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جامعة منوبة
Université de La Manouba
Elabore par :
GHANMI JIHED
Je souhaite exprimer ma gratitude envers tous ceux qui ont joué un rôle dans la réussite de
mon stage et qui m'ont apporté leur aide lors de la rédaction de ce mémoire.
Tout d'abord, je souhaite exprimer ma gratitude envers mon directeur de mémoire, Madame
patience, sa disponibilité et surtout ses conseils avisés qui ont joué un rôle essentiel dans ma
réflexion.
supérieure du commerce et les professionnels qui ont supervisé ma formation pour leur
contribution théorique.
Sommaire
Introduction ........................................................................................................................................... 2
Conclusion ............................................................................................................................................ 21
CHAPITRE 2 : Les accords de Bâle et les enjeux de la gestion des risques de crédit................... 22
Introduction ......................................................................................................................................... 22
Conclusion ............................................................................................................................................ 39
CHAPITRE 3 : Au cœur de l’Amen Bank « une exploration pratique de crédit scoring » .......... 40
Introduction ......................................................................................................................................... 40
Section 3. Évaluation des Expected Credit Loss ECL et Analyse des résultats .............................53
Annexes ................................................................................................................................................ 62
Bibliographie........................................................................................................................................ 66
Listes des figures
Dans l'économie, le secteur bancaire joue un rôle crucial en simplifiant le financement des
activités commerciales et en proposant une variété de services financiers divers. En Tunisie,
l'Amen Bank se démarque comme l'une des principales banques, jouant un rôle actif dans le
développement économique du pays.
Nous nous concentrons sur la gestion des risques de crédit au sein de l'Amen Bank dans le
cadre de ce projet, en nous basant sur les principes et les directives établis par le Comité de
Bâle. Ce comité, réputé pour ses standards internationaux en matière de réglementation
bancaire, a formulé des recommandations pour renforcer la stabilité financière et améliorer la
gestion des risques dans le domaine bancaire.
Le risque de crédit, qui implique que la contrepartie ne puisse pas respecter ses engagements
financiers, constitue l'un des principaux obstacles auxquels les banques font face. Pour une
meilleure compréhension et gestion de ce risque, il est essentiel que les banques adoptent des
méthodes rigoureuses d'évaluation et de suivi des prêts accordés.
Ainsi, notre projet vise à examiner en détail la gestion des risques de crédit à l'Amen Bank, en
mettant l'accent sur la méthode de calcul de l'Expected Credit Loss (ECL). L'ECL joue un rôle
essentiel en évaluant les pertes potentielles causées par des défauts de paiement dans le
portefeuille de crédit de la banque.
Nous examinerons donc les divers aspects de la gestion des risques de crédit, en particulier la
méthode de calcul de l'ECL, les principaux paramètres employés dans ce processus, ainsi que
les conséquences concrètes pour l'Amen Bank. De plus, nous examinerons les obstacles et les
possibilités liés à une gestion efficace du risque de crédit, en soulignant les meilleures
méthodes et les conseils pour renforcer la résistance du portefeuille de crédit de la banque.
Dans le cadre de cette étude, notre objectif est de présenter une analyse approfondie et
concrète de la gestion des risques de crédit dans le contexte particulier de l'Amen Bank, tout
en contribuant à l'amélioration des connaissances et des pratiques en matière de gestion des
risques dans le domaine bancaire tunisien.
Notre projet, axé sur l'analyse des risques de crédit au sein de l'Amen Bank, suit un plan
structuré. Nous débutons par une exploration du secteur bancaire tunisien, puis nous
examinons les normes réglementaires établies par le Comité de Bâle. Ensuite, nous abordons
les risques de crédit et les stratégies de gestion associées. Nous nous concentrons également
sur la méthodologie de notation des contreparties et le calcul de l'Expected Credit Loss
(ECL). Enfin, nous appliquons ces concepts à une analyse empirique de la qualité du
portefeuille de crédit de la banque.
1
CHAPITRE 1 : présentation de l’organisme d’accueil
Introduction
Dans le cadre de ce projet, je consacre le premier chapitre à l’organisme d’accueil de mon
stage, Amen Bank et plus précisément dans le centre d’affaires Mohamed V, c’est le pôle
corporate de la banque dédiée à appréhender, gérer, suivre et fidéliser les entreprises.
La première se concentrera sur le secteur bancaire tunisien dans son ensemble, comprenant
une présentation générale, analyse de don évolution et un accent sur quelques indicateurs clés.
Dans la deuxième partie je me concentrerai spécifiquement sur Amen Bank en explorant son
histoire, mode de gouvernance et quelques indicateurs clés dans sa situation actuelle.
Alors ce chapitre fournira une base solide pour comprendre le contexte de mon stage dans
cette prestigieuse institution financière.
2
Section 1 : Secteur bancaire en Tunisie
En 1958, la création de la banque centrale de Tunisie (la banque mère) a donné naissance au
système bancaire. Ensuite, l'État a mis en place une politique et une réglementation pour gérer
le secteur.
Dès 1987, il y a eu une évolution en raison de la politique stricte mise en place. De plus, la BCT
a introduit de nouvelles techniques de gestion pour corriger la politique inappropriée mise en
place.
Depuis 1997, la BCT a mis en place un programme comprenant des lois et des réglementations
visant à améliorer et à superviser le système bancaire. Ces réglementations incluent le
développement de la monétique, de la télé-compensation et du système de paiement, tout en
mettant en place une politique de sécurité des informations, ce qui implique une grande
transformation d'un système bancaire abstrait.
En 2001, une loi bancaire a été promulguée qui autorise les établissements de crédit à exercer
librement leur métier tout en éliminant la distinction juridique entre les banques de
3
développement et les banques de dépôts, qui était contraignante pour ces derniers. Chaque
banque universelle ayant reçu l'agrément a le pouvoir d'être spécialiste tout en tenant compte
de ses objectifs de rentabilité.
En 2011, la révolution tunisienne a causé une récession dans le secteur, ce qui a conduit à une
crise qui comprenait diverses difficultés telles que l'épuisement de la liquidité, les cumuls
d'endettement et un déséquilibre dans tous les domaines, ce qui an entraîné une détérioration
économique.
Après cette période difficile, le secteur bancaire a réussi à se revigorer en polarisant les agents
détenteurs de liquidités excédentaires afin de les intégrer au système bancaire. Actuellement, il
y an une stabilité financière tout en travaillant activement pour l'amélioration.
À ce stade, nous ne considérons que le cadre institutionnel lié aux établissements bancaires,
plus précisément ceux qui traitent des crédits. En 1987, la BCT a commencé à intégrer des
circulaires, ce qui a été la première circulaire destinée aux établissements de crédit, et jusqu'à
présent, la dernière circulaire est celle de 2019.
4
2. Les circulaires
2.1 Circulaire 87-47 (23-Decembre-1987)
Le crédit de démarrage, l'avance moyenne et le préfinancement sont les sujets principaux
abordés dans la circulaire 87-47 de la Banque Centrale de Tunisie (BCT). Elle comprend
également un résumé des deux derniers bilans et de la situation récente des institutions
financières. Cette circulaire vise principalement à réguler les crédits accordés par les banques,
notamment en ce qui concerne les conditions d'octroi, le contrôle et le refinancement des
crédits. Tout d'abord, nous nous concentrons sur les crédits destinés aux particuliers qui sont
soumis à des critères spécifiques :
- Une étude du comportement du client inclut les relevés bancaires, l'âge, son engagement
envers sa banque, sa situation financière, ainsi que sa capacité de remboursement.
- Les garanties hypothécaires désignent les assurances que propose un client à la banque afin
d'assurer une compensation en cas de défaillance.
- Le délai du prêt : il varie d'un prêt à un autre.
Ensuite, nous prenons en charge les crédits accordés aux entreprises qui sont soumises à ces
critères :
- Une étude économique se concentre sur l'analyse des liens entre l'entreprise et ses
partenaires.
- Une analyse financière consiste à effectuer une étude en se basant sur les bilans et les états
financiers.
D'après les dispositions du circulaire, les actifs sont classés en fonction de deux critères : les
actifs fondamentaux et les actifs secondaires. Ils peuvent être enregistrés soit dans le bilan, soit
hors du bilan. Cependant, l'attribution du quota pour les engagements est basée sur leur
ancienneté d'impayés. Les institutions financières accordent un taux de provision en fonction
de la nature de l'impayé et de sa catégorie.
5
Figure1 : Classification des risques
Tout d'abord, nous allons aborder les normes de solvabilité. Les banques doivent respecter un
ratio de solvabilité qui dépasse 10% (calculé en fonction d'un rapport entre le capital propre et
l'actif pondéré), ainsi que le ratio du tier I qui doit également dépasser 7% (calculé en fonction
du rapport entre le capital propre de base et l'actif).
Ensuite, le circulaire aborde les risques associés aux opérations des banques. On peut identifier
les risques étudiés tels que le risque de défaut du client, le risque de détérioration de la qualité
de la signature, le risque de marché et le risque de contrepartie sur les contrats dérivés.
6
III. Activités de secteur bancaire
1. Mutation et diversifications
Depuis les temps anciens, le domaine bancaire a connu une évolution significative, passant
d'une simple activité de dépôt et de crédit à un écosystème complexe qui répond aux besoins
en perpétuelle évolution de ses clients. Ces dernières années, cette évolution s'est intensifiée en
raison de l'apparition de nouvelles technologies et de la nécessité d'une plus grande variété de
services.
2. Fonctions principales
• Gestion des moyens de paiement : assurez la sécurité et l’efficacité des transactions
quotidiennes de vos clients, que ce soit en espèces, par chèque, par carte de crédit ou par
des solutions numériques. Avec l’essor des paiements mobiles et sans contact, l’innovation
technologique est au cœur de cette fonctionnalité.
• Sécurité des transactions : protégez les clients contre la fraude et les cyberattaques en
investissant dans une technologie de pointe et en sensibilisant aux risques de sécurité
numérique. La cybersécurité est devenue une priorité absolue pour les banques, qui doivent
continuellement adapter leurs systèmes de protection.
• Collecte des dépôts : gérez l’épargne des clients en proposant des produits attractifs de
compte courant, de compte d’épargne et d’investissement. La diversification des produits
d'épargne et l'adaptation aux besoins spécifiques des clients sont des facteurs clés du succès
d'une banque.
• L’octroi des crédits : que ce soit pour l'achat d'une maison, d'une voiture ou la création
d'une entreprise, avec l'octroi de crédits. La gestion du portefeuille de crédit et l'analyse du
risque sont des éléments essentiels de cette fonction.
3. Activités complémentaires
• Services bancaires à distance : Offrir aux clients la possibilité de réaliser leurs
transactions bancaires en ligne ou à travers des applications mobiles, ce qui leur offre
une plus grande souplesse et praticité.
• Bancassurance : la bancassurance offre des produits d'assurance qui répondent aux
besoins de protection des clients.
• Marché financier : Offrir aux clients désireux d'investir sur les marchés financiers des
services d'investissement et de gestion de patrimoine.
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4. Le secteur bancaire en Tunisie
Le secteur bancaire en Tunisie est en plein essor, avec une augmentation constante du nombre
des banques et d'institutions financières. Les institutions bancaires en Tunisie s'ajustent aux
changements du marché en investissant dans les technologies numériques, en étendant leurs
offres de services et en répondant aux besoins particuliers de la population tunisienne.
La microfinance, l'inclusion financière et l'émergence des Fintechs sont des évolutions
prometteuses pour l'avenir du secteur bancaire en Tunisie.
Source : BCT
8
2. Indicateurs clés de secteur bancaire
2.1 Taux de pénétration
Le taux de pénétration bancaire en Tunisie est relativement faible, s'établissant à environ 70%
en 2022.
Cela implique que 30% des individus ne peuvent pas bénéficier des services bancaires officiels.
Environ 60% du PIB représente le ratio des crédits, ce qui est similaire aux autres pays MENA.
2.4 Dépôts
En 2022, les dépôts bancaires ont connu une hausse de 6,8%. Les Tunisiens ont confiance
dans le système bancaire, ce qui explique cette croissance. Le pourcentage des dépôts par
rapport au PIB s'élève à environ 70%, ce qui dépasse la moyenne des pays MENA.
2.5 Rentabilité
En 2022, le taux de rendement sur l'actif des banques tunisiennes a atteint 8,7%.
Cette rentabilité est satisfaisante et équivalente à celle des autres pays MENA.
Plusieurs éléments contribuent à la rentabilité des banques tunisiennes, tels que la gestion
efficace des risques et la diversification des activités.
2.6 Capitalisation
En 2022, les banques tunisiennes ont un ratio de solvabilité d'environ 12%.
Ce pourcentage dépasse la norme Bâle III de 8%. Cela démontre que les banques tunisiennes
ont une solide capitalisation et sont capables de faire face aux chocs économiques.
2.7 Digitalisation
Le domaine bancaire en Tunisie est en pleine évolution numérique. Les banques font des
investissements dans les nouvelles technologies afin d'améliorer leurs prestations et de diminuer
9
leurs dépenses. La numérisation du domaine bancaire revêt une importance capitale pour
favoriser l'inclusion financière et la croissance économique de la Tunisie.
Forces + Faiblisses -
-Un modèle d'entreprise résistant grâce à une -L'application des règles de bonne gouvernance est en
activité à trois dimensions : le crédit, le retard par rapport aux normes internationales et à la
portefeuille et les services générateurs de conformité aux standards bâlois.
commissions.
-Une résilience bénéfique face aux imprévus de -un niveau de liquidités faible
la période post-révolution et une capacité de
rebond démontrée par le passé, -Les réseaux bancaires se concentrent principalement
dans le Grand Tunis et les villes côtières, tandis que la
-Un domaine puissant qui occupe une place bancarisation est faible dans les régions intérieures, ce
essentielle dans l'économie, qui prive les banques de nouvelles ressources.
-Il y a une plus grande sélectivité en ce qui -Une pénurie de produits destinés aux PME, qui
concerne les risques et des efforts constants pour constituent la majeure partie de l'économie du pays.
assainir les portefeuilles.
Facteurs Externe
Opportunités + Menace -
-Une activité qui nécessite une autorisation avec -Une situation économique difficile (avec une
des obstacles considérables à l'entrée, tant sur le croissance faible, des investissements en berne, un
plan réglementaire qu’opérationnel, chômage et une inflation élevés, ainsi qu'un
ralentissement du dinar).
-Un potentiel inexploité pour le secteur de
l'assurance bancaire et des services financiers -Un assèchement structurel de liquidité
associés
-Politique monétaire restrictive
- Une nouvelle dynamique de croissance devrait
commencer avec la reprise des actions. -cadre réglementaire rigide.
10
Section 2 : Comprendre l’Amen Bank : de sa fondation jusqu'à sa gestion
actuelle
Cette opération a été réalisée grâce à une succursale liée au siège social d'Alger, appelée «
Crédit Foncier d'Algérie et de Tunisie » (CFAT).
Ensuite, le 6 juin 1967 a marqué la transformation du CFAT d'une succursale en une banque
réelle nommée « Crédit Foncier et Commercial de Tunisie » (CFCT), avec un capital initial de
325 000 Dinars.
En 1971, une jeune institution financière appelée « Banque Générale d'Investissement » (BGI
SA) a acquis le CFCT. Cette institution a été fondée en 1970 par MM. Brahim, Béchir et Rachid
Ben Yedder, et a ensuite été transformée en « BGI holding ». Au fil des années, elle a réussi à
développer sa société.
Grâce à sa part de marché diversifiée et compétitive, elle a pu s'inscrire en bourse des valeurs
mobilières de Tunis (BVMT) en 1993, renforçant ainsi sa présence dans le système financier
tunisien et contribuant au développement de l'économie tunisienne.
En 1955, Amen Bank a pris la relève du CFCT en prenant le nom du produit d'épargne favori,
appelé « EL Amen » en 1977.
Actuellement, AMEN BANK fait partie du groupe bancaire "AMEN". Ce collectif est formé.
11
Environ 4000 personnes travaillent dans plusieurs secteurs au sein de 38 entreprises. Sa
particularité réside dans son professionnalisme, sa réputation solide sur le marché et sa stabilité
financière.
De plus, c'est la première institution financière à avoir obtenu la certification ISO 2001.
Nationalité : Tunisienne
- Cabinet La Générale d'Audit et Conseil, membre de MGI Worldwide, représenté par Monsieur
Chiheb GHANMI,
Capital social :
132 405 000 dinars détenu à hauteur de 61.38% par le groupe AMEN et divisés en 25 462 500
actions de 5 dinars chacune entièrement libérées
Source : BVMT
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Filiales : Amen Invest, Amen Lease, Amen corporate Finance Sarl, Amen Bank, Asset
Managment Arm.
Chiffres clés :
Après l'approbation de son Assemblée Générale Extraordinaire du 31 mai 2012, AMEN BANK
a choisi un mode de gouvernance dualiste composé d'un Directoire et d'un Conseil de
Surveillance.
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Figure 3:organigramme de gouvernance
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1. Le conseil de surveillance
1.1. Organigramme
Le Conseil de Surveillance de l'Amen Bank est composé de 11 membres, dont deux membres
indépendants et un membre représentant les petits porteurs. Les membres sont nommés pour un
mandat de 3 années renouvelable.
Figure 5 : Organigramme de conseil de surveillance
1.2. Mission
La mission principale du conseil de surveillance est d’exercer le contrôle permanent de la
gestion et la direction de la banque assurée par le directoire ainsi que la désignation du
président du directoire et les directeurs généraux, il peut intervenir pour limiter les pouvoirs
du directoire selon la stratégie et les buts fixés au préalable.
2. Directoire
2.1. Organigramme
Le Directoire de l'Amen Bank est composé de quatre membres : le Président du Directoire, un
Directeur Général membre du Directoire, un Directeur chargé de la clientèle et du
recouvrement, et un Directeur chargé des placements, du financement et du volet juridique.
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Figure 6:Organigramme de directoire
2.2. Mission
Cet organe agit au nom de la société et est chargé de gérer et de diriger l'établissement bancaire
pour atteindre les objectifs fixés au préalable. Le conseil de surveillance et le commissaire aux
comptes mènent un contrôle permanent sur le Directoire. Sa compétence s'étend à tout ce qui
n'est pas expressément réservé par la loi ou les statuts, à l'Assemblée Générale et au Conseil de
Surveillance d'Amen Bank.
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Chiffres D’affaires
La croissance du chiffre d'affaires d'Amen Bank s'est maintenue de 2018 à 2022, avec une
hausse de 12,71% en 2022 par rapport à [Link]érents éléments contribuent à cette
croissance, tels que l'accroissement du nombre de clients, l'expansion des activités de la
banque et la variété de ses produits et services.
Résultat Net
Amen Bank a également enregistré une croissance significative de son résultat net, avec une
hausse de 19,45% en 2022 par rapport à 2021. L'augmentation du chiffre d'affaires, la gestion
des charges et la gestion efficace des risques sont à l'origine de cette croissance.
Le PNB d'Amen Bank a connu une hausse de 8,95% en 2022 par rapport à 2021. L'augmentation
des marges d'intérêt et des commissions bancaires est responsable de cette croissance.
Coefficient d’exploitation
En 2022, le coefficient d'exploitation d'Amen Bank a connu une légère baisse, passant de
39,26% à 40,68%. L'évolution de cette situation est causée par l'augmentation des dépenses
d'exploitation, telles que les frais de personnel et les dépenses générales.
Amen Bank présente une situation financière saine et dynamique, elle a connu une croissance
des ses activités et ses exercices derrière les années.
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Figure 8 : Indicateurs clés actuelles 2
Analyse
La croissance des créances sur la clientèle d'Amen Bank est constante de 2018 à 2022, comme
le montre le graphique. En 2021 et 2022, cette croissance est plus marquée, avec une hausse
de 10,31% par rapport à 2021.
Cette augmentation est causée par divers éléments, tels que :
L'expansion de la croissance économique : La reprise économique après la pandémie de
COVID-19 a provoqué une hausse de la demande de prêts.
Amen Bank a connu une expansion en ouvrant de nouvelles agences et en étendant sa gamme
de produits de crédit.
Amen Bank a élargi sa clientèle en ciblent de nouveaux segments de marché pour diversifier
sa clientèle.
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❖ Points positifs
❖ Points négatifs
Informations supplémentaires
Conclusion
Amen Bank est une institution bancaire robuste et dynamique qui a la capacité de continuer à
croître sur le marché tunisien et à l'échelle internationale. La banque possède plusieurs atouts,
comme sa gestion efficace des risques, sa variété de produits et services et son développement
à l'échelle internationale. Cependant, la banque devra faire face à certains obstacles, comme la
diminution du rendement et la concurrence croissante sur le marché.
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IV. Analyse FFOM de l’Amen Bank
Facteurs Interne
Forces + Faiblisses -
Facteurs Externe
Opportunités + Menace -
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Conclusion
Dans ce chapitre initial, nous avons abordé la présentation de l'organisme d’accueil « Amen
Bank » ainsi que de son environnement, en mettant l’accent sur des indicateurs clés de cette
institution financière pour mieux comprendre le cadre de mon stage effectué et jeter les bases
pour le reste du projet. Tout d'abord, dans la première partie, nous avons examiné le secteur
bancaire en Tunisie et analysé son activité ainsi que son cadre institutionnel. Ce domaine très
développé en Tunisie, même en période de crise, continue de générer des profits. Dans la
deuxième section, notre attention a été portée sur la banque « Amen Bank » et nous avons tenté
d'analyser sa position dans le domaine bancaire ainsi que son activité. Maintenant, nous allons
nous intéresser à différents risques liés à l'activité de la banque et les règlementations
internationaux puis nous nous concentrerons sur notre problématique portant sur le risque
majeur pour les banques “ le risque de crédit ” et la méthode de notation dans le portefeuille
des crédits de la banque qui permettra de calculer le risque attendu dans chaque cas.
21
CHAPITRE 2 : Les accords de Bâle et les enjeux de la
gestion des risques de crédit
Introduction
La variété des risques auxquels les institutions sont confrontées dans le domaine bancaire met
en évidence l'importance primordiale d'une réglementation efficace afin de réduire ces risques.
Les Accords de Bâle, parmi les réglementations essentielles, ont joué un rôle essentiel dans la
régulation bancaire internationale, en mettant l'accent sur la gestion des risques. En Tunisie, ces
accords jouent un rôle essentiel dans la préservation de la stabilité du système financier.
L'objectif de cette étude est d'analyser l'impact des Accords de Bâle sur la gestion des risques
bancaires, en soulignant leur pertinence dans le contexte tunisien, ainsi que les avancées
récentes vers un quatrième accord.
22
Section 1 : Les Accords Bâle
I. Cadre conceptuel
1. Historique et objectifs principaux
1.1 Historique
Les banques commerciales telles que nous les connaissons aujourd'hui ont débuté dans les
années 1970, puis ont évolué pour devenir de puissants groupes financiers. Le comité de Bâle,
également connu sous le nom de BCBS (Basel Committee of Banking Supervision), a été établi
dans le but de superviser et de garantir la stabilité de ce nouveau système financier à la suite de
la faillite de la banque Hersatt en 1974, qui a provoqué une crise majeure sur le marché des
changes.
Au cours des dernières décennies, le comité de Bâle a donc rendu public divers accords,
également connus sous le nom d’« accords de Bâle ». Jusqu'à présent, on compte trois accords
(Bâle I, Bâle II, Bâle III). En même temps, la réglementation FRTB, qui traite du risque du
marché, fait partie intégrante du quatrième accord (Bâle IV), qui a était progressivement
instauré à partir du 1er janvier 2022 et qui concerne les banques et les institutions financières
qui exercent des activités sur le marché.
Les Accords de Bâle jouent un rôle crucial dans la régulation des banques à l'échelle
internationale. En mettant en place des standards et des directives partagées, ils encouragent la
cohérence et la stabilité dans le domaine financier national. De plus, ces accords renforcent la
23
confiance des investisseurs et des déposants en assurant une sécurité et une transparence
minimales au sein des institutions bancaires. De plus, les Accords de Bâle jouent un rôle
essentiel dans l'amélioration de la résistance du système bancaire face aux fluctuations
économiques et financières en favorisant une gestion plus prudente des risques.
Fondamentalement, ils jouent un rôle crucial dans la prévention des crises financières et la
promotion d'une croissance économique durable.
Le ratio Cooke était donc établi à 8 pourcents des crédits exposés au risque. En comparant le
niveau des engagements d'une banque (crédits et autres placements) avec le montant de ses
fonds propres (capital apporté par les actionnaires et bénéfices de la banque), on pouvait établir
ce ratio. Il représentait 8 pourcents. Les accords de bale II et bale III ont progressivement
modifié ce ratio appelé Cooke.
Cela signifie que chaque 100 unités monétaires de crédits doivent être financées par la banque
avec au moins 8 unités de fonds propres et au maximum 92 unités à partir de ses autres sources
de financement telles que les dépôts, les emprunts et le financement interbancaire. Par
conséquent, les institutions financières doivent constamment maintenir un ratio de solvabilité
d'au moins 8 pourcents. Les banques peuvent faire face aux imprévus tels que le retournement
de la conjoncture et l'augmentation des impayés de la part des ménages moins solvables, ainsi
que les retraits soudains aux guichets de la banque en utilisant correctement ce ratio.
24
Bien qu'on ait commencé par une règlementation plus rigoureuse des activités bancaires. Bale
I se limitait uniquement à la protection contre les risques de crédit et ne proposait aucune mesure
pour les risques de marché et les risques opérationnels : L'apparition d'un marché dynamique
des produits dérivés a été l'un des principaux facteurs qui ont favorisé une révision du cadre
règlementaire issu des accords de Bale. Effectivement, l'augmentation rapide des produits
dérivés de gré à gré a engendré des risques (à l'exception du bilan) importants, qui n'ont pas été
pris en compte par le cadre règlementaire en vigueur. Par conséquent, pour remédier à ces
lacunes, le comité de Bale a publié en 2004 un nouveau cadre règlementaire appelé (Bale II).
- Pour consolider la stabilité financière, on peut définir la stabilité financière comme une
situation où le système financier, incluant les intermédiaires financiers. Les marchés et les
dispositifs de marché sont capables de faire face aux fluctuations et de rectifier les déséquilibres
financiers.
- de fixer les besoins en fonds propres en fonction de risques économiques tels que le crédit, le
marché et les opérations.
La réforme Bâle II est plus complète et définit une mesure plus pertinente du risque.
Le nouveau ratio de solvabilité introduit par Bâle II, le ratio Mac Donough, qui reste à 8 % des
emplois pondérés, et englobe en plus du risque de crédit, le risque de marché et le risque
opérationnel.
Cependant, la crise financière de 2008 a révélé les faiblesses de Bâle II, avec une protection
insuffisante de certaines mesures de risque majeures liées à l'activité bancaire. Il s'agit
particulièrement du risque de liquidité pour lequel le cadre réglementaire actuel ne stipulait pas
de limites pour les matières de seuil.
25
Figure 9 : Différences entre Bale 1 et bale 2
Bâle III : la règlementation Bâle III renforce le système financier et la solidité des banques.
La crise financière de 2008 a entraîné des conséquences dévastatrices sur les bilans des
banques et surtout sur l'économie réelle, ce qui a conduit les autorités prudentielles à réformer
en profondeur le cadre règlementaire, avec l'arrivée de Bâle III qui a complété l'accord de
Balle II. La mise en place de la réforme en juillet 2013 a pour objectif de maintenir la stabilité
du système financier dans son ensemble et de renforcer la sécurité et la solidité des banques
en renforçant la réglementation, le contrôle et la gestion des risques dans le secteur bancaire.
L'objectif est de prévenir la répétition d'événements tels que la crise financière de 2008.
- Les banques doivent renforcer leur structure de capital en améliorant la qualité et le niveau
de fonds propres. De cette manière, le taux de solvabilité augmente de 8% (Bâle II) à 10,5%
(Bâle III). Ce niveau de capital est essentiel car il assure la capacité des banques à faire face
aux pertes qu'elles pourraient subir.
- Grâce à l'introduction de deux ratios de liquidité à court et long terme, le LCR (Liquidity
Coverage Ratio) et le NSFR (Net Funding Stable Ratio), la gestion du risque de liquidité a été
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améliorée. Au niveau à court terme (LCR. Liquidity Coverage Ratio), on estime que les
réserves de liquidités des banques dépassent les sorties nettes de trésorerie sur un mois. Au
niveau à long terme (NSFR, Net Stable Funding Ratio), on estime que les banques sont en
mesure d'exercer leurs activités dans un contexte de tensions prolongées pendant une période
d'au moins un an. La relation entre les financements stables disponibles et les besoins de
financement stables est établie par ce NSFR. Il est nécessaire qu'il dépasse 100%.
Le NSFR a pour objectif d'aider les banques à faire face pendant un an à une situation de crise
spécifique à leur établissement. Il s'agit du principe suivant. Il est essentiel que le montant des
besoins en ressources stables (financement stable obligatoire) soit inférieur au montant des
ressources disponibles (financement stable disponible).
- La gestion de l'effet de levier (leverage ratio) consiste à mettre en place un ratio de levier qui
limite la taille du bilan des banques. En comparant le taux de rentabilité de l'actif économique
après impôt et le coût de la dette, on peut calculer l'effet de levier. Il est possible d'utiliser
différentes formules, par exemple :
′
résultat 𝑑′ 𝑒𝑥𝑝𝑙𝑜𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 − impôts − 𝑑𝑒𝑡𝑡𝑒 financière
𝐿 𝑒𝑓𝑓𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑒𝑣𝑖𝑒𝑟 =
𝑐𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠
Les banques ont été fortement impactées par la mise en œuvre des normes Bâle III, ce qui a
entraîné d'importants besoins en capital supplémentaire. Bien que le déploiement de ce cadre
n'ait pas encore été achevé, les autorités prudentielles ont entrepris des études pour
réexaminer les méthodes de calcul des emplois pondérés.
V. Vers un Bâle IV
Le plus récent, Bâle III, a eu un impact considérable sur les banques, en particulier en ce qui
concerne leurs fonds propres. Les institutions bancaires ont été obligées de générer davantage
de capitaux pour faire face aux nouvelles contraintes qui leur ont été imposées. Toutefois, il a
fallu revoir certaines mesures de cette réforme. Effectivement, il a été nécessaire d'établir des
règles de calcul des risques plus rigoureuses, d'apporter des clarifications sur les exigences
minimales de fonds propres et de diminuer les écarts entre les établissements ou les pays. C'est
ainsi que Bâle IV est né.
Au départ, le projet devait débuter dès 2022, mais en raison de la crise sanitaire et de la difficulté
des banques à s'y conformer, il a été reporté de manière régulière. Effectivement, de nombreuses
27
parties prenantes ont jugé le calendrier initial excessivement ambitieux : les banques auraient
dû augmenter leurs fonds propres de plus de 20%, ce qui équivaut à environ 70 milliards d'euros
pour les banques françaises, ou 350 milliards pour les banques européennes, en deux ans.
Le 27 octobre 2021, la Commission Européenne a finalement décidé de revoir la date limite en
proposant une mise en œuvre de Bâle IV au 1er janvier 2025, avec une période de transition
jusqu'en 2030.
- Créer un volant de fonds propres en relation avec le ratio de levier pour les institutions
bancaires d'importance systémique à l'échelle mondiale.
- Créer un plafond de capital qui assure que les actifs pondérés en fonction des risques
(RWA) des banques provenant des modèles internes ne diminuent pas de 72,5% des
RWA calculés selon l'approche classique.
28
Conclusion
Les Accords de Bâle, de la première à la troisième, ainsi que les discussions en cours pour un
Bâle IV, ont marqué des étapes importantes dans la réglementation bancaire mondiale. Les
institutions financières ont été soumises à des exigences de fonds propres et à des normes de
gestion des risques de plus en plus strictes en raison de ces accords. Les banques ont été
encouragées, par exemple, à mettre en place des modèles internes avancés pour évaluer le risque
de crédit pendant Bâle II, tandis que Bâle III a mis en place des mesures pour renforcer leur
résilience face aux crises financières. Ainsi, ces accords ont eu un effet considérable sur la
gestion des risques de crédit des banques, les poussant à adopter des pratiques plus prudentes
et à investir dans des outils d'évaluation et de gestion des risques plus avancés. Par conséquent,
les institutions bancaires ont dû renforcer leur surveillance des emprunteurs, élargir leurs
portefeuilles de crédit et renforcer leurs stratégies de provisionnement. Les pratiques de gestion
des risques de crédit dans le secteur bancaire ont été grandement impactées par les Accords de
Bâle, ce qui a poussé les institutions à adopter des approches plus solides et à prendre en
considération une plus grande variété de facteurs de risque dans leurs opérations quotidiennes.
29
Section II : Les risques de crédit
La banque exerce diverses tâches, allant de la gestion des modes de paiement à l'octroi de
prêts immobiliers.
La fonction initiale de la banque, la plus pratique, consiste à gérer les méthodes de paiement.
Depuis peu, cette fonction peut être assumée par des établissements de paiement, qui sont
également agréés par les autorités de supervision, après avoir été réservée aux banques
classiques (établissements de crédit).
Une autre tâche consiste à garantir la sécurité des opérations financières même en cas de
dématérialisation des titres. Le vendeur doit être réglé correctement pour le titre vendu,
l'acheteur doit être débité pour l'achat et les titres doivent être en sécurité.
Une troisième fonction majeure, celle de donner des crédits. En France, le domaine du crédit
est strictement régulé et ne peut être exercé que par quelques établissements autorisés et selon
des conditions également strictement contrôlées.
30
Les banques jouent un quatrième rôle : stimuler l'épargne. Les banques établissent des liens
entre les épargnants et les emprunteurs, qui ont une capacité de financement.
Le monopole de cette fonction ne revient pas aux banques, mais elles sont de plus en plus
présentes dans ce domaine, à la fois en raison de la distribution de produits de plus en plus
nombreux et variés, ainsi que de leur organisation en groupes qui intègrent toutes les
fonctions.
La banque joue un cinquième rôle crucial, en lien avec le précédent : elle joue le rôle
d'intermédiaire sur les marchés financiers pour gérer votre épargne.
Finalement, la dernière grande responsabilité des banques est le conseil. Il est important de
différencier le conseil aux individus du conseil aux entreprises. Les banques connues sous le
nom de « banques d'investissement » se focalisent principalement sur l'assistance aux
entreprises (comme les introductions en bourse, les placements d'obligations...).
Dans cette situation, nous nous concentrerons exclusivement sur les crédits accordés aux
entreprises et sur l'établissement d'un processus visant à établir une méthode conforme aux
normes mondiales. Après avoir besoin de liquidités ou éprouvé un manque de trésorerie, la
plupart des entreprises cherchent à obtenir un financement externe, en particulier des prêts
bancaires.
Pour obtenir un prêt auprès de la banque, il est nécessaire que l'entreprise ait un dossier complet
comprenant toutes les informations concernant son activité principale, sous forme de données
qualitatives et quantitatives. Le formulaire de crédit doit inclure les informations suivantes.
31
Des renseignements concernant le domaine (commercial/ industriel).
Des renseignements sur les liens entre l'entreprise et sa clientèle, ses partenaires et ses
fournisseurs.
Des renseignements concernant les délais de paiement des clients au comptant et à crédit.
Les assurances offertes.
Dans notre situation, nous estimerons que le dossier de crédit recevra un avis favorable, ce qui
entraînera la réalisation du processus de l'Amen Bank en 5 étapes :
1 : Une analyse du dossier sera réalisée au sein de l'agence et le chef d'agence donnera son
avis.
2 : Le dossier est transféré de l'agence à la zone (également connue sous le nom de direction
régionale), où il sera traité et où cette dernière exprimera également son opinion.
4 : Une analyse de la garantie et une visite d'un expert Sa fonction consiste à évaluer la valeur
de la garantie.
5 : La dernière étape d'un dossier de crédit consiste à contacter la direction juridique afin de
mener une étude juridique du dossier, puis de débloquer le crédit dans un délai de 48 heures.
32
domaine bancaire, puis nous étudierons comment ces risques sont liés au contexte du crédit
Scoring.
33
• Risque de contrepartie
Le risque de contrepartie fait référence au risque qu'une partie impliquée dans une transaction
financière ne respecte pas ses engagements, ce qui peut mettre en péril le bon déroulement de
l'opération.
• Risque de concentration
Le risque de concentration se produit lorsqu'une institution est exposée de manière
disproportionnée à un secteur économique particulier, à un type de produit financier ou à un
emprunteur particulier, ce qui accroît sa vulnérabilité aux chocs dans ces métiers.
• Risque de corrélation
Le risque de corrélation se produit lorsque les résultats des différents emprunteurs ou
investissements sont étroitement liés, ce qui peut entraîner une propagation d'événements
défavorables sur un segment du portefeuille, ce qui peut accroître les pertes potentielles.
• Risque souverain
Les prêts accordés aux gouvernements et aux entités publiques sont soumis au risque souverain,
ce qui expose les prêteurs à des variations politiques, économiques et réglementaires qui
pourraient mettre en péril la capacité de remboursement des emprunteurs.
Les institutions financières doivent prendre des mesures proactives pour gérer chaque type de
risque de crédit afin de réduire les pertes potentielles et préserver la stabilité financière.
34
La notation de crédit dont l’utilisation des modèles statistiques pour attribuer une note qui
reflète la probabilité de défaut des emprunteurs, plus précisément cette méthode consiste à
accéder aux indicateurs comme (la liquidité, la rentabilité, le niveau d’endettement...) et faire
une analyse approfondie de l’état financière de l’emprunteur.
D’autre part On évalue les risques de contrepartie en utilisant des dérivés de crédit afin de
transférer une partie de ce risque, et en calculant les expositions nettes à chaque contrepartie
correspondante.
35
V. Gestion du risque de crédit
1. Les différentes stratégies et méthodes pour gérer le risque de crédit pour les
prêteurs
Les prêteurs, qu'ils soient des banques, des institutions financières ou d'autres entités qui
accordent des prêts, doivent prendre en compte la gestion du risque de crédit.
Les méthodes et les techniques de gestion du risque de crédit sont élaborées afin de réduire au
maximum les pertes éventuelles en cas de faillite des emprunteurs.
Voici une liste des stratégies et pratiques principales employées pour gérer le risque de crédit :
Surveillance continue : Après avoir accordé un prêt, les prêteurs veillent constamment à la
qualité de crédit de l'emprunteur. Cela englobe la vérification des paiements, l'étude des
changements dans la situation financière et la mise à jour des scores de crédit.
36
Modèle de probabilité de défaillance et de L perte en cas de défaut : Le risque de crédit est
évalué par les prêteurs en utilisant des modèles de probabilité de défaillance (PD) et de perte en
cas de défaut (LGD). Ces modèles permettent d'évaluer les chances de défaillance d'un
emprunteur et les pertes éventuelles en cas de non-remboursement effectif.
Il est crucial d'assurer une gestion efficace du risque de crédit afin d'éviter les pertes financières
et de préserver la stabilité des institutions financières. L'objectif des stratégies et des pratiques
de gestion du risque de crédit est d'équilibrer la concession de crédit tout en préservant la qualité
du portefeuille de prêts. Il est crucial d'adopter une approche prudente dans la gestion du risque
de crédit afin de garantir la durabilité et la solidité financière des prêteurs.
Les prêteurs ont aussi la possibilité de prendre des actions afin de réduire leur propre risque de
crédit et d'améliorer leur niveau de crédit. Quelques stratégies peuvent être mises en place par
les emprunteurs afin de diminuer leur risque de crédit :
Il est crucial d'améliorer la gestion financière en adoptant une approche prudente. Cela implique
de gérer les dépenses, de diminuer la dette et de créer un fonds d'urgence. La solidité d'une
situation financière renforce la capacité à respecter les engagements financiers.
Il est essentiel pour les emprunteurs de maintenir un historique de crédit solide en effectuant
régulièrement des paiements à temps. La qualité de crédit peut être affectée par les retards de
paiement ou les défauts passés.Éviter l’endettement excessif : Le risque de crédit augmente
lorsque l'endettement est excessif. Les emprunteurs doivent s'abstenir de contracter des dettes
supérieures à leurs ressources financières et à leurs capacités de rembourser.
37
remboursement : En élaborant des plans de remboursement clairs et réalistes, les emprunteurs
peuvent améliorer leur gestion de leur dette et éviter les retards de paiement.
Les emprunteurs ont la possibilité de prévoir une marge de sécurité financière afin de prévoir
des situations imprévues. Cela peut contribuer à affronter les périodes de difficulté financière
sans mettre en péril la qualité du crédit. Il est recommandé aux emprunteurs de surveiller leurs
scores de crédit afin de repérer les éventuelles erreurs et de garantir la précision des
informations. Il est crucial d'avoir des évaluations de crédit précises afin d'obtenir des
conditions de prêt [Link]érer les termes des prêts : Avant de conclure un prêt, il
est essentiel de saisir les conditions, les taux d'intérêt, les clauses et les répercussions en cas de
non-paiement.
Il peut être avisé de solliciter l'avis d'un conseiller financier ou d'un expert en gestion de la
dette afin d'obtenir des recommandations sur la gestion des finances et la diminution du risque
de crédit.
38
Conclusion
En bref, il est essentiel de gérer efficacement les risques de crédit afin de garantir la stabilité
et la rentabilité des institutions financières. Les différents types de risques de crédit ont été
étudiés, ainsi que les diverses méthodes pour évaluer, mesurer et réduire ces risques, telles
que la diversification du portefeuille de crédit, l'évaluation régulière des emprunteurs et la
création de réserves appropriées.
Les Accords de Bâle ont eu un impact sur l'évolution des pratiques de gestion des risques de
crédit, en établissant des normes de fonds propres et en incitant les institutions financières à
adopter des approches plus prudentes. Dans cette perspective, la notation a également pris de
l'ampleur.
En résumé, il est crucial d'avoir une connaissance approfondie des risques de crédit, en
collaboration avec des pratiques de gestion solides et l'utilisation d'outils d'évaluation avancés
tels que la méthode de notation, afin de minimiser les pertes financières et optimiser la
rentabilité dans le domaine bancaire. Le respect des normes réglementaires, comme les
Accords de Bâle, est également essentiel afin d'assurer la stabilité et la santé du système
financier.
39
CHAPITRE 3 : Au cœur de l’Amen Bank « une exploration
pratique de crédit scoring »
Introduction
Au sein du secteur bancaire tunisien en pleine expansion, l'Amen Bank joue un rôle essentiel
en tant qu'acteur clé. Cependant, en tant que prêteur majeur, l'institution fait face à divers défis,
dont le risque de crédit reste l'un des plus importants. Effectivement, le portefeuille de crédit de
l'Amen Bank constitue une part significative de ses actifs, mettant ainsi en évidence
l'importance cruciale de gérer ce risque de manière efficace.
En 2018, les banques ont été soumises à des exigences réglementaires rigoureuses, en
particulier à la suite des Accords de Bâle, ce qui a renforcé leur pression pour renforcer leurs
pratiques de gestion des risques. Dans cette situation, il est essentiel que l'Amen Bank
développe des méthodes novatrices afin d'évaluer et de gérer efficacement le risque de crédit,
tout en respectant les réglementations en vigueur.
Au cours de ce chapitre, nous examinerons de manière pratique la méthode de notation à l'Amen
Bank. Nous examinerons l'utilisation de cette méthode par cette institution afin d'évaluer la
qualité de son portefeuille de crédit le risque de défaut des emprunteurs et de prendre des
décisions de prêt éclairées. En examinant attentivement des données empiriques, un échantillon
de portefeuille de crédit et en utilisant des modèles et des formules permettant d’atteindre notre
objectif de saisir comment l'Amen Bank gère le risque de crédit et d'explorer les moyens
d'améliorer ses pratiques dans ce domaine essentiel.
40
Section 1. Cadre conceptuelle
I. La méthode de notation
Les institutions financières utilisent la méthode de notation pour évaluer le risque de crédit lié
à leurs clients, comme les entreprises (ESE). Il s'agit de donner des notes de crédit aux clients
en se basant sur différents critères financiers, opérationnels et macroéconomiques. Ces relevés
offrent une évaluation du risque de non-paiement de chaque client et servent à définir les
conditions de prêt, à établir des réserves pour les pertes de crédit et à prendre des décisions
stratégiques en matière de gestion des risques.
Selon les pratiques de chaque institution financière, les critères de notation pour les entreprises
peuvent différer, mais ils comprennent généralement les éléments suivants :
• Comportement de paiement,
• Environnement de l’entreprise
• Gestion des risques
• Age de l'entreprise,
• Forme juridique de l'entreprise,
• Ancienneté de la relation commerciale et évolution des commandes,
• Évolution du chiffre d'affaires,
• Résultat d'exploitation et résultat net,
• Structure financière avec le niveau de fonds propres par rapport au total bilan,
• Endettement, fonds de roulement et trésorerie...
Pour évaluer le risque de crédit au sein de l'Amen Bank, un système de notation a été instauré
afin de classer les entreprises clientes en fonction de leur niveau de risque de non-paiement.
Sept catégories différentes sont utilisées dans ce système de notation, chacune correspondant à
une note particulière, de la plus basse à la plus haute. Toutes les notes sont liées à un Probabilité
de Défaut (PD), qui indique la probabilité qu'une entreprise de cette catégorie ne respecte pas
son obligation de paiement.
Chacune des sept évaluations données aux entreprises clientes témoignent d'un niveau de risque
différent, ce qui permet à l'Amen Bank de mieux évaluer et gérer son exposition au risque. Les
PD liés à chaque note sont établis en se basant sur l'analyse des données historiques de défaut
41
de paiement, des caractéristiques financières de l'entreprise, ainsi que des conditions
macroéconomiques et sectorielles.
Cela permet à Amen Bank d’évaluer le risque de crédit de ses clients et de fixer le taux d’intérêt
en conséquence.
42
La Probabilité de Défaillance (PD) désigne la probabilité qu'une partie fasse défaut sur ses
engagements financiers pendant une période spécifique. On l'exprime habituellement en
pourcentage et on peut la calculer pour diverses périodes, comme sur 12 mois ou à maturité.
La PD peut être calculer par différentes manières, en fonction des données disponibles et des
modèles utilisées, voici quelques méthodes couramment utilisées :
➢ L’approche historique : Il s'agit d'exploiter les informations antérieures sur les défauts
de paiement afin d'évaluer la fréquence des défauts à venir, ce qui permet aux
institutions financières d'évaluer le risque de crédit pour diverses catégories de
contreparties.
➢ L’approche statistique : La prédiction de la probabilité de défaut d'une contrepartie
utilise des modèles statistiques tels que la régression logistique, les modèles de survie
et les modèles de scoring de crédit, en tenant compte de variables telles que la santé
financière de l'emprunteur, l'historique de crédit et les conditions économiques.
➢ L’approche probabiliste : Afin d'évaluer la probabilité de défaut d'une contrepartie, il
utilise des modèles probabilistes tels que la simulation de Monte Carlo, en prenant en
considération la variabilité des facteurs de risque et les incertitudes liées aux prévisions
de défaut de crédit.
La distinction entre la période de défaut à 12 mois et à maturité réside dans la durée estimée
pour évaluer la probabilité de défaut. La probabilité de défaillance à 12 mois correspond à la
probabilité qu'une contrepartie ne respecte pas ses obligations financières au cours des 12
prochains mois. En revanche, la PD à échéance correspond à la possibilité qu'une contrepartie
soit manquante à la fin de l'obligation ou du prêt. La proposition de paiement à maturité tient
compte de la période restante jusqu'à la date de paiement et peut être adaptée en fonction des
caractéristiques particulières de l'obligation ou du prêt, comme la durée, les modalités de
remboursement et les conditions du marché.
La perte subie par un créancier en cas de défaut de paiement d'un emprunteur est connue sous
le nom de LGD, ou Loss Given Default, dans le domaine de la gestion des risques de crédit. Il
s'agit de la partie de la valeur nominale d'un prêt ou d'une obligation qui ne peut pas être
remboursée après un défaut.
43
En général, le LGD se présente sous forme de pourcentage et peut fluctuer en fonction de
différents éléments, tels que la qualité des garanties, la gravité de la défaillance, la position
dans la structure de capital et les caractéristiques du marché. En cas de défaut de paiement,
une LGD plus élevée signifie une perte plus importante, tandis qu'une LGD plus faible
signifie une perte moindre.
➢ La qualité de garanti : La LGD peut être réduite par la présence de garanties comme
des biens immobiliers ou des actifs financiers, car elles garantissent le créancier en cas
de non-paiement.
➢ Sévérité de défaillance : La LGD est directement influencée par la gravité de la
défaillance de l'emprunteur, évaluée par la perte en capital subie par le créancier. En
règle générale, les défauts de paiement complets entraînent des LGD supérieures à
celles des défauts partiels.
➢ Position dans la structure de capital : En cas de liquidation, les créanciers
subordonnés ou non sécurisés ont tendance à subir des LGD plus élevées que les
créanciers seniors ou sécurisés, car ils sont remboursés après les créanciers seniors.
L’utilisation de LGD : La LGD est employée dans différents processus de gestion des risques
de crédit, en particulier pour le calcul de l'Expected Credit Loss (ECL), qui représente la perte
prévue en raison du risque de crédit. On l'emploie aussi pour évaluer la rentabilité des prêts et
des investissements, ainsi que pour évaluer les exigences de fonds propres en accord avec les
normes réglementaires comme Bâle III. Il est donc essentiel d'avoir une estimation précise de
la LGD afin d'évaluer et de gérer de manière efficace le risque de crédit d'une institution
financière.
44
également du montant de perte potentielle en cas de défaut, représenté par la Loss Given Default
(LGD), ainsi que de l'exposition au risque, c'est-à-dire du montant total des engagements
financiers envers ces parties impliquées.
Afin de déterminer l'ECL, on multiplie la PD par la LGD et l'engagement financier pour chaque
contrepartie, puis on répartisse ces montants sur l'ensemble du financement. En mathématiques,
on peut le représenter de la manière suivante :
Où :
▪ PD : la probabilité de défaut
▪ LGD : la perte en cas de défaut
▪ Engagement : l’engagement financier envers la contrepartie
Ainsi, en calculant l'ECL, les banques peuvent évaluer la perte financière prévue en raison du
risque de crédit dans leur portefeuille, ce qui leur permet de prendre des décisions éclairées
concernant la gestion des risques et le provisionnement.
45
I. Présentation de l’échantillon
L’échantillon utilisé dans cette étude a été préparer par la banque de manière a être compatible
avec les objectifs de recherche tout en préservant la confidentialité des données sensibles de la
satisfaire aux exigences particulières de cette étude, en assurant l'intégrité des données tout en
préservant l'anonymat des entreprises clientes. Avec cette méthode, nous avons accès à un
ensemble de données prêt à être examiné, ce qui nous permet d'effectuer une analyse
Le groupe de crédit étudié comprend 815 exemples, chacun étant identifié par un numéro
d'identification (ID). Pour des motifs de confidentialité, les noms des entreprises clientes ont
été effacés. Voici les informations fournies pour chaque cas de crédit :
• ID : Chaque exemple de crédit est identifié par un identifiant unique afin de faciliter sa
• Stage : Selon les normes IFRS, la variable "stage" dans l’échantillon désigne la
• Taux d’intérêt de crédit : Le taux d'intérêt appliqué à chaque entreprise cliente pour
le crédit accordé. La variation de ce taux peut être influencée par différents éléments
cette variable réside dans l'évaluation du risque de crédit à long terme et dans la
46
• Note : Chaque entreprise cliente est notée en fonction de son profil de risque de crédit.
On peut se servir de cette note afin d'évaluer la qualité du crédit et de déterminer les
variable.
crédit annuelles sont employées afin d'évaluer l'Expected Credit Loss (ECL) sur la
durée de vie du crédit. Pour évaluer les pertes attendues en cas de défaut, ces calculs
• ECL finale : L'estimation finale de l'Expected Credit Loss pour chaque crédit de
durée de vie du prêt, en se basant sur les modèles de risque de crédit et les
informations disponibles.
En combinant ces différentes variables, notre échantillon propose une perspective globale et
détaillée du portefeuille de crédit de l'Amen Bank, offrant ainsi une analyse approfondie du
47
nous permettra d'évaluer la performance actuelle des crédits dans notre portefeuille.
Note 1 2 3 4 5 6 7
48
Le diagramme illustre comment les notes sont réparties dans le portefeuille de crédit d'Amen
Bank. La note de crédit est une variable mesurée, avec une échelle de 1 à 7. Le nombre de prêts
pour chaque note est défini comme la fréquence.
La note de crédit moyenne est d'environ 4,5. Il est probable que la médiane soit proche de la
moyenne, puisque la répartition semble symétrique. Le niveau de mode est de 5.
Interprétations et solutions :
Le portefeuille de crédit de l'Amen Bank présente une forte concentration autour de la note 3,
ce qui suggère que la plupart des entreprises dans le portefeuille sont considérées comme étant
à risque modéré. Toutefois, cette focalisation peut aussi indiquer une certaine uniformité dans
la qualité du crédit, ce qui peut engendrer des difficultés en matière de diversification et de
gestion des risques.
49
• La surveillance active des catégories de risque plus élevé, en particulier les notes 6 et 7,
est essentielle afin de repérer les tendances émergentes et de prendre des mesures
préventives en cas de dégradation de la qualité du crédit.
• En instaurant des systèmes de surveillance des risques en temps réel, il est possible de
détecter les signes préliminaires de problèmes potentiels et de prendre rapidement des
mesures correctives.
• Il est nécessaire de renforcer les critères de sélection des emprunteurs et d'améliorer les
procédures d'évaluation du crédit afin d'assurer que seules les contreparties solides et
crédibles participent au portefeuille.
• Il est possible d'améliorer la précision des évaluations de crédit en incorporant des
données supplémentaires et en utilisant des modèles prédictifs avancés, ce qui permet
de réduire les risques de défaut.
Selon les normes IFRS (International Financial Reporting Standards), le concept de "staging"
dans le domaine bancaire désigne la division des actifs financiers en différentes catégories en
fonction de leur qualité et du niveau de risque de défaut qui y est associé. Il est crucial de
procéder à cette classification afin d'évaluer et de signaler les pertes prévues sur ces actifs, en
particulier dans le contexte de la gestion des risques de crédit.
Les actifs financiers sont généralement regroupés en différentes étapes ou stades, souvent
désignés sous le nom de « stages », qui témoignent du niveau de risque lié à ces actifs. En
général, ces stages sont déterminés en se basant sur la probabilité de défaut (PD) estimée pour
chaque actif, ainsi que sur d'autres éléments tels que la dégradation de la qualité du crédit et la
probabilité de défaut à l'horizon prévisible.
Selon le staging, l'Amen Bank divise ses clients en trois “Stage” différentes.
50
Dans le cadre de notre échantillon la répartition des entreprises selon leurs stage et comme
suit :
Stage 1 2 3
Nombre 786 27 2
d’entreprises
51
Stage 1 :
Analyse : La plupart des dossiers de crédit se situent dans le stade 1, ce qui laisse entendre
que la majorité des entreprises clientes ont un risque de défaut faible. Cela suggère que le
portefeuille de crédit de l'Amen Bank est en bonne santé financière dans cette catégorie.
Stage 2 :
Nombre d’entreprises : 27
Analyse : Un petit nombre de dossiers de crédit sont classés dans le deuxième stade, ce qui
peut indiquer une légère hausse du risque par rapport au deuxième stade. Toutefois, la faible
proportion de dossiers dans cette catégorie suggère que le risque lié demeure modéré.
Stage 3 :
Nombre d’entreprises : 2
Analyse : Le Stage 3 ne comprend que quelques dossiers de crédit, ce qui témoigne d'un niveau
de risque plus élevé par rapport aux autres stages. Il serait préférable de surveiller attentivement
cette catégorie et de mettre en place des mesures de gestion des risques renforcées, car les
entreprises associées ont un risque accru de défauts.
Dans l'ensemble, la distribution des dossiers de crédit en fonction des stages laisse entendre
que la plupart des entreprises clientes de l'Amen Bank ont un faible risque de défaut, mais
qu'il y a également une proportion restreinte de dossiers avec des risques plus élevés. Cela
met en évidence l'importance de gérer les risques de manière prudente et de surveiller
régulièrement le portefeuille de crédit afin de préserver sa qualité et sa rentabilité.
52
Section 3. Évaluation des Expected Credit Loss ECL et Analyse des résultats
I. Méthodologie
Il y a plusieurs étapes à suivre pour calculer l'Expected Credit Loss (ECL), telles que la
probabilité de défaut (PD), l'exposition à défaut (EAD) et la perte due à défaut (LGD). Pour
chaque étape, voici une explication approfondie :
La perte anticipée sur un crédit donné est définie par l'Expected Credit Loss, qui est calculée
en multipliant l'EAD par la LGD et PD .
Après avoir reçu les valeurs de PD, LGD et EAD de la part de la banque pour chaque crédit, il
est possible de regrouper les résultats afin d'obtenir l'ECL final pour l'ensemble du portefeuille
de crédit.
En plus des données de base fournies par la banque, d'autres variables interviennent dans le
calcul de l'ECL, telles que le taux d'actualisation, l'annuité et l'amortissement. Ces variables
sont essentielles pour obtenir une estimation précise des pertes attendues.
53
Dans notre cas et plus précisément le calcul final de ECL varie en fonction des stages de
risque. Pour chaque stage :
Stage 1 : L'ECL est calculé en multipliant l'EAD initial (EAD0) par la PD et la LGD
Stage 2 : L'ECL est la somme des ECL de chaque année, prenant en compte l'annuité et
l'amortissement.
Stage 3 : L'ECL est calculé en multipliant l'EAD initial (EAD0) par la LGD et en utilisant une
probabilité de défaillance de 100% (1) car la contrepartie est déjà en défaut.
II. Application
Pour approfondir notre compréhension du calcul des ECL dans notre contexte, nous allons
examiner un exemple numérique et pour une vue d’ensemble plus claire nous présenterons les
six premiers cas de notre échantillon :
Exemple numérique :
Maturité : 5 ans
Note : 1
Calcul de l'Exposure at Default (EAD) pour chaque période : Pour la période 0 (EAD0) :
EAD0 = 28 991 992 Pour les périodes 1 à 5 : EAD1 = EAD2 = EAD3 = EAD4 = EAD5 =
EAD0
54
Calcul de l'Expected Credit Loss (ECL) pour chaque période : ECL0 = EAD0 * LGD = 28 991
992 * 0,01 = 289 919,92
ECL Final = ECL0 + ECL1 + ECL2 + ECL3 + ECL4 + ECL5 = 289 919,92 + 289 919,92 +
289 919,92 + 289 919,92 + 289 919,92 + 289 919,92 = 1 739 519,52
En résumé, cette partie a enrichi notre compréhension du calcul des ECL en utilisant des
exemples de notation 1. Malgré l'attribution de la note 1 à tous les cas présentés, cette sélection
a été réalisée dans le but d'illustrer de façon claire et concise le travail de calcul. Dans notre
contexte, cette méthode devrait permettre une meilleure compréhension du calcul des ECL.
55
III. Observation de l’échantillon et Analyse des résultats
Observation de l’échantillon
En raison de la taille du fichier Excel en ligne, nous avons décidé de le diviser en huit
tableaux interconnectés afin de faciliter la consultation :
1 1 0,1075 1 1 3179,607364
2 1 0,0725 2 1 0
3 1 0,1075 1 1 13000
4 1 0,08 5 1 72124,57124
5 1 0,075 1 1 5315,423281
6 1 0,075 1 1 15232,54818
3 179,61 - - - - -
- - - - - -
13 000,00 - - - - -
5 315,42 0,000 - - - -
15 232,55 0,000 - - - -
56
Intérêt 0 Intérêt 1 Interet2 Interet3 Interet4 Interet5
341,808 - - - - -
- - - - - -
1 397,500 - - - - -
398,657 0,000 - - - -
1 142,441 0,000 - - - -
- - - - - -
57
Amortissem Amortissem Amortissem Amortissem Amortissem Amortissem
ent0 ent1 ent2 ent3 ent4 ent5
- - - - - -
1 2 3 4 5 6
58
TActualisatio TActualisatio TActualisatio TActualisatio TActualisatio TActualisatio
n1 n2 n3 n4 n5 n6
12,92 - - - - - 14,308
- - - - - - 0,000
52,82 - - - - - 58,500
La somme des ECL est de 5 110 960,65/ la somme totale des engagements est de 141 639 077
Interprétations :
• La somme des ECL représente les pertes attendues sur l'ensemble des engagements
financiers. Dans ce cas, elle s'élève à environ 5,11 millions d'unités monétaires.
59
• La somme totale des engagements est le montant total exposé par l'institution financière
dans ses activités. Dans ce cas, elle est de 141,64 millions d'unités monétaires.
En comparant la somme des ECL à la somme totale des engagements, on peut évaluer
le niveau de risque global. Si la somme des ECL est significativement plus faible que la
somme des engagements, cela indique une bonne santé financière et un niveau de risque
relativement bas. Cependant, si la somme des ECL représente une proportion importante
des engagements totaux, cela peut signaler un risque accru pour l'institution financière.
Dans ce cas précis, la somme des ECL semble représenter environ 3,61% des
engagements totaux, ce qui peut être considéré comme un niveau de risque relativement
modéré. Cependant, il convient également de prendre en compte d'autres facteurs tels
que la répartition des pertes entre les différents types d'engagements et la capacité de
l'institution à absorber ces pertes.
Étant donné que l'échantillon de calcul des ECL est petit par rapport au flux global de
la banque, les résultats donnent une vue proche mais pas précise de la qualité du
portefeuille de la banque. Cela signifie que bien que les ECL calculées puissent fournir
une estimation générale des pertes attendues, elles peuvent ne pas capturer tous les
risques présents dans le portefeuille global de la banque.
Dans ce contexte, il est essentiel pour la banque de prendre en compte d'autres facteurs
et sources d'information pour évaluer de manière plus précise la qualité de son
portefeuille de crédit. Cela peut inclure des analyses supplémentaires des profils de
risque des emprunteurs, des tendances macroéconomiques, des conditions du marché et
des évaluations régulières des risques de crédit.
En résumé, bien que les ECL calculées offrent une indication utile, elles doivent être
considérées comme un outil parmi d'autres dans l'évaluation globale de la santé
financière et de la qualité du portefeuille de crédit de la banque.
60
Conclusion générale
Dans cette étude, nous avons plongé dans l'univers complexe de la gestion des risques de
crédit, en mettant particulièrement l'accent sur l'Amen Bank et le secteur bancaire tunisien. En
explorant les réglementations internationales établies par le Comité de Bâle, notamment les
différentes versions des accords de Bâle, nous avons saisi l'évolution des normes visant à
renforcer la stabilité financière et à minimiser les risques systémiques. Nous avons analysé en
profondeur les pratiques de notation des contreparties, mettant en lumière l'importance de
l'évaluation précise du risque de crédit pour une gestion efficace du portefeuille. De plus, nous
avons étudié le calcul de l'Expected Credit Loss (ECL), une mesure cruciale permettant
d'estimer les pertes attendues dues aux défauts de paiement, offrant ainsi un aperçu des outils
utilisés par les banques pour évaluer et provisionner les risques. À travers cette analyse
approfondie, nous avons cherché à comprendre et évaluer la qualité du portefeuille de crédit
de l'Amen Bank, examinant les tendances, les vulnérabilités et les opportunités d'amélioration.
En synthèse, cette étude offre un aperçu approfondi des défis et des stratégies liés à la gestion
des risques de crédit dans le contexte bancaire actuel. Les résultats obtenus ouvrent la voie à
des recommandations et des perspectives pour améliorer la résilience et la rentabilité des
institutions financières.
61
Annexes
62
63
64
65
Bibliographie
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[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
finance/comite-de-bale/bale-iii/l-introduction-d-un-ratio-d-effet-de-levier/
[Link]
finance/banque/la-banque-a-quoi-ca-sert/
[Link]
_banques_au_31122022.pdf
[Link]
66
Table des matières
67
I. La méthode de notation ................................................................................................ 41
II. Définitions des paramètres utilisés ............................................................................... 42
Section 2. Exploration et Éclairage : Décortiquer l’Échantillon et analyse des tendances : ..........45
I. Présentation de l’échantillon ........................................................................................ 46
II. Étude de la concentration de portefeuille de crédit selon les notes et les stages .......... 47
Section 3. Évaluation des Expected Credit Loss ECL et Analyse des résultats .............................53
I. Méthodologie ............................................................................................................... 53
II. Application ................................................................................................................... 54
III. Observation de l’échantillon et Analyse des résultats .................................................. 56
Conclusion générale ............................................................................................................................ 61
Annexes ................................................................................................................................................ 62
Bibliographie........................................................................................................................................ 66
68