UNIVERSITE D’0RAN
FACULTE DE MEDECINE D’ORAN
DEPARTEMENT DE MEDECINE DENTAIRE
ANNEE UNIVERSITAIRE 2019-2020
Dr. F.YANALLAH – Maitre Assistante en Médecine Légale Droit médical et Ethique à
l’E.H.U.O.
LA RELATION PRATICIEN-MALADE
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FACULTE DE MEDECINE
DEPARTEMENT DE MEDECINE DENTAIRE
MODULE DE DROIT MEDICAL, ETHIQUE ET DEONTOLOGIE
PLAN DU COURS : LA RELATION PRATICIEN-MALADE
I. INTRODUCTION
II. OBJECTIFS
III. PRINCIPE DE LA RELATION PRATICIEN- MALADE
IV. LE ROLE DU CHIRURGIEN DENTISTE
V. ASPECTS IMPORTANTS ET ESSENTIELS DANS LA PRISE EN
CHARGE DU MALADE
VI. CARACTERISTIQUES DE LA RELATION PRATICIEN-MALADE
VII. DEMARCHE DE SOINS
VIII. CONCLUSION
.REFERENCES
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I- INTRODUCTION :
- La relation médecin-patient désigne l'ensemble des relations entre un médecin et son
patient dans le cadre d'un acte ou d'un suivi thérapeutique.
- Cette relation est la pierre angulaire de la pratique médicale et donc de l’éthique médicale.
- La plupart des litiges voir des conflits qui surviennent entre soignants et soignés résultent
d'un manque ou d'une insuffisance de communication.
- Le consentement éclairé et la confiance du patient, ainsi que l'écoute et l'empathie du
médecin, sont des composantes de cette relation.
- La qualité des premiers contacts, les informations que le patient inquiet, attend sur sa
maladie, son traitement, son avenir, la confiance qu'il porte à son médecin s'en trouvent
compromises de même à terme, que la relation médecin-malade elle-même.
II-OBJECTIFS :
-Expliquer les bases de la communication avec les patients.
- Etablir avec le patient une relation empathique, dans le respect de sa personnalité et de ses
désirs ainsi que le secret médical.
-le défaut dans cette relation peut engager la responsabilité médicale du praticien.
III- LE PRINCIPE DE LA RELATION MEDECIN MALADE :
Le principe de bienfaisance pourrait être explicité comme :
- le devoir de ne pas nuire ;
- le devoir de prévenir le mal ou la souffrance ;
- le devoir de supprimer le mal ou la souffrance ;
- le devoir de faire le bien ou de promouvoir le bien.
IV- ASPECTS IMPORTANTS ET ESSENTIELS DANS LA PRISE EN CHARGE DU MALADE :
➔ Relation marquée par la confiance :
• Confiance du médecin.
• Conscience du malade.
• Engage la responsabilité du médecin.
➔ Relations médecin-malade harmonieuses permet :
• Démarche diagnostique efficace.
• Bonne observation thérapeutique.
V- LE ROLE DU CHIRURGIEN-DENTISTE :
- Grâce à son savoir-faire et à son équipement, c’est-à-dire un plateau technique, le
chirurgien-dentiste soigne caries, granulomes et autres abcès dentaires. Il dévitalise et
détartre les dents ; pour établir son diagnostic, il peut faire des radiographies. Il intervient
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avec minutie pour tailler ou reconstituer une dent, Il pose des prothèses dentaires totales ou
partielles comme les bridges, couronnes, dents sur pivot…… ;
- Pour soigner grands et petits, outre son habileté technique et sa dextérité, il doit faire
preuve d’écoute, de tact et de psychologie.
-Le chirurgien-dentiste conseil à la Sécurité sociale exerce un rôle de contrôle et de
prévention.
- Le métier est physiquement pénible en raison de la position de travail, moitié debout,
moitié assis et bras tendus. L’effort d’attention est aussi permanent.
VI- CARACTERISTIQUES DE LA RELATION PRATICIEN-MALADE :
1. Nature contractuelle de la relation :
• Le malade souffrant (soigné) attend un soulagement, une guérison.
• Le médecin (soignant) : peut vérifier son pouvoir médical :
➢ Liberté de choix du médecin.
➢ Exigence de confidentialité de ce qui est échangé entre médecin et malade
(secret médical).
➢ Relation d’aide :
a) Accueil et empathie : (se mettre à la place de l’autre) :
• Assure une bonne atmosphère de Confiance, Coopération, Aide et Estime.
• Comprendre et tenir compte de la détresse du malade.
• Exiger des qualités humaines chez le médecin.
b) L’écoute :
→Permettre au malade de s’exprimer :
• Ses sentiments (colère, chagrin).
• Douleur.
• Respecter les choix et les douleurs du malade.
→Bonne écoute : facteur de réussite du traitement envisagé.
2. Relation de responsabilité du médecin :
a) Confidentialité : secret médical.
b) Consentement éclairé du malade : l’accord du malade est une condition préalable à
tout acte médical ; Exception : situation d’urgence.
c) Obligations : (du médecin)
→ D’Informations :
- Claire, compréhensible, accessible.
- Informer sur les observations du médecin (diagnostic posé, traitement entrepris).
→ De Soins :
- Adaptés.
- Conformes aux données actuelles de la médecine.
→ De Surveillance et de suivi.
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VII- DEMARCHE DE SOINS :
1) Choix du médecin et climat de la 1ère rencontre :
• Motivation du choix.
• Contrainte (urgence, situation psychologique).
• Motifs de consultation.
• Accueil (salle d’attente…).
2) Démarche diagnostique :
•Anamnèse (ensemble de renseignements recueillis par le médecin auprès d’un
malade et de son entourage), se fait en deux temps :
➔ 1er temps : favoriser l’expression libre et spontanée.
➔ 2ème temps : être directif : poser des questions ciblées.
• Examen physique et complémentaire :
- Respecter la pudeur physique et morale du malade.
- Bilans : aller du plus simple au plus complexe.
• Hypothèse du diagnostic à confirmer le diagnostic.
• Annoncer le diagnostic au malade en termes clairs compréhensibles et accessibles.
3) Démarche thérapeutique :
- Quelque soit la maladie → importance du soutien psychologique.
- Expliquer, informer le malade, s’assurer de la coopération du malade.
- Suivi et contrôle de l’évolution de la maladie.
VIII- CONCLUSION :
-la relation médecin-malade est un élément fondamental de la prise en charge des malades
afin d’obtenir la communication la plus efficace possible, le médecin chirurgien-dentiste doit
connaître sa propre personnalité ainsi que celle de son patient.
- L’organisation du cabinet et de la salle d’attente, mais aussi du secrétariat doivent aussi
avoir comme objectif de faciliter cette relation.
- L’amélioration de la relation médecin-malade est utile à la fois pour le médecin confronté à
des situations parfois difficiles et conflictuelles, mais aussi pour le malade afin d’accepter
une prise en charge parfois contraignante et génératrice d’angoisse.
.REFERENCES :
J. Penneau. La responsabilité du médecin. Édition Dalloz.2004
2. M. Hannouz, A. R. Hakem. Précis de droit médical. O.P.U. 1992.