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DS Mathématiques MPSI 2020-2021

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Année Scolaire 2020 – 2021

MATHÉMATIQUES MPSI1,2,3

DS N˚6

Samedi 27/02/2021 (4h)

Les candidats sont invités à composer avec une encre suffisamment visible (en bleu foncé ou en noir par
exemple), le bleu pâle est à proscrire. Les candidats sont également invités à porter une attention particulière à
la qualité de leurs raisonnements ainsi qu’à la rédaction (les copies illisibles ou mal présentées seront
pénalisées). La référence des questions doit obligatoirement être mentionnée et les résultats doivent être
encadrés ou soulignés à la règle.

Les différents problèmes doivent être rédigés sur des copies séparées.
La calculatrice, les formulaires et les téléphones sont interdits.

Problème 1 : Algèbre

Les deux parties sont indépendantes.

Partie I : Décomposition de 1 + X + X 2 + . . . + X n−1


Pn−1
Pour n > 2, on pose P(X) = k=0
X k = 1 + X + X 2 + . . . + X n−1 .
On suppose que P(X) = A(X)B(X) où A, B sont des polynômes réels unitaires à coefficients positifs ou nuls. Le but du
problème est de montrer qu’alors, les coefficients de A et B valent tous 0 ou 1.
Pn−1 Pn−1
On notera dans la suite A(X) = k=0 a k X k et B(X) = k=0 b k X k où (a k )06k 6n−1 et (b k )06k 6n−1 sont des réels positifs.
On notera également p = deg(A) et q = deg(B) (on a donc pour k < p, a k > 0, a p = 1 et pour k > p, a k = 0 ainsi que
b k > 0 pour k < q, b q = 1 et pour k > q, b k = 0).

Q1) Déterminer les racines de P et en déduire que P se factorise dans C[X] sous la forme :

n−1
Y³ 2i kπ
´
P(X) = X−e n .
k=1

Q2) Quelques propriétés du polynôme A.

a) Montrer que si α ∈ C est une racine de A, alors c’est une racine simple et que |α| = 1.

b) Redonner sans justification l’expression de a 0 en fonction des racines de A (que l’on notera α1 , . . . , αp ).
En déduire que a 0 = 1.

c) Justifier que si α ∈ C est une racine de A, alors α est également racine de A et que α = α1 .
Pp
d) On pose A2 (X) = k=0 a k X p−k . Montrer que toutes les racines de A sont également des racines de A2 .

e) En déduire que A = A2 , puis que ∀k ∈ ‚0, pƒ, a k = a p−k .


On montre de la même façon que b 0 = 1 et que ∀k ∈ ‚0, qƒ, b k = b q−k .

1
Q3) En utilisant l’égalité P(X) = A(X)B(X), montrer que :

k
X
∀k ∈ ‚0, n − 1ƒ, 1 = a k− j b j
j =0

Pp
Q4) En utilisant la question précédente en k = p, vérifier que j =1
a j b j = 0.

Q5) En déduire que ∀ j ∈ ‚1, n − 1ƒ, a j = 0 ou b j = 0.

Q6) Pour k ∈ ‚0, n − 1ƒ, on pose P (k) : « a k et b k sont dans {0, 1} ».

a) Vérifier la propriété au rang 0.

b) On fixe k ∈ ‚1, n − 1ƒ et on suppose la propriété vraie jusqu’au rang k − 1. Justifier alors que :

k−1
X
ak + bk = 1 − a k− j b j
j =1

et en déduire que a k + b k est un entier compris entre 0 et 1, puis que a k et b k sont dans {0, 1}.
Ceci permet d’affirmer que si P(X) = A(X)B(X) avec A et B à coefficients positifs, alors A et B sont à
coefficients dans {0, 1}. Mais une telle décomposition est-elle possible ?

Q7) Existence d’une telle décomposition.

a) On suppose que n ∈ P est un nombre premier.


Montrer qu’il n’existe pas de décomposition de P(X) = A(X)B(X) de la forme précédente avec A et B non
constants. (On pourra évaluer cette égalité en une valeur de X bien choisie.)

b) On suppose que n = ab avec a, b des entiers supérieurs ou égaux à 2. Déterminer deux polynômes non
constants A et B à coefficients dans {0, 1} tels que P(X) = A(X)B(X).

Partie II : Prolongement du sinus cardinal

ei x sin(x)
Pour x 6= 0, on pose g (x) = x et f (x) = Im(g (x)) = x . Soit n ∈ N.
1 (−1)n n!
Q8) Montrer que pour tout n ∈ N, la dérivée n-ième de x 7→ x sur R∗ est x 7→ x n+1
.

Q9) En écrivant que g (x) = e i x × x1 et à l’aide de la formule de Leibniz, montrer que :

e i x Rn (x) n
kX
k
g (n) (x) = (−1)n n!
X
avec R n = (−i ) .
x n+1 k=0 k!

Q10) Déterminer deux polynômes Pn et Qn dans R[X] tels que Rn = Pn − i Qn .


Pn (x) sin(x)−Qn (x) cos(x)
Q11) En déduire que pour x 6= 0, f (n) (x) = (−1)n n! x n+1
.

Q12) On suppose n impair.

a) Montrer que Pn (x) = cos(x) + o (x n ) et Qn (x) = sin(x) + o x n+1 .


¡ ¢
0 0
(n)
b) En déduire que lim f (x) = 0.
x→0

Q13) On suppose n pair.


n
x n+1
+ o x n+1 .
¡ ¢
a) Montrer que Qn (x) = sin(x) − (−1) 2 (n+1)! 0
(n)
b) En déduire que lim f (x) existe et est finie et préciser sa valeur.
x→0

Q14) Montrer que f admet un prolongement de classe C ∞ sur R et préciser la valeur de f (n) (0).

2
Problème 2 : Analyse (calculs approchés d’intégrales)

Partie I : Méthode des rectangles

Soit f : [a ; b] → R une fonction de classe C 1 sur le segment [a ; b] (a < b). On cherche à approcher la valeur de
Rb
I( f ) = a f (x) dx. On note M1 ( f ) = max | f 0 (x)|.
x∈[a;b]

Q1) Justifier l’existence de M1 ( f ).


Q2) Un seul rectangle.
On fixe c ∈ [a ; b]. On va approcher I( f ) en remplaçant f par la fonction constante x 7→ f (c), I( f ) sera donc
Rb
approché par a f (c) dx, et on cherche à estimer l’erreur d’approximation.
Rb
a) Justifier que a f (c) dx = (b − a) f (c). Faire une figure illustrant qu’il s’agit de l’aire d’un rectangle.
b) Soit x ∈ [a ; b], montrer que | f (x) − f (c)| 6 M1 ( f )|x − c|.
Rb
c) Soit K c = a |x − c| dx.
(a−c)2 +(b−c)2
i) Montrer que K c = 2 .
2
ii) Montrer que K c 6 (b−a) 2 . (On pourra étudier c 7→ K c .)
2
d) En déduire que |I( f ) − (b − a) f (c)| 6 (b−a)
2 M1 ( f ).

Q3) Plusieurs rectangles.


Afin d’améliorer l’approximation précédente, on fixe n ∈ N∗ et on découpe [a ; b] en n intervalles de même
longueur en posant pour k ∈ ‚0 ; nƒ, x k = a + k b−a
n , on a ainsi x 0 = a < x 1 < · · · < x n = b.
n−1
P xk+1
R
a) Justifier que I( f ) = xk f (x) dx.
k=0
Rx
b) Pour k ∈ ‚0 ; n − 1ƒ, on choisit un réel c k ∈ [x k ; x k+1 ], et on approche xkk+1 f (x) dx par (x k+1 − x k ) f (c k )
comme dans la question Q2 (mais sur [x k ; x k+1 ]). On pose c = (c 0 , . . . , c n−1 ), et :
n−1
P
Rn,c ( f ) = (x k+1 − x k ) f (c k ), c’est cette quantité qui va approcher I( f ).
k=0
n−1
b−a P
i) Vérifier que Rn,c ( f ) = n f (c k ) et montrer que :
k=0
n−1
µ ¶
P (b−a)2 0 (b−a)2
|I( f ) − Rn,c ( f )| 6 2n 2
× max | f (x)| 6 2n M1 ( f ).
k=0 x∈[x k ;x k+1 ]
¡ ¢
ii) Que dire alors de la convergence de la suite Rn,c ( f ) n∈N∗ ?
Q4) Cas particulier.
En fonction du choix des réels c k on obtient différentes méthodes de rectangles. En particulier, pour n ∈ N∗ ,
et k ∈ ‚0 ; n − 1ƒ, si on choisit c k = x k , la somme Rn,c ( f ) correspondante est appelée méthode des rectangles
de gauche et notée simplement Rn ( f ).

a) Dans le cas particulier où a = 0 et b = 1, donner l’expression de Rn ( f ) et préciser lim Rn ( f ).


n→+∞
x2
b) Exemple. Pour cette question seulement, on pose f : x 7→ e sur [0 ; 1].
i) Montrer que M1 ( f ) 6 6 (on pourra utiliser sans justification que e < 3).
ii) En déduire une valeur de n à partir de laquelle on est sûr que Rn ( f ) est une valeur approchée de
I( f ) à 10−3 près.
c) La méthode des rectangles converge en général trop lentement pour être efficace, mais elle peut parfois
servir à calculer la limite de certaines suites.
n−1
P n
Exemple : pour n ∈ N∗ , on pose u n = n 2 +k 2
.
k=0
i) Montrer que u n = Rn ( f ) pour une certaine fonction f sur [0 ; 1] (à préciser).
ii) En déduire la limite de la suite u.

3
Partie II : Méthode de Simpson
R1
Q5) Soit g : [−1 ; 1] → R une fonction de classe C 4 sur [−1 ; 1]. On va approcher I(g ) = −1 g (t ) dt en remplaçant g
par une fonction Pg polynomiale de degré au plus 2, vérifiant Pg (−1) = g (−1), Pg (0) = g (0) et Pg (1) = g (1).
R1
I(g ) sera donc approché par −1 Pg (t ) dt , et on cherche à estimer l’erreur d’approximation.
On note M4 (g ) = max |g (4) (t )|.
t ∈[−1;1]

a) i) Rappeler l’expression des polynômes de Lagrange L0 , L1 et L2 , aux points α0 = −1, α1 = 0 et α2 = 1.


En déduire le polynôme Pg .
R1 R1 R1
ii) Vérifier que −1 L0 (t ) dt = −1 L2 (t ) dt = 13 et −1 L1 (t ) dt = 34 .
R1
iii) En déduire que −1 Pg (t ) dt = 13 g (−1) + 4g (0) + g (1) .
¡ ¢

b) Soit λ ∈ R, on pose P(t ) = Pg (t ) − λt (t 2 − 1) pour t ∈ [−1 ; 1].

i) Montrer qu’on peut choisir λ de telle sorte que P 0 (0) = g 0 (0).


On suppose désormais que λ a cette valeur.
R1
ii) Montrer que −1 P(t ) dt = 13 g (−1) + 4g (0) + g (1) .
¡ ¢

2 2
iii) Soit x ∈ ]−1 ; 1[ \ {0} fixé. Pour t ∈ [−1 ; 1], on pose h(t ) = g (t ) − P(t ) − xt 2 (t −1)
(x 2 −1)
(g (x) − P(x)).
Vérifier que h(−1) = h(1) = h(x) = h(0) = h 0 (0) = 0.
En déduire que h 0 s’annule en quatre valeurs distinctes.
Montrer qu’il existe c ∈ ]−1 ; 1[ tel que h (4) (c) = 0.
x 2 (x 2 −1) (4)
iv) En déduire que ∀x ∈ [−1 ; 1], ∃c ∈ ]−1 ; 1[, g (x) − P(x) = 4! g (c).
¢¯ M4 (g )
v) Montrer que ¯I(g ) − 13 g (−1) + 4g (0) + g (1) ¯ 6 90
¯ ¡
.
R1 2
(On pourra commencer par calculer −1 x (1 − x 2 ) dx.)
Rb
Q6) Soit f : [a ; b] → R une fonction de classe C 4 sur [a ; b], on pose I( f ) = a f (x) dx, et M4 ( f ) = max | f (4) (x)|.
x∈[a;b]
Pour t ∈ [−1 ; 1], on pose g (t ) = f ( h2 t + m) où h = b − a et m = a+b
2 .

a) Vérifier que pour t ∈ [−1 ; 1], h2 t + m ∈ [a ; b].


Rb R1
b) Montrer que a f (x) dx = h2 −1 g (t ) dt .
4
c) Montrer que M4 (g ) = h16 M4 ( f ).

d) Montrer que 13 g (−1) + 4g (0) + g (1) = 13 f (a) + 4 f (m) + f (b) .


¡ ¢ ¡ ¢
¯R ¢¯¯
¯ b h5
En déduire que ¯ a f (x) dx − h6 f (a) + 4 f (m) + f (b) ¯ 6 2880
¡
M4 ( f ).

Q7) Afin d’améliorer l’approximation précédente, on fixe n ∈ N∗ et on découpe [a ; b] en n intervalles de même lon-
gueur en posant pour k ∈ ‚0 ; nƒ, x k = a +k b−a n , on a ainsi x 0 = a < x 1 < · · · < x n = b. Comme dans la partie I on
n−1
P R xk+1 Rx
f (x) dx. Pour k ∈ ‚0 ; n−1ƒ, on approche xkk+1 f (x) dx par h6 f (x k ) + 4 f (x k0 ) + f (x k+1 )
¡ ¢
vérifie que I( f ) = xk
k=0
x +x
comme dans la question précédente mais sur [x k ; x k+1 ], avec h = x k+1 − x k et x k0 = k 2 k+1 . On pose alors
n−1
P h¡ 0
¢
Sn ( f ) = 6 f (x k ) + 4 f (x k ) + f (x k+1 ) , c’est cette quantité qui sert à approcher I( f ) dans la méthode de
k=0
Simpson.
(b−a)5
a) Montrer que |I( f ) − S n ( f )| 6 M (f
2880n 4 4
).
¡ ¢
b) Que dire alors de la convergence de la suite S n ( f ) n∈N∗ ? Pourquoi cette méthode devrait être meilleure
que celle des rectangles ?

c) Écrire en python la fonction Simpson(f,a,b,n) qui calcule et renvoie la valeur de S n ( f ) sur [a ; b].

– FIN –

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