Plan de cours
1) Droit du travail : déf et sources
2) Les parties au contrat de travail : les pouvoirs de l’employeur et les droits des salariés
3) Le contrat de travail (types, formes, formation, contenu, clauses…)
4) Les modifications de la relation au travail
5) La rupture du contrat de travail
6) Approche du Comité Economique et social (C.S.E.) – approche des relations collectives au travail
Chapitre 1 : Le droit du travail – définition et sources
I/ Définition du droit du travail
C’est l’ensemble des règles juridiques applicables aux relations entre employeurs privés et
salariés, à l’occas du travail (peu importe taille entp, cependant certaines règles sont + ou –
aménagées selon taille de l’entp).
Caractère ambivalent (intérêt du salarié différent de celui de l’employeur), diversifié et
autonome.
Enjeux managériaux, juridiques et économiques.
Relations sociales : distinction entre les relations collectives et les relations individuelles au
travail.
Relation individuelles du travail : rapport employeur – salarié dans la vie du contrat de travail et
de la relation de travail (formation du contrat, exécution, rupture du contrat). Rapport entre 2
cocontractants.
Relations collectives du travail : rapport employeur – représentants du personnel (élections prof,
vie col de l’entp et de la masse salariale, C.E.S …)
II/ Les sources du droit du travail
A. Les sources textuelles : détermination du droit applicable
Problématique :
Savoir déterminer quelle règle du droit appliquer parmi la multitude de textes (quelles sources
sur lesquelles on s’appuie).
Hiérarchie des normes en droit du travail
1) Bloc de constitutionnalité (notamment les principes sociaux particulièrement nécessaires à
notre temps, dont s’inspire le Code du travail + rôle du Conseil Constitutionnel + QPC).
2) Traités internationaux et européens (ONU avec les conventions de l’OIT : Europe, avec lla
CESDHLF et la Charte Sociale Europ2enne ; UE avec une Charte Sociale de l’UE, les directives,
la jurisprudence de la CJUE et de la CJCE. (Lois européennes mais que chaque pays droit
respecter).
3) Conventions collectives et accords collectifs (accords votés au sein de l’entp) avec d’abord
les accords d’entp ou de groupe puis les accords de branche. (il y a certains domaines où la
loi est au-dessus. Ex : salaire minimum)
4) Loi (+ ordonnances / règlements) devient supplétive dans ses rapports avec la convention
collective. Le Code du Travail consacre aujd le fait que la loi doit en principe entériner le
résultat d’une négociation prof.
5) Règlement intérieur (hygiène, sécurité, discipline, règles relatives à la prohibition des 2
formes de harcèlement).
6) Usages et Engagements unilatéraux. (Habitude instaurée par le chef d’entp qui est
devenue régulière) (Ex : prime de vacances)
7) Contrat de travail.
Mais…
-La loi fixe une norme minimale et fait figure de couperet si la négo collective n’aboutrit pas.
-Des principes auxquels on ne peut pas déroger (des avantages ou garanties échappant aux
rapports conventionnels) – protection minimale dans l’articulation loi / accords de volonté : c’est
l’Ordre Public Absolu.
-Mais en droit du travail :
Il y a certaines règles de loi auxquelles l’accord d’netp peut déroger si elles sont + favorables
pour le salarié (Ordre Public Social in mellus / Principe de faveur)
- Salaires, montant de l’ILL, CP, …
Déterminer la convention collective applicable
C’est le texte conclu entre un ou plusieurs syndicats représentatifs de salariés et un
employeur ou un ou plusieurs syndicats ou groupements d d’employeurs. Elle détermine les
conditions d’emploi, de formation professionnelle et de travail, de rupture de contrat, ainsi
que les garanties sociales des salariés.
Lors de l’immat d’une soc, l’INSEE attribue un code APE ou NAF selon l’objet social déclaré.
Le code attribué détermine la convention collective applicable. Il doit s’agir de l’activité réelle
principale de la société c’est-à-dire celle qui représente le plus gros CA généré.
L’enjeu est extrêmement important quant à l’application de la bonne règle de Droit !
B. Les sources prétoriennes du droit du travail
1° Les juridictions du 1er degré
Conseil de prud’hommes : juridiction d’exception, conseillers désignés, une formation de
référé, formation au fond avec 5 sections, compétence matérielle exclusive, compétence
territoriale, modalités de saisine, procédure prud’homale (BCO, et BJ avec diverses
formations), principe du contradictoire et procédure orale.
TJ (ancien TGI) pour les litiges collectifs.
TJ (ancien TI) pour les litiges relatifs aux élections.
TA pour les décisions de l’IT.
2° les juridictions d’appel
Cour d’appel, Chambre Sociale : modalités de saisine, procédure écrite, représentation
obligatoire, arrêts parfois annonciateurs de l’évolution jurisprudentielle (avec
parfoisnécessité d’intervention de l’Assemblée plénière) – exemple des Barèmes Macron.
3° La Cour de cassation
Chambre Sociale : rend le la justice mais dit également le droit (inyerprétation des textes)
puisqu’elle statue en droit et non en fait.
C . Les sources étatiques
Administration centrale : DGT.
Organes consultatifs et organismes rattachés.
Services déconcentrés du Ministère du Travail : DIRECCTE (Direction Régionale des
Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi) = IT.
- Rôle : contrôler l’application des dispositions relatives au travail dans les entp.
- Pouvoirs et prérogatives : droit de visite, droit d’enquête, droit de communication
- Constat d’infractions : observations, rapports sur constats, mises en demeure, amendes
admin, PV d’infractions ou rapports de signalement, … etc.