Université Mohamed 6 des Sciences de la Santé, Faculté de Médecine,
Psychologie, Pr Benjelloun G, Pr Kadri N, résumé Issa Darraji, année universitaire 2021-2022,
Introduction:
La psychologie:
3 axes:
- Cognition: fonctions psychiques qui nous permettent de percevoir le monde, le ton, la prosodie
de la voix, la mémoire, le visuel, un apprentissage, les fonctions du langage, l’intelligence
- Affectif: nos motivations, notre personnalité, les émotions pour être cohérent, il faut être aligné
entre ce que l’on pense, ce que l’on ressent et notre comportement.
- Les troubles mentaux (psychopathologie) et le traitement pas autres choses que les médicaments
(psychothérapie)
La psychologie est apparue à la fin du 19ième siècle, inspirée de la philosophie
2 méthodes que l’on utilisé, inspiré par les sciences de la nature, la médecine:
- Introspection: voir ce qui se passe à l’intérieur de soi, demandé au patient ce qu’il pense ou ressent, c’est
subjectif,
- extérieur: phénomènes psychologiques sans passer par ce que ressent ou pense le patient, le
comportement, le comportementalisme, le cognitivisme etc.
En psychologie, c’est un grand va et vient entre ces deux méthodes
L’approche psychanalytique:
Méthode d’investigation, introspective, Sigmund Freud
On essaie de mettre des significations inconscientes aux gestes, paroles et actions
Ce que l’on appelle les actes manqués et les lapsus
Il y a quelque chose dans le comportement et dans les paroles qui nous échappe
Méthode de psychothérapie : par accès à l’inconscient par la psychanalyse
Une des théories de la personnalité
Il faut séparer la psychose de la névrose:
Psychose: il y a une rupture avec la réalité, dans le délire, une réalité propre du sujet, le psychotique ignore
son trouble, il est convaincu qu’il est pris avec des forces surréelles, les psychoses sont souvent graves et
causent des invalidités
Névrose: le sujet connaît sa situation et demande de l’aide, expérience qui ne détache pas de la réalité,
une souffrance, une dépression, pas d’invalidité majeure.
Les concepts de psychanalyse:
Résistance: refus de prendre part à la thérapie
Refoulement: oublier un épisode qui nous était nocif et soudainement cet épisode réapparaît
3 niveaux de conscience:
Inconscient: partie dominante, souvenirs empreints d’angoisse et les émotions refoulées
Préconscient:
Conscient:
3 instances psychiques:
Ça: instance biologique, envie de faire, principe de plaisir, qui ne tient pas compte de la réalité,
tout et tout de suite. (Plaisir)
Moi: composante psychologique de l’appareil psychique, se développe à partir de la première
année de vie, se différencie progressivement du ça. Il fonctionne selon le principe de la réalité, ici
et maintenant. (Réalité)
Surmoi: apparaît tardivement, avec le départ du complexe d’Œdipe, composante sociale du
psychisme, conscience morale, interdiction de faire. Idéalisation du Moi. (Morale)
La conscience morale: intériorisation des valeurs, des interdits parentaux, morale qui génère culpabilité,
autocritique, remord
L'idéalisation du Moi: réfère au modèle idéal que l’on veut atteindre, notre idéal, indépendant de ce que
nos parents veulent que l’on soit. Il se développe avec les processus d’identification aux personnes qui
nous influencent et que l’on idéalise.
Les 3 instances psychiques sont souvent en constant conflit tous les jours
Quand le Moi n’arrive pas à faire le juge entre les désirs du Ça et les morales du Surmoi, l’individu
développe des tensions, et c’est à ce moment qu’apparaissent les mécanismes de défense, mais aussi des
symptômes physiques et psychologiques.
Les mécanismes de défense:
Le déplacement: remplacer l’objet initial par un objet moins menaçant. Par exemple, se mettre en colère
contre son collègue, après avoir reçu des reproches de son patron. Le positon du patron empêche l’individu
de lui répondre directement, donc ce dernier déplace sa colère vers son collègue de même niveau
hiérarchique. Exemple 2: reproches des parents vs déplacer la colère vers sa copine ou sa femme.
La formation réactionnelle: refuser de prendre conscience de ses désirs, de ses pensées ou de ses
sentiments, car ces derniers sont jugés inacceptables, et tout en adoptant des comportements totalement
opposés à ses désirs. Se montrer dominateur alors que l’on se sent inférieur
Isolation: ignorer tous les aspects émotionnels d’une expérience pénible, en se concentrant sur des
pensées abstraites
La négation: se protéger d’une réalité désagréable en refusant d’admettre l’existence de cette
réalité.
La projection: attribuer à autrui ses propres motifs inacceptables. Je suis en retard, car j’ai manqué le train.
La rationalisation: trouver des raisons socialement acceptables, pour justifier des choses qui sont
généralement inacceptables. C’est le vouloir se déculpabiliser. Je triche car tout le monde triche.
Le refoulement: empêcher les évènements ou souvenirs pénibles d’accéder au conscient.
La régression: réagir à une situation menaçante d’une manière qui correspond à un stade antérieur du
développement. Bouder, comme un enfant, lorsque l’on vous refuse quelque chose que vous voulez.
La sublimation: transformer des désirs non satisfaits en activités constructives. Meilleur moyen de
défense. Pour un deuil se lancer dans l’art.
Le rêve est très important dans l’approche psychanalytique: le rêve c’est l’expression de l’inconscient
Hystérie: une personnalité psychologique, très maniéré, dans la séduction, très frigide
Les émotions bloquées par les hystériques sont de nature sexuelle, selon Freud; c’est un blocage au niveau
du complexe d’Œdipe dans le jeune âge.
Complexe d’Œdipe: l’amour qu’a un enfant envers son parent de sexe opposé
Les techniques en psychanalyse: hypnose, association libre (qd le psy te demande de dire tout ce qui te
passe par la tête), l’analyse des rêves.
La psychanalyse depuis 1896
Les troubles psychologiques viennent des souvenirs qui sont emmagasinés dans l’inconscient et non
traités, mais aussi des instincts sexuels et agressifs refoulés.
Critiques sur la psychanalyse:
Difficultés de vérifier les concepts
Importance exagérée des déterminants biologiques et inconscient et sous-estime de l’apprentissage de de
la culture dans le modelage du comportement.
Théorie fondée sur l’étude de cas uniquement
L’approche Béhavioraliste:
Watson et Skinner
Étude du comportement objectivement observable
Un stimulus donne une réponse
On sonne la cloche des chiens, cela donne une salivation
Tout comportement peut être réduit à une réaction à un stimulus
Critique: ne prend pas compte des émotions, très comportemental, c’est comme si on était dépourvu de
sentiments, d’émotions et de la pensée
Watson: tout comportement est déterminé par l’apprentissage
Skinner: pour connaître la personnalité de quelqu’un, examiner ses réactions face à un stimulus
L'approche cognitivo-comportementaliste:
Watson
Intègre la cognition.
Les deux peurs naturelles à la naissance d’un bébé: le bruit et la peur de la chute.
Quand on grandit les peurs augmentent
L'éducation n’a pas de limite, on peut fabriquer un homme nouveau
Une psychologie égalitaire qui nie toute forme de détermination du comportement par l’origine raciale ou
sociale de l’individu étudié
L'approche humaniste:
Croire dans l’autre, l’humain est au centre
Carl Rogers et Maslow
La personnalité humaine est fondamentalement positive, créatrice et tend naturellement à se réaliser
La personnalité se forge de la manière dont chacun perçoit et interprète le monde, chacun de nous, sans
le savoir, à une vision du monde, qui est propre à lui. Chacun a sa propre théorie sur comment le monde
est fait ou fonctionne.
Pour comprendre autrui, il faut savoir comment il perçoit le monde.
Et si entre comment il imagine le monde, et l’expérience qu’il se fait du monde, donc si c’est deux
dimensions ne se chevauchent pas trop, donc il y a un écart entre le bonheur imaginé et l’expérience réelle,
il y aura un manque d’équilibre et donc des psychopathologies.
Concept de soi: ensemble de convictions et perceptions qu’a un individu au sujet de sa propre nature, de
son comportement et de ses cavités
Approche cognitive:
Découle de l’humaniste et de la cognitivo-comportementaliste
On voit le cerveau comme un ordinateur: input: on lui donne un nombre d’informations, le cerveau traite
ces infos, et le output ce sont nos réactions, notre comportement face à ces infos.
Raisonnement et traitement mental
Thérapie cognitive: nous permet de changer nos comportements par rapport à notre façon de voir les
choses, sans passer par l’émotion.
Approche neurosciences:
- Grande plasticité des neurones
- Présence d’une connexion intra-neuronale
- IRM fonctionnelles
- Les aires du cerveau qui s’allument selon ce que l’on fait
Approche psychobiologique:
Notre comportement serait le résultat d’activité chimiques et biologiques uniquement du cerveau
Vous êtes, soit, dans le plaisir (sérotoninergique), récompense et sensation forte (noradrénergique),
angoissés (dopaminergique) (cela est un peu réducteur, on est réduit à nos neurotransmetteurs)
Génétique: jusqu’à quel point l’hérédité va jouer un rôle important dans notre façon d’être et dans notre
tempérament.
Tempérament: part innée génétique, tu es un calme ou un agité, on naît avec
Le caractère: se construit au cours de la vie, se modifie avec l’âge et les expériences
Épigénétique: comme l’environnement entraîne l’expression d’un gène. On peut avoir le gène de
Schizophrénie, mais être dans un environnement sain, et la maladie n’apparaîtra jamais.
Interactionnisme: hypothèse selon laquelle plusieurs facteurs entrent en jeux pour la formation de la
personnalité: traits génétiques (40%-50%), facteurs environnementaux non partagés (27%), facteurs
environnementaux communs (parents, familles) (7%), facteurs inconnus (16%-26%) (étude faites sur des
jumeaux)
Approche systémique:
Minuchin et Mony Elkaim
Communément appelée approche familiale
Tout système possède ses règles de fonctionnement, qui permettent de mieux comprendre le
fonctionnement du système et sa dynamique
L'approche systémique repose sur 3 grandes théories:
La théorie générale des systèmes : tout système possède 4 principes de base
Totalité: ensemble d’éléments en interaction : un système
Non sommativité: le tout est supérieur à la somme des parties: si on possède un groupe
Abir-Aya-Amal-Jean, le groupe n’est pas de 4 personnes, mais plutôt de Abir + la relation
abir-Aya + la relation Abir-Amal + la relation Abir-Jean + Aya + la relation Aya-Amal + la
relation Aya-Jean + Amal + la relation Amal-Jean + Jean
Homéostasie: il y a toujours une recherche de retour à l’équilibre du système, pour que le
système soit équilibré il faut le moins de conflit possible
Équifinalité: tout système tend vers le même but
La cybernétique: Science de l'action orientée vers un but, fondée sur l'étude des processus de commande
et de communication chez les êtres vivants
Les théories de la communication: internationale:
Théorie du double lien: communication pathologique, injonctions paradoxales,
incohérence de l’univers, comment rendre une personne folle, effort pour rendre l’autre
fou, on vous dit quelque chose, mais on se comporte de façon très opposée. L’individu
reçoit deux perceptions en même temps et il ne sait plus sur quel pied il faut danser.
Les 5 axiomes de la communication:
1) Il est impossible de ne pas communiquer, même si une personne ne parle pas,
c’est une façon de dire que le sujet ou l’autre ne nous intéresse pas, c’est une
communication passive, et par moment passive agressive.
2) Indice: contenu, verbal, dit à l’autre et ordre des interactions : affect et
contexte, non verbal, qui peuvent être contradictoire
3) Enchaînement des séquences; circularité, essentielle et normale
4) Langage verbal et non verbal
5) Interaction symétrique: être au même niveau, deux médecins qui discutent
d’un patient. Interaction complémentaire: deux niveaux différents, exemple un
prof avec ses étudiants.
Approche structurale de la famille:
Les interactions ne sont pas fruit du hasard, elles sont structurées selon un canevas préorgnisé
Il y a deux sous-systèmes:
- Celui du couple
- Celui de la fratrie
Ces deux sous-systèmes comportent des frontières les unes par rapport aux autres
Trois structures familiales
- Structure normale: frontière claire, sous-système parents-enfants bien différencié, bonne
communication
- Structure enchevêtrée: frontières floues et diffuses, un enfant qui sera en coalition avec l’un des
parents par rapport à l’autre, communication surabondante entre un parent et l’enfant.
- Structure désengagée: frontières rigides, les parents ne savent pas grand-chose des enfants, très
archaïque, patriarchale, peur des parents, aucune communication
La loyauté: c’est la dette qu’aura un enfant envers le parent, les familles qui attendent de leurs enfants un
retour sur investissement, il y a un côté ancien de la famille, religieux, c’est lourd pour les enfants
- Une loyauté transgénérationnelle: envers les générations précédentes et l’histoire de la famille
- Une loyauté verticale: envers les parents
- Une loyauté horizontale: envers la fratrie
Respect du mythe familial: on n'a pas de chance de la vie, on est une famille scientifique, on est une famille
communiste, etc.
Loyauté positive: quand elle permet à l’enfant de se développer et d’avancer
Loyauté négative: destructrice, les parents ne le font pas exprès
Conflit de loyauté: exemple les parents qui divorcent; l’enfant doit choisir entre l’un des deux parents
La loyauté clivée: l’enfant ne peut être loyal envers un parent sans être déloyal envers l’autre, c’est un
choix impossible. Phénomène très destructeur, l’enfant deviendra un menteur compulsif
Les dettes et les mérites: dynamiques des relations familiales, une personne âgée de la famille qui tient un
grand live symbolique de ce qui se passe dans la famille
La différenciation de soi: on classe de 0 à 100
- 0: plus bas niveau de fonctionnement
- 100: perfectionnement impossible
1er type de famille: à bas niveau de différenciation
- Famille fusionnelle
- Un individu de cette famille ne peut rien faire sans consulter le clan
- Bcp de problèmes dans ce type de famille
- L'enfant est un appendice des parents
- Énormément de conflits conjugaux, de conflits sociaux
- La priorité est de faire plaisir aux vieux de la famille
- À l’âge adulte, la priorité de l’adulte est ces propres parents et non pas ces enfants (négligence)
2ième type de famille: à moyen niveau de différenciation:
- Système guidé par l’émotion
- On arrive à dire qu’on n'est pas d’accord, mais on fait quand même ce que la famille veut
- Un style de vie plus souple, mais encore famille priorité
3ième type de famille: à bon niveau de différenciation
- L'enfant fait ce qu’il veut
- Il arrive à gérer en utilisant la logique
- Mais il accorde une importance à une probable compréhension future de la part de sa famille
- En situation calme dominance de la raison
- En situation d’angoisse retour à l’émotif
La théorie de l’attachement:
- John Bowlby père, psychiatre, psychanalyste
- Les théories de Bowlby ont été complétées par des américains
- Il vient d’une famille anglaise de la bourgeoisie, il a été mis en pension dès son jeune âge, dans sa
famille, et dans les familles bourgeoises le fait de montrer de l’affection était mal perçu, donc il a
vécu de la discontinuité affective. La nounou qui s’occupait de lui a été viré par ses parents.
- Le bébé a besoin d’un contact physique et psychique
- Une maman déprimée donne des catastrophes
- Carence affective vs discontinuité affective
- 1940: 44 jeunes voleurs
- 1948 l’OMS lui demande un rapport sur les enfants sans famille: effet de la carence des soins
maternels; relation affective superficielle, absence de concentration, absence de sensibilité à
l’autre, absence de réaction émotionnelle
- Critique: après la deuxième guerre mondiale, les féministes lui ont voulu, l’idée qu’une mère peut
être mauvaise est mal accueillie
- Sa théorie a mis de côté les processus internalistes de Freud, et s’est basée uniquement sur les
relations et les comportements, l’attachement, les critiques parlent d’une théorie réductionniste,
mécaniste et non dynamique, qui fait appel uniquement au comportement
- Déf: besoin primordial du jeune enfant à établir un lien qui soit stable et sécurisant avec une figure
maternelle répondant à ses besoins (la figure maternelle n’est pas nécessairement la mère, ça
peut être la nounou, le père, ou toute personne qui joue le rôle d’une mère)
- L'attachement à la figure maternelle sert de filet de protection pour l’enfant pour qu’il puisse
explorer son environnement
- Ce lien est une source de sécurité intérieure et extérieure
- Il faut que l’enfant soit capable de sentir que le lien avec la mère est solide, qu’il peut aller explorer
le monde, mais qu’au final sa mère sera toujours présente. Cependant si l’enfant pense que s’il
part vers le monde, ce lien sera détruit, donc ça fera un enfant qui a peur d’aller vers l’extérieur
et qui sera toujours trop attaché à sa mère.
- Pour les bébés, le lien maternel important se fait dans les 2 premières années de la vie
- 5 compétences innées qui permettent de s’attacher à la mère:
o La présence de la mère permet l’attachement
o La présence psychique de la mère permet l’attachement
o Du côté du bébé il y aura aussi des comportements qui permettront à la mère de s’attacher
au bébé:
▪ Succion (téter)
▪ S'accrocher
▪ Pleurer
▪ Sourire
▪ Suivre du regard (gratification de la mère lord du téter)
- Le système limbique: cerveau des émotions
- Quand l’attachement est sécure, le cerveau du bébé est protégé, moins de stress, l’enfant ne sera
pas stressé
- Le cortisol sécrété par la mère si elle est stressée lors de la grossesse passe par le placenta vers le
fœtus
- Mesure du degré d’attachement:
o Besoin de proximité physique à la mère
o Capacité d’explorer et d’être autonome (capacité d’aller vers l’extérieur et de revenir)
o L'existence d’un port d’attache en cas de stress (avoir accès à la mère s’il est mal)
o La présence d’une réaction de protestation en cas de rupture
- Type d’attachement:
o L’attachement sécure
o Ambivalent résistant: l’enfant ne comprend pas trop, exprime des émotions négatives
pour attirer l’attention de la mère (pour adulte on dit attachement préoccupé)
o Évitant : la mère ne donne pas d’affection, ne répond pas aux besoins, l’enfant évite la
mère, mais il est n’exprime plus d’émotions par rapport à la situation, il s’est adapté (pour
l’adulte on dit attachement détaché)
o Désorganisé - désorienté : enfants maltraités
- Pour évaluer la situation de l’attachement d’un enfant on fait appel aux strange situations: on met
l’enfant dans une pièce, on fait entrer la mère, la mère joue avec l’enfant, on fait quitter la mère,
on fait entrer une personne inconnue à l’enfant, cette personne joue avec l’enfant, on refait sortir
cette personne, on fait entrer la mère. À chaque étape, grâce à une caméra, on observe la réaction
de l’enfant, par rapport à la présence de sa mère, le fait que sa mère quitte, a présence de la
personne étrangère, le retour de la personne étrangère, etc.
- Un adulte qui est:
o Sécure: discours cohérent, réponses précises, coopère à l’entrevue, discours sécurisant
o Détaché: description normatives, contredites quand on creuse dans les souvenir précis, le
patient décrit des trucs normaux, les expériences négatives sont oubliées et tout va bien
o Préoccupé: craintes, les propositions sont vagues, hors propos, stress
o Désorganisé: incohérente, désorganisé
- Un bébé qui est:
o Sécure: présente des signes de manque du parent, accueil du parent, s’agrippe tout de
suite, après le contact bref l’enfant se calme rapidement
o Évitant: ne pleure pas lors de la séparation, ignore le parent, cherche à s’échapper quand
il est dans les bras
o Ambivalent: préoccupé par le parent, il alterne entre rester passif ou montrer des
émotions
o Désorganisé: discordance dans le comportement
- Dans la population:
o 50% sécure
o 13% d’évitant ou défiant
o 27% insécure ambivalent
- Dans 80% des cas le bébé a le même attachement que la mère, on transmet donc l’attachement
- L'attachement insécure est un facteur de risque de difficultés dans la régulation de l’émotion
Développement psycho-affectif:
- Le but de l’adolescent: accès à son identité
- Sigmund freud; sexualité infantile
- Anna freud:
o Elle essaie de classer les troubles de l’enfant en se référant au déroulement normal ou pas
du processus du développement
o Elle développe les lignes de développement
- Mélanie Klein:
o Chez un bébé il y a des pulsions de vie et de mort
o Chez le bébé il y a une shizo-paranoide, il y a deux mères la bonne et la mauvaise
o Processus de réparation par le jeu ou l’imaginaire
o Défense contre l’angoisse dépressive défenses maniaques, relation avec des objets
- Donald Winnicoot:
o Objet de transition
- Spitz:
o Réponse par le sourire
o L'angoisse du 8ième mois face aux étrangers
o L'apparition du non, avant le oui, vers 18 mois
- Malher:
o Distingue la naissance biologique et la naissance psychologique
o Il faut bien s’attacher pour bien se détacher
o Phase symbiotique et phase de séparation
o Intersubjectivité mère enfant
- Les stades psycho-sexuel: fixation particulière à une zone érogène.
o Au début le bébé a du plaisir lorsqu’il mange donc la fixation se fera sur la zone orale
o Selon Freud, pour chaque étape de développement de l’enfant il y aura une zone de fixation
différente. S’il y a persistance dans l’un des stades, c’est qu’il y a eu un problème de développement
o 1ière année: stade orale, jusqu’à 18 mois, si besoin oral non satisfait; jalousie, manque, grande
dépendance, timidité, personnalité dépressive. Si trop satisfait; narcissique, besoin plus tard de
satisfaire ce besoin (fumer, boire)
▪ Le sourire (Spitz)
▪ Angoisse du 8ième mois (Spitz) ou de l’étranger
o 2ième année-3ième année: le stade anal, l’enfant doit comprendre qu’il doit aller à la toilette pour
faire plaisir à ses parents, donc source de bonheur, c’est le premier conflit social, la conduite des
parents face à cet apprentissage est très importante, un problème à ce stade donne des personnes
obsessionnelles, manique. Acquisition de la marche, l’acquisition du non, l’enfant commence à
s’affirmer. La manipulation d’objet, il faut maitriser la pince, il va essayer de tout toucher, tout
manger.
o 3ième-6ième année: l’enfant découvre ses organes génitaux, le garçon vit le complexe d’Œdipe, les
filles vivent le complexe d’Électre. Attirance de l’enfant vers le sexe différent. Le garçon développe
une peur de la castration, angoisse de castration. Si la mère met des limites claires, ne pousse pas
le père hors du lit pour l’enfant, l’enfant aura un développement normal, c’est là que naît le surmoi,
les interdits parentaux, l’interdiction de l’inceste. À ce moment de développement le garçon se dit
qu’il doit ressembler à son père pour pouvoir prétendre à une femme comme sa mère. C’est donc
à ce stade que se créer, si défaillance de l’image du père, ou mère qui donne plus d’importance à
l’enfant qu’au père, un petit efféminé.
o 6ième à 12ans: phase de latence. Les pulsations sexuelles semblent diminuées. Pas de zone
érogène précise. C’est le moment de se concentrer sur le social: jouer, se faire des amis, trouver
des passions, etc.
o 12ième à 18ième année: phase génitale, adolescence, du latin: grandir, âge de changement, âge
des paradoxes, désir et résistance aux changements, l’adolescent veut partir, mais sans vraiment
partir, il faut que le lien d’attachement soit bien. Altruiste, mais à la fois égoïste, l’ado se montre
froid et distant envers ses parents, il réclame son indépendance, mais en même temps de l’aide.
Émergence de la sexualité. Bcp de pulsions, pulsion de mort: agressives, conduites à risque, pulsion
de vie: sexuelles. Il y a le corps lui-même objectif, le schéma du corps: comment on imagine ce
corps, l’image du corps que l’on se fait. Le corps réel vs le corps imaginaire, le corps désiré. On
s’identifie à des modèles, on est e que l’on porte, apparition de l’importance du regard des autres,
dysmorphophobie: regard que l’on a sur soi. Quête identitaire, on donne une importance aux pairs.
Anticonformisme. Travail de deuil de l’enfance. Les changements sont au niveau biologique,
psychologique et social.
o Maturation du cerveau: jusqu’à 25 ans.