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Juger Son Ami Favorablement

Etude bible

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  • conseils,
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38

juger son ami


favorablement
Chaque jour du 'Omèr, travaillez un trait de caractère sur [Link]/omer

Semaine 41 l jour du Omer 38

midda 38 l juger Son ami favorablement.


orienter favorablement Son appréciation
enverS Son ami

En amitié, le plus dif昀椀cile n’est pas forcément de créer des


liens, mais de les entretenir. Un des moyens d’y parvenir
est de juger favorablement son prochain. C’est un moyen
de conserver un avis positif sur ses amis et de ne pas leur
faire trop de reproches. Car ces derniers, même s’ils sont
constructifs, peuvent altérer la relation s’ils deviennent une
continuelle litanie. Après tout, nous avons tous nos défauts.
Il est écrit dans les Pirke Avot, Chap.1-6, " juge tout
homme favorablement ". La nuance avec notre michna,
c’est qu’il s’agit de notre ami en l’espèce. Cette midda est
le prolongement direct de " partager le fardeau avec son
prochain ". Il y a deux étapes lorsque l’on juge quelqu’un. Il y
a tout d’abord le jugement, qui s’apparente à une estimation
de ce qui a été fait ou dit, en fonction de différents critères,
et qui fait pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Ensuite
vient la prise de décision effective qui fait pencher la
balance vers une direction. Avant cette dernière étape, on
peut orienter son jugement vers deux directions.
Juger " tout homme " favorablement signi昀椀e que lorsque
cette personne devrait, a priori, être jugée négativement,
on lui ajoute un mérite ou une circonstance atténuante

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38 l JuGER SoN AMI fAvoRAbLEMENT

pour rééquilibrer la balance. On n’a en aucun cas éliminé les


points négatifs que l’on peut lui reprocher.
Dans le cas de notre michna, on nous demande au sujet de
nos amis, d’orienter favorablement notre appréciation et de
ne choisir qu’une direction, celle du bien. La balance penche
d’un seul côté, le bon. Sans cela, il restera toujours quelques
griefs qui pourraient altérer la relation, voire y mettre 昀椀n.

Dans la maison des Feingold à ashdod, en Israël,


diverses émotions se mêlaient. Il y régnait une grande
allégresse, car leur 昀椀lle aînée venait juste de se 昀椀ancer, et
pourtant les parents étaient inquiets. En effet, il n’y avait pas
assez d’argent pour payer à la fois le mariage et leur part dans
l’achat d’un logement pour le nouveau couple.
M. Feingold voyagea à travers tout Israël et les Etats Unis
pour réunir l’argent pour le mariage de sa 昀椀lle. Par ailleurs,
ses voisins et amis, ayant compris la dif昀椀culté de la situation,
commencèrent également à récolter de l’argent pour la famille.
Finalement, le soir du mariage arriva. Mais lorsque les invités,
qui avaient contribué au mariage, entrèrent dans la salle de
réception de l’hôtel, ils furent assez surpris. La pièce – la plus
grande de l’établissement – était somptueusement décorée,
parée de merveilleuses compositions 昀氀orales, et un orchestre
ne comportant pas moins de sept instruments jouait tandis que
le premier des six plats était servi. Était-ce pour ça que les gens
avaient récolté de l’argent ? Et les rabbanim ne se s’étaient-ils pas
récemment opposés aux mariages prétentieux, encourageant
les gens à ne pas faire de somptueuses réceptions car d’autres,
ayant des moyens plus modestes, pourraient se sentir obligés de

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Semaine 41 l jour du Omer 38

les imiter ? Les Feingold avaient utilisé tellement d’argent, pour


une soirée, alors que les jeunes mariés avaient besoin d’acheter
un appartement ! Les gens qui avaient été invités quittèrent
la salle consternés et mécontents. Quelques jours plus tard,
M. Feingold, qui avait perçu le ressentiment de ses invités,
souleva le problème avec le rabbin de sa communauté, rabbi
Elya Weiss, et expliqua ce qui s’était passé. " Lorsque j’en vins
pour la première fois à discuter d’argent et à 昀椀xer la date, le
propriétaire de la salle de réception m’a demandé "Etes-vous,
par hasard, apparenté aux Feingold d’allemagne ? " Lorsque je
lui dis que Léon Feingold était mon regretté père, des larmes lui
montèrent aux yeux. Il s’exclama : "Je suis vivant aujourd’hui
uniquement grâce à votre père ! Il nous cacha, ma famille et moi,
et nous sauva des nazis. Tous les membres de ma famille doivent
leur vie à votre père ! " Il expliqua comment il avait toujours
voulu retrouver ses sauveurs et les remercier d’une certaine
manière, mais il perdit contact avec eux après la guerre. Il insista
en disant qu’il nous ferait un merveilleux mariage, continua
M. Feingold, et bien que nous ayons tenté de l’en dissuader, il
sentait que c’était sa manière d’exprimer sa gratitude. Lorsque
nous sommes arrivés à la salle de réception ce soir là, nous
étions aussi choqués que tous les autres. Je ne pouvais rien dire
à quiconque car notre bienfaiteur avait demandé à ce que son
présent reste un secret. Cependant, lorsque je vis la réaction de
nos invités, je lui ai demandé l’autorisation de révéler la vérité. a
présent, je vous demande à vous, rabbi Weiss, de faire savoir à
tout le monde la vérité s’il vous plaît ". Le lendemain matin à la
choule, rabbi Weiss raconta toute l’histoire à sa communauté.
Une fois de plus, les gens furent surpris, mais cette fois-ci d’eux-
mêmes. Tous ceux qui avaient parlé négativement comprirent

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soudainement qu’en réalité ils ne connaissaient pas tous les faits


– même si, sur le moment, ils étaient persuadés du contraire !
(adapté de rabbi Paysach Krohn, around the Maggid’s Table, pp. 164-167)

On rapporte,au nom du Saba de Kelm, que toutes les choses


dans le monde ont étés créées pour une utilité ou un but.
On lui demanda un jour à quoi servait un esprit tordu ?
Voici sa réponse : on en a besoin pour juger son prochain
favorablement !

Illustration :
Il est raconté que rabbi Chim’one Schwab (1908-1995,
New York) vit un membre pratiquant de sa communauté
manger un hot dog d’un stand non-kacher. rabbi Schwab
supposa qu’il devait être atteint d’une maladie extrêmement
grave (‘holé mésoukan), qui nécessitait qu’il mange dès le début
de l’apparition des symptômes. rabbi Schwab jugea-t-il
correctement la situation ? oui, la plupart des membres
pratiquants de la choule sont considérés comme des tsaddikim
pour ce qui est de manger strictement kacher. Par conséquent,
rabbi Schwab était obligé de le juger positivement, et d’inventer
une explication plausible (même si cela peut être tiré par les
cheveux), justi昀椀ant que l’homme avait une bonne raison de
manger de la nourriture non-kacher à ce moment là. Plus tard,
rabbi Schwab fut informé que ce membre de la communauté
était hospitalisé, et alla lui rendre visite. Il souffrait d’un ulcère à
l’estomac qui saignait, et son docteur lui avait donné ordre de
manger dès le début de l’apparition des symptômes ! (Entendu
de r’Yitzchak Berkovits, Jérusalem).

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Le rachach (rabbi Chemouel Strachun of Vilna, 1819-


1885) était connu pour sa grande érudition en Torah et
son importante fortune. Il passait beaucoup d’heures à étudier la
Torah (son commentaire sur presque tout le Talmud est imprimé
dans la plupart des éditions modernes du Talmud) et il prenait
sur son temps de travail en tant que banquier pour administrer
un fond de prêt sans intérêt. Un jour, un tailleur du nom de reb
Zalman vint emprunter trois cents roubles, à rembourser dans
l’année, et une entrée fut consignée dans le registre de comptes
du rachach. Un an plus tard, jour pour jour, reb Zalman rendit
l’argent au rachach qui le plaça dans le rabat du livre qu’il
utilisait, a昀椀n de minimiser l’interruption de son étude. A la 昀椀n de
l’après-midi, il rangea le volume rare sur l’étagère avec l’argent
encore à l’intérieur. Une semaine plus tard, lorsque le rachach
questionna reb Zalman au sujet de l’argent, il af昀椀rma qu’il l’avait
rendu à la date convenue. A昀椀n de résoudre le problème, ils
décidèrent qu’ils iraient au Beith Din (tribunal de loi juive). La
nouvelle se répandit dans la ville comme une traînée de poudre,
le tailleur reb Zalman était impliqué dans un différend judiciaire
avec le révéré rachach. Les gens furent outragés que quiconque
ait l’audace de remettre en cause l’érudition et la sainteté du
rachach. La réputation de reb Zalman avait été ternie. Le
tribunal décida qu’il devait jurer qu’il avait effectivement
remboursé l’emprunt. Cependant, comme le rachach ne voulait
pas prendre le risque de voir un Juif jurer faussement, il
abandonna l’affaire. Mais les habitants de la ville cessèrent de
faire affaire avec le malchanceux tailleur, et il déménagea
昀椀nalement en dehors de la ville : c’était un homme brisé. Un an
plus tard, le rachach était plongé dans le même sujet qu’il avait
étudié ce fameux jour, et, en tirant le volume rare qu’il avait
utilisé alors, il remarqua que trois cents roubles tombèrent du

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rabat. C’était l’argent que Reb Zalman avait af昀椀rmé avoir payé !
après avoir cherché reb Zalman pour se racheter, le rachach le
trouva habitant dans une petite maison loin de la ville et le
supplia de l’excuser. " a quoi bon le pardon " dit reb Zalman
tristement. " Mon commerce a disparu, mon argent est perdu, et
je suis la risée de la communauté. " Le rachach proposa d’aller
dans chaque choule annoncer que c’était son erreur à lui et que
les gens devaient redonner tout le respect qui était dû à reb
Zalman. " Non, " dit reb Zalman avec abattement, " les gens
diront seulement que le rachach est un tsaddik, et que c’est sa
compassion qui l’oblige à agir de la sorte. Ils ne croiront jamais
que j’avais vraiment raison. "
Le rachach était perplexe, car il comprenait la nature humaine
et il savait que reb Zalman avait raison. Les gens ne le croiraient
pas après toute une année de doutes et de reproches. Le rachach
ré昀氀échit pendant un moment et dit alors : " J’ai une 昀椀lle en âge de
se marier. Si je prends ton 昀椀ls pour gendre, ce qui signi昀椀e que nous
serons en famille par ce mariage, personne n’aura alors de doute
que tu es effectivement un homme respectable. " reb Zalman
accepta la proposition. Les époux potentiels acceptèrent aussi
joyeusement : un mariage fut organisé et reb Zalman retrouva
son ancien statut dans la communauté. (adapté de rabbi Paysach
Krohn, The Maggid Speaks, pp. 36-39)

obstacles à l’acquisition de cette midda


Notre société connaît deux extrêmes au regard de cette
midda. Soit on refuse de juger son prochain et on le " laisse
vivre sa vie ". Car après tout, nous ne sommes pas des anges
et nous commettons aussi des erreurs. Soit, au contraire, on
se permet de juger son prochain à tort et à travers. Dans les

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deux cas, la Torah nous demande exactement le contraire. A


savoir que l’on se doit de juger l’autre mais que ce jugement
doit se faire à son avantage.
Le Roi Salomon, dans ses proverbes (Michlei 27:19), nous
enseigne un fondement essentiel, qui constitue une loi de la
nature : " Comme dans l’eau le visage répond au visage, ainsi
chez les hommes les cœurs se répondent. ".
Lorsque l’on juge favorablement son prochain, celui-ci est
enclin à en faire autant, car notre œil bienveillant trouve un
écho positif dans son cœur. Cela participe à la paix sociale
et permet aux échanges dans le limoud d’être bien plus
fructueux. C’est aussi une façon formidable de dominer son
Yetser et de travailler sur ses middot. Une fois de plus, un
des moyens d’acquérir la Torah passe par une amélioration
personnelle constante.

Exercices pratiques
• Exercez-vous au quotidien sur cette midda avec votre
conjoint, mais aussi avec vos beaux-parents, vos amis
et vos voisins...
• Intensi昀椀ez l’étude du " Moussar " (l’éthique juive). Rav Is-
raël Salanter, qui fut à l’origine du mouvement du Mous-
sar disait : " Lorsque je n’étudiais pas le Moussar, j’étais
intolérant avec tout le monde mais indulgent avec moi-
même. Depuis que j’étudie le Moussar, je suis devenu
tolérant avec les autres et exigeant à mon égard. "
Tout un programme ! Analysez dans quels cas vous
avez été intolérant l’année passée, en essayant d’en
tirer des conclusions.

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