RA20 Lycee G T SVT GenetiqueEvolution 1296957
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Informer et accompagner
les professionnels de l’éducation
VOIE GÉNÉRALE
GÉNÉTIQUE ET ÉVOLUTION
Thème
Thème 1 - La Terre, la vie et l’organisation du vivant
Note d’intention
Cette fiche a pour objectif de préciser le sens qu’il est possible d’attribuer aux différentes parties
du programme. Cette contribution au sens repose notamment sur les liens avec des enjeux
éducatifs, la cohérence avec les programmes des autres niveaux, l’identification des fondamentaux
à construire, des problématisations possibles pour contextualiser.
Mots-clés
Clone, brassage génétique inter- et intrachromosomique au cours de la méiose, diversité́ des
gamètes, stabilité des caryotypes, distinction reproduction et sexualité, diversification génomique,
transferts génétiques horizontaux versus verticaux, endosymbiose, hérédité cytoplasmique,
phylogénies, mutation, sélection, dérive, évolution, hérédité non fondée sur l’ADN, transmission et
évolution culturelles.
Sommaire
Enjeux éducatifs 2
Enjeux 2
Finalités 2
Problématiser 3
Ressources 11
Le point sur la loi de Hardy-Weinberg 11
Le point sur les transferts horizontaux 12
Le point sur les endosymbioses 17
Sitographie : ressources scientifiques et pédagogiques 19
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Bibliographie 19
Enjeux éducatifs
Ce thème s’inscrit dans la continuité de l’étude de l’évolution biologique commencée au
collège et poursuivie dans l’enseignement de spécialité du cycle terminal. Il est l’occasion
d’approfondir la compréhension des mécanismes contribuant à la diversification du vivant.
Cette logique d’approfondissement des acquis ne se centre pas uniquement sur des
connaissances fondamentales en termes de mécanismes liés à la reproduction sexuée et à la
diversification des génomes.
On se place ici dans une perspective évolutive permettant aux élèves d’identifier une diversité
de mécanismes impliqués dans l’évolution du vivant et de relier ces mécanismes à leurs
conséquences évolutives à l’échelle des individus, des populations et des écosystèmes. Il ne
s’agit donc pas d’étudier les mécanismes génétiques et non génétiques pour eux-mêmes.
Enjeux
Plusieurs enjeux éducatifs, susceptibles d’être problématisés, sont à considérer.
Finalités
Cette partie du programme peut contribuer à :
Problématiser
L’exemple d’heuristique ci-dessous part d’une problématisation possible, prenant appui sur des
constats de caractères qui « apparaissent ».
Les méthodologies de recherche sont bien souvent communes pour l’étude scientifique des
trois cas évoqués : observations diverses en microscopie, séquençage, etc.
Ces exemples sont pris indépendamment les uns des autres mais dans une vision globale
et complexe de l’évolution, on comprend qu’un génotype actuel est le résultat d’une histoire
évolutive pouvant intégrer tous ces mécanismes (et d’autres encore).
En seconde ces points sont repris et approfondis. On enrichit les concepts en intégrant la
dérive génétique : cela implique principalement de se situer à l’échelle populationnelle et
d’avoir abordé plus en avant la structure de l’ADN avec la transmission des allèles.
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En classe de première, d’un côté la nature et la fréquence des mutations ont été identifiés
(en lien avec la réplication de l’ADN), ainsi que leurs effets sur la santé humaine (aspect
« variabilité »). Mitose et méiose ont été abordées en tant que mécanismes liés à la « stabilité »
du patrimoine génétique.
1. À considérer comme des prérequis, indispensables pour aborder le programme : ils peuvent être réexpliqués,
remobilisés, mais ne doivent pas faire l’objet de démarches spécifiques pour être redémontrés.
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Concepts fondamentaux
Toutes les cellules d’un organisme On réactive les acquis de seconde et de première :
possèdent le même génome et le même ADN, gène, allèle, séquence de nucléotides, mitose,
génotype. mécanisme des mutations.
Pour autant, il peut exister une variabilité • Les mécanismes de la mitose, et de la réplication
des génotypes entre les populations permettent de conserver le génome et le génotype
clonales. d’une génération cellulaire à la suivante (Mobilisation
des connaissances).
• Les mutations ponctuelles expliquent la diversité des
allèles, et sont héritées par les cellules des lignées
issues de cellules mutantes.
La diversité des génomes des cellules- • Le suivi de caractères déterminés par des gènes
œuf issues d’une reproduction sexuée indépendants (cas de dihybridisme), construction
par le brassage des génomes à chaque de la notion de brassage interchromosomique
génération. expliquant une diversité de génotypes gamétiques
Les brassages inter et intra- équiprobables.
chromosomiques au cours de la méiose, • Suivi de caractères déterminés par des gènes liés
et l’aléa de la fécondation expliquent la (cas de dihybridisme), construction de la notion de
variabilité génétique des descendants brassage intrachromosomique expliquant l’apparition
d’autant plus élevée que le nombre de de génotypes recombinants non équiprobables.
gènes à l’état hétérozygote est grande • Etude d’arbres généalogiques ou les techniques de
chez les parents séquençage permettant de déterminer le génotype
On créé du nouveau à partir de l’existant. de chaque individu ⇒ acquisition par l’élève de
principes de base simples d’analyse génétique.
Concepts fondamentaux
Des échanges de matériel génétique, hors • Des transferts génétiques sont autorisés au regard
de la reproduction sexuée, constituent de l’universalité de l’ADN dans le monde vivant
des transferts horizontaux. (Nature, Structure, codage).
Les conséquences : complexification des • Des gènes acquis par transferts horizontaux peuvent
génomes, l’évolution des populations être hérités verticalement par mitose dans le cadre
et des écosystèmes au regard des d’une reproduction asexuée ou par méiose et
interactions existantes entre organismes. fécondation si ces mutations affectent le génome de
cellules germinales.
On peut profiter de ce moment pour contribuer à
l’éducation à la santé par l’étude des propagations des
résistances aux antibiotiques et impacts en termes de
santé humaine).
Concepts fondamentaux
Concepts fondamentaux
Ressources
Dans une population telle que définie précédemment, évolution de la fréquence des gènes
d’une génération à l’autre :
Total :
AA : p2 (p4 + 2p3q + p2q2) = p2 (p2 + 2pq + q2) = p2
Aa : 2pq (p4 + 2p3q + p2q2) = 2pq(p2 + 2pq + q2) = 2pq
Aa : q2 (p4 + 2p3q + p2q2) = q2 (p2 + 2pq + q2) = q2
La proportion des génotypes reste donc inchangée à la deuxième génération, c’est l’équilibre
de Hardy-Weinberg.
L’intérêt réside donc dans la comparaison entre des fréquences issues du modèle et celles
mesurées réellement. Tout écart significatif permettra d’interroger les hypothèses de départ
non connues (mutations ? sélection ? migrations ? choix des partenaires ?...)
Fusion
Terme proposé pour réunir l’ensemble des mécanismes évolutifs qui regroupent dans une
même lignée des gènes issus de lignées différentes : endosymbioses, hybridation et transferts
de gènes.
Endosymbiose
Symbiose où l’un des partenaires vit dans les cellules de l’autre. Si elle peut être transmise à la
génération suivante, c’est une fusion évolutive.
Hybridation
Résultat de la fécondation entre gamètes issus de lignées différentes. L’hybride formé peut
être viable ou non. S’il est fertile il peut constituer une espèce nouvelle.
Allopolyploïdie
Hybridation où l’organisme contient non pas un jeu de chromosomes de chaque parent, mais
deux. Les organismes qui en sont issus constituent une espèce nouvelle, car ils ne se croisent
plus avec l’espèce des parents.
Transfert de gène
Passage d’un gène d’un organisme à un autre, d’espèce différente. Mécanisme fréquent chez
les bactéries, il existe aussi chez les organismes plus complexes.
Source : Marc-André SELOSSE, Des organismes chimériques : le sexe « lent » des eucaryotes
Extrait de l’article
Il est maintenant clair que le transfert horizontal de gènes joue un rôle majeur dans le monde
des procaryotes (bactéries et archées) où ils accélèrent considérablement l’adaptation aux
conditions changeantes auxquels ces organismes doivent faire continuellement face. Le
développement des résistances aux antibiotiques illustre ce phénomène. Les résistances
sélectionnées dans une espèce peuvent se propager rapidement à d’autres espèces. L’intensité
des échanges génétiques horizontaux entre procaryotes est telle que, dans nombre d’espèces
bactériennes, la part des gènes commune à tous les membres de l’espèce (core-genome) est
plus petite que la part des gènes variable entre les génomes individuels suite à ces échanges
horizontaux (Hall et al., 2017).
Plusieurs mécanismes sont responsables du transfert horizontal des gènes chez les
procaryotes. D’abord, la transformation des bactéries par l’ADN présent dans le milieu.
La généralité de ce mécanisme - à l’origine de la découverte du rôle de l’ADN comme
déjà mentionné – a été reconnue à partir des années 1950. Les détails moléculaires de
la pénétration de l’ADN extérieur dans les cellules peuvent varier selon les espèces mais,
dans tous les cas, l’ADN finit par s’intégrer dans le génome de la cellule hôte, devenant ainsi
transmissible à sa descendance. Vers la même époque, étaient également découverts les
phénomènes de conjugaison bactérienne et de lysogénie. La conjugaison bactérienne est
le fait que certaines bactéries peuvent transmettre des fragments de leurs chromosomes à
d’autres bactéries plus ou moins apparentées par simple contact. On sait maintenant que
l’ADN transite d’une bactérie à l’autre par l’intermédiaire de tubes protéiques spécialisés dont
les éléments sont codés par des plasmides portés par les bactéries capables de conjugaison.
La lysogénie bactérienne est due au fait que certains virus bactériens – les bactériophages
tempérés - au lieu de se multiplier immédiatement après infection intègrent leur génome dans
celui de la cellule hôte où il devient silencieux. Les bactéries deviennent alors lysogènes,
c’est-à-dire capables de perpétuer le génome viral silencieux pendant un nombre illimité de
générations sans jamais produire de bactériophages sauf si des conditions particulières
réactivent accidentellement le génome viral. Dans ce cas, une lointaine bactérie descendante
produira de nombreux bactériophages infectieux qui lysent la cellule alors que celle-ci n’a
jamais été infectée elle-même.
Un autre exemple intéressant d’hérédité de séquences acquises d’acides nucléiques chez les
bactéries est fourni par le système d’immunité bactérienne CRISPR-Cas maintenant très utilisé
comme outil moléculaire d’édition des génomes (Makarova et al.,2015). Dans ce cas, une
région particulière du chromosome bactérien faite de répétitions de séquences palindromiques
courtes sert de réservoir pour intégrer des courts fragments d’ADN de virus ou de plasmides
étrangers ayant pénétré la cellule qui ont été découpés par l’endonucléase Cas. Ces fragments
sont ainsi perpétués à l’identique de génération en génération par les bactéries, leur offrant les
traces des rencontres accidentelles ancestrales sous forme de petits ARN car le réservoir est
transcrit et l’ARN produit est redécoupé au niveau des répétitions palindromiques. Si un ADN
étranger qui pénètre une cellule bactérienne de cette lignée porte une séquence correspondant
à l’un de ces petits ARN, il sera immédiatement clivé par l’endonucléase Cas et détruit.
On notera que, dans tous les phénomènes précédents où des caractères acquis deviennent
héritables, les mécanismes moléculaires qui permettent le phénomène sont préexistants
aux évènements d’acquisitions qui, eux, sont basés sur des rencontres aléatoires (ADN
environnemental, bactériophage, partenaire de conjugaison). C’est une caractéristique
générale des transferts génétiques horizontaux.
(…) on trouve des traces de transferts horizontaux dans pratiquement tous les génomes
d’organismes unicellulaires étudiés qui appartiennent aux différentes branches
phylogénétiques connues d’eucaryotes (Keeling and Palmer, 2008). Plusieurs dizaines ou
même centaines de gènes par génome proviennent de ce mécanisme chez les Chromalveolata
(ciliés, algues brunes, diatomées, Plasmodium, …), les Amoebozoa (amibes, …) ou les Excavata
(trypanosomes, leishmanies, trichomonas, …). Ils sont particulièrement nombreux chez les
parasites ou chez les ciliés de la panse des ruminants qui cohabitent avec une abondante flore
microbienne dans un environnement riche en ADN et en carbohydrates (Ricard et al.,2006).
Il n’est pas toujours facile de déterminer la fonction des gènes acquis par transfert horizontal
dans leur nouvel hôte. Certains (la majorité ?) n’ont peut-être aucune action et ne sont présents
dans la lignée évolutive que de manière temporaire. Mais dans d’autres cas, les gènes acquis
confèrent un important avantage aux organismes receveurs par l’émergence immédiate de
nouvelles fonctions. On trouve, par exemple, dans les génomes de certaines levures comme
les Saccharomyces capables de fermenter en anaérobie stricte un gène d’origine bactérienne,
URA1, pour la dihydro-orotate déshydrogénase (DHODase) nécessaire à la biosynthèse
d’uracile. Or, il existait un autre gène, URA9, pour le même enzyme chez les levures ancestrales
(perdu chez les Saccharomyces). Mais alors que l’enzyme eucaryote ancestral nécessite
l’oxygène atmosphérique pour fonctionner (excluant la vie en anaérobiose), son remplaçant
bactérien s’en dispense. Ici, l’acquisition du gène bactérien, probablement à partir d’un
Lactococcus, a permis à certaines levures de vivre en anaérobiose (et donc de produire vins
et bières !), alors que leurs ancêtres en étaient incapables. On peut également mentionner
l’acquisition par certaines levures, comme Candida parapsilosis, de gènes bactériens pour
une proline racémase qui leur confèrent la capacité de métaboliser l’isoschizomère D de
l’acide-aminé et donc d’avoir un avantage nutritionnel (le phénomène d’acquisition de gènes
de racémases est fréquent chez les eucaryotes unicellulaires). On pourrait multiplier les
exemples, mais évidemment chez les organismes unicellulaires, l’acquisition d’une nouvelle
fonction est directement transmissible à leur descendance. Qu’en est-il des eucaryotes
pluricellulaires avec lignées germinales différenciées ?
Réciproquement, on peut trouver des espèces fongiques qui ont acquis du matériel génétique
provenant d’autres lignées eucaryotes. Par exemple, il existe des lignées de champignons
filamenteux et de levures capables d’assimiler les nitrates comme le font les plantes, ce qui est
inhabituel dans le monde fongique. Ils portent dans leur génome des groupements de gènes
typiquement végétaux produisant perméase, nitrate réductase et nitrite réductase nécessaires
à ce métabolisme. On pourrait multiplier les exemples parmi les grands groupes d’eucaryotes
pluricellulaires (Soucyet al.,2015). Les éperlans ont reçu le gène de la protéine antigel AFP de
type II (qui leur permet de fréquenter les eaux glacées) à partir d’autres poissons comme les
harengs (Graham et al.,2012). Des insectes survivent au cyanure produit par les plantes dont
ils se nourrissent grâce à un gène de détoxification acquis de bactéries (Wybouwet al.,2014),
etc.
Extrait de l’article
À la différence de ce qui se passe chez les eucaryotes, ce sexe bactérien n’est ni régulier (il
n’est pas cyclique) ni lié à la reproduction. Bien au contraire ! Dans les cas de transformation
et de transduction, l’ADN ou les particules virales sont libérés à la mort d’une cellule : il y a
donc finalement moins de cellules qu’au début… Une différence majeure en résulte : chez les
eucaryotes, l’information génétique des organismes provient entièrement de la génération
précédente (les parents). On parle alors de transmission verticale, car les gènes « descendent
» littéralement dans l’arbre généalogique. À l’inverse, chez les bactéries, l’information
génétique peut provenir d’organismes voisins de la même génération (qui meurent parfois)
: elle se transmet alors de façon horizontale, entre organismes de même échelon dans
l’arbre généalogique. Selon une idée reçue, seules les bactéries connaîtraient des transferts
horizontaux, alors que la transmission de l’information génétique serait strictement verticale
chez les eucaryotes. S’il est vrai que les enfants ressemblent souvent à leurs parents, cela
occulte le fait que, à l’égal des bactéries, les eucaryotes renouvellent parfois leur génome
en recrutant des gènes dans le milieu… Nous verrons qu’ils connaissent eux aussi des
transformations et des transductions, et surtout une acquisition de gènes par un processus
qui leur est propre : l’endosymbiose.
On objectera qu’il s’agit là d’événements rares ; ce n’est pas si vrai, et, de plus, ils n’en sont
pas moins fondateurs de lignées très diversifiées. Considérons l’origine de l’ensemble
des eucaryotes eux-mêmes : on sait maintenant que leur ancêtre commun possédait des
mitochondries, même si elles ont été modifiées dans certaines lignées. Les eucaryotes sont
donc par essence des organismes chimériques, alliant au moins deux lignées cellulaires.
Certes, celles-ci se révèlent très interdépendantes : par exemple, quand je dis « je », sont-ce ces
bactéries (mes mitochondries) ou un eucaryote qui parlent ? Il existe d’autres endosymbioses.
L’ensemble des eucaryotes photosynthétiques possède, en plus, des plastes qui sont apparus
lors de plusieurs endosymbiosesplus tardives. Chez les algues rouges, comme le nori
(Porphyra), fréquemment servi dans les restaurants japonais, les algues vertes, comme la
laitue de mer, et les végétaux terrestres, le plaste provient d’une cyanobactérie présente dans
les cellules de leur ancêtre commun (c’est le cas du maïs). D’autres groupes d’eucaryotes
photosynthétiques ont acquis un plaste d’une façon secondaire, en incorporant une algue
verte ou rouge unicellulaire ! C’est le cas d’algues unicellulaires comme l’euglène ou l’amibe
(lire l’encadré p. 52), et d’algues pluricellulaires comme les fucus et les laminaires de nos
côtes. Il existe au moins trois origines secondaires des plastes, toutes fondatrices de lignées
diversifiées. D’ailleurs, des algues endosymbiotiques bien reconnaissables existent dans les
cellules de divers autres eucaryotes : c’est en particulier le cas chez les cnidaires comme les
coraux ou les anémones de mer ou chez des unicellulaires comme certaines paramécies.
Parfois, ces algues intracellulaires sont réacquises à chaque génération, par phagocytose, à
partir du milieu. D’autres espèces les transmettent à la génération suivante par le biais des
ovules : c’est sans doute ce qui a conduit, au cours de l’évolution, à l’apparition de plastes.
Enfin, des bactéries transmissibles sont présentes chez de très nombreux eucaryotes.
Chez des unicellulaires, en particulier, ces bactéries se transmettent simplement lors de
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Une endosymbiose héréditaire est donc la façon dont les cellules eucaryotes s’adjoignent les
gènes d’autres lignées, bactériennes ou eucaryotes. Le partenaire internalisé doit pouvoir se
reproduire à l’intérieur de son hôte. L’hatena nous fournit un exemple inverse : cet unicellulaire
est capable de phagocyter et de conserver une algue unicellulaire (Nephroselmis), mais celle-ci
ne se divise pas dans l’hôte. Chaque division cellulaire de l’hatena produit donc une cellule
dotée de l’algue et une autre incolore, qui devra phagocyter une nouvelle algue dans le milieu.
Cependant, dès lors que le génome acquis se reproduit et se transmet à la génération suivante,
ses gènes se retrouvent durablement alliés à ceux de la cellule hôte – un cas d’hérédité de
caractère acquis. À première vue, cela constitue plus une juxtaposition qu’un réel nouveau
génome, car les gènes acquis restent situés hors du noyau.
On pourra objecter que ces génomes demeurent indissociablement liés… mais, surtout, le
transfert de gènes n’a fait que commencer à cette étape, comme va nous le montrer ce qui
suit !
En résumé, la capacité des eucaryotes à effectuer la phagocytose leur confère une acquisition
de gènes originale, par le processus de l’endosymbiose. Les mitochondries et les plastes sont
d’anciennes bactéries (voire, dans le second cas, d’anciennes algues eucaryotes) acquises
dans le milieu puis transmises de génération en génération. Les eucaryotes réalisent donc
de cette façon de nouveaux génomes par association cellulaire : la phagocytose fait d’eux de
véritables « prédateurs de génomes ».
Évolution of life
(attention aux erreurs de traduction potentielle)
• Découvrir les principes de l’évolution grâce aux films, animations et simulations – du site
evolution-of-life.com
Le concept de phénotype
• Le concept de phénotype étendu défini comme « l›expression de ses gènes au-delà de son
corps » – Théorie de Richard Dawkins sur le site leblob.fr
Bibliographie
• Le guide critique de l’évolution – Guillaume LECOINTRE – Édition Belin – Parution du 2
janvier 2019.
• Génétique moléculaire et évolutive – Myriam HARRY – 2ème édition du 4 septembre 2008 –
Édition Maloine. Un livre à destination des étudiants et professeurs de SVT.
• Biologie évolutive - THOMAS, LEFEVRE, RAYMOND, De Boekedition.
• Génétique, 8ème édition, W. KLUG, M. CUMMINGS, C.SPENCER - Édition Pearson, 2006.
• Classification phylogénétique du vivant Tome 1 et 2 – Hervé LE GUYADER et Guillaume
LECOINTRE – Édition Belin.
• L’évolution – Hervé LE GUYADER – Bibliothèque Pour la Science – Juin 1998.
• Faits et mécanismes de l’évolution biologique – Louis ALLANO et Alex CLAMENS - Édition
Ellipses.
• Pour la science Hors-série N°105 novembre décembre 2019 : qui sommes-nous ? – les
nouvelles réponses de la génétique.
• L’évolution par fusion – Marc-André SELOSSE – Pour la science n°400, février 2011. Un
Retrouvez éduscol sur article très complet et illustré sur les fusions évolutives (endosymbioses, hybridations et
transferts de gènes).