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INTRODUCTION

I- Inertie thermique
L’inertie thermique d’un matériau représente sa résistance au changement de
température lorsqu’ intervient une perturbation de son équilibre thermique. C’est
aussi la capacité d’un matériau à stoker de la chaleur et à le restituer petit à petit.
Dans le domaine du bâtiment, on cherche à exploiter les comportements
inertiels des matériaux pour gérer au mieux les aléas thermiques. La température
extérieure ainsi que l’absorption du rayonnement solaire par les parois varient de
façon périodique, à l’échelle d’une journée mais aussi d’une saison. La
température à l’intérieur du bâtiment suit nécessairement ces variations, mais
l’enveloppe du bâtiment crée un phénomène d’inertie thermique qui se manifeste
par :
 Un amortissement, qui atténue les effets des canicules (grande chaleur)
ou des grands froids.
 Un déphasage, qui permet de retarder les effets du rayonnement solaire.
L’amortissement et le déphasage sont d’autant plus marqués quand l’inertie
thermique est grande.
Deux types d’inertie interviennent dans le domaine de la construction. Il
s’agit de l’inertie par transmission et de l’inertie par absorption.

1- Inertie thermique par transmission


L’inertie en transmission, qui concerne l’atténuation de l’influence des
conditions extérieures, notamment les impacts du rayonnement solaire sur la
température intérieure du bâtiment. Cette inertie repose essentiellement sur une
isolation thermique avec une très faible diffusivité thermique du coté extérieur de
l’enveloppe du bâtiment. La résistance thermique de l’isolation mais surtout sa
diffusivité joue un rôle important dans ce cas.
Il est caractérisé par la diffusivité thermique du matériau. Cette grandeur
détermine la vitesse à laquelle un matériau est susceptible de transmettre la
chaleur d’une face à l’autre d’une même paroi, en régime de température variable.
𝝀
Elle est calculée par la formule D = . L’inertie par transmission d’un
(𝝆𝒄)
matériau est d’autant plus important que sa diffusivité est faible et que son
épaisseur est importante. Les matériaux à faible diffusivité doivent avoir un faible
coefficient de conductivité λ avec une forte densité ρ et une chaleur spécifique
C importante.

2- Inertie thermique par absorption


L’inertie par absorption, qui concerne l’accumulation de chaleur ou de
fraîcheur dans les cloisonnements et les parois de la structure en contact avec

1
l’intérieur du bâtiment. L’épaisseur des parois lourdes n’a pas trop d’importance
au-delà d’une quinzaine de centimètres par face (accumulation de chaleur près de
la surface).
Il est caractérisé par l’effusivité thermique. Cette grandeur détermine la
capacité d’un matériau à stocker ou déstocker rapidement une grande quantité.
L’énergie thermique en régime de température variable. Elle est calculée par la
formule E=√𝜆𝜌𝐶= ρC√𝐷. L’inertie par absorption d’un matériau est d’autant
plus efficace que son effusivité et que sa surface sont importantes.

Effusivité thermique et diffusivité thermique sont les grandeurs essentielles pour


quantifiée l’énergie thermique. Les deux valeurs sont liées par la relation :
E= √𝐷 .ρc
Dans ces formules :
 λ est le coefficient de conductivité du matériau, sa capacité à conduire la
chaleur exprimée en W / m.k
 ρ est la masse volumique du matériau, sa densité exprimée en Kg/m3
 C est la chaleur spécifique du matériau, sa capacité à stocker de la chaleur
par unité de volume exprimée en J /kg.K
 D est la diffusivité, sa capacité à ralentir le transfert de chaleur exprimée en
m2/s
 E est l’effusivité, sa capacité à réguler l’ambiance intérieur exprimée en
J/m2.k.s1/2

2
II-Déperdition thermique
La déperdition thermique est la perte de chaleur que subit un bâtiment par
ses parois et ses échanges de fluide avec l’extérieur. Elle est d’autant plus
significative quand l’isolation thermique est faible. Il existe 3 types déperditions
thermiques on a :
 Déperdition par les parois
1- Déperdition par conduction (λ)
Dans les matériaux pleins la chaleur se transmet par conduction. La
conductivité thermique s’exprime en W/m.k . Ce coefficient définit le flux de
chaleur par m2 traversant 1 mètre de paroi pour une différence de 1 degré kelvin

3
entre les 2 faces. Une paroi réalisée par ce genre de matériau de d’une épaisseur
e et caractérisé par le coefficient de transmission surfacique de symbole U
exprimé en w/m2.k
2- Les déperditions par transmission (R)
Dans les matériaux creux la lame d’air se situant à l’intérieur de celui-ci
réagit en fonction de sa résistivité thermique. La résistivité thermique (R)
s’exprime en m2.k/w. Une paroi réalisée par ce genre de matériaux est caractérisée
1 𝑒
par la résistance thermique. R= =
𝑈 𝜆
3- Les échanges superficiels (Rsi et Rse)
Ils sont définis par la résistance thermique superficielle extérieur (Rse) et la
résistance thermique superficielle intérieur (Rsi).
1 1
Rse = ; Rse en m2k/w Rsi = = ; Rsi en m2k/w
hⅇ hi
-he et hi étant respectivement égales à la somme des quantités de chaleur
transmise entre la face extérieure d’une paroi et une ambiance extérieur et celle
transmise entre une ambiance intérieure et la face intérieure d’une paroi.

Pour calculer les pertes par conductivité et par transmission des parois :
𝑒
Rtotal = Rsi+∑R+∑ +Rse
𝜆
Cela va nous donner la résistivité totale donc l’inverse de la transmission de
1
chaleur. Le coefficient de transmission surfacique U a pour formule : U =
𝑅
 Déperdition par renouvellement d’air
Ces pertes proviennent des infiltrations d’air (perméabilité des parois), de
l’entrée d’air neuf et de l’excédent d’air extrait (ventilation). Pour un espace
chauffé ils ont pour formule :
øv = Hv.(θint - θext).
-Hv : déperdition nominale par renouvellement d’air Hv = 0,34.V
- θint : température intérieure de base de l’espace chauffé (i)
- θext : température extérieure de base
Différence valeur de V

4
NBN NBN EN 12831 NBN B 62-003 Légende
Systèmes
Sans système V= max(Vinf ;Vmin) -Local à faible VL : volume du local
de ventilation -Débit d’air d’hygiène densité d’occupation n:nombre
Vmin = nmin x V V=VL d’occupant
-Débit d’air d’infiltration -Local à faible Vp :
à travers l’enveloppe : densité d’occupation 10m3/h/personne
Vinf = 2 x V x n50 x e x ε V= max( VL ; n x Vp) β:taux de
-Local à infiltration renouvellement d’air
non maitrisée. V=β x horaire
VL

Avec système V=Vinf+Vsu+fv+Vmech V=( βr + 0 ;3) x VL


de ventilation

5
 Déperdition par pont thermique
Pont thermique : un pont thermique est une zone ponctuelle ou linéaire qui,
dans l’enveloppe d’un bâtiment, présente un défaut ou une diminution de
résistance thermique (à la jonction de deux parois généralement). Les jonctions
entre deux matériaux de résistance thermique ou de conductivité thermique
différentes créent un pont thermique. Il a aussi pont thermique entre : deux parois
verticales, une paroi horizontale et une paroi verticale, au droit de joints lors de la
pose des fenêtres.
Les ponts thermiques les plus importants sont les ponts thermique linéaires.
Les plus courants sont les suivants :
 Jonction entre le plancher bas et le mur extérieur
 Jonction entre le plancher intermédiaire et le mur extérieur
 Jonction entre le plancher haut et le mur extérieur
 Jonction entre dalle et balcon
 Jonction entre mur de refend et le mur extérieur

6
Le coefficient de transmission thermique linéaire moyen global (Ψ) des
ponts thermiques du bâtiment ne doit pas excéder 0,28 W/m2.K , de plus le
coefficient de transmission thermique linéique moyen des liaisons entre les
planchers intermédiaires et les murs donnant sur l’extérieur ou un local non
chauffé ne doit pas excéder 0,6 W/(m.K).

CONCLUSION

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