Astuce
Astuce
concours
marocains
En mathématique
BEGGAR Rayane
0
Ce document est destiné aux élèves du BAC pour les aider à préparer leurs concours , il
m’a pris un jour pour le rédiger donc il se peut qu’il contienne quelques fautes de frappe ou
d’inattention. Il faut d’abord que vous maîtrisiez vos cours car ce document n’est pas
suffisant seul et il n’a pour but que compléter votre préparation.
J’ai essayé de ne pas charger ce document et j’ai même pas démontrer quelques
théorèmes parce que leurs démonstrations ne vous intéressent pas à votre niveau ,mais
cela n’empêche la possibilité de les rencontrer plus tard.
Je vous souhaite donc bonne chance dans vos concours et j’espère que vous bénéficiez de
mon ouvrage.
I. Calcul de limites
1. Règle de L'Hospital :
Si vous avez des formes indéterminées de la forme 0/0 ou ∞/∞ pour une
limite de la forme :
𝑓(𝑥)
𝑙𝑖𝑚 𝑔(𝑥) avec f et g dérivables en a
𝑥→𝑎
𝑓(𝑥) 𝑓 ′ (𝑥) 𝑓 ′′ (𝑥)
Alors 𝑙𝑖𝑚 𝑔(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚 𝑔′ (𝑥) = 𝑙𝑖𝑚 𝑔′′ (𝑥) =… Jusqu’à ne plus avoir de
𝑥→𝑎 𝑥→𝑎 𝑥→𝑎
forme indéterminée.
EXEMPLES :
𝑠𝑖𝑛 𝑥 (𝑠𝑖𝑛 𝑥)′ 𝑐𝑜𝑠 𝑥
• 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 =1
𝑥→0 𝑥 𝑥→0 (𝑥)′ 𝑥→0 1
ⅇ 𝑥 −ⅇ −𝑥 ⅇ 𝑥 +ⅇ −𝑥
• 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 =2
𝑥→0 𝑠𝑖𝑛 𝑥 𝑥→0 𝑐𝑜𝑠 𝑥
𝑠𝑖𝑛 𝑥−𝑥 𝑐𝑜𝑠 𝑥−1 − 𝑠𝑖𝑛 𝑥 − 𝑐𝑜𝑠 𝑥 −1
• 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 =
𝑥→0 𝑥3 𝑥→0 3𝑥 2 𝑥→0 6⋅𝑥 𝑥→0 6 6
3 4
√𝑥+1− √𝑥+1 1 1 1 1 1 1 1
• 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 ⋅ 3 − ⋅4 = − =
𝑥→0 𝑥 𝑥→0 3 √(𝑥+1)2 4 √(𝑥+1)3 3 4 12
2. Développement limité DL :
Formule de Taylor :
En général dans les concours, on utilise souvent le développement en 0, c’est
à dire substituer la fonction dans la limite par son développement lorsque la
limite tend vers 0.
𝑥 𝑥2 𝑥3
Le développement de f en 0 est : 𝑓(𝑥) = 𝑓(0) + 1! ⋅ 𝑓 ′ (0) + 2! ⋅ 𝑓 ′′ (0) + 3! 𝑓 ′′′ (0) + ⋯
En effet : il suffit de faire un changement de variable dans la limite de façon qu’ elle tend
vers 0.
Le signe ~ est le signe d’équivalence ,si 2 fonctions sont équivalentes vous avez le droit de
remplacer l’une par l’autre.
En général on a:
𝛼𝑛+𝑎 𝛽𝑛 𝑎−𝑏 𝛽𝑛
𝛽𝑛 𝑙𝑛(1+
𝑎−𝑏
)
• 𝑙𝑖𝑚 ( ) = 𝑙𝑖𝑚 (1 + ) = lim ⅇ 𝛼𝑛
𝑥→+∞ 𝛼𝑛+𝑏 𝑥→+∞𝛼𝑛+𝑏 𝑥→+∞
𝑎−𝑏
= lim ⅇ 𝛽𝑛 𝛼𝑛
𝑥→+∞
𝑎−𝑏
𝛽⋅
=ⅇ 𝛼
• On a: 𝑎 = ⅇ𝑥 𝑥 𝑙𝑛(𝑎)
~ 1 + 𝑥 𝑙𝑛(𝑎)
1
𝑎𝑥 +𝑏𝑥 𝑥
Calculons alors L=𝑙𝑖𝑚 ( )
𝑥→0 2
1
2+𝑥 𝑙𝑛(𝑎)+𝑥 𝑙𝑛(𝑏) 𝑥
En effet : L=𝑙𝑖𝑚 ( )
𝑥→0 2
1
𝑥𝑙𝑛(𝑎𝑏) 𝑥
=𝑙𝑖𝑚 (1 + )
𝑥→0 2
1
𝑥𝑓(𝑎)−𝑎𝑓(𝑥)
• Pour L=𝑙𝑖𝑚 il suffit de développer f(x) en a
𝑥→0 𝑥−𝑎
On aura donc :
𝑥𝑓(𝑎)−𝑎𝑓(𝑥) 𝑥𝑓(𝑎)−𝑎𝑓(𝑎)−𝑎(𝑥−𝑎)𝑓′ (𝑎)
L=𝑙𝑖𝑚 =𝑙𝑖𝑚 =𝑓(𝑎) − 𝑎𝑓 ′ (𝑎)
𝑥→𝑎 𝑥−𝑎 𝑥→𝑎 𝑥−𝑎
Une autre méthode serait d’utiliser la règle de l’Hospital
Attention !
o Il faut d’abord vérifier si la limite est une forme indéfinise .Par exemple la
𝑥+1 𝑥2 1 𝑥
2
limite suivante ne pose aucun problème : 𝑙𝑖𝑚 (2𝑥+1) = 𝑙𝑖𝑚 (2) = 0
𝑥→+∞ 𝑥→+∞
1
(car −1 < 2 < 1)
o Vous ne pouvez pas remplacer une fonction par son développement limité en 0
que si la limite tend vers 0
3. Limites de polynômes de 2ème degré en racines :
• De la forme : 𝐿 = 𝑥→±∞
𝑙𝑖𝑚 √𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 − 𝑑𝑥
En +∞ :
Si √𝑎 ≠ 𝑑 :
𝐿 = 𝑙𝑖𝑚 √𝑎𝑥 2 − 𝑑𝑥 = 𝑙𝑖𝑚 (√𝑎 − 𝑑)𝑥 = signe(√𝑎 − 𝑑) × ∞
𝑥→+∞ 𝑥→+∞
Remarque : En ±∞ on néglige dans une somme tous les termes devant le
terme ayant la plus grande puissance, on a donc :
√𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 ~√𝑎𝑥2 Et on pourra alors remplacer par ce terme
Si √𝑎 = 𝑑 :
𝑏 𝑐
𝐿 = 𝑙𝑖𝑚 𝑑𝑥(√1 + 𝑎𝑥 + 𝑎𝑥 2 − 1)
𝑥→+∞
𝑏
𝐿 = 𝑙𝑖𝑚 𝑑𝑥(√1 + 𝑎𝑥 − 1)
𝑥→+∞
𝑏
On effectue un DL en 0 de √1 + on obtient alors :
𝑎𝑥
𝑏
𝐿 = 𝑙𝑖𝑚 𝑑𝑥(1 + 2𝑎𝑥 − 1)
𝑥→+∞
𝑏 𝑏 𝑏
𝐿 = 𝑙𝑖𝑚 𝑑𝑥(2𝑎𝑥)= = 𝑙𝑖𝑚 𝑑 2𝑑2 = 2𝑑 avec 𝑎 = 𝑑 2
𝑥→+∞ 𝑥→+∞
𝑏 −𝑏
Si √𝑎 = 𝑑: 𝑙𝑖𝑚 √𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 − 𝑑𝑥= 2𝑑 et donc 𝑙𝑖𝑚 √𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 + 𝑑𝑥= 2𝑑
𝑥→+∞ 𝑥→−∞
Remarque :Dans les autres cas la limite diverge et ne posent aucun problème
𝑛
√𝑎𝑥+𝑏 −𝑐
• Soit la limite 𝐿 = 𝑙𝑖𝑚
𝑥→ℎ 𝑥−ℎ
𝑛
Si 𝑙𝑖𝑚 √𝑎𝑥 + 𝑏 = 𝑐 ≠ 0
𝑥→ℎ
Alors ,en utilisant la règle de l’Hospital on trouve:
𝑎 𝑎 1 𝑎
𝐿 = 𝑙𝑖𝑚 𝑛 =𝑛 . 𝑙𝑖𝑚 𝑛 𝑛−1 =𝑛𝑐 𝑛−1
𝑥→ℎ 𝑛( √(𝑎𝑥+𝑏)𝑛−1 ) 𝑥→ℎ ( √𝑎𝑥+𝑏 )
2. Fonction arctan :
𝜋 𝜋
La fonction tan est une bijection de ] − 2 , 2 [ vers ] − ∞ , + ∞[ ,sa réciproque est
la fonction arctan
Propriétés :
o La fonction arctan est impaire et strictement croissante.
1 𝜋
o ∀𝑥 ∈ ℝ∗+ , arctan(𝑥) + arctan (𝑥) = 2
1 𝜋
o ∀𝑥 ∈ ℝ∗−
, arctan(𝑥) + arctan (𝑥) = − 2
o Soit 𝑎, 𝑏 ∈ ℝ
𝑎+𝑏
Si ab<1 : arctan(𝑎) + arctan(𝑏) = arctan (1−𝑎𝑏)
𝑎+𝑏
Si ab>1 : arctan(𝑎) + arctan(𝑏) = 𝜋 + arctan (1−𝑎𝑏)
o ∀𝑥 ∈ ℝ : tan(arctan(𝑥)) = 𝑥
𝜋 𝜋
o ∀𝑥 ∈] − 2 , 2 [ : arctan(tan(𝑥)) = 𝑥
arctan 𝑥
o 𝑙𝑖𝑚 =1
𝑥→0 𝑥
𝜋 𝜋
o La fonction sin est une bijection de [− 2 , 2 ] vers [−1 , 1] ,sa réciproque
est la fonction arcsin
o La fonction cos est une bijection de [0 , 𝜋 ] vers [−1 , 1],sa réciproque est
la fonction arccos
𝜋
o ∀𝑥 ∈ [−1 , 1] ∶ arccos(𝑥) + arcsin(𝑥) = 2
3. Axe et centre de symétrie :
o 𝛺(𝛼, 𝛽) est un centre de symétrie de Cf si :
→ ∀𝑥 ∈ 𝐷𝑓 ∶ 2𝛼 − 𝑥 ∈ 𝐷𝑓
→ 𝑓(2𝛼 − 𝑥) = 2𝛽 − 𝑓(𝑥)
𝑥 = 𝛼 axe de symétrie de Cf si :
→ ∀𝑥 ∈ 𝐷𝑓 ∶ 2𝛼 − 𝑥 ∈ 𝐷𝑓
→ 𝑓(2𝛼 − 𝑥) = −𝑓(𝑥)
III. Sommes:
1. Sommes remarquables :
𝑛(𝑛+1) 𝑛 𝑛(𝑛+1)(2𝑛+1)
∑𝑛𝑘=1 𝑘 = ∑𝑘=1 𝑘 2 =
2 6
𝑛 3 𝑛2 (𝑛+1)2
∑𝑘=1 𝑘 = 4
𝑛 𝑘 1−𝑞𝑛+1
∑𝑘=0 𝑞 = 1−𝑞
Somme télescopique : ∑𝑛𝑘=𝑚 𝑎𝑘+1 − 𝑎𝑘 = 𝑎𝑛 − 𝑎𝑚
𝑛
𝑛
Binôme de Newton : ∑ ( ) 𝑥 𝑘 𝑦 𝑛−𝑘 = (𝑥 + 𝑦)𝑛
𝑘=0 𝑘
Exemple :
𝑛
∑𝑛𝑘=1 𝑘 . 𝑘! = ∑𝑘=1(𝑘 + 1 − 1) . 𝑘! = ∑𝑛𝑘=1(𝑘 + 1)! − 𝑘! 𝑠𝑜𝑚𝑚ⅇ 𝑡é𝑙ⅇ𝑠𝑐𝑜𝑝𝑖𝑞𝑢ⅇ
= (𝑛 + 1)! − 1
𝑛
𝑛
∑ ( ) = 2𝑛
𝑘=0 𝑘
𝑛 𝑛! 𝑛⋅(𝑛−1)! 𝑛−1
Il faut connaître que 𝑘 ( ) = 𝑘 𝑘!⋅(𝑛−𝑘)! = (𝑘−1)!(𝑛−𝑘)! = 𝑛 ( ) pour calculer des sommes
𝑘 𝑘−1
𝑛 𝑛 𝑛−1
𝑛 𝑛−1 𝑛−1
comme ∑ 𝑘( ) = ∑ 𝑛( ) =𝑛∑ ( ) = 𝑛. 2𝑛−1
𝑘=0 𝑘 𝑘=1 𝑘 − 1 𝑘=0 𝑘
𝑛+1 𝑛 𝑛
Savoir aussi que : ( )= ( )+( )
𝑘+1 𝑘 𝑘+1
2. Sommes doubles :
𝑛
𝑛
Les sommes doubles que on note ∑ ∑ 𝑜𝑢 𝑏𝑖ⅇ𝑛 ∑1≤𝑖,𝑗≤𝑛 ⬚ est la
𝑗=1
𝑖=1
somme d’une suite qui prend en compte toutes les combinaisons possibles de i et de j
Par exemple la somme 𝑆 = ∑1≤𝑖,𝑗≤𝑛 𝑖 + 𝑗 et la somme de tout les couples des nombres
entre 1 et n qui sont (1,1) (1,2) (2,1) ….,pour la résoudre ou pour résoudre n’importe quelle
double somme on fixe une variable et on calcule l’autre qui doit être choisi généralement
𝑛
comme la plus facile au calcul, on a : ∑1≤𝑖,𝑗≤𝑛 𝑖 + 𝑗 = ∑ ∑𝑛𝑗=1 𝑖 + 𝑗 on commence la
𝑖=1
résolution de l’intérieur vers l’extérieur on a donc ∑𝑛𝑗=1 𝑖 + 𝑗 = 𝑛𝑖 + ∑𝑛𝑗=1 𝑗
𝑛 𝑛
𝑛(𝑛+1) 𝑛2 (𝑛+1)
Et donc 𝑆 = ∑ 𝑛𝑖 + ∑𝑛𝑗=1 𝑗 = ∑ 𝑛𝑖 + = + ∑𝑛𝑖=1 𝑛𝑖 = 𝑛2 (𝑛 + 1)
𝑖=1 𝑖=1 2 2
𝑛
𝑛
Il faut aussi connaître la double somme ∑1≤𝑖≤𝑗≤𝑛 𝑜𝑢 𝑏𝑖ⅇ𝑛 ∑ ∑𝑛𝑗=𝑖 𝑜𝑢 𝑏𝑖ⅇ𝑛 ∑ ∑𝑗𝑖=𝑖
𝑗=1
𝑖=1
Résultats à savoir :
𝑛(𝑛+1)(2𝑛+1) 𝑛(𝑛+1)(4𝑛−1)
∑ min{𝑖, 𝑗} = ∑ max{𝑖, 𝑗} =
1≤𝑖,𝑗≤𝑛 6 1≤𝑖,𝑗≤𝑛 6
ⅈ 𝑛2
∑ =
1≤𝑖,𝑗≤𝑛 j+ⅈ 2
𝑢𝑛+1
Si 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙 ⅇ𝑡0 ≤ 𝑙 < 1 alors 𝑙𝑖𝑚 𝑢𝑛 = 0
𝑛→+∞ 𝑢𝑛 𝑛→+∞
Si 𝑙 > 1 : 𝑙𝑖𝑚 𝑢𝑛 = +∞
𝑛→+∞
𝑥𝑛+1 − 𝑥𝑛 𝑥𝑛
𝑙𝑖𝑚 = 𝑙 ∈ ℝ+ ⇒ 𝑙𝑖𝑚 =𝑙
𝑛→+∞ 𝑦𝑛+1 − 𝑦𝑛 𝑛→+∞ 𝑦𝑛
Théorème de Cesàro :
∑𝑛
𝑘=1 𝑢𝑛
Si 𝑙𝑖𝑚 𝑢𝑛 = 𝑙 alors 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙 (la limite peut diverger)
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 𝑛
5. Autres méthodes :
o Pour calculer la limite dune somme il existe deux méthodes que vous
connaissez et qui sont : la somme de Riemann et l’encadrement(théorème
des gendarmes)
o Il faut bien maîtriser la partie du cours concernant les suites de type
𝑓(𝑢𝑛 ) = 𝑢𝑛+1
𝒂𝑼 +𝒃
6. Suites de la forme 𝒖𝒏+𝟏 = 𝒏 :
𝒄𝒖𝒏 +𝒅
𝑎𝑥+𝑏
Comme tout à l’heure ,on cherchera les points fixes de la fonction 𝑓(𝑥) = 𝑐𝑥+𝑑
On les notera 𝑙1 ⅇ𝑡 𝑙2 dans le cas : 𝑙1 < 𝑢𝑛 < 𝑙2
𝑢 −𝑙
On pose la suite intermédiaire (𝑣𝑛 )𝑛𝜖ℕ de terme générale 𝑣𝑛 = 𝑢𝑛 −𝑙1
𝑛 2
𝜈1
(𝑣𝑛 )𝑛𝜖ℕ est géométrique de raison 𝑞 = 𝑣
0
𝑠𝑖 − 1 < 𝑞 < 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑙𝑖𝑚 𝑣𝑛 = 0
𝑛→+∞
𝑠𝑖(𝑢𝑛 )𝑛𝜖ℕ ⅇ𝑠𝑡 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡ⅇ 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑙𝑖𝑚 𝑢𝑛 = 𝑙1
𝑛→+∞
𝑠𝑖(𝑢𝑛 )𝑛𝜖ℕ ⅇ𝑠𝑡 𝑑é𝑐𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡ⅇ 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑙𝑖𝑚 𝑢𝑛 = 𝑙2
𝑛→+∞
V. Les intégrales :
1. Méthodes du cours :
Intégration par partie :
𝑏 𝑏
∫𝑎 𝑓 ′ (𝑥)𝑔(𝑥) 𝑑𝑥 = [𝑓(𝑥)𝑔(𝑥)]𝑏𝑎 − ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑔′ (𝑥) 𝑑𝑥
Intégration par changement de variable :
𝑏 𝑈(𝑏)
∫ 𝑓(𝑈(𝑡))𝑈 ′ (𝑡) 𝑑𝑡 = ∫𝑈(𝑎) 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥
𝑎
Astuces :
o La méthode du Roi est une méthode où on utilise un changement
de variable 𝑥 = 𝑎 + 𝑏 − 𝑡 donnant une intégrale qui complétera
la forme de notre intégrale d’origine .
𝜋
2 𝑛
√𝑠𝑖𝑛 𝑥
Par exemple :𝐼 = ∫ 𝑛 𝑛 𝑑𝑥 ce qui m’a encouragé à faire ce
√𝑠𝑖𝑛 𝑥+ √𝑐𝑜𝑠 𝑥
0
𝜋
changement est le faite que 𝑠𝑖𝑛 (2 + 0 − 𝑥) = cos (𝑥) et
𝜋
𝑐𝑜𝑠 (2 + 0 − 𝑥) = sin (𝑥)
𝜋
2 𝑛
√cos 𝑡
Donc 𝐼 = ∫ 𝑛 𝑛 𝑑𝑡 après le changement de variable
√𝑠𝑖𝑛 𝑡+ √𝑐𝑜𝑠 𝑡
0
Je somme alors les 2 intégrales qui sont égales ,je trouve :
𝜋
2 𝜋
𝑛 𝑛 2
√𝑠𝑖𝑛 𝑡+ √𝑐𝑜𝑠 𝑡 𝜋
2𝐼 = ∫ 𝑛 𝑛 𝑑𝑡 = ∫ 𝑑𝑡 =
√𝑠𝑖𝑛 𝑡+ √𝑐𝑜𝑠 𝑡 2
0
0
𝝅
D’où : 𝑰 =
𝟒
𝑎
o Une autre intégrale que vous devez connaître est 𝐼 = ∫ √𝑥(𝑎 − 𝑥) 𝑑𝑥
0
La courbe de la fonction de cette intégrale décrit un demi-cercle qui
commence du point d’abscisse 0 s’arrête au point d’abscisse a
Donc logiquement l’intégrale serait l’aire de ce demi-cercle
1 𝑎 2 𝜋𝑎2
D’où : est 𝐼 = 2 ⋅ (2) ⋅ 𝜋 = 8
𝑎
Si aux bornes vous aviez 2 au lieu de 𝑎 vous donnerez l’aire d’un quart de
cercle
o Il y a aussi une méthode au vous posez vous-même une intégrale pour
compléter l’intégrale à calculer :
𝜋 𝜋
3 cos 𝑥 3 sⅈn 𝑥
Par exemple : 𝐼 = ∫ 𝑑𝑥 on pose 𝐽 = ∫ 𝑑𝑥
𝜋 cos 𝑥+sⅈn 𝑥 𝜋 cos 𝑥+sⅈn 𝑥
6 6
𝜋
𝜋
3 cos 𝑥+sⅈn 𝑥 𝜋
𝐼+𝐽 =∫ 𝑑𝑥 = ∫ 𝑑𝑥 =𝜋
3
𝜋 cos 𝑥+sⅈn 𝑥 6
6
6
𝜋 𝜋
𝜋
3 cos 𝑥−sⅈn 𝑥 3 (cos 𝑥+sⅈn 𝑥)′
3
𝐼−𝐽 =∫ 𝑑𝑥 = ∫ 𝑑𝑥 = [ln|sin 𝑥 + cos 𝑥|] = 0 𝜋
𝜋 cos 𝑥+sⅈn 𝑥 𝜋 cos 𝑥+sⅈn 𝑥
6
6 6
𝜋 𝜋
On somme on trouve que : 2𝐼 = 6 ⇒ 𝐼 = 12
Pour utiliser cette méthode vous devez avoir une idée sur l’intégrale de la
somme et de la différence .
o Si vous avez une fonction f tel que 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎 + 𝑏 − 𝑥)
𝑏 𝑎+𝑏 𝑏
Alors : ∫𝑎 𝑡𝑓(𝑡)𝑑𝑡 = ∫𝑎 𝑓(𝑡)𝑑𝑡
2
2. Intégrales à savoir :
ⅇ 𝑎𝑥
∫ ⅇ 𝑎𝑥 𝑐𝑜𝑠(𝑏𝑥) 𝑑𝑥 = 𝑎2 +𝑏2 (𝑏 sin 𝑏𝑥 + 𝑎 cos 𝑏𝑥) + 𝑐
ⅇ 𝑎𝑥
∫ ⅇ 𝑎𝑥 𝑠𝑖𝑛(𝑏𝑥) 𝑑𝑥 = (𝑎 sin 𝑏𝑥 − 𝑏 cos 𝑏𝑥) + 𝑐
𝑎2 +𝑏 2
̅
𝝅 𝝅
Intégrale de Wallis : 𝒖𝒏 = ∫𝟎𝟐 𝒄𝒐𝒔𝒏 𝒙 𝒅𝒙 = ∫𝟎𝟐 𝒔𝒊𝒏𝒏 𝒙 𝒅𝒙
𝒏
(𝟐𝒏)! 𝝅 𝟐𝟐 (𝒏!)𝟐
𝒖𝟐𝒏 = 𝟐𝟐𝒏 ⋅(𝒏!)𝟐 𝟐 ; 𝒖𝟐𝒏+𝟏 = (𝟐𝒏+𝟏)!
3. Décomposition en élément simples :
Cette méthode est cruciale dans le calcul des intégrales rationnels ,
3𝑎
1
On travaille sur l’exemple 𝐼 = ∫ 𝑑𝑥 , on commence par factoriser le
𝑥 2 −𝑎2
2𝑎
polynôme
𝑥 2 − 𝑎2 = (𝑥 − 𝑎)(𝑥 + 𝑎) ce qu’on veut maintenant c’est décomposer la
ration en plusieurs ration dans le degré du polynôme du dénominateur est plus
faible et donc seront plus facile au calcul. On aura alors
3𝑎
1
𝐼=∫ 𝑑𝑥 Je cherche une somme et une multiplication
(𝑥−𝑎)(𝑥+𝑎)
2𝑎
convenable des facteurs qui nous donnera ce qui se trouve dans le
numérateur ,dans ce cas il suffit de remarquer que (𝑥 + 𝑎) − (𝑥 − 𝑎) = 2𝑎
1
et donc 2𝑎 ⋅ (𝑥 + 𝑎) − (𝑥 − 𝑎) = 1
Je remplace dans mon intégrale je trouve :
3𝑎
1 (𝑥 + 𝑎) − (𝑥 − 𝑎) 1 3𝑎 1 1
𝐼= ∫ 𝑑𝑥 = ∫ − 𝑑𝑥
2𝑎 (𝑥 − 𝑎)(𝑥 + 𝑎) 2𝑎 2𝑎 (𝑥 − 𝑎) (𝑥 + 𝑎)
2𝑎
1 𝑥−𝑎 3𝑎
= 2𝑎 [ln |𝑥+𝑎|]
2𝑎
1 3
= 2𝑎 ln (2)
FIN
Il faut aussi maîtriser les cours suivants : Les nombres complexes surtout les
transformations et si des points sont cocycliques ou appartenant à une même
droite .Les formules trigonométriques du cos sin et tan et comment linéariser
par la méthode de Euler . La géométrie dans l’espace ou vous devez calculer
une distance entre 2 points un point et un plan , la nature de l’intersection d’un
plan et d’une sphère ou de deux sphères . Probabilité et dénombrement.
L’arithmétique : résoudre les systèmes des restes chinois… Il se peut même
que vous trouvez des notions de logique comme l’équivalent de 𝑝 ⇒ 𝑞…