Energies Renouvelables Pour Le Traitement de L'eau - Opportunités Et Défis
Energies Renouvelables Pour Le Traitement de L'eau - Opportunités Et Défis
Co-organisé par :
Chaire UNESCO SIMEV Montpellier
Programme Energies Renouvelables, UNESCO
Association VERSeau Développement
Thèmes
Energies Renouvelables (solaire photovoltaïque et éolien)
Aspects énergétiques du traitement de l’eau
Etudes de cas et retours d’expériences
En collaboration avec
Avec la participation
du Conseil général Hérault
de la Commission Nationale Française pour l’UNESCO
Le Forum Mondial de l'Eau tenu à Istanbul en mars 2009, a rappelé les principes de
durabilité, intégrés au développement de l'eau et de l'énergie, dans un contexte
mondial de crise alimentaire et de coût croissant de l'énergie. Les participants ont
reconnu qu’aussi bien l'eau que l'énergie, sont essentielles au développement socio-
économique dans les décennies à venir et que de nouvelles politiques doivent être
développées, afin de prendre en compte l'interrelation de l'eau et de l'énergie.
Répondre à une demande sans cesse croissante en eau, exige des efforts à la fois
pour améliorer la qualité et la quantité d’eau disponible. Transférer l’eau pour la
rendre potable, utiliser les eaux usées à différentes finalités, dessaler l’eau de mer et
les eaux saumâtres… toutes ces techniques dépendent fortement de l’énergie
actuellement produite, essentiellement à partir de combustibles fossiles.
Or certaines régions manquent de cette énergie pour permettre à la population
d’avoir un accés durable à l’eau, moyen stratégique de lutte contre la pauvreté.
Ce Séminaire International a eu pour but d’informer (puis par des cycles ultérieurs, de
former) des spécialistes du traitement de l’eau (décideurs, enseignants du supérieur,
ingénieurs, techniciens de l’eau) comment utiliser les nouvelles technologies de
production d’énergie (limitées cette fois-ci au photovoltaïque et à l’éolien).
Ce Séminaire s’est déroulé sous la forme de conférences assurées, pour l’essentiel,
par des industriels des deux domaines (énergies renouvelables et traitement de
l’eau) donnant tout son sens au Développement Durable. Des expériences probantes
en ce domaine ont été présentées pour des petites, moyennes et grandes
installations.
A l’issue de ces journées une publication a été préparée, dupliquée à plus de 250
exemplaires, à la fois sous forme papier et sous forme C.D. Ce document servira de
premier appui, pour la formation des étudiants. Le lecteur y trouvera les textes des
conférences présentées durant les 3 jours et les principales références qui s’y
rapportent…
Comité d’Organisation :
Louis CALMELS – Association VERSeau Développement
Monique PETARD – Conseil général de l’Hérault
Sébastien FONBONNE – Association VERSeau Développement
Serge MIQUEL – Conseil général de l’Hérault
Tom SOO – Association VERSeau Développement
Cathy SCOGNAMIGLIO – Secrétariat Chaire UNESCO SIMEV
Cécile AFFOGNITODE – Association VERSeau Développement
Comité Scientifique :
Co-chairmen :
Osman BENCHIKH – UNESCO Paris
Louis COT – Chaire UNESCO SIMEV Montpellier
Membres :
Pr. A. AYRAL – I.E.M. Montpellier (France)
Pr. R. BEN AMAR – Faculté des Sciences – Sfax (Tunisie)
Pr. C. DIAWARA – Faculté des Sciences et Techniques - Dakar (Sénégal)
Pr. A. GRASMICK – Polytech – Montpellier (France)
Pr. A. ELMIDAOUI – Faculté des Sciences et Techniques - Kénitra (Maroc)
Dr. R.I. ORTIZ BASURTO – Univ. Polytechnique Tecamachalco (Mexique)
Pr. M. RAFIQ – Doyen Faculté des Sciences et Techniques- Mohammedia (Maroc)
Pr. G. RIOS – I.E.M. – Montpellier (France)
Pr. J. ROMERO – Université Santiago du Chili (Chili)
Pr. Ch. WISNIEWSKI – Université Montpellier I (France)
Lieu du Séminaire :
Le Domaine d'Ô
Théatre d'Ô - Rond point du Château d'Ô (par l'avenue des moulins)
34090 Montpellier cedex, France
TABLE DES MATIERES
Page
x Préambule : L. COT – Responsable Chaire UNESCO SIMEV - IEM – 1
Montpellier - France -
x Allocution de bienvenue : 3
F. ROIG – Vice Président du Conseil général de l’Hérault - Montpellier
– France -
x Energie et Eau, vitales pour l’homme – Conditions d’un développement durable 8
F. GUINOT, Président honoraire de l’Académie des Technologies – Paris –
France -
x Solaire photovoltaïque : aspects fondamentaux. Situation actuelle et perspectives 16
P. SAINT GREGOIRE – Université de Nîmes – France -
x Gisement solaire et problématique des différentes technologies photovoltaïque. 28
D. MENCARAGLIA – LGEP Supelec – Gif sur Yvette – France -
x Caractéristiques d’un projet éolien et photovoltaïque 29
P. ALEXANDRE – Directeur des Etudes, Mesures, Systèmes d’Information et
d’Innovation La Compagnie du Vent / GDF SUEZ - Montpellier – France -
x Les énergies renouvelables au Maroc : potentialités dans le domaine de la 35
production de l’eau potable et de l’assainissement
M. HAFSI – Institut International de l’eau et de l’assainissement de l’ONEP –
Rabat – Maroc
x Energies renouvelables et hydraulique rurale ; expériences existantes 39
B. CHEVALLEY - Apex - BP Solar – St Mathieu de Tréviers – France -
x Contribution du MEDRC dans le développement et l’application des énergies 43
renouvelables dans le traitement des eaux
N. GHAFFOUR – MEDRC – MUSCAT – Oman -
x Conception d’une unité de micro et d’ultrafiltration fonctionnant à l’énergie 49
solaire
M. FARCY – Société Pall – St Germain en Laye – France -
x Les traitements d’eau potable – Aspects énergétiques 55
J-C. SCHROTTER – Véolia – Paris - France -
x Contribution des services d’eau et d’assainissement à la maîtrise de l’énergie et 61
la lutte contre le changement climatique
J-P MAUGENDRE – La Lyonnaise des Eaux – Paris – France -
x L’ ultrafiltration pour la production d’eau potable : l’énergie dans le coût 62
d’exploitation
C. BRARD – Polymem – Toulouse – France -
x Canary Islands Institute of Technology experiences in desalination with 63
renewable energies
J.A. de la FUENTE – ITC – Las Palmas – Canaries – Espagne -
x Dessalement de l’eau de mer et eaux saumâtres - Comparaison énergétique 72
avec d’autres procédés non conventionnels
A. MAUREL – Expert – France -
x New sea water pretreatments for desalination 77
P. RUBIO – Agbar- Cetaqua – Dow Water Solutions – Barcelone – Espagne –
E mail : lcot@[Link]
Ce séminaire s’inscrit dans les Objectifs du Millénaire pour un Développement Durable lié à
l’eau et à l’assainissement. Ils visent à réduire de moitié d’ici 2015 le pourcentage des personnes
n’ayant pas accès à l’eau potable (actuellement prés de 1 milliard), mais aussi celles qui ne
bénéficient pas d’un système d’assainissement de base (là elles sont plus de 2,4 milliards).
Il est clair que pour répondre à une demande sans cesse croissante en eau, il faut améliorer à la
fois sa quantité mais aussi sa qualité.
Il faut savoir que l’insalubrité de l’eau tue 5 millions de personnes par an soit 14 000 personnes
par jour, ce qui équivaut à la chute quotidienne de 25 boeings 747 remplis de passagers.
L’eau est la source de toute vie possible ; elle est le moteur de tout développement économique
durable.
Mais transférer l’eau, procéder à son traitement, récupérer les eaux usées, dessaler l’eau de mer
et les eaux saumâtres …exigent de l’énergie qui, pour l’instant, est essentiellement produite à
partir de combustibles fossiles.
De plus certaines régions manquent de cette énergie. L’eau, mais aussi l’énergie, sont des
ressources capitales pour l’amélioration des conditions de vie, le Forum Mondial de l’Eau à
Istanbul en Mars dernier, l’a rappelé. On peut même affirmer que "Eau-Energie-Alimentation"
sont les 3 piliers indispensables pour un futur développement.
Les sources d’énergie sont nombreuses. L’électricité nous semble une source évidente.
N’oublions pas que 2 milliards d’habitants vivent éloignés d’un réseau électrique. D’autres
énergies que l’on qualifie de renouvelables, durables, propres, vertes, sont plus limitées mais sont
actuellement développées à des niveaux divers : solaire photovoltaïque, éolien, hydraulique,
géothermie, biocarburant…
Au cours de ce Séminaire, nous nous sommes limités aux Energies Renouvelables issues de
l’énergie solaire directement (photovoltaïque en fort potentiel de croissance) ou
indirectement (l’éolien déjà largement implanté).
Ce sont des énergies exploitées depuis très longtemps, mais qui bénéficient actuellement de tous
les progrès technologiques qu’ont amené la science et la technologie grâce aux travaux
remarquables des chercheurs et des ingénieurs.
Le succès du couplage "irrigation localisée – pompe solaire" a été largement publié. De même on
connait de nombreux exemples où l’électricité solaire ou éolienne est un des facteurs du
développement rural : pompage de l’eau, éducation à distance, éclairage, centres de santé
1
(réfrigération des remèdes et des vaccins)…. Ce type d’énergie a permis de freiner l’exode rural
en créant de l’activité économique locale.
Ce Séminaire, par les nombreux témoignages qu’ont apporté les conférenciers, veut ouvrir une
réflexion sur la possibilité de l’utilisation des énergie renouvelables., d’une part pour la
production d’eau potable, d’autre part pour le traitement des eaux usées. Est-ce possible pour les
petites, moyennes ou grandes installations ?
Dans ce cadre l’Agence Internationale de l’Energie (créée en 1974 par l’OCDE) a récemment
mis en place un groupe de réflexion sur ce thème, mais aucune publication n’a encore été
produite.
Tout ne sera pas dit en 3 jours ! D’autres sessions seront nécessaires pour aborder les nombreux
problèmes qui se posent : au niveau technique mais aussi dans la recherche des stratégies
efficaces de bonne gouvernance, en tenant compte des aspects socio-culturels, du contexte
environnemental, de l’éthique individuelle et collective, des aspirations légitimes des pays.
Pour les chercheurs et enseignants-chercheurs, il y a là, en liaison avec les industriels et les pays
concernés, des programmes pluridisciplinaires passionnants, regroupant énergie et eau.
Comme le disait Pasteur "il n’y a pas de science appliquée – il y a la science et les applications
de la science liées entre elles comme le fruit à l’arbre qui l’a porté". Il poursuivait "le savoir est
le patrimoine de l’humanité".
Tout cela se rattache à la mission fondamentale de l’UNESCO que nous essayons de mettre en
réalité, au-delà des mots, à travers cette Chaire UNESCO : "Contribuer au maintien de la paix et
de la sécurité, en resserrant, par l’éducation, par la science et la culture, la collaboration entre
les nations."
Comme l’on disait à propos de l’essor de Florence et des villes italiennes "ce qui fait l’homme,
c’est l’horizon" ; on pourrait dire : "Ce qui fait le développement, c’est l’action des hommes qui
dépassent le quotidien et osent préparer l’avenir" ; c’est l’un des buts de ces journées. Je
formulerai le souhait que cette réunion d’information par des mots, nous en fassions un avenir de
création par des actes avec le soutien et la confiance de vous tous.
2
ALLOCUTION DE BIENVENUE
Frédéric ROIG
C’est pour moi un très grand plaisir de vous accueillir aujourd’hui en France, à Montpellier,
dans cette ville méditerranéenne empreinte de culture et d’histoire.
Monsieur André Vezinhet, notre Président du Conseil général de l’Hérault, m’a demandé
d’introduire votre Séminaire en terre héraultaise par un message de bienvenue et d’amitié.
Il vous fait par de tout son intérêt pour le sujet abordé « Eau et Energies », au regard duquel sont
concernées aussi bien nos problématiques locales, que nos actions à l’international.
Le récent Forum Mondial de l’Eau, tenu à Istanbul au mois de mars dernier, et auquel il a
participé, l’a conforté dans sa vision prospective de l’importance vitale de l’accès à l’eau pour
tous, dont l’une des réponses concrètes pour les populations du monde sera, et ce encore plus
demain qu’aujourd’hui, garantie par une approche conjointe avec les énergies renouvelables.
C’est tout l’intérêt de ce Séminaire et je ne doute pas que vos travaux nous permettront à nous,
femmes et hommes politiques, d’avoir à notre disposition les outils technologiques les plus
performants, fiables et aux meilleurs coûts, pour impulser nos politiques publiques.
Ainsi Mesdames et Messieurs, vous comprendrez pourquoi lorsque le Professeur Louis Cot,
l’initiateur et la cheville ouvrière de cette manifestation, nous a proposé de parrainer et
d’accueillir cette manifestation sous le label de l’UNESCO, avec l’appui de l’Association
Verseau Développement, nous n’avons pas hésité !
En effet, il est important pour nous d’être à l’écoute et ouvert sur le Monde, et donc de savoir
matérialiser notre adhésion pour des opérations dont nous percevons la légitimité et dont
l’atteinte des objectifs assurera une contribution concrète au bien-être des populations et ce dans
un contexte de changement climatique.
Vous me permettrez de profiter de cette rencontre pour vous présenter brièvement notre
Collectivité Territoriale, ses enjeux territoriaux et ses missions locales et internationales.
Le Département de l'Hérault est une collectivité territoriale de proximité, dont la principale ville
est Montpellier; il est situé au sud de la France, dans la région Languedoc Roussillon. Le
département de l'Hérault couvre une superficie de 6000 Km2, pour une population d'un million
d'habitants. Le Département agit pour la protection de l'enfance, l'insertion, l'accompagnement
des personnes handicapées, l'autonomie des personnes âgées, le développement économique, la
construction des collèges et des routes, le logement, la préservation de la ressource en eau et des
espaces naturels, la culture, le sport et la jeunesse.
Trois axes spécifiques de notre politique publique sont concernés par votre Séminaire
international :
3
Le Domaine de l’eau
En relation avec sa compétence d'aménagement du territoire, le Département s'investit depuis
plus d'une vingtaine d'années dans une politique publique de l'eau volontariste, qu'il mène en
étroit partenariat avec les acteurs locaux, nationaux et internationaux. Nous intervenons plus
précisément dans les domaines suivants: gestion intégrée par bassin versant, assistance technique
et financière auprès des communes, acquisition et valorisation de la connaissance sur l'eau, lutte
contre les inondations et gestion des ouvrages hydrauliques, actions à l'international. Le budget
consacré à l'eau est d'environ 20 millions d'euros / an.
Sa protection constitue aujourd’hui l’un des axes forts de l’action engagée par notre Département
dans la bataille de l’eau.
A cet égard, « l’Or bleu constituera l’une des préoccupations majeures qui s’incarne dans
l’un des Huit Défis pour le triennat qui s’annonce ». Cf. M. André Vezinhet – Président du
Conseil général de l’Hérault.
La politique de l’eau est une action clairement affirmée par l’Assemblée Départementale.
Une autre spécificité de notre département est une croissance démographique forte (environ
1200 habitants supplémentaires par mois).
Enfin, les spécificités du climat méditerranéen engendrent des conditions hydrographiques
extrêmes : aux étiages sévères peuvent succéder des pluies excessives.
Ces particularités ont incité le Département à mettre en oeuvre des actions concrètes pour une
gestion durable des ressources en eau.
Afin de prévenir des risques possibles de pénurie de la ressource en eau, le Conseil général de
l'Hérault mène une politique de l'eau volontariste dont les axes principaux en matière de
maîtrise de la ressource sont :
- anticiper les évènements, connaître notre patrimoine eau, aider les collectivités, diversifier les
ressources.
L'eau, bien vital, est notre patrimoine commun. Il faut la protéger, l'économiser et assurer son
juste partage. Face à ces enjeux pour la population héraultaise, il paraît important de réaffirmer la
nécessité d'une gestion patrimoniale de la ressource et d'assurer les conditions d'une démarche
solidaire et cohérente entre tous les acteurs dans ces domaines.
Ainsi, le Conseil général a développé sur le thème de la ressource en eau un ensemble de
partenariats avec les collectivités, les organismes financiers et les acteurs institutionnels, les
Organismes de Recherche et les Associations. Ils se traduisent sous forme de contrats, de
conventions et de procédures concertées.
Engagé dans une démarche volontariste et visionnaire, le Conseil Général déploie sa politique de
l'eau sous des postures de maître d'ouvrage, d'animateur ou de partenaire.
Il est bien évident que pour répondre aux demandes sectorielles d'une manière pertinente et
durable, l'approche des problématiques doit, impérativement, être globale. Le Département a
ainsi adopté cette logique dans ses politiques publiques de l'eau, aussi bien locales qu’au travers
de :
sa participation dans des réseaux de partenaires internationaux
et de son action dans le cadre de la coopération européenne et internationale
Dans ce cadre, le Département intervient dans l’Arc Latin, participe aux programmes
communautaires Interreg III, intervient dans les programmes LIFE, est opérateur technique dans
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le cadre de la Coopération Décentralisée (Chili, Maroc, Tunisie), est partenaire du programme
Unesco HELP sur le fleuve Hérault …
à l’occasion du récent Forum Mondial de l’Eau d’Istanbul (mars 2009) pour lequel le Conseil
général a été sélectionné pour présenter sa politique de Coopération Décentralisée ( Maroc –
Chili – Colombie).
Notre plan d'actions nécessairement maîtrisable, progressif et partenarial est éclairé par :
- l'Agenda 21 départemental: participation citoyenne, pour une politique de l'eau décentralisée,
- le déploiement concret du projet territorial Hérault Avenir, sur trois territoires,
- le défi "Gagner la bataille de l'eau",
- le programme spécifique d’intervention pour « Economiser l’eau ».
Telles sont à notre avis les clés de la réussite, pour la maîtrise des usages de l’eau en tant
qu’enjeu stratégique local et international.
Enfin, en liaison avec le BRGM, une étude a été lancée dont les résultats en 2009 permettront
d’évaluer sur l’Hérault les ressources réelles et les contraintes d’utilisation de la géothermie.
Autre aspect, la Mission Bois Energie 34, créée à l’initiative du Département, dans le cadre d’un
partenariat avec l’ADEME et la Région, a permis de structurer la filière dans notre département
Le Département accompagne aussi l’élaboration des Zones de Développement de l’Eolien
(Z.D.E), outil local d’aménagement de l’éolien imposé par la loi et généralement porté par des
communautés de communes.
Enfin le Département participe, au côté des services de l’Etat, de l’Ademe et de la Région, à
l’élaboration d’une stratégie de développement des fermes photovoltaïques dans l’Hérault.
Les enjeux liés à l’énergie sont tels aujourd’hui au niveau mondial, que le Département ne
pouvait pas, à son échelle, ne pas être acteur.
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Le Domaine du développement économique et des entreprises
Si l’Aménagement Durable de notre territoire est l’un de nos objectifs majeurs, sa mise en œuvre
reste complexe dans un contexte de crise économique, de perte d’emplois et de précarité sociale.
Cela nous incite à être plus performant dans plusieurs secteurs phares du domaine économique :
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La qualité du programme avec les interventions des experts que j’y ai perçues, laissent augurer
de bons échanges et une haute valeur au bilan que vous ne manquerez pas de dresser et surtout de
diffuser largement.
Pour terminer je voudrais remercier tout particulièrement nos amis étrangers, qui ont fait ce long
déplacement à Montpellier.
Au cours de ces quelques jours, nous essayerons de leur témoigner toute notre amitiés et surtout
d’être à la hauteur de l’accueil fraternel qu’ils savent toujours nous procurer dans leur pays.
Mesdames et Messieurs les Organisateurs, Mesdames et Messieurs les Congressistes, bon travail
à tous, bon Séminaire et à très bientôt.
7
ENERGIE ET EAU :
VITALES POUR L’HOMME, PRIMORDIALES POUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE
François GUINOT
Académie des Technologies - Grand Palais des Champs Elysées - Avenue Franklin D. Roosevelt
- Porte C - 75008 Paris
E mail : [Link]@[Link]
Une fois encore, je réponds avec plaisir à l’aimable invitation du Prof. Louis Cot à participer à
une manifestation de la chaire UNESCO-SIMEV qu’il anime avec talent et passion.
Avec plaisir, parce que ses travaux s’inscrivent parfaitement dans le concept de développement
durable que nous défendons et qui se veut modèle de développement en rupture avec celui que
nous avons désiré jusqu’ici.
Avec plaisir, parce qu’ils s’intéressent à des problèmes pratiques et cruciaux, comme ceux de
l’accès à l’eau potable, à des systèmes d’assainissement, à des systèmes d’irrigation et aux
problèmes des énergies adaptées à de tels besoins.
Avec plaisir enfin, parce que la chaire SIMEV a intégré dès l’origine la multiplicité des acteurs
qui doivent nécessairement intervenir afin de trouver à ces problèmes des solutions convenables.
Le développement durable ne saurait être réduit à une mode écolo-bobo, fut elle très
« tendance ». Il exige d’une espèce humaine devenue hyperdominante qu’elle change ses
comportements.
Avec bientôt 9 milliards d’êtres humains, il n’existe plus un seul recoin, un seul écosystème sur
notre planète qui ne porte directement ou indirectement l’empreinte de l’homme.
Sinon, les conditions même de sa survie seraient remises en cause. Il ne s’agit pas de « sauver la
planète ». Elle a déjà vécu l’essentiel de son existence sans l’espèce humaine. Elle survivra à la
disparition de l’humanité. Il s’agit de bâtir avec elle et les autres espèces, une nouvelle relation,
de repenser un progrès qui assure à l’espèce humaine une autre destinée que son suicide par une
surconsommation, qui de toute façon, ne pourra jamais cristalliser ses aspirations profondes et
durables.
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Apres deux millions d’années consacrées à une émergence difficile, la toute fragile espèce
humaine avait atteint son premier million d’individu à l’ère néolithique.
C’est alors que pour la première fois, elle redéfinit ses relations avec la Nature. De nomade, elle
devient sédentaire. Le chasseur devient éleveur ; le cueilleur, agriculteur.
Par sa capacité d’invention, par l’outil qui démultiplie ses forces physiques, l’espèce a émergé et
entrepris sa domination sur les autres espèces végétales et animales.
Ère néolithique marquée par un florilège d’inventions : métier à tisser, polissage des roches, roue,
fours etc, et bientôt les premiers éléments de la métallurgie.
12000 ans plus tard, 7000 fois plus nombreuse, démultipliant de manière phénoménale ses
capacités cérébrales collectives par les technologies, l’espèce humaine prend conscience des
dangers engendrés par sa puissance, par sa domination et la manière dont elle l’exerce.
Chaque organisme vivant, vous le savez, construit sa niche écologique. Il imprime des
transformations à son environnement et, réciproquement, il s’adapte aux pressions qu’exerce sur
lui cet environnement modifié. Ces interactions nouvelles provoquent des effets bénéfiques ou
néfastes.
Parce que la symbiose se définit comme « l’association durable d’espèces différentes, avec
bénéfice mutuel ». Parce qu’elle est l’un des comportements les plus répandus, les plus naturels.
Ainsi la symbiose apparaît elle comme la vision la plus achevée du développement durable.
Déjà DARWIN remarquait que le trèfle rouge n’est pollinisé que par les bourdons, les abeilles
étant incapables d’atteindre le nectar. « Nous pouvons donc considérer comme très probable que
si le genre bourdon venait à disparaître ou devenait rare en Angleterre, le trèfle rouge deviendrait
aussi rare ou disparaîtrait complètement. » Et le nombre de bourdons dépend du nombre des
mulots qui détruisent leurs nids et leurs réserves de miel. Mais le nombre de mulots dépend de
celui des chats.
DARWIN en tire la conclusion que la présence d’un chat puisse dans une certaine zone
déterminer l’abondance de ces plantes en raison de l’interaction entre chat, souris et bourdons.
Nous prenons depuis peu conscience que chacun de nous porte en lui et sur lui dix fois plus de
cellules bactériennes qu’il n’a de cellules humaines. Ces milliards de micro-organismes vivent en
symbiose avec nous, en particulier dans nos fonctions digestives. Les gènes de ces cellules
codent pour 100 fois plus de protéines que ceux du génome humain. Le réductionnisme de ceux
qui pensaient tout expliquer par ce génome risque d’apparaître assez vite très outrancier.
La biodiversité dans laquelle certains, dans un réflexe prédateur dépassé, ne voyaient que la
source de produits exploitables est avant tout l’expression de la complexité des équilibres subtils
9
de la vie. Sa valeur est symbiotique, bien plus que marchande. Un manque dans une cascade
d’interventions, la disparition d’un maillon dans une de ses chaînes peut perturber un cycle
naturel.
Entrer dans l’ère symbiotique suppose une approche de la complexité dont la maîtrise viendra de
nouvelles avancées scientifiques et technologiques.
Cependant, valeur symbiotique et valeur marchande ne devraient plus s’opposer et ce sera l’un
des objectifs du développement durable de les réconcilier, en intégrant dans l’économie les
externalités négatives que l’on refusait de voir et les externalités positives que l’on découvrira de
mieux en mieux.
Les insectes pollinisateurs – je reprends cet exemple – sont des ouvriers de la biodiversité.
Les abeilles en plus de leur importance dans le maintien de la biodiversité de la flore sauvage,
jouent un rôle essentiel dans les productions agricoles alimentaires. Il vient pour la première fois
d’être chiffré à plus de 150 milliards d’euros annuels.
Le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles est bien plus qu’un problème économique.
L’espèce humaine porte sans aucun doute une responsabilité dans ce syndrome (transhumance
des ruches, mondialisation de microorganismes ou d’acariens comme le VERROA,
mondialisation du commerce des reines, abus de pesticides, nourriture artificielle des abeilles,
insémination artificielle des reines, …).
Les abeilles ont besoin de fleurs (nectar et pollen). Les fleurs ont besoin des abeilles
(pollinisation). La nature et l’homme ont besoin de fleurs fécondées (productions agricoles, miel,
biodiversité).
Désormais les abeilles ont besoin des hommes sans lesquels elles ne peuvent survivre. Bel
exemple de symbiose. A suivre, car si cette symbiose à trois, abeille – fleur – homme, s’impose,
c’est uniquement à cause de l’hyperdomination de l’espèce humaine. Auparavant la symbiose
abeille – fleur fonctionnait sans l’implication de l’homme pour la soutenir. La co-évolution
harmonieuse homme – abeille est devenue une nécessité. Elle relève désormais de la
responsabilité de l’homme. La symbiose comme nécessité, comme intérêt, comme responsabilité
de l’espèce humaine, dessine un avenir possible, et participe de la refondation du Progrès.
Ce chemin vers la symbiose, il ne suffit pas de le rêver. Il faut l’organiser en partant de réalités,
dans lesquelles s’inscrit si justement votre séminaire international et de manière générale les
actions de la chaire UNESCO-SIMEV.
J’évoquerai trois de ces réalités, la démographie, la consommation d’énergie, la consommation
d’eau et leur évolution d’ici à 2050.
La démographie. 2 millions d’années avaient été nécessaires pour que l’humanité parvienne à son
premier million d’individus. 12000 ans auront suffi pour passer de ce million au premier milliard
en 1800.
En 1900 : 1,6 milliards. En 1950 : 2,6. En 2000 : 6,1. En 2050 9,2.
Les hommes de ma génération auront vécu ce phénomène inouï d’un triplement du nombre des
humains !
Actuellement, nous vivons un phénomène doublement inédit : notre espèce s’accroît au rythme
jamais connu antérieurement d’un milliard tous les quinze ans et dans le même temps, et pour la
première fois, la génération suivante ne remplacera pas la précédente.
Ce phénomène paradoxal en apparence tient à l’allongement de la durée de la vie. Il recouvre des
situations très différentes selon les pays, en fonction de leur pyramide des ages.
D’ici à 2050 :
les pays industrialisés d’aujourd’hui resteraient aux environs de 1 à 1,2 milliards.
Amérique latine et Moyen Orient regrouperaient 2 milliards environ
Les chinois seraient 1,5 milliard, alors que le reste de l’Asie de l’Est et du Sud Est
rassemblerait 500 millions de personnes.
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L’Afrique verrait sa population doubler de 800 millions à 1,7 – 1,8 milliard. Par exemple,
l’Ouganda – 6 fois plus petit que le Japon en 1990 – serait au même niveau, à 100
millions, en 2050 !
Les indiens seraient 1,6 milliard ; les pakistanais 300 millions dans un sous continent
indien de 2,5 millions d’habitants.
Ces chiffres annoncent par eux même des évolutions géopolitiques troublantes. Ils montrent que
95% de la croissance de l’espèce humaine viendra des pays aujourd’hui les plus pauvres.
Ils ne disent cependant pas un autre grand mouvement en cours : en 2008, pour la première fois
dans l’histoire de l’humanité, le nombre des urbains a rattrapé celui des ruraux.
Au point qu’en 2030, 5,3 milliards d’êtres humains seront dans les villes, soit 60% de la
population mondiale. 4 de ces 5 milliards vivront dans des concentrations urbaines de PVD.
Déjà, 5 des 7 villes de plus de 15 millions d’habitants se trouvent dans le tiers-monde.
Réfléchissons – nous qui sommes si enclins à porter des jugements sans appel – aux difficultés
de la gestion de telles migrations historiques : 300 millions de ruraux chinois, 250 millions
d’indiens des campagnes deviendront citadins dans les 20 ans à venir.
Avons-nous, par exemple, conscience qu’une ville comme DEHLI s’est accrue – chaque année
de puis vingt cinq ans – de 350 000 habitants ?
Ce mouvement fait dire que « l’avenir de la multitude des miséreux n’est plus celui des villages à
l’écart de tout, mais celui des bidonvilles poussiéreux des grandes mégapoles du Sud ».
Ainsi se dessinent peut être des orientations additionnelles pour la chaire SIMEV.
Non seulement tournées vers des groupes humains isolés mais aussi vers ces agglomérations à la
croissance chaotique, sans infrastructures générales.
Le niveau de 4 tep/h/an est reconnu comme l’optimum tant pour ce qui concerne la réduction de
la mortalité infantile que la capacité de développement.
Ces chiffres ne sont que le reflet d’autres réalités : 57 voitures pour 100 habitants aux Etats-
Unis ; 45 en Europe ; 2 en Chine ; 1 en Inde. 50 ordinateurs en Europe, 3 en Chine, …
D’ici à 2030, la Chine se dotera d’une puissance supplémentaire de 1300 gigawatt, à peu de
chose près équivalente à la puissance installée aux Etats-Unis aujourd’hui. L’Inde investira dans
400 mégawatt supplémentaires, puissance à peu près identique à la puissance installée
additionnée du Japon, de la Corée et de l’Australie…
11
1,5 milliards d’êtres humains, essentiellement en Afrique et en Asie du Sud, n’ont aucun accès à
l’électricité.
Le recours au bois, au fumier, aux résidus agricoles, à un mauvais charbon pour se chauffer et
cuisiner entrave leur capacité de développement et fragilisent leur santé. Au-delà des problèmes
humains immédiats que provoque cette situation, elle entraîne des conséquences sur la
désertification, l’épuisement des sols, les émissions de GES, conséquences qui concernent
évidement l’ensemble de l’humanité.
En bref, et en dehors de toute considération morale, du seul point de vue de l’intérêt commun de
l’espèce, la persistance de la misère chez d’énormes masses humaines ou l’alignement d’autres
masses humaines sur nos « standards de vie » actuels sont également inacceptables. Et nos
standards de vie doivent changer.
Le « trop peu » comme le « toujours plus » condamnent le modèle actuel.
Le bois, le fumier, les résidus agricoles sont des énergies renouvelables. Mais la pression
démographique provoque une surexploitation qui en détruit le caractère renouvelable et entraîne
de fâcheuses conséquences : le temps perdu, la fatigue, la déscolarisation - surtout des filles –
due à la recherche de bois (et de l’eau), en plus de la désertification, de l’appauvrissement des
sols, etc…
Les galettes de poudre de charbon, compactées avec de l’argile, si répandues encore en Chine ont
des effets désastreux sur les émissions de GES et de particules, et sur la santé.
Rendre plus propres les centrales thermiques au charbon, séquestrer le CO2 qu’elles émettent,
développer l’énergie nucléaire et le potentiel hydroélectrique (Chine-Afrique) : tout ceci relève
de grands investissements, de grandes infrastructures, de grands problèmes que la chair SIMEV
ne prétend pas aborder.
Il en va, bien entendu tout autrement des technologies solaires et éoliennes que vous allez
travailler durant ces trois jours.
Elles autorisent des degrés de complexité très divers. Elles s’adaptent à une habitation isolée ou à
de petites communautés, à un usage très localisé ou à de petits réseaux.
Elles ont évidemment un grand avenir, associées souvent aux problèmes d’accès à l’eau, de sa
purification ou de l’irrigation.
La consommation d’eau.
Voilà encore une ressource renouvelable, abondante sur la planète ; si l’on met à part de rares
aquifères fossiles comme l’immense aquifère saharien exploité sans retenue par la Libye.
Mais sa de distribution géographique et temporelle limite les avantages de son caractère
renouvelable.
23 pays disposent des 2/3 des ressources mondiales en eau ; 10 pays disposent de 50%
1100 millions d’hommes n’ont pas un accès suffisant à l’eau potable : un tiers en Afrique
noire, une moitié en Asie du Sud et de l’Est
dans une vingtaine de pays – dont 10 en Afrique subsaharienne – la majorité de la
population connaît cette situation
2500 millions d’hommes n’ont pas d’installations sanitaires décentes
12
les maladies hydriques sont la première cause de mortalité au monde et entraînent
directement ou indirectement 25 000 morts par jour
la Chine avec 21% de la population mondiale ne dispose que de 7% des ressources en
eau. Deux sur trois des 600 premières villes chinoises manquent d’eau
le réchauffement climatique, tel que modélisé par le GIEC, s’accompagnerait d’une
pluviométrie accrue ; malheureusement pas mieux distribuée : il pleuvrait plus sur les
pays déjà abondamment arrosés et moins sur les pays secs. La distribution de la
démographie accentuerait le problème puisque deux tiers des humains vivent dans des
régions qui reçoivent le quart des pluies annuelles.
Le problème n’est pas théorique. Vous avez sans doute observé que des pays comme la Chine ou
l’Arabie Saoudite achètent actuellement des milliers d’hectares de terres agricoles en dehors de
leurs frontières…
Combien d’eau gaspillée aujourd’hui ? Combien d’eau potable utilisée dans des usages qui se
contenteraient d’autres qualités ?
Des travaux montrent que, pour le pourtour du bassin méditerranéen, 25% de la ressource soit 70
km3 sur les 280 km3 de consommation totale pourrait être économisée.
Ici, 64% de la ressource vont à l’agriculture : 45% au Nord du bassin – 82% au Sud et à l’Est.
Au vu de tous ces chiffres, la vision optimiste consiste à dire : les technologies existent qui
devraient permettre, par une meilleure gestion de la ressource, de faire face à la croissance de la
demande.
La vision réaliste consiste à affirmer : les technologies se sont rien, en dehors d’un contexte
culturel et socio-économique qui autorise leur mise en œuvre. C’est une autre manière de dire
que nature, culture et technologies sont indissociables.
13
Les conditions naturelles que l’on rencontre en une région donnée, au sein d’un groupe humain
donné, déterminent avec leur culture, les conditions socio-économiques qui rendent ou non,
opératoire et acceptable toute nouvelle technologie.
Il y a quelques semaines, j’ai visité les universités d’Israël. J’ai vu dans le désert les technologies
les plus avancées en matière d’énergie solaire, de traitement des eaux, d’irrigation. Dans
l’entretien qu’il nous a accordé à la Présidence à l’issue de cette mission, SHIMON PERES a eu
cette phrase : « notre agriculture aujourd’hui est faite de 5% de terre et d’eau, et de 95% de
science, de technologie et de formation ».
En l’écoutant, j’avais en mémoire une discussion avec Mme Ben KHADRA, Ministre de
l’énergie, de l’eau, des mines et de l’environnement du Royaume du Maroc. Elle disait son
inquiétude sur les disponibilités en eau du Sud Marocain ; les puits à plus de 300m, fragilisés par
la surexploitation, les intrusions salines ; elle disait les conflits d’usage. Elle insistait sur le
gaspillage provoqué par les méthodes ancestrales d’irrigation. Comment introduire des
technologies économes de la ressource ? Combien de temps, quelles formations pour y parvenir ?
J’avais aussi en mémoire les problèmes rencontrés par le gouvernement chinois dans le Nord-Est.
Le choix entre un vaste programme de formation des paysans à de nouvelles technologies
d’irrigation et l’apport d’eau par des transferts massifs sur des centaines de kilomètres a fait
l’objet d’un arbitrage. Les transferts sur longue distance ont été retenus. Les chinois craignaient
de n’avoir pas le temps de réaliser les formations nécessaires avant de rencontrer de grands
problèmes de ressources alimentaires.
On touche là à une seconde déconnexion. A côté de celle qui fait des technologies un facteur
d’évolution non darwinien imposé par l’homme aux évolutions darwiniennes des autres espèces,
la différence – qui s’aggrave – entre la constante de temps rapide de l’évolution des technologies
et celle, beaucoup plus lente, des comportements humains est un grave problème de notre temps.
Elle marque – différemment certes, mais fortement – pays développés et pays en voie de
développement.
Cela justifie pleinement à mes yeux la présence de l’UNESCO dans la chaire qui promeut les
technologies membranaires.
Les greffes ne prennent pas entre des tissus incompatibles. Des environnements culturels et
socio-économiques très différents ne peuvent accepter des greffes de technologies par transfert
de l’un vers l’autre. C’est bien un concept de co-développement qu’il convient d’approfondir.
Cessons de parler des autres, de ce qui devrait leur convenir. Parlons plutôt avec les autres et
mettons ensemble les expériences des uns et des autres pour définir ce co-développement.
C’est aussi ce que tente la chaire UNESCO SIMEV et je vois avec plaisir combien des
entreprises s’engagent auprès d’elle dans ce concept de co-développement.
14
Oui, il me semble qu’il y a là quelque chose à approfondir. Scientifiques, technologues,
sociologues, ethno psychologues, économistes, managers, doivent y travailler ensemble.
L’Académie des technologies – la plus jeune des grandes académies nationales – a été, aux côtés
de l’Académie des Sciences, fondatrice du Groupement inter académique pour le Développement
(GID).
Dans ce groupement, l’Académie des technologies a pris la responsabilité des domaines liés à
l’énergie et à l’eau. L’Afrique est le lieu privilégié de ses actions. Ce qu’a fait la chaire
UNESCO-SIMEV avec les pays africains de l’Ouest, le réseau qui a été formé, animé par notre
ami le Prof. DIAWARA est pour nous un bon exemple à suivre. Les actions concrètes qui en
résultent, comme la création d’un pilote de défluoration de l’eau au Sénégal avec le soutien de
l’AIRD et de la société PALL, sont pour nous un modèle à imiter.
De même le GID a été le premier à organiser au sein de l’Union pour la Méditerranée les
premières réunions scientifiques et technologiques de 17 pays en juin 2008. L’Académie des
sciences a créé le réseau PARMENIDES pour rassembler les scientifiques. J’ambitionne de créer
le réseau TECHMED (technologies pour les méditerranéens). Déjà l’Egypte, la Tunisie, Israël, le
Maroc, l’Espagne ont marqué leur accord de principe.
J’invite la Chaire SIMEV, j’invite l’UNESCO, j’invite tous ceux qui, ici, seraient intéressés à se
joindre à nous.
Le GID est ouvert (l’Académie des sciences et des technologies du Sénégal, l’Académie Hassan
II des sciences et des technologies du Maroc, … en font partie). Et la notion de méditerranée est
large.
Vous qui, avec la chaire SIMEV, faites vivre le concept de co-développement, soyez sûrs que
vous serez les bienvenus dans ce mouvement.
15
ENERGIE SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE : ASPECTS
FONDAMENTAUX,
SITUATION ACTUELLE, ET PERSPECTIVES DANS LE CADRE DE LA
PROBLEMATIQUE DE L'EAU
Pierre SAINT-GREGOIRE
Université de Nîmes, Département Sciences et Art
30021 NÎMES cedex 01
E mail : [Link]-gregoire@[Link] ; stgreg@[Link]
et
Institut Charles Gerhardt, 34095 MONTPELLIER cedex 05
Après une introduction historique, nous présentons les semiconducteurs pour rappeler
le principe de fonctionnement des dispositifs photovoltaïques. Nous passons ensuite
en revue les grandes étapes des origines à nos jours, en nous attardant sur les
réalisations pratiques et leurs caractéristiques principales, que ce soit pour les
installations diffuses isolées, pour celles connectées au réseau, ou pour les
installations plus importantes, comme les centrales solaires photovoltaïques.
Pour montrer l'évolution des idées dans ce domaine et introduire les perspectives,
nous distinguons les cellules solaires de première, deuxième, et troisième génération.
Dans chaque cas, nous présentons non seulement les grandes lignes des aspects
scientifiques, mais aussi les tendances aux niveaux économique, technologique, et
productique.
Enfin, nous discutons de la pertinence de l'utilisation d'installations photovoltaïques
comme source d'énergie dans le cadre de la problématique de l'eau.
En conclusion, nous situons les systèmes photovoltaïques des diverses générations
dans le cadre des autres sources possibles d'énergie renouvelable, en insistant sur la
nécessité d'analyser la réalité du terrain avec une pluralité d'approches.
Historique
Pour introduire l'effet photovoltaïque, il est nécessaire de remonter jusqu'à la découverte de l'effet
photoélectrique, faite en 1839 par Becquerel [1]. Ce dernier avait alors observé une influence de
la lumière sur le courant électrique, dans des dispositifs comprenant électrodes et électrolyte :
lorsque de la lumière d'une fréquence convenable éclaire une des deux électrodes, le courant en
est modifié. Plus tard, ce sont les travaux de Hertz [2] qui font progresser les connaissances dans
ce domaine. On sait que ce dernier avait concentré ses travaux sur les ondes électromagnétiques,
prédites plus tôt par Maxwell, et avait mis en évidence ces dernières, en montrant l'analogie de
leur comportement avec la lumière. En étudiant l'influence d'un faisceau lumineux sur une plaque
de zinc chargée électriquement, Hertz s'est également aperçu que la plaque se déchargeait si la
fréquence de la lumière était suffisamment élevée (dans le domaine de l'ultraviolet (UV) ) :
connecté à un électromètre à feuilles d'or (on mesure la charge à partir de l'angle entre les deux
feuilles, dû à la répulsion électrostatique découlant de la loi de Coulomb), on observe la
diminution immédiate sous éclairement UV, de l'angle entre les deux feuilles, et la décharge
totale dans un laps de temps qui dépend de l'intensité du rayonnement.
Si les travaux de Hertz ont remarquablement confirmé toutes les prédictions découlant des
équations de Maxwell en ce qui concerne les propriétés des ondes électromagnétiques, ils ont,
dans le domaine photoélectrique, montré les limitations de la théorie dite classique de
16
l'électromagnétisme : l'existence d'un seuil en fréquence dans l'effet photoélectrique, ne peut en
aucun cas être expliqué par les équations établies par Maxwell pour décrire les phénomènes
électromagnétiques.
Plus tard, après la découverte de l'électron par J.J. Thomson, Hertz et Hallwachs, puis Lenard,
reprennent les travaux sur l'effet photoélectrique [3]. Lenard propose alors une explication, en
terme d'émission d'électrons par la cathode, sous l'effet des rayons lumineux. Parallèlement, le
dispositif expérimental utilisé pour étudier l'effet photoélectrique, était devenu plus sophistiqué :
la cathode était placée dans une ampoule fermée par une fenêtre de silice (pour laisser passer le
rayonnement UV) dans laquelle régnait un vide primaire, et les électrons émis étaient récupérés
par un collecteur, objet métallique concave situé en avant de la cathode. Il était possible dans ce
dispositif, de faire varier la tension entre cathode et collecteur, entre des valeurs négatives et des
valeurs positives. Avec ce dispositif, Lenard a pu mesurer en 1902 avec une bonne précision le
rapport e/m entre la charge et la masse de l'électron, et surtout mettre en évidence les propriétés
fondamentales de l'effet photoélectrique, qui ont eu une importance cruciale par la suite dans
l'explication apportée par A. Einstein en 1905 [4]. Millikan reprendra l'expérience en 1914.
Les nouvelles études confirment qu'il ne se passe rien en dessous d'une fréquence seuil de la
lumière éclairant la cathode. Au dessus de la fréquence seuil (qui dépend de la nature du métal
composant la cathode), on observe que si le collecteur est porté à un potentiel électrique positif, il
apparaît un phénomène de saturation dans le courant : l'explication en est naturellement que tous
les électrons émis par la cathode sous l'effet de l'éclairement, sont récupérés au niveau du
collecteur si le potentiel du collecteur (qui attire ici les électrons) est suffisant. Si le potentiel V
est répulsif (polarité inversée), on observe que le courant s'annule pour une valeur précise V
a
appelée potentiel d'arrêt ; l'interprétation en est que les électrons ont alors perdu toute leur
énergie cinétique avant d'atteindre le collecteur, et (eV ) correspond ainsi précisément à l'énergie
a
cinétique des électrons à leur sortie de la cathode. Or la loi montrant la dépendance de cette
quantité (ou tout simplement de V ) en fonction de la fréquence n de la lumière, est linéaire et la
a
droite V = f(n) coupe l'axe des abscisses en n : l'énergie cinétique des électrons est donc
a o
proportionnelle à (n- n ).
o
Les propriétés observées, à savoir que l'illumination n'a aucun effet en dessous de la fréquence
seuil n quelle que soit l'intensité de la lumière incidente, soulignait un point que l'approche
o
classique de l'électromagnétisme de Maxwell ne pouvait prendre en compte. C'est Einstein qui
eut l'idée d'appliquer à l'effet photoélectrique une formule que Planck avait utilisée pour rendre
compte du spectre d'émission du corps noir (à savoir E = hn où h est la constante de Planck –
o
h § 6,62 x 10 dans le système MKSA) : il venait de confirmer que les échanges d'énergie entre
-34
lumière et matière ne pouvaient se faire de façon continue, mais par quantités infractionnables,
les « quanta » hn, appelés photons.
De Becquerel à Einstein en passant par Hertz, Thomson, Lenard, Planck, l'effet photoélectrique
s'est situé à la charnière entre la physique classique et la physique moderne, et a largement
contribué à l'avènement de la mécanique quantique. En effet, l'idée que la lumière, dont la nature
ondulatoire ne pouvait être contestée dans nombre d'expériences, possédait aussi une nature
corpusculaire, a été suivie de la réciproque, à savoir que des particules pouvaient avoir un
comportement ondulatoire. C'est ce que fit Louis de Broglie en associant une onde aux électrons,
appelée onde de de Broglie, dont il montra que la longueur d'onde devait prendre la valeur h/mv
(m et v étant respectivement la masse et la vitesse de l'électron). Ceci permit de comprendre les
formules empiriques de Bohr concernant l'atome d'hydrogène, et surtout, de proposer l'équation
de base de la mécanique quantique, l'équation de Schrödinger.
17
Matériaux semiconducteurs, et effet photovoltaïque
L'effet photovoltaïque dont il est question ici, se produit dans des matériaux dits semiconducteurs
[5],[6],[7], mis en évidence par Faraday en 1833, qui observe qu'il existe une catégorie de
matériaux dont la conductivité est plus faible que celle des métaux, et dont le comportement
thermique est différent : à l'inverse des conducteurs, la conductivité des semiconducteurs
augmente avec la température.
Par la suite, il fallut attendre les travaux de Wilson en 1931, qui, dans le cadre de la mécanique
quantique, jeta les bases de la théorie des semiconducteurs : il montra que l'énergie des électrons
dans ces matériaux ne peut varier de façon continue, mais doit avoir une valeur comprise dans
des limites permises (« les bandes d'énergie ») ; il existe ainsi des valeurs inaccessibles (« les
bandes interdites »), entre la bande de valence et la bande de conduction qui sont séparées par un
« gap » énergétique de l'ordre de 1 à 3 eV dans les semiconducteurs usuels. Les isolants sont
caractérisés par le fait que le gap y est supérieur à cette dernière valeur (typiquement autour de 9
eV), alors que les bandes de valence et de conduction se recouvrent dans les conducteurs.
Dans les semiconducteurs, un électron, qui sous l'effet d'une excitation passe de la bande de
valence à la bande de conduction, laisse dans cette dernière un défaut de charge, qui peut être
décrit comme une charge positive : le trou. Dans les semiconducteurs, la conduction implique
ainsi les électrons et les trous.
Le développement scientifique et technique sur les semiconducteurs après ces travaux se fait
ensuite de façon intense et rapide. En 1948, on découvre l'effet transistor, puis on produit les
premières cellules solaires « photovoltaïques » en 1954, cellules qui sont ensuite perfectionnées
principalement dans le cadre de la conquête spatiale.
Pour en comprendre le fonctionnement [8], rappelons les résultats des travaux sur l'effet
photoélectrique : dans le semiconducteur, il est possible de communiquer, à partir de lumière,
une énergie aux électrons de la bande de valence. Pour que l'électron passe de la bande de
valence à la bande de conduction, il est nécessaire que le photon incident ait une énergie hn
supérieure au « gap », à la différence d'énergie au sein de la bande interdite du matériau.
Cependant, l'électron ainsi passé dans la bande de conduction n'en devient pas pour autant
« utilisable » ; il est en effet encore indispensable de l'empêcher de se recombiner avec un trou, et
d'orienter sa trajectoire au sein du matériau. Cela se fait en créant un champ électrique E, qui
déplacera électrons et trous dans des directions opposées du fait de la loi de Coulomb f = q E (f
est la force qui s'applique à la charge électrique q du fait du champ électrique E), et du signe de
la charge qui est contraire pour les électrons et les trous. De ce fait, il apparaîtra ainsi une
différence de tension entre les deux faces du semiconducteur qui sont perpendiculaires au champ.
S'il est possible de créer un champ interne, c'est en raison d'une propriété très importante pour les
applications, dont jouissent les semiconducteurs, à savoir le dopage, qui consiste à introduire un
certain type d'impureté. Un semiconducteur « dopé N » contiendra plus d'électrons libres
(charges négatives) que s'il n'est pas dopé, alors que l'on aura moins d'électrons libres que dans le
semiconducteur pur dans le cas d'un « dopage P ». En dopant différemment deux zones, on
réalise ce que l'on appelle une « jonction P-N » (qui est une diode semiconductrice) qui est
caractérisée par l'existence du champ électrique interne recherché : les cellules solaires dites de
première génération, fonctionnent sur ce principe. Pour comprendre la nature fondamentale du
phénomène, on peut se représenter la situation en partant de la création de cette jonction P-N.
Initialement, les électrons libres de la zone dopée N, attirés par les trous (charges positives) de la
zone dopée P, entrent dans cette dernière et se recombinent avec les trous. Ils laissent ainsi des
18
trous dans la zone N, et il en résulte une charge positive dans la région dopée N au voisinage de
la jonction. Cette zone, appelée « zone de charge d'espace » (ZCE) est le siège d'un champ
électrique dirigé de la zone N vers la zone P (puisque dans la ZCE, les charges positives sont
situées du côté dopé N). Du fait de ce champ électrique, les électrons subissent une force qui les
fait passer de la zone dopée P vers la zone dopée N alors que les trous subissent une force dans la
direction opposée.
Dans le cas du silicium Si qui reste encore de nos jours le matériau majoritairement utilisé
(cependant dans l'espace, les cellules sont souvent à base d'AsGa en raison de meilleures
propriétés mécaniques et d'une meilleure résistance aux irradiations), le dopage N se fait en
introduisant des impuretés de Phospore, chaque atome de phosphore P libérant un électron au
sein du matériau, alors que le dopage P se fait par l'introduction d'un atome de Bore B auquel il
manque un électron comparativement au Silicium pur.
La structure des premières cellules solaires comprend ainsi une couche de Si dopée N, orientée
vers la source de lumière, d'une épaisseur de 1 à 2 mm, reposant sur un substrat de Si dopé P. Les
paires électron-trou sont engendrées par effet photoélectrique dans la cellule, les électrons étant
ensuite accélérées par le champ électrique interne vers la zone N (« pôle négatif ») alors que les
trous le sont vers la zone P (« pôle positif ») ; le circuit peut être fermé extérieurement sur une
charge : il est pour cela indispensable de déposer un contact métallique sur la face inférieure (non
exposée à la lumière, ce contact peut être opaque), alors que la face supérieure est recouverte
d'une grille métallique pour collecter les charges. Pour maximiser les propriétés de la cellule, une
couche anti-réflexion peut être déposée sur la face supérieure et la ZCE peut avoir une géométrie
non planaire. L'épaisseur totale de la cellule doit être optimisée, en particulier du fait qu'une trop
grande épaisseur amènerait à une trop grande probabilité de recombinaison électron-trou ; elle est
de quelques dizièmes de mm, environ 0,3 mm. Les cellules ainsi constituées sont assemblées dans
des panneaux, recouverts d'un revêtement protecteur.
Les premières cellules de ce type avaient un rendement – que nous définirons plus loin - de
l'ordre de 4 %. Actuellement, le rendement est bien plus élevé, en raison des améliorations qui
ont peu à peu été apportées à divers niveaux, et notamment à celui du matériau lui-même : on
utilise le silicium sous forme amorphe, polycristalline, ou monocristalline, et la couche
supérieure peut avoir une structure rugueuse de façon à pouvoir emprisonner le plus possible le
rayonnement lumineux.
Les cellules sont caractérisées, sous éclairement, par les courbes « courant - tension » I – U au
niveau du circuit extérieur : arbitrairement, le courant I y est porté en ordonnée, et la tension U
en abscisse. Les courbes ainsi obtenues présentent une partie plate, où le courant ne dépend pas
de la tension, et au delà d'une tension de l'ordre de 0,4 V, I diminue pour s'annuler rapidement.
La puissance étant définie comme le produit U.I, nous voyons qu'elle varie suivant le point
considéré sur la courbe I – U : il existe un point sur lequel cette quantité est maximale et atteint la
valeur Pmax ; le rendement h est défini comme le rapport entre Pmax et la puissance lumineuse
incidente. Etant donné que les caractéristiques des cellules dépendent de la longueur d'onde de la
lumière incidente, il est intéressant, puisqu'il s'agit de convertir de la lumière d'origine solaire en
électricité, de se rapporter dans les données, à une source ayant les mêmes caractéristiques
spectrales que le rayonnement solaire, et éventuellement la même puissance par unité de surface.
En dehors et à la limite de l'atmosphère terrestre, la puissance de la radiation solaire, appelée
constante solaire notée Do, est d'environ 1353 W/m2. Naturellement, en traversant l'atmosphère,
cette radiation est affaiblie en raison de divers facteurs (absorptions et diffusions). On trouve
pour définir quelques conditions spécifiques d'éclairement, les notations AM0, AM 1 ou AM 1.5.
19
AM est l'abréviation pour Atmospheric Mass, et le nombre quantifie l'épaisseur d'atmosphère
traversée. Ainsi AM0 correspond à la radiation extraterrestre, applicable aux satellites en orbite
autour de la Terre, AM1 à une incidence verticale de la lumière solaire au niveau du sol et à
l'équateur, et AM1.5 à un rayonnement solaire ayant traversé une épaisseur atmosphérique égale à
1,5 fois la distance du cas précédent (AM1) ; cela correspond à une position du Soleil à 41,8 ° au
dessus de l'horizon.
Dans la terminologie des panneaux solaires photovoltaïques, on trouve aussi pour la puissance,
les termes « Watt peak » W ou « Watt crète » W : l'un est issu du vocabulaire anglosaxon, le
p c
second est sa traduction en français. Il s'agit en fait de la puissance maximale que peut donner un
panneau photovoltaïque sous un éclairement solaire maximal. Naturellement, un panneau solaire
de 100 W fournira une puissance moyenne d'autant plus faible qu'il sera installé dans une zone à
c
faible irradiation solaire ; il faut pour estimer sa production journalière ou annuelle moyenne,
multiplier cette puissance nominale par un coefficient qui caractérise l'ensoleillement et dépend
donc de la localisation du panneau.
Depuis la découverte des semiconducteurs et la mise au point des premières cellules solaires, de
grands progrès ont été réalisés. On distingue actuellement plusieurs générations de cellules
solaires [9] : la première concerne les cellules classiques, telles qu'elles sont décrites ci-dessus :
basées sur une jonction P – N, elles ont pu être améliorées en optimisant le matériau, sa
géométrie, et en minimisant les pertes par exemple par réflexion.
Ces cellules ont pu atteindre des rendements optimaux grâce à l'emploi de couches anti-
réfléchissantes, ou en structurant la surface supérieure du semiconducteur de façon à optimiser la
lumière effectivement impliquée dans l'effet photoélectrique.
Pour ces cellules, on estime que 70 % du coût provient du matériau semiconducteur, ce qui les
laisse largement dépendantes du marché du silicium, dont on sait que le cours a présenté de
grandes variations dans ces dernières années. Actuellement, le prix des cellules de première
génération se situe en dessous de 5 $ / W .
c
Le coût actuel ne permet cependant pas un développement spontané, basé sur les lois du marché,
du photovoltaïque pour la production d'électricité : aussi en France, le tarif de rachat d'électricité
solaire photovoltaïque est – il fixé à 55 c€ / kWh pour des panneaux solaires intégrés aux
constructions, alors qu'il est de 30 c€ / kWh si les panneaux sont au sol. Avec de tels tarifs de
rachat, pourtant largement supérieurs aux tarifs que pratique EDF à la vente, le retour sur
investissement est de l'ordre de 10 ans, au delà desquels la production continue à être achetée à
tarif préférentiel pendant la dizaine d'années restante, ce qui est cohérent avec la durée de vie des
panneaux, ces derniers étant la plupart du temps garantis pendant 25 ans. Dans les divers pays de
l'Union Européenne, les conditions de rachat sont différentes pour les tarifs bruts, mais les
paramètres d'amortissement sont sensiblement souvent identiques, en raison de l'ensoleillement
différent d'un pays à l'autre.
Pour que le solaire photovoltaïque soit considéré par les investisseurs financiers comme rentable
et attractif, il est indispensable que les coûts d'installation, d'entretien, et de fonctionnement, en
soient considérablement abaissés. Néanmoins, pendant une première période, la production
20
photovoltaïque d'électricité ne sera rendue possible qu'en imposant aux grandes compagnies
nationales, comme EDF en France, un tarif de rachat largement supérieur au marché.
Si l'amortissement financier est ce qu'il est compte-tenu des choix, politiques, de subvention à
travers des tarifs de rachat fixés, il est intéressant de se poser la question sur les impacts
environnementaux de cette filière souvent qualifiée « d'énergie propre », et d'analyser les
différentes étapes de la production des panneaux solaires photovoltaïques de silicium [8].
Le silicium Si est le deuxième élément le plus abondant à la surface de la Terre, après l'oxygène.
Il existe majoritairement sous forme de silice SiO2 (quartz, sables siliceux type « sable de
Fontainebleau » utilisé dans l'industrie verrière), et peut être extrait du quartz par carboréduction
suivant l'équation chimique SiO2 + 2C ĺ Si + 2 CO , ce qui se fait en pratique en portant le
mélange à haute température (aux environs de 1700 °C) dans un four électrique à arc. La
production de silicium brut, de qualité dite « métallurgique », implique ainsi l'émission d'un gaz à
effet de serre, le monoxyde de carbone, toxique, et consomme une grande quantité d'énergie
pour porter le mélange à haute température : pour obtenir 1 tonne de Si, la consommation est de
11000 à 14000 kWh électrique, et l'émission est d'environ 5000 m3 de CO. Le silicium ainsi
obtenu n'est pas encore de pureté suffisante (il contient 1 à 2 % d'impuretés), et doit encore être
purifié, par exemple suivant un processus mis au point par Siemens en 1950, qui implique
plusieurs étapes : 1) la production de trichlorosilane en faisant réagir le silicium métallurgique
avec de l'acide chlorhydrique (Si + 3 HCl ĺ SiHCl3+H2), 2) la distillation du trichlorosilane, et
3) l'obtention de silicium polycristallin par « CVD » (Chemical Vapor Deposition) suivant
l'équation SiHCl3+2H2 ĺ 3 Si + SiCl4 + 8HCl. Le silicium ainsi obtenu peut être très pur (1
impureté pour 1010 atomes), et peut être fondu sous forme de lingots poly- ou mono-crystallins
par méthode de Czochralski (méthode de fusion avec tirage lent). Les lingots sont ensuite sciés
en fines tranches (les « wafers ») qui doivent encore être dopées, ce qui se fait le plus souvent par
diffusion à haute température (voir [9] et ref qu'il contient).
Le processus de fabrication des panneaux solaires au silicium est donc, on le voit, complexe et
coûteux pour l'environnement : production de CO, gaz toxique à effet de serre, consommation de
grandes quantités d'énergie pour les différents cycles thermiques à hautes températures, et enfin
processus polluants impliquant de grandes quantités d'acides.
L'estimation, basée sur le standard mondial pour la production d'électricité (en France, où
l'électricité est majoritairement d'origine nucléaire, la situation est moins favorable au
photovoltaïque), indique qu'un panneau solaire situé en zone moyennement ensoleillée, aura
produit la quantité d'électricité ayant été nécessaire à sa fabrication et aura compensé l'émission
de gaz à effet de serre correspondante, après un fonctionnement pendant environ 8 ans.
C'est de la nécessité d'abaisser les coûts, que sont nées les deuxième et troisième générations de
cellules solaires photovoltaïques.
Après les cellules solaires de première génération, construites sur la base d'une jonction P – N
essentiellement de silicium, les recherches ont porté sur les couches minces, pour s'affranchir du
matériau, au moins en partie ; c'est ainsi qu'est née la deuxième génération de cellules
photovoltaïques [10, 11, 12], comprenant les couches minces de silicium amorphe, mais aussi des
couches minces impliquant d'autres matériaux semiconducteurs comme CdTe, CuInSe2 et
CuInS2... Le coût des cellules de deuxième génération a pu diminuer de façon significative, les
situant autour de 3 $ / Wc, alors que leur rendement n'est pas de beaucoup inférieur à celui des
cellules de première génération. Ces cellules commencent à être commercialisées et sont
21
employées dans des installations de grande taille, mais l'emploi de matériaux sensibles comme le
cadmium, le tellure, le sélénium, pose le problème de leur démantèlement et de leur recyclage, et
d'autre part les éléments impliqués dans ces cellules sont peu abondants à la surface de la Terre.
Les cellules de troisième génération [13] se divisent quant à elles en deux groupes : le premier
vise, à coûts de production sensiblement égaux, à atteindre des rendements élevés par rapport aux
cellules de première génération ; l'idée est d'utiliser la plus grande partie possible du spectre
solaire pour dépasser la valeur théorique limite (le rendement théorique maximal, donné par
Shockley & Queisser, est de l'ordre de 30 % pour une jonction P-N). Le deuxième groupe vise à
atteindre des coûts de production très bas, et à utiliser des technologies de production simples,
quitte à n'avoir que des rendements modestes. Dans les deux cas, on espère diminuer le coût du
watt-crète, actuellement situé aux environs de 3 $, par un facteur de l'ordre de 5, voire plus
important.
Pour ouvrir la voie des cellules du premier groupe de la troisième génération (à savoir les cellules
à fort rendement), plusieurs pistes ont été explorées : cellules à spectre multiple, cellules à
absorption multiple, cellules à niveaux d'énergie multiples. Pour toutes ces pistes, la technologie
est plus complexe que pour les cellules de première génération (elle relève de la
nanotechnologie), mais le rendement théorique est de l'ordre de 90%. Les cellules de ce type sont
décrites en détail dans l'article, dans ce même volume, de M. Mencaraglia auquel nous
renvoyons. Signalons simplement ici les cellules les plus fréquemment rencontrées dans cette
catégorie, les « tandems » et cellules à multijonction ; il s'agit de cellules à jonctions multiples
construites de telle sorte qu'un photon issu du spectre solaire, qui n'est pas absorbé dans la partie
supérieure, le soit dans une des parties inférieures et donne ainsi lieu dans le volume de la cellule
à l'effet photovoltaïque recherché. Les matériaux les plus fréquemment utilisés sont les solutions
mixtes Ga – As – In – P qui sont à « gap » modulable : une partie beaucoup plus importante du
spectre solaire peut ainsi être captée dans ces cellules, et transformée en électricité.
Dans le deuxième groupe des cellules de troisième génération, on trouve essentiellement les
cellules solaires organiques (« organic solar cells - OSS ») [14] et les cellules solaires à colorant
(« dye sensitised solar cells - DSSC ») [15, 16, 17]. Les premières sont assez analogues aux
cellules de première génération, mais sont basées sur des matériaux semiconducteurs organiques,
qui font déjà leur apparition sur le marché dans le domaine de l'éclairage. Elles restent
actuellement sensibles aux dommages des radiations solaires et leur durée de vie estimée est
encore très limitée.
La structure des cellules « DSSC » ou cellules de Graetzel, est plus complexe puisque dans ces
dispositifs, la génération des électrons est spatialement séparée des zones de transport des
charges : les cellules à colorant comprennent plusieurs parties entre deux lames transparentes (le
plus souvent de verre) qui sont recouvertes d' « ITO » ou de « FTO » (oxydes dopés à l'indium ou
au fluor pour devenir conducteurs) pour les rendre conductrices tout en les laissant transparentes
: la première partie est une couche de TiO2, matériau semiconducteur à large gap (autour de 3
eV), qui est « sensibilisée » à l'aide d'un colorant. C'est à ce niveau que se situe le siège de
l'émission des électrons : lorsqu'un photon frappe le colorant, il peut, si son énergie est suffisante,
exciter un électron du colorant qui passe alors au niveau excité, avant d'être injecté dans la bande
de conduction du TiO2 si cette dernière est à un niveau plus bas. L'état original du colorant peut
être restoré grâce à l'électrolyte qui lui cède un électron suivant la réaction 3I-+ I3-+e- (couple
rédox I-/I3-). L'électron injecté dans la bande de conduction de la couche mésoporeuse, peut être
acheminé dans un circuit extérieur grâce à la couche transparente conductrice complétée par un
réseau de grilles métalliques ; pour refermer le circuit, les électrons sont injectés à partir du
circuit extérieur sur la contre-électrode recouverte d'une très fine couche de platine qui permet
des réactions catalytiques avec l'électrolyte, résultant en la réinjection d'un électron dans la bande
de plus basse énergie au niveau du colorant.
22
Les cellules à colorant, ont débuté avec des rendements assez faibles, mais qui ont régulièrement
augmenté depuis leur découverte. Actuellement, on se situe en laboratoire avec des rendements
de l'ordre de 11 %, en raison des progrès qui ont porté sur les différentes parties de la cellule.
Une amélioration évidente a pu être obtenue en augmentant la diffusion de la lumière et la
surface spécifique de la couche mésoporeuse de TiO2 puisque le rendement est directement relié
à l'interface du contact colorant-TiO2. La possibilité récente de réaliser des couches de réseaux de
nanotubes de TiO2 ayant une très grande surface spécifique, semble ouvrir la voie à des
rendements sensiblement améliorés. Un énorme travail a également été mené sur les colorants,
mais les colorants montrant les meilleurs résultats sont tous des complexes construits sur un
noyau de ruthénium. Enfin, la course vers les meilleurs rendements a impliqué des recherches au
niveau de l'électrolyte et dans le but de minimiser les recombinaisons au niveau de la base de la
couche de TiO2, où les électrons peuvent se recombiner au sein de l'électrolyte au lieu d'être
acheminés vers le circuit extérieur.
Les espoirs de diminution des coûts pour ces cellules sont grands : la technologie est simple, et
les principaux matériaux sont abondants et bon-marché. Cependant, ces cellules, qui
commencent déjà à être commercialisées, verront leur développement conditionné à la
découverte de colorants – probablement organiques – n'impliquant pas des éléments rares et
coûteux comme le ruthénium, dont on pourrait prévoir l'épuisement rapide si ces cellules
devaient être utilisées massivement. L'accent est également mis, dans les recherches actuelles, sur
les électrolytes, dans le but de s'affranchir des électrolytes liquides qui confèrent une trop grande
fragilité aux cellules.
Pour tous les types de panneaux photovoltaïques, il est possible, du moins en principe,
d'augmenter la production effective d'électricité à travers deux voies : le « tracking » et la
concentration [18]. Le « tracking » [19] consiste à modifier l'orientation des panneaux pour
optimiser le flux solaire. Il est aisé de comprendre que le coût de cette technologie est plus élevé
si la réorientation est continue et parfaite, ce qui peut se faire soit au moyen de supports
« équatoriaux » (pour emprunter un terme propre aux instruments d'astronomie) où le panneau
suit la course du soleil grâce à une rotation autour d'un axe parallèle à l'axe terrestre (« axe
horaire »), soit par une double rotation autour d'axes perpendiculaires (l'un étant vertical, l'autre
horizontal). Une solution moins onéreuse est de ne pratiquer qu'une rotation, autour d'un axe
horizontal ou d'un axe vertical. Suivant la solution employée, le gain est significatif (il peut
conduire à une amélioration de l'ordre de 30%), mais naturellement le coût est plus élevé que
pour un support fixe et les risques de panne sont à prendre en considération.
Avec la mission vers Mars, on a vu apparaître des cellules solaires de troisième génération
(fournissant l'énergie du « Rover »), équipées de dispositifs intégrés de concentration,
caractérisées par d'excellents rendements malgré la quantité réduite de semiconducteur au niveau
de la cellule elle – même.
Actuellement, les rendements des différents types de cellules au silicium sont : de l'ordre de 7 %
pour le silicium amorphe, de 20 % (valeur maximale) pour le silicium polycristallin, de 25 %
pour le silicium monocristallin. Pour les cellules de deuxième génération (couches minces) le
rendement se situe dans la fourchette 12 – 20 %. Enfin, les cellules de troisième génération à bas
23
coût, ont un rendement autour de 5 % pour les cellules organiques, et de 11 % pour les DSSCs.
Pour ce qui est des cellules de troisième génération à fort rendement, une valeur de près de 41 %
a été atteinte pour une cellule à trois jonctions.
Même avec les meilleures perspectives d'abaissement des coûts du photovoltaïque, les cellules
solaires resteront à des prix prohibitifs pour les pays du sud. La réalité est qu'une installation
solaire photovoltaïque représente plus de cent ans de revenus d'une famille paysanne de la
plupart des pays du Sud, ce qui signifie que l'équipement de puits avec des panneaux solaires
dépendra longtemps encore d'aides extérieures.
Si les prix des panneaux de silicium continuent à baisser, ces panneaux de première génération
devraient néanmoins satisfaire aux contraintes que l'on rencontre dans les pays du sud :
robustesse, facilité d'emploi et d'utilisation. On peut recommander par ailleurs d'éviter l'emploi
de certains panneaux de deuxième génération, en raison des problèmes environnementaux qu'ils
posent par rapport à leur recyclage. Enfin, pour les panneaux de troisième génération, il semble
que l'emploi de panneaux à fort rendement soit un luxe inutile et risqué : leur prix restera encore
plusieurs années supérieur à celui des autres technologies, et leur faible encombrement les rendra
plus aptes à être dérobés. Enfin, il faut prendre en compte que dans ces pays où généralement le
flux solaire est élevé, l'encombrement des panneaux ne pose pas un problème majeur, et peut
même être un avantage (source d'ombre au sol par exemple). De même, le tracking est à éviter en
raison des risques de panne qui le caractérisent, tout particulièrement en milieu agressif
(poussières, chaleur).
Parmi toutes les technologies, les panneaux solaires à colorants peuvent être d'un intérêt certain
dans la problématique de l'eau au sud : leur coût sera très bas, la technologie peut être exportée et
on peut envisager la production de tels panneaux dans les pays utilisateurs. De plus, leur
rendement relativement bas, aura l'avantage de conduire à l'implantation de plus grandes
surfaces, qui peuvent avoir un rôle protecteur du sol ou amener à créer des zones ombragées pour
les utilisateurs des puits.
Dans tous les cas, il faut garder en vue que la solution apportée par des panneaux solaires ne peut
en aucun cas, pendant encore plusieurs années, être valide à grande échelle. En prenant l'exemple
de panneaux solaires de première génération, il faut réaliser que ces panneaux utilisent environ
10 kg de silicium par kWc, et que pour atteindre la production d'une centrale de 300 MW (de taille
moyenne), on doit installer (en milieu moyennement ensoleillé) des panneaux à hauteur de plus
de 1000 MWc impliquant donc une quantité de silicium de 10000 t.
Considérations générales sur la problématique de l'eau en milieu rural dans les pays du
sud, et sur les sources d'énergie pertinentes.
La problématique de l'eau dans les pays du sud, et tout particulièrement en milieu rural, est
complexe et ses caractéristiques varient d'un pays à l'autre et d'une région à l'autre. Il existe
néanmoins des caractéristiques communes, qu'il convient de souligner avant d'implanter
hâtivement des systèmes photovoltaïques.
24
La première est le contexte de pauvreté principalement dû à la baisse constante des prix des
productions du sud – café, cacao, coton, etc : le coût d'une installation solaire peut représenter
plus de 100 ans de revenus d'une famille paysanne et l'implantation de panneaux solaires
photovoltaïques, aussi modestes soient-ils, dans un environnement où les familles ne peuvent
satisfaire à leurs besoins de base, est un luxe qui ne peut qu'attirer la convoitise. Du côté du
bailleur ou de l'association conceptrice du projet, cette situation amène souvent à un manque de
dialogue avec les bénéficiaires, étant donné que l'on considère comme évident que ces derniers
ne peuvent qu'accepter le projet. L'expérience montre que dans de trop nombreux cas, les
bénéficiaires, dans la situation d'un manque de dialogue, préfèrent accepter un projet inadapté
plutôt que de refuser le projet et prendre ainsi le risque de voir les aides s'enfuir. En prenant en
compte ce facteur, il est donc important de mener le dialogue avec les populations et
bénéficiaires concernés, et de faire le point sur tous les aspects, positifs comme négatifs, pour
libérer la parole et ne pas considérer le problème comme seulement technique : la réussite sera
assurée si d'autres dimensions sont prises en compte, en associant par exemple des
anthropologues au projet à mettre en place.
Il est important également de prévoir les effets pervers que peut induire l'implantation d'un
dispositif de forage, avec par exemple le danger de déséquilibrer une situation souvent fragile
soit au niveau humain (par exemple relations de voisinages entre ethnies ou groupes humains
différents – comme entre cultivateurs et éleveurs), soit au niveau environnemental ; l'exemple
typique est d'induire par l'implantation de forages, une forte densité de population – humaine ou
animale – autour des points d'eau, avec des conséquences qui peuvent être très néfastes si de plus
les points d'eau sont situés en zone agricole et attirent des éleveurs nomades et leurs troupeaux.
Par ailleurs, il convient surtout de mettre la priorité sur la préservation de la ressource :
protection des puits, et mise en place de dispositifs pérennes. Il ne faut pas oublier que, faute de
moyens matériels ou d'information, les puits et forages ne sont souvent pas protégés des eaux de
ruissellement ou d'autres sources de souillure, ce qui peut rapidement amener à la pollution de la
nappe phréatique. L'installation de dispositifs photovoltaïques doit donc se faire après avoir pris
les précautions élémentaires de protection de la ressource, et doivent prévoir des systèmes de
pompage au cas où les panneaux photovoltaïques ou les pompes montrent des défaillances. Dans
ce cadre, il est important que les populations locales soient informées et reçoivent une
information minimale, voire une formation pour certains d'entre eux, sur la problématique de
l'eau et les dispositifs implantés. L'implication d'étudiants, ou de jeunes sortant des universités et
n'ayant pas trouvé de travail, peut être un moyen très efficace dans le domaine de l'éducation des
populations, et pour rendre durables les dispositifs implantés.
Enfin, il est important d'avoir en vue les autres sources d'énergie que l'électricité d'origine
photovoltaïque. On peut dans les pays du Sud, penser aux éoliennes (mais les zones
suffisamment exposées au vent restent marginales dans de nombreuses régions), ou à certains
biocarburants. Une solution particulièrement intéressante dans ce dernier domaine, est donnée
par la plante « Jatropha Curcas » : de ses fruits on peut extraite par des méthodes artisanales une
huile qui est un biodiesel [20], et qui peut donc être utilisée comme carburant dans des moteurs
diesels de pompes. Cette solution a l'avantage de pouvoir induire le développement d'une
économie locale autour de cette plante, et donc d'impliquer activement le milieu paysan ; par
ailleurs, en milieu aride et exposé à l'érosion, la plante en question a l'avantage de pouvoir être
utilisée pour la réalisation de haies, protectrices des sols et des cultures.
Une autre solution, mais qui n'est valide qu'à une échelle plus large, est l'utilisation de centrales
solaires à concentration ; les plus développées actuellement sont celles à miroirs cylindro –
paraboliques (construites par la société allemande Solar Millenium), qui ont l'avantage en milieu
aride, de permettre la création de zones ombragées (des cultures peuvent se faire en dessous des
miroirs) et d'être compatibles avec la désalinisation de l'eau [21]. Les retours sur investissement
« environnemental » sont rapides, moins d'un an, et les coûts de l'électricité sont déjà compétitifs,
comme le montrent les centrales de ce type implantées aux USA dans les zones désertiques, ainsi
25
que les projets qui voient le jour dans le sud de l'Europe. Ces centrales pouvant fournir en
Afrique subsaharienne une source importante d'énergie pour la problématique de l'eau, ainsi
qu'une électricité respectueuse de l'environnement, pourraient être mises en réseau dans le cadre
d'un plan global d'approvisionnement énergétique de l'Afrique et de l'Europe.
Conclusion.
Les cellules solaires de première génération, même si elles sont plus fréquemment utilisées dans
le cadre de la problématique de l'eau, ne pourront que très partiellement satisfaire aux besoins qui
iront croissant dans les années à venir, alors même qu'environ un milliard d'êtres humains n'a
actuellement pas accès à l'eau potable. Parmi les cellules des autres générations, il semble que les
plus prometteuses soient les cellules à bas coût, parmi lesquelles les cellules à colorant pourraient
avoir un rôle important à jouer. En ce qui concerne la problématique de l'eau dans les zones
rurales ou semi – rurales, les autres sources d'énergie sont également à explorer, et il est
important de préserver la ressource aquifère, tout particulièrement en protégeant les nappes. A
petite échelle, la plante Jatropha Curcas, pour le biodiesel qu'elle peut produire, a un rôle
important à jouer, tant au niveau économique (implication des paysans et développement d'une
économie centrée sur ses produits) qu'environnemental puisqu'elle peut contribuer à la lutte
contre la désertification. Enfin, il est certain qu'à grande échelle, si les investissements peuvent
être mobilisés, la production d'électricité solaire dans des centrales solaires à concentration, est la
solution qui semble être la plus prometteuse.
26
Références
[1] Becquerel A.E., Comptes Rendus de l'Académie des Sciences 9, 561 (1839)
[8] Goetzberger A., Knobloch J., Voss B., Crystalline silicon solar cells, John Wiley & Sons
(1998)
[9] Flamant G., Kurtkuoglu V., Murray J., Steinfeld A., Solar Energy Materials & Solar Cells,
90, 2099 (2006)
[11] Green M.A., Physica E Low Dimensional Systems and Nanostructures, 14, 65 (2002)
[15] Grätzel M., Perspectives for Dye-sensitized Nanocrystalline Solar Cells. Progress in
Photovoltaics: Research and Applications, 8, 171-185 (2000)
[16] Grätzel M., Journal of Sol-Gel Science and Technology, 22(1-2), 7 (2001)
[17] Longo C. and De Paoli M., Dye sensitised solar cells : a successful combination of
materials, J. Braz. Chem. Soc. 14, 889 (2003)
[19] Huld T., Súri M., Dunlop E.D., Progress in Photovoltaics, 16, 47 (2007)
[20] Kumar N. and Sharma P. B., Journal of scientific & industrial research, 64, 883 (2005)
[Link]
06_2009_AHK_Tunis_presentation.pdf
27
GISEMENT SOLAIRE ET PROBLEMATIQUE DES DIFFERENTES
TECHNOLOGIES PHOTOVOLTAÏQUES
Denis MENCARAGLIA, Directeur de Recherche CNRS
LGEP-Supélec - Plateau de Moulon -11, rue Joliot-Curie - 91192 - Gif-sur-Yvette Cedex - Tél:
+33-1-69-85-16-44 - Fax: +33-1-69-41-83-18 –
E mail : [Link]@[Link]
Résumé
28
LES CARACTERISTIQUES D'UN PROJET EOLIEN ET
PHOTOVOLTAÏQUE
Philippe ALEXANDRE
E Mail : [Link]@[Link]
Résumé :
Coupler un système de traitement de l’eau à une source d’énergie éolienne ou solaire requiert de
bien connaître cette dernière sous ses différents aspects.
Après avoir décrites les spécificités des ces deux sources d’énergie, nous présenterons les
grandes lignes de la vie d’un projet éolien : le développement et son lot de contraintes, la
rentabilité et les aspects financiers qui l’accompagnent… Dans la mesure du possible, nous
prendrons soin de comparer le cas éolien à celui, très voisin, du solaire photovoltaïque dans le
cadre des centrales au sol. Afin de ne pas compliquer l’exposé, nous laisserons donc
volontairement de côté le cas du photovoltaïque intégré au bâti.
Remarque : Les conditions de développement de tels projets variant d’un pays à l’autre, nous
nous référons ici à la situation française. D’autre part, les chiffres avancés sont le plus souvent
des ordres de grandeur ou des moyennes.
Les parcs éoliens de sont construits, en France et à l’étranger, pour des tiers ou pour son propre
compte. La Compagnie du Vent possède et exploite, en France, un ensemble de 15 parcs éoliens
totalisant plus de 175 mégawatts. Elle a également construit plus de 60 mégawatts pour des tiers
au Maroc et continue à être très active dans ce pays, grâce à son agence de Casablanca.
29
Dans le domaine photovoltaïque, La Compagnie du Vent va installer, d’ici 2015, 55
mégawatts-crête de centrales solaires photovoltaïques, sous forme d’installations intégrées au
bâtiment ou de centrales au sol.
Photo ci-dessus : le parc éolien de Névian dans l’Aude, l’un des 15 parcs éoliens de La
Compagnie du Vent. 21 éoliennes – 17,8 MW.
Le vent et le soleil sont des énergies dont l’intermittence s’exprime un peu de la même
manière. Certes, le vent ne connaît pas d’intermittence jour-nuit comme le soleil, mais celle-ci se
manifeste dans les deux cas à diverses échelles de temps et d’espace.
Intermittence temporelle : elle est beaucoup plus prononcée pour le vent. La turbulence, les
rafales sont caractéristiques de temps courts. Les régimes de vent, la climatologie concernent des
périodes plus longues. Pour le solaire, l’intermittence court terme est due à la couverture
nuageuse et aux intempéries (pluie, neige, brouillard…). La course du soleil induit quant à elle
une intermittence jour-nuit, certes modulée par les saisons, mais fortement déterministe et
prévisible.
Intermittence spatiale : les deux sources d’énergie sont sensibles à la latitude. Les régimes de
vent découlent de phénomènes convectifs à l’échelle de la planète, issus du réchauffement solaire
de masses d’air importantes.
30
attendu. Cette prédiction est à la base de tout projet éolien (ou solaire) et peut être déterminée
avec précision à partir de :
Campagnes de mesures in situ : mesures et enregistrement de la vitesse et de la direction du
vent (moyenne 10 min) sur une année environ. Pour le solaire, mesure des différents
rayonnements : direct, diffus, global...
De logiciels de simulation numérique : pour le vent, calcul de la mécanique des fluides 3D
sur le relief du site et en tenant compte de l’occupation du sol (couverture végétale, zones
urbaines...). Pour le solaire, calcul de l’irradiation via des logiciels spécialisés intégrant
l’ensemble des caractéristiques physiques du projet.
D’outils statistiques permettant de reconstituer des données de vent sur une longue période
(comparable à la durée de vie d’un parc), d’extrapoler les profils de vent verticaux...
Cette bonne prédictibilité long terme permet alors de déterminer précisément la rentabilité
financière du projet et son retour sur investissement.
Démontrer la rentabilité d’un projet n’est pas suffisant pour le voir se réaliser. Encore
faut-il être autorisé à le développer sur le site envisagé. Comme pour toute installation
industrielle, l’analyse des contraintes permettra de définir des zones possibles d’implantation du
parc éolien (là où les contraintes sont les plus faibles).
Les contraintes d’un projet éolien ont des natures très diverses :
31
Urbanistique : pas d’éolienne à moins de 500 m d’une habitation pour raison de niveau
sonore.
Environnementale : parcs naturels, zones protégées, classées…
Aéronautique : contrainte sur la hauteur des éoliennes, due à la proximité d’une zone
aéroportuaire.
Accoustique, paysagère, faunistique… (étude d’impact)
Raccordement au réseau : le coût de raccordement augmente en fonction de la distance parc –
réseau.
En France, le développement éolien est désormais encadré par les ZDE (Zones De
Développement) dans lesquelles doivent se situer tous les nouveaux projets éoliens.
Les contraintes d’un projet photovoltaïque ne sont pas tout à fait les mêmes. On comptera :
En moins :
o Le bruit : les panneaux sont silencieux.
o Les contraintes paysagères : une centrale au sol est moins visible que des éoliennes
o Les contraintes aéronautiques : mis à part des problèmes d’éblouissement pour les pilotes
d’avion (marginaux).
En plus :
o Les zones inondables, occupation du sol (gel de surface)
o Les zones agricoles : les centrales au sol ont une forte emprise au sol, excluant ainsi toute
possibilité d’activité agricole, alors qu’il n’est pas rare de voir celle-ci se poursuivre aux
pieds des éoliennes (culture, élevage)… Cette contrainte rend plus difficile l’acquisition
de terrain.
Le potentiel éolien est caractérisé par une loi de distribution statistique dite de
« Weibull » paramétrée par deux coefficients de forme (A et k). On peut en déduire le
productible (production électrique théorique) grâce à la courbe de puissance de l’éolienne qui
détermine la puissance instantanée développée par la machine en fonction de la vitesse du vent.
Cette courbe est notamment caractérisée par une vitesse de couplage (l’éolienne commence à
produire à partir de 3-4 m/s), un régime nominal (pleine puissance entre 15 et 25 m/s) et une
vitesse de coupure à 25 m/s (l’éolienne s’arrête pour raison de sécurité).
A ce productible « brut » doit être retranché un certain nombre de pertes dont les ordres
de grandeur sont les suivants :
Densité de l’air / altitude : -1% tous les 100 m. L’air se raréfie avec l’altitude, la portance sur
les pales diminue.
Le développement d’un projet PV de type « centrale au sol » (CAS) est très similaire à
celui de l’éolien présenté ci-dessus. La durée de développement est un peu plus courte: 2 à 4 ans
jusqu’au permis de construire. Le coût total d’une centrale PV est de 4 M€ / MW (dont 70% de
modules), soit presque trois fois plus cher que l’éolien.
33
7. Caractéristiques financières d’un projet éolien
Dans l’éolien, le contrat d’obligation d’achat s’applique selon les règles suivantes :
Dans le PV, ce contrat est constant sur 20 ans : 0.3 €/kWh, soit près de 4 fois plus élevé.
34
LES ÉNERGIES RENOUVELABLES AU MAROC :
POTENTIALITES D’APPLICATION DANS LE DOMAINE DE
L’EAU POTABLE ET DE L’ASSAINISSEMENT
Mahmoud HAFSI
E mail : mhafsi@[Link]
Résumé
1. Introduction
Devant une telle situation, où le dépendance du Maroc vis-à-vis d’une ressource stratégique
au développement et à la stabilisation du pays est fortement mise en enjeu, il fallait tabler sur
une diversification des ressources énergétiques, à même de doter le Maroc d’une autonomie
relative dans ce secteur. Le développement des énergies renouvelables, eu égard aux
potentialités locales étant de ce fait particulièrement intéressant. .
35
La nouvelle stratégie énergétique du Maroc, présentées par le gouvernement lors des assises
sur l’énergie tenues en Mars 2009 à Rabat, a pour objectif principal de réduire la part des
produits pétroliers dans le bilan énergétique national. Cette stratégie devrait être déclinée
d’une part à travers une politique de diversification des ressources énergétiques et d’autres
part par le renforcement de l’efficacité énergétique qui devrait permettre des économies
d’énergie de l’ordre de 14 % en 2020 voire de 20 % en 2030.
La ressource éolienne, elle, est estimée à un potentiel de 6.000 MW. Le Maroc bénéficie d’un
gisement éolien important avec des régions dépassant les 10 m/s de vitesse moyenne
annuelle. La zone nord, couvrant Tanger-Tétouan, et la bande côtière allant de Tarfaya à
Lagouira, dans le sud, présentent des sites exceptionnels avec des vents réguliers et des
vitesses moyennes suffisantes pour développer des projets rentables.
Globalement le potentiel éolien est reparti sur les 3 500 km de côtes, où soufflent des vents
réguliers d'une puissance moyenne de 8m/s.
Graphique : Cartes de
ressources éoliennes et solaires N
du Maroc. O
S
E
M o in s d e 4 ,7 K W h /m 2
E n tre 4 ,7 & 5 ,0 K W h /m 2
E n tre 5 ,0 & 5 ,3 K W h /m 2
E n tre 5 3 & 5 5 K W h /m 2
O E
Vitesse du vent
> 6 m/s
5 - 6 m/s
4 - 5 m/s
3 - 4 m/s
< 3 m/s
Inconu
100 0 100 200 Kilomètres
36
Le Maroc table donc sur le renforcement des investissements dans les secteurs, notamment à travers la
libéralisation du marché des énergies, la mise en place des outils juridiques… pour atteindre les objectifs
annoncés pour 2020 et 2030.
Productible électrique ou
équivalent (Gwh)
Application Capacité installée
2000/2007
2000/2007
Solaire PV 6/9 MW 11/16,3
Solaire Th 45000/160 000 m2 27,7/85,66
Eolien 54/124 MW 330/460
Biomasse 3 000 m3 0.26
MCH 150 kW 1.3
Total 368,3/563,52
Les perspectives de développement des énergies renouvelables devraient aboutir en 2012 à l’exploitation
de 1.000 MW éolien, 40 MW solaire thermique et 50 MW biomasse. A cette date, on devrait arriver à
10% d’énergies renouvelables dans le total de la production énergétique pour passer à 20 % en 2020 et à
plus de 25% en 2030, selon les prévisions du Centre de développement des énergies Renouvelables
(Cder).
L’office National de l’Eau Potable (ONEP), principal producteur d’eau potable au Maroc, environ 80 %
de la production nationale, vise l’introduction des énergies renouvelables, à grande échelle, à travers ses
projets de dessalements. Un tel choix est largement justifié par le fait que
• Les procédés de dessalement sont énergétivore. L’énergie représente au moins 35% des charges
totales du procédé;
• Le gisement éolien et solaire au Maroc, et spécifiquement sur les côtes Marocaine ou sont
concentrée les stations de dessalement de l’ONEP, offre la possibilité d’utiliser une énergie
propre et pas chère.
• La combinaison du couplage énergie renouvelable –dessalement a déjà prouvé sa maturité dans
d’autres pays.
37
Plusieurs projets d’exploitation des énergies renouvelables couplés aux stations de dessalement ont ainsi
été identifiés :
1. Station de dessalement de TanTan :
• Production d’eau dessalée : 9000 m3/j
• Capacité installée en énergie : 3à4 MW
A sa mise en service, la station de dessalement sera connectée dans un premier temps au réseau
électrique en attendant la mise en place du parc éolien ou solaire.
4. Conclusions
Pour faire face aux besoins énergétiques de sa croissance socio-économique, qui augmente de 8% par an,
avec des ressources énergétiques fossiles quasi-inexistantes, le Maroc mise sur le développement des
énergies renouvelables. L’objectif à atteindre en 2012 étant 20% du bilan électrique national et 10% du
bilan énergétique global.
Dans le domaine de l’eau, les premiers projets d’envergure concernent les projets de dessalement couplé
aux parcs solaires ou éoliens en cours de finalisation par l’ONEP dans ses provinces du sud.
La réussite d’une telle stratégie est fortement dépendante de la maîtrise des technologies mises en place,
d’abord dans la construction du projet, puis dans l’exploitation du système une fois mis en place. Le
Développement et le renforcement d’une R&D tournée vers la recherche de l’efficience dans le couplage
des énergies renouvelables et les systèmes d’eau (potable et usée) est indispensable pour garantir sa
réussite, notamment dans la vision du transfert nord –sud.
38
ENERGIES RENOUVELABLES ET HYDRAULIQUE RURALE : EXPERIENCES
EXISTANTES
Bertrand CHEVALLEY
Chargé d’affaires
Apex BP Solar
SA au capital 1000 000 euros
1 rue du Grand Chêne
ZAE Les Avants
34270 Saint Mathieu de Tréviers
382 499 499 RCS Montpellier
Tel : +33 499 622 622 Fax : +33 499 622 623
E mail : service-export@[Link]
Site web : [Link]
Résumé
Apex BP Solar conçoit, fabrique et installe des solutions d'énergie photovoltaïque (solaire). La société
s'est spécialisée notamment dans le pompage au fil du soleil pour des applications d'accès à l'eau potable
(hydraulique rurale). Après un résumé des problématiques et techniques existantes en matière
d'hydraulique rurale, des illustrations sont apportées au travers de projets réalisés par Apex BP Solar, puis
sont abordés les paramètres à prendre en compte, aussi bien techniques qu'organisationnels pour apporter
des solutions pérennes. Enfin, après avoir mis en perspective les synergies possibles entre le solaire et le
traitement d'eau, Apex BP Solar propose des recommandations pour allier Energies renouvelables et
Traitement d'eau dans les futurs programmes d'hydraulique rurale.
I – INTRODUCTION
II – PRINCIPE
L’électricité générée par les panneaux photovoltaïques est convertie en courant alternatif par le biais d’un
onduleur spécifique (exemple : onduleur BPAP 3 x 230 Vac), et alimente directement une pompe
immergée. L’énergie est stockée sous forme de réserve d’eau, généralement d’un volume correspondant
aux besoins quotidiens de la communauté.
39
Figure 1 - Schéma de principe de fonctionnement (onduleur BP-AP développé par Apex BP Solar
en France)
Le pompage solaire est souvent la seule solution viable permettant l’accès à l’eau dans certaines zones
très isolées :
- Une amélioration des conditions de vie, notamment à travers la lutte contre la dégradation du milieu
naturel, la qualité de vie en sites isolés (confort, santé), l’accès à l’éducation de proximité…
- Un outil majeur au service du développement, par la structuration des communautés autour des points
d’eau, le développement d’activités économiques (eau, énergie…), et l’émergence d’un secteur privé
local porteur d’emplois
IV – EXEMPLES DE REALISATIONS :
Le PRS :
Comité Inter-états de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS) Financement FED.
- Objectif général :
o contribuer à la lutte contre la dégradation du milieu naturel par la promotion de l’utilisation de
l’énergie la plus abondante au sahel et permettre la reforestation villageoise
o Contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de santé des populations des zones rurales
par un approvisionnement durable en eau potable.
o Ces objectifs correspondent au 1er et 7ème point des OMD
- Résultat :
- 1040 systèmes de pompage pour 2 millions de personnes.
- 690 équipements communautaires installés dans 400 villages.
- Soit en terme de puissance, 1386 KWc représentant 3,5 % du marché mondial du photovoltaïque
estimé à 40 MégaWatt-crêtes (40 MWc).
- Les phases 1 et 2 du PRS ont mobilisé plus de 80 milliards de [Link].
40
FED NIGER :
- 106 stations de pompage solaire
- 120 km d’adduction
- 400 bornes fontaine
- 530,000 personnes bénéficiaires
KFW MALI :
- Phase 1: 25 stations communautaires
- Système de chloration intégré au projet
- Éclairage public et alarme de sécurité intégrés
- 80,000 personnes bénéficiaires
- Phase 2: 14 stations en cours de réalisation
Les possibles synergies entre l’énergie solaire photovoltaïque et le traitement d’eau sont :
- L’hydraulique amont / aval du traitement
- La fourniture d’énergie pour le traitement
- La fourniture d’énergie pour la mesure
Les autres solutions innovantes à faible consommation d’énergie à développer entre les acteurs du
secteur :
- Travail commun des différents acteurs du secteur
- Intégration systématique du traitement d’eau comme composante incontournable
- Recommandations d’utilisation des ENR comme énergie prioritaire
- Etude d’impact automatique des résultats à posteriori.
VI – CONCLUSION :
- Le photovoltaïque reste une source d’énergie incontournable dans les marchés émergents
- Un terrain de développement de nouvelles solutions pour de nouveaux besoins
- Une synergie commerciale permise par les réseaux existants Eau et Energie
- Une solution pour améliorer les conditions de vie.
- Un vecteur de promotion des énergies non polluantes
- Un outil supplémentaire pour le développement rural
41
VII – APEX BP SOLAR EN QUELQUES LIGNES :
Apex BP Solar est l’un des principaux acteurs français du photovoltaïque, spécialisé dans la conception
et la réalisation de systèmes photovoltaïques clés en main. L’entreprise se positionne sur trois segments
de marché :
x Les particuliers - systèmes connectés au réseau prêts à poser en France métropolitaine et dans
les DOM TOM
x Les investisseurs et producteurs d’électricité - grands projets raccordés de centrales solaires
en toiture et au sol.
x Les grands comptes industriels et organismes de développement – générateurs pour
l’électrification de sites isolés (pompage, télécom, santé, éducation, balisage aéronautique et
maritime, dispensaire médical, habitation, protection cathodique, relais TV, GSM et VSAT)
en Afrique.
BP Solar est une entreprise de taille mondiale avec plus de 2000 employés. BP Solar conçoit, fabrique et
commercialise des produits qui utilisent l'énergie du soleil pour produire de l'électricité pour un large
éventail d'applications dans les secteurs résidentiel, commercial et industriel. Avec plus de 30 années
d'expérience et d'installations dans plus de 160 pays, BP Solar est l'un
des leaders mondiaux du solaire avec une capacité de fabrication
annuelle de 228MW en 2007, plus une capacité de 700MW en
cours de construction. BP Solar fabrique des cellules et des panneaux
photovoltaïques dans ses propres usines. Pour atteindre cet objectif
de faible émission de carbone, BP a investi 1.5 milliards de dollars en
2006-2007, 2008 et il est prévu le même investissement en 2009.
BP est l'un des plus grand groupe énergétique, avec des intérêts dans
plus de 100 pays et plus de 96000 employés.
42
DEVELOPMENT AND APPLICATION OF RENEWABLE
ENERGIES IN WATER TREATMENT AND DESALINATION:
MEDRC CONTRIBUTION
Noreddine GHAFFOUR
E mail : nghaffour@[Link]
Abstract
Desalination is an energy intensive process with vast energy requirements since desalination plants are
high tonnage plants. Presently, these energy requirements are met with expensive fossil fuels which greatly
contribute to global warming. It is thus an essential obligation in the future to look for alternative energy
sources to meet the growing demand for desalination in water scarce regions, particularly in the Middle East
and North Africa (MENA) region. Solar energy is the most obvious choice for alternate source of energy in
these regions since it is abundantly available. However, the use of solar energy for desalination presently has
many limitations. The solar collector area required is very high and thus solar desalination is at least 4 times
more expensive than fossil fuel. Therefore, solar desalination presently has no room for large scale
desalination application. However, solar desalination can be used for small or medium scale applications in
remote locations where there is no grid electricity. Presently, the installed solar desalination capacity is only
3,330 m3/day world over compared to total desalination capacity of more than 50 millions m3/day. MENA
region has more than 80% of the total solar desalination capacity world over. There are many challenges to
use solar desalination for remote location applications and make it inexpensive. Middle East Desalination
Research Center (MEDRC) has concentrated on various aspects of solar desalination in the last ten years by
sponsoring 15 research projects on renewable energies, in which three software packages with different
levels of accuracy which are available on the center website were developed. In this paper the status of
desalination, solar technologies, matching solar technologies with desalination processes, and the promotion
of solar desalination in the MENA regions are addressed.
I - Introduction
Desalination of brackish and seawater has become one of the viable solutions for the water shortage in
MENA region. Desalination processes are energy intensive. Some of the countries of the region are blessed
with conventional sources of energy; oil and gas, while others are not. Thus, there is a need for alternative
energy sources for desalination. Nuclear or renewable energy could be possible alternatives. Presently,
nuclear power is a cheap source of energy to meet not only desalination needs but also other energy
requirements. But nuclear energy use is restricted in some countries due to environmental hazardous nature
and other international regulations. The renewable energy could be the best alternative energy source,
particularly solar energy, because it is perennial and environmentally friendly. In the oil rich countries the
water problem is solved by large desalination plants powered with conventional energy. In rural areas, one
option is to develop small to medium scale desalination units that can treat brackish or seawater. In the non-
oil producing countries, the small-scale units could use solar energy in order to limit the use of expensively
purchased fossil fuels.
Solar energy coupled to desalination offers a promising prospect for covering the fundamental needs of
power and water in remote regions, where connection to the public electrical grid is either not cost effective
or not feasible, and where the water scarcity is severe. The MENA region has outstanding solar resources.
This can be captured for use either by Photovoltaic (PV) devices or by direct absorption as thermal energy.
43
The distribution of this resource is more evenly spread over the entire region than other renewable energy
resources, which tend to be site specific. Vast areas are available for this resource to be utilized.
The long-term development of this on a large scale will hinge on technical developments that will reduce
the cost of electricity generated by PV or by solar thermal power plants. Although solar desalination systems
cannot compete with conventional systems in terms of the cost of water produced, they remain applicable to
certain areas and are likely to represent more widely feasible solutions in the near future.
Worldwide, several solar desalination pilot plants have been installed and the majority have been
successful in operation. Virtually all of them are custom designed for specific locations. Solar desalination is
an important challenge and much useful work has been done. However, in order to provide practical viable
plants, much more remains to be done. Operational data and experience from these plants can be utilized to
achieve higher reliability and cost minimization.
In nature, water evaporates from seas by solar energy and form clouds by condensation to return to earth
as rain water in the natural water cycle. Many regions in the world receive sufficient rains to cater all the
water needs but some arid regions are not blessed with it. Desalination has become a source of water supply
in these regions and all these desalination plants use fossil fuel as a source of energy. However, there is great
potential to use solar energy for desalination since most of the countries in arid regions have high intensity of
solar radiation.
Solar desalination has been known since many centuries for potable water production from saline water.
Presently desalination using solar energy is limited. Solar still is the direct collection system and is used for
small scale application. Indirect collection systems comprises solar collector that produces thermal, or
electrical, or shaft energy. These types of energy produced by the solar collector systems can be used to run
the conventional desalination processes like Reverse Osmosis (RO), Electro Dialysis (ED), Multi Stage Flash
(MSF), Multi Effect Distillation (MED), Thermal Vapor Compression (TVC), Mechanical Vapor
Compression (MVC), Desalination based on Humidification/Dehumidification (HD) as shown in Figure 1.
Total desalination capacity by solar energy is very small compared to total desalination. Solar stills are
generally used for small scale application and the desalination capacity of these systems is not reported.
However, desalination capacity of indirect solar collection systems is documented by Wangnick [1].
Solar Energy
PV Solar Thermal
(Electricity)
44
III - Limitations of the use of solar desalination
There are two ways to use renewable energy for desalination. Direct and indirect applications of
renewable energy used for desalination.
In direct application of renewable energy for desalination, the renewable energy source is directly used
for desalination. It was used for the first time by Arab alchemists in 1551 for water distillation [2]. The
following is the example:
1. Solar still. In this process, solar energy is directly used to evaporate the saline water and vapor is
condensed.
2. Geothermal energy to power MSF, MED, TVC
In indirect application, renewable energy is converted to some other form of energy, like thermal or shaft
work, or electrical energy and this converted form of energy is used to power the desalination process. The
following are some examples:
1. Solar energy can be converted to thermal energy using solar thermal collectors. Thermal energy thus
produced can be directly used to power desalination processes, converted to shaft work or converted
to electrical energy.
2. Solar energy can be converted to electrical energy directly by photovoltaic.
3. Wind energy can be converted to shaft work and electrical energy.
4. Geothermal energy can be converted to electrical energy.
5. Biomass can be converted to thermal energy.
The amount of desalinated water produced by different desalination processes per square meter of solar
collector area required is given in Table 1.
Table 1: Productivity of different desalination processes per square meter of solar collector area [3]
Desalination process Desalination water produced
liters/day/m2 collector area
Simple solar still 4
H/DH process–Medium T solar thermal collector 12
MSF, MED with thermal storage – Medium T 40
solar thermal collector
Seawater Reverse Osmosis - PV 200
VARI-RO DDE – Dish Sterling solar collector 1200
(Only in concept stage)
PV Solar collector area required for RO in Table 1 is 5 times expensive than thermal solar collectors that are
used for other processes in the table.
45
Solar powered Rankine cycle [4] and VARI-RO direct drive technologies [3] are proposed for producing
shaft energy from solar thermal energy to drive pumps in RO plant for improving the efficiency of complete
process. It was claimed that this VARI-RO direct drive system will produce about 1200 l/day/m2 solar
collector area. The work on solar powered Rankine cycle pilot plant will start in spring 2007. Both these
technologies are in the concept stage.
Currently, cost of desalination using renewable energy is at least 4 times conventional desalination. More
efforts are directed world wide to reduce the cost of renewable energy desalination. These activities are
undertaken by renewable energy experts and desalination experts. In these efforts renewable energy experts
are trying to learn desalination processes and desalination experts are learning about renewable energy
conversions. Very few studies available in literature that involves both the experts.
It is not possible to reduce the cost of desalination using renewable energy to comparable range to
conventional desalination in the near future. Renewable energy desalination will find only remote location
applications where electrical grid connection is not there or fossil fuel is expensive.
In direct application, solar stills and direct use of geothermal energy are included. In solar stills, energy
required to produce desalinated water is high since latent heat of condensation is not recovered. This
necessitates the requirement of large surface area which contributes for the increase in capital cost of the unit.
Direct use of geothermal energy for powering MSF, MED or MVC has some peculiar scaling problems on
the geothermal fluid side of the heat exchanger. In the indirect application, additional equipment is required
to convert renewable energy to thermal or shaft work or electrical energy. At the same time the conversion
efficiencies from renewable energy to thermal, or shaft work, or electrical energy is low. This contributes to
the increase of the capital cost. At the same time, electrical power is subsidized in most of the countries.
Also, solar and wind energies are not continuous sources of energy. But the operation of desalination
processes will be beneficial technically and economically to operate them continuously. This necessitates
additional equipment to store thermal and electrical energy generated by solar and wind energies and it
contributes to the cost of desalination.
The selection of the appropriate solar desalination technology depends on a number of factors. These
include plant size, feed water salinity, remoteness, availability of grid electricity, technical infrastructure and
the type of solar technology available. Among the several possible combinations of desalination and solar
energy technologies, some seem to be more promising in terms of economic and technological feasibility
than others. In addition to that, some combinations are better suited for large size plants, whereas some others
are better suited for small-scale application. Before any process selection can start, the water resources
should be investigated. Brackish water is more economical as the salinity is normally much lower (<10,000
ppm), and the energy requirement would be lower. In inland sites, brackish water is normally available
whereas on a coastal site, seawater may be the only option. Desalination processes require thermal and/or
electrical energy, which can be provided by solar technologies as mentioned above. If electricity can be
obtained, it is best suited to provide power for desalination processes, such as RO, ED, and MVC
technologies. With regard to the process selection for seawater, RO has the lowest energy consumption.
Nevertheless it requires skilled operators because mistakes in operations may ruin the membranes, and are
dependent on the accessibility to chemical and membrane supplies. If these requirements are not a problem at
the plant location, the RO process has been the choice in most instances. In remote areas, ED is most suitable
for brackish water desalination because it is more robust and its operation and maintenance are simpler than
RO systems. In addition, the ED process is able to adapt to changes of available energy input.
46
Many small systems of direct solar desalination (e.g. solar stills) and several pilot plants of indirect solar
desalination have been designed and implemented. Table 2 shows indirect solar desalination pilot plants
implemented in the MENA region. Many plants also exist elsewhere, mainly in Europe. The pilot in Spain is
included in the table, since water cost is reported for that plant. Table 3 shows RO-PV plants in the MENA
region and one plant in Italy, since the water cost is also reported for that plant.
47
VI - Promotion of solar desalination in the MENA region
The use of solar energy in desalination introduces environmentally friendly technologies that produce
minimum waste products, revitalizes rural communities by creating local industries and businesses, improves
the quality of life for inhabitants living in rural areas, reduces mass migration of population from rural to
urban areas, reduces the bill for imported primary energy recourses, and might contribute to solutions of
problems in the agriculture sector.
VII - Conclusion
Desalination is needed in the MENA region which is endowed with high solar irradiation. Current solar
technologies, PV, and solar thermal systems can be matched to existing desalination processes. Desalination,
being energy intensive, can be a means of promoting solar energy technologies. This can play a major role in
enhancing the development and expansion in the industry of solar technologies. Solar desalination is the
technology of the future. It has great potential in the MENA region due to availability of vast stretches of
waste lands and high intensity of solar radiation. Presently, it cannot be used for large scale applications due
to technological and economical constraints. Current research on solar collection systems and mass
production of these systems can reduce the cost of solar energy. The prices of fossil fuels are increasing and
same trend may continue in the future. Therefore, solar desalination will become a feasible option for large
scale application in the future. Presently, solar desalination can be used for small/medium scale remote
location application where there is no electrical grid connection. There is a great requirement to improve the
thermal as well as PV solar collector systems performance, other ancillary units to reduce the cost of
produced thermal, shaft or electrical energy to make them viable even for small/medium scale desalination
applications. Also there is a need for improving the HD processes and make the modification to conventional
desalination processes useful for remote location application. MEDRC has contributed for the development
new technologies based on humidification/dehumidification principle and for development of software
packages for process and equipment design. Greenhouse desalination is an excellent technology to grow
crops in arid regions and considerable amount of research is required to make it a viable option.
References
1. K. Wangnick, (2004), IDA Worldwide Desalting Plant Inventory Report No. 18, Wangnick
Consulting, Germany
2. A.A.S. Malik, G.N. Tiwari, A. Kumar and M.S. Sodha, (1982), “Solar distillation”, Pergamon Press,
Oxford, England
3. W.D. Childs and A.E. Dabiri, 2000, MEDRC R&D report “VARI-RO Solar-powered Desalting Study
4. Lourdes Gracia-Rodriguez and Julian Blanco-Galvez, (2007), “Solar-heated Rankine cycle for water
and electricity production: POWERSOL project”, Desalination 212, 311-318
48
SYSTEMES MEMBRANAIRES DE POTABILISATION
Résumé
Mots clés :
Eau, Potabilisation, Défluoration, Nanofiltration, Ultrafiltration, Microfiltration, Villages
RESUME EN ANGLAIS
Microfiltration, ultrafiltration, nanofiltration or reverse osmosis membrane systems are now broadly used for
purifying water from any sources. They fulfill various domestic and industrial needs. This article presents
briefly these four families of membranes altogether with their range of applications. It then describes how
these technologies can advantageously be adapted to meet drinking water supply needs of remote villages.
Two practical examples illustrate the gap to fill between theory and practice, respectively in Thailand and
Senegal.
1*
Correspondant : Michel Farcy. Pall France 3, rue des Gaudines, BP 90234,
78102 Saint-Germain-en-Laye Cedex – France.
Email :*michel_farcy@[Link].
2
25 Harbor Park Drive Port Washington, NY 11050.
3
Université Cheikh Anta Diop, Faculté des Sciences et Techniques, Département
de Chimie, B.P. 5005 Dakar, Sénégal.
4
Communauté des Carmes de Kaolack, B.P. 214 Kaolack – Sénégal.
49
Key words: Drinking Water, Fluoride removal, Nanofiltration, Ultrafiltration, Microfiltration, Villages
1. Introduction
Les systèmes membranaires sont largement utilisés pour traiter des eaux contaminées [1,2]. Selon la taille des
contaminants retenus, dissous ou solides en suspension, les membranes appartiennent à l’une ou l’autre des
quatre familles suivantes : la microfiltration, l’ultrafiltration, la nanofiltration et l’osmose inverse.
La microfiltration convient pour des dispersions particulaires et des suspensions colloïdales dont le diamètre
varie entre 0.1 et 10 microns, avec une rétention optimale de ces espèces. Dans la pratique, les applications
de microfiltration incluent l'élimination de pathogènes présents dans les eaux municipales ou industrielles,
telles que les Cystes « Giardia » et Oocystes « Cryptosporidium » particulièrement résistants à la désinfection
par le chlore.
L’ultrafiltration retient les solides en suspension et les solutions de molécules de grosses tailles, tandis que
l'eau et les molécules de taille plus faible passent à travers la membrane. Le seuil de coupure d’une
membrane d’ultrafiltration est caractérisé par la masse molaire des molécules retenues. L’ultrafiltration,
comme la microfiltration, est utilisée pour l’élimination des pathogènes présents dans l’eau.
La nanofiltration, appelée ainsi car la taille des pores de la membrane est de l’ordre de 1 nanomètre, est
surtout utilisée pour l'adoucissement de l'eau (enlèvement des ions bivalents, en l'occurrence le calcium et le
magnésium responsables de la dureté). L’utilisation de la nanofiltration pour la défluoration au Sénégal – le
fluor étant monovalent – est donc une application pionnière.
L’osmose inverse utilise une membrane dense qui rejette pratiquement toutes les matières dissoutes dans
l’eau et en premier lieu le chlorure de sodium. C’est maintenant la technologie de choix pour le dessalement
d’eau de mer au détriment des procédés thermiques d’évaporation plus énergivores.
Dans tous les cas, la force motrice qui permet le transport de fluide à travers la barrière poreuse ou dense est
la différence de pression transmembranaire. La pression de fonctionnement varie beaucoup d’une technologie
à l’autre et conditionne la conception du système ainsi que sa consommation énergétique. La microfiltration
et l’ultrafiltration fonctionnent à des pressions d’environ 1 bar, la nanofiltration 10 bar. L’osmose inverse
fonctionne à 40 bar ou plus car elle doit vaincre la pression osmotique de la solution aqueuse à purifier [3].
Ces membranes sont généralement fabriquées à partir de polymères synthétiques selon un procédé
d'inversion de phase induit, soit par un fluide non-solvant, soit par voie thermique. La nature du polymère et
le procédé de fabrication conditionnent la résistance mécanique et chimique de la membrane.
50
2.1 Performances des unités
La qualité de l'eau traitée est constante et peut se résumer selon les critères suivants : turbidité inférieure à 0,1
Nephelometric Turbidity Unit (NTU), rétention microbienne des Cryptosporidium et Giardia supérieure à 6
log, rétention des virus comprise entre 0,5 et 3 log, rétention absolue des amibes et autres parasites. Un
traitement chimique en amont peut aussi être envisagé pour précipiter les contaminants organiques (COT :
Carbone Organique Total) et inorganiques (F, Fe, Mn, As).
[Link] de la technologie
Pour valider la technologie, un pilote (équipé d'un module) a fonctionné en 2006 pendant une période
représentative de plusieurs mois incluant la saison sèche et la mousson dans le village de Pranon en
Thaïlande. La turbidité de l'eau a été enregistrée en temps réel pendant toute la durée de l'essai. En dépit de
turbidité de l'eau alimentaire pouvant excéder 100 NTU, la turbidité du perméat a toujours été inférieure à 0.1
NTU (à comparer avec la Norme TISI 257, Thailand Industrial Standards Institute, spécifiant une turbidité de
5 NTU max pour l'eau potable). Des analyses bactériologiques du perméat ont également été réalisées
régulièrement. La qualité du perméat a toujours été conforme à la norme TISI 257 de potabilité, quelque soit
la qualité de l'eau brute, souvent très médiocre en particulier lors d'une inondation pendant la mousson. Le
taux de conversion a été de 95% en moyenne.
51
Le personnel peut être employé, formé et certifié localement.
3. Deuxième étude de cas : l'exemple du village de Ndiaffate, dans la région de Kaolack au Sénégal
En collaboration avec l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar et la communauté des carmes de
Kaolack au Sénégal, Pall expérimente la défluoration des eaux de forage profond par nanofiltration. La
nanofiltration est principalement connue pour stopper les ions multivalents et les molécules d’une masse
molaire supérieure à 150 et la cause bénéfique du rejet du fluor n’est pas entièrement élucidée [5, 6, 7]. Une
explication possible est la grande densité de charge électrique de l’ion fluorure.
L'atout principal de la nanofiltration - comparée à l’osmose inverse qui rejette également le fluor – réside
dans sa pression de fonctionnement relativement faible (moins de 10 bar) alors que l'osmose inverse nécessite
au moins 40 bar. En proportion, la nanofiltration consomme donc moins d’énergie. La nanofiltration diminue
également la teneur en sel. L’eau a donc meilleur goût sans qu’aucune minéralisation ne soit nécessaire,
contrairement à l’osmose inverse.
Le pilote villageois fonctionnant actuellement sur site comporte un module Disc TubeTM Pall de conception
robuste adaptée aux conditions locales. Ce module possède deux avantages primordiaux pour un
fonctionnement villageois :
- une fois encrassées, les membranes sont récupérables par simple nettoyage chimique ;
- il est démontable et réparable sur place. Seules les pièces d’usure - membranes et joints - sont
remplacées tandis que la structure mécanique du module est conservée.
Le coût de fonctionnement et d’entretien d’une unité avec module Disc TubeTM Pall est donc compétitif par
rapport à des unités fonctionnant avec des modules non nettoyables et qu’il faut remplacer régulièrement.
52
Photo 2 – Arrivée du pilote au forage Photo 3 – Le pilote dans son local Photos 4 – Premières mesures
5. Résultats attendus
Cette étude permettra de consolider l’expertise locale dans le domaine des procédés de séparation et des
sciences et technologies membranaires à travers le partenariat Pall-ENI-EDM. Chaque phase du projet
permettra de confirmer la faisabilité de la technologie dans les domaines suivants : qualité de l’eau traitée ;
spécification et fréquence des nettoyages ; consommation énergétique ; fonctionnement intermittent au fil du
soleil (pour le solaire-photovoltaïque) ; spécification des équipements auxiliaires ; prise en charge de
l’exploitation et de l’entretien de l’unité par la communauté locale.
6. Conclusion
Les technologies membranaires permettent d’obtenir de l’eau potable en traitant les eaux de surface ou de
forage. L’eau traitée répond ainsi aux normes les plus strictes de potabilisation. Fiables, faciles à mettre en
œuvre et économiques, ces technologies sont recommandées pour l’approvisionnement en eau potable des
villages et petites villes dans les pays en voie de développement.
53
7. Bibliographie
[1] Kulkarni S., Funk E.W. and Li N. N., Membrane Handbook (ed.: W.S. Winston Ho & K.K. Sirkar)
chap.26, pp 393-397, 1992.
[2] Perry R.H., Green D.W., Perry's Chemical Engineers' Handbook, 7th Edition © McGraw-Hill, chap.
22-37 Membrane Separation Processes, 1997.
[3] Cheremisinoff Nicholas, Handbook of Water and Wastewater Treatment Technologies (© Elsevier),
chap. 9 An Overview of Membrane Processes, pp 336-371, 2002.
[4] Lehr, Jay; Keeley, Jack; Lehr, Janet, Water Encyclopedia, “Key Causes of Drinking Water Quality
Failure in a Rural Small Water Supply of South Africa”, Volumes 1-5 (John Wiley & Sons ©) chap.
1.2.34 pp 221-227, 2005.
[5] Diawara C. K., Essi-Tome H., Lhassani A., Pontié M., Buisson H., Symp. Malien sur les Sciences
Appliquées, Bamako, Mali, « Filtrations membranaires et Qualité de l’Eau de Boisson en Afrique : Cas
du fluor au Sénégal » [Link] 2-5 Août 2004.
[6] Bruno Legendre, Les Cahiers de l’Ecole STM de Dakar, Sénégal, « Qualité des Eaux Souterraines
consommés par la population au Sénégal - Partenariat National de l’Eau Sénégal » , 06-08 Juin 2007.
[7] Mahmoud Hafsi, Les Cahiers de l’Ecole STM de Dakar, Sénégal, « Les fluorures dans les eaux
contrôlées et distribuées par l’ONEP- Société Office Nationale de l’Eau Potable au Maroc », 06-08 Juin
2007.
« Pall, Pall Aria, Disc Tube sont des marques déposées de Pall Corporation. ® indique un marque déposée
aux Etats Unis d’Amérique. ».
54
LES TRAITEMENTS D’ EAU POTABLE – ASPECTS ENERGETIQUES
ET ENVIRONNEMENTAUX
Veolia Environnement R&D, Chemin de la Digue, BP 76, 78603 Maisons Laffitte Cedex, France
E mail : [Link]@[Link]
Keywords : natural organic matter, emerging pollutants, membrane, nanofiltration, reverse osmosis
Introduction
Drinking water is one of the scarcest and most valuable resources in the world. According to a study
conducted by the WHO and UNICEF, around 900 million people currently have no access to clean drinking
water. By the year 2025, it is estimated that half of the world‘s population will lack access to clean drinking
water. Ensuring the availability of adequate amounts of clean water is set to be global issue number one in
the future, and the market for the technologies required to process drinking water is one of the fastest-
growing markets worldwide.
Water for public supply can be obtained from different sources: underground by wells sunk into aquifers, or
from surface such as purpose-built reservoirs or lakes (collecting rainwater run-off or water from streams),
rivers and sea. The safety of the water is of utmost concern – several million people die each year after
consuming contaminated water. The primary aim in water treatment is the elimination of any pathogenic
micro-organisms present. All the above-mentioned sources can be subject to pollution. In the case of
underground water, polluted surface water can enter the saturation zone of an aquifer and so lead to its
contamination. Pollution can come from waste tip leachate containing heavy metals and organic compounds,
farm run-off containing nitrates and pesticides, and industrial wastes which may have been deliberately
dumped down old coal mine shafts. River water can be affected by farm drainage, sewage works and
industrial effluents, and also the run-off water from roads. Thus there is a need to ensure that the water
quality is suitable for public supply, and at the same time that the cost of treatment is kept as low as possible.
Because of water stress and human concentration, industrials of the water sector will have to treat water from
increasingly polluted sources without compromising the final quality. They will therefore need to face the
multiple challenge of high performance in terms of quality, reasonable cost, and an environmental impact
that will have to remain as low as possible. It is the goal of this paper to describe some treatment solutions for
high quality water production, and decision support tools for the assessment of potable water supply systems,
which take into account both economic and environmental objectives.
The goal of water treatment is to provide the consumer with water that is safe and free of unpleasant
aspects, such as appearance, or taste and odour. The Drinking Water Directive ( Drinking Water Directive,
1998) sets quality standards for drinking water quality at the tap (microbiological, chemical and organoleptic
parameters) and the general obligation that drinking water must be wholesome and clean.
In order for these requirements to be fulfilled, the water at the outlet of the treatment plant must, not only
be free of contaminants, but also stable, thereby ensuring that undesirable compounds will not develop during
water distribution.
55
Contaminants to be removed include microbiological, mineral and organic pollutants. In order to ensure
water quality at the consumer’s tap, water treatment must also eliminate precursors of disinfection by-
products, remove organic matter (including its biodegradable fraction) and turbidity.
Traditional water treatment train have been designed to remove the major known pollutants:
microbiological pollutants, mineral and organic including micropollutants such as pesticides. However, new
trends presently challenge these treatment files. First, the stringent regulation concerning bromates (10 µg/l)
limits the use of ozone. Furthermore, attention has recently been raised on some emerging micropollutants.
Beside the traditional organic micropollutants, the chemical as well as pharmaceutical industries produce a
number of compounds that may be released in the environment and therefore be found at the inlet of drinking
water plants. These compounds include: Pharmaceutical and Personal Care products (PPCPs), surfactants,
industrial additives, and numerous chemicals suspected of being endocrine disruptors (Endocrine Disrupting
Chemicals or EDCs). These compounds display a wide number of chemical structures and properties (type
and number of chemical functions, pKa, polarity etc..) and therefore may challenge the capacity of the
traditional water treatment processes. Furthermore, these molecules are designed to be biologically stable and
therefore may remain for long periods of time in the environment.
The removal of Natural Organic Matter (NOM) is of paramount importance for a stable operation of
the distribution system: Its biodegradable fraction participates in bacterial regrowth in distribution systems as
well as biofilm formation. If post disinfection occurs, NOM is involved in the formation of potentially toxic
disinfection by-products it is associated with taste and odour formation. Furthermore, it reacts with the
disinfectant and results in higher disinfectant demand.
As a result of these challenges, the use of membranes has received increasing attention for treating poor
quality water as they appear as the best technologies to (1) eliminate microbial as well as organic including
emerging micropollutants (2) produce stable water that will remain wholesome in the distribution network.
The treatment used depends on the quality of the abstracted water. For water that has little pollution, it may
only be necessary to use preliminary settlement, rapid sand filtration and chlorination, whereas poor quality
water may require a more advanced treatment. An example of a treatment train which includes current
treatment processes used today is shown in figure 1.
Membrane
filtration
Ozonation
Lamellae settling
Screening
Chlorination
Coagulation- flocculation Sand filtration GAC filtration
To face water contamination with emerging pollutants such as pharmaceuticals, pesticides and healthcare
products, Veolia has conducted over the last five years extensive research to assess the performance of
current available technologies. Conclusion of this study shows that membrane technology with NF and RO
systems, ozone/GAC and PAC are efficient processes to remove micro pollutants and emerging compounds.
However activated carbon adsorption could be very expensive when large fractions of NOM are present,
because adsorption sites are mainly taken by NOM, present in much higher concentrations. Organic
micropollutants may be present at the ng/l or µg/l level, whereas NOM concentrations may be 10,000 times
higher. The adsorption columns have to be regenerated rapidly because the column capacity is mainly used
for NOM adsorption instead of micropollutants adsorption. Furthermore, new concern on by-products
formation and the stringent regulation concerning bromate (10 µg/l) limit the use of ozone. Therefore for
56
poor quality water, NF and RO system is the best available technology to ensure a high-quality drinking
water; should chlorination be required to maintain a disinfectant residual in the distribution network, the
produced permeate would likely be low in DBPs and would present a minimal risk of bacterial regrowth.
Fouling is one of the main problems in any membrane separation and chemical pretreatment processes such
as coagulation have shown to improve membrane performance by reducing the rate of membrane fouling.
This emphasizes the importance of the pre-treatment that has to be designed based on raw water quality and
treatment objective. For surface waters, coagulation/flocculation followed by sedimentation is usually
necessary; Ultrafiltration (UF) or Microfiltration (MF) is a valuable alternative. An example of 3 treatment
trains is presented in figure 3 . The main difference between the treatment trains 1, 2 and 3 is the
complexity/simplicity of the NF/RO pre-treatment. Treatment train 1 is based on a classical chemically-
enhanced pretreatment while treatment train 2 and 3 involve a MF or UF pre-treatment which simplify the
pre-treatment. Train 2 and particularly train 3 are attractive for water treatment as they answer the demand
for more efficient, compact and discreet treatment units involving a reduction of chemicals use and therefore
a reduction of sludge production. They are particularly suitable for countries where the cost or the
environmental impact of the sludge disposal is high.
Pump
Pump Pump
Coagulation
MF/UF
Coagulation floculation
Floculation
MF/UF NF/RO
settler
NF/RO
Sand
filtration Post
treatment
Post
NF/RO treatment
Post
treatment Drinking Water
Drinking Water
Drinking Water
The advantages of the “Integrated Membrane Systems” (IMS) such as a MF/UF pre-treatment for NF/RO
membrane systems are the followings:
• Better MF/UF filtrate quality: The colloidal fouling load to the NF/RO is reduced with significantly lower
SDI (Silt Density Index) and turbidity.
• Constant and consistent MF/UF filtrate quality provided by the absolute barrier of the membrane. This is
particularly useful for treating surface sources afflicted by rapidly fluctuating quality.
• Reduced sludge production due to the use of relatively less chemicals than in chemically-enhanced
conventional pre-treatment processes.
• Smaller footprint due to a reduced floor space requirement for MF/UF systems
57
• Improved flexibility due to the modularity of membrane systems. Future expandability is easier to design
in.
Nevertheless, the benefits of Integrated Membrane Systems still need to be proved as only few side-by-side
pilot-plant trials have been performed so far.
Eolia™ Potable Water relies on the ISO 14040 standardized Life Cycle Assessment (LCA) method. LCA
has gained a wider acceptance as a method providing the most comprehensive overview of the environmental
impacts generated by an industrial process. LCA is a "cradle-to-grave" approach that addresses the impacts
associated to all the raw materials required and the releases generated during the life cycle of potable water
supply: from the extraction of raw materials through the operation and finally the
decommissioning of the process.
Most of the GHG emissions generated during the life-cycle of conventional potable water supply systems
result from intake pumping and distribution: high efficiency pumps are therefore a key factor for GHG
reduction.
Given that electricity consumption represent 80% of the impacts generated by potable water supply (F, Vince
thesis, 2008), the life-cycle electricity consumption represents a meaningful indicator that has been calculated
for the major potable water supply scenarios in Table 1
58
Table 1: Life-cycle electricity consumption of major potable water supply systems
For each phase (water treatment, intake pumping/distribution and chemicals production),
minimum/maximum values are given, which correspond to the electricity consumption in the most favorable/
unfavorable context.
Example 2: Influence of electricity supply on the GHG emissions of a seawater reverse osmosis desalination
plant
Obviously, the desalination plant achieves the lowest GHG emissions when supplied by renewable energy
([Link] turbine, photovoltaic cells). Nevertheless, combined cycles also achieve high performances,
especially in countries such as Australia where the electricity at grid is based on coal thermal power
production.
As illustrated in these examples, Eolia™ Potable Water allows a quick and easy evaluation of the
environmental footprint of potable water supply solutions. It will thus be used by Veolia Environnement, in
order to enhance the design practices over and above technical, economic criteria by including environmental
performance indicators at the early stages of the decision-making process.
59
Conclusion
Membrane processes have gained wide acceptance in the drinking water industry because of their ability to
produce a high-quality and consistent water. Of particular interest are Nanofiltration and Reverse Osmosis
which are best options for Natural Organic Matter (NOM) and emerging pollutant removal. These membrane
processes anticipate future challenges on water quality as attention has recently been raised on some
emerging micropollutants that are poorly eliminated by conventional waste water treatment. Therefore, their
concentrations in aquifers will increase in the future. Eolia™ Potable Water decision support tool can also be
used to select the best treatment train with regard to environmental impact assessment. Nevertheless, the
availability of more efficient, chemically free and cheaper processes will be necessary in the future.
Nanotechnology offers a promising alternative to move toward that direction. The advances in new
nanomaterials can help to develop cost effective, highly selective and fouling resistant membranes for water
purification and desalination.
References
Vince, F (2008), 'Design approach for the improvement of both the economic and the environmental
performances of potable water supply systems', PhD Thesis in Energy (EPFL - Lausanne).
60
LA CONTRIBUTION DES SERVICES D’EAU ET D’ASSAINISSEMENT A LA
MAITRISE DE L’ENERGIE ET A LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT
CLIMATIQUE
E mail : [Link]@[Link]
Résumé
Les services d’eau et d’assainissement ont un rôle majeur à jouer dans les actions relatives à la maîtrise des
consommations d’énergie, à la production d’énergies renouvelables, et à la réduction des émissions de gaz à
effet de serre des collectivités locales. Tout particulièrement, l’exploitation des potentialités énergétiques des
eaux usées (valorisation thermique de la matière organique, récupération de la chaleur de l’effluent,
turbinage, …), jusqu’ici peu développée en France, est appelée à devenir l’un des axes majeurs de R et D et
d’innovation dans les métiers de l’eau.
En matière de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre, les résultats des premiers Bilans Carbone®
permettent de cerner l’importance des émissions liés à la gestion des services, de proposer des plans d’action
pour les réduire, et de contribuer à réduire les émissions des autres acteurs locaux grâce à la création de
nouveaux gisements d’énergies renouvelables.
61
L’ ULTRAFILTRATION POUR LA PRODUCTION D’EAU POTABLE :
L’ENERGIE DANS LE COUT D’EXPLOITATION
Céline BRARD
Assistante de Direction de JM ESPENAN
POLYMEM SA
Impasse de Palayré
31 100 TOULOUSE
Tel : 05 61 31 78 66
Fax : 05 61 31 78 70
Web : [Link]
E-mail : polymem@[Link]
Résumé
Polymem est une société spécialisée dans la technologie membranaire pour le traitement de l'eau. Les
modules à fibres creuses Polymem trouvent notamment leurs applications dans des systèmes de production
d'eau potable. Ces modules fonctionnant en filtration potable externe/interne, ont été développés pour
permettre de faibles dépenses d'énergie. En effet, lafiltration frontale associée à un mode de rétrolavage aéré
permet de
présenter un faible coût énergétique.
L'exposé présentera le mode de fonctionnement des modules Polymem et des systèmes associés. Pour chaque
référence présentée, les coûts énergétiques associés seront précisés.
62
CANARY ISLANDS INSTITUTE OF TECHNOLOGY (ITC) EXPERIENCES IN
DESALINATION WITH RENEWABLE ENERGIES (1996 – 2008)
Playa de Pozo Izquierdo, s/n. 35119 - Santa Lucía, Gran Canaria Island (Spain).
Phone. 00 34 928 72 75 25; Fax 00 34 928 72 75 90.
E Mail : jdelafuente@[Link]
Abstract
Fresh water shortage is a raising problem, especially in some parts of the world, as North Africa and
Middle East areas. Global climate change and progressive increment of population are reducing day by day
the availability of per capita drinking water supply; this is becoming a critical question for certain developing
countries. Desalination has narrowed the gap of water demand for more than 20 years thanks to a cheap
energy supply; but the age of “easy oil” is coming over and the link water – energy is more and more critical.
A hopeful option is desalination powered by renewable energies (RE). RE are not only safe but also endless
resources, and there are already successful experiences in RE desalination. The Canary Islands Institute of
Technology (ITC) has been testing and monitoring RE desalination systems for more than 10 years. Vapour
compression, reverse osmosis, electrodialysis, membrane distillation and humidification – dehumidification
plants have been connected to wind or solar energy systems in more than ten field projects. This presentation
summarizes the main outcomes of this long experience, focusing on the more practical questions to be
considered in order to implement new RE desalination projects.
I - INTRODUCTION
Drinkable water is a more and more scarce resource. The increment of population, environmental
impacts and climate change are reducing the water availability per person, this is a particularly critical
situation in developing countries. United Nations has evaluated in 1,100 millions of persons without a safe
access to drinkable water. Additionally, the expected future is even more critical: by 2025, 1,800 million
people will be living in countries or regions with absolute water scarcity.
The Canary Islands have suffered structural water lack for many decades. Thus, it is not chance that
the archipelago was pioneer in Europe in desalination technologies, with the commissioning of the first
European desalination plant in the beginning of the sixties. The increment of desalination has meant
additional energy consumption; currently desalination represents in the islands approximately 10% of
electricity consumption, in some islands this percentage raises up to 25%. Therefore, there has been a
progressive interest in reducing the energy costs in desalination and searching new energy resources, like
wind power, with very competitive costs.
Moreover, the archipelago has abundant renewable energy resources (particularly wind and solar
energy). However most of this resource can not be converted into electricity, due to the reduced size and
weakness of the island electric grids.
63
Consequently, one of the first strategic lines of the Canary Islands Institute of Technology was the
development and testing of renewable energy driven desalination systems, operating in off-grid mode. The
facilities of the ITC in Pozo Izquierdo (Gran Canaria Island) are an ideal platform for testing RE desalination
systems, thanks to the local excellent conditions: direct access to seawater, annual average wind speed of 8
m/s, average daily solar radiation of 6 kWh/m2. The paper presents a short description of eleven small to
medium capacities autonomous desalination units.
On the other hand, Canary Islands are located very close to Northwest Africa, wherein millions of
people live in isolated villages without access to electricity and good quality water in inland or coastal areas.
The technologies developed in the ITC present nowadays a possible solution to the fresh water and electricity
supply; the paper includes two cases of autonomous desalination in African countries.
Figure 1. View of the project installations in the Punta Jandía fishing village (Fuerteventura).
64
Figure 4. 2 x 225 kW off grid Figure 5. 100 kVA Figure 6. RO desalination
wind farm. Synchronous machine plants.
coupled to flywheel.
The main objectives of the project were to identify the best desalination system for connection to a
stand-alone wind farm, and to assess the influence of the variations of the wind energy on the operation of the
desalination plants and on the quality of the produced water.
According to the results of the tests RO technology is the most suitable one for coupling to an off-grid
wind farm. Nevertheless, each desalination technology has possibilities to improve the operation with off-
grid wind farms, by developing specific designs.
65
Visual information about the system is presented in the figures 10 to 12.
Figure 10. SWRO desalination plant. Figure 11. Wind generator. Figure 42. Batteries bank.
The main outcomes extracted from the operation of the system were the following:
x Identification of the most suitable times in startings, shutdowns and membrane cleaning periods.
x Optimization of the water production, considering maintenance and power consumption aspects.
x Incorporation in the system of automatic valves commanded by the control software which allows
totally automatic operation.
66
A selection of the pictures of the system is shown in the figures 14 to 16.
Figure 19. General view of the PV-RO system in the village of Ksar Ghilène (Tunisia).
67
CASE 7. FOUR AUTONOMOUS PV-RO UNITS IN MOROCCO
Four PV-RO systems have been installed along this summer in four locations of Morocco (see maps
of figure 20) within the already finished project called ADIRA ([Link]).
Marrakech
Tazekra
Azla
Agadir
Amellou
Tangarfa
Figure 20. Maps of Morocco with the location of the four autonomous desalination systems.
The local rural reality of Morocco is similar to the case of Tunisia: raw water is from inland wells
(brackish waters with salinities between 2.5 to 8.7 g/l), small rural areas without direct access to fresh water
and located in places without or weak electric grid.
The figures 21 and 22 show the RO unit (1,000 l/h) and the building with the PV field on the roof (4
kWp).
Figure 21. RO unit installed in Morocco. Figure 22. Fresh water tank,
building and PV field.
Figure 23. View of the solar collectors field coupled to the H/D desalination system.
68
CASE 9. THERMAL SOLAR DRIVEN MEMBRANE DISTILLATION UNITS
Two units were operated within the MEMDIS project. The main idea was the development of two
stand-alone desalination systems based on the highly innovative membrane distillation technology. The
systems integrate solar thermal and PV energy. The desalination energy is supplied entirely by solar thermal
collectors. The electrical auxiliary energy is supplied by a PV system. Using membrane distillation
technology enables to achieve low-maintenance and durable systems which is extremely important for stand-
alone systems entirely powered by solar energy. The MEMDIS project is based on the experience and the
lessons learnt from the SODESA project. The project started in April 2003 and finish in March 2006. There
is an ongoing project called MEDIRAS ([Link]) with the aim of improving the MEMDIS system.
General views of the system can be observed in the figures 24 and 25.
Figure 26. View of the MORENA SWRO unit. Figure 27. Container housing MORENA
project.
69
CASE 11. DIESEL / BIODIESEL POWERED COMPACT RO UNIT
The aim of this project is to supply of potable water and energy small isolated towns (less than 1000
inhabitants), from brackish or seawater. This project consists of a SWRO desalination plant fed by a diesel
power generator (2 days autonomy in continuous operation; biodiesel could be used), mounted in a container
(15 m2) of easy transport and installation, with high security and autonomy level and simple operation and
maintenance. This system has an international patent PCT in Morocco, Tunisia and the countries of the
OAPI.
The current system has two Danfoss equipment in parallel, one working as a pump and the other one
as an energy recovery device. A first prototype of this project was installed in Alhucemas (Morocco) in 2004
after an earthquake that devastated the region. General views of the system can be observed in the figures 28
to 30.
Figure 28. SWRO desalination plant. Figure 29. Power generator. Figure 30.
Container housing SWRO unit.
CONCLUSIONS
This paper summarizes the activities of the ITC during a long period started in mid 90es. After more
than 10 years of continuous R&D activity, and more than 10 installed and operated autonomous desalination
systems, it is not easy to extract a reduced list of conclusions. Nevertheless, the most relevant outcomes are
the following:
x Renewable energy driven desalination is not a novel technology any more. Despite some
combinations are under a development step, there are several which have already been tested and
operating in systems with proved positive results.
x For those sites with lack of fresh water, presence of solar and/or wind energy resources, and
availability of salty raw water, desalination by renewable energy is already an alternative solution to
the current supply by trucks. If, as it is probable, oil prices go on rising, autonomous desalination will
be more and more competitive.
x For the case of small demand –up to 100 m3/day- the current more reliable option is PV powered RO
system. For medium demands (1,000 – 5,000 m3/day), the most interesting system is the combination
of an off-grid wind farm and a reverse osmosis plant.
x The main recommendations to be taken into account in a autonomous desalination project are:
o Design simple and tough, adapted to the local conditions (tailor-made project).
70
o Elaboration of a specific control system, programmed for each particular case, addressed to
reduce the maintenance activities, maximize the water production and extend the life of
equipment.
o In case of location in developing countries, it is very important to include the participation of
the local entities from the very beginning of the project, in order to establish a coordinated net
of actors and to consider all the local aspects, not only the technical elements, but also and
mainly the social and economic conditions.
71
DESSALEMENT DE L’EAU DE MER ET DES EAUX SAUMÂTRES :
ASPECTS ÉNERGÉTIQUES,
DESSALEMENT PAR ÉNERGIES RENOUVELABLES
Alain MAUREL Consultant
E mail : [Link]@[Link]
Résumé
Les techniques de dessalement sont bien maîtrisées puisqu’à ce jour la capacité totale installée au niveau
mondial dépasse les 50 millions de m3/jour.
Après une évaluation des consommations d’énergie des procédés de dessalement et une comparaison avec
les différentes techniques de production d’eau potable, l’exposé traitera le cas particulier du dessalement par
énergies renouvelables (solaire et éolien).
INTRODUCTION
Bien que l’eau soit apparemment abondante sur la terre, il s’agit en général d’eau salée : 97 % de l’eau se
trouve en effet dans les océans et les mers, non directement utilisable pour les besoins de l’homme. Les eaux
douces elles, ne représentent que 3 % en volume de l’eau sur terre et seulement le quart est disponible sous
forme d’eaux souterraines ou superficielles ; les trois quarts étant sous forme de glaciers dans les calottes
polaires.
Le dessalement de l’eau de mer et des eaux saumâtres peut donc constituer dans certains cas une solution
compétitive pour pallier le manque d’eau dans les régions littorales. En effet, beaucoup de villes dans le
monde sont en bord de mer ou pas trop loin de la mer. Par ailleurs on prévoit que plus des deux-tiers de
l’accroissement de la population dans les cinquante prochaines années se fera à une distance inférieure à 100
km d’une mer. En 2025, les mégalopoles dans les zones côtières seront habitées par 4 à 5 milliards de
personnes. Alimenter cette population avec de l’eau dessalée éviterait une pression anormale sur la quantité
d’eau douce.
Les techniques de dessalement ont fait leurs preuves puisque au 30 juin 2008, 17.348 usines de dessalement
fonctionnaient dans plus de 120 pays et totalisaient une capacité installée au niveau mondial d'environ 62,8
millions de m3/jour. Sur cette capacité totale, 60 % vient du dessalement de l’eau de mer et 40 % du
dessalement des eaux saumâtres. La croissance du marché du dessalement a été de 10 % par an durant les dix
dernières années. Des ensembles de plusieurs centaines de milliers de m3/jour ont été implantés sur un site
donné : nous citerons comme exemple le complexe de Shuaiba II en Arabie Saoudite mis en service en 1998
et qui produit 454.000 m3/jour avec 10 unités FLASH de 45.400 m3/jour. Certains pays même, tels que le
Koweït ou le Qatar, dépendent presque entièrement du dessalement de l'eau de mer pour leur alimentation en
eau douce.
x Procédés conventionnels :
- Pompage, filtration, chloration ~ 0,25 kWh/m3
- Techniques à membranes 0,3 – 0,7 kWh/m3
x Recyclage des eaux usées ~ 1 kWh/m3
x Dessalement
- Eaux saumâtres 1 - 2 kWh/m3
- Eau de mer 3 – 4 kWh/m3
73
Dessalement de l'eau de mer : osmose inverse ou distillation ?
Pendant très longtemps, soit des années 1960 jusqu'aux années 1980/1990, le procédé de distillation FLASH
était le seul procédé utilisé pour les installations de dessalement d'eau de mer de grandes capacités (> 10.000
m3/jour). L'osmose inverse est apparue vers les années 1970, d'abord pour les dessalement des eaux
saumâtres, puis pour les unités de dessalement d'eau de mer de petite capacité (quelques dizaines de m3/jour).
La première unité de grande capacité (20.000 m3/jour) a été mise en service sur l'île de Malte en 1983.
Ensuite progressivement, l'osmose inverse est venu concurrencer la distillation pour les installations de
capacité élevée : ainsi en 2005, Israël mettait en service à Ashkelon une unité de 320.000 m3/jour.
L'osmose inverse va-t-elle remplacer, dans les années à venir, la distillation comme certains le prédisent ?
Ceci est peu vraisemblable. En effet, les deux techniques présentent des spécificités qui devraient leur
permettre de rester présentes toutes deux sur le marché.
Les avantages de l'osmose inverse sont nombreux :
- faible consommation énergétique (environ 3 - 4 kWh/m3 dans le cas d'une eau de mer à 35 g/l), grâce
en particulier à la mise en place de systèmes de récupération d'énergie et à l'augmentation des taux de
conversion ;
- investissements plus faibles dus en particulier à l'amélioration des performances des membranes (taux
de rejet sur eau de mer de 99,6 % avec une perméabilité d’environ 1 [Link]-1) et à une
diminution importante des coûts ;
- gamme de capacités disponibles commercialement très vaste, allant de quelques litres par jour pour
des appareils individuels de survie à des installations de plus de 100.000 m3/jour.
Mais l'osmose inverse présente aussi quelques inconvénients :
- les membranes sont sensibles au colmatage, et en particulier au biofouling ;
- la salinité d'eau produite qui se situe aux environs de 300 - 500 ppm convient bien pour les usages
domestiques, mais est trop importante pour certains usages industriels ;
- la salinité de l'eau de mer, si elle est trop élevée (50 - 60 g/l) entraîne une hausse non négligeable des
coûts (nécessité de prévoir dans certains cas deux étages pour maintenir la qualité de l'eau
déminéralisée).
Toutefois, on peut penser que les procédés de distillation (compression de vapeur pour les petites unités et
multiples effets pour les grandes unités) resteront présents sur le marché, en particulier dans les cas suivants :
- eau de mer à salinité élevée (> 40 g/l) comme dans le Golfe Arabo-Persique : les performances et les
coûts de la distillation ne sont pas modifiés ;
- eau de mer à fort pouvoir colmatant suite à la présence de colloïdes, de matières en suspension très
fines ou d'hydrocarbures ; les unités des distillation étant nettement moins sensibles aux problèmes
de colmatage ;
- obtention d'eau ultra pure pour l'industrie soit pour l'alimentation de générateurs de vapeur, soit pour
l'industrie électronique, l'eau produite par distillation pouvant atteindre facilement des salinités
comprises entre 5 et 30 ppm ;
- sites disposant d'énergie dégradée (vapeur ou eau chaude à 110 ou 120°C) à coût très faible, voire nul
: le procédé de distillation à multiples effets, qui nécessite seulement 2 à 3 kWh/m3 pour le pompage,
devient alors plus performant, du point de vue énergétique que l'osmose inverse.
74
On voit donc que la solution globale à la production d’eau et d’électricité est d’associer à une unité de
production d’électricité fonctionnant à partir de pétrole, de gaz ou de nucléaire :
- une unité de dessalement par distillation multiples effets ou FLASH qui sera alimentée en calories à
bas niveau par les rejets thermiques de la centrale électrique ;
- une unité de dessalement par osmose inverse qui consommera de l’énergie électrique.
L’osmose inverse qui ne nécessite que de l’énergie électrique permet le découplage entre source d’énergie et
unité de dessalement ce qui offre une souplesse d’autant plus intéressante que, dans la plupart des cas, les
taux de croissance des consommations d’eau et d’électricité sont différents.
L’association des deux techniques de dessalement (multiples effets + osmose inverse) peut présenter d’autres
avantages, par exemple le préchauffage de l’eau de mer avant osmose inverse.
Une première grande installation hybride est actuellement en fonctionnement dans les Emirats Unis à
Fujaïrah : avec une production de 454.000 m3 d’eau par jour (284.000 m3/jour par distillation FLASH et
170.000 m3/jour par osmose inverse) et de 620 Mwe.
75
Une autre possibilité est d’utiliser les énergies renouvelables avec des procédés de dessalement
conventionnels à haut rendement :
- distillation à multiples effets associée à des capteurs solaires ;
- osmose inverse associé soit à des photopiles soit à des aérogénérateurs.
Le développement de ces procédés se heurte à deux problèmes :
- le coût élevé des investissements à la fois de la source d’énergie ainsi que de l’installation de
dessalement à haut rendement ;
- le caractère discontinu et aléatoire des énergies renouvelables qui nécessite un stockage d’énergie plus
ou moins important.
Perspectives
Quelles sont les perspectives pour les années à venir ? Il est certain que compte tenu de l'augmentation de la
population et de l'augmentation de la consommation par tête d'habitant, le marché du dessalement va
connaître un taux de progression important.
Les technologies actuelles (distillation FLASH et multiples effets, osmose inverse) continueront certainement
à être utilisées pendant les 20 prochaines années.
Des procédés hybrides (distillation + osmose inverse) associés à des centrales de production d’énergie
devraient permettre une diminution des coûts de l’eau et de l’électricité.
Le dessalement pourra permettre dans certains cas d’adapter l’offre à la demande en association avec une
politique globale de gestion de l’eau que l’on peut résumer comme suit :
1/ Accroître l’offre :
- récupération des eaux de ruissellement (barrages)
- réutilisation des eaux usées
- transport d’eau
- dessalement de l’eau de mer et des eaux saumâtres.
Cette stratégie déjà mise en œuvre demande des moyens humains et financiers que certains pays concernés ne
sont pas toujours en mesure de mobiliser à brève échéance.
2/ Maîtriser la demande :
- réhabilitation des réseaux
- économie d’eau.
En particulier, en ce qui concerne l’agriculture responsable de plus de 70 % de l’usage de l’eau :
- amélioration des techniques d’irrigation ;
- modification des politiques de prix avec gestion des conséquences sociales qui en découleront.
Le XXIe siècle verra-t-il émerger un ou des nouveaux procédés de dessalement fiables et beaucoup plus
économiques que les procédés actuels ? Cela est peu probable, mais pourquoi pas ? En effet, « ce n’est pas en
améliorant la race des pigeons voyageurs que l’on a découvert le téléphone ... ! ! ».
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76
NEW SEA WATER PRETREATMENTS FOR DESALINATION
Eduard Gasia1, Markus Busch1, Verónica Garcia1, Giorgos Ballis2, Silvia Mariné2, Pedro Rubio3*
1
Dow Water Solutions, 2 Cetaqua, 3Agbar
E mail : prubio@[Link]
The case study in Barcelona is included in a CENIT program (called SOSTAQUA). CENIT is a
subsidized program of Spanish government that begins in 2007 and last to the end of 2010.
The initial objective of the investigation is to determinate the profits of modify the conventional
treatment line, establishing a ultrafiltration (UF) treatment as the only phase before reverse osmosis (RO).
This strategy will improve different aspects in treatment line: reactants consumption, maintenance and in
general increase the water quality (SDI-MFI) to RO. As well the investigation wants to test new
membrane configurations (hybrid configurations) inside the RO module. The configuration of operation
parameters of UF and the cleaning strategy will improve the water quality and this enabled increase the
capacity of RO. With all the configuration the most important objective is to improve the conversion
factor, this fact allow us to expend less energy to produce the same quantity of water, and also reduces
the plant space.
The pilot plant operation begins at february 2009, with two lines of UF+RO, and takes the same water
of the future Desalination treatment plant of Barcelona. Pilot plant have 7 m3/h of capacity (3,5 each line)
and works 24 h /day.
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MULTIPLE-EFFECT DRYING & CONDENSATION (MEDC): AN INNOVATIVE
AND EFFICIENT DESALINATION TECHNOLOGY
Résumé
Les technologies de dessalement par distillation ont développé divers moyens pour prévenir la formation de
tartre (scaling) résultant de l’ébullition de l’eau de mer.
Le principe de base consiste généralement à diminuer la température d’ébullition par génération d’un vide
partiel. Cette solution a pour conséquence l’obligation de mettre en oeuvre des matériaux métalliques rigides
et qui doivent résister à la corrosion.
La technologie de “multiple-effect drying & condensation” (MEDC) met en oeuvre une évaporation à
pression atmosphérique et à basse température, sans ébullition et en-dehors des domaines de cristallisation
des sels de calcium et de sulfates.
Ce principe de fonctionnement permet de n’utiliser que des matériaux plastiques, insensibles à la corrosion.
MEDC appartient à la famille des technologies dites d’humidification/déshumidification qui restaient pour
l’instant limitées à des performances moyennes.
Les améliorations techniques apportées ont permis de multiplier les performances tant en ce qui concerne la
production volumique de l’appareil qu’en ce qui concerne le COP (5 à 10, soit l’équivalent en consommation
d’énergie thermique basse température (inférieure à 90°C) de 100 à 200 kg de vapeur par mètre cube distillé)
permettant de viser un prix de revient du mètre cube produit inférieur au dollar.
Cette technologie offre aussi l’avantage d’un fonctionnement gravitaire avec un facteur de conversion élevé
permettant la formation d’environ 50% d’eau douce à partir du volume d’eau de mer traité.
En outre la consommation électrique est très réduite : moins de 0.2 kWh/m3
La machine est entièrement modulaire ce qui permet de couvrir des besoins allant de moins de un mètre cube
par jour à plusieurs centaines, permettant d’approvisionner aussi bien les particuliers que les hôtels, les
plateformes de forage ou les petites bourgades jusqu’à 10 000 habitants).
I. INTRODUCTION
La distillation est une technologie mise en œuvre depuis l’antiquité pour produire de l’eau potable par
dessalement d’eau de mer.
Son industrialisation s’accompagne de dispositifs destines à réduire le risque de cristallisation des carbonates
et sulfates de calcium, en particulier par réduction de la pression d’ébullition.
Une telle stratégie nécessite la mise en œuvre de matériaux rigides capable de supporter la différence de
pression entre intérieur et extérieur de la machine. les métaux sont sujets à corrosion par action de l’eau
saline chaude et de la vapeur d’eau. Seuls des alliages spéciaux et couteux permettent de satisfaire à ces deux
contraintes.
84
Toutefois le cycle naturel de l’eau foncitonne différemment et ce depuis près de 4 miliards d’année par
diffusion de la vapeur d’eau dans l’air.
Telle fut notre conviction des l’origine de notre projet de reproduire le cycle naturel de l’eau à pression
atmosphérique afin d’éviter l’emploi de métaux.
Nous présenterons les bases thermiques de notre technologie, décrirons rapidement le principe technique mis
en oeuvre et les résultats expérimentaux.
Nous discuterons les applications de cette technologie en paritculier pour les petites communautés et les plus
grandes installations.
L’idée principale de la technologie est d’évaporer l’eau en-dessous du point d’ébullition par diffusion de
l’eau dans l’air jusqu’à saturation, puis de condenser la vapeur sur la face opposée de l’échangeur à plaque
mince mis en œuvre pour l’évaporation. Ceci permet de réutiliser directement la chaleur de condensation
pour entretenir l’évaporation.
Les principes technologiques qui ont guidé la démarche d’innovation et de développement furent les
suivants :
1. Pas de recirculation d’eau (procédé en une passe)
2. Des matériaux plastiques uniquement
Ce principe a donné son nom à la technologie la surface de mouillage étant en situation de « séchage » latent.
85
Eau de mer SURCHAUFFE
préchauffée
SECHAGE CONDENSATION
VENTILATION FORCEE
Eau de mer
préchauffée
Échangeur à plaque
Ventilation forcée
Source chaude :
T>90°C
Surchauffe : échange de
chaleur
STUDY OF A BRACKISH WATER GREENHOUSE DESALINATION UNIT
POWERED BY GEOTHERMAL ENERGY: A CASE STUDY FROM ALGERIA
Abstract
Potential of coupling between geothermal energy and brackish water greenhouse in Algeria have been
investigated. This source of energy have been identified throughout the country, and it's suitability for
coupling with humidification deshumidification desalting technology has been investigated.
I. INTRODUCTION
Desalination has become the main source of fresh water in many parts of the world, especially in the
Middle East North Africa (MENA) region. The desalination technologies most widely used are thermal and
reverse osmosis. Recently, technologies based on air humidification dehumidification in a greenhouse have
been proposed and investigated[1,2]. Seawater greenhouse (SWGH) desalination is one example. Seawater is
used to cool the greenhouse creating the proper climate to grow valuable crops and at the same time the fresh
water produced in this system may be sufficient for the irrigation of crops grown inside the unit. The
integration of renewable resources such as solar, wind and geothermal energy is becoming increasingly
attractive. This is being used widely for substitution of oil-produced energy and will help to minimize
atmospheric degradation.
A shortage of fresh water is a very important problem that is continuously increasing, due to population
growth and changes in weather conditions, and affects many countries in the world. These countries could
have abundant sea/brackish water resources and good geothermal conditions, which could be used to produce
fresh water from sea/brackish water. In Algeria arid and semi arid lands represents more than 85% of the
total surface area. In these arid regions fresh water is very scarce and inhabitants leave to the coast where
lands are more fertile and fresh water is more available. The establishment of a human habitat in these arid
areas affected by dryness strongly depends on how such water can be made available. Fortunately, these
regions have important resources of underground brackish water and often geothermal potential (temperature
between 40°C and 90°C). Brackish water Greenhouse desalination unit is one of the most promising
techniques, due to the coincidence that in many parts of the world suffering of fresh water scarcity, brackish
water are available and geothermal potential is important. The main advantages of using geothermal energy
to power Brackish water Greenhouse Desalination Unit are first that the thermal storage is unnecessary in
such systems. Secondly, the energy output of these resources is generally invariant with less intermittence
problems (compared to other renewable resources such as solar and wind energy). The aim of our paper is to
propose a new Brackish Water Greenhouse Desalination Unit powered by geothermal energy projected to the
development of the highlands region in Algeria. This renewable resource can both be used to heat the
greenhouses and to provide fresh water needed for irrigation of the crops cultivated inside the Greenhouses.
89
II. GEOTHERMAL RESOURCES IN THE CASE STUDY REGION
Algeria is an oil and gas producer; hence decision makers believed that encouraging using renewable
energies can help to conserve the country's oil resources [2,3]. The case study country is also Africa’s
second-largest nation and the eleventh in the word in terms of land area. It is bordered in the north by 1200
km of Mediterranean coastline. Among the major challenges facing the region in the incoming 10-years are
water and energy resources as well as risk management of the environment [2,3]. We can speculate that due
to the interdependence of the world’s economies and decreasing oil and gas reserves, decision makers will
need to review their policies regarding the promotion of renewable energies.
Geothermal energy represents one of the most significant sources of renewable energies. In the case study
area two major structural units divided by the South Atlas Fault (Figure 1); with Alpine Algeria (or Northern
Algeria) in the north and the Saharan Platform in the south. The northern region is formed by the Tellian
Atlas, the High Plains and the Saharian Atlas (Figure 2). This part is characterized by an irregular distribution
of its geothermal reservoirs. The Tellian nappes, constitute the main geothermal reservoirs. Hot ground water
is generally at neutral pH, total dissolved salts (TDS) range from 0.4 g/l to 10 g/l and can reach a temperature
in the range of 22°C to 98°C [4].
The southern region formed by the northern Sahara is characterized by a geothermal aquifer which is
commonly named 'Albian reservoir' (Figure 3). The basin extends to Libya and Tunisia in the east and covers
a total land surface of 1 million km2. This part of Algeria is estimated at 700 000 km2 and contains
approximately 40 trillion m3 of brackish groundwater water. The depth of the reservoir varies between 200
m in the west to more than 1000 m in the east. Deeper wells can provide water at 50 to 60 0C temperature,
100 to 400 L/s flow rate and average TDS (total dissolved solids) of 2g/L [4].
90
In 1988, an ambitious program was established by the government [4] with the aim to expand the utilization
of geothermal heated greenhouses in regions affected by frost (i.e. highlands and some localities in the south)
and other sites, such as Hammam Meskhoutine (east Algeria), Touggourt and Ghardaia (southern region).
Unfortunately, this program was cancelled due to security concerns. In the last decade, effort has been
directed to exploit the numerous thermal springs of the north and the hot water wells of the Saharian
reservoir. More than 900 MWt is expected to be produced in the future [4].
91
[Link] GREENHOUSE TECHNOLOGY
The sea/brackish water greenhouse desalination process is a new development that offers sustainable
solution to the problem of providing water for agriculture in arid regions where brackish and/or seawater are
available. The original process uses seawater to cool and humidify the air that ventilates the greenhouse.
Fresh water is condensed out of the humid air. This enables the year round cultivation of high value crops
that would otherwise be difficult or impossible to grow in hot, arid regions.
The innovative idea of the seawater greenhouse was developed by Paton and Davies [6]. The first pilot was
built and tested in the Canary Island of Tenerife in 1992. Once known as the ‘Garden of the Gods’, but now
the island is arid and gravely damaged by excessive abstraction of ground water [6]. The early results were
promising and demonstrated the possibility to develop the technology in other arid regions. A modified and
improved seawater greenhouse was constructed on Al-Aryam Island of Abu Dhabi in the United Arab
Emirates in 2000 [6]. For both pilot studies the production of crops was excellent, and fresh water was
successfully produced for the greenhouse irrigation proposes. In 2004 a new pilot seawater greenhouse was
built near Muscat in Oman [1]. The aim of the project was to demonstrate the technology to local farmers and
organizations in the Arabian Gulf.
The brackish water greenhouse desalination units are well suited for relatively cold regions affected
by dryness but rich in geothermal brackish ground water [7] (Figure. 4). Geothermal energy is needed to heat
the brackish water and to warm the greenhouse by means of the hot vapour leaving the first evaporator. It is
important to note that if the greenhouse was to be built in arid and hot areas, geothermal energy would not be
required. Instead, the traditional brackish water greenhouse described previously should be employed [1, 7].
In this case the first evaporator acts to cool and humidify the air in the greenhouse.
In the current study, brackish water is pumped and filtered from a well and send into a ground heat exchanger
(i.e. geothermal) to increase its temperature to an acceptable level. Generally these ground heat exchangers
are made of a high-density polyethylene which is a tough plastic. This material is very durable, permits good
heat exchange and is warranted for 50 years. Copper piping can also be used but this is more expensive than
plastic [7]. Hot brackish water is fed in a cascade to the first evaporator then to the second evaporator. The
brine water issued from the second evaporator is canalized to the brine tank. The brine can be circulated in
the circuit several times until its concentration increases over an acceptable dissolved salt concentration. The
concentrated brine is finally collected in a tank, where it is stored for later treatment or processing.
The evaporator is the entire front wall of the greenhouse structure. It consists of a cardboard honeycomb
lattice and faces the prevailing wind [1]. Hot brackish water trickles down over this lattice, heating and
humidifying the ambient cold air passing through into the planting area and contributing to the heating of the
greenhouse. Fans draw the air through the greenhouse. Air passes through a second evaporator and is further
humidified to saturation point. Air leaving the evaporator is nearly saturated and passes over the passive
cooling system with a condenser (IC) immersed in a water basin. The fresh water condensing from the humid
air is piped to storage for irrigation.
One advantage of using geothermal energy to power brackish water greenhouse desalination unit is that this
natural resource can provide power 24 hours a day. The renewable resource is generally invariant with less
intermittence problems than for example wind or solar energy. The use of geothermal energy makes the
proposed greenhouse design unique by allowing for warm water to trickle down the evaporators, this
increasing the rate of evaporation and thus the vapor content of the air inside the greenhouse. This should
improve fresh water production and thus thermodynamic and economic efficiency.
92
10
5 6 7 8 9
13
4 11
2 12
3
1
1. Pump, 7. Humidified air,
2. Brackish well, 8. Evaporator 2,
3. Ground heat exchanger 9. Immersed condenser ,
(Geothermal), 10. Fans,
4. Hot brackish water tank, 11. Fresh water reservoir,
5. Dry air, 12. Brine reservoir,
6. Evaporator 1, 13. Valve.
V. CONCLUDING REMARKS
In closing, this analysis has shown that there is great potential for the use of geothermal energy in many
parts of the case study region. Geothermal sources could provide a viable source of energy to power the
brackish water greenhouse desalination units which can help in the development of the area. Finally, it must
be noted that part of the solution to the world’s water shortage is not only to produce more water, but also to
use less of it. The need for integrated solutions to the scarce fresh water resources problem is one of the
challenges facing mankind.
93
REFERENCES
[1] Mahmoudi H, Abdul-Wahab SA, Goosen MFA, Sablani SS, Perret J, Ouagued A. Weather data and
analysis of hybrid photovoltaic–wind power generation systems adapted to a seawater greenhouse
desalination unit designed for arid coastal countries. Desalination 2008; 222:119–27.
[2] Mahmoudi H, Ouagued A, Ghaffour N. Capacity building strategies and policy for desalination using
renewable energies in Algeria. Renew Sustain Energy Rev 2009 ;13: 921–926
[3] Laboy,E., Schaffner,F., Abdelhadi, A., & Goosen, M.F.A. (Eds), 2009. “Environmental Management,
Sustainable Development & Human Health” Taylor & Frances (Balkema NDL) London. 35 Chapts,
594 pp ISBN: 978-0-415-46963-0
[4] Fekraoui A, Kedaid F. Geothermal Resources and Uses in Algeria: A Country Update Report.
Proceedings World Geothermal Congress 2005 Antalya, Turkey, 24-29 April 2005.
[5] Kedaid FZ. Database on the geothermal resources of Algeria. Geothermics 2007: 265-275
[6] Davies P.A, Paton C. The seawater greenhouse in the United Arab Emirates: Thermal modelling and
evaluation of design options. Desalination 2005; 173: 103-111.
94
95
96
97
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99
100
FILTRES PLANTES DE ROSEAUX ET OPTIMISATION DE L’ENERGIE –
EXEMPLE DE L’UTILISATION DU PHOTOVOLTAÏQUE.
Julie ESTADIEU et
Luc CANAVESE
EPUR NATURE : ZAC des Balarucs, 153 av du Maréchal Leclerc, 84510 CAUMONT/DURANCE.
E Mail : [Link]@[Link]
[Link]
Résumé
Le traitement des eaux usées par filtres plantés de roseaux consiste à faire circuler les effluents au fil de
bassins successifs. Ces bassins sont composés de minéraux et végétaux, dont l’association forme un milieu
extrêmement favorable à l’activité épuratoire. Le procédé est adapté aux besoins de 5 à 4000 habitants. Dans
20% des cas, l’alimentation des bassins nécessite de l’électricité, faisant fonctionner des postes de relevage.
Or, il y a des endroits où le réseau électrique n’est pas présent : nous allons donc aborder quelques cas
concrets de l’utilisation du photovoltaïque : notamment un projet réalisé en Espagne (couplé à une éolienne),
et l’autre proposé en France.
5 Eq. habitants à 4000 Eq. habitants : capacité de traitement des stations d’épuration domestiques ;
30 : nombre de salarié ;
Notre offre :
101
Dans le cadre des marchés publics, nous avons pour vocation de répondre aux exigences des collectivités
locales et des maîtres d’œuvre :
- en complément de l’étude du dossier d’appel d’offre, nous pouvons proposer des solutions variantes en
réponse à des besoins spécifiques.
- nous assurons le suivi des dossiers, de la conception à la maintenance, en désignant l’interlocuteur
privilégié qui répondra à toutes vos questions.
Nos compétences :
Pour satisfaire ces engagements, des moyens efficaces et expérimentés sont mis en œuvre :
· le bureau d’études réalise des plans d’exécution précis grâce à des logiciels spécialisés,
· les équipes de travaux encadrent les entreprises partenaires locales à qui nous confions une partie
des travaux,
· le service Recherche & Développement étudie les solutions aux problèmes de demain,
· le service Qualité Sécurité Environnement nous engage dans la voie du développement durable
grâce à notre politique environnementale,
· le service maintenance se déplace dans le cadre du service après vente.
Le procédé Phragmifiltre
Proposé depuis 1999, le Phragmifiltre® est constitué de deux étages successifs remplis de granulats
spécifiques. L’effluent percole à travers ces matériaux où le milieu est extrêmement favorable à la
dépollution grâce à la combinaison des microorganismes fixés sur les graviers filtrant et des roseaux.
Les roseaux permettent l’oxygénation du filtre grâce à leurs racines qui ’évitent aussi le colmatage du filtre.
Ce procédé adapté aux besoins des assainissements allant de 5 à 4000 EH présente de nombreux avantages.
102
Cette filière, aussi dénommée filière classique, permet d’atteindre un niveau de rejet en D4 (DBO5 < 25 mg/l,
DCO<125 mg/l et MES< 35 mg/l).Notre bureau d’étude conçoit des variantes qui permettent d’obtenir des
traitements poussés de l’azote ou du phosphore.
(1999)
103
III- L’UTILISATION DU PHOTOVOLTAÏQUE
104
Cas n°1 à Villedieu (vaucluse)
105
BIOGAS AS AUTOMOVILE FUEL
Domingo Martínez1, Juan Carlos Torres1, Mercedes Sánchez1, Marcos Martín1, Natividad Moya2
1
AGUAS DE MURCIA (EMUASA). Plaza Circular, 9. CP 30008, Murcia, Spain
2
AQUAGEST REGIÓN DE MURCIA. C/ Nuestra Señora de los Buenos Libros, 3, 1º. CP 30008, Murcia,
Spain
E mail : mmartin@[Link]
2. CETaqua Introduction.
CETaqua integrates, manages and executes research projects aimed at proposing innovate solutions to
companies, society and the Administrations to solve environmental and technological problems linked to
management of the complete water cycle.
The founding partners of CETaqua are:
x Aguas de Barcelona (AGBAR). Private company, Spanish leader in the complete water cycle, with
140 years experience.
x Universitat Politècnica de Catalunya (UPC). Catalan public university of recognized prestige
specialized in engineering, science and architecture.
x Spanish national Research Council (CSIC). The biggest public research body in Spain specialized in
scientific and technical areas closely related to those carried out in the centre.
The AMEB Project (Environmentally Sustainable Biogas Use) objective is to obtain an automotive fuel,
called BIOEDAR; WWTP biogas, from a renewable energy like the biogas generated at urban waste water
treatment plant (WWTP). AMEB also allows reducing pollutant gas emission to the atmosphere, and taking
advantage from CH4 and CO2 by an ecological and environmental friendly use.
This Project develops an integrated process to get sustainable biogas use by a selective elimination of
undesired compounds that could difficult its later use.
There is integration between an innovative technology and a sustainable process of by-products recuperation.
To take a profit from a renewable energy like the biogas (with the pressure, temperature, relative humidity
conditions, and the high level of original impurities), it is possible to obtain a fuel ready to use. The challenge
also consists into optimize the processes and lower costs of the existent technologies.
106
AGUAS DE MURCIA is award about all their activities must be done in a sustainable way, so the use of the
biogas from the WWTP as a fuel is an environmental protection because of the efficient energy use,
minimizing the natural resources use and avoiding the undesirable compounds emissions to the atmosphere,
encouraging the reduction, reuse and recycling practises.
AGUAS DE MURCIA is a services company that manages the integral water cycle at Murcia Municipality.
This project supposes the company commitment to give intelligent and innovative solutions to the society to
manage the tightness resources, it contributes to the services and citizens life quality improvement treating
the generated sub products in our activity, in the most efficient way employing the most modern technology
with the highest respect to the environment, always looking for the continuous improvement of our
processes.
Investigation, promotion, development and increasing the use of new and renewable energy ways,
sequestration CO2 technologies and advanced and novel technologies ecologically rational”
The countries that have ratified the Kyoto Protocol are bound to keep the objectives about the CO2/SO2
emissions reduction and other gases that produce the denominated greenhouse effect. This is a reality making
that some countries are looking for alternative, renewable and no contaminant fuels. Although many
countries are increasing the solar and wind energy production, this technologies are very expensive and they
aren´t viable in every climate zones. At these conditions, bio fuels are called to perform a fundamental role as
a fossil fuels alternative, especially at transport, heating and industrial applications.
BIOEDAR is a new energy source, with petrol similarities, with all his products and advantages, but without
his inconveniences: BIOEDAR doesn´t make CO2 emissions higher but reduces it and doesn´t produce SO2
(sulphur dioxide) emissions, besides the virtual absence of secondary non-desirable products.
It is a continuous and non-contaminant energy production source because it doesn´t mobilize fossil carbon
but it uses CH4 present at the biogas. It contributes to decrease the greenhouse effect and to restore the planet
thermal equilibrium.
BIOEDAR use as an automotive fuel has lower CO2 emissions to the atmosphere than fossil fuels have.
AGUAS DE MURCIA has designed and launched, at Murcia Este WWTP, a biogas cleaning plant and after
transformation in an ecological fuel.
Biogas is a gas mixture from the anaerobic digestion of the organic matter that can be use as a renewable
energy source. This biogas has a high calorific value (4.700 a 5.500 kcal/m3). The CH4 offers the essential
calorific input, and it is about 1Kg/m3. For better biogas calorific value is necessary to separate the CO2 from
the stream, in this way it is obtained a CH4 stream with richness between 93-98%. With this richness, the
CH4 stream has 8.260 kcal/m3 of calorific value.
107
Murcia Este Biogas H2S content is very high due to the big amount of sulphates at the waste water. The
origin of these sulphates is at soils where the pre-potable water circulates before arriving to Murcia. The
water comes from the headwaters of the river Tajo and after arrive to the Talave reservoir runs at the Mundo
and Segura rivers. Specially the first one has big concentrations of sulphates, chlorides and magnesium
compounds.
Biogas goes through different stages, at the pilot plant, to eliminate the undesirable compounds and to
separate the principal components. It is obtained high concentration streams of CH4 and CO2.
To realize the different compounds tracing and the determination qualitative and quantitative of the biogas
composition AGUAS DE MURCIA technical personnel has developed specific analytical methods.
Once the CH4 and CO2 clean stream is obtained, the following step is taking advantages of its components
through the separation and independent treatment.
The functional analysis of this first stage is the cleaning of the biogas trace compounds, obtaining a stream of
CH4 y CO2. The biogas from the anaerobic digestion is led to the revaluation process, that it´s formed by
several steps:
108
x Chemical washing step:
There are three chemical washing steps where the non-desirable compounds are withheld in a selective
way.
Vacuum is induced at the process line in order to bear down the different equipments drop.
x Refrigeration step:
To eliminate siloxanes and condensed parts the biogas temperature is decreased to 10ºC.
This step acts as a filter to ensure the continuous biogas quality. At the end of this step a high
concentration CH4 and CO2 stream is obtained.
In order to obtain information about the process efficacy some sampling points through the pilot plant are
established.
RAW CLEANED
BIOGAS BIOGAS
109
Figure 10. Pilot plant. Sampling point
description.
Besides, there is a table with the different compounds concentration at the sampling points through the biogas
cleaning pilot plant:
EMUASA has developed his own analytical techniques, to quantify and qualify the biogas composition at
different treatment points.
Erreur !
EMUASA has developed his own analytical techniques, to quantify and qualify the biogas composition at
different treatment points.
110
Figure 13. Gas chromatograph- Mass spectrometer system.
Once it is obtained a clean outlet current of CH4 and CO2, the next step to take advantage of these
compounds is the separation and the independent treatment of each gas flow.
Biogas from stage 1 is passed through an absorption tower, where the CO2 is retained and the flow of CH4
goes on the treatment to become BIOEDAR. An absorption tower is basically a reactor in which, by diffuser
filler, it is ensured a full contact between the two flows (biogas-amine) with the resulting chemical reaction.
Process starts when biogas at atmospheric pressure enter into the absorption tower for the bottom of column
For the upper falls the amine dissolution in counter flow contact with the gas and the CO2 is absorbed. Biogas
output obtained contains CH4 with purity between 93 and 98%.
Biogas, in order to be compressed and stored, should not contain moisture. It is necessary to install a drying
system to ensure a high dryness level that allows biogas output compression. This process is performed using
absorber equipment filled of silica gel.
To be a sustainable process, the amine-water mixture should be regenerated the reagent flow inside the
absorption tower capture CO2 molecules from the biogas, which are subsequently, is reabsorbed and
recovered. To release the CO2 from the amine mixture it is necessary an input of heat to reach a temperature
equal or above to 95 ºC. At this point, CO2 is released from the solution, to be later recovered and
recirculated to the pH regulating pool at Murcia Este WWTP, closing the zero emissions cycle.
Meanwhile, amine mixture is cooled by heat exchangers, to finally return to process and be used cyclically.
111
Below it is a table with the characterization of different gas currents involved in AMEB pilot plant:
There are installed, at different points of the process, continuous gas analyzers to determine gas
composition. By these devices the levels of CO2, O2 and CH4 are monitored.
The pilot plant to take advantage of biogas as an automotive fuel has a BIOEDAR compression and storage
system.
From the CH4-CO2 separation plant by a pipe system, BIOEDAR is leaded to the compression and storage
installation located in a hut attached to the facilities for safety reasons.
The system is basically a multi-stage piston compressor that compresses BIOEDAR, taking advantage of
inlet pressure, which must not be less than 150 mbar, and leads to a final pressure inside the storage tanks up
to 200 bars.
Once compressed, BIOEDAR is stored in a block of 23 bottles of 50 liters capacity each one, enough to
daily feed the fuel tank of four vehicles with an average autonomy of 420 km each.
112
The installation where BIOEDAR is obtained is a pilot plant designed to treat a 10 Nm3/h flow which
6Nm3/h correspond to CH4. This implies 1.320 Nm3/month of methane that is equivalent to a power supply
of 13,153 kWh/month.
Respect to Murcia Este WWTP total output and taking into account that are around 9.300 Nm3/day of
biogas, the biogas treated at AMEB project represents 1% of daily production capacity.
The system to take advantage of generated biogas in sewage treatment plant provides benefits to the facilities
management companies, to tertiary activities that produce biogas, to the whole society and the environment,
offering the following advantages:
x Take advantage of a waste generated in wastewater treatment plants as raw material to obtaining a
green fuel.
x Avoids emissions that contribute to the greenhouse effect: One CH4 gas Ton released into the
atmosphere affects the same that 21 CO2 Tonnes.
x It also reduces CO2 emissions. BIOEDAR causes less CO2 emissions than any conventional fuel
(petrol, diesel oil).
113
ALLOCUTION DE CONCLUSION
Jean-Pierre REGNIER
E mail : [Link]@[Link]
Jean-Pierre Regnier remercie le Professeur Louis Cot, responsable de la Chaire UNESCO «SIMEV
Montpellier » , de l’avoir invité à ce séminaire qui est l’occasion pour lui de rappeler le pourquoi d’un
programme international de Chaires UNESCO lancé il y a presque 20 ans par l’Organisation des Nations
Unies pour l’Education, la Science et la Culture.
Dès sa création, l’UNESCO a commencé à construire des coopérations internationales dans des domaines qui
relevaient presque exclusivement de la compétence des Etats Membres. Pour développer l’éducation, la
science, la culture et la communication, des liens se sont tissées à l’impulsion de l’UNESCO, faisant avancer
le partage de la connaissance non seulement pour les experts, mais pour les populations elles-mêmes.
Alphabétiser, c’est leur permettre de vivre dans un environnement lettré, où l’accès à l’eau, les soins passe
par l’écrit. La réalisation de la paix est à l’issue de ce chemin à travers les avancés du savoir, le partage de la
connaissance, et la construction des capacités pour le développement qui constituent, par excellence, les
métiers de l’UNESCO.
Les Commissions nationales, prévues dans l’Acte constitutif de l’Organisation, sont là pour l’aider à mettre
en place et encourager des coopérations, voire à tisser des maillages de coopération. C’est pourquoi la
Commission française est un rassemblement de personnalités scientifiques et culturelles, de représentants
d’institutions spécialisées, de responsables de différents départements ministériels. Les membres de la
Commission, ainsi que les experts auxquels elle fait appel, se concertent régulièrement, participent à des
projets, font remonter vers l’UNESCO des idées et des propositions visant à renouveler son programme et
entreprendre de nouvelles activités tenant compte des évolutions du monde. Il est essentiel de revivifier sans
détruire ce qui a été accompli avec
la volonté à la fois d’anticiper les changements et de répondre aux besoins urgents des pays, notamment les
moins développés.
Les Chaires UNESCO s’inscrivent dans le contexte de la coopération pour le développement en mettant
l’accent sur la formation et la recherche. Dans le cadre d’un programme international piloté par la Division
de l’enseignement supérieur de l’UNESCO, elles sont des initiatives d’établissements universitaires qui n’ont
de sens que dans la mesure où chacune d’entre elles forme un véritable réseau. On parle d’ailleurs souvent
de « Chaires réseaux ».
114
La Commission française apporte plus que son concours à la réalisation du programme des Chaires. Elle en
assure la coordination pour ce qui concerne les Chaires nées en France qu’elle réunit annuellement. Il y en a
22, sans parler de trois en cours de labellisation et quelques autres à un stade moins avancé. Les projets sont
préparés dans les établissements universitaires conjointement avec la Commission nationale. Ils sont
adressés, le cas échéant, à l’UNESCO quand le montage est achevé. C’est à l’issue d’une procédure
d’évaluation dans les services de l’Organisation que la Chaire est ou non créée. Pour notre part, nous
insistons sur les aspects suivants :
L’UNESCO a récemment fait le point sur le programme des Chaires et élaboré une stratégie internationale
qui est en train de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération que la Chaire SIMEV sur les membranes
a anticipée. Les Chaires devraient ainsi mieux contribuer à la mise en œuvre de l’action de l’UNESCO, en
étant au plus proche de ses priorités. Elles en auront certainement l’occasion lors de la réunion début juillet
2009 de la « Conférence mondiale sur l’enseignement supérieur » qui se tiendra à Paris.
115
CONCLUSIONS CONCERNANT LA 9° ECOLE
« SCIENCES ET TECHNOLOGIES A MEMBRANES »
Il a permis de rassembler 15 pays différents venant des continents africains, européens et sud américains.
Tableau statistique
1- Nombre de participants :
Industriels 6 43 4 1 54
Universitaires 9 36 3 2 50
Total 15 79 7 2 1 104
Industriels : 17
Universitaires : 7
---------------------
Total : 24
Les 24 conférences ont été assurées essentiellement par des experts industriels (17 industriels et 7
universitaires) appartenant à des groupes internationaux des deux domaines ciblés : énergies renouvelables et
traitement de l’eau. Les exposés ont été centrés sur les aspects fondamentaux, techniques mais aussi l’étude
de cas pour le traitement de l’eau potable et des eaux usées par des énergies renouvelables (limitées cette
fois-ci au photovoltaïque et à l’éolien). Bien connues et ayant montré toute leur possibilité et leur efficacité,
l’utilisation des pompes photovoltaïques pour l’irrigation locale ne faisait pas partie du programme.
116
Quatre sessions ont été abordées : énergies renouvelables, eau potable, dessalement et eaux usées.
Il a été montré que les énergies renouvelables bénéficient actuellement de progrès technologiques
remarquables et sont tout à fait utilisables en ce domaine.
La conséquence de la synergie créee entre ces 2 thèmes doit conduire à de futurs progrès et de futures
réalisations. Les participants ont demandé qu’une suite soit donnée à ce 1° Séminaire, à la fois dans le
domaine fondamental, mais aussi applicatif.
Des contacts précis ont été pris et cette publication va faciliter le développement de ces nouveaux domaines
très pluridisciplinaires.
117
Chaire UNESCO
« Science des Membranes Appliquée à l’Environnement »
Montpellier – Le 15 - 05 – 2009
Partenaires présents :
Bénin (T. Aminou) - Mali (A. Coulibaly) – Niger (I . Natatou) – Sénégal (O. Diallo, C. Diawara)
Togo (M. Bawa) – Maroc (S. Alami Younssi, M. Hafsi, M. Taky, S. Chemlal) –
Tunisie (R. Benamar) – Colombie (C. Muvdi Nova)
France ([Link])
Partenaires Excusés :
------------------------------------------------------------------------------------
118
Chaire UNESCO
« Science des Membranes Appliquée à l’Environnement »
09 h 15 – 11 h 15 :
x Présentation de l’enseignement dans le domaine du traitement de l’eau à Polytech – UMII par les
professeurs Alain Grasmick au niveau ingénieur et par Christelle Wisniewski de la Faculté de
Pharmacie au niveau Master et licence professionnelle.
Des documents ont été remis. De nombreuses questions ont été posées.
Des opérations d’enseignement sont à rediscuter et à mettre en place. Contact à travers la Chaire
UNESCO SIMEV : A. Grasmick ([Link]@[Link]), C. Wisniewski
([Link]@[Link]). Les pays sont particulièrement intéressés par ces problèmes.
M. O. Diallo du PNES informera le Pole Eau de Ouagadogou (2 IE) et les réseaux du CREPA et du
GWP/AO.
x Présentation des actions de téléenseignement par le professeur A. Ayral (doc. Pdf jointe)
119
Chaire UNESCO
« Science des Membranes Appliquée à l’Environnement »
x Sur la recherche : Suite aux Ecoles de la Chaire UNESCO SIMEV qui ont déjà eu lieu, des
opérations très spécifiques se mettent en place, suivies par les scientifiques locaux, au niveau de :
En conclusion :
1°) Monsieur J.P. Régnier présente l’esprit et les missions des chaires UNESCO. Il encourage les
participants à développer les contacts N o S et S o S
2°) Une demande pressante nous a été faite : celle de trouver des moyens financiers pour amplifier ces
relations par des missions d’enseignements, pour le financement de nouveau matériel, en particulier pour
les T.P.
3°) Nos partenaires demandent tous une deuxième réunion approfondie sur ce thème "Energies
Renouvelables appliquées au traitement de l’eau" dont ils voient les grandes applications chez eux.
Là ils réfléchissent au meilleur lieu pour qu’un maximum de personnes en profite. Une décision sera prise
d’ici fin 2009.
4°) Ils souhaitent qu’on les informe sur les programmes donnés par téléenseignement et qu’on les aide
dans le montage de programmes européens.
Chacun de nous est parti motivé, et sûr que cette semaine d’informations par des mots, nous allons en faire
un avenir de création par des actes.
120
imprimeur
numérique
Achevé d’imprimer
sur les Presses
d’AVL DIFFUSION
Montpellier - France