Corrige Bac 2023
Corrige Bac 2023
I. HISTOIRE
Sujet de type 1 : La coexistence pacifique (1953-1962) : origines, manifestations et limites.
INTRODUCTION
Présentation du sujet : De 1953 à 1962 intervient une période d’apaisement ou de dégel dans les relations
Est/Ouest. Cette période qui constitue une exception dans le conflit opposant le bloc communiste au bloc
capitaliste est communément appelée coexistence pacifique.
Problématique :
Première proposition : De ce fait, comment analyser la coexistence pacifique ?
Deuxième proposition : Quelles sont les causes, les aspects et les limites de la coexistence pacifique ?
Annonce du plan : (03 parties) origines, manifestations et limites.
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DEVELOPPEMENT
I. Les origines de la coexistence pacifique
Phrase chapeau : L’apaisement dans les relations Est/Ouest à partir de 1953 est dû à plusieurs facteurs :
politique, militaire et économique.
Causes politiques :
- Les changements politiques aux États-Unis et en Union des Républiques Socialistes
Soviétiques (URSS) se traduisent par l’arrivée au pouvoir des nouveaux dirigeants à la tête
des deux grandes puissances : Eisenhower (États-Unis) et Khrouchtchev (URSS) qui
adoptent une politique internationale plus conciliante ;
- L’émergence politique du Tiers-monde.
Causes militaires : La course aux armements crée l’équilibre de la terreur. En effet, après 1945,
les Etats-Unis ont une avance dans le domaine des armes stratégiques. Mais, ils vont perdre
progressivement cette avance par la mise au point par l'URSS de la bombe atomique (B.A.) en
1949, de la bombe à hydrogène (B.H.) plus puissante en 1954 et surtout des fusées à moyenne
portée et intercontinentales (ICBM, IRBM) en 1955 et 1957. De plus, le lancement du premier
satellite artificiel (le Spoutnik) en octobre 1955, confirme que l'URSS est désormais capable de
frapper le territoire américain avec ses missiles. Pour les Etats-Unis, le choc est brutal. Ils lancent
leur satellite le 4 octobre 1957 et procèdent à la construction de nombreux sous-marins
atomiques. L'équilibre nucléaire rend la guerre improbable d'où la célèbre formule du français
Raymond Aron « paix impossible, guerre improbable ».
Causes économiques : Dans les deux États, la course aux armements s’est faite au détriment
de l’économie. La défense dévore une part importante du budget et les autres secteurs présentent
des signes alarmants. En URSS, la situation est proche de la catastrophe et aux États-Unis,
l’industrie militaire tire timidement l’économie.
Phrase de transition : Des raisons politique, économique et militaire justifient l’apaisement des relations
Est/Ouest entre 1953 et 1962. Plusieurs événements caractérisent cette période.
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II. Les manifestations de la coexistence pacifique
Phrase chapeau : La Coexistence pacifique prend diverses formes que l’on soit à l’intérieur ou à l’extérieur
des blocs.
• Sur le plan interne : Nikita KHROUCHTCHEV met un terme à la Doctrine JDANOV et au
KOMINFORM en 1956. Il consacre l’autonomie des démocraties populaires et reconnaît
l’indépendance des pays du Tiers-monde tout en soutenant la Décolonisation. En 1955,
KHROUCHTCHEV se rend à Belgrade et reconnaît la voie nationale du socialisme yougoslave ; il
accepte la liberté religieuse et de la décollectivisation agricole en Pologne.
• Sur le plan externe : la coexistence pacifique se manifeste par le rapprochement Est/Ouest. En mai
1955, l’URSS reconnaît la République Fédérale d’Allemagne dont le Chancelier Adenauer se rend en
visite officielle à Moscou. L’URSS adhère à l’UNESCO en 1956. KHROUCHTCHEV se rend aux États-
Unis et en France en 1959 et en 1960. Le président John KENNEDY rencontre son homologue Nikita
KHROUCHTCHEV en juin 1961. Les deux ‘‘K’’ marquent leur accord sur quelques points des relations
internationales, notamment la fin de la guerre de Corée, le cessez-le feu en Indochine et la crise de
Suez. A cela s’ajoutent les accords sur le commerce céréalier.
N.B. :
II. Les manifestations de la coexistence pacifique
1. Sur le plan militaire : Pacification du monde (règlement des crises et des guerres).
2. Sur les plans politique et diplomatique : Normalisation des relations (reconnaissance de
chaque système, visites et rencontres au sommet).
Phrase de transition : La volonté d’apaisement est visible à travers les agissements des deux Grands
(Etats-Unis et URSS) qui multiplient des gestes de bonne foi tant sur le plan interne que sur le plan externe.
Mais cette trêve finit par tomber.
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III. Les limites de la coexistence pacifique
Phrase chapeau : Malgré la volonté affichée par les Soviétiques de reconnaître la lutte idéologique et
d’écarter l’affrontement militaire, la période de la coexistence pacifique est caractérisée par de nouveaux
affrontements entre l’Est et l’Ouest, notamment à Berlin et à Cuba.
Le maintien de l’opposition idéologique
- Le dialogue américano-soviétique n’élimine pas les affrontements idéologiques.
Le renforcement des blocs sur le plan militaire et la course aux armements
- Le bloc capitaliste : la mise en place de la pactomanie (OTASE en 1954 et la signature du
pacte de Bagdad en 1955) ;
- Le bloc communiste : la signature du pacte de Varsovie en 1955 ;
- Le perfectionnement et l’accroissement des armements nucléaires (intermédiaires jusqu’à
5 500 km, missiles intercontinentaux de 5500 à 11 000 km), les sous-marins, les plateformes
terrestres, etc.
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de Berlin-Est afin de stopper cette migration de masse. Le mur met un terme à la fuite des
populations et fait de la ville de Berlin un symbole de la Guerre froide.
- La crise des fusées de Cuba (octobre 1962) : La crise des fusées éclate à Cuba quand
les avions espions américains détectent des travaux pour l'installation d'une base aérienne
en avril 1962 ; en octobre, les services américains ont la conviction qu'il s'agit de rampes
de lancement pour des missiles que l'URSS est en train de livrer à Fidel Castro. Après des
hésitations, le gouvernement américain est persuadé que ce sont des missiles dotés de
l'arme nucléaire qui menacent directement le territoire. Le 22 octobre, le président Kennedy
déclare à la télévision qu'il met Cuba en quarantaine, et qu'il s'octroie le droit d'inspecter les
bateaux à destination de la grande île. La tension est à son comble jusqu'au recul de l'URSS
fin octobre qui accepte de retirer ses missiles.
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CONCLUSION
Bilan : La coexistence pacifique est due à une volonté d’apaisement des tensions entre l’URSS et les Etats-
Unis. Cette période a permis la cohabitation des deux blocs. Toutefois, elle est marquée par le renforcement
des blocs et la résurgence des crises.
Ouverture : La crise de Cuba a montré que la coexistence pacifique n’était pas suffisante pour maintenir
la paix ; la reprise du dialogue apparait donc nécessaire : c’est la détente.
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Sujet de type 2 : De la guerre de Corée au paroxysme de la guerre froide.
INTRODUCTION
Présentation des documents : Les documents à commenter sont : une caricature (document 1), un extrait
de discours (document 2) et une carte (document 3). Le document 2 est de Nikita Khrouchtchev, 1er
secrétaire du PCUS (1954-1964) et initiateur de la politique de la coexistence pacifique.
Contexte historique : Les documents s’inscrivent dans le contexte de la guerre froide de 1950 à 1962 en
Asie (Corée) et en Amérique latine (Cuba).
Résumé des idées majeures :
Première proposition : Les documents évoquent les causes de la guerre de Corée, les origines et les
limites de la coexistence pacifique.
Deuxième proposition : Les documents traitent respectivement des causes de la guerre de Corée, du gel
au dégel dans les relations Est-Ouest.
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DEVELOPPEMENT :
Tâche 1 :
Constat : Le document 1 met en exergue les origines de l’antagonisme américano-soviétique en Corée.
Sur ce, nous observons un casque bleu divisant le territoire et le peuple coréen en deux parties (Nord Korea
et Sud Korea) à l’aide d’une corde au niveau du 38e parallèle.
Explication : Sous occupation japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale, la Corée se retrouve
divisée en deux zones d’occupation, la limite entre les deux étant le 38 e parallèle : le nord est sous
occupation soviétique et le sud pro étasunien. Chaque leader, Kim-Il Sung (Corée du Nord) et Syngman
Rhee (Corée du Sud) voulait unifier le pays à son profit.
Critique : Outre la division de la Corée en deux zones d’occupation, l’antagonisme américano-
soviétique s’explique aussi par l’arrivée au pouvoir en Chine du communiste Mao Zedong. Son avènement
au pouvoir encourage Kim-Il Sung dans sa volonté d’expansion vers le Sud de la péninsule. A cela s’ajoute
le traité de Pan Mun Jom en 1953 qui entérine l’existence d’un Etat Nord-coréen communiste et d’un Etat
Sud-coréen libéral.
Transition : L’antagonisme américano-soviétique en Corée s’explique par des origines diverses.
Malgré leur opposition, les deux Grands manifestent le désir d’instaurer un climat de paix.
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Tâche 2 :
Constat : Le document 2 met en évidence la volonté de Nikita Khrouchtchev d’apaiser les relations
Est/Ouest : « Que reste-t-il à faire […] ou bien la coexistence pacifique ».
Explication : A l’heure de la Bombe Atomique et de la bombe à Hydrogène, synonyme de destruction
mutuelle, Nikita Sergueïevitch Khrouchtchev propose la coexistence pacifique comme fondement de la
politique extérieure de l’URSS dès sa prise de pouvoir.
Critique :
- De même aux Etats-Unis, EISENHOWER fait preuve d’une volonté de modération vis-à-vis
des Soviétiques. Les Américains sont favorables à la coexistence pacifique parce que les
pays de l’Europe de l’Est constituent pour eux de nouveaux débouchés économiques.
- La fin du Maccarthysme.
Transition : Malgré la volonté des deux Grands à promouvoir la paix et la prospérité dans le monde,
des tensions persistent.
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Tâche 3 :
Constat : Le document 3 présente les rampes de lancement des missiles soviétiques et leurs rayons
d’action (1800 km en 12 minutes), installés sur l’île de Cuba, orientés vers les Etats-Unis et la présence
des navires soviétiques dans la Mer des Caraïbes.
Explication : L’installation des rampes de missiles soviétiques à Cuba capables d’atteindre le
territoire des Etats-Unis représente aux yeux de l’administration Kennedy un acte inacceptable et de
surcroît une menace grave pour la sécurité nationale. Le territoire américain n’étant plus sanctuarisé,
Kennedy réagit par une série de mesures fermes comme le blocus naval de Cuba et le démantèlement
immédiat des installations. Cette situation donne lieu à un face-à-face entre les deux puissances et tient le
monde en haleine : c’est le regain des tensions entre les deux Grands.
Critique :
- Cette période fut ébranlée par la persistance des tensions idéologiques, des évènements
de la deuxième crise de Berlin (1961) et la poursuite de la guerre du Viêtnam (1964).
- La course aux armements s’intensifie.
- L’incident de l’avion espion U2 américain abattu par les Soviétiques.
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CONCLUSION :
Bilan : En somme, l’antagonisme américano-soviétique en Corée s’explique par la division du
pays en deux zones d’occupation et l’arrivée au pouvoir de Mao. Aussi, bien qu’étant en situation de
conflit, Américains et Soviétiques manifestent leur volonté d’apaiser les tensions. Toutefois, les
tentatives de rapprochement Est/Ouest n’empêchent pas leurs recrudescences.
Ouverture : De ce fait, comment se caractérisent les relations Est/Ouest de 1962 à 1975 ?
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Sujet de type 3 : De la Grande Alliance à la rupture (1941-1947).
INTRODUCTION
Présentation du sujet : La Grande Alliance est une coalition formée par la Grande-Bretagne, les États-
Unis et l’Union soviétique à partir de 1941. Commandée par des impératifs militaires, elle ne donna
jamais lieu à la signature formelle d’un traité.
Problématique :
Première proposition : Dès lors, comment passe-t-on de la Grande Alliance, formée en 1941, à la
rupture intervenue en 1947 ?
Deuxième proposition : Pourquoi la grande alliance formée pendant la Seconde Guerre mondiale
ne résiste-t-elle pas à la fin du conflit ?
Annonce du plan : (3 parties)
Première proposition : la constitution de la Grande Alliance, les actions de la Grande Alliance et fin de
la Grande Alliance.
Deuxième proposition : Naissance, fonctionnement et fin de la Grande Alliance.
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- La conférence de Yalta (du 4 au 11 février 1944). Elle se donne pour objectifs de coordonner
les opérations militaires (le sort de l’Allemagne, de la Pologne et du Japon) pour venir à bout
des forces de l’Axe et de poser les fondements d’un nouvel ordre international.
- La conférence de Potsdam (du 17 juillet au 2 août 1945). La conférence de Potsdam est la
première conférence tenue après la victoire en Europe, elle est aussi la dernière entre les trois
alliés après celles de Téhéran et de Yalta. Elle marque le passage de la confiance à la
méfiance.
Les actions militaires
- Dans le Pacifique, la guerre aéronavale tourne en faveur des Américains avec plusieurs
victoires : mer de Corail (mai 1942), Midway (juin 1942), Guadalcanal (juillet 1942-février
1943).
- En Afrique, les Britanniques, commandés par le général Montgomery, remportent une victoire
définitive sur les troupes allemandes du général Rommel à la bataille d’El Alamein le 1er
novembre 1942. Cette victoire prépare le premier débarquement allié quelques jours plus tard
au Maroc et en Algérie.
- Le début de l’année 1943 est marqué par la grande victoire sur l’armée allemande à Stalingrad
en février.
- A partir de l’Afrique du Nord, les Anglo-Saxons organisent un nouveau débarquement en Sicile
en juillet 1943, puis en Italie du Sud. Mussolini doit démissionner et le nouveau gouvernement
italien doit capituler.
- En Europe de l’Ouest, l’ouverture d’un nouveau front contre l’Allemagne, le 6 juin 1944, sous
le commandement du général Eisenhower, un grand débarquement allié (l’opération Overlord)
commence sur les plages de la Normandie.
- Un deuxième débarquement allié en Provence le 15 août les oblige à se replier vers le nord.
A l’automne, l’échec de la bataille des Ardennes met fin aux derniers espoirs allemands.
- En 1945, l’Allemagne est envahie, prise en tenailles par les Soviétiques à l’est, par les
Américains, les Britanniques et les Français à l’ouest, les Allemands, après le suicide d’Hitler,
capitulent sans condition le 8 mai 1945.
Les actions judiciaires
- Le tribunal international de Nuremberg juge les criminels nazis : en s’ouvrant le 20 novembre
1945, le tribunal interallié a la lourde charge de juger les grands dignitaires nazis. Après des
mois de procès, la sentence est prononcée le 1er octobre 1946 et se traduit par une douzaine
de condamnation à mort.
Phrase de transition : Les actions politique, militaire et judiciaire marquent les actes de solidarité entre
les Alliés avant sa désagrégation.
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III. La fin de la Grande Alliance
Phrase chapeau : La Grande Alliance ne survit pas aux nombreuses tensions.
L’escalade de la méfiance
- Qualifiée « d’étrange alliance » par le général américain John R. Deane, chef de la mission
américaine à Moscou, la Grande Alliance est marquée tout au long de son existence par des
sentiments d’incompréhension et de méfiance, chaque camp craignant que l’autre négocie
une paix séparée avec l’Allemagne nazie. A ces sentiments viennent s’ajouter des problèmes
de fond : ouverture d’un second front demandée par Staline dès septembre 1941.
- La question des frontières polonaises réglée finalement lors de la conférence de Téhéran.
- Les désaccords nés de la conférence de Yalta en 1945.
- Staline qui accuse Truman de vouloir maintenir l’URSS dans des difficultés économiques avec
le retrait du prêt-bail.
- Le soupçon des Soviétiques sur le relèvement économique de la zone occidentale en
Allemagne.
- Les Soviétiques qui trouvent que le verdict de Nuremberg est trop clément, ...
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- Le discours de Fulton en 1946 annonce la rupture (dénonciation d’un problème)
La rupture
- La Grande Alliance ne résiste pas au poids des antagonismes idéologiques après la victoire
contre l’Allemagne ;
- les doctrines Truman (et son pendant économique le plan Marshall) et Jdanov en 1947
marquent définitivement la rupture entre l’URSS et ses anciens Alliés occidentaux.
Bilan : La Grande Alliance lie le monde capitaliste (les États-Unis et le Royaume-Uni) et le monde
communiste (l’URSS). Cette alliance contre nature ne survivra pas au lendemain de la Seconde Guerre
mondiale.
Ouverture : La rupture de la Grande Alliance entraîne la bipolarisation du monde et la formation des blocs
Est-Ouest.
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II. GÉOGRAPHIE
INTRODUCTION
Amorce : L’Union européenne, née d’un projet de coopération économique est l’un des pôles de la triade.
Constituée de 27 pays, son PIB s’élève à 16210 milliards de dollars en 2022. Au fil de son élargissement,
elle s’est progressivement constituée en puissance économique mondiale.
Problématique : Comment analyser la puissance économique de l’Union Européenne ?
Annonce du plan : (3 parties) les aspects, les facteurs et les limites de la puissance économique de l’Union
européenne.
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DEVELOPPEMENT
I. Les aspects de la puissance économique de l’Union Européenne
Phrase chapeau : L’Union Européenne est une puissance économique mondiale grâce au rayonnement
de ses secteurs agricole, industriel et de services.
Un secteur agricole très développé
- Des moyens et méthodes de production modernisés (forte mécanisation, utilisation des
engrais, produits phytosanitaires tels que les herbicides, les fongicides et les pesticides).
- D’excellentes performances : premier producteur de blé avec 134.7 millions de tonnes en
2021-2022, 45% de la production mondiale d’orge avec 60 millions de tonnes en 2019- 2020
(1er rang), premier producteur de vin avec 165 millions hl de 2016 à 2020 (45% des zones
viticoles mondiales et 64% de la production mondiale en 2020).
- Des chiffres d’affaires colossaux : la valeur ajoutée brute de l’agriculture s’élevait à 178,4
milliards d’euros en 2020.
Une grande puissance industrielle : l’UE est la troisième puissance industrielle du monde
- La présence de grandes firmes multinationales et d’une palette industrielle complète
(industrie lourde, légère et de pointe).
- Des moyens et méthodes de production ultra-performants : la robotisation, l’informatique.
- Une diversité et une multiplicité des activités industrielles (Industrie agroalimentaire,
Industrie automobile, Industrie aérospatiale, Industrie de haute technologie …).
- Performances : 20% de l’acier mondial en 2022, premier dans la chimie, 29% de la
production de l’automobile mondiale. 4 Firmes Multinationales européennes dont SHELL,
BP ET TOTAL sont classés parmi les 8 premières multinationales.
Des services très performants
- Une puissance commerciale : 14% du commerce mondial des biens en 2021, 25%
d’échanges internationaux de services en 2022.
- Un secteur touristique très développé (10% de son PIB ; première destination touristique au
monde).
- Une Puissance financière : Première zone réceptrice et émettrice d’IDE, bourses de
Londres, Paris, Francfort.
Phrase de transition : Les performances économiques de l’UE sont sans cesse croissantes grâce à un
secteur agricole développé, une puissante industrie et un secteur des services performant. Qu’en-est-
il des facteurs de sa puissance ?
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II- Les facteurs de la puissance économique de l’UE
Phrase chapeau : La puissance économique de l’UE repose sur plusieurs facteurs : humains,
économiques, historiques et politiques.
Les facteurs humains
- Une forte population : 450 millions d’habitants (vaste marché de consommateurs et de main-
d’œuvre).
- Un pouvoir d’achat élevé
- Le dynamisme de la population (mobilité)
Les facteurs économiques
- L’abondance des capitaux
- La maîtrise de la technologie avancée (aéronautique avec Airbus, aérospatial avec Ariane).
- Le formidable réseau de communication et de télécommunication.
Les facteurs historiques
- Le pacte colonial (exploitation des empires coloniaux).
- Le berceau de la révolution industrielle et du capitalisme.
- Un riche héritage du mercantilisme des siècles passés.
Les facteurs politiques
- Une volonté politique d’intégration économique très poussée
- La PAC (politique agricole commune).
- L’Euro (à l’exception de la Suède, du Danemark).
- L’adoption du capitalisme néo-libéral depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
- Le système politique basé sur la démocratie et l’alternance.
Phrase de transition : Malgré son rayonnement économique l’UE rencontre tout de même des
insuffisances dans ce domaine.
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CONCLUSION
Bilan : L’analyse de la puissance économique de l’Union Européenne révèle que celle-ci se caractérise
par des secteurs d’activité ultra-performants et une place fondamentale. Cette puissance repose sur
plusieurs facteurs qui sont humains, économiques, historiques et politiques. Cependant, le rayonnement
économique de l’UE rencontre quelques limites.
Ouverture : Au regard de son rayonnement économique, l’Union Européenne peut-elle être considérée
comme une puissance complète ?
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Sujet de type 2 : La puissance économique de la Chine
INTRODUCTION
Présentation du thème : Géant démographique mondial avec environ 1,4 milliard d’habitants, une
superficie de 9,6 millions km2 et un PIB de 18321 milliards de dollars US (2022), la Chine est une grande
puissance dont l'empreinte et les ambitions sont mondiales.
Présentation des documents : Pour analyser la puissance économique de la Chine, trois documents sont
soumis à notre étude notamment une courbe (document 1), une caricature (document 2) et un extrait
d’article de presse (document 3).
Résumé des idées majeures : Ils montrent respectivement des aspects de la puissance économique de
la Chine, ses partenariats ainsi que les pesanteurs de son économie.
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DEVELOPPEMENT
Tâche 1.
Constat : Le document 1 montre l’évolution croissante de la valeur des exportations chinoises (en
milliards de dollars) entre 1980 et 2018. Elle est passée de 0 en 1980 à 2500 milliards de dollars en 2018.
Explication : Les échanges extérieurs de la Chine se sont développés à un rythme exceptionnellement
rapide dès le début des années 1990, faisant de la Chine la première puissance commerciale au monde,
du fait de :
- L’entrée dans l’Organisation Mondiale du Commerce en 2001 marque son ouverture au marché
mondial ;
- L’augmentation de la production qui influence des exportations ;
- Les productions variées : acier, machines, machine outils, véhicules, jouets, riz, porcs, volaille,
produits halieutiques, etc. ;
- La nouvelle orientation : l’économie socialiste de marché ;
- La forte augmentation du capital ; l’expansion commerciale de la Chine, le PIB chinois a progressé
en moyenne de 9, 4% ;
- Le poids démographique et la main-d’œuvre peu coûteuse, favorisant la création des emplois qui à
son tour attirent les investisseurs ;
- La mise en place des Zones Economiques Spéciale et l’aménagement des ports pour attirer les
Investissements Directs à l’Etranger (IDE) et développer les exportations.
Critique : La puissance économique mondiale de la Chine s’exprime dans d’autres domaines :
- Son rang dans l’économie mondiale avec un PIB de 18321 milliards de dollars US, soit 15,86% du
PIB mondial,
- Un des plus grands créanciers du monde (3e créancier du FMI),
- Une grande puissance industrielle (premier producteur de tracteurs, électroménagers, jouets, acier,
textile …).
- La puissance économique de la Chine se manifeste aussi dans les secteurs des télécommunications
et du numérique avec Huawei et les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi) qui dominent l’immense
marché chinois.
Phrase de transition:
Avec son statut de puissance économique mondiale (commerciale, agricole, industrielle et financière), la
Chine peut prétendre aider l’Afrique à se développer.
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Tâche 2
Constat :
Première proposition : Le document 2 montre une truie couchée préfigurant la Chine allaitant des êtres
humains qui représentent les pays africains (African leaders).
Deuxième proposition : Le document 2 présente une truie couchée à l’effigie de la Chine allaitant dix
personnages identifiés par l’expression « African Leaders ».
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Troisième proposition : Le document 2 montre la Chine qui nourrit les leaders africains.
Explication : Cette illustration symbolise les avantages que peuvent tirer les dirigeants africains du
partenariat avec la Chine.
- Géant économique capable de collaborer avec tout le continent, la Chine apparait à ce jour comme
le 1er investisseur étranger en Afrique. En effet, les investissements chinois sur le continent ont atteint
3,4 milliards de dollars en 2022 (selon le ministère du commerce chinois) ;
- La Chine : Grande pourvoyeuse de prêts financiers ; premier bailleur de fond de l’Afrique ;
- La construction d’infrastructures par les Chinois en Afrique ;
- Les échanges universitaires et 54 instituts Confucius ouverts en Afrique ; Soft power ;
- Les débouchés pour les produits et les capitaux chinois en Afrique ;
- La non-ingérence chinoise dans les affaires internes de ses partenaires ;
- La Chine est aussi devenue un partenaire commercial majeur de l’Afrique car, en l'espace de 20 ans,
la valeur des exportations chinoises vers l'Afrique a été multipliée par plus de vingt : passant de 5
milliards de dollars US en 2000, à plus de 110 milliards en 2020.
Critique :
- En plus du volume des échanges commerciaux, le partenariat gagnant-gagnant entre la Chine et
l’Afrique s’opère également dans le domaine de la dette. Lors de la 1ère réunion ministérielle du Forum
sur la Coopération sino-africaine (FOCAC), la Chine a réduit ou exonéré les dettes de 10 milliards de
yuans dans les pays africains très endettés et moins avancés, tout en créant le fond africain de
développement des ressources humaines pour aider le continent à disposer d’une main d’œuvre
abondante et de qualité pouvant impulser son développement.
- Toutefois, au-delà du partenariat économique Chine-Afrique, ce géant du Sud-Est asiatique constitue
également une voie sûre de la coopération Sud-Sud dans des nombreux autres domaines comme la
santé, l’éducation, la politique, les télécommunications et le domaine militaire. Elle constitue donc
pour ce continent un partenaire du pacte « win win » (gagnant-gagnant).
Phrase de Transition : Quoique l’Afrique puisse tirer avantage de sa coopération économique avec la
Chine, il n’en demeure pas moins que ce géant économique du Sud souffre encore de pesanteurs multiples.
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Tâche 3
Constat : Le document 3 évoque des pesanteurs de la puissance économique de la Chine : « des
freins structurels et conjoncturels, intérieurs et extérieurs qui se sont cumulés et ont entraîné un
ralentissement de la croissance chinoise depuis une décennie, ».
Explication :
- Sur le plan structurel, l’épuisement du modèle des années 2000 fondé sur des investissements dans
les infrastructures et les exportations des biens manufacturés, la fiabilité des produits chinois ;
- Sur le plan conjoncturel : après le choc initial de la pandémie, et un fort rebond en 2021, les
conséquences de la « politique zéro Covid » ont largement pesé sur l’activité économique en 2022.
La Chine a enregistré une croissance de 3% seulement, son plus faible taux de croissance annuelle
depuis des décennies.
- Sur le plan intérieur : la Chine est aussi à couteau larvé avec Taiwan au point de faire revenir cette
province dans son juron politique, l’inégalité sociale, la crise de l’immobilier.
- Sur plan extérieur : la concurrence technologique avec son rival américain.
Critique : Toutefois, la Chine fait face à d’autres obstacles qui freinent son développement.
- Sur le plan démographique, la Chine est lourdement handicapée par sa population (vieillissement de
la population avec la baisse de la population active, etc.) ;
- Dans le domaine politique, elle demeure l’un des derniers adeptes du communisme, donc une
dictature du parti unique ;
- Le mal développement ;
- Le déséquilibre territorial entre la façade maritime et l’hinterland ;
- La Chine est également un grand pollueur ;
- Le problème des droits de l’Homme ;
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- L’augmentation de la dette publique et des entreprises,
- L’importante surcapacité apparue en particulier dans le domaine de l’industrie et de la construction ;
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CONCLUSION
Bilan : En somme, la Chine est une puissance économique de premier ordre au regard de l’intensification
de ses échanges et la diversification de ses partenaires économiques parmi lesquels se trouvent de plus
en plus les pays africains. Néanmoins, l’économie chinoise connaît un ralentissement lié à la conjugaison
des facteurs à la fois structurels et conjoncturels depuis quelques années.
Ouverture : Au regard de ce qui précède, quelles sont les perspectives de développement que les autorités
chinoises pourraient engager en vue de sortir le pays des pesanteurs du sous-développement ?
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Sujet de type 3 : L’agriculture, un secteur porteur de l’économie gabonaise ?
INTRODUCTION
Amorce : Avec une superficie de 267667km2 et un climat équatorial, le Gabon est situé au centre-ouest de
l’Afrique. Pays à revenu intermédiaire, son économie repose essentiellement sur l’exploitation des
ressources naturelles. Dans l’optique de la diversifier, les autorités gabonaises ont mis l’accent sur le
développement des secteurs longtemps négligés tel que l’agriculture.
Problématique :
Première proposition : Peut-on considérer l’agriculture comme un secteur porteur de l’économie
gabonaise ?
Deuxième proposition : L’agriculture est-elle un secteur sur lequel peut reposer l’économie ?
Annonce du plan : (2 parties) l’agriculture peut être un secteur porteur et une agriculture en proie en de
multiples difficultés.
Phrase chapeau : L’agriculture gabonaise jouit de multiples atouts pouvant lui permettre d’être un secteur
majeur de l’économie gabonaise. Ces atouts sont à la fois naturels, politiques et humains.
Naturels
- Disponibilité des terres arables (SAU : 5.2 millions d’hectare, soit 60% du territoire
national)
- Présence de vastes savanes favorables à la pratique de l’élevage.
- Climat favorable à l’agriculture (pluviométrie 1450 à 4000mm par an).
- Densité du réseau hydrographique (Ogooué et ses affluents) pour le développement
agricole pour les cultures irriguées et de l’aquaculture.
- 800 km de côte pouvant servir au développement de l’aquaculture (transport des produits
agricoles pour leur vente à l’intérieur et à l’extérieur du pays).
- Fertilité des sols.
Politiques
- Mise en place du plan stratégique ‘’Gabon Emergent’’ dont l’un des piliers est le « Gabon
Vert ».
- Création de 5 zones agricoles à forte productivité (Ngounié, Estuaire, Woleu-Ntem…).
- Mise en place de l’IGAD, L’INSAB, de l’Ecole des cadres d’Oyem (en réhabillitation), le Lycée
agricole de Lebamba.
- Promotion d’une économie verte capable d’offrir divers emplois en garantissant la sécurité
alimentaire.
- Mise en place des organismes des gestions du secteur agricole : ONADER, Projet Graine,
Agasa…
- Attribution des moyens financiers aux agriculteurs, aux coopératives.
- Encadrement et formation des agriculteurs et des coopératives.
Humains
- Population majoritairement jeune
- Population à dominante féminine
- Tradition paysanne
Economiques
- Promotion d’une économie libérale favorisant l’initiative privée, notamment dans le secteur
agricole ;
- Présence d’industries agroalimentaires (exemple OLAM, SUCAF…) ;
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- Présence des capitaux étrangers pouvant investir dans le domaine agricole (OLAM).
Phrase de transition : L’agriculture gabonaise dispose des atouts politiques, naturels et humains pouvant
faire de ce secteur un pilier de l’économie. Cependant, elle est confrontée à plusieurs difficultés.
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Phrase chapeau : L’agriculture, secteur d’avenir pour l’économie du Gabon, reste confrontée à des
difficultés d’ordre naturel, politique et humain.
Difficultés d’ordre naturel.
- Forte pluviométrie et humidité des sols
- Acidité des sols
- Dérèglement climatique
- L’inégale répartition des terres arables
Difficultés d’ordre politique
- Mal gouvernance (manque de volonté dans l’application des politiques agricoles)
- Orientation économique portée sur le ‘’tout pétrole’’
- Endettement national réduisant les marges d’investissement de l’Etat
- Difficultés et lourdeurs administratives dans le suivi et l’exécution des projets agricoles …
Difficultés d’ordre économique
- La dépendance alimentaire (importation massive des denrées alimentaires : 400 milliards
CFA, soit 60% en volume contribuant ainsi au déficit de la balance commerciale) ;
- Difficultés d’accès aux crédits pour les agriculteurs ;
- Faible contribution au PIB national (4%)
- Agro-industrie à capitaux étrangers (Smag, Sucaf de la filière française SOMDIA, Olam du
groupe Singapour) ;
- Rapatriement des capitaux dans les pays d’origine des entreprises agricoles étrangères ;
- Problèmes de distribution
Difficultés d’ordre humain
- Exode rural
- Vieillissement de la population rurale
- Manque d’attractivité du secteur agricole
- Formation insuffisante des agriculteurs
- Désintéressement de la population aux pratiques agricoles
- Utilisation des techniques rudimentaires
- Conflit homme-faune (pachydermes qui dévastent les plantations)
-------------------- (saut de 2 ou 3 lignes) --------------------
CONCLUSION
Bilan : Au terme de cette étude, il convient de retenir que l’agriculture gabonaise peut jouer, à moyen ou à
long terme, un rôle porteur pour l’économie, au regard de nombreux atouts dont bénéficie ce secteur.
Toutefois, il convient, pour y parvenir, de lever des différentes barrières pouvant l’empêcher de jouer
pleinement ce rôle.
Ouverture : C’est à cette condition qu’on peut parallèlement arriver à l’autosuffisance alimentaire et à la
diversification de l’économie gabonaise.
NB : le candidat qui traitera uniquement des atouts et des difficultés, en évoquant des solutions
dans la conclusion, ne doit pas être pénalisé. Tout comme celui qui présentera d’abord les
limites et ensuite les perspectives.
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