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Fiche TD1 Correction

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TD1 : Classification des EDP - Méthode des caractéristiques (Correction)

Exercice 1. Pour chacune des équations aux dérivées partielles suivantes, donner son ordre et dire si elle
est linéaire ou non linéaire, homogène ou non homogène:
∂u ∂u
x +y + xy u = 2. (1)
∂x ∂y
∂u 1 ∂2u ∂u
+ σ 2 x2 2 + rx − ru = 0. (2)
∂t 2 ∂x ∂x
 2  2
∂u ∂u
+ = 0. (3)
∂x ∂y

(a) Rappel. On appelle ordre d’une EDP l’ordre le plus élevé des dérivées que contient l’EDP.

∂u ∂u
L’équation (1) contient que des dérivées d’ordre 1: et . L’équation (1) est donc d’ordre 1.
∂x ∂y

Rappel. Une EDP est dite linéaire quand elle l’est par rapport à u et par rapport à toutes ses
dérivées partielles.
Cas particulier important. Une EDP linéaire du premier ordre en 2-d a la forme
∂u ∂u
A(x, y) + B(x, y) + C(x, y)u = D(x, y). (4)
∂x ∂y

Si de plus D ≡ 0, alors l’équation (4) est homogène.

Dans notre cas, (1) est de la forme (4) avec

A(x, y) = x, B(x, y) = y, C(x, y) = xy, et D(x, y) = 2,

donc (1) est une EDP linéaire non-homogène.

(b) Séparons en deux cas:

- Si σ = 0 alors l’équation (2) contient que des dérivées d’ordre 1, et elle est de la forme (4) avec
D ≡ 0. Donc, (2) dans ce cas est d’ordre 1, linéaire et homogène.
- Si σ 6= 0, alors (2) contient également une dérivée d’ordre 2 et par suite (2) est d’ordre 2.

Rappel. Une EDP linéaire du 2ème ordre en 2-d a la forme suivante

∂2u ∂2u ∂2u ∂u ∂u


A(x, y) 2
+ B(x, y) + C(x, y) 2
+ D(x, y) + E(x, y) + F (x, y)u = G(x, y). (5)
∂x ∂x∂y ∂y ∂x ∂y

Si de plus G ≡ 0, alors (5) est homogène.

Dans notre cas, (2) est de la forme (5) avec

σ2 2
A(t, x) = 0, B(t, x) = 0, C(t, x) = x , D(t, x) = 1, E(t, x) = rx, F (t, x) = −r, G(t, x) = 0.
2
L’équation (2) est donc linéaire, homogène.

1
∂u ∂u
(c) L’équation (3) contient que des dérivées d’ordre 1, à savoir et . Donc, (3) est d’ordre 1.
∂x ∂y
D’autre part, l’équation (3) est équivalente à
 
∂u ∂u
F , = 0, (6)
∂x ∂y
avec F (x, y) = x2 + y 2 . Puisque, l’équation (6) ne dépend pas de x et y et comme la fonction F est
non-linéaire, on conclut que l’équation (3) est non-linéaire, homogène.

Exercice 2. Pour chacune des EDP suivantes, déterminer les régions du plan où l’EDP est hyperbolique,
parabolique et elliptique.
∂2u ∂u 2
2 ∂ u
+ 2a − c + bu = 0, (a, b, c 6= 0). (7)
∂t2 ∂t ∂x2
∂2u ∂2u ∂2u ∂u ∂u
− 4 + 2(x − y) +2 −y = cos(u). (8)
∂x2 ∂x∂y ∂y 2 ∂x ∂y
∂2u 2
2 ∂ u
2
y2 ∂ u ∂u ∂u
2e + ex 2
+ e 2
+ xy − y2 = u2 . (9)
∂x∂y ∂y ∂x ∂x ∂y

(a) Rappel. On considère une EDP (semi-linéaire) du 2ème ordre en 2-d:


∂2u ∂2u ∂2u
 
∂u ∂u
A(x, y) 2 + B(x, y) + C(x, y) 2 + F , , u, x, y = 0, (10)
∂x ∂x∂y ∂y ∂x ∂y
et on note
∆ = B 2 − 4AC,
le discriminant associé à (10).
- Si ∆ > 0, on dit que l’équation (10) est hyperbolique.
- Si ∆ = 0, on dit que l’équation (10) est parabolique.
- Si ∆ < 0, on dit que l’équation (10) est elliptique.
Équation (7) est de la forme (10) avec
A(t, x) = 1, B(t, x) = 0, C(t, x) = −c2 ,
donc
∆ = B 2 − 4AC = 4c2 > 0.
Et par suite (7) est une EDP hyperbolique.
(b) L’équation (8) est de la forme (10) avec
A(x, y) = 1, B(x, y) = −4, C(x, y) = 2(x − y),
donc
∆ = B 2 − 4AC = (−4)2 − 4 × 2(x − y) = 16 − 8(x − y) = 8(2 − x + y).
Et par suite,
∆ = 0 ⇐⇒ 2 − x + y = 0 ⇐⇒ y = x − 2,
∆ > 0 ⇐⇒ 2 − x + y > 0 ⇐⇒ y > x − 2,
∆ < 0 ⇐⇒ 2 − x + y < 0 ⇐⇒ y < x − 2.
D’où

2
– (8) est une EDP hyperbolique si, et seulement si y > x − 2.
– (8) est une EDP parabolique si, et seulement si y = x − 2.
– (8) est une EDP elliptique si, et seulement si y < x − 2.

(Voir Figure 1)

Figure 1: Classification des EDPs

(b) L’équation (9) est de la forme (10) avec


2 2
A(x, y) = ey , B(x, y) = 2e, C(x, y) = ex ,

donc
2 +y 2 2 +y 2
∆ = B 2 − 4AC = 4e2 − 4ex = 4(e2 − ex ).
Et par suite, on a
2 +y 2
∆ = 0 ⇐⇒ e2 − ex =0
x2 +y 2 2
⇐⇒ e =e

⇐⇒ x + y = 2 = ( 2)2
2 2
√  √ 
⇐⇒ (x, y) ∈ C(0, 2) le cercle du centre 0 et du rayon 2 ,

2 +y 2
∆ > 0 ⇐⇒ e2 − ex >0
x2 +y 2 2
⇐⇒ e <e

⇐⇒ x + y < ( 2)2
2 2

⇐⇒ (x, y) est à l’intérieur du cercle C(0, 2).

3
et

∆ < 0 ⇐⇒ x2 + y 2 > ( 2)2

⇐⇒ (x, y) est à l’extérieur du cercle C(0, 2).

(Voir Figure 2)

Figure 2: Classification des EDPs

Exercice 3. On considère l’équation des ondes, avec conditions initiales, suivante :


 2 2
 ∂ u − c2 ∂ u = 0

∂t2 ∂x2 (11)
 u(0, x) = f (x), ∂u (0, x) = g(x)

∂t

(a) Montrer que cette équation peut s’écrire sous la forme d’un système linéaire d’EDP de la forme
∂W ∂W
+ A = 0.
∂t ∂x

D’abord, on remarque que l’équation (11) est équivalente à


   
∂ ∂u 2 ∂ ∂u
−c = 0,
∂t ∂t ∂x ∂x
donc en effectuant le changement d’inconnue
∂u ∂u
ϕ= , ψ= ,
∂t ∂x

4
on obtient le système suivant
∂ϕ ∂ψ


 − c2 = 0,
 ∂t
 ∂x

 ∂ϕ = ∂u , ∂ψ ∂u


= ,

∂x ∂x∂t ∂t ∂t∂x
et on peut contrôler la dernière equation moyennant le théorème du Schwarz, d’où
∂ϕ ∂ψ


 − c2 = 0,
 ∂t
 ∂x
(12)
 ∂ψ − ∂ϕ = 0.



∂t ∂x
Ce qui est équivalent à
0 −c2 ∂ ϕ
       
∂ ϕ 0
+ = ,
∂t ψ −1 0 ∂x ψ 0
et on conclut que
∂W ∂W
+A = 0, (13)
∂t ∂x
avec les notations 

∂u
 ∂t  0 −c2
     
ϕ
W = =  , A= .
ψ  ∂u  −1 0
∂x
(b) Diagonaliser la matrice A puis montrer que le système (13) se ramène à la résolution de deux EDP
scalaires.
Déterminons d’abord les valeurs propres de la matrice A.

Rappel. Les valeurs propre d’une matrice A = (aij ) sont les racines du polynôme caractéristique

Pc (X) = det(A − XI),

où I désigne la matrice unité.


On écrit donc
−X −c2
Pc (X) = det(A − XI) = = X 2 − c2 .
−1 −X
Il en résulte,
Pc (x) = 0 ⇐⇒ x2 − c2 = 0 ⇐⇒ x = c ou x = −c.
D’où A admet deux valeurs propres réelles distinctes

λ1 = −c, et λ2 = c.

Il en déduit donc que la matrice A est diagonalisable par la matrice suivante


 
−c 0
D= .
0 c

5
 
x
Recherche des vecteurs propres associés aux valeurs propres λ1 et λ2 . Soit ∈ R2 \{0}.
y
On a
(
−c2 y = −cx
   
x x
A = λ1 ⇐⇒ ⇐⇒ x = cy.
y y −x = −cy

et
(
−c2 y = cx
   
x x
A = λ2 ⇐⇒ ⇐⇒ x = −cy.
y y −x = cy

D’où,
 
c
- e1 = est un vecteur propre de A associé à la valeur propre λ1 = −c.
1
 
−c
- e2 = est un vecteur propre de A associé à la valeur propre λ2 = c.
1
La connaissances des vecteurs propres conduisent à la matrice de passage P
 
c −c
P= .
1 1

La matrice inverse P−1 peut s’obtenir par la règle de Cramer (la matrice des cofacteurs)
 
−1 1 1 c
P = .
2c −1 c

On conclut que
A = PDP−1 ,
avec      
−c 0 c −c 1 1 c
D= , P= , et P−1 = .
0 c 1 1 2c −1 c
En remplaçant dans l’équation (13), on obtient le système suivant

∂W ∂W
+ PDP−1 = 0,
∂t ∂x
c’est-à-dire
∂W ∂W
P−1 + DP−1 = 0,
∂t ∂x
ou encore
∂ ∂
P−1 W + D P−1 W = 0.
 
∂t ∂x
Donc en effectuant le changement d’inconnue

V = P−1 W,

on obtient l’équation suivante


∂V ∂V
+D = 0. (14)
∂t ∂x

6
 
V1
On peut maintenant passer aux équations scalaires. On pose alors V =: . On a donc
V2
 
∂V1
∂V  ∂t 
= ,
 
∂t  ∂V 
2
∂t
et
   
∂V1 ∂V1

−c 0  ∂x   −c

∂V ∂x 
D =D=  = .
   
∂x

 ∂V   ∂V 
0 c 2 2
c
∂x ∂x
En remplaçant dans l’équation (14), on obtient le système de deux équations du transport (découplées)
suivant
∂V V

 1 − c 1 = 0,

 ∂t
 ∂x
(15)
 ∂V2 + c ∂V2 = 0,



∂t ∂x
d’où le résultat.

(c) Donner alors l’expression de la solution u(t, x) de l’EDP (11).


La solution du système (14) est donnée par (d’après le cour ou voir la solution de la question (a) de
l’exercice 4.)
V1 (t, x) = V1 (0, x + ct), V2 (t, x) = V2 (0, x − ct).
De plus, on a     
−1 1 1 c ϕ 1 ϕ + cψ
V =P W = = .
2c −1 c ψ 2c −ϕ + cψ
c’est-à-dire
ϕ ψ 1 ∂u 1 ∂u


V1 = + = + ,

 2c 2 2c ∂t 2 ∂x
(16)
V2 = −ϕ + ψ = −1 ∂u + 1 ∂u .



2c 2 2c ∂t 2 ∂x
D’où

V1 (t, x) = V1 (0, x + ct)


1 ∂u 1 ∂u
= (0, x + ct) + (0, x + ct)
2c ∂t 2 ∂x
1 1
= g(x + ct) + f 0 (x + ct),
2c 2
et

V2 (t, x) = V2 (0, x − ct)


−1 ∂u 1 ∂u
= (0, x − ct) + (0, x − ct)
2c ∂t 2 ∂x
−1 1
= g(x − ct) + f 0 (x − ct).
2c 2

7
D’autre part, par soustraction, de (16) on déduit
∂u
= c(V1 − V2 ),
∂t
et par suite
∂u 1
g(x + ct) + g(x − ct) + cf 0 (x + ct) − cf 0 (x − ct) .

(t, x) =
∂t 2
En intégrant par rapport à t, il vient
Z t
∂u
u(t, x) = (s, x)ds + u(0, x)
0 ∂t
1 t
Z
g(x + cs) + g(x − cs) + cf 0 (x + cs) − cf 0 (x − cs) ds + f (x)

=
2 0
1 t 1 t 1 t
Z Z Z
cf 0 (x + cs) − cf 0 (x − cs) ds + f (x)

= g(x + cs)ds + g(x − cs)ds +
2 0 2 0 2 0
Z t Z t
1 t d
Z
1 1
= g(x + cs)ds + g(x − cs)ds + (f (x + cs) + f (x − cs)) ds + f (x)
2 0 2 0 2 0 ds
1 t 1 t
Z Z
1 1
= g(x + cs)ds + g(x − cs)ds + (f (x + ct) + f (x − ct)) − (f (x) + f (x)) + f (x)
2 0 2 0 2 2
Z t Z t
1 1 1
= g(x + cs)ds + g(x − cs)ds + (f (x + ct) + f (x − ct)) .
2 0 2 0 2
D’autre part, par le changement du variable y = x + cs, on obtient
Z t
1 x+ct
Z
g(x + cs)ds = g(y)dy,
0 c x
et par le changement du variable y = x − cs, il vient
Z t
1 x−ct 1 x
Z Z
g(x − cs)ds = − g(y)dy = g(y)dy.
0 c x c x−ct

On conclut que Z x+ct


1 1
u(t, x) = (f (x + ct) + f (x − ct)) + g(s)ds.
2 2c x−ct

Exercice 4. En utilisant la méthode des caractéristiques, calculer les solutions des EDP suivantes
(représenter aussi l’allure des caractéristiques):
∂u ∂u
+ = 0. (17)
∂x ∂y
∂u ∂u
+ y = 0. (18)
∂x ∂y
∂u ∂u
x + 2 − 2u = 0. (19)
∂x ∂y

(a) Cherchons une courbe caractéristique Γ = Γ(x(s), y(s)) le long laquelle l’EDP (17) se réduit à une
EDO. On écrit donc
du ∂u dx ∂u dy
= + ,
ds ∂x ds ∂y ds

8
∂u ∂u
et en utilisant le fait que = − , on obtient
∂x ∂y
 
du ∂u dx ∂u dy ∂u dy dx
=− + = − .
ds ∂y ds ∂y ds ∂y ds ds

On suppose donc
dy dx
− = 0, (c’est-à-dire dy = dx) .
ds ds
Et par suite, le système des EDOs à résoudre est
(
dy = dx, (l’équation des caractéristiques) ,
(20)
du = 0, (l’équation à résoudre sur chaque courbe caractéristique) .

- Équation des caractéristiques. On a

dy = dx,

donc, par intégration, il vient


y = x + λ, λ ∈ R.
(Voire Figure 3).

Figure 3: L’allure des caractéristiques y = x + λ.

- Résolution le long des courbes caractéristiques. Soit (x0 , y0 ) ∈ R2 , il existe une et une
seule caractéristique qui passe par le point (x0 , y0 ): c’est la droite Γ0 d’équation y = x+y0 −x0 .
On résout ensuite l’équation (20)2 sur cette droite. Plus précisément, on a

du = 0,

9
donc
u = k, k ∈ R,
et puisque (0, y0 − x0 ) ∈ Γ0 , on obtient
u(0, y0 − x0 ) = k.
D’où
u(x0 , y0 ) = f (y0 − x0 ),
avec f := u(0, ·) (la condition initiale!). Ce raisonnement étant valable pour tout (x0 , y0 ) ∈ R2 ,
on conclut que la solution de (17) est donnée par
u(x, y) = f (y − x).

(b) On a
du ∂u dx ∂u dy
= + ,
ds ∂x ds ∂y ds
 
∂u dx ∂u dy
= −y +
∂y ds ∂y ds
 
∂u dx dy
= −y + .
∂y ds ds
On pose donc
dx dy
−y + = 0,
ds ds
et le système des EDOs s’écrit (
dy = y dx,
(21)
du = 0.

- Équation des caractéristiques. On a


dy = y dx,
donc
dy
= dx,
y
ou encore
y = λex , λ ∈ R.
(Voir Figure 4)
- Résolution le long des courbes caractéristiques. Soit (x0 , y0 ) ∈ R2 , il existe une et une
seule caractéristique qui passe par le point (x0 , y0 ): c’est la courbe Γ0 d’équation y = y0 e−x0 ex .
On résout ensuite l’équation (21)2 sur cette caractéristique. Plus précisément, on a
du = 0,
donc
u = k, k ∈ R,
−x0

et puisque 0, y0 e ∈ Γ0 , on déduit
k = u(0, y0 e−x0 ) = f (y0 e−x0 ),
avec f := u(0, ·). Et par suite, la solution de l’équation (18) est donnée par
u(x, y) = f (ye−x ).

10
Figure 4: L’allure des caractéristiques y = λex .

(c) On a

du ∂u dx ∂u dy
= +
ds ∂x ds ∂y ds
 
∂u dx x ∂u dy
= + u−
∂x ds 2 ∂x ds
 
∂u dx x dy dy
= − +u .
∂x ds 2 ds ds

Le système des ODEs à résoudre est donc


( x
dx = dy,
2 (22)
du = u dy.

- Équation des caractéristiques. On a


x
dx = dy,
2
donc
dx dy
= ,
x 2
et par intégration on obtient y
x = λe 2 , λ ∈ R.

(Voir Figure 5)

11
y
Figure 5: L’allure des caractéristiques x = λe 2 .

- Résolution le long des courbes caractéristiques. Soit (x0 , y0 ) ∈ R2 , il existe une et une
y0 y
seule caractéristique qui passe par le point (x0 , y0 ): c’est la courbe Γ0 d’équation x = x0 e− 2 e 2 .
On résout l’équation (22)2 sur cette caractéristique. On a

du = u dy,

donc
du
= dy,
u
alors
u = key , k ∈ R.
−y0
 
Puisque x0 e 2 , 0 ∈ Γ0 , on obtient

−y0 −y0
 
k = u(x0 e 2 , 0) = f x0 e 2 ,

avec f := u(·, 0). D’où la solution de l’équation (22) est donné par
 −y 
u(x, y) = f xe 2 ey .

Exercice 4. On considère le problème aux limites suivant :



 ∂u ∂u
y −x = x2 + y 2 x ∈ R, y ∈ R∗ ,
∂x ∂y (23)
 u(x, 0) = f (x) x ∈ R.

12
(a) Déterminer un paramétrage Γ(s) = (x(s), y(s)) de chacune des caractéristiques de l’équation (23),
puis représenter ces courbes caractéristiques.

Cherchons une courbe caractéristique Γ = Γ(x(s), y(s)) le long laquelle l’EDP (23) se réduit à une
EDO. On écrit donc
du ∂u dx ∂u dy
= +
ds ∂x ds ∂y ds
x ∂u x2 + y 2 dx ∂u dy
 
= + +
y ∂y y ds ∂y ds
x + y 2 dx
2
 
∂u x dx dy
= + + . (24)
∂y y ds ds y ds

On en déduit
x dx dy
+ = 0. (25)
y ds ds
L’équation (25) est équivalente à
ydy = −xdx,
c’est-à-dire
y2 x2
= − + C, C ∈ R,
2 2
ou encore
x2 + y 2 = λ, λ ∈ R.

(Voir Figure 6)

Figure 6: L’allure des caractéristiques x2 + y 2 = λ.

13
(b) Donner une équation différentielle du premier ordre vérifiée par la solution u le long des courbes
caractéristiques.

D’après (24) et (25), on a


du x2 + y 2 dx
= ,
ds y ds
donc
du x2 + y 2
= , (26)
dx y
est l’équation différentielle du premier ordre vérifiée par la solution u le long des courbes car-
actéristiques.

(c) Étant donnée une fonction f de classe C 1 sur ]0, +∞[, déterminer les solutions de l’EDP (23) de
classe C 1 définies sur ]0, +∞[×]0, +∞[.
Soit (x0 , y0 ) ∈]0, +∞[×]0, +∞[, il existe une et une seule caractéristique qui passe par le point
(x0 , y0 ): c’est le cercle Γ0 d’équation x2 + y 2 = x20 + y02 . On résout l’équation (26) sur cette
caractéristique. On a
du x2 + y 2
= ,
dx y
donc
du x2 + y02
= 0 ,
dx y
ou encore
√ 1
x20 + y02 x20 + y02 dx2 2
 x20 +y02
du = p 2
x0 + y02 − x2
dx = s  2 px2 + y 2 = x0 + y0 × s  2 dx.
0 0
1 − √ 2x 2
1− √ x
x0 +y0 x20 +y02

On en déduit
! !
x x
u(x, y) = (x20 +y02 ) arcsin p 2
+K = (x +y ) arcsin 2
p +K, K ∈ R, (x, y) ∈ Γ0 .
x20 + y02 x2 + y 2

D’autre part, on a q 
x20 + y02 , 0 ∈ Γ0 ,

donc q  q 
2 2 π
K=u 2 2
x0 + y0 , 0 − (x0 + y0 ) arcsin(1) = f x0 + y0 − (x20 + y02 ).
2 2
2
Et par suite
!
2 2 x p  π
u(x, y) = (x + y ) arcsin p +f x2 + y 2 − (x2 + y 2 ), x ∈]0, +∞[, y ∈]0, +∞[.
x2 + y 2 2

14

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