Normes sanitaires des denrées alimentaires en Côte d'Ivoire
Normes sanitaires des denrées alimentaires en Côte d'Ivoire
REPUBLIQUE RCICOTE
réalisée par ERIS – [email protected]
D'IVOIRE
TRENTE ET UNIEME ANNEE. - W 14 UNION - DISCIPLINE - TRAVAIL JEUDI 13 AVRIL 1989
J URNAL 0 I IEL
DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
EDITION
LOIS ET ACTES REGLEMENTAIRES
paraissant Ie jeudi de chaque semaine
MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE ARRETE n 0 250 MSP. DSPH du 18 novembre 1988 MSP.
ET m: LA POPULATION DSPH fixanl les normes Ii respecler pour fa confection
de certaines denrf?es alimentaires et de boissons nOn
1988
almalisees.
18 nov. . Arrete nO 250 MSP. DSPH. fixant les normes
a respecter pour la confection de cert;;unes den- LE MINISTRE DE LA SANTE PUBLIQUE ET DE LA POPULATION,
rees alimentaires et de boissons non alcoolisees. 117 Vu Ie dcerct nO 88~799 du 6octobre 1988 portant nomination des
rnernbres du Gouvemement ;
Vu Ie deeret n° 84 721 du 30 rnai 1984 portant attributions tlu
z
Art. 2. - Les eaux minerales et caux d'alirnentation humaine, les boissons aqueuses non alcoolisees ct les bois sons
sucrces (Fanta, orangina! jus de fruit~ etc.) doivent satisfaire aux criteres microbiologiques suivants :
Micro~orga~
nismes ae;'r;- Coliformes Slaphy/ococ- Salmonella
Designation bies dans Coli/ormes (ecaux par (;USaureus par dans
100 milli- par gramme gramme gramme 25 grammes
metres
~
2° La presence d'nn seul germe pathogene suffit pour declarer l'eau ou la boisson incriminee impropre ala consom- t
maHon.
I
Art. 3. - Les laits fermentes (yaourts, dogue,;, kefir, elc.), les fromages frais pasleurises el les domes fralches daivent
satisfaire aux criteres m.icrobiologiques suivants :
~
nismes aero- Coli/ormes J~OIiJormes Slaphylococ- Salmon.ella mee en acide
Designation bies a 30" C 30" C (par ecaux (par eMS aureus dans lactique dans
(par gramme) gramme) gramme) (par gramme) 25 grammes fa partie non
gr-flsse
I
Laits fermentes (yaourt, degues) ..... · . 10 1 Absence
Laits geJifies et laits pasteurises aromatises 10' 10 1 Absence
. .......
Fromage frais pasteurise .... .. 10 1 10 Absence
Creme de consommation pasteurisee ... 3.10'
phosphate conditio nne 1 10 Absence 2,5
i
I
negative 10 Yrac 100
Glaces et cremes glacees ... ... . .... 3.10' 10' 1 10 Absence
Caseines ct cascinales ...... 3.10~ et flore
thermophile Absence
5.10' dans 0,1 g Absence
Art. 4. - Les criteres microbiologiques relatifs aux vi~ndes hachees, aux viandes cuitcs, aux produits de charcu-
terie, aux plats cuisines sont Ics suivants :
M icro~orga- Anaerobies
Coli/ormes COli/ormes Slaphylococ- Salmonella
nismes aero- suI. reduc-
Designation 30 C (par
0
!ecaux par cus par dans
bies 30 0 C leurs 46" C
(par gramme)
gramme) gramme gramme 25 grammes
(par gramme)
-- -- ..
Ceci est une copie du Journal Officiel de la RCI réalisée par ERIS – [email protected]
13 avril 1989 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE ITiVOIRE 119
Art. 5. - Les critercs microbiologiques relatifs aux produi!s de la peche ci-dessous mentionnes sont les suivants :
10 Cette recherche est effectuee en cas de suspicion particuliere, seion 1es cornmemoratifs. dans 100 millilltres de
melange ({ chair -liquide intcrvalvaire I).
Art. 6. - Les criteres microbiologiques relatifs aux ovoproduits, patisseries et cremes patissieres sont les SUl-
vants :
Micro-orga- Anaerobies
Cob/ormes Colt/ormes Staphylococ- Salmonella
nismes aero- sill. reduc-
Designation 30 0 C (par lecaw< cus aureus dans
bies 30° C
gramme) (par gramme) (par gramme) leurs 46'" C 25 grammes
(par gramme) (par gramme)
Art. 7. ~ Les criteres microbiologiques relati fs al1X conserves ct semi-conserves sont les suivants
-
Semi-conserves pasteurisees (i) IQ-'
-- --
Absence Absence
-- --
Absence
! Absence Absence
'-
1 Revivification de 1a suspension mere pendant deux hcures a 1a temperature du laboratoire pour Ies semi-conserves
<:)
pastcurisees et pendant trente a quarante-cinq minute:, pour les semi-conserves non pasteurisees.
Art. 8. - L'inspection des etablissements fabricants de modalitcs d'intcrprctation des rcsultats d'analyses microblologiques,
a
produits vises Particle premier du present arrete est effec- dans Ie but d'eviter que des conclusions non justifiees ne soiem tirees
tuee par la direction des Services pharmaceutiqucs et 1'1nsti- des resuhals obtenus ;
tur d'Hygiene qui peuvent recourir au Laboratoire national
de la Sante publique, au Laboratoire de Nutrition et de Die- el) En milieu solide les denombrements donnant un nombre de
~~tique de l'InstilUl nat.ional de la Same pubHque, au labo- colonies inferieur it 10 ne peuvent conduire qu'a tine approxima"
tion numerique de la contamination d'un gramme de produiL Dans
.~.toire de l'lnstitut d'Hygiene et. a tout autre laborawirc
ce cas, i1 convicnt d'cxprimcr Ie nombrc de colonies observees pour
competent pour Ie cantIole analytique effectif des nonnes I 'inoelilum-n!el-lement-uti-lisci;-'- : - , - - - - - - - - - - - - - - - _ + _
precitees.
A Poccasion des visites d'inspection, les responsables Jc e) Afin d'ameIiorer la fiabilire des resultats, il est recommancle
ces etablissements sont tenus de presenter aux tnspecteurs, d'u[ilisel' les milieux complcts deshydratcs ou des compos ants de
Ies resultats de controle de qualite des produits vises a base des hydrates (;'[ de suivre scrupuleusemem Jes prescriptions du
l'article premier du present arrete. fabricant.
Dans Ie cas d'examcns mrcrobiotogiques, it la suile de toxi- Lorsque les va!curs sont superieures it M, les resultals sont
infections alimentaires, il est necessaire de pra[iquer 1a consideres comme 110n salisfaisants. Mais il est bien evident qu'au-
recherche des germes pathogenes toxicogenes et ou de Jeurs toxines dcla d'un ccrtain ordre de grandeur, la notion de toxicite s'impose
aussi bien en surface qu'cn profondcur. de plus en plus: en tOi.!t etat de cause, Ie produit dojt etre considere
comme wxique ou corrompu lorsque 1a contamination atteit1l1a
2° Inierpretation des resu/tals valcllf microbienne Iimire S qui est fixee dans Ie cas general it 10'.
LC$ 101e~ances liccs aux techniques d'analyses ne sont pas appllca-
Remarque. -- n convient de retenir que la valeur des methodes hIes aux vaJeurs de TVI et de S.
de denombrement microbien n'est pas absolue, queUe que soit la
nature des milieux de culture utilises. II est gcneraicmem admis que
la variabilite peut atteindre 1/2 log. avec les milieux solides et 1 log. 2.2. - Plan a deux classes .
avec les milieux liquides. Ce plan est ainsi designc car les resulta[s des examens interpn!!cs
sur .::ette base permettem de determiner seulement deux classes de
2.1. - Plan a trois: classes contamination. Ce type de plan, qui n'accepte aucune tolerance,
meme de caractere analytique, correspond Ie plus sou vent aux
Principcs :
expressions :
Ce plan es[ ainsi designe patTe que les resultms des examens inter-
pn!tes sur cette base permettent de flxer trois classes de contanti- {( Absence dans ) : le-resultal est (;onstdere comme satisfaisant ;
nalion: « Presence dans » : Ie resultat est considere comme non satisfai-
Celle infcricurc on cgale au critere: m ; sarli; lc p~·oduit est declare impropre it la consommation,
Celie comprise entre le critere m et Ie senil :vI ;
En outre, dans certains cas particuJiers mentionnes aux articles 2
Celie superieure au scuil M ; et 5 du present arrete, it est fait application du plan a deux classes,
m : critere fixe au present arrete. Tous les resultats egaux avec la tolerance analytique.
ou inferieurs sont consideres comme satisfaisants ;
Nt: scuirImme d-<Jacceptat5iTifc, au-dill duquelles rcsu tats
ne sonl plus considenSs cornme satisfaisams, sans que pour autant Nola. - Cc plan est en particulicr applicable aux contaminations par
Ie produit soil cansidere comme toxique. salmonc1k:. Cep~ndam, pour lcs voJaillcs,lO!'squ'il s'agil de contaminar]on
Les valeurs de M sont fixees a: superficielle, Ie 1o .. est considcre commc satisfaisant lorsque Ie rapport
d
_. M = 10 m lors du denombrcmcnl cffcctue en milieu solide ; - ..;;; 1/5, Clam Ie nombre d'unitcs de !'cchanlillon donI Ics rcsllltats sonr
n
.- M = 30 m lors du denombrement effccme en milieu pOSL[ifs.
Jiquide;
- n : nombre d'unites cornposant !'cchantillon ;
2.3. - Cas parliculier des conserves:
- C : nombrc d'unites de l'cchantillon donnant de.'; va leurs
siluecs entre m ct M. Lorsque les conserves a base de denrt~es animares ou d'origine
animalc nc repondcnt pas aux epreuves de slabilitc fixecs a !'ani-
Arplication pratique ([errant compte des variations liees a la tech-
nique microbiotogique, remarque supra) : de 7 du presem alTere la transposilion au lot d'origine ne pOU~fa
intervenir Que dans ]a mesure ou un pian d'6;hantillonnage prea a
a) La quaJite dlliot est consideree comme s3tisfaisantc ou accep- lablemem defini aura etc mis en oeuvre.
table en application de l'article premier du present arrete iorsque,
aucun rcsultat ne dcpasse M
3 ° Dispositions partieuiferes relatives aux echantillons soumis
Les valeurs observees sont a
fa congelation en vue d'une analyse microbi%gique
~ 3 m Lors d'emploi de dijjeriie
milieu solide Rernarque. -- La congelation d'llH echantillon (plat cuisine,
~ 10 m lors d'cmplol Quaiite sarisfaisante viande hacb~c) ... provoque une dlminution plus au moins scnsible,
de milieu liquide . selon Ie cas, du oombre de germes servant de test pour le jugemenr
de la qualit.e rnicrobiologiqut' telle que dennie par la reglernenta-
Les valeLlfs observees sont comprises: tion en vigueur.
Entre 3 r.1 et 10 m (= M) en milieu soUcie j Le fait de congeier un echantiHon d'un produit refrigere peut etre
de nature a pro\'oquer certains litiges (e::hantillon refrigere juge inac-
Entre 10 m ct 30 m (= M) en milieu liquide ceptable, alors qll'un cchamillon du mcmc lot, mais ayant subi une
c congelation, Se revek saci:sra~sant an plan bacteriologique). II
et - t'st ~ 2/5 avec Ie plan n = 5 et e = 2 convient, pour eviter au maximum t'apparition de cette disparile,
n
quali[e acceptable (au tout autre plan d'efficacitc cqui- dt: traiter !es echanlillons dans lcs conditions 5uivantes, lorsqu'ils
valcme ou superieure). devront etre congelcs el conserves en I'eta:.:, prcalablcmcm it ICJ;r
analyse bac\.eriologique.
b) lC5 re!;uita1:s sont consideres cornrne non satisfaisants
Lorsque les vakurs observees sam cOH"Iprises 3.1. - Modaliti:s de congClmion e[ de decongelation
...
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13 avril 1989 JOURNAL OFFICIEl DE LA REI'UBLIQUE DE COTE 1YIVOIRE 123
_ Soit en milieu liquide (technique du N.P.P.) en repiquant 10 0 Denombrement des Sfreptocoques !ecaux
a I'aide d'une anse bouch;~e les tubes de bouillon lactose bile au vert (ne concerne que fes produits de fa peche)
brillant trouves positifs lars du denombrement des coli formes, dans
des tubes de ce rneme bouillon. II s'effectue en milieu liquide par la technique du nombre le plus
probable (N.P.P.).
Les tubes cnscmcnces sont incubes en bain d'eau a 44 c 0
(± 0,5 0 C) vingt-quatre -
quarante-huit heures (± deux hcures).
Ensemencer chaque tube de 10 miHilitres de milieu de tothe avec
Compter les tubes positifs, c'cst-a-dire ceux presentant un dega- 1 mi!iilitre de suspension mere au des differentes dilutions au 1/20 t
gement gazeux dans les cloches de Durham et calculer Ie nombre 1/200, 1/2000 (ensemencer trois tubes par dilution).
a
Ie plus probable l'aide des tables de reference.
Faire incuber les tubes a 37° C (± J ° C) vingt-quatre
- quarante-huit heures.
8 <;I Denombrement de staphylococcus aureus
A partir du produit, s'il est liquide, de la suspension mere et/ou Repiquer lcs tubes positifs, c'est-a-dire ceux montant une crois-
des dilutions retenues selon la nature du produit, porter 0,1 milli- sance bacterienne. dans des tubes con tenant du milieu de lilsky (une
litre sur une boite de Petri contenant du milieu de Baird Parker et anse boudee).
etaler I'inoculum a I'aide d'un etaleur de verre sur la surface prea-
lablement sechee du milieu. Ce dernier ne doit pas avoir plus de Faire incuber les lubes it 37<' C (± 10 C) vingtzquatre
quarante-huit heures et do it etre conserve au froid. Effectuer cha- - quarante-huit heures.
que enscmenccrncnt en double. Pour les produits iaitiers, ense-
mencer 1 rnillilitre en milieu de Baird Parker. Compter les tubes positifs (troubles etlou avec pastille violette
au fond des tubes) pour chaque dilution et ca1culer Ie N.P.P. en
Les boltes sont incubees a I'etuve it 37° C (± ]" C) pendant vingt- utilisant les tables de reference .
•atre puis quarante-huit heures.
----Denombr-er-ies-colonies-caracteristiques-;-c'-est::a-::-dire-nolres-;-brH~
lantes d'un diametrc compris entre 0,5 et 2 millimetres, presentant Recherche de salmonella
un liscn.~ blanc opaque, entourees d'une aureole d'cclaircissement En cas d'expertise se conformer aux indications de la norme
du milieu. Certains staphylocoqucs retrouves dans les produits lai~ AFNOR V 08-13. Dans Ies autres cas, utiliscr la technique suivante :
tiers peuvent donner des colonies dcpourvues d'aureole.
Preenrichissement : s' effectue en eau peptonee tamponnee (voir
Repiquer au moins cinq colonies pour les soumeHre au test de annexe 2, 2. I), pendant quatre heures a 37° C
1a coagulase ou de la thermonuclease. (± 10 C) pour res ovoproduits ct ceux dont la teneur microbienne .
initiaIe est presumee importante, et pendant seize it vingt heures a
En cas d'expertise, sc conformer aux indications de Ja norme
AFNOR V OS-OI4. 37 0 C (± I C) dans les autres cas.
<I
Ce denombrement peut s'effectuer en milieu S.P.S., T.S.N. ou Enrichissement ; it partir du milieu de precnrichissement, porter
T.S.C. (tryptone sulfite cycloserine), ce dernicr milieu Hant 1 milIilitre dans 10 rnillilitres de tetrathionate de Na et vert brillant
recommande. En raison de sa relative nouveaute, sa composition (T. V.B.) et ! millilitre dans 10 milliIitres de bouillon en seU:nite de
est rappciee ci-apres : Na. Faire incuber a 37" C (± 10 C) pendant vingt~quatrc heures.
D cycloserine cristallisee 4g
- Enrichissement :
fau ." 100 mil
Un tube de bouillon tetrathionatc incubi: it 43" C
Dissoudre la cycloserine dans ['eau, steriliser par filtrat.ion.
Preparation du milieu complel. (± 0,5 0 C).