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Cours de technologie 1èreF3

PROGRAMME DE TECHNOLOGIE PREMIERE F3

I) Protection des installations électriques

II) Etude technologique des lampes

III) Lumière et photométrie

IV) Chauffage électrique

V) Froid et climatisation

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Cours de technologie 1èreF3

PROTECTION DES INSTALLATIONS ELECTRIQUES

Objectif pédagogique
A l’issu de cours, je dois être capable de :
 connaitre les différents types de défauts auxquels une installation électrique
est soumise ;
 identifier leur cause, leur effet ;
 Savoir les dispositifs de protection d'une installation industrielle ;
 Reconnaître les différents paramètres de choix d'un dispositif de
protection ;
 Choisir l'appareillage adéquat à la fonction de protection.
I. Généralités
L’appareillage électrique est un élément qui permet d’obtenir la protection et l’exploitation
sûre et ininterrompue d’un réseau électrique. Son rôle est d’assurer en priorité la protection
automatique de ces circuits contre tous les incidents susceptibles d’en perturber le
fonctionnement, mais aussi d’effectuer sur commande les différentes opérations qui
permettent de modifier la configuration du réseau dans les conditions normales de service.
La protection des installations électriques repose sur la définition de la nature des défauts
contre lesquels on doit se protéger et le choix de l’appareil capable de les détecter et d’opérer
leur suppression.
Ces perturbations se traduisent par :
 Les surintensités : les surcharges et les court-circuits ;
 Les surtensions et
 Les baisses de tension.
Voici récapitulé ci-dessous les différents défauts, causes, effets et appareils de protection.

Défauts Causes Effets Appareils de protection


La puissance Echauffement lent Fusible gG
demandée est plus mais de longue durée Relais thermique
Surcharges importante que la pouvant entrainer la disjoncteur
celle prévue. détérioration des
canalisations

Contact électrique Création d’un arc fusible aM et gG


accidentel entre électrique et disjoncteur
deux conducteurs échauffement relais magnétique
Court- de polarités très important
circuit différentes: deux pouvant
conducteurs phase fondre les
et neutre dénudés conducteurs
qui se touchent
Surtension Décharges Claquage des parafoudre
atmosphériques isolants limiteur de surtension
ou contact avec une D’où création de contrôleur d’isolement
ligne haute tension Court-circuit relais de surtension

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Cours de technologie 1èreF3

Baisses de Déséquilibre du Mauvais relais à minimum


tension réseau fonctionnement des de tension
triphasé ou coupure récepteurs : relais à baisse de
d’une phase ou sa moteurs et lampes tension
mise à
La terre

II. Etude de quelques appareils de protection


A. Le fusible
Un fusible est un appareil de protection dont la fonction est d’ouvrir par la fusion d’un de ses
éléments le circuit dans lequel il est insérer et d’interrompre le courant lorsque celui-ci dépasse
pendant un temps suffisant, une valeur précise.

Fusible à couteau Fusible cylindrique

Bon état Hors service

Cartouche à voyant de fusion

Cartouche à percuteur

Le percuteur s’il est


sorti indique la fusion
du fusible
1) Constitution des fusibles
Le fusible est toujours accompagné de son support (porte fusible) ainsi parle-t-on de coupe
circuit à fusible ou sectionneur à fusible.
Le coupe circuit à fusible comporte :
- Un socle, qui permet le raccordement à l’installation,
- Un porte fusible support de la cartouche fusible (élément de remplacement),
- Une cartouche fusible qui est interchangeable.

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Cours de technologie 1èreF3

Symbole :

Fusible Fusible à percuteur

2) Les différentes classes de fusibles


Selon l’utilisation, on choisira entre deux classes principales d’éléments de remplacement :
 Classe gG : fusible d’usage général ; ils protègent contre les surcharges et les court-
circuits. Ce sont ceux qui sont utilisés dans les installations électriques domestiques.
 Classe aM : accompagnement moteur, ils sont prévus uniquement pour la protection
des moteurs à courant alternatifs contre les court-circuits.
 Classe Ur (fusible ultra rapide) : ils assurent la protection des semi-conducteurs de
puissance et des circuits sous tension continue.
3) Dimensions
Les cartouches cylindriques et les fusibles à couteau ont des dimensions bien déterminées.
Le tableau ci-dessous indique, les cartouches cylindriques et pour les fusibles à couteau les
courants nominaux possibles selon les dimensions admissibles dans les portes-fusibles ou
socle.

usage Forme Dimensions


en mm Courant nominal In (A)

c a Socle Elément de remplacement


Domestique

c 6,3 23 6 2-4-6-8-10
8,5 23 10 2-4-6-8-10
10,3 25,8 16 6-8-10-12-16
8,5 31,5 20 2-4-6-8-10-12-16-20
a 10,3 31,5 25 16-20-25
10,3 38 32 25-32
10,4 38 20 2-4-6-8-10-12-16-20
14 51 40 2-4-6-8-10-12-16-20-25-32-
22 58 80 40
Industriel

20-25-32-40-50-63-80

4) Caractéristiques d’un fusible


Un fusible est caractérisé par :
 La tension nominale : 250, 400, 500 ou 600V ;
 Le courant nominal (In) : c’est le calibre du fusible ;

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Cours de technologie 1èreF3

 Le courant de non fusion (Inf) : c’est la valeur du courant qui peut être supporté par
l’élément fusible pendant un temps conventionnel sans fondre ;
 Le courant de fusion (If) : c’est la valeur du courant qui provoque la fusion du fusible
avant la fin du temps conventionnel ;
 Le pouvoir de coupure (Pdc) : c’est le courant maximal qu’un fusible peut couper en
évitant la formation d’un arc électrique qui pourrait retarder dangereusement la coupure
du courant. Les fusibles possèdent toujours des pouvoirs de coupure élevés.
 La courbe de fonctionnement : elle permet de déterminer, pour un temps
conventionnel, la valeur du courant de fusion et celle du courant de non fusion.

Exemple :
Fusible gG : calibre 16A, U=500V, Pdc=20kA
Fusible aM : calibre 63A, U=500V, Pdc=170kA
5) Choix d’un fusible
Selon l’emploi, on détermine la classe gG ou aM à partir de l’installation à protéger ; ainsi à
partir du courant d’emploi IB, on détermine le calibre du fusible In avec la relation IB ≤ In ≤ IZ.
IB est le courant d’emploi du circuit ;

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Cours de technologie 1èreF3

In est le courant nominal du dispositif de protection ;


IZ est le courant admissible dans la canalisation.
Le courant du dispositif de protection doit être compris entre le courant d’emploi et le courant
admissible dans la canalisation.
La désignation d’un fusible doit comporter :
 La classe gG ou aM ;
 Le calibre et la tension nominale ;
 La forme de la cartouche ;
 Le pouvoir de coupure ;
 Eventuellement le système déclencheur
Exemple :
Fusible gG 25A, avec socle de 25A et cartouche 10,3x31,5 ; 380V.

6) Avantages et inconvénients
Avantages
 Cout peu élevé
 Facilité d’installation
 Pas d’entretien
 Très haut pouvoir de coupure
 Très bonne fiabilité
 Possibilité de coupure très rapide (Ur)
 Adapté en courant continu

Inconvénients
 Nécessite un remplacement après fonctionnement
 Pas de réglage possible de calibre
 Déséquilibre en cas de fusion d’un seul fusible sur une installation triphasé

B. Le relais thermique
Le relais thermique est un dispositif de protection des moteurs contre les surcharges en
régime établi.
1
2

2
3
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5
6

1 : Bouton de réglage Ir
2 : Bouton Test. L’action sur ce bouton permet
 Le contrôle du câblage du circuit de commande
 La simulation du déclenchement du relais (action sur les contacts’’O’’ et ‘’F’’
3 : Bouton Stop. Il agit sur le contact ‘’O’’ et est sans effet sur le contact ‘’F’’
4 : Bouton de réarmement et sélecteur de choix entre manuel et auto
5 : Visualisation du déclenchement
6 : Verrouillage par plombage du capot

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Cours de technologie 1èreF3

Son symbole :

1. Principe de fonctionnement et constitution


Le relais thermique utilise la propriété d’un bilame formé de deux lames minces de métaux
ayant des coefficients de dilatation différents. Il s’incurve lorsque sa température augmente.
Pour ce bilame on utilise un alliage de ferro-nickel et de l’invar.
Le relais thermique est essentiellement constitué :
- D’un système de trois bilames qui s’échauffent sous l’effet du courant et se courbent ;
- D’un dispositif mécanique de déclenchement commandant l’ouverture du circuit.

Le déclenchement d’un relais thermique triphasé s’effectue dans les cas suivants :
- Surcharge en triphasé
- Coupure d’une phase (marche en monophasé)

2. Caractéristiques de déclenchement
a) Courbe de déclenchement
C’est la courbe représentant le temps de déclenchement en fonction des multiples de l’intensité
de réglage.
b) Classe de déclenchement
Pour tenir compte du temps de démarrage des moteurs, on a défini trois classes de
déclenchement (classe 10, 20, 30) dans lesquelles les plages du temps de déclenchement
dépendent des temps de démarrage du moteur (10s, 20s, 30s).
3. Caractéristiques d’un relais thermique
Les relais tripolaires de protection thermique sont destinés à la protection des moteurs à
courant alternatif contre les surcharges, les coupures de phase, les démarrages trop longs et
les calages prolongés du moteur.

4. Choix d’un relais thermique


Le choix d’un relais thermique se réfère à :
 Son courant de réglage : il est fonction du courant nominal du moteur,
 Sa classe de déclenchement : il est fonction du temps de démarrage du moteur.

Remarque
 Lorsqu’un contacteur est muni d’un relais thermique, l’ensemble constitue un
discontacteur ;
 Le relais thermique ne protège pas le moteur en cas de court-circuit, il ne protège que
contre les surcharges. Il faut donc prévoir un autre équipement comme un sectionneur
porte fusible équipé de fusibles de classe aM, qui eux ne protègent pas le moteur contre
une surcharge mais contre un court-circuit.

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Cours de technologie 1èreF3

C. Le relais électromagnétique
C’est un relais à maximum de courant qui protège les circuits contre les court-circuits.
Son symbole :

Principe de fonctionnement

En fonctionnement normal, le bobinage du relais magnétique est parcouru par le courant


du court-circuit. En cas de forte surcharge ou de court-circuit, la force engendrée par le
champ magnétique de la bobine devient supérieure à la force du rappel du ressort et le
relais magnétique déclenche.
La raideur du ressort permet de régler pour quelle valeur du courant se produira la
coupure. Le déclenchement est instantané avec un temps de réponse de l’ordre de
milliseconde.

D. Le Disjoncteur ou disjoncteur magnétothermique


C’est un appareil mécanique de connexion capable d’établir, de supporter et d’interrompre le
courant dans les conditions normales du circuit, de supporter (pendant une durée spécifiée)

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Cours de technologie 1èreF3

et d’interrompre des courants dans des conditions anormales spécifiées telles que les court-
circuits et les surcharges.
Son symbole :

1. Fonctionnement
Le disjoncteur possède un déclencheur magnétique (relais magnétique) et un bilame (relais
thermique).

 Déclencheur magnétique
En service normal, le courant nominal circulant dans la bobine, n'a pas assez d'influence
magnétique (induction magnétique) pour pouvoir attirer l'armature mobile fixée sur le contact
mobile. Le circuit est fermé. Si un défaut apparaît dans le circuit aval du disjoncteur de
canalisation, l'impédance du circuit diminue et le courant augmente jusqu'à atteindre la valeur
du courant de court-circuit. Dès cet instant, le courant de court-circuit provoque une violente
aimantation de l'armature mobile. Cela a comme conséquence d'ouvrir le circuit aval du
disjoncteur en 0,1sec au maximum.

Fonctionnement normal Après déclenchement suite à un court-circuit

 Déclencheur thermique
Une lame bimétallique (bilame) est parcourue par le courant. Le bilame est calibré de telle
manière qu'avec un courant nominal In, elle ne subisse aucune déformation.
Par contre si des surcharges sont provoquées par les récepteurs, en fonction du temps, la lame
va se déformer et entraîner l'ouverture du contact en 0,1sec au minimum.

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Cours de technologie 1èreF3

2. Caractéristiques et classification
Le disjoncteur est caractérisé par :
 Le courant nominal : c’est le courant maximal que le disjoncteur peut supporter, au-delà
duquel il joue son rôle et disjoncte. Les calibres normalisés sont : 10-16-20-25-32-40-
50-63A ;
 La tension nominale : c’est la tension pour laquelle le disjoncteur doit être utilisé ;
 Pouvoir de coupure : il est exprimé en kA ;
 Nombre de pôles : 1 à 4 pôles selon l’application ;
 Courbe de fonctionnement (C, D) : c’est l’association de la courbe de déclenchement du
relais thermique et du relais magnétique.

La courbe de fonctionnement est une des caractéristiques importante entrant dans le choix
des disjoncteurs.

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Cours de technologie 1èreF3

2.1) Disjoncteur courbe C


C’est le disjoncteur que l’on peut
trouver sur tous les tableaux
électriques : il est caractérisé par
un C suivi d’une valeur (l’intensité
nominale). Il est utilisé pour les
usages courants (protection des
circuits prise de courant, éclairage
et autre).
2.2) Disjoncteur courbe D
Le disjoncteur courbe D joue le
même rôle que le disjoncteur courbe
C, à ceci près qu’il accepte un appel
de courant plus important au
démarrage et sur une courte durée.

Exemple : prenons un moteur d’une


climatisation.
Celui-ci est protégé par un disjoncteur d’intensité nominale 20A. A mise sous tension, il y a
une forte demande de courant qui peut dépasser ces 20A -par exemple 32A- sur un temps
très court (quelques millisecondes).
Si le disjoncteur installé est courbe C, il jouera immédiatement son rôle et coupera
l’alimentation de la climatisation (qui ne pourra pas démarrer et qui ne fonctionnera pas).
Le disjoncteur courbe D, acceptera momentanément cette demande importante de courant
et permettra à la climatisation de fonctionner.
3. Choix d’un disjoncteur
Le choix d’un disjoncteur s’effectue en fonction du circuit à protéger et principalement selon :
 Le calibre en relation avec l’intensité admissible dans la canalisation ;
 Le pouvoir de coupure ;
 La tension nominale ;
 Le nombre de pôles.

4. Différents types de disjoncteur


4.1. Disjoncteur divisionnaire

La tendance est au remplacement des fusibles sur les tableaux de


distribution d’abonnés par des disjoncteurs magnétothermiques qui
assurent la protection des lignes et des appareils d’utilisation.
Il est le plus souvent utilisé sur un réseau 220/380V c’est-à-dire en
basse tension et disponible pour les calibres suivants :
10-16-20-25-32A son pouvoir de coupure est de 6000A.

4.2. Disjoncteur industriel BT


Pour la protection des circuits des moteurs et de distribution, il existe deux types de
construction de disjoncteurs.
Il y a des disjoncteurs sous boitier moulé de 32 à 1250A : la commande de ces disjoncteurs
est en général manuelle, ils sont équipés de relais thermique, magnétique ou
magnétothermique.

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Cours de technologie 1èreF3

Il y a aussi des disjoncteurs sur châssis métallique.

4.3. Disjoncteur moyenne tension MT


Ils sont destinés à la protection des réseaux de distribution, et des postes de transformation,
ils vont de 3 à 36 kV, ils sont réalisés soit avec coupure dans l’air, soit ils utilisent le gaz
hexafluorure de soufre (SF6) pour l’isolement et la coupure.

4.4. Disjoncteur haute tension HT


Après la construction des disjoncteurs à gros puits à faible volume d’huile, et le disjoncteur
à air comprimé, la nouvelle génération des disjoncteurs HT utilisent SF6. Selon la tension un
pôle de disjoncteur est constitué d’une ou plusieurs chambres de coupure.

E. Le Disjoncteur différentiel
1. Problème
Une installation monophasée peut présenter un défaut d’isolement, par exemple, un
réfrigérateur dont la masse est reliée à la terre, le courant I qui entre est différent du courant
I-i qui ressort (i est appelé courant de fuite). Dans ce cas, ni le fusible ni le disjoncteur ne
réagiront à ce défaut qui présente un risque d’électrocution par contact indirect. Seul un
appareil de protection à courant résiduel est efficace d’où le disjoncteur différentiel.
C’est l’appareil de protection utilisé en particulier chez chaque abonné de la CEET. Il a pour
rôle :
 La protection des circuits contre les surintensités dues aux surcharges et aux court-
circuits ;
 En association avec la prise de terre, il protège les personnes contre les contacts
indirects (courant de fuite).

Son symbole :

2. Principe de la protection différentielle


Le dispositif différentiel comporte un circuit magnétique en forme de tore sur lequel sont
bobinés le ou les circuits des phases et celui du neutre.
En absence de courant de fuite, les flux produits par les bobines s’annulent et la bobine de
détection n’est pas sollicitée. Dès qu’un défaut survient, le déséquilibre des courants entraine
la circulation d’un flux magnétique dans le tore. La bobine de détection est le siège d’une
force électromotrice qui alimente le petit électroaimant et provoque le déverrouillage du
disjoncteur.

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Cours de technologie 1èreF3

3. Caractéristiques et choix d’un disjoncteur différentiel


 Caractéristiques
Toute installation alimentée par la CEET est protégée par un dispositif différentiel placé à
l’origine de l’installation. Cette solution présente l’inconvénient de couper toute l’installation
en cas de défaut. Pour y remédier, on utilise plusieurs appareils à haute et moyenne
sensibilité. Cela permet une sélectivité de la protection.
Un disjoncteur différentiel est caractérisé par :
 La tension nominale : 250V, 440V ;
 Le courant nominal : 10-15-25-40-63A ;
 Le nombre de pôles : 2 ou 4 pôles ;
 Le Pouvoir de coupure ;
 La sensibilité : de 6mA à 1A désignée par IΔn ou ΔIn.

On distingue les appareils de :


 Moyenne sensibilité : 1A, 650mA, 500mA, 300mA, 100mA,
 Haute sensibilité : 30mA, 12mA, 6mA.

 Choix
Le choix de la sensibilité dépend de la valeur de la résistance de la prise de terre R T et de la
tension limite de sécurité ; ces trois grandeurs sont liées par la relation :

𝑈𝐿 𝑡𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑙𝑖𝑚𝑖𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑠é𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡é 𝑒𝑛 𝑉𝑜𝑙𝑡


𝑈𝐿
𝑅𝑇 = {𝐼∆𝑛 𝑠𝑒𝑛𝑠𝑖𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡é 𝑑𝑢 𝑑𝑖𝑠𝑗𝑜𝑛𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑖𝑓𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑙 𝑒𝑛 𝐴𝑚𝑝è𝑟𝑒
𝐼∆𝑛
𝑅𝑇 𝑟é𝑠𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑖𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑒 𝑒𝑛 𝑂ℎ𝑚

4. La prise de terre
La prise de terre est la partie d’une installation électrique servant de liaison entre cette
dernière et la terre. Elle est constitué d’un piquet de terre, d’un câble nu en cuivre
généralement de section 25 mm2 et d’une barrette de coupure.

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Cours de technologie 1èreF3

Quelques définitions
Piquet de terre : barre de cuivre galvanisé de longueur de 1,5m ou 2m qui est enfoncé dans
le sol pour assurer le contact avec la terre.
Barrette de coupure : dispositif de connexion du cuivre nu et le conducteur vert jaune de
liaison des masses métalliques de l’installation. Elle permet de déconnecter le piquet de
terre de la masse métallique de l’installation électrique en vue de la mesure de la résistance
de la prise de terre
Masse métallique : partie d’un équipement normalement isolée mais pouvant être
accidentellement mise sous tension.

NB : la mesure de la résistance de la terre se fait avec un appareil appelé telluromètre

4.1. Réalisation de la prise de terre


La réalisation d’une prise de terre ne doit pas être prise à la légère. Il est important qu’elle
soit de qualité afin de pouvoir remplir son rôle de protection des utilisateurs de l’installation
électrique. Il existe 3 techniques classiques de réalisation de prise de terre.

a) Prise de terre en Boucle à fond de fouille ou par ceinturage


Cette technique est celle qui permet la meilleure prise de terre. Elle doit être réalisée
avant la construction de la maison en posant dans la tranchée des fondations un fil de
cuivre nu de 25mm² minimum. Il est indispensable que le fil de cuivre ne soit pas en
contact avec le béton.

b) Prise de terre en tranchée

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Cours de technologie 1èreF3

L’idée est d’utiliser la tranchée qui sert à


l’arrivée du courant, de l’eau, du gaz et
autres services pour poser un fil de cuivre
nu de section minimale de 25 mm². Il faut
que le conducteur soit à une profondeur
minimale de 1 m afin que le gel et la
sécheresse ne dégradent pas la prise de
terre. De plus le conducteur de terre doit
être distant de plus 20 cm
des autres canalisations.

c) Prise de terre avec piquet de terre


Cette méthode, très simple à mettre en œuvre, peut servir à créer une terre après la
construction de la maison. Elle consiste à enfoncer un piquet métallique galvanisé afin de
ne pas rouiller à une profondeur de 2 m ou plus (obligation du NF C 15-100). Comme dans
les autres cas, il ne faut pas que le piquet soit en contact avec du béton. Il est indispensable
que la connexion avec le piquet soit accessible après la création de cette terre.

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Cours de technologie 1èreF3

d) Autres prises de terre


Il est aussi possible de réaliser une prise de terre en plaçant une plaque métallique mince
verticalement sous terre, un grillage enfoui horizontalement ou un simple conducteur
enfoui.
Dans tous les cas, la prise de terre doit respecter les conditions suivantes :
 Etre située dans un endroit humide (mais surtout pas immergé dans un cours
d’eau par exemple),
 Etre à l’abri du gel et de la sécheresse (ces derniers font augmenter la valeur de la
prise de terre, elle ne remplit alors plus son rôle correctement),
 Etre protégé contre l’oxydation en particulier au niveau des connexions.

F. La sélectivité de la protection
Il y a sélectivité des protections si un défaut, survenant en un point quelconque du réseau,
est éliminé par l’appareil de protection placé immédiatement en amont du défaut et lui seul
(ici le disjoncteur B).

ICC

1. Sélectivité totale
La sélectivité est totale entre A et B si B fonctionne pour toute valeur de courant de court-
circuit au point où il est placé.

2. Sélectivité partielle
La sélectivité est partielle entre A et B si B fonctionne seul jusqu’à une certaine valeur du
courant de court-circuit, puis au-delà de cette valeur, A et B fonctionne tous les deux.

On parle également de la sélectivité ampèremétrique et de la sélectivité chronologique.


 La sélectivité ampèremétrique repose sur le décalage en intensité de court-circuit.

Question : la sélectivité ampèremétrique est-elle totale ou partielle ?

Elle est totale pour les surcharges et les faibles court-circuits si le rapport entre les seuils de
courant de réglage est supérieur à 1,6. (ex : Irth=10A et Irth=20A)

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Cours de technologie 1èreF3

Elle est souvent partielle pour les court-circuits mais pour être totale il faut que ICC soit
inférieur à IrmA. (ex : ICC=1700A)

 La sélectivité chronologique repose sur le décalage temporel des courbes.

Question : la sélectivité chronologique est-elle partielle ou totale ?


Elle est totale mais il faut que IrmA/IrmB soit supérieur à 1,6.

Exercice d’application

A Irth=160A
Irm=1500A

Irth=80A
Irm=800A

Défaut

a) Lors d’une surcharge, I défaut=165A, quel(s) disjoncteur(s) va déclencher ?


Le rapport IrthA/IrthB = 160/80 = 2 > 1,6 alors seul B s’ouvre.
b) Lors d’un court-circuit, I défaut=1000A, quel(s) disjoncteur(s) va déclencher ?
I défaut < IrmA alors seul B s’ouvre.
c) Lors d’un court-circuit, I défaut=10000A, quels(s) disjoncteur(s) va déclencher ?
I défaut est très > IrmA alors A et B s’ouvrent.

ETUDE TECHNLOGIQUE DES LAMPES

Objectif pédagogique
A l’issu de ce cours, nous allons étudier les différentes techniques utilisées
pour produire la lumière.

Introduction
Les lampes électriques sont des appareils transformant l’énergie électrique en énergie
rayonnante dont une partie plus ou moins grande de l’énergie rayonnée est visible.
Les différentes techniques utilisées sont l’incandescence, la fluorescence et la
luminescence.

I. LES LAMPES INCANDESCENTES


1. Principe de l’incandescence

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Cours de technologie 1èreF3

L’incandescence est une émission d’énergie rayonnante visible d’origine thermique qui est
fonction de la loi de Stephan.
La loi de Stephan stipule que : le rayonnement total en énergie d’un corps noir est
proportionnel à la surface du corps et croit comme la puissance quatre de la température
absolue du corps.
On a la relation : ∅ = 𝐀 × 𝐒 × 𝐓 𝟒
∅ : flux d’énergie rayonnante en Watt
S : surface du corps en 𝑚2
T : température absolue du corps en °𝐾
A : constante de Stephan-Boltzmann 5,7 × 10−8 𝑊 ∙ 𝑚−2 ∙ °𝐾 −4

2. Efficacité lumineuse
L’efficacité lumineuse rend compte du bilan flux par consommation énergétique. Ainsi elle
est le quotient du flux lumineux total émis par une source par la puissance consommée.
Elle est l’un des paramètres qui permet de comparer différentes lampes.

𝑓𝑒 𝑒𝑓𝑓𝑖𝑐𝑎𝑐𝑖𝑡é 𝑙𝑢𝑚𝑖𝑛𝑒𝑢𝑠𝑒 𝑒𝑛 𝑙𝑚/𝑊



𝑓𝑒 = {∅ 𝑓𝑙𝑢𝑥 𝑙𝑢𝑚𝑖𝑛𝑒𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒 𝑒𝑛 𝑙𝑢𝑚𝑒𝑛 (𝑙𝑚)
𝑃
𝑃 𝑙𝑎 𝑝𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚é𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒 𝑒𝑛 𝑊

3. Etude des lampes incandescentes


3.1. Principe
Un filament conducteur est chauffé à blanc par un courant électrique, sous vide, dans une
ampoule de verre. L’énergie électrique est transformée en énergie calorifique; du fait de la
haute température, il y a production d’énergie lumineuse.

3.2. Constitution générale


Une lampe incandescente est constituée essentiellement d’un filament en tungstène, porté à
une température très élevée de 2400OC. Le tungstène est choisi pour sa température de
fusion élevée : 3655OC.
Pour éviter que le filament se consume, on place celui-ci à l’abri de l’oxygène de l’air dans
une ampoule contenant un gaz inerte (argon-azote ou krypton-azote).
L’ampoule de verre qui contient les gaz neutres est claire, dépolie ou opalisée selon la
qualité de diffusion de la lumière désirée.
a) Les éléments fonctionnels
 Le filament
Initialement en carbone qui permettait une température de 1800℃, on a utilisé du tantale
(2000℃) et puis du tungstène (de 2250℃ à 2400℃). On a plusieurs formes de filament :
filament droit, simple spirale, double spirale, filament axial en zigzag ou en couronne.

 Entrée de courant
Dans l’entrée de la lampe, on utilise du cuivre ainsi qu’à l’intérieur de l’ampoule, vers le
culot. Dans la traversée du pincement, on utilise un alliage de ferronickel cuivré (dumet).

 Verre et atmosphère
Le rôle du verre ou ampoule est à la fois de contenir l’atmosphère de la lampe, de diminuer
la luminescence de la source et d’apporter une forme décorative. L’atmosphère, gaz rare
(argon, Xénon ou krypton) permet d’éviter le phénomène d’électro vaporisation.

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Cours de technologie 1èreF3

 Culot
Il permet d’assurer la liaison électrique avec l’alimentation en énergie et de fixer la lampe
dans son support.
On distingue les culots à vis, les culots à baïonnette et les vis lisses.
Les culots à baïonnette sont de la série B.
Exemple : B22 est un culot dont le diamètre est de 22mm
Les culots à vis sont de la série E
Exemple : E40 et E45 encore appelé vis Goliath
E27 est appelé vis Edison
E14 appelé petite vis

b) Caractéristiques des lampes à incandescence


 La puissance électrique
Cette indication est celle que tout utilisateur indique quand il va acheter une lampe. Les
puissances des lampes sont normalisées, on a des lampes de : 25, 40, 60, 100, 150, 200,
300, 500, 750, 1000 et 1500W
 La tension
Les fabricants fournissent des lampes utilisables dans les tensions suivantes : 24, 27,
115/120, 125/130, 135/140, 150, 220/230, 240, 250/260V.
 Durée de vie
On estime la durée de vie à 1000 heures ou 1500 heures.

c) Désignation d’une lampe


Elle doit comprendre :
 La puissance
 La tension d’alimentation
 Le type de culot
 La forme de l’ampoule éventuellement le revêtement
 L’atmosphère particulière s’il y a lieu.

d) Avantages et inconvénients

Avantages Inconvénients
Lumière agréable Durée de vie assez courte 1000 heures
Peu encombrant Perte d’énergie sous forme calorifique
Montage facile Efficacité lumineuse faible
Allumage instantané
Prix d’achat faible

4. LES LAMPES FLUORESCENTES


1) Principe de la fluorescence
Un corps est dit fluorescent lorsque, frappé par certaines radiations, il les absorbe et
restitue de plus grandes longueur d’onde.
19
Cours de technologie 1èreF3

Le fonctionnement de ces lampes est basé sur le principe d’une décharge électrique entre
deux électrodes qui, portées à incandescence, émettent des électrons. Ceux-ci provoquent
par leurs chocs l’ionisation de l’atmosphère du tube composée de gaz rare et de mercure.
L’énergie dissipée dans les gaz produit la vaporisation du mercure et son excitation. Sous
l’action des rayons ultraviolets émis par le mercure, les substances fluorescentes de la paroi
interne du tube émettent des radiations lumineuses.
La couleur émise par ces tubes varie avec les poudres fluorescentes choisies (tungstate de
calcium et de magnésie, le silicate de zinc + glucinium).
A froid, le mercure est à l’état liquide ; pour obtenir sa vaporisation il est nécessaire de
préchauffer l’atmosphère par l’intermédiaire des électrodes.

2) Constitution générale d’un tube fluorescent

3) Les éléments fonctionnels


 Les cathodes
Elles sont constituées par un fil de tungstène trispiralé et
enduite de substances alcalino-terreuses qui favorisent
l’émission des électrons.

 Le tube
Il contient de l’argon qui s’ionise très rapidement, s’échauffe instantanément et provoque la
vaporisation du mercure. Le revêtement du tube est un mélange de sels minéraux
fluorescents dont la structure moléculaire est ordonnée et qui se présente sous forme de
cristaux de quelques microns.

 Le culot
Ils sont normalisés et se présentent en double pointe G13 et en simple pointe.

4) Allumage des tubes fluorescents


a) Allumage différé
L’allumage différé nécessite impérativement la présence de deux composantes : le starter et
le ballast.
Le starter a pour but, en fermant le circuit des filaments,
d’assurer le chauffage des cathodes pour les rendre
plus émissives pendant un court instant.
Il est constitué de :
 Une ampoule contenant du gaz néon
 Eléments contacts bimétalliques

20
Cours de technologie 1èreF3

 Condensateur d’antiparasitage
 Broches formant culot

Le ballast assure la fonction de préchauffage,


d’allumage et de stabilisation. Il se compose d’un
noyau en tôle magnétique et d’un bobinage en fil
de cuivre émaillé, sur une cuirasse en nylon renforcé
de fibre de verre. L’ensemble est logé dans
un boitier imprégné d’une matière thermodurcissable.

Schéma de montage et principe de fonctionnement

A : au repos le starter est ouvert.


B : on ferme l’interrupteur, la tension du secteur se trouve appliqué aux bornes du starter,
le néon qui s’ionise à partir de 80V à 120V devient conducteur. Le starter s’allume.
C : le starter s’allume, la chaleur dégagée par cette décharge déforme les électrodes
bimétalliques qui se mettent en contact. A ce moment, la lueur disparait. D’autre part, le
courant s’établit par le starter, les deux électrodes montées en série avec l’inductance
s’échauffent et deviennent émissives.
D : les électrodes bimétalliques du starter se refroidissent et se séparent brutalement. Cette
coupure entraine une surtension aux bornes de l’inductance, l’amorçage de la lampe et le
courant s’établit dans le tube.
b) Allumage instantané
Le tube instantané est composé d’une languette métallique
de liaison filament-bande d’amorçage ; d’une bande d’amorçage
intérieure et d’un culot monopolaire.
Dès la mise sous tension, une décharge se produit entre
l’extrémité libre de l’électrode auxiliaire et l’électrode
la plus proche.
L’atmosphère gazeuse s’ionise et permet le passage de l’arc
entre les deux électrodes principales.

21
Cours de technologie 1èreF3

c) Montage compensé
On ajoute un condensateur en parallèle sur le circuit ballast et tube. Son action permet de
réduire le déphasage entre le courant et tension d’un angle proche de zéro. Son facteur de
puissance devient alors excellent (cos 𝜑 ≅ 1).

d) Montage duo
Les substances fluorescentes utilisées pour rendre visibles les radiations ultraviolettes ont
une faible rémanence, cela produit un papillonnement désagréable.
En associant deux tubes de même nature dont les alimentations sont déphasées l’une par
rapport à l’autre par un condensateur, il est possible d’éliminer cet inconvénient. Ce type de
montage est utilisé pour éviter aussi le phénomène stroboscopique (corps réellement en
mouvement et qui parait immobile lorsqu’il est éclairé).

5) Caractéristiques des tubes fluorescents


 Efficacité lumineuse
Elle varie de 60 à 104lm/W. cela est dû à l’amélioration des revêtements fluorescents et
également au système d’alimentation qui est à contrôle électronique.
 Tension d’alimentation
L’augmentation de la tension provoque une augmentation de l’intensité absorbée, de la
puissance et du flux. Par contre l’efficacité lumineuse diminue car la production de
l’ultraviolet est moins importante.
 Durée de vie
La durée de vie est beaucoup plus élevée que celle des lampes à incandescence. Elle va de
6000 heures à 20000 heures.

6) Désignation d’un tube fluorescent

22
Cours de technologie 1èreF3

Un tube fluorescent est indissociable de son appareillage et il faut bien tenir compte des
éléments suivants.
 Pour le tube
- La puissance électrique : elle est directement liée à la longueur du tube ;
18W pour 0,6m ; 36W pour 1,20m et 58W pour 1,50m
- La teinte de couleur : confort, brillant
- La nature du dispositif d’allumage : avec starter ou avec bande d’amorçage extérieure
ou intérieure
- Le culot : G5, G13 ou R180
- La forme et le diamètre du tube : droit, circulaire, en U ou en miniature.
 Pour l’appareillage
En général, l’ensemble de l’appareillage est monté dans une réglette support qui comprend
pour un deux tubes :
- La platine et son capot
- Les douilles du tube
- L’embase du starter
- Le ballast qui est lié à la tension d’alimentation, à la puissance du ou des tubes
- Le condensateur de compensation.
Chaque fabricant dans ses catalogues donne les références correspondantes à tous les
organes. Le rôle de l’électricien est de bien prendre tous ces facteurs et de donner la bonne
référence.

7) Quelques irrégularités de fonctionnement


On observe quelques fois des irrégularités de fonctionnement des tubes fluorescents :
 Le tube s’allume et s’éteint alternativement, il n’arrive pas à prendre son régime de
fonctionnement : on doit enlever le tube et le changer, les cathodes sont détériorées.
 Les extrémités seules deviennent lumineuses en permanence : le starter reste
passant, il faut le changer.
 Si le tube ne prend son régime qu’après s’être allumé et éteint plusieurs fois, vérifier
si la tension n’est pas trop faible.
 Si un tube parait moins éclairer que d’autres, il faut vérifier si le ballast est bien
adapté.

8) Avantages et inconvénients

Avantages inconvénients

LUMIERE ET PHOTOMETRIE

Objectif pédagogique
A l’issu de ce cours je dois être en mesure d’énoncer les lois relatives à la
photométrie

Introduction
Si le soleil constitue la source principale d'énergie lumineuse durant le jour, la moitié de notre
existence serait dans la nuit s'il n'y avait pas d'éclairage. C'est grâce à l'électricité que l'activité

23
Cours de technologie 1èreF3

humaine peut continuer, et l'éclairage constitue une part importante de l'utilisation de


l'énergie électrique.

I) Théories relatives de la lumière


1.1 Théorie de l'émission de Newton
Une source lumineuse émettrait de petites particules de matière se déplaçant en ligne droite
avec une grande vitesse.

Cette théorie n'explique pas, en particulier, les phénomènes d'interférence.

1.2 Théorie des ondulations


La lumière se propagerait par un mouvement vibratoire d'un milieu appelé éther. Le
mouvement serait analogue à celui provoqué par la chute d'une pierre dans l'eau, la surface
de l'eau subissant des ondulations qui vont en s'amortissant.
Le temps d'une oscillation s'appelle la période t. La fréquence de l'oscillation est alors :
Amplitude

La vitesse de la lumière a été mesurée et trouvée sensiblement égale à C =300 000 km/s. Le
chemin parcouru par la lumière durant une période s'appelle la longueur d'onde notée 𝜆
La longueur d'onde est donnée par la relation :

𝜆 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑑′ 𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑙𝑢𝑚𝑖è𝑟𝑒 𝑒𝑛 𝑚


𝐶
𝜆= {𝐶 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑐é𝑙é𝑟𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑙𝑢𝑚𝑖è𝑟𝑒 𝑒𝑛 𝑚/𝑠
𝑓
𝑓 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑓𝑟é𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑙𝑢𝑚𝑖è𝑟𝑒 𝑒𝑛 𝐻𝑧

Cette théorie s'étend aux phénomènes calorifiques et radio- électriques; la vitesse de


propagation est la même; seule change la longueur d'onde.

1.3 Théorie corpusculaire


La production de la lumière résulterait de chocs entre les électrons qui rayonnent autour du
noyau atomique ou librement.
Ces chocs produisent de façon discontinue des trains d'ondes électromagnétiques appelées
photons.
Ces différentes théories se complètent et sont largement suffisantes pour la suite du cours.
Si le soleil constitue la source principale d'énergie lumineuse durant le jour, la moitié de notre
existence serait dans la nuit s'il n'y avait pas d'éclairage. C'est grâce à l'électricité que l'activité
humaine peut continuer, et l'éclairage constitue une part importante de l'utilisation de
l'énergie électrique.

II) Décomposition de la lumière

24
Cours de technologie 1èreF3

Le rayonnement d'une source lumineuse se définit comme une émission d'énergie


comportant plusieurs radiations élémentaires.

2.1) Expérience de la lumière


En envoyant sur un prisme un rayon lumineux en provenance du soleil, on observe une
décomposition de la lumière en couleurs élémentaires.

2.2) Explication
La lumière dite blanche du soleil est la réunion de plusieurs radiations élémentaires qui
diffèrent par leur longueur d'onde. L'ensemble des radiations constitue le spectre de la source
lumineuse.

2.3) Spectre lumineux


Chaque source lumineuse fournit un ensemble de radiations différentes et l'étude des
spectres lumineux (analyse spectrale) est très importante pour le choix des sources
lumineuses, d'autant plus que la sensibilité de l’œil est différente selon les couleurs.

2.4) Classification des radiations


Les radiations sont classées en fonction de leur longueur d'onde. Échelle des radiations
Longueurs d'ondes des radiations de la lumière visible

25
Cours de technologie 1èreF3

Les radiations de la lumière visible ne représentent qu'une très faible partie de l'ensemble
des radiations qui nous entourent.

III) Les grandeurs photométriques


La technologie de l'éclairage se réfère à la photométrie qui a défini un certain nombre de
grandeurs avec leurs unités.
La photométrie est la science qui étudie le rayonnement lumineux tel qu’il est ressenti par la
vision humaine.
La photométrie a pour objet la mesure des grandeurs photo métriques :
 l'éclairement obtenu sur une surface
 l'intensité lumineuse dans une direction déterminée
 le flux lumineux total fourni par une source.

3.1) Intensité lumineuse


Cette grandeur a été fixée arbitrairement. C'est à partir de l'intensité lumineuse que l'on
définit toutes les autres unités.
L’intensité lumineuse, symbole: I Unité : la candela (.cd)
Définition :
La candela est l'intensité lumineuse, dans une direction donnée, d'une source qui émet un
rayonnement monochromatique de fréquence 540.1012 hertz et dont l'intensité énergétique
dans cette direction est 1/683 watt par stéradian.

3.2) Flux lumineux


C'est la quantité de lumière émise par une source lumineuse dans un certain cône.
Flux lumineux :  ou F Unité: le lumen
Définition :
C'est la quantité émise par une source ponctuelle uniforme de 1 candela (1 cd) dans l'angle
solide de 1 stéradian.

= I x 
Avec :
 : Flux lumineux en lumen (lm)
I: intensité lumineuse en candela (cd)

26
Cours de technologie 1èreF3

: L'angle solide de 1 stéradian est défini par une surface sphérique de 1 m2 placée à 1 m de
la source de 1 candela.

Le flux lumineux émis par une lampe est la caractéristique photo- métrique essentielle, elle
est notée sur les lampes.

Exemples :
Lampes à incandescence :
125 V -40 W -450 lm
220 V -60 W -600 lm
Tube fluorescent:
40 W -125/220 V -2900 lm

3.3) Eclairement E
Le flux lumineux produit par une source peut se répartir sur des surfaces différentes donnant
des effets différents, il a donc fallu définir une unité de flux lumineux par unité de surface,
c'est l’éclairement de symbole E et exprimé en lux (lx).

Définition :
Le lux est l'éclairement E d'une surface de 1 m2 recevant un flux lumineux de 1 lumen. C'est
aussi 1 lumen/m2.

𝐸 𝑒𝑠𝑡 𝑙 ′ é𝑐𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑒𝑛 𝑙𝑢𝑥 (𝑙𝑥)


𝜙
𝐸= {𝑆 𝑒𝑠𝑡 𝑙 ′ 𝑎𝑖𝑟 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑒𝑛 𝑚2
𝑆
𝜙 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑒 𝑓𝑙𝑢𝑥 𝑙𝑢𝑚𝑖𝑛𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒 𝑒𝑛 𝑙𝑢𝑚𝑒𝑛 (𝑙𝑚)

Exemple :
On désire un éclairement de 250 lux sur une surface de 3 m2, indiquer le flux lumineux de
la source.

27
Cours de technologie 1èreF3

L'éclairement se mesure à l'aide d'un luxmètre. Cet appareil est muni d'une sonde constituée
par une cellule photoélectrique de surface bien déterminée.

VI) Les lois de la photométrie


4.1) loi du carré des distances
L'éclairement d'une surface par une source est inversement proportionnel au carré de la
distance entre la source et la surface.

Exemple :
Une surface placée à 2 m d'une source reçoit un éclairement de 160 lux; si cette surface est
reculée à 4 m de la surface de la source, Quel sera son éclairement ?

28
Cours de technologie 1èreF3

4.2) loi de l’obliquité


L'éclairement est proportionnel au cosinus de l'angle d'incidence.

La loi de l'obliquité s'appelle aussi loi du cosinus.

4.3) Généralisation
A partir des relations suivantes
On démontre que

Cette relation entre l'éclairement d'une surface et l'intensité d'une source est une
généralisation des lois précédentes.

VI) Caractéristiques des sources lumineuses

5.1. Température de couleur

La température de couleur, exprimée en °K, caractérise l'ambiance lumineuse, chaude ou


froide, créée par une lampe. Elle permet de comparer l'ambiance chaude des lampes à
incandescence avec la diversité des ambiances créées par les lampes à fluorescence.

29
Cours de technologie 1èreF3

5.2. Critères de choix des sources lumineuses

Critères liées à l’utilisation


Ce sont principalement les caractéristiques de la lumière, température de couleur, indice de
rendu des couleurs, courbe spectrale.

Critères liés au mode d'éclairage


Ils sont liés surtout aux caractéristiques des luminaires.

Critères économiques
C’est la puissance consommée et surtout le facteur d'efficacité.

L’essentiel

Le rayonnement d'une source lumineuse est caractérisé par son spectre lumineux. Le spectre
lumineux peut être observé avec un prisme.
L'œil est sensible aux rayonnements visibles dont la longueur d'onde est comprise entre 400
et 760 nanomètres.
Le flux lumineux  ou F donné par une source s'exprime en lumen, symbole lm.
L'éclairement d'une surface se mesure en lux. Symbole lx.
Une source lumineuse est caractérisée par:
- le spectre lumineux et les courbes photométriques ;
- les paramètres: température de couleur, indice de rendu des couleurs.
Les cônes de lumière sont utilisés avec les lampes à réflecteur incorporé, ils permettent de
déterminer le diamètre de la surface éclairée et son éclairement moyen en fonction de la
distance qui la sépare de la lampe.

30
Cours de technologie 1èreF3

CHAUFFAGE ELECTRIQUE
Objectif pédagogique
A L’issu de ce cours, je dois être en mesure de décrire les différents procédés
de chauffage électrique.

Introduction

De tous les procédés de chauffage existants, le chauffage électrique s’applique bien au


chauffage domestique qu’au chauffage industriel.
Il présente des avantages liés au caractère propre de l’énergie électrique :
- Disponibilité en tous lieux et à chaque instant
- Grande commodité d’installation et de montage du matériel
- Facilité de réglage de la température
- Aucune pollution.

I) Les procédés de chauffage électrique

1.1) Chauffage par résistance

𝑊 = 𝑅. 𝐼 2 . 𝑡
Il repose sur la loi de Joule :
W : énergie calorifique en Watt
R : résistance en ohm
I : intensité du courant en Ampère
t : temps de passage du courant électrique en seconde

La transformation de l’énergie électrique en


chaleur se fait par le passage du courant
électrique dans une résistance. Les
applications de cette propriété sont très
nombreuses : radiateur, fer à repasser,
chauffe-eau, four électrique industriel …

Un système de chauffage par résistance


comporte
les principaux éléments suivants :
- Une résistance, le plus souvent en fils
résistant à base de fer et de nickel.
- Un support isolant résistant à la chaleur
- Une enceinte canalisant la chaleur

31
Cours de technologie 1èreF3

- Un thermostat et un interrupteur

1.2) Chauffage par induction

Il repose sur le principe de l’électromagnétisme.


Une pièce en matériau conducteur placée dans une
bobine inductrice parcourue par des courants variables
est le siège de courants induits ou courants de Foucault.
Ces courants sont dus à la création d'une force
électromotrice provoquée par la variation du flux
d'induction.
Le dégagement de chaleur est obtenu par effet Joule dû à
la circulation des courants de Foucault dans la masse métallique.

Un chauffage par induction comporte les éléments suivants :


- une bobine d'induction parcourue par un courant
à haute fréquence.
- un circuit magnétique pour canaliser le flux magnétique.
- une alimentation à haute fréquence de 400 à 20 000 hertz.

Ce procédé de chauffage est utilisé en industrie pour


le traitement thermique des métaux ou le chauffage en
profondeur et régulier de grosses pièces.

1.3) Chauffage par arc électrique

En séparant deux électrodes reliées aux bornes


d'une source, on
crée un arc électrique. Il est dû à la création d'un
champ électrique intense qui provoque l'ionisation
de l'air, normalement
isolant, qui devient alors conducteur.

On dit qu'il y a claquage de l'isolant.


La température de l'arc est de 6 000 °C et
peut atteindre 15 000 °C au cœur de l'arc.

Ce procédé de chauffage est utilisé pour le soudage et la fusion des métaux.

1.4) Chauffage par hyperfréquence

Un corps non conducteur placé dans un champ électrique à haute fréquence s'échauffe.
Cet échauffement est dû à des frottements entre les molécules, ce qui produit un
échauffement dans la masse du corps.

Selon les matériaux, les échauffements sont très variables.


L'eau, et en particulier l'eau salée, s'échauffe très rapidement.

32
Cours de technologie 1èreF3

Par contre, la glace pure absorbe moins la


très haute fréquence.

Un chauffage par hyperfréquence


comprend les éléments suivants :
Il comporte essentiellement :
- un générateur de courant à haute
fréquence.
- un dispositif guide d'ondes.
- l'applicateur des produits à traiter.

Le chauffage par hyperfréquence est utilisé


dans des applications du domaine médical, alimentaire (four à micro-ondes) et industriel.

Autres procédés de chauffage

 Chauffage diélectrique
Le chauffage diélectrique consiste à placer un matériau isolant dans un champ électrique à
haute fréquence créé par deux plaques conductrices appelées électrodes. Ce matériau
isolant s’échauffe sous l’effet du champ électrique.
Ce procédé de chauffage est utilisé pour le séchage et le collage des bois, la mise en forme
(moulage) des matières plastiques, le séchage des textiles.

 Chauffage par rayonnement infra rouge


C’est une utilisation particulière du chauffage par
résistance.

Une résistance parcourue par un courant électrique


produit de la chaleur à une température telle qu’elle
émet un fort rayonnement dans des longueurs
d’ondes
allant de 0,7 μm à 10 μm.

On distingue trois domaines de longueur d’onde


Pour les infrarouges (IR).

a) IR courts
La température d'émission est de l'ordre de 2300 °C.
On l'obtient avec :
- des lampes avec réflecteur (puissance de 150 à 350 W).
- des tubes de quartz remplis de gaz et contenant un fil de tungstène porté à 2 200 °C et
avec un réflecteur (puissance de 1 à 7 kW).

b) IR moyens
La température d'émission se situe entre 700 °C et 1 300 °C.
Elle est obtenue par une résistance en nickel-chrome
ou chrome-aluminium placée dans un tube en quartz ou en silice.

c) IR longs
La température est comprise entre 300 et 600 °C.

33
Cours de technologie 1èreF3

La résistance est noyée dans une gaine métallique


ou dans une plaque céramique. L'émetteur se présente
souvent sous forme de panneau radiant (voir ci-dessous).
La puissance d'un panneau peut aller jusqu'à 2,5 kW.

II) Les modes de transmission de la chaleur

2.1) Transmission de la chaleur par la conduction


La transmission par conduction a lieu dans un seul et même corps lorsque ses parties
présentent des températures différentes. C’est l’écoulement de la chaleur à travers un corps
de la surface chaude vers la surface froide.
La propagation de la chaleur se fait de proche en proche à travers le corps sans
déplacement de matière.
Exemple : une tige métallique plongée dans un foyer s’échauffe graduellement depuis
jusqu’à la manche

2.2) Transmission de la chaleur par convection

Cette transmission de la chaleur se fait par contact de la surface chaude avec un fluide (air,
liquide) qui s’échauffe soit par déplacement naturel le long de la surface soit par
déplacement forcé.

2.3) Transmission de la chaleur par rayonnement ou par radiation

Un corps chaud émet des rayons calorifiques sous forme d’onde. C’est le transfert d’énergie.
Ce rayonnement se transmet en lignes droites dans l’espace et peut être absorbé par un
autre corps.
Exemple : le soleil qui émet de la chaleur à travers ses rayons.

34
Cours de technologie 1èreF3

LA CLIMATISATION
Objectif pédagogique
A l’issu de ce cours, je dois être en mesure d’énumérer les différents organes
constituants un circuit frigorigène et de donner avec précision le rôle de chacun
d’eux.

Introduction
L’homme, dès son apparition sur terre, a toujours mis son génie au service du
développement dans tous les domaines.
Ainsi, dans le souci de s’offrir dans ses locaux des conditions confortables de température
et d’humidité, il a été amené à produire à l’aide des machines frigorifiques. Elles servent à
la création du froid à l’aide d’un réfrigérateur ou d’un climatiseur.
La machine frigorigène se compose au minimum de quatre éléments : l’évaporateur, le
condenseur, le compresseur et le détendeur.

I) Principe de fonctionnement des systèmes de production du froid


Les climatiseurs, tout comme tout autre appareil frigorifique absorbent la chaleur ou le froid
contenu dans un local donné pour la refouler à l’extérieur. Le fonctionnement de cette
machine est basé sur la propriété des fluides frigorigènes de s’évaporer et de se condenser à
des températures différentes en fonction de la pression.

1.1) Quelques définitions


La climatisation est la technique qui consiste à modifier, contrôler et réguler les conditions
climatiques (température, humidité, niveau de poussière …) d’un local pour des raisons de
confort ou des raisons techniques.
Un fluide frigorigène ou réfrigérant est un fluide qui permet la mise en œuvre d’un cycle
frigorifique.
La frigorie est une unité thermique (fg) valant la quantité de froid nécessaire pour abaisser
de 10C, la température de 1 gramme d’eau. (1 fg = -4,185 J)
La calorie est la quantité de chaleur nécessaire pour élever de 10C la température de 1
gramme d’eau à 150C sous la pression atmosphérique normale. (1 cal = 4,186 J)

35
Cours de technologie 1èreF3

La chaleur massique ou chaleur spécifique nouvellement appelée capacité thermique


massique d’un corps est la quantité d’énergie nécessaire pour augmenter de 10C la
température de 1 kg de ce corps.
La chaleur latente est la quantité d’énergie échangée lors d’un changement d’état d’un corps.

1.2) Schéma d’un circuit frigorifique

II) Les organes de base d’un circuit frigorifique et leurs rôles

2.1) Le compresseur
C’est le moteur du circuit. Il assure la circulation du réfrigérant dans le circuit frigorifique en
aspirant ce fluide du côté de l’évaporateur et en le refoulant dans le condenseur.

2.2) L’évaporateur
C’est l’organe qui est placé dans l’enceinte à refroidir. L’évaporateur absorbe la chaleur
contenue dans l’enceinte. En absorbant cette chaleur, le réfrigérant passe de l’état liquide à
l’état vapeur.

2.3) Le condenseur
Le condenseur assure l’évacuation de la chaleur prise dans l’enceinte à refroidir et véhiculée
par le réfrigérant vers l’extérieur. Le réfrigérant en cédant cette chaleur dans le milieu
ambiant se refroidi et passe de l’état vapeur à l’état liquide.

2.4) Le détendeur
Le détendeur a pour rôle de faire chuter la pression du réfrigérant venant du condenseur et
de régler le débit du fluide devant entrer dans l’évaporateur. Le détendeur permet de contrôler
la quantité de liquide entrant dans l’évaporateur en fonction des besoins du froid.

2.5) La tuyauterie
La tuyauterie sert d’une part de liaison entre les différents organes du circuit frigorifique et
d’autre part de canal de passage du réfrigérant.

2.6) Le réfrigérant
Le réfrigérant ou encore fluide frigorigène ou encore fréon ou gaz dans le commerce assure le
rôle de transport de chaleur de l’enceinte à refroidir vers l’extérieur.

36
Cours de technologie 1èreF3

Pour pouvoir assurer ce transfert de chaleur, le réfrigérant doit avoir certaines qualités dont :
- Un point d’ébullition aussi bas que possible,
- Etre sans effet ni sur les autres organes du circuit frigorifique ni sur les denrées ou
sur les hommes,
- Etre non inflammable et non explosif en mélange avec l’air.

Quelques réfrigérant utilisés

Nom scientifique Formule Nom Point Domaine


chimique commercial D’ébullition d’utilisation
Dichlorodifluoro- CCl2F2 R12 -300C Réfrigération
méthane Congélation petites
unités
Monochlorodifluoro- CHClF2 R22 -40 C
0 Climatisation
méthane
Pentafluoromono- C2ClF5 R502 -460C Congélation des
chloroéthane Grosses
installations
Ammoniac NH3 R717 -330C Congélation des
Grosses
installations
Questionnaires

1) Définir l’installation électrique et dire pourquoi doit-on la protéger ?


2) Après une décharge atmosphérique, certains des appareils d’une installation
électriques ne fonctionnent plus.
a) Quelle perturbation a provoqué cette défaillance ?
b) Quel appareil n’a pas fonctionné ?
3) Citer quatre qualités du matériau utilisé pour fabriquer l’élément fusible.
4) Donner deux avantages et deux inconvénients de l’utilisation des fusibles.
5) Quelle différence fais-tu entre un fusible de classe aM et un fusible de classe gG ?
6) Citer trois qualités de la matière utilisée pour fabriquer l’élément fusible
7) Définir le pouvoir de coupure d’un appareil. Donner trois appareils qui en possèdent et
un appareil qui n’en possède.
8) Représenter le symbole des appareils de protection ci-dessous : disjoncteur, fusible à
percuteur, disjoncteur différentiel, relais thermique, relais à manque de tension et relais de
surtension
9) Qu’est-ce que la sensibilité du disjoncteur différentiel ?
10) Examiner le schéma ci-dessous : donner son nom, son rôle, quatre de ses
caractéristiques par ordre d’importance et compléter ses différentes parties.

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Cours de technologie 1èreF3

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