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Diagnostic Riziculture à Maury

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Université Publique du Centre (UPC)

Papaye-Hinche, Haïti
(509) 3569-7718 / 3569-7714
upchinche@[Link]

Faculté des Sciences de l’Agriculture et de l’Alimentation


FSAA

Production Végétale

Diagnostic agronomique de la culture de riz (Oriza sativa) sur le


périmètre irrigué de Maury, 3e section dans la commune des
Verrettes.

Mémoire de Fin d’Étude


Préparé par CIRILUS Kenest
Pour l’obtention du diplôme d’Ingénieur-Agronome
Sous la direction de : HERARD Eno, Ing-Agr, [Link]

Avril 2021
Université Publique du Centre (UPC)
Papaye-Hinche, Haïti
(509) 3569-7718 / 3569-7714
upchinche@[Link]

Faculté des Sciences de l’Agriculture et de l’Alimentation


FSAA

Ce mémoire intitulé : Diagnostic agronomique de la culture de riz (Oriza sativa) sur le périmètre
irrigué de Maury, 3e section dans la commune des Verrettes.

Présenté par : CIRILUS Kenest

a été évalué par un jury composé des personnes suivantes :

Nom et Prénom Signature Date

VICENT Valdimir
Président du jury, Professeur à la FSAA

LARRIEUX Bernadin
Lecteur, Professeur à la FSAA

HERARD Eno
Membre, Professeur à la FSAA

ii
DÉDICACE
Ce mémoire est dédié :

- À ma mère Marie Thérèse JOSEPH et mon père CIRILUS Wilson qui ont livré corps et
âme dans ma formation ;
- À mes frères Roberson, Wilthène, Francelet, Peterson CIRILUS qui ont toujours été là
pour m’encourager à progresser ;
- À ma femme, madame BIEN-AIMÉ Élourdes CIRILUS qui a toujours été là pour me
remonter le moral.

iii
REMERCIEMENTS
Je veux en tout premier lieu remercier le grand Dieu de l’univers pour m’avoir donné la vie, la
santé, l’intelligence et le courage pour boucler ce cycle d’étude et réaliser ce travail.

Ensuite mes mots de remerciements s’adressent :

- À l’État haïtien pour avoir investi dans ma formation à travers la FSAA/UPC ;


- À mon Conseiller scientifique, professeur Eno HERARD Ing-Agr. [Link]. pour m’avoir
accompagné et conseillé durant toute la période de l’étude ;
- Au corps professoral de la Faculté des Sciences de l’Agriculture et de l’Alimentation
(FSAA) particulièrement les professeurs dans la production végétale, pour leur
contribution à ma formation durant ces cinq années d’études ainsi qu’au personnel de la
Faculté ;
- Au professeur Jackson GERVAIS, pour son intégrité et son dévouement pour la bonne
marche de la Faculté ;
- Au professeur Gédéon BERTRAND pour ses consultations sans égale ;
- À l’Ingénieur Agronome Elove HERARD pour son aide incomparable ;
- À tous mes camarades de la promotion aux faîtes des stars particulièrement ceux de la
production végétale tels que: MYRIL James, ELMILUS Albert, ACÉRANT Moїse,
JEAN Asnor pour leur appui considérable ;
- À l’ingénieur Agronome Efrène JOSEPH pour son aide à la réalisation de ce travail ;
- Aux membres du comité de gestion de l’AIM en particulier Jean-Robert VILCÉ pour
m’avoir fourni les informations nécessaires;
- À tous les riziculteurs et rizicultrices du périmètre irrigué de Maury pour leur parfaite
collaboration ;
- Enfin, je remercie tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, ont contribué à la réalisation
de ce travail.

iv
RÉSUMÉ
Le riz constitue la culture principale pour les ménages au sein du périmètre irrigué de Maury. Il
occupe une grande place dans la ration alimentaire des gens de la zone. Cependant la culture de
riz dans cette zone fait face à de sérieuses contraintes. D’une part, les rendements trouvés par les
producteurs sont très faibles ; d’autre part, les rendements varient d’une parcelle à une autre. Il
s'avère nécessaire d’identifier les facteurs responsables de ce faible rendement et de comprendre
les causes des variabilités de ce dernier. C’est dans ce sens que cette étude a été menée.
Pour ce faire, un diagnostic agronomique de la culture du riz sur le périmètre irrigué de Maury a
été mené. Il a consisté en des observations agronomiques avec un échantillon de trente-trois (33)
parcelles paysannes sur deux cent soixante-dix-huit (278) durant une période de quatre (4) mois
suivies des entretiens avec les producteurs de riz. La méthode d’échantillonnage choisi est de
type aléatoire stratifie. L’étude a été portée sur les facteurs suivants: les variétés cultivées, la
provenance des semences, les milieux de culture, les itinéraires techniques appliqués.

Les résultats de l’étude révèlent que la riziculture est pratiquée dans deux milieux (marécageux
et irrigués). Les principaux précédents culturaux sont le maïs 88%, le riz 12%. Deux (2) variétés
sont utilisées par les producteurs : 82% utilisent la variété TCS-10, 18% utilisent une variété
connue sous le nom de « Tiyàn ». En ce qui a trait à la provenance des semences utilisées, 46%
des producteurs achètent des semences chez un autre agriculteur de la zone qui avait conservé
leur récolte, 36% utilisent une partie de la récolte antérieure, 18% achètent de la semence à
l’Organisme du Développement de la Vallée de l’Artibonite (ODVA).

Les travaux de préparation du sol sont manuels pour la mise en place de la pépinière tandis qu’ils
sont mécanisés pour la préparation des rizières. Par ailleurs, le repiquage se fait tardivement avec
quatre (4) à huit (8) plants par touffe. Les parcelles sont arrosées au moins une fois tous les deux
(2) jours. Le désherbage manuel est pratiqué deux (2) fois pendant le cycle. Deux (2) apports
d’engrais sont effectués sans aucun respect sur les doses, les dates et les modalités d’application.
Sur les trente-trois (33) parcelles observées, deux (2) ont été attaquées par des chenilles surtout
durant la croissance végétative et quatorze (14) ont été attaquées par des punaises au stade de
remplissage de grain.

Le rendement moyen en riz paddy est de 2,73 t/ha pour la variété TCS-10 et de 2,54 t/ha pour la
variété Tiyàn alors qu’il est de 7,5 t/ha aux États-Unis de manière générale. Les facteurs qui
semblent responsables de ce faible rendement peuvent être classés en trois (3) ordres :
techniques, économiques et environnementaux. En effet, l’amélioration de la productivité
rizicole passe entre autres par un renforcement de capacités techniques des producteurs ;
approfondir le diagnostic par le biais d’une expérimentation et proposer un paquet technique
pour la culture ; introduire des nouvelles variétés et effectuer des tests variétaux pour identifier
celles qui sont écologiquement adaptées et performantes sur le plan agronomique ; des
accompagnements avec des intrants de qualité (engrais, semence des variétés performantes) et
des services de préparation du sol et enfin le respect de l’itinéraire technique de la culture.
Mots clés : Diagnostic agronomique, Système de culture, Itinéraire technique, Rendement, Variété.

v
Table des matières
DÉDICACE ................................................................................................................................... iii
REMERCIEMENTS ...................................................................................................................... iv
RÉSUMÉ ........................................................................................................................................ v
LISTE DES TABLEAUX............................................................................................................... x
LISTE DES ANNEXES ................................................................................................................ xi
CHAPITRE I : INTRODUCTION ................................................................................................. 1
1.1- Problématique ...................................................................................................................... 3
1.2- Objectifs de l’étude .............................................................................................................. 5
1.3- Intérêt de l’étude .................................................................................................................. 5
1.4- Limite du travail .................................................................................................................. 5
CHAPITRE II : REVUE DE LITTÉRATURE .............................................................................. 6
2.1- Définition des concepts ....................................................................................................... 6
2.2- Généralité sur le riz.............................................................................................................. 8
2.2.1- Origine et distribution du riz ........................................................................................ 8
2.2.2- Biologie du riz .............................................................................................................. 8
2.2.3- Structure de la plante .................................................................................................... 9
2.2.4- Cycle végétatif .............................................................................................................. 9
2.2.5- Exigences climatiques de la plante ............................................................................... 9
2.2.7- Conditions édaphiques .................................................................................................. 9
2.3- Importance alimentaire du riz .............................................................................................. 9
2.4- Répartition mondiale du riz ............................................................................................... 10
2.5- Importation du riz en Haïti et provenance ......................................................................... 11
2.6- Situation générale de la production du riz en Haïti ........................................................... 11
2.7- Etudes menées sur le riz pour le département de l’Artibonite ........................................... 12
2.8- Caractéristiques agronomiques de la variété TCS-10........................................................ 12
CHAPITRE III : CADRE MÉTHODOLOGIQUE....................................................................... 13
3.1- Cadre physique de l’étude ................................................................................................. 13
3.1.1- Subdivision administrative ......................................................................................... 13
3.1.2- Délimitation de la section Guillaume Mogé ............................................................... 13
3.1.3- Sols et Topographie .................................................................................................... 14
3.1.4- Ressources en eau ....................................................................................................... 14

vi
3.1.5- Climat ......................................................................................................................... 15
3.1.6- Environnement............................................................................................................ 16
3.1.7- Bassins versants .......................................................................................................... 16
3.2- Matériels utilisés ................................................................................................................ 16
3.3- Démarche méthodologique ................................................................................................ 17
3.3.1- Recherches documentaires ......................................................................................... 17
3.3.2- Collecte des données primaires .................................................................................. 17
3.3.3- Enquête préalable ....................................................................................................... 17
3.3.4- Echantillonnage .......................................................................................................... 18
3.3.5- Tirage de l’échantillon ................................................................................................ 18
3.3.6- Définition des variables .............................................................................................. 18
3.3.7- Élaboration de la grille d’observation ........................................................................ 19
3.3.8- Stratégies de collecte .................................................................................................. 19
3.3.9- Dépouillement ............................................................................................................ 21
3.3.10- Formule d’évaluation du rendement ......................................................................... 22
3.3.11- Traitement et analyse des données ........................................................................... 22
CHAPITRE IV : PRÉSENTATION DES RÉSULTATS ............................................................. 23
4.1- Caractéristiques des rizières .............................................................................................. 23
4.2- Les pratiques paysannes rencontrées ................................................................................. 23
4.2.1- Les grandes campagnes culturales annuelles.............................................................. 23
4.2.2- Précédent cultural ....................................................................................................... 24
4.2.3- Culture suivante .......................................................................................................... 24
4.2.4- Itinéraires techniques utilisés pour la culture de riz sur le périmètre irrigué ............. 25
4.2.5- Systèmes de culture adoptés sur le périmètre irrigué de Maury ................................. 31
4.3- Contraintes ......................................................................................................................... 36
4.3.1.- Contraintes techniques ............................................................................................... 36
4.3.2- Contraintes économiques ............................................................................................ 37
4.3.3- Contraintes environnementales................................................................................... 38
4.4- Analyse des causes du faible rendement ........................................................................... 38
4.4.1- Causes techniques ....................................................................................................... 38
4.4.2- Causes économiques ................................................................................................... 40
4.5- Discutions .......................................................................................................................... 41

vii
CHAPITRE V : CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS .................................................. 42
RÉFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ...................................................................................... 44
Annexe 1: Grille d’observation sur les parcelles .............................................................................a
Annexe 2: Grille d’entretien pour les agriculteurs ...........................................................................e
Annexe 3: Quelques photos sur les parcelles observées .................................................................. f

viii
LISTE DES FIGURES

Figure 1: Répartition des pays producteurs du riz ................................................................................ 10


Figure 2 : Carte de délimitation des sections communales des Verrettes ............................................ 14
Figure 3: Croquis des carrés de rendement............................................................................................ 21
Figure 4: Importance des précédents culturaux du riz dans la zone.................................................... 24
Figure 5: Facteurs influancants le choix d’une varieté pour une parcelle ........................................... 25
Figure 6: Proportion des deux variétés dans le choix des producteurs ................................................ 26
Figure 7: La provenance des semences utilisées par producteurs ........................................................ 26
Figure 8: Attaque de la culture par des chenilles ....................................... Error! Bookmark not defined.
Figure 9: Le processus de la recolte du riz ................................................. Error! Bookmark not defined.
Figure 10: une parcelle après labourage .................................................................................................... f
Figure 11: Une pépinière de riz en mauvais état ....................................................................................... f
Figure 12:Une parcelle prete à recevoir les plantules .............................................................................. g
Figure 13: Le carottage dans une parcelle ................................................................................................ g
Figure 14: La culture de riz en pleine croissance végétative ................................................................... h
Figure 15:Une partie d’un canal secondaire enherbée ............................................................................ h
Figure 16: Des parcelles de riz à maturité de récolte ............................................................................... i
Figure 17: La mesure du poids moyen de 1000 grains ............................................................................. i

ix
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1: les principales caractéristiques de la variété TCS-10 ......................................................... 12
Tableau 2: présentation des differentes sections dans la commune des Verrettes .............................. 13
Tableau 3: Données climatiques des Verrettes (1982,2019) .................................................................. 15
Tableau 4: Les principaux materiels utilisés pour la realisation de l’étude ........................................ 16
Tableau 5: Répartition des parcelles par strate et l’échantillon choisi ................................................ 18
Tableau 6: Calendrier cultural pour le périmètre irigué ...................................................................... 24
Tableau 7: Présentation des varietés et leurs differents rendements ................................................... 30
Tableau 8: Evolution des prix des engrais sur le mache dans la zone d’étude .................................... 37

x
LISTE DES ANNEXES
Annexe 1: Grille d’observation sur les parcelles ...................................................................................... a
Annexe 2: Grille d’entretien pour les agriculteurs .................................................................................. e
Annexe 3: Quelques photos sur les parcelles observées ........................................................................... f

xi
CHAPITRE I : INTRODUCTION
Les céréales constituent un groupe d’aliments très importants pour l’humanité. La survie d’une
bonne partie de la population mondiale repose sur cette famille de plantes qui fournit une
quantité de calorie assez importante dans la diète alimentaire. En effet, les céréales sont cultivées
presque partout dans le monde où les conditions climatiques le permettent (PATRICIO, 2008
Cité par JOSEPH 2013). Fournissant une alimentation régulière et abondante aux populations,
les céréales ont permis l'organisation de sociétés plus denses et plus complexes. Elles permettent,
en effet, de constituer des réserves grâce à leurs rendements élevés et à la bonne conservation.
De toutes les espèces connues, seulement trois (3) sont cultivées en Haïti : le maїs, le sorgho et le
riz. À la faveur de la croissance des importations de riz dans le pays depuis la fin des années 1980,
le riz s'est progressivement substitué aux autres productions traditionnelles de l'agriculture
haïtienne qui composaient jusque-là la ration de la majeure partie des ménages haïtiens (Roody,
2014). Le riz constitue aujourd’hui l’aliment de base des haïtiens. Il représente pendant ces
dernières années, près de 25% des aliments de base consommés1 (JOSEPH, 2013). Il sera difficile
d'inverser à court terme cette tendance à la progression de la part du riz dans la consommation des
ménages (CNSA, 2015).

En Haïti, le riz est principalement cultivé dans les plaines irriguées de l’Artibonite, des Cayes,
dans certains périmètres irrigués dans les départements du Nord (St Raphaël), Nord‐Est
(périmètre de Ferrier), Centre (Los Posos) et des Nippes (MARNDR, 2014). Dans d’autres
localités, même si la production de riz n’est pas très importante comparée aux principales régions
de production de riz du pays, elle peut néanmoins constituer la ou l’une des principales cultures
exploitées par les paysans. C’est le cas notamment du périmètre irrigué de Maury dans le quartier
de Désarmes dans le département de l’Artibonite où la culture de riz est l’une des principales
cultures pratiquées avec deux (2) campagnes par an. Les revenus générés à partir de cette culture
rentrent pour une part importante dans l’économie des paysans. Cependant, comme partout dans le
pays où la culture du riz est pratiquée, les rendements obtenus sont faibles comparés au rendement
potentiel de la culture qui sont de l’ordre de 10 à 11 t/ha (FAO, 2004). Par contre, un rendement
moyen de 1,88 t/ha est obtenu pour les variétés actuelles (MARNDR, 2016). En effet, dans les
années 1990 les variétés cultivées offrirent un rendement assez intéressant notamment, la crête:
4,6t/ha, Mme Gougousse: 4,2t/ha, Shella: 3,5t/ha, Sica: 5,6t/ha qui sont autant de variétés
1
Le riz participe à environ 25% dans la consommation des gens du pays (production locale et importation).

1
cultivées dans le temps (CNSA, 1993). Nombreuses sont les contraintes répertoriées à partir de
recherches effectuées dans d’autres régions productrices du pays qui expliquent les faibles
performances agronomiques de cette culture. Les contraintes sont liées principalement aux
techniques mises en œuvre au niveau les parcelles comme par exemple la mauvaise préparation
des sols, l’utilisation des semences de mauvaises qualités, la mauvaise gestion de l’eau dans les
rizières, les mauvaises densités de plantation appliquées, l’emploi à outrance des fertilisants
chimiques dans les rizières (MILIEN, 2014). Pour la zone de Désarmes, en particulier sur le
périmètre irrigué de Maury, aucune recherche de ce genre n’a encore été effectuée. Les facteurs
responsables des faibles rendements du riz sur le périmètre irrigué ne sont pas encore connus.
Ainsi, un diagnostic agronomique de la culture de riz sur le périmètre irrigué de Maury s’avère
donc très utile dans l’objectif de permettre d’identifier les principales contraintes qui sont à la base
des faibles rendements obtenus. La connaissance de ces contraintes peut permettre de prendre des
mesures appropriées afin de les contourner pour permettre une augmentation des rendements de la
culture du riz sur le périmètre irrigué.

2
1.1- Problématique
En Haïti, le riz est considéré comme l’aliment de base de la population. En effet, Malgré
l’importance que prend cette production dans le pays, la demande en riz du pays est loin d’être
satisfaite par la production locale. Selon la chambre de commerce et d’industrie d’Haïti, la
demande globale de riz est estimée à environ 500 000 T alors que la production nationale porte
seulement sur 172 114 T environ (MARNDR, 2016). Le déficit en riz est couvert par les
importations, l’aide alimentaire et par la contrebande. L'affaiblissement du riz local a commencé,
en effet, en 1985. La production nationale a baissé et continue à baisser par manque
d'investissement dans le secteur, bien que 80% de la quantité consommée est exotique (MILIEN,
2014).

De manière générale, la baisse de la production nationale est imputée au manque de moyens dont
disposent les exploitations agricoles pour exploiter toute la potentialité de la culture. Ce qui
provoque un très faible rendement. Parallèlement, la plupart des études effectuées sur la culture
de riz mettent en évidence certains éléments responsables des faibles rendements obtenus. C’est
le cas par exemple des techniques archaïques mises en œuvre jusqu’à présent dans les parcelles
qui ne permettent pas d’obtenir des rendements élevés, de manque d’encadrement technique, de
la négligence des entités étatiques chargées d’encadrer la production agricole dans le pays et de
manque de motivation de certains exploitants agricoles à cause de la concurrence du riz importé
(MILIEN, 2014). Dans le cas du périmètre irrigué de Maury en particulier, plusieurs hypothèses
pourraient être formulées pour expliquer le faible rendement obtenu. Premièrement, vers la fin
des années 1990, est apparue une maladie appelée paille noire. Cette maladie avait fait baisser
considérablement les rendements. Les variétés à forts rendements cultivées à cette période
étaient sensibles à cette maladie au point que certains agriculteurs avaient abandonné leurs terres
pour d’autres cultures ou d’autres activités (ibid). Par contre les nouvelles variétés paraissent
résistantes. Deuxièmement, le phénomène migratoire pourrait constituer aujourd’hui un handicap
majeur à la culture de riz à cause de manque de main-d’œuvre. Cette situation a causé des retards
pour entreprendre les activités (EVENS, 2013). Sur le plan national, le rendement du riz est varié
et très faible. Pour des départements comme : Ouest, Nord, Nord-est, Artibonite, Sud, Nippes, les
rendements sont respectivement de l’ordre de : 0,59t/ha, 0,80t/ha, 1,21t/ha, 2,08t/ha, 0,83t/ha,
1,33 t/ha en 2016. Selon le rapport général du MARNDR, pour l’année 2016, le rendement
moyen était de l’ordre de 1,88t/ha. Néanmoins il était l’ordre de 3,5t/ha en 2003. En dépit de

3
tout, ces rendements sont de loin très inférieurs par rapport à ceux obtenus sur la ferme de
l’ODVA à Mauger, soit 4,5 à 6,5 T/ha (MARNDR et BID, 2015). Qu’est-ce qui explique cet
important écart de rendement? Il faudrait s’interroger à la fois sur les conditions de production
dans la vallée de l’Artibonite et sur les pratiques mises en œuvre à la parcelle pour produire le
riz. Certains facteurs sont déjà connus pour être à la base de la baisse de rendement du riz dans
certaines localités de la vallée de l’Artibonite. Parmi ces facteurs, on peut citer : une gestion
inefficace de l’eau d’irrigation qui diminue considérablement le tallage de la culture, le mauvais
drainage des périmètres irrigués de l’Artibonite (MILIEN, 2014), la mauvaise préparation des
sols, la densité de la plantation, la salinisation du sol dus à l’usage excessif de certains engrais
chimiques (JOSEPH, 2013). Tous ces facteurs ont des répercussions sur le rendement. On ne
peut pas affirmer pour l’instant que ces facteurs sont aussi valables pour le périmètre irrigué de
Maury même si ce dernier fait partie des périmètres irrigués de la vallée de l’Artibonite. Les
conditions de culture peuvent être si différentes au point que les pratiques mises en œuvre dans
les parcelles peuvent ne pas être les mêmes que dans les localités dans lesquelles ces recherches
ont été faites. C’est dans ce contexte que ce diagnostic agronomique de la culture de riz sur le
périmètre irrigué de Maury est mis en œuvre. Il vise d’une part à identifier les facteurs
responsables des faibles rendements obtenus ainsi que leur variabilité et d’autre part à proposer
des pistes d’amélioration des pratiques de culture qui permettraient d’augmenter les rendements.

4
1.2- Objectifs de l’étude
D’une manière générale, cette étude vise à diagnostiquer sur le plan agronomique la culture de
riz sur le périmètre irrigué de Maury, commune des Verrettes.
D’une manière spécifique, l’étude vise à :

- Identifier les itinéraires techniques utilisés pour la culture de riz au sein du périmètre
irrigué de Maury;
- Présenter les systèmes de culture et les rendements obtenus par système;
- Identifier les contraintes liées à la culture de riz au sein du périmètre irrigué;
- Analyser et hiérarchiser les causes de variabilité du rendement de la culture dans la zone.

1.3- Intérêt de l’étude


Cette étude a un grand intérêt dans la mesure, où elle va nous permettre d’obtenir le titre
d’Ingenieur Agronome. Elle va représenter un outil essentiel pour une meilleure compréhension
de système de culture et des facteurs responsables de la baisse de rendement du riz sur le
périmètre irrigué. Elle permettra d’actualiser les informations sur la culture de riz. Ces nouvelles
connaissances seront mises à la disposition des agriculteurs et des organisations qui s’engagent
dans la production de riz en particulier.

1.4- Limite du travail


Vu les faibles moyens financiers qui ont été disponibles pour la réalisation de l’étude, ce travail
de recherche est limité sur une seule saison de culture et sur le suivi d’un nombre restreint de
parcelles. Par ailleurs, les travaux de diagnostic agronomique débouchent très souvent sur
l’expérimentation afin de pouvoir mieux fonder les recommandations. Par conséquent, ce travail
nous a permis seulement d’identifier les causes pouvant être à la base des faibles rendements
obtenus et de leur variabilité.

5
CHAPITRE II : REVUE DE LITTÉRATURE

2.1- Définition des concepts


Dans cette partie, les principaux concepts relatifs à l’étude sont définis, c’est-à-dire ceux qui sont
développés dans ce travail notamment : parcelle, système, système de production, système de
culture, itinéraire technique, périmètre irrigué, riziculture irriguée, diagnostic agronomique.

-Parcelle : selon Jouve (1985), la parcelle est une surface de terrain occupée par un
peuplement végétal cultivé, mono ou plurispécifique, conduite de façon homogène, c’est-à-
dire faisant l’objet d’un même itinéraire technique.

-Système : un système est un ensemble d’éléments en interaction dynamique organisé en


fonction d’un but (Joël de Rosnay 1980, cité par PIERRE, 1985). Beacht 1985, cité par
VICTOR « 1995 : 12 », donne cette définition: « C’est un arrangement de composantes
physiques ou une collection de choses inter reliées de façon telles qu’elles forment et / ou
agissent comme un tout ou une unité ».PIERRE « 1985 : 18 », propose cette définition : «Un
système est un ensemble d’éléments en interaction dynamique organisé en fonction d’un
but». Ici l’auteur parle d’une finalité en disant que les éléments en interaction sont organisés
en fonction d’un but. Ce but ou cette finalité sera par exemple dans le cas d’un écosystème,
de maintenir l’équilibre et permettre le développement de la vie.

-Système de production : Le Système de production se définit comme étant la combinaison


des moyens de production mis en œuvre par l’agriculteur afin d’obtenir différentes
productions animales ou végétales (MEMENTO, 2002). Dufumier (1996) considère un
système de production comme un mode de combinaison des moyens de travail à des fins de
production végétale ou animale commun à un ensemble d’exploitations. Il est constitué de
sous-systèmes interdépendants : système de cultures, système d’élevage, système de
transformation et commercialisation des produits.

6
-Système de culture : Ensemble de modalités techniques mises en œuvre sur des parcelles
traitées de manière identique. Chaque système de culture se définit par: i) la nature des
cultures et leur ordre de succession, ii) les itinéraires techniques appliqués à ces différentes
cultures, ce qui inclut le choix des variétés pour les cultures retenues (Sebillotte, 1990).

-Itinéraire technique : Combinaison logique et ordonnée des techniques mises en œuvre sur
une parcelle en vue d’obtenir une production (Sebillotte, 1978).

-Périmètre irrigué : Le périmètre irrigué est la zone de culture effectivement irriguée par
l'eau d'irrigation. C'est la fraction arrosée. Elle découle de la superficie irrigable diminuée des
morts terrains, soient les emprises, les voies de communication. Ces morts terrains
représentent le plus souvent 8 à 12 % de la superficie irrigable (CICDA, 2004 cité par
HERARD, 2013).

-Riziculture irriguée : Des infrastructures hydro-agricoles permettent de maîtriser la date


d’entrée et de retrait de l’eau dans la rizière, ainsi que la hauteur de la lame d’eau. C’est dans
ce type de riziculture, qui couvre 55% des superficies cultivées et assure 75% de la
production mondiale, que s’est faite la « révolution verte » des années 1960 (Trébuil &
Houssain, 2004).

-Diagnostic agronomique : c’est la mise en évidence des facteurs limitant la production


végétale à partir d’enquête et d’un suivi de parcelle cultivée par des agriculteurs. Il débouche
très fréquemment sur de l’expérimentation (Memento de l’agronome, 2012).

7
2.2- Généralité sur le riz
Dans cette section, les aspects suivants sont développés : l’origine et la distribution du riz, la
biologie du riz, la structure de la plante, le cycle végétatif de la culture de riz, les exigences
climatiques ainsi que les conditions édaphiques.

2.2.1- Origine et distribution du riz


Le riz est une monocotylédone appartenant à la famille des poacées ou graminées et dont les
variétés dans la plupart des pays appartiennent au genre Oryza (memento de l’agronome, 2002).
Ce dernier compte une vingtaine d’espèces dont deux seulement présentent un intérêt agricole
pour l’homme. Le riz commun asiatique Oryza sativa L est présent dans la plupart des pays
rizicoles dans le monde. Il est originaire d’extrême orient, donnant du cote chinois la sous espèce
O. Sativa japonica, et du cote indien, la sous espèce O. sativa indica. La quasi-totalité des
variétés cultivées lui appartiennent, grâce notamment à sa grande plasticité et à ses
caractéristiques gustatives appréciables. La deuxième est O. glaberrima, une espèce annuelle
originaire d’Afrique occidentale, du delta central du Niger au Sénégal (MBARGOU, 2010).

2.2.2- Biologie du riz


Le riz est une graminée pouvant être cultivée dans les zones tropicales et tempérées. Placée dans
des conditions favorables de température et d’oxygène, la semence de riz se gonfle dès qu’elle a
absorbé environ 20% de son poids d’eau. La glumelle inférieure s’écarte et laisse la tigelle
apparaître. C’est le premier organe de la plantule qui apparaît. La radicule perce ensuite le
coléorhize, s’allonge beaucoup plus rapidement que la tigelle. Les racines adventives
apparaissent dès le 5ème ou le 6ème jour. Le tallage débute quinze (15) à vingt (20) jours après le
semis direct, il est plus ou moins important selon les variétés (MBARGOU, 2010). La maturation
rassemble les différentes étapes suivantes : le stade laiteux caractérisé par un état à consistance
laiteuse du caryopse ; le stade pâteux mou et dur, quand le contenu est solide ; le stade de
maturité enfin, lorsque le grain a atteint ses dimensions définitives et perdu toutes les colorations
vertes (ADRAO, 1986). Le rendement est dans une certaine mesure fonction du tallage, bien que
toutes les talles ne sont pas fertiles (ANGLADETTE, 1996).

8
2.2.3- Structure de la plante
La plante de riz est constituée par des tiges rondes et creuses, des feuilles plates et des panicules
terminales. Le riz est une plante très souple qui pousse aussi bien en zone inondée qu’en zone
non-inondée (JOSEPH, 2013). La plante de riz comprend des organes végétatifs: racines, tiges,
feuilles et des organes reproducteurs à savoir la panicule constituée d’un ensemble d’épillets
(ibid).

2.2.4- Cycle végétatif


Le cycle végétatif du riz varie considérablement de quatre (4) mois à plus d'une année suivant les
différentes conditions. Mais en culture normale, avec des variétés sélectionnées, ce cycle
végétatif varie de cent-vingt à cent quatre-vingt jours dans la majorité des cas. La connaissance
des différentes phases de la végétation du riz amène à la notion extrêmement importante du cycle
végétatif puisqu'elle conditionne l'introduction et l'adaptation des différentes variétés d'une
région à une autre. Pour une même variété, le cycle végétatif peut être profondément modifié par
les conditions climatiques et techniques culturales (MEMENTO, 2002).

2.2.5- Exigences climatiques de la plante


Les conditions climatiques modifient le cycle végétatif du riz. En matière d'éclairement, le
facteur ombrage n'est pas négligeable et la proximité en rizière d'une bordure de grands arbres
peut modifier la longueur du cycle et même les rendements (LAMY, 2011). Les températures
durant le cycle végétatif se situent entre: 16 - 20°C: minimum, 28 - 30°C: optimum. Le riz
demande beaucoup de lumière, le photopériodisme à une forte influence sur la durée du cycle et
le rendement (JOSEPH, 2013).

2.2.7- Conditions édaphiques


En ce qui a trait aux conditions édaphiques, la préférence de la culture est fonction du milieu,
mais d’une manière générale le riz préfère les sols à texture fine de 40 à 60 % d'argile, 7-9 de pH
(LAMY, 2011).

2.3- Importance alimentaire du riz


Le riz est une bonne source d’énergie et il est aussi riche en vitamines et contient de grandes
quantités d’éléments minéraux comme le fer, le phosphore etc. Il fournit ainsi un aliment de base
de bonne qualité (INIBAP, 2001).

9
2.4- Répartition mondiale du riz
Le riz devient de plus en plus intéressant et prend place dans les plats des gens des différents
continents. Parmi les grands consommateurs de riz, nous pouvons citer en première position la
Chine et respectivement Inde et l’Indonésie. Ensuite l'évolution de la production mondiale
montre une croissance sensible et assez régulière. Celle-ci est presqu’exclusivement liée à
l'augmentation de la production en Asie méridionale et orientale (voir la figure 1). Toutefois, à
l'intérieur de cet ensemble, les évolutions sont hétérogènes. La production asiatique est
généralement croissante à l'exception du Japon. La baisse de la production asiatique, qui à la fin
des années 1990 était considérée comme un épiphénomène, commence à toucher certains pays
asiatiques comme la Chine, le premier pays producteur, en raison d'une réduction des surfaces
cultivées en riz du fait d'une pénurie d'eau et de la concurrence des cultures oléagineuses plus
rentables. Malgré cela, la production de riz continue cependant d'être vitale dans tous les pays de
la région (CNUCED, 2012)

Figure 1: Répartition des pays producteurs du riz

Sources : (MILIEN, 2014)

10
2.5- Importation du riz en Haïti et provenance
Les importations de riz en Haïti sont devenues de plus en plus importantes au fil du temps. Cette
situation s’explique par une réduction continue du niveau de la production de riz dans le pays
alors que le besoin de la population ne cesse pas d’augmenter. Le riz importé provient de
Vietnam, États-Unis, Taïwan, Canada, Guyane française, France, etc. Cependant, le principal
partenaire commercial reste les États-Unis (AGD, 2016). Le riz constitue l’aliment de base pour
les Haïtiens. Ce circuit des importateurs compte un ensemble de sociétés tout au plus, dont le
contrôle se fait à 60% voire 70% de l’offre totale de riz importé (CNSA, 2015). Selon (MILIEN,
2014) les sociétés comme : Mega, Tchaco, Jumbo, Bongou, Miami, Bull, représentent les
principaux responsables d’importation du riz dans le pays (CNSA, 2015).

2.6- Situation générale de la production du riz en Haïti


Selon la BID (2015), le riz constitue la base de l'alimentation de la population haïtienne et que
près de 90.000 ménages agricoles vivent de la production du riz dans la Vallée de l’Artibonite et
environ 40.000 exploitent les autres périmètres irrigués du pays y compris Grison-garde et les
zones de montagne. D’après la CNSA, le PAM et la FAO, la production de riz décortiqué est
évaluée à 64.000 TM pour l’année 2004 pour une production de 95.000 TM de paddy. D’autres
sources évaluent à 76.800 TM la production de riz blanchi. Mais pour le MARNDR en 2004, la
production serait de 80.000 tonnes de riz blanchi dont 60% proviennent de la Vallée de
l’Artibonite et le reste 40% des autres périmètres du pays.
Dans la vallée de l’Artibonite, le riz local reste la première source de revenu pour les gens
(DESTINE, 2008). Cependant, la production locale de riz a connu une forte régression au cours
des 20 dernières années (MILIEN, 2014). Les chiffres disponibles sur les rendements sont peu
fiables ou peu représentatifs. Ceci est en partie dû aux méthodes de cueillette d’informations
utilisées. En effet, le rendement moyen national était de 2.0 T/ha pour l’année 2002, alors que la
moyenne mondiale était de 3.9 T/ha (FAO, 2003). Pourtant, le rendement du riz en Haïti peut
aller jusqu’à 7 T/ha. Par exemple, pour la variété TCS-10 qui, actuellement est la plus cultivée
dans la Vallée de l’Artibonite, un rendement de 4,5 à 6,5 T/ha est régulièrement obtenu sur la
ferme de l’ODVA à Mauger (MARNDR et BID, 2005).

11
2.7- Etudes menées sur le riz pour le département de l’Artibonite
L’Oxfam America (OA) à travers son « Projet de soutien au développement du Système de
Riziculture Intensif (SRI) » en collaboration avec le Centre de Formation Lévêque (CFL) et le
Rezo Asosyasyon Koperativ pou Komès ak Pwodiksyon Agrikòl Ba Atibonit (RAKPABA) sous la
supervision de la Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire (FAMV) a établi des
parcelles d’expérimentation du SRI dans diverses communes de la vallée de l’Artibonite
notamment Marchand Dessalines et Petite rivière de l’Artibonite. Le travail visait à comparer les
deux systèmes tant sur le point agronomique qu’économique en vue de faire une description des
principaux aspects techniques de la culture du riz dans les zones. En conséquence les résultats de
l’étude prouvent qu’il existe des différences significatives pour le rendement entre les deux
systèmes de culture. Pour le Système Riziculture Traditionnel (SRT) un rendement de 3,54
TM/ha était trouvé tandisque pour le Système Riziculture Intensif (SRI) un rendement de
4,86TM/ha était trouvé (JOSEPH, 2013).

2.8- Caractéristiques agronomiques de la variété TCS-10


La variété TCS-10 est l’une des variétés très cultivée aujourd’hui. Elle est surtout choisie pour
ses bonnes qualités. Le tableau 3 présente les principales caractéristiques de cette variété.
Tableau 1: les principales caractéristiques de la variété TCS-10

Paramètres Valeurs / Caractéristiques


Cycle en jour 120 – 130
Hauteur en Cm 115
Talles fertiles 29
Longueur Feuilles paniculaires en cm 28.5
Port Dressé
Grains Pubescents
Couleurs grains Jaune pâle
Poids de 1000 grains (g) 26
Résistance à la verse Bonne
Rendement potentiel en TM 6.5
Longueur des panicules en cm 26.5
Grains développé (%) 88
Longueur d’un grain en mm 9
Origine Taïwan
Source : (LOUIS, 2009)

12
CHAPITRE III : CADRE MÉTHODOLOGIQUE

3.1- Cadre physique de l’étude


Cette étude est réalisée sur le périmètre irrigué de Maury, une localité faisant partie de la 3e
section Guillaume Mogé dans la commune des Verrettes. Dans ce travail on a présenté la
commune des Verrettes en termes de subdivision administrative, la situation géographique et
démographique, la délimitation, les aspects biophysiques, les principales ressources de la zone.

3.1.1- Subdivision administrative


Verrettes fut élevée au rang de commune en 1804. Elle est subdivisée en six sections
communales avec environ cent vingt-quatre localités, onze habitations et deux quartiers (IHSI,
2015). Suivant le décret présidentiel du 05 août 2015, l’un des quartiers, Liancourt, est élevé au
rang de commune et s’est détachée des Verrettes (Le Moniteur, 2015). Toutefois les données
récentes ne sont pas disponibles. De ce fait, dans le cadre de ce travail, la zone de Liancourt est
présentée parmi les sections communales faisant partie de la commune des Verrettes.

Tableau 2: présentation des differentes sections dans la commune des Verrettes

Section Superficie (km2) Population (habitants) Densité (habitants/km2)


1ère Liancourt 33.59 38 328 1 141
2e Bélanger 61.92 26 396 426
3e Guillaume Mogé 30.99 14 314 46
4e Désarmes 107.14 27 890 260
5e Bastien 74.22 25 665 346
6e Terre Nette 40.44 12 219 302
TOTAL 348.3 144 812 416
Sources : (IHSI/DSDS, 2015)

3.1.2- Délimitation de la section Guillaume Mogé


La section Guillaume Mogé est limitée par le fleuve de l’Artibonite au Nord, par la chaîne des
Matheux là où l’on trouve la 4e section au Sud, par la commune de Lachapelle à l’Est et par le
bourg des Verrettes à l’Ouest.

13
Figure 2 : Carte de délimitation des sections communales des Verrettes

3.1.3- Sols et Topographie


De par sa situation géographique, la localité de Maury est construite sur une surface plus ou
moins aplatie. Les sols sont alluvionnaires, constitués par déposition en couches successives lors
des différentes crues des principaux cours d’eau de la zone. Dans les zones à faible pente, les
sols argileux prédominent. Ceci diminue fortement le drainage naturel donnant ainsi naissance à
la formation de poches marécageuses (HERARD, 2019).

3.1.4- Ressources en eau


Dans la zone, il y a plusieurs cours d’eau dont le principal est la Rivière Maury qui prend
naissance dans la Chaîne des Matheux. Cette rivière est à débit permanent et se jette dans le
fleuve Artibonite, proche de la plaine alluvionnaire communément appelée «Basse Strate»
(HERARD, 2004).

14
3.1.5- Climat
En général, le climat dans la zone où se trouve le périmètre irrigué est une succession de saison
pluvieuse et de saison sèche. La saison pluvieuse s’étale sur six à sept mois, commençant à partir
d’avril pour prendre fin en octobre. Tandis que la saison sèche s’étend de novembre à mars. Les
vents dominants sont les alizés. Dans son ensemble, toute la commune des Verrettes connaît un
climat tropical avec une humidité relative de 70%. La température moyenne annuelle varie entre
le minimum nocturne de 18oC en janvier et le maximum de 35oC en juillet. Les précipitations
moyennes annuelles sont passées de 1628.3 mm en 1982 à 1203 mm en 2019 pour des
amplitudes mensuelles respectives de 249.3 mm et de 183 mm, avec de fortes variations
saisonnières (HERARD, 2019).
Tableau 3: Données climatiques des Verrettes (1982,2019)

Année Mois Jan. Fév. Ma. Avr. Mai Juin Jui. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
Climat
1982 Température Moy 23,9 24,2 24,9 25,4 26,4 27,2 27,4 27,5 27,3 26,9 27,5 24,5
en (oC)
Précipitation en 29,3 55,9 58,9 127 128 242 264 231,1 221 199 55.4 14.8
(mm)
2019 Température Moy 24.2 24.7 25.3 26.1 26.6 27.3 27.5 27.6 27.2 26.9 25.9 24.7
(°C)
Température min 18.1 18.5 19.3 20.6 21.4 21.9 22 22.2 21.8 21.7 20.8 19.2
Moy (°C)
Température max 30.4 30.9 31.4 31.6 31.9 32.7 33.1 33.1 32.7 32.1 31 30.2
Moy (°C)
Précipitations 9 20 25 66 176 192 173 189 169 135 37 12
(mm)
Source : ([Link], 2019; Hargreaves et Samani, 1982 cité dans HERARD 2019)

15
3.1.6- Environnement
Il faut admettre que la localité de Maury a un environnement plus ou moins sain, en raison du
fait que c’est une zone de campagne où l’on ne rencontre pas de tonnes de déchets éparpillés sur
la voie publique. En ce qui concerne la végétation, nous pouvons constater un fort niveau de
déboisement et surtout dans les périphériques par les habitants en vue de satisfaire de pressants
besoins de numéraire. Cependant, dans les aires cultivables, il existe un vaste paysage agréable
qui présente une vue panoramique intéressante (HERARD, 2019).

3.1.7- Bassins versants


Au sein du périmètre irrigué de Maury, il y a un déséquilibre écologique accéléré qui est
représenté par l’érosion des sols et le ravinement de ces versants. Ceci découle d’une coupe
anarchique du couvert végétal de la Chaîne des Matheux et la pression démographique sur les
terres exploitées sans grande protection. De ce fait, le processus de réalimentation de la nappe
phréatique de la région devient de plus en plus lent et les débits des rivières et des sources
diminuent avec le temps (HERARD, 2019).

3.2- Matériels utilisés


Pour la réussite de l’étude, plusieurs matériels ont été utilisés. Dans le tableau 6, nous présentons
ces principaux matériels ainsi que leur utilisation.

Tableau 4: Les principaux materiels utilisés pour la realisation de l’étude

Matériels Utilisation
Stylo Pour la collecte de données sur le terrain
Balance Pour peser les grains lors des calculs du rendement
Caméra numérique Pour la prise des photos sur le terrain
Ordinateur Pour le traitement des données et la rédaction du document
Ruban métrique Pour la prise de mesure sur le terrain
Grille d’entrevue Pour collecter les données lors de l’entretien avec les agriculteurs
Grille d’observation Pour collecter les données lors des observations sur le terrain

16
3.3- Démarche méthodologique
Pour la réalisation de cette étude, un ensemble d’étapes ont été suivies. Il s’agit de collecter
d’abord les données secondaires puis les données primaires. Ces différentes étapes sont les
suivantes: recherches documentaires, enquêtes préalables, échantillonnage, élaboration des
grilles, collecte des données primaires (entretien, observation, mesures), traitements et analyse
des données et enfin la rédaction du mémoire.

3.3.1- Recherches documentaires


La recherche documentaire concerne les données secondaires qui sont des données qui existent
déjà (Baumard, et al 1999 cité par Hérard, 2005). Dans cette étape on a consulté des documents
relatifs au sujet du travail. Il s’agit des rapports d’études, des documents de politique agricole,
des mémoires d’étudiant et d’autres documents qui ont rapport avec le sujet.

3.3.2- Collecte des données primaires


Les données primaires sont celles qui sont collectées pour pouvoir répondre aux objectifs de
l’étude. Elles concernent plus spécifiquement toutes les informations collectées à travers les
observations et mesures sur le terrain ainsi que les entretiens réalisés avec les agriculteurs.

3.3.3- Enquête préalable


Pour mener cette étude, les informations sur le périmètre irrigué ont été indispensables. Compte
tenu de l’indisponibilité des données sur la population, dès le début, une première enquête a été
réalisée afin de pouvoir déterminer la population accessible et du même coup l’échantillon sur
lequel l’étude est réalisée. En premier lieu, on a interviewé les membres du comité de
l’Association Irrigant de Maury (AIM), la structure qui gère le périmètre ensuite quatre (4) focus
groupe ont été réalisés avec les membres de l’association. Ce premier travail nous a permis
d’avoir des informations clefs sur le périmètre irrigué et du même coup il nous a permis de
déterminer la méthode d’échantillonnage approprié. Dans cette partie, la collecte est portée sur
des informations avant la culture et les caractéristiques du milieu afin d’identifier s’il existe des
variabilités au sein de la population. Pour bien faire, un questionnaire a été élaboré.

17
3.3.4- Echantillonnage
Pour ce travail, la méthode d’échantillonnage qu’on a utilisé est de type aléatoire stratifié. Sur
une population de deux cent soixante-dix-huit (278) parcelles (AIM, 2016), un échantillon de
12% soit trente-trois (33) ont été choisies.

3.3.5- Tirage de l’échantillon


Dans le cadre de cette étude, la parcelle a été considérée comme l’unité statistique. En effet, le
périmètre irrigué est composé de onze (11) secteurs parmi lesquels il ya cinq (5) secteurs où le
riz est cultivé. De fait, l’étude a été réalisée sur ces cinq (5) secteurs très diversifiés de par leur
position par rapport au canal principal. Hormis les irrégularités dans la distribution de l’eau, on
estime qu’il n’existe pas trop grande différence au niveau d’un même secteur. En conséquence,
chaque secteur a été considéré comme une strate et à l’intérieur desquels un nombre de parcelles
ont été sélectionnées au hasard suivant le nombre de parcelles faisant partie du secteur.
L’ensemble des parcelles choisies pour chaque secteur a été considéré comme l’échantillon sur
lequel l’étude a été réalisée. Pour assurer une bonne représentativité au niveau des strates, et
prendre en compte le niveau d’accessibilité à l’eau, les parcelles ont été choisies en amont, au
milieu et en aval.

Tableau 5: Répartition des parcelles par strate et l’échantillon choisi

Strate Nombre total de parcelles Nombre de parcelles choisies


I 14 2
II 57 7
III 70 8
IV 78 9
V 59 7
Total 278 33

3.3.6- Définition des variables


Les variables sous études sont de deux (2) types : variables d’état et variables d’action. Pour
évaluer l’impact du milieu sur la culture, on a observé le milieu durant toute la période. Ainsi,
des éléments clefs ont été pris en compte tels que, l’accessibilité de l’eau pour la parcelle ainsi
que leur mode de gestion, la gestion des mauvaises herbes, le développement de la culture, la
présence des ravageurs ainsi que les maladies sur la culture. Pour atteindre cet objectif
l’observation était la méthode adoptée. Les variables d’action sont liées aux principales

18
opérations réalisées au cours de la période de culture. Pour mieux identifier l’itinéraire technique
appliqué à la culture, toutes les opérations ont été suivies et enregistrées. Ensuite pour
comprendre bien la logique d’intervention de l’agriculteur, on a obligé de le questionner. Pour
atteindre ces deux (2) objectifs l’observation sur les parcelles et l’entretien avec les agriculteurs
ont été les deux méthodes qu’on a adoptées.

3.3.7- Élaboration de la grille d’observation


La grille d’observation regroupe l’ensemble des thèmes pris en compte par l’étude. Pour bien
faire, on a inspiré d’autres qui ont été déjà élaborées. Dans notre cas, les aspects suivants ont été
pris en compte: les caractéristiques de la parcelle, les étapes pour la mise en place de la
pépinière, la préparation de sol, l’entretien de la culture, les maladies et ravageurs, les paramètres
du rendement tels que : le nombre de touffe par m2, le nombre de panicule par touffe, le nombre
d’épillet par panicule, le nombre de grain total par épillet, le nombre de grain remplis par épillet.

3.3.8- Stratégies de collecte


Vu la nature du travail, trois (3) grandes stratégies de collecte ont été utilisées: observation sur le
terrain, la mesure et l’entretien. La collecte de données s’est portée sur des informations pendant
la culture en se basant sur des variables d’état et des variables d’action.

[Link]- Observation
En vue de prendre en compte toutes les variables sous étude, toutes les parcelles faisant partie de
l’échantillon ont été suivies durant toute la période de la culture (de la mise en place de la
pépinière jusqu’à la récolte). Grace à cette méthode, deux (2) objectifs fixés ont été évalués. Du
coup, on a identifié les itinéraires techniques appliqués pour la culture de riz dans la zone ainsi
que les principaux systèmes de culture adoptés. Pour bien faire, une grille d’observation a été
utilisée. Pour préparer la grille d’observation, les paramètres suivants ont été pris en compte :

- Les étapes suivies dans la mise en place de la pépinière ;


- La préparation de sol, le repiquage ;
- Les maladies, les ravageurs ;
- Type de main-d’œuvre, type d’outil utilisé ;
- L’environnement de la parcelle, les canaux d’irrigation ;
- L’entretien de la culture ;
- Les paramètres du rendement et la récolte.
19
[Link]- Entretien
Afin de répondre à tous les objectifs du travail, on a réalisé des entrevues avec chaque exploitant.
Cette partie a permis de générer des informations qui ne pourraient pas être prises en compte
avec les autres stratégies. En effet, des questions spécifiques ont été posées aux planteurs sur les
difficultés rencontrées ainsi que des propositions pour y remédier.

[Link]- Mesure
Dans cette partie du travail, on a recueilli des informations spécifiques et approfondies sur la
culture de riz ainsi que sur la parcelle. Les mesures se sont portées sur les paramètres suivants: le
nombre de touffe par mètre carré, l’évolution du tallage, le nombre de panicule par touffe, le
nombre d’épillet par panicule, le nombre de grain par épillet, le poids moyens de mille grains.
Pour ce faire, trois carrés d’un (1) mètre de côté ont été établis dans chaque parcelle en tenant
compte de l’effet de bordure (voir figure 3). Par conséquent cette méthode nous a permis
d’évaluer le rendement pour la culture dans chaque parcelle suivie.

-Nombre de touffe par mètre carré : Pour mesurer le nombre de touffe par mètre carré,
des petits carrés de dimension 4m2 ont été délimités tout en évitant l’effet de bordure.
Toutes les touffes faisant partie du carré ont été comptées.

-Évolution du tallage : Dès le repiquage, on a compté le nombre de plants mis dans


chaque touffe, ensuite durant toute la période de culture, des évaluations ont été faites sur
le nombre de talle que comprennent les touffes.

-Nombre de panicule par touffe : Au stade de maturation, toutes les touffes ont été
consultées pour le comptage du nombre de panicule dans chaque touffe. Du même coup,
on a évalué le nombre de talle qui n’émet pas de panicule.

-Nombre d’épillet par panicule : Pour compter le nombre d’épillet par panicule, un
nombre de panicules venant du carré a été considéré et ensuite on a procédé au comptage.

-Nombre de grain par épillet : Pour compter le nombre de grain par épillet, on a fait le
comptage total du nombre de grain pour chaque épillet de la panicule, ensuite on a
compté ceux qui sont remplis ainsi que ceux qui sont vides.

20
-Poids moyen de 1000 grains : En vue de déterminer le poids moyen d’un grain pour
l’évaluation du rendement, on a pesé plusieurs lots de 1000 grains grâce à une balance
analytique de 0,01 gramme de précision et pouvant supporter un poids de 1000 grammes.
Ensuite on a fait la moyenne pour déterminer le poids moyen de l’échantillon pour
chaque parcelle.

-Mesure du rendement : Le rendement a été calculé par la formule suivante : Rdt


(g/m2)= nombre de touffe par m2x nombre panicule par touffe x nombre d’épillet par
panicule x nombre de grains remplis par épillet x poids moyen de mille grains /1000. Le
résultat a été converti en kilogramme par hectare puis en tonne métrique par hectare.

Figure 3: Croquis des carrés de rendement

3.3.9- Dépouillement
Ce travail a été réalisé à partir des fiches de dépouillement. Les données qualitatives et
quantitatives par parcelle, par système de culture ont été dépouillées.

21
3.3.10- Formule d’évaluation du rendement
Ce modèle présente les principales composantes majeures du rendement de la culture durant tous
les stades et les principaux facteurs pouvant limiter le rendement. En effet, dans ce travail le
rendement biologique est celui qui nous intéressait. Pour l’évaluer, plusieurs échantillons d’un
(1) mètre carré ont été délimités dans chaque parcelle pour la collecte des données nécessaires.
Ce présent modèle nous a permis de faire des analyses sur la culture tout au long de l’étude.

Rdt (g/m2)

Nombre de touffe/ m2 Dépend de la densité de plantation

Nombre de panicules par touffe Carence nutritionnelle/ maladies

Nombre d’épillet par panicule Fertilisation/ maladies/ insectes

Nombre de caryopses remplis par épillet Taux d’avortement (fertilisation/ insectes)

Poids moyen de 1000 grains Volume moyen d’un grain

3.3.11- Traitement et analyse des données


Le traitement des données a été réalisé sur le logiciel Word et Excel. Ainsi des calculs
statistiques comme la moyenne ont été faits en vue d’analyser la performance de la culture pour
apporter des jugements. Une fois les données collectées ont été traitées et classées, on a fait des
analyses sur l’état de la culture et formulé également des recommandations relatives aux
situations de la culture. En ce qui concerne les systèmes de culture, les paramètres suivants ont
été étudiés i) la nature des cultures et leur ordre de succession, ii) les itinéraires techniques
appliqués à ces différentes cultures, ce qui inclut le choix des variétés pour les cultures retenues
(Sebillotte, 1990).

22
CHAPITRE IV : PRÉSENTATION DES RÉSULTATS

4.1- Caractéristiques des rizières


Sur le périmètre irrigué de Maury, la riziculture est pratiquée dans des zones marécageuses et des
zones irriguées. Durant la période pluvieuse, les zones marécageuses sont gorgées d’eau et
difficiles à drainer. Elles conservent l’eau durant une partie de l’année et après elles sont drainées
très facilement surtout à partir du mois de novembre. Par rapport à toutes ses caractéristiques, on
les appelle des demi-lagons. Outre ce type de milieu, la majorité des parcelles sont des espaces
irrigués, elles retiennent l’eau seulement par des irrigations.

4.2- Les pratiques paysannes rencontrées


Dans cette section, on présente les grandes campagnes culturales annuelles, les principaux
précédents culturaux de la culture de riz, les cultures qui suivent le riz, l’itinéraire technique
appliqué pour la culture, le choix des variétés et la provenance des semences.

4.2.1- Les grandes campagnes culturales annuelles


Sur le périmètre irrigué de Maury, trois (3) grandes campagnes agricoles sont pratiquées par an.

-La première débute en novembre et prend fin en mars. Cette campagne est dominée par
le haricot en culture pure et des parcelles en association avec le gombo et la canne à
sucre.

-La deuxième s’étend de mars à juin. Cette campagne est dominée par le maїs, on cultive
aussi des légumes, du manioc, de la patate douce pour les zones irriguées avec du riz pour
les zones marécageuses.

-La troisième débute en juillet et prend fin en novembre. Cette campagne est dominée par
le riz. C’est la grande campagne de riz pour l’année.

Certaines parcelles sont emblavées en banane durant toute l’année mais se fait dans les zones
irriguées.

Le calendrier pour les principales cultures pratiquées sur le périmètre est présenté dans le tableau
suivant.

23
Tableau 6: Calendrier cultural pour le périmètre irigué

Mois J F M A M J J A S O N D
Culture
Riz
Maїs
Patate douce
Légume
Manioc
Banane
Haricot
Canne-à-sucre

Plantation ou Semis Chevauchement Plantation et Récolte Récolte


4.2.2- Précédent cultural
Dans la zone d’étude, le maїs est la principale culture précédant le riz. En effet sur les trente-trois
(33) parcelles observées, Vingt-neuf (29) soit 88% a eu le maїs comme précédent cultural.
Quatre (4) soit, 12 % a eu la présence du riz comme précédent cultural qui se fait surtout dans les
zones où le drainage est difficile durant la période pluvieuse (semi-lagons). Le graphique suivant
présente l’importance des précédents culturaux du riz dans la zone d’étude.

Importance des précédents culturaux du riz dans la zone

12%

88%

Mais Riz

Figure 4: Importance des précédents culturaux du riz dans la zone

4.2.3- Culture suivante


La zone d’étude est dominée principalement par la culture de haricot comme culture qui succède
le riz. Suivant les résultats de l’étude, toutes les parcelles suivies durant l’étude ont opté pour la
culture de haricot après la récolte.

24
4.2.4- Itinéraires techniques utilisés pour la culture de riz sur le périmètre irrigué
Pour produire le riz, les agriculteurs ont fait l’adoption des itinéraires techniques, avec des
opérations ordonnées notamment : le choix de la variété, la mise en place de la pépinière,
l’entretien de la pépinière, la préparation de la rizière, le repiquage, l’entretien et la récolte.

[Link]- Choix des variétés


D’abord; pour mettre en place la culture, les agriculteurs passent par le choix de la variété de riz
à cultiver, ensuite ils déterminent le lieu où ils doivent trouver la semence de la variété désirée.
En effet, pour les riziculteurs dans la zone, les motifs qui expliquent leur choix sont surtout la
précocité des variétés, la résistance à la verse et à certains ravageurs, la qualité organoleptique
etc. Parmi les variétés présentes sur le périmètre irrigué, deux (2) sont principalement
cultivées, le TCS-10 et le Tiyàn. Introduit dans les années 1990, la variété TCS-10 est connue par
les caractéristiques suivantes : petite taille, bonne résistance à la verse, précocité, ses qualité
organoleptique appréciables.

Pour la variété Tiyàn, elle est cultivée dans la zone depuis 2011 et presente les caractéristiques
suivantes : Haut rendement, qualité après décorticage bonne, elle est peu attaquée par les
punaises. Le graphique ci-dessous presente les principaux facteurs influencent le choix d’une
variété pour une parcelle.

Classification en fonction des motifs expliquants leurs choix des variétés


20
Nombre de producteur

15

10

0
Précocité Résistance à certains Qualité organoléptique
ravageurs
Motifs expiliquants les choix

Figure 5: Facteurs influancants le choix d’une variété pour une parcelle

La variété TCS-10 est plus appréciée par les producteurs pour sa résistance à la verse ainsi que
son goût et sa précocité. 82% utilisent cette variété, 18% utilisent une variété connue sous le nom
de « Tiyàn » parce qu’ils estiment qu’elle est également précoce. Outre que cette qualité, elle est

25
peu attaquée par les punaises et sa qualité après décorticage est bonne. Le graphique suivant
présente le choix des variétés par les producteurs.

Proportion des deux variétés dans le choix des producteurs

18%

82%

TCS-10 Tiyan

Figure 6: Proportion des deux variétés dans le choix des producteurs

[Link]- Provenance des semences

Pour trouver des semences, Sur les trente-trois (33) parcelles suivies, 46% achètent la semence
chez un autre agriculteur, 36% des agriculteurs utilisent une partie de leur récolte conservée puis
utilisée pour la nouvelle campagne. Le reste, soit 18% ils achètent leur semence à l’Organisme
du Développement de la Vallée de l’Artibonite (ODVA). Le graphique suivant présente les
proportions.

Provenance de semences

18%
36%

46%

ODVA Dépôt autre agricul Dépôt propre

Figure 7: La provenance des semences utilisées par producteurs

26
[Link]- Mise en place de la pépinière
La mise en place de la pépinière pour la culture de riz dans la zone se fait en six (6) grandes
étapes. Ces différentes étapes sont présentées ci-dessous.

-Labourage : on a fait retourner le sol en vue d’assurer le décompactage pour la mise en


place de la pépinière. Il est fait à la houe pour les parcelles suivies.

-Hersage : Quelques jours après le premier labour, le sol subit une deuxième opération
qu’on appelle le hersage. Pour bien faire, on a fait remuer le sol en vue de briser les
semelles de labour formées lors de la première opération. Elle se fait à la houe mais en
exerçant moins de force.

-Carottage : Une fois le hersage terminé on fait le carottage. Cette opération consiste à
construire des petits carreaux délimités par des diguettes. Ils ont pour but de faciliter la
distribution et la conservation de l’eau dans la partie de la pépinière.

-Pré-germination : La pré-germination consiste à faire un premier trempage de la


semence suivi d’un temps de conservation avant le semis. Pour ce faire, les semences
sont submergées dans l’eau pendant une période de quarante-huit heures, puis enlevées et
déposées dans un sac pour l’égouttage.

-Semis : Vingt-quatre (24) heures après, les grains sont semés sur la partie de la parcelle
réservée et préparée à cet effet. A noter que le semis direct n’est pas pratiqué dans la
zone.

-Entretien de la pépinière : L’entretien de la pépinière se résume à des arrosages et de la


fertilisation. Une fertilisation d’engrais urée est réalisée entre douze à dix-huit jours après
le semis. La pépinière est arrosée une fois par jour.

[Link]- Préparation de la rizière


Cette opération se fait en plusieurs étapes et commence deux semaines après la mise en place de
la pépinière.

-Labour : Trois (3) semaines après la mise en place de la pépinière, toute la parcelle est
labourée. Cette opération se fait à l’aide d’un motoculteur. Cet outil facilite
l’ameublissement du sol, du coup il permet de faire l’économie et de faire face aux

27
problèmes de la rareté de main-d’œuvre. Grace à une seule opération, le sol est quasiment
préparé. Néanmoins, il faut noter que les machines sont des propriétés de quelques
agriculteurs et sont en très petit nombre. Face à ce constat, les agriculteurs font face à de
nombreuses contraintes. Le nombre de motoculteur disponible soit quatre (4) pour tout le
périmètre irrigué est vraiment faible et le prix à payer qui est évalué à 16 166,6
gourdes/ha pour cette opération paraît élevé pour certains producteurs.

-Carottage : En vue de faciliter une meilleure circulation de l’eau dans la rizière, on


effectue des petits carreaux. Leur dimension dépend du niveau de la pente ; plus la zone a
une pente élevée moins les carreaux sont grands. Pour ce faire, les agriculteurs utilisent la
houe.

-Hersage : Cette opération consiste à assurer un bon ameublissement du sol. Ainsi les
mottes qui sont à l’intérieur des carreaux sont écrasées. Le hersage est réalisé soit un jour
avant le repiquage ou le même jour et se fait à la houe.

-Repiquage : Le repiquage se fait entre vingt-neuf et trente-cinq jours après le semis en


pépinière. On utilise des touffes variant de quatre (4) à huit (8) plants par poquet. Durant
les quatre (4) premiers jours après le repiquage, la rizière reste sans être arrosé afin
d’assurer la reprise.

[Link]- Entretien de la culture


L’entretien des parcelles comprend essentiellement des travaux d’arrosage, des sarclo-binages et
la fertilisation. La fréquence d’irrigation dans les parcelles varie. Elle se fait en fonction de la
saison, de la position géographique de la parcelle au canal principal et à la disponibilité de
l’agriculteur. Une lame d’eau de 2 cm environ est introduite dans la rizière quatre (4) jours après
le repiquage. Ensuite les parcelles sont arrosées au moins une fois tous les deux (2) jours,
gardées en permanence.

Pour combattre les mauvaises herbes, deux (2) sarclages sont réalisés. 63% des producteurs
utilisent du kouto digo et du chinois, 37% utilisent de la houe. Le premier sarclage se fait entre
trois (3) à quatre (4) semaines après le repiquage. Le deuxième sarclage a lieu entre la septième
et la huitième semaine.

28
En ce qui a trait à la fertilisation, deux (2) apports sont généralement réalisés. La première
application se réalise quelques jours après le premier sarclage ; il s’agit d’un apport d’engrais
complet (20-20-10). La deuxième application est composée d’engrais azoté (46-0-0). Elle se fait
tout de suite après le deuxième sarclage. Dans le cas des parcelles suivies, 85% ont subi les deux
apports et 15% des parcelles ont subi un seul apport d’engrais complets (20-20-10).

[Link]- Ravageurs
Durant les observations sur les parcelles, deux (2) catégories de pestes ont été identifiées à l’œil
nu, il s’agit des chenilles et de la punaise. Les punaises surtout pour la variété TCS-10 et la
chenille sur les feuilles de la plante. Pour les chenilles, les attaques interviennent surtout en
pleine croissance végétative et concernent seulement les feuilles de la plante. Sur trente-trois
parcelles suivies, deux (2) ont été touchées par des attaques de chenille. Ce constat a été fait pour
la variété Tiyàn ; toutefois, l’incidence de ce ravageur n’a pas été évaluée. Pour les punaises, les
attaques interviennent surtout lors de la formation des panicules. Les punaises piqueurs-suceurs
sont logées sur les panicules et sucent les grains en formation durant le stade laiteux. Sur trente-
trois parcelles suivies, quatorze (14) ont été attaquées par les punaises. Ces derniers étaient
majoritairement rencontrés sur la variété TCS-10 avec onze (11) parcelles contre trois (3) pour la
variété Tiyàn. La figure 9 est un cas d’attaque de chenille sur la plante. Toutefois dans l’autre
campagne, on note le rat les oiseaux comme des ravageurs.

[Link]- Traitement phytosanitaire


Pour les parcelles suivies, il est à noter qu’il n’a pas d’aspersion préventive pour la culture de riz.
Dans le cas de nos parcelles il n’avait pas d’intervention contre les ravageurs ainsi que les
maladies.

[Link]- Récolte
La récolte a lieu à la maturité des grains. En effet, selon les producteurs, les principaux
indicateurs de maturité du riz sont le jaunissement et le dessèchement de la plante. Ainsi, pour
cette campagne, la récolte débute vers le début du mois d’octobre et s’étale jusqu’au début du
mois de novembre. Elle est principalement réalisée par des hommes de façon manuelle avec des
couteaux communément appelés chinois. Des pertes à la récolte sont souvent enregistrées suivant
le niveau de séchage des grains et le battage se fait tout de suite soit un (1) jour après grâce à des

29
grosses pierres placées sur des bâches en plastique. La figure ci-dessous fait une présentation sur
le processus de la récolte du riz.

[Link]- Rendement en riz paddy


Les rendements moyens obtenus sont respectivement 2,73 t/ha pour la variété TCS-10, et
2,54t/ha pour la variété Tiyàn. Le tableau 7 présente les principaux rendements estimés pour la
culture.

Tableau 7: Présentation des varietés et leurs differents rendements

Les principaux rendements Variété TCS-10 Variété Tiyàn


Rendement moyen (Riz paddy, en T/ha) 2,73 2,54
Rendement minimum (Riz paddy en T/ha) 1,49 1,97
Rendement maximum (Riz paddy en T/ha) 3,80 2,94

[Link]- Analyse de l’itinéraire technique


La technique adoptée pour la culture de riz sur le périmètre irrigué de Maury a des faiblesses.
Dès le départ, la qualité de la semence pour la culture est douteuse par rapport au mode de
conservation, car il ne fait aucun doute qu’avec le temps les potentialités des grains se réduisent
graduellement. La préparation du sol pourrait débuter plus tôt afin de mieux gérer les mauvaises
herbes. Dans ce cas, les mauvaises herbes seraient pourries par enfouissement dans le sol. Le
repiquage très tardivement de la culture n’est pas avantageux, car il réduit totalement le tallage
de la culture. En outre, certaines parcelles sont très mal préparées ; le carottage comme une
technique pouvant faciliter la conservation de l’eau est souvent mal fait. Si pour certaines
parcelles l’eau rentre difficilement, pour d’autres la présence de l’eau en permanence nuit le
tallage de la culture. En conséquence, certaines parties de la rizière reçoivent peu d’eau, ce qui
engendre une hétérogénéité dans la distribution de l’eau sur la parcelle. En ce qui a trait à
l’entretien de la culture, il est vrai que deux (2) sarclages sont réalisés majoritairement ; ils
n’empêchent pas qu’il existe de fortes concurrences entre la culture et différentes espèces de
mauvaises herbes. Pour la fertilisation, malgré les deux (2) apports, ils n’arrivent pas à satisfaire
les besoins de la culture en éléments fertilisants, car certaines composantes étudiées dans
l’évaluation du rendement pour la culture en témoignent. Les techniques utilisées pour la récolte
sont douteuses. Les grains sont trop secs, ce qui cause des pertes énormes durant la récolte. Face
à ces constats, il est évident qu’il existe de grandes choses à améliorer dans l’itinéraire technique

30
adopté par les producteurs, car avec toutes ces imperfections, le faible rendement obtenu n’est
pas le fruit du hasard.

4.2.5- Systèmes de culture adoptés sur le périmètre irrigué de Maury


Pour présenter les systèmes de culture, les éléments suivants seront étudiés : i) l’environnement
des parcelles, ii) les variétés et leur provenance, iii) la nature des cultures et leur ordre de
succession, iv) les itinéraires techniques appliqués à ces différentes cultures ainsi que les
matériels, ce qui inclut le choix des variétés pour les cultures retenues (Sebillotte, 1990). En
effet, en tenant compte de tous ces éléments, plusieurs systèmes de culture sont identifiés sur le
périmètre irrigué.

[Link]- Environnement
En se basant sur l’environnement des rizières, deux (2) systèmes de cultures sont identifiés à
savoir : les zones de bas-fonds où l’eau d’irrigation n’est pas contrôlée et les zones où le
drainage se fait facilement. Ces dernières reçoivent de l’eau seulement par irrigation et sont les
plus répandues.

[Link]- Variétés et leur choix


En tenant compte des variétés cultivées, on distingue deux systèmes de culture. Un système
dans lequel on utilise la variété TCS-10 et un second dans lequel on utilise la variété Tiyàn.

[Link]- Itinéraires techniques


Dans la zone d’étude, il n’existe pas une grande différence dans les itinéraires techniques
appliqués par les riziculteurs. Pour les parcelles suivies, toutes les opérations étaient les mêmes
sauf qu’il ya des différences dans les dates qu’ils réalisent les opérations.

[Link]- Matériels utilisés à chaque opération


La seule différence qui existe à ce niveau, c’est dans le désherbage. Certains riziculteurs utilisent
des chinois pour le désherbage et d’autres utilisent des couteaux et de la houe.

[Link]- Successions de culture


En se basant sur l’ordre de succession des cultures, plusieurs systèmes de culture sont identifiés.
Une première catégorie plus dominante où le maїs est le principal précédent cultural durant la
période Mars-Juin suivi de la culture du riz durant la période Juillet-Novembre puis le haricot
durant la période Décembre-Mars. Une deuxième catégorie où la parcelle était occupée par le riz

31
durant la période Mai-Juillet. Après cette récolte, le riz qui est cultivé durant la période Août-
Novembre est ensuite succédé par le haricot durant la période Décembre-Mars.

[Link]- Présentation des systèmes de culture


Si on fait l’analyse sur les principaux paramètres ci-dessus, nous voyons qu’il existe divers
systèmes de culture. Tous les riziculteurs n’utilisent pas les mêmes variétés, les milieux ne sont
pas identiques, l’ordre des successions dans les parcelles est aussi différent. Néanmoins, en
faisant la liaison des différents paramètres, nous avons identifié quatre (4) catégories de
parcelles. Pour former ces catégories, certains éléments sont ignorés comme l’environnement des
parcelles, les outils utilisés à chaque opération, la date des opérations et la qualité des semences.
On tient compte seulement des variétés utilisées, la provenance de la semence, l’itinéraire
technique appliqué, les ordres de succession de culture.

Catégorie I- Cette catégorie de parcelles fait partie du premier système de culture identifié. On
utilise la variété TCS-10. Les producteurs achètent la semence à l’ODVA. En effet, il paraît être
le plus performant ; dans ce système on trouve le plus haut rendement pour la culture qui est de
l’ordre de 3,80 t/ha, un rendement moyen de 3,26 t/ha et un rendement minimal de 2,80t/ha (voir
tableau 8).

Catégorie II- Cette catégorie représente le deuxième système de culture identifiée dans la zone
d’étude. Elle se différencie de la première catégorie par la provenance de la semence. Pour cette
catégorie, on utilise des semences artisanales. Elles proviennent soit du dépôt du producteur, soit
du dépôt d’un autre agriculteur. Le rendement maximal est de l’ordre de 3,32t/ha, le rendement
moyen est de 2,68t/ha et le rendement minimal est de 1,49t/ha.

Catégorie III- la troisième catégorie regroupe les parcelles pour lesquelles on trouve le riz
comme le précédent cultural. Le rendement maximal est de 2,93t/ha, le rendement moyen est de
2,66t/ha et le rendement minimal est de 2,27t/ha.

Catégorie IV- Cette catégorie comprend les parcelles pour lesquelles on utilise la variété
« Tiyàn ». Le maїs constitue le principal précédent cultural. Le rendement maximal est de
2,94t/ha, le rendement moyen est de 2,59t/ha et le rendement minimal est de 1,97t/h

32
[Link]- Analyse des systèmes de culture
Parmi les principaux systèmes de culture appliqués par les riziculteurs sur le périmètre irrigué de
Maury, aucun n’arrive pas à fournir un résultat satisfaisant. En tenant compte du rendement
potentiel de la variété TCS-10, soit 6,5 t/ha (LOUIS, 2009), le rendement moyen de 3,26 t/ha
trouvé est loin d’être satisfaisant. Néanmoins, cette étude révèle que le système dans lequel on
utilise la semence provenant de l’ODVA est plus performant que les autres. Les faiblesses sont
liées surtout à l’application de l’itinéraire technique. Il est vrai que la majorité des opérations
sont réalisées mais ne se font pas à temps. Néanmoins, l’utilisation des semences venant de
l’ODVA est limitée par le fait qu’il existe peu de producteurs qui ont accès à cette semence. Pour
le troisième système, le riz comme précédent cultural pourrait avoir des incidences sur le
rendement car la monoculture favorise souvent l’épuisement du sol. Malgré le faible rendement
trouvé pour la variété Tiyàn, elle reste appréciée par les agriculteurs.

4.3- Contraintes
La riziculture sur le périmètre irrigué de Maury est riche d’une longue tradition. Néanmoins, ses
performances sont en dessous de ses potentialités. Cette partie du travail permet d’identifier
l’origine des facteurs limitants de la culture et d’étudier le lien entre ces facteurs et les résultats
obtenus. En effet, cette étude a permis de constater que les contraintes qui pourraient contribuer à
expliquer les faibles rendements sont d’ordres : techniques, économiques et environnementales.

4.3.1.- Contraintes techniques


Elles sont relatives au non-respect des itinéraires techniques préconisées par la vulgarisation, à la
faible technicité des producteurs, au manque d’encadrement, à la qualité des semences utilisées
par ces derniers, à la vétusté et l’insuffisance du matériel agricole, à l’accès difficile et à la faible
utilisation des facteurs de production entre autres.

En effet, sur le plan agronomique, il faut révéler que le travail du sol est fait de manière tardive.
D’une manière générale, il débute à partir de la troisième semaine. Les apports d’engrais ne sont
pas réalisés au moment où les besoins sont importants. Généralement, il ne prend pas en compte
les besoins de la culture. En outre, cette opération se fait surtout en même temps de la rentrée de
l’eau dans les rizières, ce qui pourrait entrainer le ruissellement immédiat d’une bonne partie de
l’engrais apporté.
4.3.2- Contraintes économiques
Les producteurs font face à de sérieux problèmes. Dès le début de la culture, l’achat des
semences pose problème. Avec son prix élevé soit, 150 à 200 gourdes la marmite, ils ont de
grandes difficultés pour acheter des semences. En outre, pour pouvoir labourer le sol, les
propriétaires des machines à labourer réclament des sommes relativement élevées. Malgré tout,
ils n’ont pas d’autre recourt, ils sont obligés de payer ces frais afin de ne pas perdre
l’opportunité. Mise à part des contraintes précitées, le prix de la main-d’œuvre qui est de 200
gourdes pour une demi-journée de travail reste l’une des contraintes majeures et la durée de
travail n’est pas souvent déterminée.

Enfin l’engrais représente la charge la plus lourde pour les producteurs. Ils n’ont pas
suffisamment de moyens pour acheter la quantité d’engrais qu’ils devraient apporter à la culture.
Face à ce problème, la majorité des producteurs sont obligés de faire une réduction sur la
quantité d’engrais. En effet, le prix de l’engrais a connu une augmentation exponentielle dans la
zone. Passant de 800 HTG en 2015 à 2010 en 2020, soit presque le triple en cinq ans. Le tableau
suivant présente l’évolution du prix de l’engrais durant les dernières années.

Tableau 8: Evolution des prix des engrais sur le marché dans la zone d’étude

Année Engrais simples (100 lbs) Engrais composés (100 lbs)


Formule Prix en gourdes Formule Prix en gourdes
2015 Urée (46-0-0) 800 Complet (20-20-10) 900
2016 Urée (46-0-0) 1000 Complet (20-20-10) 1100
2017 Urée (46-0-0) 1000 Complet (20-20-10) 1050
2018 Urée (46-0-0) 1050 Complet (20-20-10) 1100
2019 Urée (46-0-0) 2000 Complet (20-20-10) 2100
2020 Urée (46-0-0) 2100 Complet (20-20-10) 2150
Crédit source :(Agro service, Désarmes)

37
4.3.3- Contraintes environnementales
Les aménagements hydro-agricoles qui sont en place sont en mauvais états et posent de sérieux
problèmes à la culture. D’une part, le canal primaire est en mauvais état, ce qui empêche d’avoir
un débit pouvant alimenter toutes les superficies irrigables. D’autre part, les canaux secondaires
sont remplis de boue empêchant la distribution de l’eau dans les rizières. Face à cette situation, la
lame d’eau n’est pas suffisante pour alimenter les rizières. Le désherbage fait défaut et les
plantes de riz sont fortement concurrencées par les mauvaises herbes. En outre, la riziculture
dans la zone étudiée ne subit aucun traitement phytosanitaire.

4.4- Analyse des causes du faible rendement


Suivant les observations faites, nous pouvons dire que les causes du faible rendement sont
d’ordre technique, économique et liées à la main-d’œuvre.

4.4.1- Causes techniques


Du point de vue agronomique, on pourrait dire que le faible rendement de la culture est expliqué
par les piètres performances identifiées pour les composantes du rendement.

-La densité de plantation : Avec 27,10 touffes par mètre carré en moyenne, la densité
de plantation est trop élevée. En outre, le nombre de plante mis par touffe, soit six (6) en
moyenne et le nombre de jours passé en pépinière, soit trente-deux (32) jours en
moyenne réduisent considérablement la performance de la culture.

-Nombre de talle par touffe : En tant que l’une des composantes majeures qui
déterminent le rendement de la culture, elle est vraiment faible. Cette faiblesse est due
sans nul doute aux durées des jeunes plantes dans la pépinière, car le tallage de la culture
du riz commence dès le quinzième jour. Par contre le repiquage tardif cause un retard
considérable pour les jeunes plantules. En effet le faible tallage du riz dans la zone
pourrait être imputé au repiquage tardif de la culture.

-Nombre de panicule par touffe : En tenant compte du nombre de plant mis par touffe
lors du repiquage soit six (6) en moyenne, on constate que le nombre de panicule par
touffe est très faible, soit 6,70 en moyenne. Cette faiblesse est liée à la quantité d’engrais
fourni à la culture. Les producteurs sont incapables d’apporter des éléments suffisants
pour satisfaire les besoins de la culture. Face à la montée du prix de l’engrais, ils sont

38
obligés de réduire la quantité d’engrais. En ce sens, la carence nutritionnelle est la
principale cause de cette faible quantité de panicule trouvée dans les touffes. Toutefois,
on accepte que d’autres paramètres non pris en compte par l’étude puissent y contribuer,
les maladies par exemple.

-Nombre de caryopses remplis par panicule : Une forte quantité de grains sont vides,
soit 34,37% ; ce qui contribue énormément à la baisse du rendement. Cette situation
pourrait être expliquée par un taux élevé d’avortement. Durant la période de remplissage
des grains, la culture connait des carences nutritionnelles et des attaques d’insectes (les
punaises). Au stade de grains laiteux, ces derniers logent sur les panicules et sucent le
contenu des grains. Parmi les variétés, la variété TCS-10 a une forte potentialité en ce qui
a trait au nombre de caryopse rempli par panicule, soit 88%. Comparativement à cette
référence, le nombre trouvé dans le cadre de cette étude est extrêmement faible, soit
65,62%. Cependant les semences utilisées laissent le doute, car ce sont des variétés
cultivées en plein champs sans aucun contrôle, il est fortement probable qu’ils subissent
des changements énormes.

-Poids moyen de 1000 grains : En tenant compte du poids de référence pour la variété
TCS-10 qui est de vingt-six (26) grammes pour mille (1000) grains, le poids moyen pour
des échantillons de 1000 grains dans les parcelles observées est trop faible, soit 23,26
grammes. Cette valeur médiocre est due au volume des grains qui est très faible. Même
les grains remplis ne sont pas complètement normaux. Encore une fois, c’est la carence
nutritionnelle.

39
4.4.2- Causes économiques
Le faible moyen financier des producteurs est découvert comme la seconde cause du faible
rendement de la culture et de la variabilité du rendement de la culture dans la zone. Étant une
activité à haute intensité de main-d’œuvre, hormis la préparation du sol qu’on utilise
généralement des motoculteurs ; jusqu’à la récolte, toutes les opérations à mener exigent de la
main-d’œuvre. Cette dernière reste l’une des grandes charges de l’activité rizicole. En effet, la
culture du riz est très exigeante en moyen financier. Ces moyens-là sont surtout pour l’achat des
semences, la préparation du sol, l’achat d’engrais pour la fertilisation, le désherbage pour la
culture et enfin la récolte. Le prix de chacune des activités est varié en fonction de l’opération.
Parmi toutes ses charges, l’achat d’engrais reste la plus lourde. En effet, les parcelles observées
souffrent beaucoup en ce sens. Cela arrive que le producteur ne puisse même pas acheter
suffisamment d’engrais pour apporter à la culture. En plus, le coût de la main-d’œuvre est
tellement élevé au point que les producteurs sont obligés de réduire le nombre de personne pour
réaliser des activités comme le désherbage afin de faire face aux faibles moyens financiers. Ce
choix n’est pas souvent avantageux, car il réduit la qualité du travail fourni par la main-d’œuvre,
ce qui rend l’inefficacité des travaux de désherbage dont la concurrence reste toujours dans les
rizières.

Parmi les facteurs responsables du faible rendement de la culture, on a découvert la main-


d’œuvre. Cette situation est causée surtout par la migration massive des gens du milieu. Une
grande partie de la main-d’œuvre laisse l’activité de la culture soit pour entreprendre d’autres
activités comme le taxi moto, d’autres ont laissé la zone pour aller au Chili ou au Brésil. Cette
situation réduit considérablement la main-d’œuvre agricole disponible. Par conséquent, la rareté
de la main-d’œuvre pose des difficultés pour les producteurs. D’une part, très souvent, ils n’ont
pas de moyens financiers pour payer la main-d’œuvre. D’autre part, cela pose des retards dans la
réalisation des activités. Une seule personne peut avoir plusieurs contrats à la fois. Dans ce pareil
cas, il est difficile pour que les activités soient réalisées en temps prévus.

40
4.5- Discutions
Cette présente étude a permis de mettre en exergue la situation de la culture de riz sur le
périmètre irrigué de Maury. Elle a aussi permis d’identifier les causes de la variabilité et du
faible rendement trouvé pour la culture. En effet, les facteurs qui ont été ciblés pour ce diagnostic
sont surtout : les itinéraires techniques, les systèmes de culture, les contraintes liées à la culture.

À la faveur de celle-ci, on trouve qu’il existe très peu de variété cultivée sur le périmètre irrigué.
De fait, la variété TCS-10 la plus cultivée offre les résultats suivants :

 Nombre de panicule par touffe : 6,70 ;


 Nombre de caryopse remplis par panicule : 65,62 % ;
 Nombre de grains vide : 34, 7 % ;
 Poids moyens de mille (1000) grains : 23,26 grammes ;
 Rendement moyen : 2,73 TM/ha.

Par contre, selon Louis (2009), pour ces mêmes composantes, les potentialités de la variété TCS-
10 sont les suivantes :

 Nombre panicule par touffe : 29 ;


 Nombre de caryopse remplis par panicule : 88% ;
 Poids moyens de mille (1000) grains : 26 grammes ;
 Rendement moyen : 6,5 TM/ha.

Par ailleurs, pour la variété TCS-10, actuellement la plus cultivée dans toute la vallée, un
rendement de 4,5-6,5 T/ha est régulièrement trouvé sur la ferme de l’ODVA à Mauger. De plus,
dans un travail réalisé par Oxfam America dans les communes de Marchand Dessalines et Petite
Rivière de l’Artibonite, des rendements de 3,54 t/ha pour le Système Riziculture Intensif (SRI) et
4,86 t/ha pour le Système Riziculture Traditionnel (SRT) sont trouvés. Ces piètres performances
de la culture pourraient être expliquées par le non-respect d’un itinéraire technique adéquat et
d’autre facteur comme le contrôle des ravageurs, la gestion de l’eau dans les rizières. En outre,
les autres travaux sont réalisés dans un cadre d’expérimentation où certaines conditions
pourraient être réunies. De ce fait, il serait mieux de réaliser des travaux d’expérimentations dans
les conditions du périmètre irrigué de Maury pour mieux connaitre les potentialités des rizières
dans la zone.

41
CHAPITRE V : CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
Cette présente étude a permis de diagnostiquer sur le plan agronomique la culture de riz sur le
périmètre irrigué de Maury. Pour ce faire, certains aspects ont été visés notamment : les
itinéraires techniques utilisés pour la culture de riz sur le périmètre irrigué ; les systèmes de
culture et les rendements obtenus par système; les contraintes liées à la culture ; les causes de la
variabilité et du faible rendement pour la culture. À l’issue de celle-ci, il révèle qu’il existe très
peu de variétés de riz cultivés sur le périmètre irrigué. De plus, pour produire le riz les
agriculteurs font l’adoption des itinéraires techniques avec des opérations ordonnées. Elles
commencent avec le choix de la variété, la mise en place de la pépinière, l’entretien de la
pépinière, la préparation de la rizière, le repiquage, l’entretien de la culture et la récolte.

Par ailleurs, on a répertorié quatre (4) catégories de système de culture. Pour former ces
catégories, les paramètres suivants ont été pris en compte : les variétés utilisées, la provenance de
la semence, l’itinéraire technique appliqué, les ordres de succession de culture. La première
catégorie est caractérisée par l’utilisation de la variété TCS-10 provenant de l’ODVA, la
deuxième est caractérisée par l’utilisation de la même variété mais avec des semences
proviennent soit du dépôt du producteur soit d’un autre agriculteur. Par contre, dans la troisième
catégorie le riz est le principal précédent cultural, ce qui est différent aux autres systèmes dans
lesquels le maїs reste le principal précédent cultural. Enfin la dernière catégorie est caractérisée
par l’utilisation d’une autre variété connue sous le nom de Tiyàn. Les rendements moyens
obtenus pour les quatres (4) systèmes sont respectivement de l’ordre de : 3,26t/ha, 2,68t/ha,
2,66t/ha, 2,59t/ha.

En effet, cette nouvelle étude réalisée sur le périmètre irrigué révèle que les facteurs
responsables du faible rendement de la culture dans d’autres zones de la vallée de l’Artibonite ne
sont pas différents de ceux du périmètre irrigué de Maury. Les facteurs qui semblent
responsables de ce faible rendement peuvent être classés en trois (3) ordres : techniques,
économiques et environnementaux. Toutefois, la riziculture dans la zone de Maury grouille
d’énormes atouts qu’on pourrait exploiter. Ceci permettrait de relever la production rizicole
locale et contribuer au niveau national à la réalisation de l’autosuffisance en riz en Haïti. Ainsi, à
la lumière de ce diagnostic, les principales recommandations identifiées se présentent comme
suit :

42
- Approfondir le diagnostic par le biais d’une expérimentation et proposer un parquet
technique. Ce dernier doit être testé dans le temps et dans l’espace avec un dispositif
expérimental approprié afin de confirmer son adaptation aux conditions de la zone ;
- Introduire des nouvelles variétés et effectuer des tests variétaux pour identifier celles qui
sont écologiquement adaptées et performantes sur le plan agronomique tout en tenant
compte des préférences des riziculteurs et en produire des semences en quantité suffisante
et de bonne qualité ;
- Mettre en place un système de financement par des crédits agricoles accessibles aux
riziculteurs et rizicultrices dans la zone ;
- Renforcer les capacités des producteurs, notamment sur le plan technique. Ceci leur
permettrait de s’approprier les innovations.

43
RÉFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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45
Annexe 1: Grille d’observation sur les parcelles
Grille d’observation sur les parcelles
Ce guide est élaboré dans le cadre d’un travail de mémoire en sciences
agronomiques. Il vise à identifier les causes des variabilités et de la baisse du
rendement de la culture dans la localité de Maury. Nous vous invitons de bien
vouloir répondre aux questions avec franchise.
Nom :…………...............Prénom :…………………...période :…………………..
Lieu :………………….. Sexe de l’exploitant :……………… No :………………
Information sur la parcelle
Coordonnées géographiques :

Superficie de la parcelle :

Secteur :

Position de la parcelle2:

Type de sol :

Mode de culture :

Précédent cultural :

Topo séquence :

Culture suivante :

Pépinière

La variété de riz utilisée


Rep :
Motif qui explique le choix de cette variété
Rep :
La provenance de cette semence
Rep :
Les étapes pour la mise en place de la pépinière

2
Amont, milieu, aval

a
Rep:1………………..2……..…..……...3……………….4…………………..5…………………..
Les materiels utilisés pour la pépinière
Rep :
La fréquence d’arrosage
Rep :
Apport d’engrais ( ), après combien de jour ( ), type d’engrais ( )
Type de main-d’œuvre utilisé
Rep :
Coût de la main-d’œuvre :
Rep : estimé = ( ) réel = ( ).
Date de réalisation du semis
Rep :
Préparation de sol

Les étapes dans la préparation du sol

Rep :1………………2………………..3…………………4…………………5…………………

Après combien de jours réalise-t-on chaque opération

Rep :

Les materiels utilisés à chaque opération

Rep :
Type de main-d’œuvre utilisé
Rep :
Coût de la main-d’œuvre
Rep : estimé= ( ) réel = ( )
Repiquage

Date du repiquage
Rep :
Nombre de plante par touffe

b
Rep :
Nombre de talle par pied
Rep :
La distance entre les touffes
Rep :
Type de main-d’œuvre utilisée

Rep :

Coût de la main-d’œuvre

Rep : estimé = ( ) réel = ( )

Les matériels utilisés lors du repiquage

Rep :

Entretien

Opération Date Matériel Main d’œuvre

Maladies et ravageurs
Type Stade Intervention % perte enregistré3
Maladie

Ravageur

3
Superficie affectée par: maladie, ravageur

c
Récolte
Date de la récolte

Rep :

Technique de récolte

Rep :

Types de materiels utilisés pour la récolte

Rep :

Nombre de panicules par touffe

Rep :

Nombre d’épillets par panicule

Rep :

Nombre de grain remplis par panicule

Rep :

Nombre de grain par panicule

Rep :

Le poids moyen de 1000 grains

Rep :

d
Annexe 2: Grille d’entretien pour les agriculteurs
Grille d’entretien pour les exploitants

Identification de l’exploitant
Nom :………………………………… Prénom :………………………………. Secteur :………………..
Quelles sont les contraintes liées à la main-d’œuvre ?
Rep :

Quelles sont les contraintes liées à la disponibilité des semences ?


Rep :

Quelles sont les contraintes liées à la question de l’engrais ?


Rep :

Quelles sont les contraintes liées à la disponibilité de l’eau ?


Rep :

Quelles ont été les deux dernières cultures ?


Rep :

Quelles seront les prochaines cultures ?


Rep :

Quelles sont vos propositions pour l’amelioration de la situation ?


Rep :

e
Annexe 3: Quelques photos sur les parcelles observées

Figure 8: une parcelle après labourage

Figure 9: Une pépinière de riz en mauvais état

f
Figure 10:Une parcelle prete à recevoir les plantules

Figure 11: Le carottage dans une parcelle

g
Figure 12: La culture de riz en pleine croissance végétative

Figure 13:Une partie d’un canal secondaire enherbée

h
Figure 14: Des parcelles de riz à maturité de récolte

Figure 15: La mesure du poids moyen de 1000 grains

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