Sah Tfe
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DEDICACES
Elève Ingénieur de Conception des Mines : Option Mines et Carrières 3ème année i
Mobilisation et quantification des eaux pour le fonctionnement de
l’usine de la mine d’or de Séguéla
REMERCIEMENTS
Il convient de noter que la tenue et le bon déroulement de notre stage, ainsi que la rédaction du
présent rapport ont été possibles grâce à certaines personnes envers lesquelles nous tenons à
exprimer notre profonde gratitude. De prime abord, nous témoignons notre reconnaissance à
tout le personnel de ROXGOLD SANGO, particulièrement celui du département
Project dont les noms suivent :
▪ Monsieur Paul COSTIN, Site Projects Manager, qui a bien voulu nous accueillir sur le
site de construction pour la tenue de notre stage ;
▪ Monsieur Mamadou SENE, Manager de l’ingénierie, de nous avoir accueillis dans son
département ;
▪ Monsieur Soumaïla GANEMTORE, Surintendant des Projets, qui nous a suivis durant
notre stage ;
▪ Monsieur Patrick N’GUESSAN, Civil Engineer, pour son suivi et sa disponibilité ;
▪ Messieurs Alain OSSAGUI et Mamadou KONE, Projects Surveyors, qui nous ont suivis
dans l’acquisition des données, du traitement ainsi que les précieux conseils.
Aussi, remercions-nous toute l’équipe d’encadrement de l’Ecole Supérieure des Mines et de
Géologie (ESMG), notamment :
▪ Professeur YAO Kouakou Alphonse, Directeur de l’ESMG ;
▪ Dr KESSE Touvalé Marcel, Directeur des études du cycle Ingénieur de l’ESMG ;
▪ M THIO Roger, notre encadreur pédagogique et Enseignant-chercheur au département
STeRMi pour toute son aide et son suivi ;
▪ L’ensemble des enseignantes et enseignants de l’ESMG, qui pendant des années nous
ont dispensé les cours et offert de la connaissance.
▪ Mme BAMA, Inspectrice du cycle Ingénieur de l’ESMG.
Nous remercions aussi :
▪ Mes promotionnaires de la XXIV promotion des ingénieurs des mines et de la XXIV
promotion des ingénieurs des mines et carrières ;
▪ Monsieur OUATTARA Sinitadjon, mon promotionnaire et partenaire de stage ;
▪ Mlle ALLIDJINOU Marie Alexandra, mon amie, pour ses conseils, sa disponibilité et
surtout ses partages d’expériences qui m’ont aidé tout le long de mon parcours
académique.
Elève Ingénieur de Conception des Mines : Option Mines et Carrières 3ème année ii
Mobilisation et quantification des eaux pour le fonctionnement de
l’usine de la mine d’or de Séguéla
J’ai aussi une pensée pour Feu Professeur Adouby et Professeur Dablé, pour leur engagement
à inculquer des valeurs humaines et une discipline de travail qui nous suivent jusqu’à
aujourd’hui.
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Mobilisation et quantification des eaux pour le fonctionnement de
l’usine de la mine d’or de Séguéla
AVANT-PROPOS
Créé par le décret no96-678 du 04 septembre 1996, l’Institut National Polytechnique Houphouët
Boigny (INP-HB) est un établissement public supérieur né de la restructuration de quatre (04)
écoles :
- INSET : Institut National Supérieur de l’Enseignement Technique ;
- ENSTP : Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics ;
- ENSA : Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie ;
- IAB : Institut Agricole de Bouaké.
Autrefois, constitué seulement de ces quatre (4) écoles, le pôle intellectuel d’Afrique de l’Ouest
qu’est l’INP-HB se ramifie aujourd’hui en huit (8) grandes écoles que sont :
- ESCAE : Ecole Supérieure de Commerce et d’Administration des Entreprises ;
- ESTP : Ecole Supérieure des Travaux Publics ;
- ESA : Ecole Supérieure d’Agronomie ;
- ESMG : Ecole Supérieure des Mines et de Géologie ;
- ESI : Ecole Supérieure d’Industrie ;
- EFCPC : Ecole de Formation Continue et de Perfectionnement des Cadres ;
- EDP : Ecole Doctorale Polytechnique.
- ESPE : Ecole Supérieure du Pétrole et de l’Energie.
Depuis quelques années, le secteur minier et pétrolier connaît un essor remarquable entraînant
ainsi une forte demande de main-d’œuvre. L’ESMG a pour rôle de doter les industries du
secteur des mines et du pétrole, de technicien(ne)s supérieur(e)s et d’ingénieurs de conception
compétents et aptes à satisfaire les exigences du marché de l’emploi. Afin d’atteindre cet
objectif, des sorties de terrain et des stages en entreprise ou dans les services de l’administration
sont organisés. A la fin de la troisième année se déroule un stage de fin d’études sanctionné par
un rapport, et soutenu devant un jury. C’est dans ce cadre que nous avons effectué notre stage,
du 26 avril 2022 au 26 octobre 2022, au sein de la société ROXGOLD SANGO. Ce rapport
rend compte des travaux réalisés.
Elève Ingénieur de Conception des Mines : Option Mines et Carrières 3ème année iv
Mobilisation et quantification des eaux pour le fonctionnement de
l’usine de la mine d’or de Séguéla
DEDICACES .............................................................................................................................. i
REMERCIEMENTS .................................................................................................................. ii
AVANT-PROPOS .................................................................................................................... iv
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 1
I.2.4. Hydrogéologie............................................................................................................. 16
Elève Ingénieur de Conception des Mines : Option Mines et Carrières 3ème année v
Mobilisation et quantification des eaux pour le fonctionnement de
l’usine de la mine d’or de Séguéla
I.3.4. Surfaces d’influences des bassins du WSD et du TSF et détermination des écoulements
.............................................................................................................................................. 21
Elève Ingénieur de Conception des Mines : Option Mines et Carrières 3ème année vi
Mobilisation et quantification des eaux pour le fonctionnement de
l’usine de la mine d’or de Séguéla
[Link]. Bilan................................................................................................................ 63
III.2.1. Suggestions............................................................................................................... 64
CONCLUSION ........................................................................................................................ 66
ANNEXES .................................................................................................................................. I
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Mobilisation et quantification des eaux pour le fonctionnement de
l’usine de la mine d’or de Séguéla
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Mobilisation et quantification des eaux pour le fonctionnement de
l’usine de la mine d’or de Séguéla
RESUME
L’hydrométallurgie un procédé qui demande énormément d’eau qui doit être quantifiée pour
éviter un arrêt de l’usine. C’est dans ce contexte que ce thème a été proposé. L’objectif général
de cette étude est de quantifier et mobiliser les eaux pour le fonctionnement de l’usine de la
mine d’or de Séguéla.
Pour se faire, il a d’abord fallu déterminer le volume d’eau mobilisable (eaux brutes et eaux
contaminées). Ensuite, déterminer le bilan hydrique qui consiste à voir si les eaux mobilisables
sont suffisantes en fonction des besoins de l’usine. Et enfin, dimensionner des pompes qui
serviront à acheminer les eaux de leurs points de collecte vers l’usine.
Les ouvrages permettant la collecte des eaux brutes (pluie, dénoyage des fosses, etc.) et des
eaux contaminées sont le WSD associé au canal de déviation et le TSF. Le bassin du WSD
associé au canal de déviation a une zone d’influence de 183 ha. La quantité d’eau brute
mobilisable a été évaluée à 1 577 385,5 m3 où 157 738,5 sont utilisables sur un an ce qui
correspond à 18,01 m3/h. Le bassin du TSF quant à lui à une zone d’influence 107 ha et peut
mobiliser 1 326 573 m3 d’eaux brutes et contaminées sur un an à travers les tours de décantation
et du point de collecte des eaux de drainage et des eaux souterraines ce qui correspond à
151,64 m3/h. Ces quantités sont largement suffisantes pour l’usine sachant que les besoins sont
évalués à 17,4 m3/h et 148,9 m3/h respectivement pour le WSD et le TSF.
Après les calculs pour le dimensionnement des pompes nous avons choisi pour le barrage une
pompe GRUNDFOS SP17-7 et 4 pompes dont 3 au niveau des tours de décantation (1 pompe
au niveau de chaque tour de décantation) de marque GRUNDFOS SP46-12 et 2 pompes
GRUNDFOS SP46-7 pour le collecteur des eaux de drainage.
Plusieurs suggestions ont été faites comme l’augmentation du volume du barrage pour stocker
plus d’eau, augmenter le volume du TSF. Les travaux d’agrandissement et les coûts d’achat des
équipements à 351 729 168 FCFA pour fournir l’usine en eaux pour son fonctionnement.
Mots clés : WSD, TSF, HMT, NPSH, bassin versant, quantification des eaux,
dimensionnement des pompes.
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Mobilisation et quantification des eaux pour le fonctionnement de
l’usine de la mine d’or de Séguéla
ABSTRACT
Hydrometallurgy is a process that requires a lot of water that must be quantified to avoid a plant
shutdown. It is in this context that this topic has been proposed. The general objective of this
study is to quantify and mobilize water for the operation of the Seguela gold mine plant.
To do this, it was first necessary to determine the volume of water that could be mobilized (raw
water and contaminated water). Then, to carry out the water balance which consists in seeing if
the mobilizable water is sufficient according to the needs of the plant. And finally, to dimension
the pumps that will be used to convey the water from their collection points to the plant.
The structures that collect raw water (rainfall, pit dewatering, etc.) and contaminated water are
the WSD associated with the detour channel and the TSF. The WSD basin associated with the
detour canal has an area of influence of 183 ha. The amount of raw water that can be mobilized
has been estimated at 1,577,385.5 m3 where 157,738.5 m3 are usable over a year, which
corresponds to 18.01 m3/h. The TSF basin has an area of influence of 107 ha and can mobilize
1,326,573 m3 of raw and contaminated water over one year through the decantation towers and
the collection point of drainage water and groundwater, which corresponds to 151.64 m3 /h.
These quantities are more than sufficient for the plant knowing that the needs are estimated at
17.4 m3/h and 148.9 m3/h respectively for the WSD and TSF.
After the calculations for the sizing of the pumps, we chose a GRUNDFOS SP17-7 pump for
the dam and 4 pumps, 3 of which were for the decantation towers (1 pump for each decantation
tower) of the GRUNDFOS SP46-12 brand and a GRUNDFOS SP46-7 pump for the drainage
water collector.
Several suggestions were made such as increasing the volume of the dam to store more water,
increasing the volume of the TSF. The expansion work and the cost of purchasing equipment
at 306,760,560 FCFA to supply the plant with water for its operation.
Keywords : WSD, TSF, HMT, NPSH, watershed, water quantification, pump sizing.
Elève Ingénieur de Conception des Mines : Option Mines et Carrières 3ème année xiii
Mobilisation et quantification des eaux pour le fonctionnement de
l’usine de la mine d’or de Séguéla
INTRODUCTION
L’industrie minière se développe de manière exponentielle. De ce fait, les ressources humaines
et naturelles mobilisables sont de plus en plus importantes. Parmi ces ressources, on retrouve
l’eau qui est l’un des éléments indispensables au fonctionnement d’une mine industrielle.
L’industrie minière utilise de grandes quantités d’eau pour le traitement et le raffinage des
minéraux, l’élimination de la poussière, le transport de boues, l’élimination des résidus, et les
besoins en eau potable et en hygiène (Jie Yang, 2020).
Les eaux utilisées pour le fonctionnement des usines de traitement de minerai sont les eaux
brutes (les précipitations, les eaux souterraines, les rivières, etc.), les eaux sans contact ou eaux
conformes (ruissèlement de surface) et les eaux de contact (résidus des mines et du traitement
du minerai).
En Côte d'Ivoire, le projet de Séguéla pour l’ouverture d’une mine d’or rencontre des difficultés
du fait de l’absence de cours d’eau à proximité de l’usine de traitement du minerai.
Pour pallier ce problème, les concepteurs de la mine ont mis en place certains moyens que sont
le barrage et le parc à résidus qui contient les tours de décantations et un collecteur des eaux de
drainage. Le but est d’avoir suffisamment d’eau au cours de l’année pour faire fonctionner
l’usine à plein temps sans risque d’arrêt.
Une question se pose alors, celle de savoir de quelle quantité d’eau peut-on disposer pour les
besoins de l’usine de la mine d’or de Séguéla ?
C’est pour répondre à cette question que le thème : « Mobilisation et quantification des eaux
pour le fonctionnement de l’usine de la mine d’or de Séguéla » a été proposé.
L’objectif général est de déterminer la quantité maximale d’eau mobilisable pour le
fonctionnement de l’usine de la mine d’or de Séguéla.
Spécifiquement, cela reviendra à :
- déterminer le volume d’eau mobilisable ;
- déterminer le bilan hydrique ;
- dimensionner les pompes qui achemineront l’eau des points de collecte vers l’usine.
Pour mieux appréhender le compte rendu des travaux réalisés, ce document s’articulera autour
de trois axes : d’abord les généralités qui présenteront la structure d’accueil, les zones d’étude
et quelques notions sur le thème, ensuite le matériel utilisé et de la méthodologie employée et
enfin le troisième axe livrera les résultats et analyses ainsi que les mesures proposées.
Elève Ingénieur de Conception des Mines : Option Mines et Carrières 3ème année 1
Mobilisation et quantification des eaux pour le fonctionnement de
l’usine de la mine d’or de Séguéla
CHAPITRE I : GENERALITES
STRUCTURE D’ACCUEIL
ZONE D’ETUDE
TRAVAUX ANTERIEURS
GENERALITES SUR LE THEME
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Mobilisation et quantification des eaux pour le fonctionnement de
l’usine de la mine d’or de Séguéla
738682,107 910739,865
749765,807 910739,865
749765,807 877609,58
738682,107 877609,58
Elève Ingénieur de Conception des Mines : Option Mines et Carrières 3ème année 7
Mobilisation et quantification des eaux pour le fonctionnement de
l’usine de la mine d’or de Séguéla
Température
Pluviométrie
200 26
150 25
100 24
50 23
0 22
Mois
Pluie (mm) Température (°C)
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Mobilisation et quantification des eaux pour le fonctionnement de
l’usine de la mine d’or de Séguéla
Figure 5 : Carte orographique du permis d'exploitation de Roxgold Figure 6 : Carte pédologique du permis d'exploitation de Roxgold
I.2.3. Géologie
[Link]. Géologie de la Côte d'Ivoire
L’histoire géologique de la Côte d’Ivoire se résume en deux cycles orogéniques qui ont
contribué à façonner le craton de l’Afrique de l’Ouest en général, et la dorsale de Man en
particulier ; ce sont :
- l’orogenèse libérienne, la plus ancienne, dont la phase paroxysmale se situe entre 2800
et 2600 Ma. Cette orogenèse affecte les roches sédimentaires et intrusives qui se sont
mises en place au libérien, et aussi les formations antérieures à 3000 Ma ;
- l’orogenèse éburnéenne, la plus récente, affecte non seulement les séries qui se sont
déposées au birimien (2500 à 1800 Ma), mais aussi celles appartenant au libérien. Les
formations géologiques de la Côte d’Ivoire se répartissent entre deux entités
chronologiquement distinctes. On a d’une part, un socle précambrien qui constitue la
majeure partie du territoire et d’autre part, un bassin sédimentaire au sud du territoire.
✓ Le socle ivoirien
Le socle cristallin représente 97,5 % du territoire et comporte deux domaines principaux d’âges
différents : le domaine archéen et le domaine paléoprotérozoïque. Ces domaines sont deux
parties d’aire inégale (Bessoles, 1977), séparées par la faille du fleuve Sassandra de direction
nord-sud. Elle serait prolongée, au nord, par la faille de Zedness, en Mauritanie, et au sud, par
celle de Guri, au Venezuela, en Amérique du Sud (Caen Vachette, 1988).
▪ L’archéen
L’archéen de la Côte d’Ivoire ou domaine de Kénéma-Man est circonscrit à l’ouest et au sud-
ouest du pays à l’intérieur d’une courbe qui passe par la faille des monts Trou de direction nord-
ouest/sud-ouest (NW-SW) ; jalonne l’accident nord-sud (N-S) du Sassandra jusqu’à la hauteur
de la ville d’Odienné et semble se poursuivre suivant l’ouest-nord-ouest (W-NW) en direction
de la Guinée. Le socle Archéen de Man est constitué de roches très métamorphiques (Gneiss
granulitiques, quartzites, magnétites associées à des gneiss reposant sur des roches basiques et
ultrabasiques telles que les granites à hypersthène). Le métamorphisme lié à cette orogenèse a
atteint le faciès granulitique (haute pression/haute température). Les formations archéennes
sont affectées par l’orogenèse libérienne dont l’âge se situe entre 2 800 et 2 600 Ma. Les roches
métamorphiques affleurent en lambeaux de petites tailles, d’origine sédimentaire et volcanique.
Elles peuvent être qualifiées de roches supracrustales déposées ou misent en place à la surface
de la Terre. Les roches plutoniques constituent des massifs de plus grandes tailles.
▪ Domaine de transition Archéen-Protérozoïque (Domaine SASCA)
Les travaux de Kouamelan (1996) indiquent l’existence d’une zone de transition à l’intérieur
du domaine paléoprotérozoïque entre la faille de Sassandra et la longitude 6°W. Cette zone
serait caractérisée par la contamination des formations juvéniles birimiennes par la croûte
archéenne. Il a déterminé la présence de zircons hérités, dont les âges isotopiques faits par
évaporation directe sont respectivement de 3132 ± 9 Ma et de 3141 ± 2 Ma. Ces âges prouvent
l’existence de segments de roches archéennes. Ce domaine est caractérisé notamment par
l’existence de reliques archéennes au sein du domaine paléoprotérozoïque (Kouamelan et al.,
1997).
▪ Le domaine Baoulé Mossi ou protérozoïque inférieur de la Côte d’Ivoire
Ce domaine est localisé à l’est de l’accident de Sassandra. Il couvre la majeure partie du pays.
Il est représenté par des sillons volcano-sédimentaires séparés par d’importantes masses
granitiques ou gneissiques. Le domaine Baoulé-Mossi comprend donc :
• Stratigraphie du bassin
L’histoire géologique du bassin sédimentaire de la Côte d’Ivoire débute par la série de
transgression représentant la base du crétacé et peut-être le jurassique ; vient ensuite une série
de transgression et de régression. L’épisode final qui est aussi la masse principale de ce dépôt
porte le nom de continental terminal d’âge mio-pliocène et peut-être plio-quaternaire. En
certains endroits, l’épisode final est représenté par les formations quaternaires et littorales.
• Pétrographie du bassin
Les principales roches de ce bassin sont : les sables, les grès, les conglomérats, les silts, l’argile
parfois riche en minerais de fer, ainsi que divers calcaires et marnes dont certains sont
glauconieux et d’autres lumachélliques.
• Tectonique du bassin
L’ensemble du bassin peut être considéré comme monoclinal incliné vers le Sud à pendage
faible. Une grande faille de décrochement sénestre également inclinée vers le Sud à rejet
énorme traverse le bassin d’Est à l’Ouest.
La figure ci-dessous présente les différentes fosses et leurs quantités de minerai avec les teneurs
moyennes pour chaque minerai. Elle présente de manière globale les installations de la mine
avec l’usine de traitement, les verses à stériles et minerais, le barrage, le parc à résidus et les
routes de transport du minerai.
Elève Ingénieur de Conception des Mines : Option Mines et Carrières 3ème année 15
Mobilisation et quantification des eaux pour le fonctionnement de
l’usine de la mine d’or de Séguéla
I.2.4. Hydrogéologie
La zone appartient à la zone de socle. De ce fait, les aquifères rencontrés sont des aquifères de
socle. Les roches du socle de la région sont principalement des basaltes et des roches
métamorphiques qui présentent généralement une très faible porosité primaire et une faible
perméabilité. La fracturation et l'altération de ces roches cristallines peuvent développer une
porosité secondaire qui peut être assez importante. Combiné aux fortes précipitations dans cette
région, le stockage des précipitations dans cette porosité secondaire représente la principale
source d'eau souterraine.
La zone d’étude se divise en deux parties selon les valeurs de transmissivités et de conductivités
hydrauliques, la zone Ouest et la zone Est. La zone Ouest a une transmissivité de 6 m2/jour et
une conductivité hydraulique de 0,04 m/jour. La zone Est quant à elle a une transmissivité de
30 m2/jour et une conductivité hydraulique de 0,2 m/jour.
Les résultats de l'évaluation de la climatologie de base pour les événements pluvieux ont donné
pour un événement pluvial d'un intervalle de récurrence de 1 an sur 100 et d'une durée de pluie
de 72 heures, une hauteur de pluie de 234 mm. La saison humide a été modélisée comme une
séquence de pluie d'une durée de 150 jours (la période au cours de laquelle 70 % des
précipitations annuelles se produisent en moyenne). Cette séquence est résumée dans le tableau
IV.
Tableau IV : Données pluviométriques des saisons pluvieuses issues des simulations
Les données utilisées pour l’étude sont les données de pluie moyenne mensuelle.
Les simulations ont aussi donné les évaporations mensuelles ainsi que les écoulements des eaux
de ruissèlement par rapport aux quantités de pluie tombée sur tout le permis (cf. tableau V). Ce
coefficient varie très grandement selon le lieu du permis où l’on se trouve.
On constate que pour la saison sèche l’évaporation est forte et la pluviométrie faible. L’apport
en eau sera donc inférieur aux eaux utilisées.
Mois Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juillet Août Sep. Oct. Nov. Déc.. Moyenne
Ruissèlement
par rapport
2 3,5 4,2 8,8 6,4 8,7 14,2 11,6 11,8 9,2 4,2 3,6 10,3
aux pluies
(%)
Mois Jan. Fév.. Mars Avr. Mai Juin Juillet Août Sep Oct. Nov. Déc.. Total
Evaporation
par rapport
118 125 132 111 104 83 70 69 76 83 83 87 1141
aux pluies
(mm)
Antenna 1 0
Antenna 2 0
Antenna Final 160,293
Boulder 1 4,522
Boulder 2 0
Agouti 1 8,806
Agouti 2 16,66
Agouti Final 49,742
Ancien 155,652
Selon le plan de l’exploitation, celui-ci doit commencer à la fosse d’Antenna qui doit être
exploitée sur 10 ans (données KP). Cette fosse pourra donc acheminer 160,3 m3/h d’eaux issues
du dénoyage de la fosse vers le barrage en passant par le canal de déviation.
I.3.4. Surfaces d’influences des bassins du WSD et du TSF et détermination des
écoulements
Ces travaux ont été réalisés par KP pour déterminer les volumes de mobilisables des pluies
tombées dans les bassins versants du TSF et du barrage. Aussi, les écoulements moyens des
eaux de ruissèlement ont été estimés. Ceux-ci ont été calculés en pourcentage de pluie tombée.
Les résultats obtenus au cours de cette étude sont consignés dans le tableau VIII. Pour cette
étude, seules les données d’écoulement à long terme ont été considérées.
Tableau VIII : Zone couverte par les bassins versants du WSD et du TSF
- les barrages-poids ;
- les barrages-voûtes.
S’y ajoutent les barrages à contrefort et à voûtes multiples, variantes des deux premiers.
• Barrages-poids
Comme son nom l’indique, ce type de barrage oppose son poids à l’eau pour la retenir. En
fonction des propriétés de résistance du matériau, la forme triangulaire à l’aval de l’ouvrage
s’est peu à peu imposée.
• Barrages voûte
Le barrage voûte représente l’ultime aboutissement de l’utilisation des propriétés du béton en
termes de résistance. Il permet des économies de volume d’au moins 30 % par rapport à un
barrage-poids. On pourrait comparer sa forme à celle d’un pont couché sur l’un de ses côtés, et
qui chargerait de l’eau au lieu de véhicules. L’effort de résistance est ainsi en partie reporté par
l’arc central sur les rives, permettant de construire des ouvrages moins volumineux, à
performance égale. En revanche, les fondations, sur lesquelles se reporte une grande partie de
l’effort, doivent posséder des caractéristiques mécaniques élevées afin de supporter celui-ci.
• Barrages homogènes
Un barrage en terre est dit homogène lorsqu’il est constitué d’un même matériau à dominante
argileuse, relativement imperméable. Selon les ouvrages, la pente des talus sera plus ou moins
forte, en fonction notamment des caractéristiques du matériau employé.
• Barrages à noyau
Dans un barrage à noyau, les fonctions de résistance et d’étanchéité sont en quelque sorte
séparées. La résistance est assurée par les recharges placées sur les flancs de l’ouvrage, et
l’imperméabilité par le noyau central.
Le noyau au centre de l’ouvrage va être constitué de la terre la plus imperméable possible. Il
sera tenu de part et d’autre par des recharges composées, selon les cas, de terre plus perméable,
ou d’enrochements.
• Barrages à masque
Il peut aussi exister des sites où aucune terre n’est disponible, mais seulement des
enrochements. Ceux-ci sont alors employés pour réaliser le corps du barrage, tandis que
l’étanchéité est assurée par un masque de béton, ciment ou béton bitumineux posé sur l’ouvrage
lui-même, côté amont.
[Link].3. Le spillway
Il s’agit de l’organe hydraulique qui permettent de relâcher à l’aval tout ou partie d’une crue
survenant de l’amont, de telle sorte que la sécurité du barrage ne soit pas mise en question
pendant cet épisode. Il a été creusé dans le sol initial qui est un matériau de type B. par la suite,
un matériau rocheux de diamètre 30 cm appelé E2 sera mis en place pour la protection contre
l’érosion et le ruissèlement (cf. figure 20).
[Link].4. Les Sediment Control Dam (SCD)
Il en existe 3 et sont positionnés à des endroits stratégiques (cf. figure 22 et 23). En effet ils
sont positionnés en aval des cours d’eaux traversant le permis. Ils ont pour but de stopper l’eau
aux alentours de la mine qui ne fait pas partir de la chaine d’utilisation. Ces eaux doivent être
surveillées et l’on doit veiller à ce qu’elles ne soient pas contaminées avant de les mettre dans
la nature. Dans le scénario où il y a un fait non contrôlé comme le déversement des produits
chimiques toxiques dans un cours d’eau, l’on pourra en fermant les SDC, circonscrire la
contamination et plus tard permettre au cours d’eau de continuer son chemin.
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II.1. MATERIEL
Le matériel utilisé pour cette étude se subdivise en trois (3) grands groupes à savoir les
documents de bureau, le matériel de terrain et enfin le matériel informatique.
II.1.1. Documents de bureau
Il est composé :
Ils ont permis une connaissance du projet, de l’avancement des travaux et des objectifs des
ouvrages construits ou en construction.
II.1.2. Matériel de terrain
Les EPI (équipement de protection individuelle) ont été indispensables sur les différents lieux
de travail. Il est composé des chaussures de sécurité, du casque, des lunettes de protection, des
bouchons d’oreilles et de la tenue de service avec des manches longues.
Pour le travail sur le terrain, un GPS TOPCON a été utilisé dans le but d’implanter les ouvrages
comme le canal de déviation, le TDRT et autres.
Il a servi aussi pour contrôler le niveau des eaux dans le barrage.
II.1.3. Matériel informatique
Le matériel informatique est constitué uniquement de logiciels. On distingue :
- GEOVIA SURPAC : pour le calcul du volume d’eau que peut contenir le barrage.
- Excel 2019 pour la confection et la gestion de notre base de données.
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II.2. METHODES
II.2.1. Méthodologie d’acquisition des données
Pour l’implantation des points, il faut d’abord positionner la base sur un point dont les
coordonnées sont connues. Ensuite, il faut connecter le Rover et la Base grâce au Controler.
Enfin aller sur le lieu en suivant les coordonnées et positionner les points avant que les travaux
de construction commencent.
Le GPS TOPCON a servi notamment à implanter les points du TDRT et du canal de déviation,
positionner les futurs canaux qui à travers les PVC vont acheminer l’eau du barrage d’eau à
l’usine.
II.2.2. Méthodologie de traitement des données
Le traitement des données s’est fait en plusieurs étapes :
- d’abord déterminer le volume des eaux mobilisables au niveau du barrage et du
TSF ;
- ensuite, grâce aux besoins de l’usine, réaliser le bilan hydrique ;
- enfin, faire le dimensionnement et le choix des pompes qui serviront à acheminer
l’eau à l’usine.
Le calcul du volume d’eau mobilisable a été fait en deux parties en tenant compte de l’étape de
la production :
- une première partie qui va traiter de l’eau nécessaire à l’ouverture de l’usine ;
- la seconde partie traitera de l’usine à sa pleine capacité de traitement.
Aux premières heures du fonctionnement de l’usine, celle-ci aura comme seule source en eau
les eaux brutes du barrage. Quand la production sera en plein régime, les sources seront les eaux
brutes et les eaux contaminées.
[Link]. Détermination du volume d’eau du barrage
Grâce aux données de pluviométrie, d’évaporation et d’infiltrations, il est possible de quantifier
le volume d’eau drainé jusqu’au barrage. Les données ont été fournies par le bureau d’étude
australien Knight Piésold chargé de la supervision des travaux sur le site.
On calcule donc le volume effectif par la formule suivante :
𝑉1 = 𝑃 ∗ 𝑆 ∗ 𝑑 + 𝐷𝑤 − 𝐸 − 𝐷𝑠 (Equation 1) et
𝑉2 = 𝑃 ∗ 𝑆 ∗ 𝑑 + 𝐷𝑤 − 𝑂𝑓 − 𝐸 − 𝐷𝑠 (Equation 2).
Avec V1, le volume effectif d’eau dans le barrage à l’ouverture de l’usine ; V2 le volume du
barrage quand l’usine est en plein régime ; P, la pluviométrie totale annuelle en mètre (m) et S
la surface de drainage des pluies vers le barrage en mètre carré (m2) ; d, le coefficient de
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ruissèlement (%) ; Dw, le volume issu du dénoyage des fosses (m3) ; Of, la quantité évacuée à
partir du spillway (m3) ; E pour l’évaporation et les infiltrations (m3) et Ds, la quantité d’eau
prévue pour l’élimination des poussières sur le site (m3).
[Link]. Détermination du volume d’eau au TSF
La plus grande partie des eaux nécessaires au fonctionnement de l’usine proviennent du TSF.
La boue du TSF contient énormément d’eau que l’on doit retourner à l’usine pour une utilisation
optimale des eaux. Le volume effectif d’eau qu’il est possible de retourner se calcule par la
formule suivante :
𝑉 = 𝑃 ∗ 𝑆 ∗ 𝑑 + 𝑊𝑑𝑡 − 𝐸 − 𝑊𝑑𝑠 (Equation 3).
Où P est la pluviométrie annuelle en millimètre (m) et S est la surface du TSF en mètre carré
(m2) ; Wdt, la quantité d’eau contaminée à extraire de la boue du TSF (m3) ; d est le coefficient
de ruissèlement (%) ; E représente l’évaporation (m3) et Wds est l’eau résiduelle inexploitable
présente dans la boue (m3).
Cette quantité d’eau ne fait pas partir du processus à l’état initial où il n’y a que les eaux du
barrage qui interviennent.
[Link]. Détermination du volume du bassin du barrage
Le volume du bassin du lac du barrage d’eau a été déterminé grâce au logiciel GEOVIA
SURPAC. Le processus pour obtenir le volume est scindé en plusieurs étapes.
• L’importation des données.
Les fichiers utilisés sont des fichiers CSV à 4 colonnes (les coordonnées Y et X, l’altitude RL
et le code du point). Pour importer les fichiers, il faut ouvrir SURPAC ˃ aller dans le dossier
où se trouve les fichiers ˃ choisir le dossier comme dossier de travail ˃ aller dans file puis
import, choisir data from many file (string) ˃ choisir le fichier EAU BARRAGE et cliquer sur
suivant jusqu’à ce que le fichier string s’affiche sur l’écran.
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• Calcul du volume
Il faut importer les deux DTM. Aller dans Create a solid by intersecting 2 DTMs ˃ Surface ˃
Volume ˃ Report volume of solid. Après avoir cliqué sur apply, le fichier PDF s’ouvre avec le
nom choisi. On peut ainsi voir la valeur du volume recherché.
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Où v est la vitesse d’écoulement, D est le diamètre, ρ est la masse volumique du fluide (kg/m3)
et μ, la viscosité dynamique (Pa.s).
Selon les valeurs de Re trouvées, on se retrouve dans un régime d’écoulement :
- Si Re ˂2000, le régime d’écoulement est dit laminaire.
La vitesse faible et les particules fluides se déplacent en ligne droite. Les couches d’eau
s’écoulent les unes sur les autres à différentes vitesses sans pratiquement aucun
mélange entre les couches.
- Si Re >100000, le régime d’écoulement est turbulent rugueux.
La vitesse est élevée et l’écoulement est caractérisé par le mouvement irrégulier des particules
du fluide. Le mouvement moyen est dans le sens de l’écoulement.
- Si 2000 < Re < 105 l’écoulement est turbulent lisse.
𝑣2
Les pertes de charge singulières se calculent avec la formule suivante : 𝛥𝐻𝑠 = 𝑘 2𝑔 (Equation
7) avec k, le coefficient des pertes de charge singulières qui est sans unité ; v, la vitesse
d’écoulement du fluide (m/s) et g l’accélération de la pesanteur (m/s2). Les pertes de charge
singulières s’expriment en mètre (m).
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• Le calcul du NPSH
En hydraulique, la NPSH (net positive suction head) mesure la différence entre la pression
absolue totale du liquide en ce point et sa pression de vapeur saturante.
Le NPSH est un paramètre important à prendre en compte dans la conception d'un circuit :
lorsque la pression d'un liquide descend sous la valeur de la pression de vapeur, le liquide se
vaporise. Ce phénomène est très dangereux à l'intérieur d'une pompe centrifuge, car il crée
une cavitation qui endommage le corps de pompe tout en réduisant le rendement.
La NPSH se calcule selon la formule suivante :
𝑃𝑎𝑡𝑚 − 𝑃𝑣𝑎𝑝 − 𝐽𝑎𝑠𝑝 + 𝐻ℎ
𝑁𝑃𝑆𝐻 = (Equation 8),
9810
Avec Patm, la pression atmosphérique ; Hh est la hauteur géométrique (dans le cas d'une pompe,
elle est positive si la pompe est en charge et négative si aspiration) ; Jasp est la perte de
charge totale (linéaire et singulière) et Pvap est la pression de vapeur saturante.
La valeur calculée correspond au NPSH disponible NPSHd. Cette valeur doit être comparée au
NPSH requis NPSHr.
Il est indispensable que le NPSH disponible dans le système hydraulique soit plus élevé que le
NPSH requis par la pompe. Généralement, on prend une marge de sécurité supplémentaire de
0,5 m.
• La cavitation
Le phénomène qui se produit dans une pompe quand le NPSH est insuffisamment disponible.
La pression du liquide est réduite à une valeur égale ou inférieure à sa pression de vapeur là où
les petites bulles ou poches de vapeur commençant à se former. La vibration et les dommages
mécaniques peuvent également se produire en raison du fonctionnement dans la cavitation.
Le seul moyen d'empêcher les effets indésirables de la cavitation c'est de s'assurer que le NPSH
disponible dans le système est plus élevé que le NPSH requis par la pompe.
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Grâce à l’équation de Bernoulli pour un circuit contenant une pompe hydraulique, on peut
déterminer l’équation caractéristique de la HMT sur le circuit que l’on va coupler à la courbe
HMT de la pompe afin de choisir le point de fonctionnement optimal. Le schéma du circuit est
représenté à la figure 35.
𝑉12 𝑉22
𝑃1 + 𝜌𝑔𝑧1 + 𝜌 + ∆𝑃𝑜𝑚𝑝𝑒 = 𝑃2 + 𝜌𝑔𝑧2 + 𝜌 + ∆𝐻 (Equation 9),
2 2
𝑉22
∆𝑃𝑜𝑚𝑝𝑒 = −𝜌𝑔ℎ + 𝜌 + ∆𝐻 (Equation 10).
2
On calcule la HMT et avec le débit souhaité au refoulement, on détermine grâce aux courbes
caractéristiques des HMT en fonction du débit pour chaque pompe, on choisit la pompe
correspondant aux besoins.
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Si le NPSH disponible est inférieur au NPSH requis, il y aura cavitation, dans ce cas-là soit il
faut changer la pompe, soit réduire le débit au refoulement ou mettre des pompes parallèles sur
la chaîne.
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Elimination
Evaporation et Volume
Surface Dénoyage des
Pluie (mm) Infiltration effectif
(m2) (m3) poussières
(m3) (m2)
(m3)
1 830 000 1 201 1 400 554,8 727 833,6 87 480 1 706 134,5
Tableau X : Données de base du calcul des eaux brutes mobilisables pour l’usine à plein régime
Elimination
Evaporation Volume
Surface Pluie Dénoyage des Overflow
et Infiltration effectif
(m2) (mm) (m3) poussières (m3)
(m3) (m2)
(m3)
1 830 000 1 201 1 400 554,8 727 833,6 87 480 1 548 396 157 738,5
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Le volume d’eau obtenu à l’état initial est de 1 706 134,5 m3 sur un an représente la quantité
d’eau maximale mobilisable pour l’ouverture de l’usine. Or le volume effectif du bassin du lac
du barrage peut contenir un volume maximal évalué à 694 918,04 m3 sur un an soit 79,33 m3/h,
ce qui représente donc finalement le volume d’eau mobilisable considéré.
Le volume effectif d’eau au moment où l’usine est à plein régime est de 157 738,5 m3 sur un
an soit 18,01 m3/h qui peut être mobilisée pour le traitement du minerai. Ce débit est cependant
insuffisant pour le fonctionnement de l’usine. D’où le besoin d’y ajouter les eaux contaminées
du TSF.
[Link]. Le parc à résidus (TSF)
Les résidus sont envoyés au TSF avec un débit de 170,4 m3/h. Il y a aussi :
Le volume d’eau contaminé mobilisable est évalué à 1 326 572,95 m3 soit un débit de
151,64 m3/h sur une année.
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Eau de Rinçage
Bac de
pulvérisation acide ou Eau de la Total
Nom trempage en
chargée en transfert de cathode (m3/h)
carbone
carbone carbone
Débit (m3/h) 0,8 0,56 1 0,1
Mélange de Mélange Réservoir
Eaux brutes
Nom caustique et de d'acide d'eau de 17,16
à filtrer
cyanure chlorhydrique process
Débit (m3/h) 0,3 0,2 1 13,2
Au niveau des eaux du TSF (cf. tableau XIII), les besoins pour l’usine sont évalués à 607,4 m3/h
qui sont subdivisés en trois parties. La première partie est l’eau contaminée issue du TSF, qui
après décantation et filtration au niveau des tours de décantation qui devront acheminer l’eau
collectée à l’usine. La deuxième partie des eaux sont les eaux brutes issues du drainage
souterrain. La dernière partie concerne l’eau utilisée à l’usine et qui est réinjectée dans le
système sans passer par le TSF. Cette eau a été évaluée à 459,4 m3/h. Les deux premières parties
des eaux citées ci-dessus fourniront 148,9 m3/h d’eaux (brutes et contaminées) à l’usine.
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Elimination Elimination
Fluidification
de la de la Vaporisation Dilution au Total
Nom de l'eau par
poussière au poussière au au broyage broyage (m3/h)
gravité
ROMPAD stockage
Débit
4,1 4,1 141 51 341
(m3/h)
Débit
0,9 51,8 5 1 7,5
(m3/h)
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La partie des eaux qui est réinjectée directement à l’usine sans passer par le TSF n’est pas
renseignée dans le tableau XIV, car il n’y a pas besoin de la mobiliser pour l’envoyer à l’usine.
La figure ci-dessous présente de façon simplifiée le circuit suivi par les eaux et les zones de
départ et d’arrivée, y compris les pertes et les apports.
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Tableau XVI : Récapitulatif du dimensionnement des pompes du collecteur des eaux de drainage et
des eaux souterraines
Les valeurs de HMT sont comprises entre 85,02 m et 123,19 m pour les tours de décantation.
La HMT pour le circuit du collecteur des eaux de drainage et des eaux souterraines est de
64,5 m. Les NPSH disponibles pour tous les circuits au niveau du TSF (tours de décantation et
collecteur des eaux de drainage et des eaux souterraines) sont tous égaux à 10,07 mcE.
[Link].2. Choix des pompes
Pour le choix des pompes pour les DT, il a fallu étudier et comparer 3 paramètres :
- Le débit maximal Qmax, il représente le débit maximal que peut fournir la pompe ;
- La HMTmax, représente la HMT maximale à laquelle la pompe peut pomper de
l’eau ;
- Le NPSH requis, la pression minimale à laquelle la pompe peut fonctionner sans
cavitation.
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Courbe HMT
400
350
300
250
HMT (m)
200
150
100
50
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Débit Qv (m3/h)
Courbe HMT du circuit Courbe caractéristique de la pompe
Figure 36 : Courbes HMT du circuit hydraulique des tours de décantation et de la pompe GRUNDFOS
SP46-12
Comme pour les pompes des tours de décantation, à partir de l’équation 12 avec des valeurs de
A =0 et B = 0,037, on obtient la figure 35. On trouve le point de fonctionnement optimal de la
pompe du collecteur des eaux de drainage au débit 42 m3/h et une HMT de 64,5 m.
Courbe HMT
150
135
120
105
90
HMT (m)
75
60
45
30
15
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Débit (m3/h)
Figure 37 : Courbes HMT du circuit hydraulique du collecteur des eaux souterraines et de la pompe
GRUNDFOS SP46-7
Le tableur ci-dessous présente les caractéristiques de la pompe choisie pour pomper de l’eau du
collecteur des eaux vers les tanks de l’usine.
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Tableau XVII : Caractéristiques des pompes choisies au niveau du collecteur et des tours de décantation
GRUNDFOS GRUNDFOS
SP46-7 SP46-12
Les valeurs de HMT calculées sont inférieures aux valeurs de HMT maximales pour les pompes
choisies.
La HMT ne pose donc pas de problème au niveau du choix de la pompe. Les NPSH disponibles
sont eux aussi supérieurs aux NPSH requis de chaque pompe. Ce qui signifie que les débits
maximaux pourront être atteints sans risque de cavitation.
En effet, le NPSH requis pour le fonctionnement de la pompe GRUNDFOS SP46-12 est de 3,5
mcE. Or le NPSH disponible le plus petit pour les 3 tours de décantation est de 10,07 mcE.
Cette pompe peut être installée pour les 3 tours de décantation sans risque de cavitation. Ces
pompes vont être utilisées en parallèle et pourront fournir un débit de 106,83 m3/h.
Les eaux issues du drainage souterrain seront acheminées à l’usine à l’aide d’une pompe
GRUND FOS SP46-7 qui a une HMT optimale de 64,5 m et un débit de fonctionnement optimal
de 42 m3/h avec son NPSH requis (10,07 mcE) qui est supérieur au NPSH requis qui est égal à
3,34 mcE.
Ici, la pression résiduelle n’est pas nulle, elle a été évaluée à 2 bars en fonction du débit de
sortie souhaitée.
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Hprocess φ asp
Zpompe Heau (m) La (m) Lr (m) Q (m3/h) φ ref (m)
(m) (m)
375,8 378,5 380,5 0 869 0,15 18 0,15
NPSH
V (m/s) Re λ Δha(m) Δhlr (m) ΔHt (m) HMT (m)
(mcE)
0,153 85 30 769,956 0,024 0 0,125 0,125 50,6 10,07
Pour des diamètres identiques à l’aspiration et au refoulement, un débit à l’aspiration et au
refoulement de 17,4 m3/h, on obtient une HMT de 50,6 m et un NPSH disponible de 10 mcE.
[Link].2. Choix de la pompe
Pour le choix de la pompe, il faudra que la HMTmax soit supérieure ou égale à la HMT calculée
et le NPSH disponible soit supérieur au NPSH requis pour le fonctionnement de la pompe sans
risque de cavitation. La pompe proposée est la même que celle utilisée pour la collecte des eaux
de drainage au TSF.
A partir de l’équation 12 avec des valeurs de A = 0 et B = 0,17, on obtient la figure 38. On
trouve le point de fonctionnement optimal de la pompe au débit 17,65 m3/h et une HMT de
52,6 m.
Courbe HMT
90
80
70
60
HMT (m)
50
40
30
20
10
0
0 2,5 5 7,5 10 12,5 15 17,5 20 22,5
Débit Qv (m3/h)
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Le tableur ci-dessous présente les caractéristiques de deux pompes pouvant être utilisées pour
pomper de l’eau du barrage vers les tanks de l’usine.
Tableau XIX : Caractéristiques des pompes choisies au barrage
Pompe submersible
GRUNDFOS SP 17-4
La valeur du NPSH disponible dans le circuit est égale à 10,07 mcE qui est très largement
supérieur au NPSH requis qui est égal à 4,28 mcE. Le risque de cavitation est donc nul.
[Link]. Bilan
La figure ci-dessous présente le bilan entre les différents échanges en eaux entre l’usine de
traitement, le parc à résidus et le barrage. Il présente les quantités d’eaux mobilisables, les débits
d’eaux provenant des points de collecte (barrage, tours de décantation et collecteur des eaux de
drainage et des eaux souterraines) ainsi que le débit de pompage des résidus vers le parc à
résidus.
Figure 39 : Schéma simplifié des différents échanges en eaux entre l'usine, le TSF et le WSD
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• Au niveau du barrage
- augmenter la hauteur du spillway de 0,5 m pour conserver une plus grande quantité
d’eau d’environ 95,388 m3 ;
- prévoir un nettoyage du canal de déviation tous les 6 mois pour éviter l’ensablement.
• Au niveau du TSF
Au niveau du TSF, il faut prévoir un meilleur système de drain en vue de capter l’eau de
ruissèlement des bassins versants aux alentours qui ont leur cours d’eau principal qui passe par
le bassin du TSF et qui ne sont pas déviés.
III.2.2. Bilan économique
Les travaux de construction ne faisant pas partir de traitement de ce thème, le bilan économique
est concentré sur les travaux relatifs à l’équipement du WSD et du TSF pour l’acheminement
des eaux brutes et des eaux contaminées pour l’alimentation et le fonctionnement de l’usine.
Au niveau du WSD, les coûts relatifs aux dépenses pour le système d’alimentation en eaux
brutes de l’usine sont consignés dans le tableau XIX. Concernant le TSF, ses coûts sont dans le
tableau XX. Les dépenses associées à l’étude et aux suggestions faites s’élèvent à 351 729 168
FCFA à savoir 33 712 638 FCFA et 318 016 530 FCFA respectivement pour le barrage et pour
le TSF.
Tableau XX : Bilan économique des travaux au barrage (WSD)
WSD
Quantité Prix unitaire Coût
PVC φ200 900 19 500 17 550 000
Augmentation de la hauteur
1500 7500 11 250 000
du spillway
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TSF
Quantité Prix unitaire Coût
PVC φ300 1200 42 125 50 550 000
Conduit en acier
1200 98 543 118 251 600
inoxydable φ600
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CONCLUSION
La problématique à laquelle tente de répondre ce travail est quelle quantité d’eau peut être
mobilisée pour le fonctionnement de l’usine de la mine d’or de Séguéla.
L’objectif général associé à cette étude est de déterminer la quantité maximale d’eau
mobilisable pour le fonctionnement de l’usine de la mine d’or de Séguéla.
Pour cela, une méthodologie à trois (3) phases a été adoptée. D’abord, déterminer les moyens
de collectes d’eau, ensuite, déterminer le bilan hydrique et enfin dimensionner les pompes qui
achemineront l’eau vers l’usine de traitement des minerais.
Après l’acquisition des données et leurs traitements, les résultats ont montré qu’il existe deux
moyens de collecte des eaux. Le premier est le barrage en terre construit pour stocker une grande
quantité d’eau brute, et le second est le parc à résidus qui va stocker les eaux contaminées à
travers les tours de décantation. La quantité d’eau mobilisable au niveau du barrage a été
évaluée à 18,01 m3/h de pompage sur un an alors que les besoins sont évalués à 17,4 m3/h.
Tandis que celle du parc à résidus est estimée à 151,64 m3/h sur un an de pompage alors que
les besoins sont de 148,9 m3/h. Les quantités d’eau mobilisables sont supérieures aux besoins
de l’usine pour son fonctionnement. Le bilan hydrique est donc largement positif.
Plusieurs pompes ont été proposées pour acheminer l’eau du TDF et du WSD vers les
installations de l’usine. Deux (2) pompes GRUND FOS SP46-12 pour pomper les eaux brutes
du collecteur des eaux souterraines avec un débit de 42 m3/h, une (1) pompe GRUNDFOS
SP17-4 pour le barrage avec un débit de 17,6 m3/h et trois (3) pompes GRUNDFOS SP46-7
pour pomper les eaux contaminées du barrage avec un débit de 35,61 m3/h soit un débit cumulé
de 106,83 m3/h.
Plusieurs suggestions ont été faites pour améliorer les quantités d’eau à stocker et à acheminer
vers l’usine de traitement. Celles-ci se résument en l’augmentation du volume du barrage pour
stocker plus d’eau et améliorer le système de drainage des eaux souterraines du TSF.
Les travaux d’agrandissement et les coûts d’achat des équipements s’élèvent à
33 712 638 FCFA pour le barrage d’eau et 318 016 530 FCFA pour le TSF. Les coûts totaux
pour le TSF et le WSD s’élèvent à 351 729 168 FCFA que l’entreprise devra fournir pour
s’équiper afin d’alimenter l’usine de traitement des minerais en eaux brutes pour le barrage et
en eaux contaminées pour le parc à résidus.
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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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ANNEXES
Annexe I : Utilisation du GPS TOPCON .................................................................................... II
Annexe II : Début de pose liner ................................................................................................ II
Annexe III : Fin de pose de liner ............................................................................................... II
Annexe IV : Début de mise en place des drains d'écoulements souterrains .............................. II
Annexe V : Pose de la géomembrane pour les drains ............................................................. III
Annexe VI : Fin de pose du drain des écoulements souterrains ............................................... III
Annexe VII : Caractéristiques de dimensionnement de la pompe du barrage ........................ III
Annexe VIII : Caractéristiques de la pompe du barrage ........................................................ IV
Annexe IX : Caractéristiques de la pompe au niveau des tours de décantation ..................... IV
Annexe X : Caractéristiques du dimensionnement des pompes des tours de décantation ....... V
Annexe XI : Caractéristiques du dimensionnement de la pompe du collecteur des eaux de
drainage .................................................................................................................................... V
Annexe XII : Caractéristiques de la pompe du collecteur des eaux de drainage ................... VI
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drains écoulements souterrains
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