limitées
dans le temps (généralement le délai de prescrip- 33. Disclosures : communications
tion en matière fiscale et sociale) et pour un mon- Eléments de risque explicitement mentionnés par
tant plafonné. le vendeur à l’acquéreur dans le contrat de cession
(« share purchase agreement », voir définition
30. Guarantees : garanties de la garantie n° 26) et ne déclenchant généralement pas la
Pour s’assurer que le vendeur (surtout s’il s’agit garantie d’actif et de passif (« asset and liability
de personnes physiques ou de sociétés ayant peu guarantee », voir définition n° 27) si le risque révélé
de surface financière) remplira ses obligations se matérialise.
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Vocabulaire des fusions-acquisitions / Guide pour promouvoir l’usage du français
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CHAPITRE 5
Dernières négociations
et finalisation
de la transaction
18
Vocabulaire des fusions-acquisitions / Guide pour promouvoir l’usage du français
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CHAPITRE 6
Valorisation et
détermination du prix
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Vocabulaire des fusions-acquisitions / Guide pour promouvoir l’usage du français
47. EBITDA (earnings before interest, taxes, 51. Multiples method (méthode aussi appelée
depreciation and amortization) : « peer comparison analysis ») :
proche de l’excédent brut d’exploitation (EBE) évaluation par les multiples de transactions
Indicateur-clé de la performance opérationnelle La méthode des multiples de transactions est une
d’une entreprise, très souvent utilisé pour en déter- méthode d’évaluation analogique employant les
miner la valorisation. Il se rapproche de l’EBE. multiples observés sur un échantillon de transac-
tions passées jugées comparables pour évaluer une
48. Financial net debt : dette financière nette nouvelle transaction. Le principal multiple utilisé
La dette financière nette ne fait pas l’objet d’une est celui de l’EBE.
définition officielle. On la détermine néanmoins
le plus souvent comme suit : les dettes financières 52. Free cash-flow : flux de trésorerie libre
d’une entreprise (au sens large) minorées de sa Il se calcule de la façon suivante : flux de trésorerie
trésorerie. libre = EBE – impôt normatif sur le résultat d’exploi-
tation - investissements nets des cessions d’actif
49. Enterprise value : valeur d’entreprise (VE) +/- variation du BFR.
La valeur d’entreprise correspond à la valeur de
marché de l’actif économique de la société mesurée 53. Discounted cash-flow (DCF) method :
par la somme de la valeur de marché des capitaux évaluation par l’actualisation des flux
propres et de la dette financière nette (« financial de trésorerie futurs
net debt », voir définition n° 48). La valeur d’entre- Méthode d’évaluation d’une entreprise consistant à
prise peut être approchée par différentes méthodes actualiser ses flux de trésorerie libres futurs (« free
d’évaluation. Parmi les plus utilisées, on peut citer : cash-flows », voir définition n° 52).
la méthode par l’actualisation des flux de trésorerie
futurs (« DCF », voir n° 53) et celle des multiples de 54. Weighted average cost of capital (WACC) :
transactions (« multiples method », voir n° 51). coût moyen pondéré du capital (CMPC)
Taux d’actualisation / Taux de rendement moyen
50. Equity value : valeur des titres (VT) exigé par les apporteurs de fonds : actionnaires et
De manière simplifiée, la valeur des titres s’obtient créanciers (banques).
en retranchant à la valeur d’entreprise (« enterprise
value », voir définition n° 49) le montant de la dette 55. Cost of debt : coût de la dette
financière nette (« financial net debt », voir n° 48). Il Coût du financement par emprunt après déduc-
est précisé que d’autres ajustements peuvent être tion de l’avantage fiscal obtenu par la déductibilité
pris en compte pour passer de la valeur d’entreprise fiscale des intérêts.
à la valeur des titres selon les cas (provisions pour
risques et charges, intérêts minoritaires…). 56. Cost of equity : coût du capital
Rendement moyen qu’un investisseur désire obte-
nir de son investissement, sur base du profil de
risque de l’entreprise.
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CNCEF France M&A / L’Académie de l’économie durable
57. Capital asset pricing model (CAPM) : 61. Working capital : besoin en fonds
modèle d’évaluation des actifs financiers (MEDAF) de roulement (BFR)
Le MEDAF permet de déterminer le taux de ren- Agrégat financier égal à la somme des stocks, des
dement attendu d’un actif en fonction de son créances clients et autres créances d’exploitation,
niveau de risque. Il repose sur le principe suivant : minorée des dettes fournisseurs, des dettes fiscales
lorsque les marchés d’actions sont à l’équilibre, seul et sociales et autres dettes d’exploitation. C’est un
le risque systématique est valorisé par les investis- indicateur important pour appréhender les déca-
seurs. Le risque non systématique ou spécifique lages de flux de trésorerie liés à l’activité.
étant diversifiable, il peut donc être neutralisé par
la diversification du portefeuille de titres. Ainsi, le 62. Normalized working capital :
taux de rendement d’un titre est calculé comme besoin en fonds de roulement (BFR) normalisé
étant la somme de la rémunération de l’actif sans Estimation du besoin en fonds de roulement
risque (taux sans risque ou « risk-free rate », voir (« working capital », voir définition n° 61) dans des
définition n° 58) et d’une prime de risque de l’actif circonstances normales. Cela signifie que sont
en question. écartés du calcul tous les éléments exceptionnels
et non récurrents comme, par exemple, le retard
58. Risk-free rate : taux sans risque volontaire pour payer les dettes des fournisseurs
Rendement d’un placement sans risque. Il est sou- (au-delà de leur échéance), l’effet de saisonnalité ou
vent associé aux bons d’Etat, qui sont des place- le recours à des cessions des créances clients (ou
ments à long terme assortis d’un risque très faible. des techniques voisines permettant d’anticiper les
encaissements clients : factorisation, etc.).
59. Market risk premium : prime de risque
du marché actions
Prime qu’un investisseur désire obtenir, au-delà de
la rémunération du placement sans risque (taux
sans risque ou « risk-free rate », voir définition
n° 58), pour compenser le fait d’avoir investi dans
des actions.
22
CHAPITRE 7
Opérations
d’investissement
23
CNCEF France M&A / L’Académie de l’économie durable
64. Venture capital : capital-risque 70. Family office : groupe familial privé
Investissement à risques assorti de gains poten- d’investissement
tiels élevés, consistant en prises de participations Fonds de capital-investissement (« private equity »,
dans des entreprises œuvrant en principe dans les voir définition n° 63) détenu par une famille ou par
techniques de pointe, les idées nouvelles et sur les un ensemble de personnes fortunées.
marchés risqués.
71. Friends and family money (love money) :
65. Impact investing : investissement à impact financement obtenu auprès des amis
Investissement réalisé avec l’intention de générer et de la famille
un retour positif, ayant un impact social et environ- Financement pour les jeunes sociétés provenant
nemental mesurable, tout en assurant un rende- des amis, connaissances ou des membres de la
ment financier. famille des fondateurs.
66. Pitch : présentation faite à des investisseurs 72. Crowdfunding : financement participatif
Présentation synthétique d’une société effectuée Financement faisant appel à un grand nombre de
par ses fondateurs à destination de potentiels personnes, généralement des internautes, pour
investisseurs. qu’elles investissent les fonds nécessaires à l’abou-
tissement d’un projet. Le financement participatif
67. Deck : dossier de présentation a pris son essor avec le développement d’Internet.
Il s’agit du terme couramment utilisé pour évo- Les contributions sont sollicitées pour des projets
quer le dossier de présentation (« memorandum de diverse nature (œuvres, produits, services, évè-
of information », voir définition n° 11) d’une société nements, culturels ou commerciaux). La collecte
qui cherche à lever des fonds auprès d’investisseurs en ligne des contributions peut être assurée par les
potentiels. promoteurs des projets eux-mêmes ou s’appuyer
sur des plateformes spécialisées. Ce financement
68. Unicorn : licorne peut prendre diverses formes : don, prêt avec ou
Il s’agit d’une jeune société innovante (« start-up ») sans intérêts ou investissement en capital.
valorisée à plus d’un milliard de dollars, non cotée
en bourse et non filiale d’un grand groupe. 73. Vulture funds : fonds « vautour »
Fonds spécialisés dans l’acquisition d’entreprises
en difficulté. Terme à connotation négative.
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Vocabulaire des fusions-acquisitions / Guide pour promouvoir l’usage du français
74. Special situation funds : fonds pour situation 81. Pre-money valuation : valorisation
spéciale pré-monnaie
Synonyme de fonds « vautour » (« vulture funds », voir Valorisation d’une entreprise avant l’entrée du ou
définition n° 73) avec une connotation plus neutre. des investisseurs à son capital.
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