Endocrinologie
Endocrinologie
I. DEFINITION
o Etat d’hyperglycemie chronique resultant
- D’une insulino resitance et/ ou
- Anomalies de l’insulinosecretion
- Consequences
Complications aigues : decompensations
Complications chroniques : microangiopathie ou Macroangiopathie
o Prédiabète
- Hyperglycemie moderee a jeun : glycemie> entre 1 et 1.25g/l
- Intolerance au glucose: GPP(2h) ou apres HGPO 75g (2h) ente 1.4 et 1.99g/l
- Hb1ac entre 5.7 et 6.4¿
1
o La glycémie sur sang veineux (methode glucose oxydase)
o l’Hb glyqué
- Fixation non enzymatique et irreversible de glucose sur les Hb
- Le plus specifique: HbA1C
- Hb1AC doit etre faite par une methode standardise (HPLC ou
immunologique), normale entre 4 a 6¿
- Onereux
- Biais d’interpretation: hemoglobinopathie
- Reflete glycemie moyenne de 2 a 3 mois = equilibre du diabete
II. Epidémiologie
- Maladie tres frequente+
- Prevalence mondiale : 9¿ des adultes
- En Mauritanie: pas de statistique (enquetes non publies: 5¿ des adultes dans
la region de NKTT)
III. Physiopathologie
- L’hyperglycemie → glycosurie → polyurie osmotique → polydipsie
- Carence en insuline → syndrome catabolique amaigrissement (perte urinaire
des calories)
2
2. Decouvert fortuit: examen systematique
3. complications: acidocetose, hyperosmolalrite, infection, accident CV
V. Classification
1. Diabete type1 (anciennement appele DID): 10¿
2. Diabete type 2 (DNID)=80¿
3. Autres types: MODY, mitochondriale, diabete secondaire
4. Diabete gestationnel
1. Diabète type 1
Rare: 0.4¿ , gradiant-nord-sud
Augmentation d’incidence +
Enfant et adulte jeune : inferieur a 35 ans
- DT1 (Clinique)
Debut brutal avec SPUPD brouillant
Amaigrissement +++
Parfois cetose ou cetoacidose inaugural
Forme particulier : LADA (latent auto-immun diabetes of adulte):
adulte de plus de 40 ans, insulinopenie progressive (5 ans) AC anti-GAD+
2. Diabète type 2
- Maladie complexe: interaction gene (polygeniques) et environnement
3
- Insulinoresitsance +insulinopenie progressive
- Genetique++ (concordance entre jumeaux homozygote de 100¿)
- Centaines des genes++
- Facteurs environnementaux: obesite abdominale surtout viscerale,
sedentarite, alimentation hypercalorique : SYNDROME METABOLIQUE
- 80¿ des tous les diabetes
Approche physiopathologique
- DT2 (Clinique)
Parfois asymptomatique ++ (5 a 10ans) :examen systematique
Signes cardinaux moins marques
Complications degenerative revelatrices (10 a 20¿)
4
Tableau comparative DT1 vs DT2
c) Diabète secondaire:
- pathologie du pancreas: cancer , pancreatectomie, pancreatite chronique
calcifiante
- Endocrinopathie: cushing, acromegalie, hyperthyroidie,
- Hepathopathie (cirrhose)
- Hemochromatose, mucoviscidose
d) Médicaments:
- Corticoïdes, immunosuppresseurs, anti-retroviraux,
- Diabete avec insulinoresistance majeur (diabete lipoatrophique)
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e) Maladies rares:
Trisomie 21, klinfelter
4. Diabète et grossesse
- Diabete connue avant le grossesse (type 1 ou type 2)
- Diabete gestationnel: (ADA)comme tout degre « d’intolerance glucidique ayant
debute ou ayant ete mis en evidence pour la premiere fois durant la grossesse »
- Il peut-etre un diabete meconnu (stt type 2 +) mais il peut etre des anomalies de
glycoregulation secondaire au grossesse typiquement apres 24 SA
- Les osteogenes, progesterone, HLP (hormone lactogene placentaire),
hyperglycemiantes
- Complications maternels et fœtales ++
6
Apparition ou aggravation des complications degeneratives (retinopathie,
nephropathie ou coronaropathie)
Acidocetose
Contre-indication absolue: de maintien de la grossesse: coronaropathie
(Interruption therapeutique de grossesse)
relative: retinopathie proliferant et nephropathie evoluee
- Risque a long terme: (diabete type 2 x7), syndrome metabolique, maladie CV
CAT
Planification de grossesse : contraception → hb1ac ≤ 6.5¿
Traitement: mesures hygieno-dietetiques +/- insulinotherapie (basal – bolus)
Les anti-diabetiques oraux contre indiques
Objectif glycemie a jeun pour le DG 0.95 et et pp (2h)≤ 1.2 pour le diabete
gestationnel (autosurveillance 6x/j par lecteur de glycemie capillaire )
Pour le diabete pregravidiuqe: objectf glyceme a jeun <1,1g/l et gly PP 2h <1,4
Suivie obstetricale rapproche
Accouchement programme (38 SA) ,cesarienne si macrosomie
Prise en charge neonatale du bebe ++
En post-partum : surveillance regulier de la glycemie
Glycemie jeun ou HGPO apres 6 mois
VI. Conclusion
Pathologie frequente et grave DT2 est la forme la plus frequente +
Criteres de diagnostic universels (ADA) Depistage : les sujets a risque
Diabete gestationnel: source de complications maternelles et fœtales
Introduction
- Urgences medicales
- Mortel en absence de traitement
- Complications liees au diabete: cetoacidose et hyperosmolarites
- Complications iatrogenes: hypoglycemie et acidose Lactiques
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I. Cétoacidose
- Carence insulinique absolue
- DT1++
- Inaugural (spontane)
- Facteur declenchant: arret de traitement, infection, accident cardio-vasculaire,
iatrogene (surtout corticotherapie)
1. Physiopathologie
2. La clinique
a) Cétose simple
Apparition ou exageration des signes cardinaux :
SPUPD
Halene cetonique
troubles digestives :douleur abdominal, nausee, vomissements
Signes généraux ; asthenie
parfois : Fievre, syndrome infectieux
Deshydratation moderee ou absente
b) Cétoacidose
Signes respiratoire :dyspnee de kusmaul (polypnee ample et profonde)
Singes neurologiques
troubles de comportement
Troubles de la conscience : conscience normale (20¿), obnubilation (70¿) et
coma (10¿) coma calme areflectique sans signes de localisation
Deshydratation globale: extra intra cellulaire
Hypothermie +
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3. Biologie
Biologie: hyperglycemie> 2.5G (3 a 4g/l)
Glycosurie ++
Acetonurie ++ ou cetonemie
ionogramme: hypokaliemie a rechercher et traiter
IRF (insuffisance renale fonctionnelle)
Gaz du sang arteriel ou veineux: acidose metabolique (PH<7.3, HCO3 bass)
NFS: hyperleucocytose modere (rechercher infection si GB>20000)
4. Pronostic
- Sans traitement; mortelle
- Avec traitement: bon pronostic (mortalite inferieur a 10¿)
- Les signes de gravite (PEC en REA)
collapsus cardio vasculaire
coma
acidose severe (PH<7)
hypokaliemie profonde (<3)
5. Traitement (généralités)
En cas de cetose simple chez un diabetique connu sous insuline l’hospitalisation non
necessaire
Si cetose inaugural ou cetoacidsoe: hospitalisation obligatoire
Voix veineuse
a) insulinotherapie
b) Rehydratation
c) Correction des troubles hydroelectriques (kaliemie)
d) Traitement de facteur declenchant
e) nursing
a) Insulinothérapie
5 a 10 ui (0.1 UI a 0.15 UI/Kg) d’actrapid de preference a la PSE(pousse seringue
electriqu) en IV/h jusqu’a negativation de l’acetonurie puis passage a la voie Sous
cutannee tous les 4 a 6h en fonction de la glycemie capillaire +insuline lent ou semi-
lent (NPH 2 doses)
Si G-/A+ (cetose du jeun):augmenter l’apport de G5¿
Baisser progressivement la glycemie avec objectif entre 1.5 a 2 g/L
b) Réhydratation
Serum sale isotonique 9¿° commencer par 1L/h puis 1l/2H puis 1L/4H
Au total: 4 a 6l le 1 er 24h en fonction de l’etat d’hydratation + terrain
En cas de collapsus: macromolecule
En cas d’acidose severe PH<7: 500 CC de serum bicarbonate a 0,9¿
Si glycemie<2.5 g/L ajouter SG 5¿ en Y
9
c) Apport en K+
kcl de 4 a 12G/24h dans le G5 ou SS en fonction de la kaliemie mais pas dans la 1er
litre++apres verification de la fonction renale et la diurese+)
20 a 30 mmol/l de perfusion= 1AP de kcl dans chaque Falcon de SS ou G5 (1 AP de
KCL contient 13.4 mmol)
En cas de cetose simpe : KCL per os (Diffu k)
Objectif: 4<k<5 mmol/l
d) Surveillance TA, frequence cardiaque, T°, FR, diurese, G/A , glycemie
capillaire, ionogramme/4h
Traitement de facteur declenchant (infection)
Nursing: lutte contre les escarres, heparinotherapie
Antibiotherapie n’est pas systematique (uniquement si infection)
e) Traitement de complications
Hypoglycemie: perfusion de G 10¿
Hypokaliemie: apport en K
Œdeme cerebrale (jeunes) et pulmonaire (patient age, cardiaque)
Les infections: hygiene++
6. Prévention
Education
Observance au traitement
Ne pas arreter l’insuline lente chez les diabetique insulinodepandants meme si le
malade ne mange pas (il peut arreter l’insuline rapide) surveillance glycemie
capillaire et G/A si gly> 2.5g/l plus de 4h apres le repas.
Surveillance des bandelettes en cas d’infection, stress physique ou psychique,
reconnaitre les signes precoces de la cetose prendre Actrapid en sous cutanee si
G+/A+ (4 a 8 ui) a repeter tous le 3h jusqu’a negativation avec une rehydratation
orale.
Si persistance de l’acetonurie apres 3 bolus consulter ++
Pour les médecins: demander une glycemie + bandelettes en cas des troubles
digestives ou respiratoires ou neurologiques (particulierement chez les enfants et
adultes jeunes)
II. L’hyperosmolarité
Terrain: diabete type 2, age, handicape (AVC, demence), isolement et alteration de
sensation de soif
Le facteur déclenchant: infection (20 a 30¿), accident vasculaire , medicaments
(diuretiques et corticoïdes, BB et neuroleptiques)
Physiopathologie: deshydratation intracellulaire , la carence insulinique moindre
Mortalité a 20¿ (10X acidocetose), due au terrain
1. La clinique
a) Phase de précoma:
Souvent negligee: polyurie, amaigrissement, asthenie
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b) Phase de coma
Troubles de la conscience; variable obnubilation jusque coma profond
Signes neurologiques de localisation: deficit moteur, convulsion, signe de
Babinski
Déshydratation intracellulaire (perte du poids, secheresse de la bouche,
hyperthermie )
Déshydratation extracellulaire (pli cutanee, hypotension)
Pas d’halene cetonique ni dyspnee de kussmaul
2. Diagnostic
Criteres DG (American diabetes association):
- Glycemie > 6 g/l
- Osmlolarite effective > 350 mosol/kg= 2x (NA+13)+glycemie (osmolarite
normale de 310 mosmol/kg)
- Absence de cetose significative
- NA variable normale ou elevee mais sous-estimee, NA corrige= NA+1.6x
(glycemie-1)
- K+ variable
3. Traitement
a) Réhydratation
Serum sale isotonique SSI (0,9¿) 1 a 1,5 l le 1 er h
Puis SSI ou hypotonique 0,45¿ ou G 2,5 ¿ de 250 a 500 ml /h en fonction de l’etat
d’hydratation et du tolerance (attention au surcharge) Au total: 6 a 10 l le 1 er 24 h
Si glycemie ˂ 3 g/l ; passer a G5¿
b) Insulinothérapie
ACTRAPID en IVD ou Pousse seringue electrique de 0,1UI/kg/h (5 ui/h)
Si glycemie <3g/l ; diminuer la dose a 0.02 a 0,05ui/kg
Objectif; glycemie entre 2 a 3 g/l
Baisse tres progressive de la glycemie et l’osmolarite pour eviter l’oedeme cerebral
Si l’osmolarite deviant normale: passer a l’actrapid en sous cutanee puis a l’insuline
NPH
c) Mesures associés
Rechercher et corriger une hypokaliemie (le meme principe que dans la
cetoacidsoe)
Rechercher et traite un facteur declenchant surtout vasculaire (ECG+ troponine,
TDM cerebral au besoin)
Prevention des complications de decubitus (HBPM, Nursing)
Prevention des complications infectieuses
4. PREVENTION
Education de l’entourage de sujet age
Insulinotherapie++ chez les sujet ages
Attention a l’iatrogenicite (eviter les diuretique et corticoïdes)
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Attention a la Chaleur ++ (ete)
Le jeun de ramadan est proscrit pour les diabetique ages ou compliques
5. Pronostic et complications
Pronostic sévère : mortalite entre 20 a 50¿ (terrain)
Complications : hypoglycemie, hypokaliemie
Œdeme cerebral et OAP (attention++)
Complications thromboemboliques (HBPM)
Infections
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- reconnaitre les signes d’hypoglycemie
- adaptation de traitement
- avoir de sucres
- carte de diabetique+
- eviter les lipodystrophies (rotation)
- Consulter si hypoglycemies repetees ou graves
Conclusion
- Urgences medicales++
- Prevention =education
- Respecter les CI des biguanides
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- DCCT (diabetes control and complications trial): baisse 1¿ de l’HbA1c
diminue 30¿ de microangiopathie
A. Physiopathologie
Plusieurs anomalies cellulaire et tissulaire
Glycations des proteines produits finaux de glycations (toxique)
Epaississement de membrane basal + production excessive de matrice extra
cellulaire
Dysfonctionnement endotheliale
vois metabolique de suppleance (insulinopenie) voie de polyols , DAG, PKC
Stress oxydative + espece reactive d’oxygene (radicaux libres)
Hypofibrinolyse+ hypercoagulabilite (PAI-1)
Anomalies de la microcirculations
Tous ces anomalies obstructions des petits vaisseaux souffrance tissulaire
(reversible irreversible)
B. Rétinopathie
1er cause de cecite dans les payes developpees entre 20 a 60¿
2¿ des diabetiques vont devenir aveugles
Baisse de l’acuite visuelle tres tardive = Complications++
a. Dépistage:
- Apres 5 ans pour les DT1
- De la diagnostic pour les diabetiques type 2 (10 a 20 ¿ ont RD a la decouvert
du diabete )
Puis repeter les examens: si FO normal et malades bien equilibre tous les 2 ans Si
non tous les ans Si complications = tous les 3 a 6 mois
Classification de la rétinopathie
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Si anomalies au FO: a completer par angiographie a la fluorceine
b. Traitement
Equilibration progressive du diabete (equilibration rapide=aggravation)
- Traitement de HTA et dyslipidemie
- Si retinopathie preproliferante ou proliferante ou maculopathie :
photocoagulation au laser ++
- En e2 eme intention : injection intravireen des anti-VEGF=vascular
endothelium growth factor (LUCENTIS)
- Traitement des complications: chirurgie
C. Neuropathie diabétique
La Complication la plus frequente
Susceptibilite genetique (Afrique du nord+)
b. Multinévrites et mononévrites
Tous les nerfs craniens (surtout oculomotrices)
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D. Néphropathie
a. diagnostic et classification
Susceptibilite genetique (25 ¿ des diabetiques)
Cause d’IRC++ (dialyse)
Depistage et prevention possible
1er stade : microalbuminurie entre 30 a 300 mg/24h ou 20 a 200 mg/l ou ratio
Alb/creat entre 3 et 30 mg/mmol
Dosage sur echantillon ; facile valeur predictive negative excellente
Microalb faux +: desequilibre du diabete, infection urinaire ou pathologie
renales
2éme stade : macroprteinurie :> 300 mg/24h (200 mg/) ou ratio Alb/creat >30
mg/mmol: irreversible
3éme stade : IRC
b. La prise en charge
Avant la microalb: equilibre du diabete et PA
Au stade de la microalb: nephroprotection (IEC ou ARAII)
- IEC a prefere pour les DT1 et ARAII (DT2)
- Les inhibiteurs de SGLT2 (DT2, contre indiquees DT1+++)
Au stade de protéinurie : irreversible
But: retarder l’evolution vers L’IRC
- IEC ou ARAII
- SGLT2 si DT2
- Equilibre de PA
- Eviter medicaments nephrologiques +PDC iode
- Depistage et traitement des infections urinaires
- Regime hyposode et hypo-protidique 0.8g/kg/j
2. Macroangiopathie
A. Généralités
75 ¿ de mortalite chez les diabetiques (coronaropathie+)
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Diabete ; FDR CV (atherosclerose)
Sex-ratio=1
Hyperglycemie + autres FDR (obesite, tabac, heredite, dyslipidemie, sedentarite)
atherosclerose accelere(surtout DT2)
Diabete type 1 (surtout au stade de nephropathie:Risque cardiovasucalire X10 )
Atteinte vasculaire chez les diabetiques: complexe, distales, mauvais lit vasculaire
(mauvais resultat de revascularisation)
- Coronaropathie (angor, IDM)( x 3 a 4)
- AVC ( x 2)
- Arteriopathie (x 6 a 10)
Equilibre glycemique: role modeste sur l’incidence de macronagioptahie
- -1¿ d’hb1ac -15¿ d’IDM (post-UKPDS)
B. la coronaropathie
a. Diagnostic
Frequente chez les diabetiques
Homme= femme
Frequence de forme indolore (ischemie myocardique silencieuse) → dyspnee,
asthenie, troubles digestifs ou decompensation du diabete
Depistage de la coronaropathie ; ECG tous s les ans si anomalies → coronarographie
Pour les patients a haut risque: score calcique
Prise en charge
- Equilibration du diabete
- Equilibration de l’HTA
- Traitement de dyslipidemie objectifs: LDL <1g/l voir 0.7g/l (diabetique entre
40 et 75 ans), HDL>0.4 homme >0.5 femme
- Arret de tabac
- Mesures hygieno-dietetiques
- Antidiabetique carido protecteurs: analogue de GLP1
C. AVC ET ARTERIOPATHIE
a. AVC ischémique : lacunes
3. Pied diabétique
10¿ des diabetiques
Neuropathie +atteinte vasculaire +infection
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Tres grave
Amputation +++ tous les 20 secondes (diabete =1er cause des amputations non
traumatiques)
A. Physiopathologie
Atteinte neurologique (baisse de la sensibilite)
Plaie neglige
Des anomalies sudorales et de statique→ probleme d’appuies
Hyperkeratose→ ulceration (mal perforant plantaire)
Atteinte vasculaire →defaut de cicatrisation
L’infection = facteur aggravant
B . Diagnostic
Terrain a risque: diabete ancien et desequilibre
Dépistage : examen neurologique (test au mono
filament)
Examen vasculaire: palpations des poules +
Echo doppler des MI
Rechercher une ostéite ++(stylet, RADIO)
Pied du Charcot
4. COMPLICATIONS INFECTEIUESES
Hyperglycemie alteration des chimiotactismes et phagocytoses des PNN et
macrophage
Le glucose= bon milieux de culture
Infections bacteriennes et mycosiques et virales (ORL, respiratoires, urinaires,
cutanes et parties molles)
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Conclusion
- Complications graves
- Prevention= equilibre du diabete
- Depistage +
- Education
- But: eviter les complications graves : cecite, dialyse, accident cardio-vasculaire
et amputation +
20
A. Les insulinosensibilisateurs :
A.1. la metformine
1er intension
Insulinosensibilisant ++, effet neutre sur le poids
Effets secondaires: digestives (diarrhee, dl abdominales), souvent transitoire,
deficit en vit B12
Commencer 500 mg (milieu de repas), augmentation progressive, dose max 3g/j
Contre-indications: insuffisance renale (moitie dose si DFG entre 30 et 60), arret si
DFG‹ 30 ml/mn, insuffisance cardiaque decompensee, phase aigue d’accident CV,
insuffisance hepatique ou respiratoire severe
Risque: acidose lactique (rare)
B. Insulinosecrétants
B.1. Sulfamides
Insulino secretants +
Glibenclamide: (daonil 5mg ou gludiabet 5) 1 a 3cp/j ½ vie longue, risque
hypoglycemique ++
Glicazide LM; diamicron (30 et 60 mg) dose max 120 mg 1 prise
Glimeperide (amarel)(1 a 6mg) : 1seul prise
Effets secondaires des sulfamides: hypoglycemie et prise de poids, allergie rare
Contre inductions: Insuffisance renale (DFG <60 ml/mn)
21
D. Les incrétines
D.1. Analogues de GLP1: D.2. Les inhibiteurs de DPP4
- insulino-secretion gluco- dependante - l’enzyme catabolisant de GLP1
- Inhibe la secretion de glucagon endogene → augmentation de ½
- Anorexigene + perte du poids vie
- Pas d’hypoglycemie - Par voie oral (glycemie post-
- Effets II: digestives, risque de pancreatite pranduale)
- Injectable+ , cher (100 euros/mois) - Effets secondaires digestives
- Liragultide (victoza); 1.2 a 1.8mg/J - pas d’hypogycemie, neutre sur
- Forme hebdomadaire:TRULICITY; le poids, cout +++
1.5mg/semaine et OZEMPIC 1mg/semaine - Sitagliptine 100 mg (januvia)
- Contre-indication : grossesse et ATCD des et vidagliptine (galvus)
maladies du pancreas - CI:grosesse, pancreatopathie
- Baisse de 1{ 1,5% de HbA1c - Baisse de 0.5% de HbA1c
II. 3. L’insulinotehrapie
- Indetournable
- DT1 ++ et DT2
- Injectable
- Des insulines humaines et analogues
- Les pompes
22
A.2. Les analogues de l’insuline
- Les analogues lentes : insuline glargine (lantus) ½ vie 24 h (1 inj/j)
- insuline detemir: levemir : ½ vie de 12 a 18h (1 a 2 inj/j)
- Les analogues rapides: ½ vie ; apidra, humalogue, novorapid
- Mixtes: novomix 30
- Analogues ultrlentes Degludec (tresiba ) ou GLARGINE 300 (TOUJEO): ½ vie
plus long, moins d’hypoglycemie, plus reproductible
- Interet des analogues: plus stable dans le nycthemere, moins d’hypoglycemie,
plus de confort (stylot+aiguilles fines) , plus reproductible
B. Protocoles de l’insulinotherapie
Insulinothérapie conventionnelle: 2 insuline intermediare (NPH) ou 1 analogue
lente
Insulinothérapie intensifiée (basal-bolus): 1 analogue lente , 1 ou 2 NPH (couvrir
les besoins de base)+ 3 bolus d’insuline rapide ou analogue rapide (pour couvrir la
glycemie post prendiale)
Protocole intermediare : 2 ou 3 insulines mixte ou 2 mixte +insuline rapid
Insuline bed time: 1 analogue lent ou NPH au coucher + ADO
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C. Aspects pratiques
C.1. Techniques
- Sous cutane - Perpendiculaire a la peu
- Rotation (eviter lipodystrophie) - Absorption variable (selon le site)
E. l’autosurveillance
- Lecteurs de glycemie capillaire
- Obligatoire: DT1 et DT2 sous protocole multi injection +
- Systeme d’enregistrement continu de glucose (Free style):
Capteurs + lecteur ou application sur smartphone
Plateforme de tel-suivi : MY DIABBY et LIBRE VIEW
III. Indications
III. 1. Diabète type 2
A. ADO
- En 1 er intension : MHD+ monotherapie (metformine)
Si objectif Hb1Ac non atteinte →bitherapie (le + utilisee metformine+ sulfamides)
Si objectif non atteinte →tritherpie (metformine+sulfamide+Inhibiteur DPP4) ou
metformine+sulfamides+inhbiteur de l’ἀ glucosudase)
- Analogue de GLP1 en 2 eme intension si IMC> 30 et ou maladies
cardiovasculaire mais non disponible chez nous
Si nephropathie ou insuffisance cardiaque: indication inhibiteurs SGLT2
Si objectif non atteinte→ insulinotherapie
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B. Insulinothérapie dans le diabète type 2
Si malgre dose MAX d’ADO (bi ou tritherpie) HB1AC> 8¿ surtout si signes
d’insulinopenie (amaigrissement) →DIN (diabete insulino-necessitant)
On commence par insulinotherapie bed-time: 1 insuline lente (lantus ou levemir) ou
intermediaire (insultard) au coucher +ADO
Fiable dose :0.3 ui/kg augmentions progressive objectif de normaliser la glycemie a
jeun (0,8 0 a 1.2g/l)
Indication de l’insulinotherapie dans le diabète type 2
- DIN (diabete insulinonecessitant)
- Insuffisance renale chronique
- Insuffisance hepatique severe
- Grossesse
- Decompensation
- Infection severe
- Affection aigue (vasculaire)
- Hospitalisation (chirurgie)
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- Complications micro ou macrovasculaires evolues ou IRC, risque
hypoglycemiques eleves sujet ages fragiles<8%
- Sujets tres malades, ou tres ages, dependants ˂9%
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Chapitre2 : Les hypoglycémies diagnostic
et traitement
I. Définition
- Glycemie capillaire ou veineuse inf a 0.5g/l (2.8 mmol/L)
- Urgence vitale+
- Etiologies differents
- Triade de Whipple:
Signes cliniques
Glycemie basse
Amelioration apres resucrage
II. Physiopathologie
- Glucose : principale source d’energie (cerveau+)
- Homeostasie glucidique bien régulé
- Plusieurs organes (pancreas, foie, muscle, reins)
- Systeme hormonale :insuline/glucagone,cathecolamine, GH et cortisole
- L’hypoglycemie resultent soit
Un defaut d’apport (denutrition)
Defaut de neoglucogenese ou de glycogenolyse (insuffisance hepatique)
hyperinsulinisme
Defaut de systeme de contre regulation (insuffisance endocrinienne)
27
IV. Évolution et pronostic
1. Les stades de l’hypoglycémie
Hypoglycémie légère: signes neurovegetatives LE MALADE PEUT S’AUTOPRENDRE
EN CHARGE
hypoglycémie modéré :signes neurovegetatives +neuroglycopenique le malade
peut s’autoprendre en charge
hypoglycémie sévère: necessite un tiers personne troubles de la conscience
2. La gravité
Hypoglycémie légère ou modéré bien traite rapidement: evolution favorable
Hypoglycémie profonde et /ou prolongé grave :
Deces
Œdeme cerebral, AVC, pic hypertensif, angor
Sequelles neuropsychiatriques (troubles cognitives, coma chronique)
V. Diagnostic étiologique
1. Interrogatoire:
- Diabétique : sulfamides ou insuline
- Non diabétique: terrain, prise medicamenteuse,
caracteristique de l’hypoglycemie :
Hypoglycemies post-absorptive ou a jeun : a jeun ou plus de 5h apres le
repas , hypoglycemie profonde, neuroglycopenie→ organiques
Hypoglycemie post-prandiale ou reactionnelle 2 a 5h PP , pas des
singes neuroglycopeniques→ fonctionnelles
2. Examen complémentaires
- Bilan renale, cardiaque et hepatique
- bilan endocrinienne: thyroïdienne (TSH, FT4), cortico- surrenalinne(
cortisolemie a 8h +- test au syncthene) et somatotrope (GH, IGFI)
- Epreuve du jeun : en milieu medical de 48 a 72h surveillance clinique (poids,
TT, TA, conscience) stricte , glycemie, insulinemie, peptide C touts les 4h ou en
cas de malaises, Indication: hypoglycémie d’allure organique après élimination
d’insuffisance viscérale et endocrinopathie
3. Les étiologies
a) Les hypoglycémies organiques
- Causes medicamenteuse ou toxique - Insuffisance surrenalienne, hypopituitarisme
- Speiss severe - Hypoglycemies factice
- Alcoolisme - Insulinome
- Insuffisance hepatocellulaire - Hypoglycemie auto-immune
- Insuffisance renale severe - Tm extrapancretique ( secretion d’IGFII)
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b) Etiologies médicamenteuses
- Quinine ++
- Pentamidine (anti-parsitaire)
- Autres (surtout dose eleve +interaction medicamenteuse)
Dextrpropoxifene
AINS, IEC
BB, certains anti-depresseurs et neuroleptiques
Ketekonazole
c) Les hypoglycémies fonctionnelles
- Chirurgie gastro-intestinales: dumping syndrome (acceleration de vidange
gastrique →pic d’insuline precoce)
- Hypoglycemie reactives ou syndrome post-prandial idiopathique.
3. Insulinome
Tumeur pancreatique (cellules B), rare (4/1M), petit taille , benigne (90¿),
sporadique+ ou NEM1 (neoplasie endocrinienne multiple)
Hypoglycémie organique: a jeun, signes neuroglycopenique, prise du poids
Triade de wipple+
Epreuve du jeun positif
Insulinémie↑(6ui/ml), peptide C ↑, proinsuline ↑
imagerie: IRM, echo endoscope et scintigraphie a l’octreotide
4. Hypoglycémie plurifactorielles:
Sujet age, ice renale et ou cardiaque, polymediques, denutri ++
29
Glycemie a jeun normale
Au moment de malaise normal ou bas
Repas –test positif
Diagnostic: interrogatoire+++
VII. Traitement
Urgence ++, TTT symptomatique (apport glucose)
- Si malade conscient : resucrage par voie orale (15 a 30 g de glucides 3 a 6
morceau de sucre ou 100 ml de jus de fruit RANI a repeter apres 15 mn si gly
˂4 mmol/l
- Malade inconscient: 10 a 20 ml de G30 en IVD puis perfusion de G10
- Diabétique: meme protocole +- glucagon en IM ou spray nasal
- Hypoglycemie ss sulfamide ou IR: hospitalisation+perfusion prolonge de
glucose
- Éducation++
1. Traitement étiologique
PEC d’une Insuffisance viscerale
Traitement substitutif d’une endocrinopathie
Insulinome: Chirurgie (enucleation ou pancreatectomie partielle) ou traitement
médicamenteux (diazoxide)
Chimio dans les formes malins
Corticothérapie: hypoglycemies auto-immunes
30
2. Hypoglycémies fonctionnels
Eviction des aliments a index glycemique eleves
Fractionnement des repas
Repas mixtes(glucido-lipido-protidque) riches en fibres
Medicaments : acarbose, BB, somatostatines
VIII. Conclusion
- Urgence vitale (hypoglycemie organique)
- Clinque polymorphe
- A evoquer systematiquement devant des troubles de conscience ou
neurologiques
- Cause iatrogene le plus frequent (diabetique)
- Diagnostic positif simple
- Diagnostic etiologique plus complexe
- Traitement symptomatique (urgent++) et traitement Etiologique
Chapitre3 : L'obésité
[Link]
- Maladie chronique avec complications graves
- Pandemie mondiale ++
- Prise en charge multidisciplinaire difficile
- Prevention++
Définition
OMS : une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire
a la sante
[Link] ET CLASSIFICATION
Diagnostic est clinique
BMI= body mass index ou IMC=indice de
masse corporel = poids∕ taille 2 (kg/m2)
Obesite =BMI≥30
31
Rechercher – quantifier la surcharge
abdominale
Pour un IMC entre 25 et 35, la mesure du tour
de taille est recommandee
A mi-distance entre le bord inferieur de la
derniere cote palpable et le sommet de la
crete iliaque
III. Epidémiologie
Pandemie mondiale modification de
mode de vie
- Alimentation hypercalorique
(fast-food)
- Sedentarite (voitures-tel)
Dans les pays developpes: l’obesite
=pauvrete
Dans les pays en voie de
developpement = ↗ incidence de
l’obesite
En Mauritanie :
Estimation des nations unis: 13¿
34¿ des consultants en cardiologie (2000) sont obeses
l’obesite feminine ++ (gavage+)
Urbanisation et sedentarisation ++
IV. Physiopathologie et etiopathogénie
obesite=desequilibre entre entree et sortie
Predisposition genetique ++ (20 a 40¿)
Facteur environnementaux
- Sedentarite+
- Alimentation hypercalorique (gras et sucre)
facteurs étiopathogéniques
32
Obésité androïde (M) Obésité gynoïde (F)
Abdominal + (visceral) Fesses et cuisses
Tour de taille >94 cm (H), 80 (F) Risque mecanique (osteo-articulaire)
Risque metabolique et
cardio-vasculaire (syndrome metabolique )
Fromes mixtes
Syndrome métabolique
Des anomalies cliniques (obesite abdominale) et troubles de tolerance
glucido-lipidique
Denominateur commun=insulinoresistance
FDR de DT2, maladies cardio-
vasculaire et steatohepatite
dysmetabolique (NASH)
33
- biologie: glycemie , bilan lipidique, uricemie, renal et hepatique avec calcule
de score FIB4++
5. Complications ostéoarticulaires
L’arthrose ++
Ostenoecrose de la tete femorale
Epiphysiolyse chez les enfants
34
Bilan d’obesité
[Link] EN CHARGE
- Mesures hygienodietiuqes ++
- Chirurgie bariatrique
- Traitement des complications
35
Eviter le saut de repas et grignotage
Réduction des aliments gras (la graisse sature 7¿) remplacer par les poly et
monoinsatures
Eviter les fritures et aliments a index glycemiques eleves (boisson)
Manger plus des fibres alimentaires (25 a 30 g/l)
Les édulcorants sont permis
Encourager l’activité physique (marche 30 a 60 mn 5 fois par semaine
Psychotherpie de soutien + comportementale
[Link] medical
Analogues de GLP1 a forte dose > doses antidiabetiques
Liraglutide (Saxenda) et Semaglutide (WEGOVY)
Effets secondaires digestives
Problème de cout
Non remboursés en France
Analogues GIP-GLP1(TIRZEPATIDE): le plus efficaces (10¿ de perte de poids)
[Link] BARIATRIQUE
- Tres efficace
- Effets secondaires +
- Indication : obesite morbide (BMI>40 ou sevrer (BMI>35 compliquee
(diabete, HTA, SAS) apres echec des mesures hygienodietiques bien conduites
- Contre indications: troubles de comportement alimentaire, troubles
psychiatriques, maladie grave evolutive , age <18 ou >65 ans
- Technique restrictive: sleeve gastroplastie
- Technique mixte (restrictive+absorptive)=by-pass Digestives
36
VIII.B. Indications
- MHD (mesures hygienodietetiques) ++ obligatoire dans tous les cas
- Si obesite morbide ou severe compliquee, pas de reponse au regime bien
suivie (6 a 12 mois) →chirurgie bariatrique (apres elimination de contre
indications)
IX. Prévention
- Identifier les sujets a risque (ATCD familiaux ,BMI>25)
- Prevention =priorite de sante publique ++
- La sensibilisation.++
- IMC systematique lors de l’examen physique++
- Role de medecins generalistes et specialistes + nutrionnistes +educateurs
+religieux +politiciens +media
- En Mauritanie : Changements de mentalite (femmes ++) → obesite ≠ beaute
ni sante
II .Définition
Augmentation des taux serique d’un ou plusieurs lipoproteine dans le sang
(hyperlipoproteinemie) ou presence d’un lipoproteine anormal
(dyslipoproteinemie)
• Hypercholesterolemie
• Hypertriglyceridemie
• Hyperlipidemie mixte
• hypoHDL mie
37
Classifications des Lipoproteines
Classification de DE GENNES
- CT/TG > 2.5 Les hypercholesterolemie pure:
- TG/CT> 2.5 Les hypertriglyceridemie pure
- CT/TG ≤ 2.5 ou TG/CT ≤ 2.5 Les hyperlipidemie mixte
38
- IDM precoce (avant 30 ans)
- Frome heterozygote (1/1500)
- Hypercholesterolemie moderee, manifestation cardio v > 30 ans
- Aspect du serum clair
Atteinte polygenique ++ frequente (alimentation gras), maladie Cv plus tardive
Dyslipidémie mixte:
Hypertriglycéridémie
Type I Type V:
- hyperchylomicronemie:hyperTG exogene - Tres rare: type I +typeVI
- deficit en LPL(lipoproteine lipase)
- graisse dependante
- Genetique tres rare (1 cas/million )
- Surtout chez les enfants
- Xenthomathose eruptive ++ douleur abdominal post-prandiale
- Hepatosplenomegalie
- TG↗↗↗ (12 a 20 g/l)
- Risque : pancreatite aigue +++
39
FDR CV (facteur de risque cardio-vasculaire)
[Link] FDR CV
- Age > 50 (homme) > 60 (femme)
- ATCD d’accident CV familial (homme < 55 femme < 60)
- Tabagisme actuel ou < 3 ans
- HTA
- HDL < 0.4G/L (1 mmol/l)
- DT2 ou DT1 de plus de 15 ans et age > 40 ans
- IRC (DFG < 45 ml/mn ou < 60 pour un jeun)
HDL> 0.6 = facteur protecteur (-1FDR)
40
[Link] (bilan lipidique)
- A jeun (12 h)
- Aspect du serum
- CT (cholesterol total)
- TG (triglyceride)
- HDL
- Calcul de LDL selon la formule de fridwiled
LDL =CT-HDL-TG/5 (en g/l)
Ou LDL= CT-HDL-TG/2.26 (en mmol/L)
Valable si TG < 4g/l
[Link] dyslipidémies secondaires
- Grossesse: dyslipidemie mixte
- Hypothyroïdie : ↗CT (LDL) mais TG aussi
- Acromégalie et cushing: dyslipidemie mixte
- Syndrome néphrotique :↗CT
- Cholestase hépatique:↗ CT
- IRC: dyslipidemie mixte
- Syndrome métabolique et diabète: ↗TG ↘ HDL, LDL petits et denses
(++atheragene)
- Les médicaments
Glucocorticoïdes : hyperlipidemie mixte
Ciclosporine: ↗CT
Oestroprogestives :↗ TG
Les antiretrovirales: ↗↗ TG
Betabloquants et diuretiques thiazidiques ↗ TG (modere)
41
- Diminution des sucres simple
- Eviction d’alcool
VI.2.Médicaments
Le plus efficaces :
Les inhibiteurs de l’HMG COA-reductase (statines)
Montrer leur benefice en prevention cardio-vasculaire secondaire(apres un
accident) et primaire
Simvastatine ,atrovastatine, rosuvastatine
Effets secondaires surtout musculaires (myalgie, ↗CPK, rhabdomyolyse
exceptionnelle), Surtout si pathologie sous jacente (hypothyroïdie, IRC, interaction
medicamenteuse), Si signes musculaire : doser CPK si > 5X normal arret statines
Autres Effets secondaires : Cytolyse (arret si transaminase > 3 fois le normal)
Les fibrates : des antagonistes des PPARἀ (peroxysome proliferator activating recpetor)
- Fenofibrate (lipanthyl 200 ou 300 mg)
- ↘TG , ↗HDL (modere)
- Benefices Cardiovasculaires modestes
- Indication : hyper Triglyceridemiie isolee ou predominante (TG>5g/l)
- Effets secondaires: musculaires, cytolyse, troubles digestives
- EZETEMIBE (EZITROLE)
- Hypocholesterolemiant
- Diminue l’absorption intestinale du cholesterole
- En second intension apres les statines
- Effets secondaires: musculaires, lithiase vesiculaire, cytolyse,pancreatite
[Link]
Hypercholestérolémie pure
Regime +statines
42
Si intolerance ou insuffisance des statines: remplacer ou ajouter EZITROLE
(surveillance strict, specialiste++)
Hypertriglyceridémie pure
Regime +- fbrate (si Tg> 5g/l)
Hyperlipidemie mixte
Regime +
Statines en premier intension
Eventuellement satine+fibrate (mais risque des Effets secondaire↗↗ )
Chapitre5 : L 'hypothyroïdie
I. Introduction
- L’endocrinopathie la plus frequente (apres le diabete)
- 1 a 2¿ de la population (predominance feminin 9F ∕1H)
- Prevalence augmente avec l’age
II. Définition
Deficit de production des hormones thyroïdienne (T4 et T3;
▪ Primaire(peripherique):hypofonctionnement de la glande thyroïde(90¿)
▪ Secondaire (centrale): dysfonctionnement de l’axe hypothalamo-hypophysao
thyroidienne (axe thyreotrope)
III. Physiopathologie
IV. la clinique
43
▪ Bouffissure de visage, paupieres et levres epaissis infiltration
de face dorsale des mains et du pieds, doigts boudines ,
comblement de creux subclavier
▪ Infiltration des muqueuses: macroglossie, voix rauque
hypoacousie, et bourdonnement des oreilles renflements
nocturnes
2. Signes cutanéo-phanèriens
▪ Peau seche, froid(hyposudation), couleur jaune carotenoïde
▪ Depilation axilopubienne
▪ Cheveux secs , rarefaction des sourcilles (signe de la que de
sourcille)
▪ Ongles cassants
C. Atteinte cardiaque
▪ Bradycardie, assourdissement des bruits du cour
▪ HTA
▪ debit cardiaque (insuffisance coronarienne latente)
D. Atteinte respiratoire
▪ Syndrome d’appnee de sommeil
E. Troubles neuro-psychiques
▪ Depression, demence (sujets ages)
F. Troubles digestives
▪ Constipation
G. Signes articulaires et musculaires
▪ Arthralgies crampes, syndrome de canal carpien,signe de tabouret
H. troubles endocriniennes
amenorrhee , menorragie, infertilite, avortements, syndrome amenorhee-galactoree
(femme), Baisse de libido, hypofertilite, dysfonctionnement erectile (homme)
I. Epanchement des séreuses : pericardite, ascite, pleuresie
j. Examen de thyroïde
▪ Goitre ferme homogene (hashimotto)
▪ Goitre volumineux (carence iode)
▪ Atrophie thyroïdienne (thyroïdite atrophique)
A. Examen morphologiques
▪ ECG: microvoltage, allongement de OT, troubles de la conduction
▪ Echo cervicale: goitre heterogene hypoechogene (hachimotto) ou atrophie
thyroidienne
B. Biologie non spécifique
▪ Hypercholesterolemie (TSH si cholesterol↑surtout femmes agees)
44
▪ Tendance a l’hypoglycemie, Hypo NA de dilution
▪ Anemie normocytaire (anomalie de l’erythropoese)
Macrocytaire (Biermer associe)
Microcytaire (carence en fer)
▪ CPK et LDH
▪ Hyper uricemie
C. Hormonologie (diagnostic)
▪ Hypothyroïdie peripherique: TSH us seul en 1er intension elevee (normal: 0.4 a
4ui/ml)
- FT4±basse, FT 3 inutile
- AC anti-Thyreoperoxydase (diagnostic etiologique)
- si negatifs on dose AC anti-Thyreoglobline
▪ Hypothyroïdie centrale (FT4 et TSH us)
- FT4 basse, TSH normale , basse ou legerement elevee(inapproprie)
VI. Complications
A. Complications cardio-vasculaires:
▪ Troubles de rythme et de conduction (Bloc de branche)
▪ Insuffisance coronaire (hypercholesterolemie, dysfonctionnement endotheliale):
latente, peut se decompenser par le traitement
▪ Pericardite: peu symptomatique, tamponnade rare+
B. Coma myxœdémateux
▪ Tres rare, grave (mortalite 30¿)
▪ Sujet agee, hypothyroïdie ancienne non traitee favorisee par les medicaments
(Beta-bloquants, diuretiques, sedatifs), froid, les infections , les accidents cardio-
vasculaires
▪ Troubles de la conscience (coma calme), bradycardie extreme et BAV
▪ Hypothermie severe , constipation tenace voir occlusion
▪ Troubles respiratoires (obstruction des vois ariennes sup)
▪ Hypoglycemie et hypoNA severe
A. Thyreopathies Auto-immune
1. Thyroïdite de hachimotto (chronique lymphocytaire)
▪ Maladie Autoimmune la plus frequente
▪ Femme jeune
▪ Hypothyroïdie + goitre homogene ferme
▪ Echo: goitre heterogene hypoechogene
▪ Dg: Ac anti-TPO(thyreop-peroxydase)+, +- Ac anti-TG(thyroeglobuline)
2. Thyroïdite chronique atrophique
▪ Femme agees (post-menopause)
45
▪ Pas de goitre
▪ Hypothyroïdie franche ++
▪ AC anti-TPO positifs ou negatifs
3. Thyroïdite lymphocytaire subaigüe
▪ Precede parfois d’hyperthyroidie
▪ Thyroïdite du post-partum et thyroïdite silencieuse
▪ Hypothyroïdie transitoire mais recidivante evolue vers la chronicite
B. Thyroïdite subaigüe de dequervain
▪ Viral +
▪ Goitre douloureux+- fievre et syndrome inflammatoires ( augmenteation de VS,
CRP et hyperleucocytose)
▪ Hyperthyroïdie →hypothyroïdie transitoire →euthyroïdie
▪ AC antithyroïdiens negatifs
C. Hypothyroïdie iatrogène
▪ Thyroïdectomie total ou subtotal
▪ IRA( iode radioactif) pour basedow ou GMN toxique
D. Post-Radiotherpie : lymphome ou cancer ORL
E. surcharge iodé produits de contraste-iode, l’amiodarone (cordarone)++++
F. autres médicaments: lithium, interferon, therapie cible (immunotherapie)
G. Carence en iode
▪ Pays endemique
▪ Goitre volumineux
▪ Pas d’auto-immunite
H. Hypothyroïdie central (secondaire)
▪ Le plus souvent fait partie d’une insuffisance hypophysaire
▪ Pas d’infiltartion (atrophie cutaneomuqueuse) ni goitre
▪ Hypoglycemie, Hypo NA plus frequentes (insuffisance corticotrope associee)
46
▪ Risque: retard mental definitif et retard staturo- ponderal disharmonieux, retard
de maturation osseux
▪ Depistage systematique: dans les pays developpees (TSH a J3, normale <15 ui/ml)
▪ Causes: athyreose, ectopie thyroidienne ou troubles de l’hormonosynthese
- Hypothyroïdie acquise de l’enfant
▪ Auto-immune
▪ Retard de croissance disharmonieux
Hypothyroïdie fruste
▪ TSH > 4 ui ml FT4 nle
▪ Tres frequente
▪ Symptomatologie non specifique (asthenie, trouble des regles ou infertilite, hyper
CT)
▪ Risque d’evolution vers hypothyroïdie franche 5¿ par an
▪ Indication de traitement:
- femme en activite genital +
- Enfants
- AC anti-TPO+
- Goitre
- TSH> 10
- Medicaments (cordarone)
- Malade symptomatique
- Eviter le traitement chez sujet age ou coronarien ++
Maladies autoimmune associées
▪ Polyendocrinopathie auto-immune type 2: dysthyroidie AI, insuffisance
surrenalienne peripherique, diabete type 1, hypogonadisme peripherique
▪ Autres maladies AI: biermer, vitiligo, maladie Cœliaque
IX. Traitement
- Traitement substitutif
- A vie (souvent)++
- FT4 (Thyroxine=levothyrox)
- Surveillance clinique et biologique
- Traitement depend du terrain et de l’etiologie
47
▪ Allaitement possible
Sujet âgé ou coronarien
▪ Commencer par 12.5 ou 25 ug , augmenter par palier de 12.5 ou 25 touts les 1 a 2
semaines avec surveillance clinique et ECG (traitement de coronaropathie avant)
▪ Objectif: FT4 normal,
Coma myxoedemateux:
▪ REA+, O2 therapie, intubation+ rechauffement
▪ Forte dose de L thyroxine (200 a 300 ug/j)+ hydrocortisone
Hypothyroïdie de l’enfant
▪ Hypothyroïdie congenitale: urgence neurologique , 10 ug/Kg/j de Lthyroxine,
Diminution progressif des doses jusqu’au 2.5 ug/kg (grand enfant)
Insuffisance surrénalienne associé: substitue l’insuffisance surrenalienne avant
Hypothyroïdie central : Objectif ; normaliser FT4
Traitement par cordarone: arret de traitement si possible si non →traitement
substitutif.
Chapitre6 : L 'hyperthyroïdie
I. Introduction
- Hyperthyroïdie : production excessive des hormones thyroïdienne
- Prevalence : 1¿ de la population
- Sex ratio: 5 a 10 F ∕H
II. Physiopathologie
L’exces des hormones thyroïdiens →hyper metabolisme→ thyrotoxicose
L’exces des hormones thyroïdiennes est du
Hypersensibilite au TSH par l’action stimulant des AC anti- recepteur de TSH
(basedow)
Mutation activatrice des recepteurs de TSH (adenome toxique)
Hypersecretion de TSH (adenome thyreotrope)
Surcharge en iode (hyperthyroïdie iatrogene)
Stimulation de la thyroidie par la HCG (hyperthyroïdie gestationnelle)
Destruction de parenchyme et liberation des hormones(thyroidite )
III. Clinique
III.1. Syndrome de thyrotoxicose
A. Signes généraux
Amaigrissement :3 a 10 kg en qulques semaines avec polyphagie ou appetit
normal
Asthenie,
Thermophobie, hypersudation
48
B. Signes neuromusculaires
Nervosite, irritabilite, hyperemotivite, insomnie
Tremblement fin des extremites (de repos, exagere par l’emotion)
Amyotrophie, signe de tabouret +
ROT (reflexes osteotendineux) vifs
C. Signes cardio-vasuclaires :
Palpitations, dyspnee d’effort
Tachycardie permanente
HTA systolique, hyperpulsatilite des pouls
Parfois :OMI (œdeme des membre inferieur) transitoire
D. Signes digestives : Acceleration de transit intestinale
Diarrhee, douleur abdominal, vomissements → forme grave
E. Troubles sexuels
Spaniomenorrhee ou amenorrhee (femme), gynecomastie (homme), baisse de
libido, dysfonctionnement erectile (homme)
F. autres signes: SPUPD, prurit
49
V. Complications
V.1. Cardiothyréose
Fibrulation auriculiare: (10¿), surtout sujet age
Insuffisance cardiaque droite puis globale a debit eleve resistante au traitement
digitlo-diueretique
Decompensation d’une coronaropathie
V.2. Complications neuropsychiatriques
Troubles du comportement, anxio-depression, delire et confusion mentale
Encephalopathie thyreotoxique: convulsions, coma
Syndrome pyramidal et neuropathie peripherique: exceptionnel
V.3. Paralysie périodique thyreotoxique
Asiatique (10¿)
hypokaliemie
V.4. Complications osseuse
Osteoporose
V.5. Crise aigue thyreotoxique
Facteur déclenchant : chirurgie thyroïdienne non preparee
Hyperthyroïdie severe :(hyperthermie severe, tachycardie, agitation, troubles
digestives, vomissements et deshydratation)
Signes neuropsychiques: confusion mentale puis coma
50
B. Orbitopathie ou ophtalmopatie basedowienne
Cliniquement evidente dans 30¿
- prevalence (+ 80¿)
- Exophtalmie
bilaterale(90¿),symetrique, reductible
- Eclat de regard+asynergie oculo-
palpabral
- Œdeme palpebrale rougeur +chemosis
- Formes graves: 3 a 5¿
- Facteurs favorisants: tabac (x7),
hypothyroïdie iatrogene et L’iode radioactif
- Les complications :
o La neuropathie optique: par compression a l’apex orbitaire (baisse de
l’acuite visuelle)
o Exophtalmie severe irreductible → inocclusion palpebrale → ulceration
corneenne
o Paralysie oculomotrice
o Hypertonie oculaire avec souffrance papillaire(Examen ophtalmo complet
(AV, cornee, champs visuel, oculomotricite et tonus oculaire) )
D. Examens complémentaires
Ac anti-TPO non specifique
AC anti-RTSH= sensible et specifique
Echographie: goitre homogene hypoechogene hypervascularise
scintigraphie: hyperfixation diffuse et homogene
Dans la forme typique :diagnostic clinique
Dans les formes atypiques →Ac antiRTSH
VI.2. Goitre multinodulaire toxique et adénome toxique :
La 1er cause chez les sujet ages surtout femmes
Terrain: carence iode
Symptomatologie fruste surtout cardiaque+
Pas d’ophtalmopathie ni auto-immunite
Biologie: TSH basse, FT4, FT3 normaux ou legerement eleve (parfois FT3 seul
elevee)
Echographie: nombre et taille des nodules
Scintigraphie+: caractere hyper fixant des nodules +extinction de
parenchyme restant
51
VI.3. Thyroïdites subaigües :
viral (dequervain) ou auto-immune (post partum): hyperthyroïdie transitoire
VI.4. Hyperthyroïdie iatrogène
Amiodarone : antiarythmique riche en iode, dysthyoidie dans 15 a 20¿,
hyperthyroïdie dans les zone de carence iode
- Parfois severe (terrain), peu symptomatique
- Bilan thyroïdien avant traitement et au cours de suivi
Autres médicaments: interferon, interleukines, lithium, Ac monoclonaux
VI.5. Thyrotoxicose exogène
Surdosage en hormone thyroïdiens
Thyrotoxicose factice (terrain psychiatrique)
VI.6. Thyrotoxicose gestationnelle transitoire :
Sous unite ß commune de TSH et HCG (1 er trimestre), forme severe
(hyperemies gravidarum)=vomissements incoercibles
Pas de goitre ni ophtalmopathie, Ac anti-recepteur de TSH negatifs
VI. 7. Stroma ovarien
VI. 8. cancer vésiculaire métastatique
VI.9. Hyperthyroïdies centrales (TSH normal ou elevée inapproprié)
Adénome thyréotrope : exceptionnel (IRM), macro ou microadenome
Resistance aux hormones thyroïdiennes : contexte familiale, troubles de
l’attention chez les enfants, signes cardiaques , diagnostic genetique
VIII. Traitement
VIII.1. Moyens
[Link] symptomatique
repos, beta bloquants (propanolol) , sedatifs
52
[Link] anti-thyroïdiens de synthèse:
[Link] (thyroïdectomie totale en cas de maladie de basedow ou GMN toxique,
loboishmectomie en cas d’adenome toxique )
Complications: hypoparathyroidie secondaire , atteinte recurentielle
[Link] (iode radioactif 131): Contre indication: grossesse, contraception au moins
pendant 6 mois
VIII.2. Les antithyroïdiens de synthèse:
carbimazole (neomercazole 5 et 20mg ), methimazole (thyrozole5,10 et 20mg),
benzyl thyiurasyle (basedene 25 mg) et propyl-thiorasye (PTU 50 mg)
Effets secondaires :
rach cutannees, troubles digestives, leuco-neutropenie
voir agranulocytose (PNN<500)
Hepatite cytolytique et cholestatique voir insuffisance
hepatocellulaire (PTU)
Vascularites
Teratogenicite (carbimazole): aplasie decuire de
chevelu, atresie de l’œsophage, dysmorphie faciales
[Link]
A. Maladie de basedow:
ATS forte dose au debut (40 mg de carbimazole ou 30 mg de metimazole) puis
degression progressive (dure moyenne =18 a 24 mois)
Surveillance clinique, FT4 (TSH reste longtemps freine)
NFS si fievre ou angine (arret ATS si PNN<1000)
En fin de traitement : dosage des Ac anti-recteurs de TSH (TRAK) si negative,
arret de traitement
En cas de rémission (50¿) apres traitement medical , l y’ a toujours un
risque de recidive d’ou surveillance annuel de bilan thyroïdien a vie
Si récidive (50¿) , ATS au long cours ou traitement radical
Chirurgie: femme et desire de grossesse, ophtalmopathie severe ,goitre
volumineux
IRA: sujet >40 ans, sans ophtalmopathie et sans elevation important des Ac
Anti-recepteurs de TSH
B. Les GMN toxique
ATS au debut puis IRA ou chirurgie
C. Les adénomes toxiques
ATS puis chirurgie ou IRA
D. Hyperthyroïdie du a l’amiodarone:
Corticotherapie dans les formes inflammatoire ou ATS en cas de thyreopathie
sous jascenete
Thyroïdectomie total dans les formes severes
53
E. Femmes enceinte:
PTU en 1 er trimestre carbimazole 2 eme trimestre
Dose faible, objectif FT4 limite sup
Allaitement possible avec les ATS a faible dose
F. Crise aigue thyreotoxique
Rehydratation, antipyretique, ATS a forte dose,
corticotherapie, proponalole a forte dose en IV
G. Ophtalmopathie basedowienne :
Arret de tabac, euthyroidie+++ le plutot possible sans hypothyroidie
Forme simple: traitement symptomatique: larmes artificielles, lunettes
teintees, Vitamines A, Selenium
Formes severes en phase nflammatoire : corticotherapie (bolus de solumedrol
500 mg X 6puis 250 mg x6),
En cas de corticoresitance: Ritiximab
En phase sequellaire : Chirurgie de correction ou radiotherapie de
decompression.
Apres l’eutyroidie (souvent apres thyroïdectomie totale )
III. Etiopathogénie
Cause principal: carence en iode++
Facteurs hormonaux; predomiace feminine
Genetique, cas familiaux
Tabac
54
Normalement la thyroïde n’est pas palpable
La palpation: consistance (molle, ferme, dure), la sensibilite
Auscultation
Signes de dythyroidie ou de compression
Interrogatoire: origine geographique ATCD familiaux de dythyroidie,
irradiation cervicale, tabac…
V. complications
V.1. Goitre multinodualire toxique V.2. Goitre compressif
Autonomisation des nodules Compression tracheale: dyspnee
Sujets ages Compression œsophagienne: dysphagie
Hyperthyroidie (TSH basse) Compression recurentielle: dysphonie *
Compression de la veine cave superieur
VIII. Prévention
C’est la lutte contre la carence iode par supplementassions iodee systematique :
Enrichissement de sels de cuisine par l’iode
Iodation de l’eau ou d’huile
Pour les femmes enceintes : supplementassions iodee systematique
(comprime)
55
B. Nodules thyroïdiens
I. Introduction
Nodule thyroïdien : augmentation de volume thyroïdien localisee
Prévalence: nodules cliniques 4¿ chez l’adulte (augmente avec l’age)
Serie echographiques et autopsique :X 10 (prevalence=age)
Les facteurs favorisants des nodules thyroidiens
Age : dystrophie nodulaire augmente avec l’age
Sexe feminin
Carence en iode
Facteurs genetiques
Tabac
Irradiations ionisantes
II. Clinique
1. Circonstance de découvert
Tumefaction cervicale (malade ou entourage)
Examen systematique
Signes cliniques d’acompamgenemnt
Decouverte fortuite (imagerie); Doppler TSA, TDM,PETSCAN
2. examen clinique
interrogatoire : origine, ATCD personnels ou familiaux
Examen clinique : nombre des nodules, taille, conscience, sensibilite,
Signes de compression
Facteurs de risque de malignite :
Sexe masculin , age <20 ou >60
ATCD d’irradiation
Contexte neoplasique personnel ou familial
Nodule dure ou augmentation rapide de volume
Adenopathie cervicale
56
Classification européenne EU TIRADS
V. Traitement
Nodules benignes de petite taille:
- Surveillance clinique et echographique
Nodule suspect : chirurgie
57
Nodule volumineux et ou compressif : chirurgie
Nodule toxique →IRA (iode radioactif)
II. La clinique
II.1. Insuffisance surrénalienne lente
A. Forme Type=insuffisance surrénalienne périphérique
Debut tres insidieux progressif
1. asthénie physique, psychique, sexuelle, maximum en
fin de journee et a l’effort
Asthenie sexuelle (dysfonctionnement erectile)
2. Amaigrissement (constante) +anorexie (appetence
pour le sel)
3. Hypotension chronique :moderee avec malaises
orthostatiques
4. Troubles digestives: douleur abdominale,
vomissements, diarrhee
5. Mélanodermie: hyperpigmentation brune (bronze)
des zones decouverte et zones normalement pigmentes
(mamelons, organes genitaux, plis) surtout sujet de peau
claire, taches ardoises (muqueuse)
6. Intolérance au jeun et des malaises hypoglycemiques
7. Aménorrhée : due a l’amaigrissement ou insuffisance
ovarienne associe
8. Les troubles psychiques: depression
58
B. Insuffisance surrénalienne centrale (corticotrope)
Pas de melanodermie mais depigmentation (paleur) plus evident chez les
bruns
Hypotension et troubles digestives plus rares
Hypoglycemies plus frequentes surtout chez les enfants(deficits associes)
Les signes d’hypopituitarisme
II.2. insuffisance surrénalienne aigue
A. Les signes cliniques
Extrême urgence médical
Asthénie intense (adynamie) ou agitation et confusion
troubles digestives: douleur abdominal intense (pseudo-chirurgical) ,
vomissements (abdomen souple++)
Déshydrations extracellulaire avec hypotension, tachycardie voir
collapsus cardio-vasucalire
Hyperthermie (deshydratation intracellulaire)
B. les circonstances de survenu
Inaugural (surtout en cas d’hemorragie des surrenales ou apoplexie
hypophysaire)
Décompensation d’un insuffisancee surrenalienne lente suite a un stress
majeur (infection, traumatisme chirurgie)
Arrêt de traitement
Régime hyposode, diuretique et laxatif
59
C. Diagnostic de localisation
Dosage de l’ACTH:
ACTH eleve→ insuffisancee surrenalienne peripherique
ACTH basse → insuffisance corticotrope
D. Bilan étiologique
Ac anti 21 hydroxylase ; peu sensible (Addissson)
17 OH progesterone : hyperplasie congenital des surrenalienne
ASP et TDM abdominal: hyperplasie ou atrophie surrenalienne ou
calcifications
IRM hypothalamo-hypophysaire
60
5. Le sida : action direct des virus, infection opportinistes, effets toxique des
medicaments
6. Hémorragie surrénalienne: anti-coagulant, syndrome des antiphospholipides
7. Métastases bilatérales des surrénales: cancer du sein, poumon
B. Insuffisance surrénalienne centrale (corticotrope)
1. 1er cause = arrêt d’un corticothérapie (frequent, non diagnostique) →
insuffisance corticotrope isolee
Dans notre contexte: corticotherpie factice (oral ou dermocrticoides)
2. Insuffisance hypophysaire
Maladie de sheehan (necrose hypophysaire du post partum
Adenome hypophysaire et cranio-pharyngiome
Hypophysite auto-immune (immunotherapie)
Granulomatose
V. Traitement
A. Insuffisane surrénalienne aigue
Extreme urgence medicale, prelever en urgence la cortisolemie mais
n’attendez pas le resultat +++++ (cortisolemie doit etre >200 ng∕ml)
Rehydratation : SG¿ +4,5 NACL/flacon puis relais par serum sale 4L 1 er 24h,
pas de potassium ++
Hemsuccinate d’hydrocortisone (bolus de 100 mg ) puis 50 mg toutes les 6 a
8h le 1 er 24h puis degression progressive
Pas d’indication aux mineralocorticoiedes
B. Insuffisance surrénalienne chronique
Hydrocortisone par voie oral : de 15 a 30 mg/j (doses plus elevee dans
l’insuffisance surrenalienne peripherique)
Traitement a vie +++
Education :
- Carte d’insuffisance surrenalienne ,
- Augmentation de dose en cas de stress, infection (20 mg toutes les 8H)
- Regime normosode,
- Proscrire les diuretiques et les laxatifs
- Avoir hydrocortisone injectable: en cas de vomissement ou diarrhee (>2
episodes en ½ journee) ou si troubles de la conscience
- Hydrocotisone en IV ou IM en cas de chirurgie, maladie aigue, anesthesie,
soins dentaires
- Mineralocrticoides : fluorohydrocortisone (florinef 50 a 100 mg): dans
l’insuffisance surrenalienne peripherique
- Surveillance de traitement est clinique: asthenie, poids, TA et biologie
(glycemie, ionogramme), Pas de dosage hormonal.
61
Chapitre9 : Hypercorticisme (syndrome de
cushing)
I. Introduction
Pathologie endocrinienne grave : complication cardio-vasculaire et
metabolique
Diagnostic difficile
Pathologie rare (forme typique)
II. La clinique
Obésité fascio-tranculaire et abdominale : avec bosse de bison +comblement
des creux sus-clavier
▪ Acquise, non sensible aux mesures hygienodiettiques
Erythrose de visage +facies lunaire
Signes catabolique
▪ Vergetures large pourpres verticales (flancs, racines des membres) ou radiaires
(sein, periombilicale)
▪ Ecchymose+fragilite capillaire
▪ Amyotrophies des membre en contraste avec l’obesite
Hypogonadisme fonctionnel:
▪ Amenorrhee, dysfonctionnement erectile
▪ Hypofertilite
Troubles psychiques: depression, anxiete, troubles de la memoire
III. Complcations
Complications metaboliques :
▪ Hyperglycemie et diabete :50¿
▪ Dyslipidemie : TG, HDL, parfois LDL
Complications cardio-vasculaires:
▪ HTA: 50¿
Hypercoagulabilite: (accidents thromboemboliques)
Osteoporose et osteopenie
62
IV. Diagnostic
A. Biologie non spécifique
▪ Hyperleucocytose polyglobulie
▪ Hypercalciurie
▪ Hyperglycemie et dyslipidemoe
B. Diagnostic positif
Base sur les examens suivants
• CLU(cortisol libre urinaire) de 24h : si sup 3 fois normal confirme le diagnostic
(normal˂50ug/24h): c’est le gold standad
• Test de freinage munite: 2cp de 0.5 mg de dexamethasone a 23h, faire cortisolemie
a 8h
- Normal <18 ng∕ml
• Cortisol salivaire la nuit
• Rythme nycthemeral (circadien du cortisol)
CLU> 3fois normal ou 2 tets concordants confirment le diagnostic
D. Diagnostic étiologique
Syndrome de cushing ACTH independant→ TDM surrenalienne (adenome,
corticosurrenalome ou hyperplasie)
Syndrome de cushing ACTH depanadant :
▪ IRM hypophysaire : si adenome >6 mm→ maladie de cushing
▪ Si IRM normal ou adenome <6 mm →autres explorations
▪ Freinage forte a la dexamethesone , test a la la desmopressine
▪ Voir Catheterisme des sinus petreux
▪ Si suspicion de secretion ectopique d’ACTH →TDM thoraco-abdominal ou
scintigraphie a l’octreotide ou PETSCAN
V. les étiologies
A. Cushing ACTH dépendant
La plus frequente (80¿)
1. Maladie de cushing (adenome corticotrope):
70¿,
Terrain: Femme jeune, hypercorticisme moderee, pas d’AEG ni hypokaliemie
2. sécrétion ectopique: tumeur carcinoïde bronchique ou abdominale, petit taille
de localisation difficile : sujet age(H=F), melanodermie, AEG
B. Cushing ACTH indépendant
moins frequent(20¿):
63
1. Adénome surrénalien (TDM): tumeur benigne, hypodense, hypercorticisme
pure
2. Corticosurrénalome malin : AEG, hypokaliemie Hypersecretion mixte
(hyperandrogenie chez la femme, hyperoestrogenie chez l’homme): de tres mauvais
pronostic
3. Hyperplasie bilatéral des surrénales : maladie Genetique
VI. Traitement
A. Moyens
Traitement medical: anticortisolique
(symptomatique): preparation a la chirurgie en cas d’hypercorticimse severe
Ketekonazole: Effets secondaires hepatiques
Osilodrostat (ISTURISA); plus efficace et mieu tolere
Traitement chirurgical: traitement curatif
Traitement des complications : HTA, diabete
Traitement anticoagulant
Antibioprphylaxie dans le forme severe (Bactrim)
B. Indication
Maladie de cushing:
▪ chirurgie transsphenoidal apres preparation medical en cas d’hypercorticime
severe
▪ En cas de recidive : reprise chirurgical ou radiotherapie ou traitement
medical (analogues de la somatostatine ou cabergoline)
Adenome surrenalien : surrenalectomie unilaterale (voie coelioscopique)
Hyperplasie des surrenales : surrenalectomie bilaterale
Corticosurrenalome : chirurgie si possible + chimiotherapie (Mitotane)
64
HTA resistante au traitement medical (TA >14∕9 malgre une tritherapie
contenant un diuretique thiazidique)
HTA +Incidentalome surrenalien
- Hypokaliemie peut etre asymptomatique
- Symptomes non specifiques: paresthesies, crampes, paralysie
- Kaliemie: sans garrot
IV. Diagnostic
Diagnostic positif
Dosage de l’aldostérone plasmatique
Le matin, 2h apres lever (8 a 10h ) apres 15 mn en position assise
Regime normosode (natrurese entre 100 a 150 mmol/24h)
Apres correction de l’hypokaliemie
2 semaines apres arret des ß bloquants, IEC, ARAII, 6 semaines apres l’arret de
spironolactone (traitements permis: inhibiteurs calciques, ἀ bloquants et anti-
HTA centraux)
Dosage de rénine ou activité rénine plasmatique
Aldosterone plasmatique et rapport aldo∕renine (RAR) confirme l’HAP
(hyperaldosteronisme primaire)
Diagnostic étiologique:
Si l’HAP confirmee→TDM surrenalien si presence d’une image hypodense
unilateral < 20 mm→un adenome du conn
Si TDM normal→hyperplasie unilaterale ou bilaterale
V. Les étiologies
• Adenome de conn
• Hyperplasie primitive (unilaterale)
• Hyperplasie idiopathique (bilaterale)
• Corticosurrenalome : hypersecretion mixte, contexte neoplasique
• Hperaldosteronisme familiale (sensible a la dexamthazone)
VI. Traitement
• Adenome du conne: chirurgie(surrenalectomie unilaterale)
- La regression de HTA apres chirurgie est inconstante (depend de l’age,
anciennete de l’HTA)
- La regression de l’hypokaliemie est plus constante
• Hyperplasie : traitement medical
• Le traitement medical: antialdosterone type spironalctone (aldactone): 1 a 2
mg/kg/J
- Si intolerance : autres diuretiques epargneurs du potassium (eplerenone ,
amilorid)
- Si HTA mal equilibree: associer autre anti-HTA
- Dans les formes familiale: dexametheosne a fiable Dose
65
Chapitre11 : Phéochromocytome
I. Introduction
• Pheochromocytome: Tumeu neuroendocrines qui se developpe au depens de la
medullosurrenale
• paragangliome: tumeur extrasurrenalienne au depens des ganglions sympathiques
et parasympathiques
- résultat: decharge paroxystiques des cathocolamines HTA paroxystiques
+signes adrenergiques
- Urgence medicale, risque de mort subit
• Pathologie raie : (1/1000 des HTA)
II. La clinique
• HTA paroxytique ou peremenante avec parfois hypotension orthostatique, avec
crise de HTA severe
• Associe a troubles vasomoteurs :flush, anxiete, attaque de panique, cepahlees,
palpitations , sueurs, syncope,
- Le triade de Ménard: cephalees, palpitations, sueurs
• Amaigrissement, asthénie, nausées
• Lésions cutanées (rare): vascularites, lesions specifique de
NF1(neurofibromatose type 1)et NEM (neoplasies endocriniennes multiples)
• Symptômes spontanés ou declenchee par: alimentation, miction (paragangliome
vesicale), rapport sexuelles (vaginale), la chirurgie ou medicaments
(antidepresseurs)
III. Dépistage
• Les indications de depistage de pheochromocytome
- HTA paroxystique ou associee a une hypotension
- HTA et signes vasomoteurs
- HTA resistante au traitement medical
- Masse surrenalienne
- Contexte genetique (NEM, NF1)
66
B. Complications cardio-vasculaire
Myocardiopathie adrénergique : ressemble a un syndrome coronarien aigue
(troubles de la repolarisation et dyskinesie myocardique), plus mauvais pronostic
(se complique dans 20¿ d’etat de choc cardiogenique)
Les complications cardio-vasulaire de HTA :plus frequents et plus severe en cas de
pheochromocytome
V. diagnostic
A. Diagnostic positif
Dosage de derives methoxyles des cathecolamines dans le sang ou les urines
- Le plus utilisees (metanephrines et normetanephrines urinaires de 24h),
repetes les dosages
- Si metanephrines ou normetanephrines >2 fois le normal confirme le
diagnostic
B. Diagnostic de localisation
TDM surrenalien: adenome hyperdense (>10 UH de grande taille (5 cm)
Scintigraphie MIBG ou TEP (tomographie par emission de positron) au DOPA :
paragangliomes ou en cas de doute sur une masse surrenalienne
VI. Traitement
A. But de traitement
- Traiter l’HTA et eviter les complications severes
- Medcio-chirurgical
B. Préparation médical
Traitement anti-HTA: on commence par ἀ bloquants a dose progressif
- Puis ajouter ß bloquants
- Puis autre anti-HTA (inhibiteur calcique ou IEC)
Corriger l’hypokaliemie
Corriger l’hypovolemie
C. Traitement chirurgical
Surrénalectomie unilatérale (chirurgien et surtout anesthesiste entraine+++),
monitoring de la TA et l’ECG
Régression de l’HTA depend de l’age et de l’anciennete
Surveillance post-operatoire: TA, dosage de derivees methoxylees en post op
puis touts les ans
Risque de récidive de 10¿ apres10 ans
67
Chapitre12 : Insuffisance Antéhypophysaire
I. INTRODUCTION
Pathologie rare
Potentiellement grave mettre en jeu le pronostic vital
La clinique: en fonction de nombre des axes atteintes, la severite et la vitesse
d’installation
II. LA CLINIQUE
Forme type: insuffisance antéhypophysaire globale acquise de l’adulte
- Debut insidieux progressif
Signe de déficit corticotrope
- Asthenie,anorxie ,amaigrissement, lipothymie, intolerance au jeun
- Paleur cutaneo-muqueuse
- Hypotension orthostatique , nausees
- Troubles digestives et perturbations hemodynamiques moins evidents que
dans les formes peripheriques
Signe de déficit thyréotrope
- Asthenie, frilosite, constipation, prise du poids, secheresse de la peau
- Symptomatologie moins marquee que l’hypothyroidie peripherique
- Pas de myxoedeme
Déficit gonadotrope: le plus precoce, plus frequent (l’axe le plus fragile)
- Chez la femme: Amenorrhee sans bouffee de chaleur
- Baisse de libido, dyspareunie, flacidite mammaire
- Depilation axillo-pubienne
- Dysfonctionnement erectile, baisse de libido et hypofertilite chez l’homme
- Depilation axillo-pubienne et atrophie testiculaire
Déficit somatotrope :
- chez les enfants : retard staturo-ponderal et des hypoglycemies a repetitions
- Chez les adultes: hypoglycemies , obesite adnominale et alteration de la
qualite de vie
Déficit lactotrope: absence de monte laiteuse en post-partum
III. DIAGNOSTIC
A. Biologie non spécifique :
- Hypoglycemie (deficit corticotrope et somatotrope)
- hyponatremie (SIADH secondaire au deficit corticotrope), kaliemie normale
- Anemie normocytaire (deficit thyreotrope)
- Hypercholesterolemie (deficit thyreotrope)
68
B. Hormonologie
Déficit gonadotrope :
- Homme : testosterone basse gonadotrophines FSH et LH basses ou normales
- Femme non menopausées: osestradiole basse et gonadotrophines basses ou
normales
- Femme ménopausées : gonadotrophines non elevees
Déficit thyréotrope:
- FT4 et FT3 basses et TSH normale ou basse
Déficit corticotrope :
- Cortisolemie de base effondree <50 ng∕ ml
- Ou cortisolemie sous syncthene 250 ug < 180 ng ml (test pas tres sensible)
- Ou cortisoleme sous hypoglycemie insulinique a <180 ng /ml
Déficit somatotrope :
- GH basse et IGF1 basse (par rapport a l’age)
- Ou pic de GH sous hypoglycemie insulinique <5 ng ∕ml (deficit complet) ou
<10 ng∕ml (deficit partiel)
Déficit lactotrope : rare, exploration non necessaire (PRL tres basse)
C. Diagnostic étiologique :
Le principal examen : l’IRM hypotahlamo-hypophysaire
Adenome hypophysaire , craniopharyngiome ou meningiome
Hypertrophie hypophysaire ou aspect de selle turcique vide (hypophysite)
Epaississement de la tige pituitaire (granulomatose)
69
V. TRAITEMENT
A. insuffisance hypophysaire aigue
Urgence medicale
Rehydrations SS9¿ +apport glucose G5¿ ou G10¿
Hydrocortisone 200 mg/j en IVSE
Levothyrox a dose progressive
B. En dehors de situation aigue
Traitement substitutif a vie
Pour l’axe corticotrope: hydrocortisone de 15 a 25 mg j pour un adulte
- Education, carte d’insuffisance surrenalienne, augmentation de dose (20
mgx 3/j en cas d’affection aigue intercurrente), par voie injectable si
vomissements, diarrhee
L’axe thyréotrope: dose moyen chez un adulte =100 ug∕j (objectif normaliser
le FT4)
Axe gonadotrope
- Chez les femmes non ménopausées: oestroprogestaif jusqu'a l’age de la
menopause (50 ans)
- Chez l’homme: androgenotherapie ; testosterone par voie oral ou
injectable (androtardyl 250 mg touts les 3 semaines ou mois), objectif
normaliser la testosterone
- Si désire de fertilité : traitement par les gonadotrophines (FSH et HCG)
Déficit somatototrope: obligatoire chez les enfants: GH en injection Sous
cutanee (objectif: obtenir un gain statural)
I. INTRODUCTION
Diabete insipide se manifeste par Syndrome polyuropolydipisque avec une
polyurie hypotonique (urine hypo-osmotique)
Diabete insipide peut etre lie a une deficit en ADH (diabete insipide central)
ou resistance peripherique a l’ADH (diabete insipide nephrogenique)
Syndrome polyuroplydisique hypoosmotique peut etre en rapport avec une
polydipsie primaire (potomanie) lie a une deregulation de centre de soif
Diagnostic positif d’une polyurie hypo osmotique : polyurie >2.5 l∕24h (>40
ml/kg/j), avec une hyposmolarite urinaire (<300 mosmol∕kg) (eliminer une
polyurie osmotique comme le diabete sucre)
70
II. DIAGNOSTIC
A. Test de restriction hydrique
Si pas de cause evident (chirurgie hypophysiare )
si polyurie abondante (>2 levers nocturnes ): commencer la test 8h du matin
(si non on commence a 00h) ; faire osmolarite plasmatique et urinaire de
base, puis osmolarite urinaire tout les heurs, avec surveillance TA, FC, poids,
le test est arrete si l’omsolarite urinaire est stable ou signes de
deshydratation ( TA, FC, poids de 5¿), puis on fait osmolarite urinaire et
plasmatique en fin du test
Puis on administre ADH et on mesure l’omolarite urinaire les 2 h suivants
L’interpretation du test
- Si l’omolarite urinaire augmente (concentration des urines)→polydipsie
primaire (potomanie)
- Si l’osmolarite urinaire reste basse (pas de concentration des urines →diabete
insipide
Le test a l’ADH
- Si de l’osmolarite urinaire de + de 50¿ →DIC (diabete insipide central)
- Si de l’omolarite urinaire de – de 10¿→DIN (diabete insipide nephrogenique)
Le Diagnostic differentiel entre DI partiel et une potomanie difficile →dosage
de l’ADH ou copeptine
B. IRM hypothalamo-hypophysaire
Si le test de restriction est en faveur d’un diabete insipide central
Elle peut montrer une pathologie tumorale ou infiltrative ou un epaissement
de la tige pituitaire → diabete insipide central
Ou la disparition de l’hypersiganl spontanee de l’hypophyse en T1→en faveur
de diabete insipide central
IV. TRAITEMENT
Les analogues de l’ADH: desmopressine (Minirim) par voie nasal (1
pulverisation de 10 ug ; dose de 5 a 20 ug ∕ j) ou comprimes doses a 60 mg
- Traitement a vie le plus souvent
- Surveillance: la diurese, etat d’hydratation, etat de conscience, la natremie
71
Traitement etiologique: chirurgie en cas de craniopharyngiome,
corticotherpie en cas de sarcoïdose
II. CLINIQUE
A. Syndrome tumoral hypophysaire
Cephalees retrorobitaires ,frontales ou temporales resistantes aux
antalgiques, non proportionnel aux taille de l’adenome
Troubles visuels: amputation du champs visuel au debut quadrianospsie
temporal puis hemianopsie bitemporale, la BAV(baisse de l’acuite visuelle) est
tardive, risque c’est la cecite
Syndrome d’insuffisance hypophysaire: avec l’atteinte gonadotrope en 1er
(demander systematiquement un hypophysiograme avec dosage de base et si
necessaire des tests dynamique en cas de macroadenome)
B. Syndrome d’hypersecretion
En fonction d’hormone secretee, il existe des adenomes mixte , on va developper les
prolactinomes et les adenomes a GH (acromegalie)
1. Adénome { prolactine
Chez la femme: amenorrhee-galactorhee : pathognomonique,
Spaniomenorrhee, Hypofertilite, Syndrome tumoral rare (microadenome++)
Chez l’homme: dysfonctionnement erectile, baisse de libido, gynecomastie
mais souvent devant un syndrome tumoral hypophysaire
(macroprolactinome)
2. adénome { GH (acromégalie)
2. 1. Syndrome dysmorphique acrofaciale :
tres progressive (sur des decennies) , photos anterieurs
Hypertrophie des mains avec doigts boudines epaissis
Changement des pointures, signes de la bague
Visage caractéristique: hypertrophie des levres, macroglossaire,
prognathisme, saillie des arcades sourciliere, exageration des plis frontaux,
nez elargies, pommettes saillantes, ecartement des dents, voix profonde
caverneuse
72
Cyphose dorsal +hyperlordose lombaire compensatrice + saillie de sternum
Hypertrophie des parties molles de pieds et des mains visible a la radio
(epaisseur des coussinets plantaires)
2.2. Signes généraux : Cephalees (independant de taille de l’adenome) +sueurs
profuses malodorants surtout nocturnes , paresthesies, arthralgies
IV. COMPLICATIONS
A. Complications non spécifiques
Apoplexie hypophysaire (necrose hemorragique):
Cephalees brutales, troubles visuels, troubles de l’oculomticite, insuffisance
hypophysaire
B. Complications de l’acromégalie
Hyperglycemie et diabete (20 a 50¿): par insulinoresistance
Lithiases renales (hypercalciurie)
Complications cardio-vasculaires :HTA (20 a 50¿), cardiomyopathie
specifique (troubles de rythme +insuffisance cardiaque)
Complications respiratoires: apnees du sommeil (70¿)
Complications tumorales: polypes coliques et goitres
V. DIAGNOSTIC
A. Hormonologie
1. Prolactinome
PRL elevee (normal<25 ng/ml)
Les microadenome (<10 mm): hyper PRL moderee (30 a 100 ng ml)
Les macroadenomes a PRL (>10 mm): PRL >150-200 ng ml
2. Acromégalie
GH de base <0.4 ng∕ml et IGF1 normal (en fonction de l’age)→acromegalie
eliminee et si GH >0.4 ng∕ ml ou IGF1 faire HGPO 75 g sil le nadir de GH
(valeur la plus basse) sous HGPO >1 ng/ml →l’acromegalie est confirmee
B. Imagerie: (l’IRM hypothalamo- hypophysaire)
Microadenome: <10 mm, non invasif,
Macroadenome: >10 mm, parfois invasif ,
L’aspect IRM: hyposignal en T1 spontanee prise de contraste au gadolinium , iso ou
hypersingal en T2
IRM: retentissement de l’adenome (invasion du chiasma, des sinus caverneux)
C . Bilan ophtalmologique:
Acuite visuelle
Champs visuel
FO (fond d’oeuil)
73
VI. TRAITEMENT
A. Les macroadénomes non secrétant: la chirurgie , si recidive ou resection
incomplete radiotherapie
B. Les adénome { PRL: traitement est medical les agonistes dopaminergiques (le
bromocriptine (Parlodel dose de 5 a 15 mg∕j mais Effets secondaires: cephalees,
vertiges, hypo TA et troubles digestives ) ou cabergoline (dostinex 0.5mg 1 a 2
cp∕semaine)=plus efficace et bien tolere
Surveillance: PRL et l’IRM (regression de l’adenome)
C. Les adénomes { GH (acromégalie):
resection transsphenoidale
Si récidive : traitement medical: (les analogues de la somatostatines (forme
retard= 1inj par mois) et les antagonistes de GH (SOMAVERT): plus efficace
sur l’hypersecretion mais risque d’augmentation de volume) ou radiotherapie
Surveillance : clinique , IRM, IGF1
II. Clinique
- L’hypogodisme chez la femme manifeste par une amenorrhee primaire ou
secondaire
L’amenorrhee : absence de regle pendant plus de 4 mois
Amenorrhee primaire: absence des regles apres l’age de 16 ans
Amenorrhee secondaire: interruption des regles
Parfois Spaniomenorhee (regles espacees>35 j)
- Bouffee de chaleur →origine peripherique
- Si l’hypognadisme est congenital ou prepubertaire → amenorrhee primaire +
impuberisme
74
- Les signes de carence ostrogenique
Hypotrophie mammaire
Dyspareunie (rapports douloureuses) liee a l’atrophie vulvovaginale
Baisse de libido
Les amenorrhees secondaires: oriente plus vers une pathologie acquise
- Le carence en progesterone: syndrome premenstruel (douleurs pelviennes,
mastodynie) et cycles irreguliers
- Interrogatoire: ATCD familiaux d’hypogonadisme, infertilite, retard mental (chez
les garçons)
- ATCD personnels: chimio, radiotherapie, anosmie
- Examen physique: taille, BMI, syndrome dysmorphique
- Examen des organes genitaux externes, puberte(satdes de tanner)
III. Diagnostic
Bilan : œstradiol, FSH, LH
- Si œstradiol basse, FSH elevees (>20 ui/ml)→ hypogonadisme
hypergonadotrope (insuffisance ovarienne prematuree)→ caryotype, etude
genetique (en absence de cause evident)
- Si œstradiol basse FSH, LH normales ou basses hypogonadisme
hypogonadotrope→ PRL+ IRM hypotahlaomo-hypophysaire + enquete
nutritionnelle
Echo pelvienne: systematique (uterus, ovaires)
Diagnostic différentielle
- Dysovulations + hyperandrogenie: SOPK (syndrome des ovaires polykystique)
et deficit enzymatique surrenalien a revelation tardive
- Amenorrhee non endocrinienne: obstructive
IV. Etiologies
A. Les hypogonadismes hypogonadotropes
- hyperprolactinemies: medicamenteux ou adenome hypophysaire
- Hypercorticisme
- Pathologie tumorale ou infiltratives hypothalamo-hypophysaire: adenome
hypophysaire, craniopharyngiome, sarcoïdose
- Sheehan et hypophysite auto-immune
- Hypogonadisme hypogonadotrope congenitale avec anosmie : syndrome de
kallman (KAL2)
- Hypogonadisme hypogonadotrope sans anosmie: mutation de gene de GNRH
- Hypogonadisme fonctionnelle: carence nutritionnelle (anorexie mentale),
maladies organiques (maladie cœliaque)
- Les hypopituitarismes hereditaires: mutations PIT1, prop1
B. Les hypogonadismes hypergonadotrope (insuffisance ovarienne prematuree):
amenorrhee I ou II avant 40 ans avec FSH>20)
75
1. Congénitales (génétiques)
a . (dysgénésies gonadiques): syndrome de Turner (45, XO): ou mosaïque (45, XO,
45, XX), parfois materiel Y (risque de gonadoblastome)
- clinique: insuffisance ovarienne
(amenorrhee I + impuberisme )
o Petite taille: constante
o Syndrome dysmorphique: cou court,
implantation basse des cheveux et
oreilles, orientations antimongolloide
des yeux, neovus, 4 eme metacarpe
court, ecartement des mamelons,
o Ovaires reduite en bandelette fibreuse
76
VI. Complications
- Complications psychologiques: perte de l’estime de soie, depression
- Complications osseuses: osteoporose
- Complications cardio-vasculaire: coronaropathie, AVC
- Infertilite
VII. Traitement
- Ostroprogestive obligatoire: jusqu’a l’age de menopause
- De preference l’ostrogene naturel: 17 ß œstradiol (non contraceptive)
- Si non ostroprogestive classique (ethinyl ostradiol)
- En cas d’impuberisme: commencer par osteogene seul pendant 6 mois a 1 an
puis ajouter le progestatif
- Surveillance de traitement: clinique(poids, TA), metabolique (glycemie, bilan
lipidique), examen des seins (mammographie), Frottis cervico-vaginales
Prise en charge de l’infertilité:
- Hypogonadisme hypoganotrope: les gonadotrophines (FSH et HCG) ou pompe
a Gn RH
- Hypogonadisme hypergondotrope: grossesse spontane tres rare,
o Le seul traitement efficace: le don d’ovocytes (interdit dans les pays
musulmans)
o Risque eleve de grossesse en cas de syndrome de turner (dissection de
l’aorte)
77
- Dysfonctionnement erectile+ baisse de libido
- Diminution de frequence des rasage
- Regression des caracteres sexuelles secondaires (depilation axillo-pubienne)
- gynecomastie
- Regression de taille des testicules
- Infertilite par azoospermie
- Atrophie musculaire + obesite
Interrogatoire:
- ATCD familiaux d’ypogonadisme
- ATCD personnels: chimio, radiothe rapie ,oreillon
Examen cliniques: puberte (stade de tanner)
- Examen des testicules: volume, taille
(orchidometre), ectopie testiculaire
- Penis, meat ureteral (hypospadias)
- Cryptorchidie →Hypogonadisme hypogonadotrope
congenitale
- Hypospadias post→ dysgenesie gonadique
- taille, envergure, syndrome dysmorphique
II. Diagnostic
Devant des signes clinique d’hypogondisme
Testosterone (si basse confirme le diagnostic )+ FSH
- Si FSH ↗: hypogonasisme hypergonadotrope →si pas de cause evidente
→caryotype
- Si FSH ↘ ou normal → hypogonadimse hypogonadotrope: PRL + IRM
hypotahlomo hypophysaire
78
Hypogonadisme hypogonadotrope sans anosmie
Les hypopituitarismes acquises ou hereditaires
B. Les hypogonadismes hypergonadotrope (insuffisance testiculaire peripherique) :
1. Pathologie acquise: chimiotherapie, radiotherapie, castration, maladie virale
(oreillon), insuffisance testiculaire auto-immune
2. Atteintes congénitales:
a. syndrome de klinefelter: 45 xx Y , forme mosaïque
Clinique: hypogonadisme hypergonadotrope avec
impuberisme et grande taille + aspect eunuchoide +
syndrome dysmorphique + retard mental modere
Forme modéré: infertilite isole (azoospermie)
b. Les autres causes
Dysgenesies gonadiques
Deficit enzymatique de l’hormonosynthese testiculaire
V. Traitement
Androgenotherapie substitutive: androtardyl 250 mg 1 ampoule en IM/3
semaines ou 1 mois
En cas d’impuberisme :commencer progressivement par 1/5 ampoule
Objectif: avoir eugonadisme clinique et biologique (testosterone normale)
Surveillance clinique et NFS (risque de polyglobulie) et PSA apres 50 ans
Prise en charge d’infertilite :
- En cas d’hypogonadisme hypogonadotrope : gonadotrophines ou pompe a
GnRH
- En cas d’hypogonadisme périphérique (klinfelter):pronostic tres reserve
mais possibilite de conception dans certains cas avec FIV (fecondation in
vitro) et ICSI=injection intracytoplasmique de spermatozode (risque de
transmission de l’anomalie chromosomique)
- Traitement préventif: preservation de spermatozoïdes en cas de chimio ou
radiotherapie ou si diagnostic precoce de syndrome de Klinfelter
Chapitre14 : Dyscalcémies
Les hypocalcémies
[Link]
Calcemie <2.2 mmol/l
Hyperexcitabilite neuromusculaire
Risque: crise de tetenie
79
II. Clinique
Signes d’hyperexcitabilité neuromusculaire
◦ Paresthésies (fourmillement, engourdissement), crampes musculaires
◦ Crises des tétanies , laryngospasme
◦ Signes de trousseaux: flexion de poignet et
articulation metacarpophalangien, extension de doigts
et flexion du pouce (main d’acoucheur) declenchee par
la compression de l’artere brachiale a l’aide d’un
brassard maintenu pendant 3 minutes au-dessus de la
PAS
◦ Signe de chvosteck : contracture faciale provoquee
par la percussion du nerf faciale (a mi-distance entre la
comissure labiale et l’oreille)e
◦ Cataracte : sous capsulaire ant ou post
◦ Syndrome de Fahr: calcifications des noyeaux gris
centraux
◦ Complications cardio-vasculaire: allongement de l’espace QT
◦ Des anomalies dentaires: hypoplasie de l’email
dentaire, caries
◦ Atteintes dermatologiques: peau seche, alopecie,
prurit
◦ Chez les enfants: myoclonies, convulsions
III. Diagnostic
Calcemie totale <2.25 mmol/l
Calcemie ionisee < 1.16 mmol/l (dosage difficile)
Calcemie corrigee=Ca mesuree + 0.02(40-Albumine(g∕l)
devant une hypocalcemie →doser la PTH
Si PTH basse →hypoparathyroïdie
Si PTH elevee→ hypocalcemie non parathyroïdienne
[Link] etiologies
A. Les hypoparathyroïdies
Profil biologique: calcemie basse, PTH basse , hyperphosphatemie,
1. Les hypoparathyroïdies secondaires: apres une chirurgie thyroïdienne, le plus
souvent transitoire mais peut etre definitive
◦ Prevalence : depend de l’experience de chirurgien et le geste (risque plus eleve en
cas de thyroïdectomie totale et les gestes carcinologiques)
2. Les hypoparathyroïdies primitives: tres rare
◦ Dans le cadre d’une polyendocrinopathie auto- immune type 1 (associee a une
candidose cutaneo-muqueux +insuffisance surrenalienne): tres rare
◦ Associes a d’autres maladies Autoimmune
80
◦ Dans les cadres des maladies genetiques : syndrome de Di-george (hypoplasie
thymique+malformations cardiaques , retard mentale+dysmoprhie faciale): deletion
chromosomique q 22
◦ Hypoparathyroïdie isolee idiopathique +++
◦ Maladie infiltrative: wilson, hemochromatose , granulomatose
B. Les hypocalcémies non parathyroïdiennes
◦ Les hypomagnesemie (hypoparthyoidie II )
◦ Le deficit en VITD
◦ Les carences nutrionnelles
◦ La malabsorption digestive: maladie cœliaque
V. Traitement
A. Hypocalcémie aigue: crise de tétanie
◦ Gluconate de Ca en IVD tres lent de 10 a 20 mn (veinotoxique) : 10ml (100mg)
◦ Puis perfusion de G5¿ ou SS avec 5 ampoules de gluconate Ca pendant 8H a
renouveler si besoin
◦ Un alpha 1 a 3 ug/j (1OH vitamine D)
B. Hypocalcémies chroniques (hypoparthyroidie)
◦ Traitement vitaminoclacique:
◦ calcium 1 a 2g/j au debut de traitement
◦ Vit D: calcidiol un alpha: 1 a a 2 ug/j
◦ Traitement a vie
◦ Objectif: eviter les hypocalcemies symptomatiques (maintenir le Ca dans la limite
inferieur de la normal 2 a 2,2 mmol/l)
◦ Risque: hypercalciurie, lithiases renales et IRC
◦ Surveillance: calciurie de 24h (inf 0.1 mmol/kg), creat, echo renale
Les hypercalcémies
I. Introduction
Hypercalcemie: Ca2+>2.6 mmol/l
Hypercalcemie severe : urgence medicale
Hypercalcemie modere , asymptomatique + Frequents
II. Clinique
Les signes cliniques de l’hypercalcemie
Surtout si l’hypercalcémie sévère ou d’installation brutale
◦ Troubles digestives: nausees, vomissements, douleur abdominal, constipation
◦ troubles neurologiques: asthenie, lethargie, irritabilite, depression, confusion voir
coma
◦ Troubles urinaires: syndrome polyuro-polydipsique, douleurs lombaires
81
◦ Troubles cardiovasculaire: raccourcissement de l’espace QT, troubles de rythmes,
BAV
Les hypercalcémies modérées : asymptomatique
III. Diagnostic
Devant une hypercalcemie →doser PTH
◦ Si calcemie elevee +PTH elevee ou normale hyperparathyroïdie primaire (50¿)
◦ Si calcemie elevee +PTH basse →hypercalcemie non parathyroïdiennes (50¿)
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Diagnostic différentiel :
◦ Hyperparthyroidie secondaire: hypoca +PTH eleve (IRC, deficit en VITD, carence
d’apport, medicaments)
◦ Hypercalcémie hypocalciurique familiale bénigne: Ca ↗ PH ↘ ↘Calciurie, PTH
normale ou legerement ↗: maladie genetique autosomique dominante par mutation
de gene de recepteurs sensible au calcium (CaSR)
B. hypercalcémie neoplasiques:
1. Cancers solides :
90¿ des hypercalcemie non parathyroïdiens (sein , poumon, thyroïde,
prostate,rein)
◦ Hypercalcemie humorale maligne (80¿) par secretion de PTH rP
◦ Metastases osteolytique
Les hypercalcemies de cancer : le plus souvent le cancer est deja connu, elle
est de tres mauvais pronostic
2. Hypercalcémies des hémopathies
Myelome (osteolyse)
Leucemies
Lymphomes (tres rare)
C. Les autres causes
◦ Granulomatose : sarcoïdose
◦ Intoxication au vit D
◦ Hyper vitaminose A
◦ Syndrome des buveurs du lait et des alcalines
◦ Immobilisation prolongee
◦ Medicaments : lithium , diuretiques thiazidiques,
◦ Endocrinopathies: hyperthyroïdie, insuffisance surrenalienne, pheochromocytome
V. Traitement
Traitement symptomatique
Traitement d’urgence : hyper ca aigue >3mmol/l
Rehydratation: Serum sale isotonique 3 a 6l/24h
Le traitement le plus efficace: les biphosphonates (pamidronate (aredia) 60 a
90 mg),en perfusion sur 30 munites, delai d’action de 24 a 48h
Traitement étiologique
A. Hyperparathyroïdie primaire:
◦ La chirurgie: ablation d’adenome ou parathyroidectomie ¾ en cas d’hyperplasie
◦ Les indications de traitement chirurgical (consensus NIH 2009) : augmentation de
la calcemie corrige de plus de 0.25 mmol (par rapport a la normale), clairance de
cerat <60 ml/mn, T-score <2.5 (poignet,rachis, hanche) ou fracture pathologique,
age <50 ans
◦ Si Contre-indication a la chirurgie: les calcimimetiques (cinecalcet = mimpara°) au
long cours :
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Dose 30 a 180 mg/j
Effets secondaires; troubles digestives ++
◦ mesures associes :
Bonne hydratation orale (eviter le jeun)
Regime normocalcemique
Depister et traiter un deficit en VIT D
B. les autres causes
Granulomatose: corticotherapie (prednisone 0.5 mg/kg/j)
Hypercalcemie neoplasique: biphosphonates ++
Hemopathies et myelomes: corticotherapie et bisphosphonates
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