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Université Paul Sabatier, 2022-2023

Ensembles 1 (Math1-Bases2, KMAXIF03)

Feuille de TD 3 : Applications

Exercice 1. La composition des applications est-elle commutative ?

Solution :
Non, même si les ensembles de départ et d’arrivée de f et g sont les mêmes, on n’a pas toujours
g ◦ f = f ◦ g. Par exemple en prenant E = F = {1, 2}, f définie par f (1) = f (2) = 1 et g définie par
g(1) = g(2) = 2, alors g ◦ f (1) = 2 et f ◦ g(1) = 1 !

Exercice 2. Soit des ensembles A, E, F avec A ⊂ E et une application f : E → F . Montrer que


A ⊂ f −1 (f (A)) et donner un contre-exemple à l’inclusion f −1 (f (A)) ⊂ A.

Solution :
Soit x ∈ A donné. Notons B = f (A). Par définition de l’image directe, on a f (x) ∈ B. Par
définition de l’image réciproque, on a donc x ∈ f −1 (B). On en déduit que x ∈ f −1 (f (A)). Ainsi, on a
bien A ⊂ f −1 (f (A)).
L’exemple suivant montre que l’inclusion peut être stricte : soit E = F = {1, 2}, f définie par
f (1) = f (2) = 1, et A = {1}. Alors f (A) = {1}, et f −1 ({1}) = {1, 2}. On a bien A ⊂ f −1 (f (A)),
mais A ̸= f −1 (f (A)).

Exercice 3. Montrer que, pour tout ensemble E, on a E ̸= P (E).

Solution :
Voir l’exercice 15

Exercice 4. Soit f : A → B et g : B → C deux applications entre ensembles. Montrer que g ◦ f


injectif n’implique pas g injectif. De même, montrer que g ◦ f surjectif n’implique pas f surjectif.

Solution :
Considérons les applications suivantes :
f g
A = {1, 2} →
− {1, 2, 3} = B et B = {1, 2, 3} →
− {1, 2} = C
1 7→ 1 1 7→ 1
2 7→ 2 2 7→ 2
3 7→ 1

Alors g ◦ f est l’application de A dans C qui envoie 1 sur 1 et 2 sur 2 : elle est bien injective.

1
Pourtant, g n’est pas injective car g(1) = g(3) alors que 1 ̸= 3.
Dans ce même exemple, on voit que g ◦ f est surjective de {1, 2} dans {1, 2}. Pourtant, f n’est pas
surjective car 3 n’a pas d’antécédent par f .

Remarque : On peut montrer que

(g ◦ f injective) ⇒ f injective
(g ◦ f surjective) ⇒ g surjective

En effet, supposons que g ◦ f est injective. Soit x, x′ ∈ E tels que f (x) = f (x′ ). Alors g ◦ f (x) =
g(f (x)) = g(f (x′ )) = g ◦ f (x′ ). Comme g ◦ f est supposée injective, on a donc x = x′ .
Ceci montre que f est injective.
On procède de même pour la surjectivité : supposons que g ◦ f est surjective (avec f : E → F et
g : F → G). Soit z ∈ G. Comme g ◦ f est surjective, on sait que ∃x ∈ E, g(f (x)) = z. Posons
y = f (x). On a alors y ∈ F et g(y) = z.
Ceci montre que g est surjective.

Exercice 5. Soit f : E → F et g : F → E telles que g ◦ f = IdE . Peut-on en déduire que f et g


sont bijectives ? Si oui, démontrez-le. Si non, donner un contre-exemple.

Solution :
Non. On peut seulement en déduire que f est injective et g est surjective (cf exercice précédent).
L’exemple proposé à l’exercice précédent montre que même si g ◦ f = Id, f et g ne sont pas
nécessairement bijectives.

Exercice 6.(i) On suppose E non vide. Montrer que f : E → F est injective si et seulement si elle
admet une rétraction, c.à-d. une application r : F → E telle que r ◦ f = IdE .
(ii) énoncer et démontrer une propriété analogue portant sur la surjectivité de f : E → F et
l’existence d’une section de f , c.à-d. une application s : F → E telle que f ◦ s = IdF .

Solution :
(i) ⇒ Supposons f injective, et construisons une rétraction r.
Soit x0 un élément de E choisi arbitrairement (ce qui est possible car E est non vide par hypothèse).
Pour y ∈ F , on définit un élément r(y) dans E de la façon suivante :

ˆ si y ∈ Imf : ∃x ∈ E, f (x) = y. De plus, comme f est injective, un tel x est unique. On le note
r(y) ;

ˆ si y ∈
/ Imf : on pose r(y) = x0 .
r
Cela définit une application F →− E. Calculons alors r(f (x)), pour x ∈ E : f (x) ∈ Imf , donc r(f (x))
est l’unique solution x′ de l’équation f (x′ ) = f (x). Comme x est clairement une solution de cette
équation, on a x′ = x, c’est à dire r(f (x)) = x.

2
Ainsi, r est bien une rétraction pour f .
⇐ Supposons qu’une rétraction r existe, et montrons que f est injective. Soit x, x′ ∈ E tels que
f (x) = f (x′ ). Alors x = r ◦ f (x) = r(f (x)) = r(f (x′ )) = r ◦ f (x′ ) = x′ , et donc x = x′ .
Ceci montre que f est injective.

Exercice 7. Soit A, B deux ensembles. À quelle condition (nécessaire et suffisante) a-t-on F (A, B) =
∅?

Solution :
Si A ̸= ∅ et B = ∅, il n’existe pas d’application de A dans B : sinon, l’image d’un élément de A
serait un élément de B, et il n’y en a pas.
Réciproquement, si A = ∅ ou B ̸= ∅, montrons qu’il existe une application de A dans B.

ˆ Si A = ∅ : il existe une unique application de l’ensemble vide dans n’importe quel autre ensemble,
qui est l’inclusion canonique. Son graphe est l’ensemble vide.

ˆ Sinon, B ̸= ∅. Ainsi, il existe au moins un élément b0 dans B. On peut alors considérer l’application
f : A → B définie par ∀a ∈ A, f (a) = b0 .

Exercice 8. Soit G le graphe d’une application f : E → F . Reconnaı̂tre les ensembles


   
πF G ∩ ({a} × F ) et πE G ∩ (E × {b}) ,

où l’on a pris a ∈ E et b ∈ F .


(Rappel : πE : E × F → E est la projection sur la première coordonnée et πF : E × F → F sur
la deuxième).

Solution :
On a G ∩ {x0 } × F = {(x0 , f (x0 ))}, donc πF (G ∩ {x0 } × F ) = {f (x0 )} est le singleton formé
de l’image de x0 par f .
De même, G ∩ E × {y0 } = {(x, y0 ), x ∈ E tel que f (x) = y0 }, donc πE (G ∩ E × {y0 }) = f −1 ({y0 })
est l’ensemble des antécédents de y0 par f .

Exercice 9. Soit f : E → F et B ⊂ F .
(i) Montrer que B = f f −1 (B) si et seulement si B ⊂ Im f . Une des deux inclusions est toujours


vraie. Laquelle?
(ii) De manière générale, montrer que B ∩ Im f = f f −1 (B) .


3
Solution :
Montrons que f (f −1 (B)) = B ∩ Imf , ce qui répond à toutes les questions en même temps.
Soit y ∈ f (f −1 (B)) donné.
Alors, par définition de l’image directe d’une partie, ∃x ∈ f −1 (B), f (x) = y. Comme x ∈ f −1 (B),
par définition de l’image réciproque d’une partie, on a f (x) ∈ B. Enfin, comme y = f (x), on en déduit
que y ∈ B.
Par ailleurs, on a y = f (x) et x ∈ E, donc y ∈ Imf .
Cela montre que f (f −1 (B)) ⊂ B ∩ Imf .

Soit y ∈ B∩Imf donné. Alors, par définition de l’image de f , ∃x ∈ E, f (x) = y. Comme y ∈ B, on a


f (x) ∈ B, donc x ∈ f −1 (B). Ainsi, y est l’image de x qui est un point de f −1 (B), donc y ∈ f (f −1 (B)).
Cela montre que B ∩ Imf ⊂ f (f −1 (B)).
Finalement, on a bien B ∩ Imf = f (f −1 (B)).

Exercice 10. On dit que A ⊂ E est saturé par f : E → F si A = f −1 f (A) .




(i) Montrer que cette condition équivaut à : ∀x ∈ A , ∀x′ ∈ E : f (x) = f (x′ ) ⇒ x′ ∈ A.


(ii) Montrer que les parties saturées de E sont les parties de la forme f −1 (B) avec B ⊂ F .

Solution :
(i) Supposons que f −1 (f (A)) = A. Soit x ∈ A et x′ ∈ E tels que f (x) = f (x′ ). Il nous faut
montrer que x′ ∈ A. On a f (x′ ) = f (x) ∈ f (A) donc x′ ∈ f −1 (f (A)), et comme f −1 (f (A)) = A,
x′ ∈ A.
Réciproquement, supposons que ∀x ∈ A, ∀x′ ∈ E, f (x) = f (x′ ) ⇒ x′ ∈ A. Il nous faut montrer que
A = f −1 (f (A)).
Soit x ∈ A. Alors f (x) ∈ f (A), donc x ∈ f −1 (f (A)). Cela montre que A ⊂ f −1 (f (A)) (c’est
toujours vrai et n’utilise aucune hypothèse particulière sur A !).
Soit maintenant x ∈ f −1 (f (A)). On a f (x) ∈ f (A), donc ∃a ∈ A, f (x) = f (a). En utilisant
l’hypothèse (avec x = a et x′ = x), on a donc x ∈ A. Cela montre que f −1 (f (A)) ⊂ A, et donc
finalement que f −1 (f (A)) = A.

(ii) Si A est saturée, alors A = f −1 (f (A)). En posant B = f −1 (A), on a bien que A = f −1 (B) pour
un B ⊂ F .
Réciproquement, supposons A = f −1 (B) avec B ⊂ F . Il nous faut montrer que f −1 (f (A)) ⊂ A
(l’autre inclusion est toujours vraie, cf. ci dessus...). Soit donc x ∈ f −1 (f (A)). On a alors f (x) ∈ f (A).
Or f (A) ⊂ B. Donc f (x) ∈ B et donc x ∈ f −1 (B) = A. On a donc x ∈ A, ce qui prouve que
f −1 (f (A)) ⊂ A.

Exercice 11. Soit f : E → F , f ′ : E ′ → F , et f ′′ : E → F ′ .

4
Démontrer les équivalences suivantes:

∃u : E → E ′ : f = f ′ ◦ u ⇐⇒ Im f ⊂ Im f ′ .
 

∃v : F → F ′ : f ′′ = v ◦ f ⇐⇒ ∀x1 , x2 ∈ E : f (x1 ) = f (x2 ) ⇒ f ′′ (x1 ) = f ′′ (x2 ) .


 

Solution :
(i) ⇒ Supposons que ∃u : E → E ′ : f = f ′ ◦ u, et montrons qu’alors Imf ⊂ Imf ′ .
Soit y ∈ Imf . Par définition de Imf , ∃x ∈ E, y = f (x). Alors y = f ′ (u(x)). En posant x′ = u(x),
on a x′ ∈ E ′ et y = f ′ (x′ ). Donc y ∈ Imf ′ .
Cela montre que Imf ⊂ Imf ′ .
⇐ Réciproquement, supposons que Imf ⊂ Imf ′ , et construisons une application u : E → E ′ telle
que f = f ′ ◦ u.
Soit x ∈ E. f (x) ∈ Imf et Imf ⊂ Imf ′ donc f (x) ∈ Imf ′ . On en déduit que : ∃x′ ∈ E ′ , f (x) =
f (x ). Pour chaque x de E, on choisit un tel x′ , qu’on note u(x). On définit ainsi une application
′ ′

u : E → E ′ , et on a la relation f (x) = f ′ (u(x)) pour tout x de E. Cela signifie que f = f ′ ◦ u.

(ii) ⇒ Supposons que ∃v : F → F ′ : f ′′ = v ◦ f , et montrons que ∀x1 , x2 ∈ F, (f (x1 ) = f (x2 ) ⇒


f ′′ (x1 ) = f ′′ (x2 )).
Soit x1 , x2 ∈ E donnés tels que f (x1 ) = f (x2 ). Alors f ′′ (x1 ) = v ◦ f (x1 ) = v(f (x1 )) = v(f (x2 )) =
′′
f (x2 ). Cela prouve ce que nous voulions.
⇐ Réciproquement, supposons que ∀x1 , x2 ∈ F, (f (x1 ) = f (x2 ) ⇒ f ′′ (x1 ) = f ′′ (x2 )), et constru-
isons une application v telle que f ′′ = v ◦ f .
Fixons un élément y0′′ arbitraire dans F ′′ ,
Pour y ∈ F ,
ˆ si y ∈ Imf : ∃x ∈ E, y = f (x). On choisit un tel x arbitrairement, et on note v(y) = f ′′ (x) ;

ˆ si non : posons v(y) = y0′′ .


Cela définit une application v : F → F ′′ .
Pour x ∈ E calculons maintenant v ◦ f (x) :
Posons y = f (x). Comme y ∈ Imf , v(y) = f ′′ (xy ) où xy est un élément de E tel que f (xy ) = y.
En particulier, on a f (xy ) = f (x). D’après l’hypothèse, on en déduit que f ′′ (xy ) = f ′′ (x), c’est à dire
que v(y) = f ′′ (x), ou encore que v ◦ f (x) = f ′′ (x).

Exercice 12. Soient E et F deux ensembles, f : E → F . Démontrer que :


1. ∀A, B ∈ P(E), (A ⊂ B) ⇒ (f (A) ⊂ f (B)),

2. ∀A, B ∈ P(E), f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∩ f (B),

3. ∀A, B ∈ P(E), f (A ∪ B) = f (A) ∪ f (B),

5
4. ∀A, B ∈ P(F ), f −1 (A ∪ B) = f −1 (A) ∪ f −1 (B),

5. ∀A ∈ P(F ), f −1 (F \ A) = E \ f −1 (A).

Solution :

1. Soit A, B ∈ P(E) tels que A ⊂ B. Soit y ∈ f (A) donné. On a: ∃a ∈ A, f (a) = y. Or A ⊂ B


donc a ∈ B, et donc y ∈ f (B).

2. Soit A, B ∈ P(E). Soit y ∈ f (A ∩ B) donné. Alors ∃x ∈ A ∩ B, f (x) = y. Comme x ∈ A et


f (x) = y, on a y ∈ f (A). De même, y ∈ f (B), donc y ∈ f (A) ∩ f (B).
Cela montre que f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∩ f (B).

3. Soit A, B ∈ P(E).
Pour y ∈ F on a :

y ∈ f (A ∪ B) ⇔ ∃x ∈ A ∪ B, f (x) = y
⇔ (∃x ∈ A, f (x) = y) ou (∃x ∈ B, f (x) = y)
⇔ y ∈ f (A) ou y ∈ f (B)
⇔ y ∈ f (A) ∪ f (B)

Donc f (A ∪ B) = f (A) ∪ f (B)

4. Soit A, B ∈ P(F ). Pour x ∈ E on a :

x ∈ f −1 (A ∪ B) ⇔ f (x) ∈ A ∪ B
⇔ f (x) ∈ A ou f (x) ∈ B
⇔ x ∈ f −1 (A) ou x ∈ f −1 (B)
⇔ x ∈ f −1 (A) ∪ f −1 (B)

Donc f −1 (A ∪ B) = f −1 (A) ∪ f −1 (B).

5. Soit A ∈ P(F ). Pour x ∈ E on a :

x ∈ f −1 (F \ A) ⇔ f (x) ∈ F \ A
⇔ non (f (x) ∈ A)
⇔ non (x ∈ f −1 (A))
⇔ x ∈ E \ f −1 (A)

Donc f −1 (F \ A) = E \ f −1 (A).

6
Exercice 13.Soit E l’ensemble des fonctions de N dans {1, 2, 3}. Pour i = 1, 2, 3 on pose Ai =
{f ∈ E/f (0) = i}. Montrer que les Ai forment une partition de E.

Solution :
Il faut montrer que les ensembles A1 , A2 , A3 sont disjoints et que A1 ∪ A2 ∪ A3 = E.
Soit i, j deux éléments distincts de {1, 2, 3}. Supposons qu’il existe un élément f dans Ai ∩ Aj . Alors
f ∈ Ai et f ∈ Aj donc f (0) = i et f (0) = j. On en déduit que i = j ce qui est exclus. Les ensembles
A1 , A2 , et A3 sont donc disjoints.
Enfin, on a bien sûr A1 ∪ A2 ∪ A3 ⊂ E. Par ailleurs, pour f ∈ E donnée, on a f (0) ∈ {1, 2, 3}. Si
f (0) = 1, alors f ∈ A1 , si f (0) = 2, alors f ∈ A2 , et si f (0) = 3, alors f ∈ A3 . Donc f ∈ A1 ∪ A2 ∪ A3 .
On en déduit que E ⊂ A1 ∪ A2 ∪ A3 , et donc que E = A1 ∪ A2 ∪ A3 .

Exercice 14. Soit (Ai )i∈I une famille de parties d’un ensemble E indexée par un ensemble I
et (Bi )i∈I une famille de parties d’un ensemble F indexée par le même ensemble I. Soit f une
application de E vers F .
Comparer du point de vue de l’inclusion les parties suivantes :
S S
1. f ( i∈I Ai ) et i∈I f (Ai ) (commencer par f (A ∪ B) si on n’a pas les idées claires).
T T
2. f ( i∈I Ai ) et i∈I f (Ai ).

3. f (E \ Ai ) et F \ f (Ai ).

4. f −1 ( i∈I Bi ) et i∈I f −1 (Bi ).


T T

5. f −1 ( i∈I Bi ) et i∈I f −1 (Bi ).


S S

6. f −1 (F \ Bi ) et E \ f −1 (Bi).

Solution :

1. Pour y ∈ F on a :
[ [
y ∈ f ( Ai ) ⇔ ∃x ∈ Ai , f (x) = y
i∈I i∈I
⇔ ∃i ∈ I, ∃x ∈ Ai , f (x) = y
⇔ ∃i ∈ I, y ∈ f (Ai )
[
⇔y∈ f (Ai )
i∈I
S S
donc f ( i∈I Ai ) = i∈I f (Ai ).

7
2. Pour y ∈ F on a :
\ \
y ∈ f ( Ai ) ⇔ ∃x ∈ Ai , f (x) = y
i∈I i∈I
⇔ ∃x, ∀i ∈ I, x ∈ Ai et f (x) = y
⇒ ∀i ∈ I, ∃xi ∈ Ai , f (xi ) = y
⇒ ∀i ∈ I, y ∈ f (Ai )
\
⇒y∈ f (Ai )
i∈I
T T
donc f ( i∈I Ai ) ⊂ i∈I f (Ai ).
3. cf exercice précédent...
4. Pour x ∈ E, on a :
\ \
x ∈ f −1 ( Bi ) ⇔ f (x) ∈ Bi
i∈I i∈I
⇔ ∀i ∈ I, f (x) ∈ Bi
⇔ ∀i ∈ I, x ∈ f −1 (Bi )
\
⇔x∈ f −1 (Bi )
i∈I

Donc f −1 ( i∈I Bi ) = i∈I f −1 (Bi ).


T T

5. Pour x ∈ E, on a :
[ [
x ∈ f −1 ( Bi ) ⇔ f (x) ∈ Bi
i∈I i∈I
⇔ ∃i ∈ I, f (x) ∈ Bi
⇔ ∃i ∈ I, x ∈ f −1 (Bi )
[
⇔x∈ f −1 (Bi )
i∈I

Donc f −1 ( i∈I Bi ) = i∈I f −1 (Bi ).


S S

Exercice 15.
1. Montrer qu’il existe une injection de E dans P(E).
2. En considérant la partie A = {x ∈ E/ x ∈
/ f (x)}, montrer qu’il n’existe pas de bijection f de
E sur P(E).

8
Solution :

1. L’application ϕ : E → P(E) définie par ϕ(x) = {x} est une injection de E dans P(E). En effet,
si ϕ(x) = ϕ(x′ ), alors {x} = {x′ } et donc x = x′ .

2. Supposons qu’une telle bijection existe. Alors comme A ∈ P(E) et que f est surjective : ∃xA ∈
E, f (xA ) = A. Mettons e avant une contradiction :

ˆ si xA ∈ A : alors xA ∈ f (xA ) car A = f (xA ), mais par ailleurs, xA ∈


/ f (xA ) par définition de
A. C’est donc impossible ;
ˆ sinon : xA ∈
/ A. Mais alors xA ∈
/ f (xA ) car A = f (xA ), et donc xA ∈ A par définition de A.
C’est encore impossible.

Par l’absurde, cela montre qu’une telle application f n’existe pas.

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