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Notions de poutres et sollicitations en mécanique

Transféré par

René Mboyo Kouayep
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RESISTANCE DES

MATERIAUX
- Objectif :
- Définir les notions de poutre et les hypothèses fondamentales de la
résistance des matériaux ;
- Identifier et caractériser les sollicitations simples.

1– GENERALITE .
1. Notion de poutre.

Les notions abordées dans ce cours ne sont valables que pour des solides ayant une forme de poutre ; c’est à dire
un solide pour lequel :
Plan de symétrie de la D
 il existe une ligne moyenne, continue, passant par poutre
les barycentres des sections du solide ; d
Section
 la longueur L est au moins 4 à 5 fois supérieure au droite
Ligne
diamètre D ; moyenne
x x x Lm
A G B
 il n’y a pas de brusque variation de section (trous,
épaulements) ;
 le solide admet un seul et même plan de symétrie
pour les charges et la géométrie.
L

Exemples de poutres :

Exemples de poutres ne satisfaisant pas l’hypothèse de symétrie :

2 . Hypothèses fondamentales.

Les hypothèses de la résistance des matériaux, dans ce cours, sont les suivantes :
 Les matériaux sont homogènes et isotropes ;
 Il n’y a pas de gauchissement des sections droites : les sections droites planes et perpendiculaires à la
ligne moyenne, restent planes et perpendiculaires à la ligne moyenne après déformation ;
 Toutes les forces extérieures exercées sur la poutre sont contenus dans un plan de symétrie ;
 On suppose que les déformations restent faibles par rapport aux dimensions de la poutre.

Page 13-1
2– SOLLICITATIONS .
2.1 TRACTION.

Une poutre est sollicitée en traction lorsque les actions aux extrémités se réduisent à deux forces égales et
opposées, portées par la ligne moyenne Lm.
L’effort qui sollicite la poutre est appelé effort normal, il est noté N. Quelle que soit la section considérée de la
poutre, il s’exerce toujours N au barycentre G de la section. Cet effort a tendance à étirer la poutre .

Poutre au repos N Poutre déformée

La poutre se rétrécie
transversalement

Lo
La maille s’allonge
L verticalement

∆L
Ligne moyenne Lm

N
- Contrainte normale

Chaque élément de surface ∆S supporte un effort de traction ∆n parallèle à la


∆n
ligne moyenne.
G Il y a répartition uniforme des contraintes dans la section droite. D’où :
Section S σ=N/S
σ : contrainte normale en Mpa ou en N/mm²
N : effort normal en N
S : aire de la section droite en mm²

La poutre en mousse est un carré de 43 x 43 . Dans le cas où la contrainte normale σ est


égale à 0,85 N/cm² Calculer l’effort N exercé sur celle-ci .

S = 4,3 x 4,3 = 18,49 cm² N=Sx σ = 18,49 x 0,85 = 15,71 N

Page 13-2
- Condition de résistance
Soient :  Re la résistance élastique du matériau (en Mpa) ;
 s un coefficient de sécurité ;
 Rpe la résistance pratique à l’extension, avec Rpe = Re/s ;

Alors, la condition de résistance s’écrit :


σmaxi ≤ Rpe OU σmaxi ≤ Re /s
- Déformation
Soient : - L0 : longueur initiale de la poutre (en mm)
- L : longueur de la poutre après déformation (en mm)
- ∆L : Allongement de la poutre (en mm)
- ε : Allongement relatif de la poutre (sans unité)
ε = ∆L / L0 ou ∆L = ε.L0

En mesurant les dimensions dont vous avez besoin sur la poutre à la page précédente
Calculer allongement relatif ε.
ε = ∆L / L0 avec ∆L = 78 – 69 = 9mm et Lo = 69 mm ε = 0,13

Loi de Hooke :
En déformation élastique, la contrainte σ varie linéairement en fonction de l’allongement relatif ε.

σ : contrainte normale en N/mm²


σ = E.εε E : module d’élasticité longitudinale en Mpa
ε : allongement relatif (pas d’unité)
autre formulation de la variation de longueur :
Prenons σ = E.εε

et posons ε = ∆L/L0 et σ = N / S de ces deux dernières relations nous pouvons


exprimer ∆L en fonction de N ,Lo, S et E .

∆L = ( [Link]) / ( S .E)

A partir des résultats précédents , déterminer le module d’élasticité longitudinal E de cette poutre
en mousse .

σ = E.εε avec E=σ/ε


E = 0,85 / 0,13
E = 6,53 N / mm²

Page 13-3
- Calcul du coefficient de rétrécissement transversal : (pour information )

Ce coefficient a été mis en évidence analytiquement par Denis Poisson, mathématicien Français
(1781 - 1840), auteur de travaux sur la physique mathématique et la mécanique, qui en détermina la
valeur à partir de la théorie moléculaire de la constitution de la matière.

Désigné par la lettre grecque ν ( nu), le coefficient de Poisson fait partie des constantes.
Il est défini par la formule ci-contre :

ν = contractio [Link] le
allongemen [Link]
=- εt
ε
= - (lo – l)/lo
(L – Lo)/Lo

Poutre au repos Poutre déformée


N

lo
l
Lo

∆L

N
- Application numérique :

εt = ( 27,5 - 26) / 27,5 = 0,054 ε = ( 56,5 – 53,5) / 53,5 = = 0,056

ν = 0,97

2.2 COMPRESSION .

Une poutre est sollicitée à la compression lorsque les actions aux extrémités se réduisent à deux forces égales et
opposées, portées par la ligne moyenne Lm.
L’effort qui sollicite la poutre est appelé effort normal , il est noté N. Quelle que soit la section considérée de la
poutre, il s’exerce toujours au barycentre G de la section. Cet effort a tendance à raccourcir la poutre .

Page 13-4
Poutre au repos Poutre déformée

La poutre se
raccourcit La poutre s’élargit
verticalement transversalement

Ligne moyenne Lm

Les formules permettant de définir : la contrainte Normale σ , la variation de longueur ∆L


la condition de résistance , …. sont identiques à celles énoncées dans le paragraphe 2.1
TRACTION .

La poutre en mousse est une poutre carrée dont les dimensions sont à mesurer sur la
figure . Dans le cas où l’effort N est égal à 400 N Calculer la contrainte normale σ en N/mm² .

S = 37 x 37 = 1369 mm² N / S = σ = 400 x 1369 = 0,292 N / mm²

En mesurant les dimensions dont vous avez besoin sur la poutre .Calculer le
raccourcissement ∆L .

∆L = 42 – 51 = - 9 mm

A partir des résultats précédents , déterminer le module d’élasticité longitudinal E de cette


poutre en mousse .

E=σ/ε avec 9 / 42 = 0,214


E = 0,292 / 0,214 = 1,364 N/mm²

Page 13-5
2.3 CISAILLEMENT .
Une poutre est sollicitée en cisaillement lorsque sa section S est soumise à une Section S
résultante T appliquée en G (barycentre de la section) et contenue dans le plan
(S).
G
T est appelé effort tranchant. +

Chaque élément de surface ∆S supporte un effort de cisaillement ∆f contenu dans


le plan (S).
Il y a répartition uniforme des contraintes dans la section droite.
∆t
∆t τ :(Thau) contrainte tangentielle en Mpa ou N/mm²

S ∆t
τ=T/S T : effort tranchant en Newton
S : aire de la section droite cisaillée en mm²

Poutre au repos
T Poutre déformée

∆L très petit

S1 S1

S2 γ
S2

A partir des dimensions de la mousse et de la valeur de l’effort tranchant T = 75 N


calculer la contrainte moyenne de cisaillement τmoy . ( Poutre : 49 x 29 X 35 )

S = 49 x 35 = 1715 mm² τ moy = T / S = 75 / 1715 = 0, 043 N/mm²

-Condition de résistance
Soient :  Reg la résistance élastique au cisaillement du matériau (en Mpa)
 s un coefficient de sécurité
 Rpg la résistance pratique au cisaillement, avec Rpg = Reg/s

Alors, la condition de résistance s’écrit :

τ maxi ≤ Rpg OU τ maxi ≤ Reg /s

Page 13-6
- Déformation

En déformation élastique, la contrainte de cisaillement τ varie linéairement en fonction de l’angle de glissement γ.


τ : contrainte tangentielle en N/mm²
τ = G. γ G : module d’élasticité transversal en Mpa
γ : angle de glissement en radians

2 - Calculer l’angle de cisaillement γ

tanγ = bc / ab

ab = 36 mm
bc = 10 mm

b tanγ = 10 / 36 = 0,277
a
γ γ = 15,48°
c soit

γ = 0,27 rad

3 - En utilisant la loi de Hooke pour le cisaillement (τ = G.γ), en déduire la valeur de G.

G = τ / γ = 0,043 / 0,275 = 0,159 N/mm²

Page 13-7
2.4 TORSION .

Une poutre est sollicitée en torsion lorsque les actions aux extrémités se réduisent à deux
moments égaux et opposées, portées par la ligne moyenne Lm.

Partie Fixe
Le moment M est appelé moment de torsion, et est noté Mt
Soit θ l’angle de rotation entre les deux extrémités de la poutre.

- Contrainte tangentielle de torsion

τ : contrainte tangentielle en N/mm²


G : module d’élasticité transversal en Mpa
θ : angle unitaire de torsion en rad/mm
ρ : rayon GM en mm
θ

Mt
Soit a = angle unitaire de torsion.
y
GM = ρ
τ = G.θ
θ.ρ
ρ
M

Mt : Moment de torsion en [Link]


G : module d’élasticité transversal en Mpa G= 0,4 . E
z G
θ : angle unitaire de torsion en rad/mm
4
I0 : moment quadratique par rapport au point G en mm
θ.I0
Mt = G.θ ρ : rayon GM en mm
(S)

d’où : ρ
© = Mt.ρ
I0
1.1. Condition de résistance
Soient :  Reg la résistance élastique au cisaillement du matériau (en Mpa) ;
 s un coefficient de sécurité ;
 Rpg la résistance pratique au cisaillement, avec Rpg = Reg/s ;

τ max≤Rpg

1.2. Déformation
L’angle unitaire de torsion θ est caractéristique de la déformation. Sa méthode de calcul dépend de la géométrie de
la section (forme, section ouverte ou fermée, etc…). Ce calcul ne sera pas abordé dans ce cours.

Page 13-8
2.5 FLEXION .

Section S
Une poutre est sollicitée en flexion lorsque sa section S est soumise à une
action au barycentre composé d’une résultante T contenue dans le plan de
symétrie et un moment Mfz perpendiculaire à ce dernier + MfZ
Mz est appelé moment fléchissant, ou moment de flexion. G

1.3. Contraintes normales

Mfz : Moment de flexion en [Link]


σ = Mfz .y Igz : moment quadratique de la section en mm4
Igz σ : contrainte normale en Mpa
y : ordonnée du barycentre de la section en mm

1.4. Condition de résistance

Soient :  Re la résistance élastique à l’extension du matériau (en Mpa) ;


 s un coefficient de sécurité ;
 Rpe la résistance pratique à l’extension, avec Rpe = Re/s ;

σmax ≤ Rpe

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