Mardi 6 février 2024
TD - Sémiotiques
S3
Les valeurs en politique : des modes différenciés de rapport à la réalité
Voir moodle carré sémiotique
La catégorie du vécu partagé (ou une valeur) désigne la réalité comme subjectivement éprouvé par les
personnes (vous et moi, habitant la France) et cette réalité est présente dans les discours politique par
empathie.
C’est le mode participatif, ce vécu partagé. Son contraire est l’utopie visée, par définition inatégnable , va
désigner ce au nom de quoi le vécu peut être transformé. On peut viser de transformer le visée pour un tas
de chose. Chez Sarkozy c’est pour viser la force, le pouvoir « La France forte » .
La fiction imaginée (le non-vécu partagé) le contradictoire au partagé. La construction fonctionnelle de la
réalité. (Anecdote historique etc)
La catégorie de la réalité réalisé contradictoire de la non-utopie visée, l’objectivation de la réalité.
Inscription du point de vue de l’énonciateur.
Les auteurs ont reconnue 2 temps : l’encrage et les parcours
1. Déterminer l’encrage, la valeur de référence, le point de départ des candidats
2. Reconnaitre des parcours, des mouvements dans le carré. Ils vont mettre en évidence des relations
qui s’établisse entre les valeurs
Va définir la logique politique du candidat. Ils proposent une visualisation de la logique des 4 candidats.
L’ancrage de Ségolène Royal est le S1 vécu partagé, en construisant l’illusion d’une intimité une
communication intime avec les électeurs. Utopie visée -> on est expert, on sait ce qu’on doit faire. Utopie
car on peut pas être un citoyen expert sur tout. Puis elle va jusqu’à la réalité réalisé, ce qu’elle va proposer
comme programme -> le citoyen est intelligent, cultivé et qu’il a son mot à dire. Fiction imaginée ->
socialiste.
Nicolas Sarkozy-> de temps en temps sur le vécu partagé et à la fois la réalité réalisé. Va et viens incessant
entre ces deux valeurs avec la particularité de garder le monopole de la décision « Moi je sais »
contrairement à Ségolène Royal. Il est pas du tout dans l’utopie du citoyen expert -> c’est lui qui sait. En
revanche on se rend compte absence d’utopie dans les discours sarkozien, il va faire évoluer vers la fiction
imaginée, faire appel au personnage historique, référence littéraire, grandeur de la France. Faire rêver son «
peuple » avec des discours empirique.
François Bayrou est ancré dans l’utopie visée, il a une utopie ce qu’est l’homme etc. On dit souvent que
c’est un idéaliste. Son discours est ancré déjà dans une utopie, distance avec la réalité. C’était trop éloigné
du vécu partagé.
JM Le Pen son ancrage, son fondement principale c’est la fiction imaginée. Complètement détaché des vécu
partagé que d’un idéal de société. L’utopie visée n’est pas exprimé dans ces discours car ce n’est pas
entendable. Son programme pour peut être une utopie visée qui n’est jamais exprimé.
Conclusion carré sémiotique :
- c’est un outil qui permet de présenter un système de valeur et de classer les valeurs entre elles.
Grâce al caractérisation de leur relations. Contrariété, contradiction,
- outil qui peut permettre d émettre en évidence des parcours, passage d’une valeur à une autre.
Tel que les textes les construises.
- C’est un outil a porté général, qui explicite l’organisation des contenus. Il permet de rendre
explicite des relations entre des significations. C’est pour ça qu’on va retrouvé le carré dans l’organisation
des modalité
Les modalités : Des forces transformationnelles de la narrativité
S’appréhende sous 2 aspects :
(1) Comme condition présupposé par le procès
(2) Comme mode d’existence du procès
1. LA MODALITÉ COMME CONDITION PRÉSUPPOSÉ PAR LE PROCÈS
Jean veut danser
ACTANT SUJET. MODALITÉ. PRÉDICAT
La modalité vouloir met en relation un actant sujet (Jean) avec son faire (danse) Jean
sait danser
Actant sujet modalité prédicat
La modalité savoir met en relation l’actant sujet Jean avec son faire (danser) La
modalité qualifie la relation que le sujet entretien avec son faire.
-> a la surface du texte, les modalité peuvent se manifester sous différents aspects linguistiques.
-> les expressions modales peuvent être combinées entre elles :
Jean voudrait bien apprendre à danser
Entre le Sujet opérateur Jean et son faire danser, plusieurs modalités, qui éloignent la réalisation du procès «
danser » :
- danser est une modalité par apprendre modalité du type savoir), lui même modélisé par vouloir
—> la sémiotique a retenu un nombre fixe de prédicat modaux : vouloir - devoir - savoir - pouvoir -
croire.
-> peuvent être manifesté de manière hétérogène
-> ces prédicats modaux se construisent sur la base d’oppositions logiques, générées a partir
du carré sémiotique.
Modalités du FAIRE par le DEVOIR / VOULOIR : les différentes formes du devoir-faire /
vouloir-faire
-
sujet du devoir faire (df) : prescription / acceptation
-
Sujet du non devoir faire (-df) : facultativité (faire sans devoir) / contrainte (faire sans vouloir)
-
Sujet du devoir ne pas faire (d-f) : interdiction / refus
-
Sujet du non devoir ne pas faire (-d -f) : permission / résignation
Carré sémiotique
Diapo 90
Les modalités sont des conditions présupposés.
2. LA MODALITÉ COMME MODE D’EXISTENCE DU PROCÈS
EN AUGMENTANT LE NOMRE DE CONDITIONS MODALES EMBOITÉES, ON FAIT D’AUTANT
PLUS RECULER LA RÉALISATION DU PROCÈS À L’ARRIÈRE-PLAN : on modifie le mode
d’existence du procès
1. Il danse
—> Danser est réalisé. RÉALISÉ
2. Il sait danser
Savoir est réalisé, mais la réalisation de danser est suspendue. ACTUALISÉ
3. Il veut savoir danser
-> Seul vouloir est réalisé, et la réalisation de savoir et de danser est suspendue. VIRTUALISÉ
Actant sujet -> Il Prédicat
-> danser
Mode d’existence dans 1. -> réalisée
Dans le 2. C’est savoir qui est réalisé. Le sujet opérateur est en train d’acquérir les compétences pour
danser.
Dans le 3. Qu’est ce qui est réalisé ? C’est la volonté, le vouloir.
Diapo tableau
La typologie repose sur le double statut des modalité, comme condition présupposé et mode d’existence d’un
procès. 2 variable dans conditions du procès -> sujet/objet et sujet/tiers/objet
Dimension modale -> champs imaginaire spécifique. Peut être une dimension à pat entière. La
signification modale doit être considéré comme indépendante de la réalisation des procès. Et alors on peut
dire qu’elle va ouvrir dans le discours un champ imaginaire spécifique et qui va obéir a d’autre règles
narrative.