ACTE D’APPEL VALANT PREMIERES CONCLUSIONS
L’AN DEUX MIL VINGT-TROIS
ET LE A H Mn
A la requête de :
La SOCIETE BAKISON INTER TOUS TRAVAUX DE CONSTRUCTION
ET TRANSPORT dite BITTCT, Société à Responsabilité Limitée, au capital de
1.000.000 Francs CFA dont le siège social est à Abobo-N’Dotré, Cité Sotrapim,
en face de la Société ALM, environ 100m du restaurant Afa, RCCM : CI-BKE-
2016-B-5492, 13 B.P. 2015 Abidjan 13, Tél. : 07-08-77-74-41 /07-79-31-60-46,
représenté par Monsieur BADJI Bakary, Gérant ;
J’ai :
Dit et déclaré à :
1) La Société AFRICAINE DE CREDIT AUTOMOBILE dite SAFCA
D/C ALIOS FINANCE CI, Société anonyme avec Conseil
d’Administration au capital de [Link] de Francs CFA, dont le siège
social est sis à Treichville (Abidjan) 1, Rue des Carrossiers Zone 3B, 04
B.P 27 Abidjan 04, immatriculée au Registre du Commerce et du Crédit
Mobilier sous le numéro CI-ABJ-1962-B-377, représentée par Monsieur
Edgar N’GALANI, Directeur Général adjoint, de nationalité française, où
étant et parlant à :
2) Monsieur le Greffier en chef près le Tribunal de Commerce d’Abidjan, en
ses bureaux, où étant et parlant à :
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3) Monsieur le Greffier en Chef près la Cour d’Appel de Commerce
d’Abidjan, en ses bureaux, où étant et parlant à :
Que ma requérante interjette appel de l’ordonnance de référé n°3637/2023 rendue
le 11 octobre 2023 par le Juge des référés du Tribunal de Commerce d’Abidjan ;
Lui déclarant, qu’en application de l’article 228 nouveau du code de procédure
civile, commerciale et administrative ; ils doivent, à peine de forclusion, dans un
délai de huit (8) jours au plus, à compter de la signification de l’appel faire
parvenir au greffe de la Cour d’Appel :
1. Les conclusions et pièces dont elles entendent se servir en cause d’appel ;
2. Une déclaration faisant connaître, si elles entendent présenter ou faire
présenter devant la Cour, des explications orales ;
Et pour voir statuer sur les mérites du présent appel, J’ai, Commissaire de Justice
susdit, donné assignation aux requis d’avoir à comparaître et se trouver présents
le jeudi 04 janvier deux mil vingt-quatre (04/01/2024) à 9 H 00 mn du matin,
devant la Cour d’Appel de Commerce d’Abidjan ;
POUR:
I) Rappel des faits et de la procédure :
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Attendu que suivant contrats de crédit-bail n°CI 22B02060 et n°CI 22B03260, la
SOCIETE AFRICAINE DE CREDIT AUTOMOBILE DITE SAFCA D/C
ALIOS FINANCE CI a mis à disposition de la SOCIETE BAKISON INTER
TOUS TRAVAUX DE CONSTRUCTION ET TRANSPORT dite BITTCT Sarl,
deux véhicules de marque JAC, de type HFC 3310 K3R1-BENNE BASC dont
l’un est immatriculé 236LJ01 et l’autre porte l’immatriculation 603LJ01 ;
Attendu que la Société BITTCT payait régulièrement les loyers contractuellement
convenus jusqu’à ce qu’elle rencontre quelques difficultés de trésorerie ;
Attendu que malgré ses difficultés de trésorerie, elle honorait ses obligations
contractuelles toutes les fois qu’il y avait meilleure fortune ;
Attendu qu’avec les bonnes perspectives d’affaires, la société BITTCT Sarl
améliorait de plus en plus ses prestations ;
Attendu que contre toute attente, la société BITTCT a reçu la signification-
commandement d’une ordonnance rendue par défaut par le juge des référés du
Tribunal de Commerce d’Abidjan en date du 11 octobre 2023 ;
(pièce n°1 : ordonnance n°3637/2023)
(pièce n°2 : signification-commandement)
Attendu que c’est contre cette ordonnance rendue par défaut que la société
BITTCT Sarl relève appel ;
II) De l’incompétence du juge des référés
Attendu que selon l’article 226 du Code de Procédure Civile, Commerciale et
Administrative : « le juge des référés statue par ordonnance, sa décision ne peut
en aucun cas porter préjudice au principal » ;
Attendu que dans le cas d’espèce, les parties sont liées par un contrat de crédit-
bail avec option d’achat des véhicules ;
Attendu que la société BITTCT Sarl, suite à la réception des véhicules, payait les
loyers contractuellement prévus ;
Attendu que la société Africaine de Crédit Automobile dite SAFCA D/C ALIOS
FINANCE CI a obtenu cette ordonnance qui a résilié leur contrat, sans que la
société BITTCT ait la possibilité de faire valoir ses moyens de défense ;
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Attendu qu’il y a contestation sérieuse sur le montant que réclame la SAFCA D/C
ALIOS FINANCE CI ;
Attendu que pendant que le crédit-bailleur prétend que la société BITTCT ne
paierait aucun loyer depuis mai 2023, elle percevait le paiement de loyer du
crédit- preneur jusqu’au mois de décembre 2023 en cours, comme l’atteste l’état
des encaissements produits par la SAFCA D/C ALIOS FINANCE CI, elle-
même ;
(pièce n°3 : état des encaissements)
Attendu qu’il y a reddition de compte car le crédit- bailleur réclame plus que ce
qui lui est dû ;
Attendu qu’il y a contestation sérieuse ;
Attendu que le juge des référés qui est le juge de l’évidence ne peut statuer en
l’espèce sans porter préjudice au principal ;
Attendu que l’étendue des obligations des parties est une condition substantielle
du contrat ;
Attendu qu’au regard de ce qui précède, la Cour constatera qu’il y a contestation
sérieuse, elle déclarera en conséquence le juge des référés incompétent dans le cas
d’espèce.
PAR CES MOTIFS :
- Déclarer recevable l’appel de la SOCIETE BAKISON INTER TOUS
TRAVAUX DE CONSTRUCTION ET TRANSPORT dite BITTCT Sarl ;
- L’y dire bien fondée ;
- Infirmer l’ordonnance n°3637/2023 rendue le 11 octobre 2023 par le Juge des
référés du Tribunal de Commerce d’Abidjan ;
- Déclarer le juge des référés incompétent ;
- Condamner l’intimée aux dépens ;
SOUS TOUTES RESERVES
A CE QU’ELLE N’EN IGNORE
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Et je leur ai, étant et parlant comme ci-dessus, remis et laissé copie du présent
exploit dont le coût est de :